Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


mercredi 30 septembre 2009

La photo de la semaine

Bon d’accord, je suis un abruti.
Les informations que j’ai eues n’étaient pas très claires, et le bureau où je voulais aller n’assurera le vote que samedi 3 de 8H30 à midi… Donc, je me suis donc déplacé pour rien.
Mais c’est pas grave ! J’y retournerai samedi et je ferais entendre ma voix nom de nom !

Et comme je suis un gentil garçon, j’en ai profité pour faire un léger détour par le bord de mer et je vous ai ramené un petit souvenir…



C’est tout spécialement pour celles et ceux qui habitent beaucoup plus près du pôle nord que moi !
Bon ok, à moins d’être corse… Allez ! On va dire que la dédicace est pour tout le monde !

Votationnons !

Je ne vous cache pas que ce matin je voulais vous faire un compte-rendu circonstancier du discours que le Président Glorieusement Elu a tenu à Avignon sur l’état de notre jeunesse… Et puis, lorsque j’ai commencé à parcourir les blogs je me suis aperçu que Sarkofrance en avait déjà fait une analyse plus qu’honorable. Et donc, ne pensant sincèrement pas faire mieux, j’ai donc décidé de m’abstenir…
Allez voir ça chez lui, vous verrez c’est assez clair. Bon, j’aurais sans doute été plus hargneux et moins neutre que lui, mais l’essentiel y est parfaitement décrit.

Du coup, je me retrouve comme un con sans trop savoir de quoi vous parler…

Pourtant je sais bien que les sujets ne manquent pas, mais là… Je sèche !

Je sèche tellement que vous savez ce que je vais faire ? Et bien je vais vous laisser là pour aujourd’hui. Je vais aller me prendre un bon bain bien moussant, et puis je vais m’habiller. Ensuite, et bien je vais prendre ma canne et je vais marcher jusqu’à la poste de mon cartier.
Une fois là-bas, je vais glisser mon bulletin dans l’urne de la première votation citoyenne à grande échelle que la France ait connue !

Je ne sais pas trop si cela une importance. Je ne sais pas si le gouvernement en tiendra compte, ou pas. Mais en tous cas ça aura une importance pour moi.
Si demain la poste et privatisée, je pourrais me regarder dans la glace et me dire que je ne suis pas resté inactif face à ça…
C’est peut-être de l’ordre du superficiel, mais j’y vois quelque-part une question d’honneur.

Alors, gueux et gueuses, je vous rappelle que les bureaux sont ouverts jusqu’au 3 octobre, c'est-à-dire samedi prochain. Si vous ne savez pas où voter, voici un lien qui donne département par département les endroits où vous pouvez le faire.

Allez-y, c’est important.

mardi 29 septembre 2009

10 000 ème visiteurs !

Juste un petit mot en passant… Je viens de m’en rendre compte, mais Je voulais vous dire a accueilli hier au soir son 10 000 ème visiteur ! Si si ! C’est marqué là en bas…

Alors…
(Merde ! Je sais plus quoi dire…)
Alors donc, je tiens à vous remerciez tous pour votre intérêt et vos commentaires.
Je sais très bien que vous pouvez tout à fait vivre sans ce blog, mais lui, ne serait rien sans vous. Merci encore à tous.

Voilà… C’est fait… (‘Tain ! j’ai l’impression de bredouiller sur mon clavier tellement je ne sais trop pas comment vous dire comme c’est important pour moi…)

Ah Ouais ! Le dix-millième visiteur a été identifié ! Il s’est connecté hier à 22H 27mn 22 secondes, et venait de chez un de mes plus ancien lecteur : Je veux parler de ce cher Fix, taulier de Droit dans le mur !

Bon, je me serais bien fendu d’un petit cadeau pour fêter ça, mais on est le 29 du mois et ça fait longtemps que mon compte est à découvert. Donc, cher Fix, tu ne recevras que ma considération hautement distinguée !

Loi Carle : Nos écoles sont en danger !

Hier, je clamais haut et fort que j’emmerdais les bienpensants et les culs-bénits… Et bien aujourd’hui, je vais laisser de côté les bienpensants et m’en prendre plus particulièrement aux culs-bénits.
Ceux qui me lisent depuis l’ouverture de ce blog le savent, s’il y a bien deux choses sur lesquelles je ne transige jamais, ce sont bien la religion et l’école. Bon ok, il y en a plein d’autres, mais ces deux-là me tiennent particulièrement à cœur.

Et là, pour le coup avec cette loi, dite « Loi Carle », qui vient d’être adoptée hier en deuxième lecture par l’assemblée nationale, on a droit à un concentré de malveillance à l’encontre de ma chère laïcité et de mon encore plus chère école publique.

Alors c’est quoi la Loi Carle.
La Loi Carle c’est une loi proposée par Jean-Claude Carle, sénateur UMP de Haute-Savoie, et qui impose au nom de la liberté de choix de l’enseignement que les mairies participent financièrement aux frais de scolarité des élèves qui partent s’inscrire dans des écoles primaires privées d’autres communes…
En clair, si le parent décide de scolariser son enfant dans le privé ET dans une autre commune que la sienne, le maire de sa propre commune à dorénavant l’obligation de financer les frais de fonctionnement (cantine, transport) de l’école où va l’enfant. Pour être encore plus clair, ce seront les impôts locaux des citoyens qui financeront une partie des frais de scolarité des fils et filles de bourges qui iront s’instruire dans la boite à bac de la ville d’à côté.
Et enfin, pour atteindre le summum de la clarté, je reprendrais les dires de Bakchich.info : C’est Nanterre qui paiera pour Neuilly.

Alors bien sûr, pour rendre cette hérésie possible, il va falloir que les parents responsables de cette « évasion scolaire » arrivent à correspondre à au moins un des critères suivants :

Lorsque les parents peuvent prouver que la capacité d'accueil de la commune de résidence est insuffisante.
Pour des raisons médicales.
En cas « d'obligations professionnelles » des parents.
Si la commune « n'assure pas directement ou indirectement la restauration et la garde des enfants ».
Ou encore, lorsqu'un frère ou une sœur de l'enfant est déjà scolarisé hors de la commune.

Comme on peut le voir, les conditions à remplir sont relativement facile à obtenir tant elles sont floues.

Cette loi de merde, est une étape supplémentaire dans le travail de destruction systématique que les libéraux et autres cathos ont entrepris d’effectuer à l’encontre de notre école publique et laïque. Elle fait suite à la suppression de la carte scolaire qui déjà avait mise à mal la mixité sociale en favorisant l’exode des enfants de nantis vers des écoles correspondant aux aspirations de leurs parents. Maintenant, non seulement cette loi va accélérer cet exode, mais encore elle rendra tous les citoyens complices de fait de cette destruction du tissu social. Complices bien involontaires, car j’imagine que des parents smicards n’ont vraiment envie de participer à la scolarisation du petit privilégié d’en face, ni du rejeton des fêlés cathos, musulmans ou juifs d’à côté. Seulement voilà, ils n’auront pas le choix puisque ce sera prélevé sur leurs impôts !

Non seulement cette loi favorise la ghettoïsation et le communautarisme, mais en plus elle demande aux citoyen de base qui ne demanderait pas mieux que de conserver son enseignement public, d’en payer le coût !

Je vous le dit tout net, je trouve ça inadmissible. Et ce qui m’énerve encore plus, c’est que même si les députés du Parti Socialiste ont voté contre lors de la séance d’hier, les sénateurs PS eux ont bien voté cette loi lors de son examen au sénat en décembre 2008 ! Pire encore, d’après cet article, les socialistes n’envisageraient pas de contresigner un éventuel recours auprès du Conseil Constitutionnel !

Non mais c’est quoi ce bordel ! Il s’agit de la survie de notre système scolaire laïque et public, merde ! Ils attendent quoi pour se bouger les fesses ?

Les socialistes ont déjà accepté le modèle économique libéral… Faut-il maintenant qu’ils se couchent également devant son idéologie ?

AAAAAArgh !!!

Voilà, ça-y-est je suis énervé.

Vous voyez, hier pour répondre à un commentaire j’ai utilisé l’image du suricate hyperactif qui veille en permanence sur le rebord de son terrier. J’expliquais que la courageuse petite bête pouvait à la longue se lasser de son rôle de veilleur, et avoir de temps en temps un coup de mou, comme hier lorsque j’ai écrit mon billet… Mais que, et c’est là une de ses qualités, il suffisait qu’un nouveau danger survienne pour qu’elle se remette à en position et hurle à la moindre alerte !
Et bien là, sur le coup, cette loi de merde, je peux vous dire qu’elle a réveillé le suricate qui sommeillait en moi !

NB : Je vous joins un article de Caroline Fourest sur le sujet…

lundi 28 septembre 2009

On est mal barré…

Ouais, c’est ça… On est mal barré… Voilà ce qui me vient à l’esprit ce lundi matin lorsque je pense à tout ce qui c’est passé ces derniers jours. Vous allez me dire que commencer la semaine par un épisode dépressif ce n’est pas ce qu’il a de mieux… Mais bon, Je n’y peux rien si les événements de ces derniers jours ne sont pas vraiment fait pour remonter le moral.


Tout d’abord nous avons eu cette double pantalonnade internationale. A New-York pour commencer, les pays les plus pollueurs ont démontré que l’environnement et le capitalisme ne sont pas faits pour s’entendre. Bon, ça on le savait déjà mais apparemment eux ne le savent pas. Pour eux, sauver la planète c’est tout à fait possible, mais à condition que ça ne coute rien. Mieux, à condition que ça rapporte. D’où ce concept fumeux qui m’énerve au plus haut point de « croissance verte ». C’est comme « discrimination positive », ça n’a aucun sens de mettre deux mots opposés l’un à côté de l’autre… C’est antinomique comme dit le dictionnaire. Moi j’appellerais plutôt ça une foutaise. Mais bon, je n’ai pas autant de vocabulaire que le dictionnaire.

D’autant que cette assemblée générale des Nations Unies, sensément être orientée sur les mesures à prendre contre le changement climatique, a surtout servie de tribune à de sinistres connards pour distiller leur haine. Je pense que je n’ai pas besoin de citer le nom desdits connard vous voyez probablement de qui je veux parler.
Bon, je vous aide quand-même. Le nom du premier commence par Armaninedjad et le second fini par Kadhafi. Deux dangereuses crapules encore plus mégalos que Sarkozy et Obama réuni, c’est dire !

Ensuite, la pantalonnade s’est poursuivie à Pittsburgh autour des pays du G20. Là encore, nous avons eu droit à un pince-fesse totalement inutile. Les grands de ce monde se réunissaient pour faire un sort aux boucs-émissaires désignés de la crise : Les traders.
Non seulement ils ne sont même pas arrivés à se mettre d’accord pour sacrifier correctement la bête. Mais en plus ils n’ont fait que confirmer à la face du monde ce que celui-ci devinait déjà : Les choses resteront en l’état et le libéralisme reste la seule voie pour l’avenir. Fermez le ban, y’a plus rien à voir.

Après ça comment voulez-vous que je commence la semaine avec le sourire ? Hein ?
Surtout si vous y rajoutez la réélection d’Angela Merkel en Allemagne avec une confortable majorité ultralibérale. L’arrestation de Roman Polanski pour satisfaire les ambitions politiques d’un vague procureur californien. La censure médiatique totalement inadmissible qui a suivie les multiples agressions de la dernière Techno-parade. Le budget de l’année 2010 qui nous promet de bien tristes surprises…

Bref, comme je le disais en commençant ce billet, on est mal barré.

Bon, et bien moi je vais me remonter le moral en faisant un peu de provoc. L’histoire de Polanski, ça m’a fait penser à Tess. Et Tess, ça m’a fait penser à David Hamilton. Et David Hamilton me fait penser à ce qu’on reproche à Polanski.
Et bien moi j’adore Hamilton et j’emmerde les bienpensants et les culs-bénits.


samedi 26 septembre 2009

C’est comment chez toi ?

Pas de billet politique aujourd’hui mais une chaîne de blogs.
Une petite chaîne qui traine dans le cyberespace depuis un bout de temps puisque je l’avais déjà aperçue sur la République des blogs en juin dernier. Malheureusement n’ayant pas été tagué, je n’ai pu y participer… Cependant, j'ai trouvé l’idée tellement sympa que j’ai aussitôt pris une photo de mon bureau au cas où…

Ah oui, j’suis bête, faut peut-être que je vous explique en quoi consiste cette chaîne. Il s’agit de prendre une photo de l’endroit où le blogueur moyen officie à son ouvrage. Le but étant d’essayer (je pense) de mettre en parallèle l’écris et l’environnement.
Par exemple si vous prenez le bureau d’Homer (c’est lui qui m’a tagué à l’insu de son plein gré)… Quand on le voit, on ne peut que mettre en perspective son discours et se demander comment il se fait que ce monsieur écrive des choses si légères, dans un environnement aussi… Comment dire… Obsessionnellement rangé.

Bon, je rigole un peu, mais je ne devrais pas car je sens que les moqueries ainsi que les commentaires risquent de me retomber sur le poil lorsque vous aurez vu d’où je travaille… Ne vous gênez pas pour me poser des questions au cas où un objet quelconque vous intriguerait… Car en fait, maintenant que j’y pense, tout ce que l’on peu voir sur cette photo, tout ce capharnaüm, n’est constitué que de choses importantes, donc vitales, donc nécessaires… Bref, c’est mon chez moi douillet et sécurisant comme il sied à un terrier digne de ce nom !



Et pour faire ce qui doit être fait, je refile le bébé aux blogueurs suivants :

Une Uruguayenne à Montréal pour voir un peu ce que trafique Azul quand elle ne se casse pas la gueule en vélo (deux fois !).
Lunule de Chios, parce que j’aime bien embêter Cécile D.
Rosée matinale, pour que l’autre Cécile ne se sente pas en reste.
Le monde de Philippe, pour voir un peu l’endroit où le bougre aime à s’évader vers d’autres horizons.
Et enfin, Quelque chose à dire, pour que cette nouvelle venue apprenne enfin à mettre des images dans son blog !

Voilà ! Ah oui ! Pour tous les autres, les lecteurs modestes et géniaux qui hantent joyeusement les commentaires, ne vous gênez pas si vous voulez faire de même et me montrer d’ousque vous surfez ! Envoyez-moi ça, et je ferais une petite compilation de toutes vos photos, et on pourra se marrer en faisant des comparaisons !

vendredi 25 septembre 2009

Breaking News

En direct de Pittsburgh, Pennsylvanie, par notre correspondant local Aaron Moore.

La nouvelle est officielle, le président Français Nicolas Sarkozy, de son vrai nom Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, a été interpellé par le FBI vers 23H00 (heure locale) à sa sortie du Phipps Conservatory Building de Pittsburgh, où se déroule actuellement le G20.

On ne sait pas encore officiellement quels sont les chefs d’accusations, mais de source judiciaire locale, il semblerait que le Président français soit sous le coup de multiples inculpations. Parmi celles-ci, figurerait une plainte collective pour abus de confiance, trahison et association de malfaiteur, déposée en octobre 2007 par un groupe de citoyens français auprès de la Haute Cour Internationale de Justice de la Haye.

« Les faits qui lui sont reproché ne concernent pas que la justice américaine », a déclaré le District Attorney du comté d’ Allegheny, Stephen A. Zappala Jr. « Il s’agit d’une affaire de très large envergure dont nous ne somme qu’au début » a t’il ajouté sans plus de précision.

Toujours d’après nos sources, le président français aurait été arrêté alors qu’il s’apprêtait à se rendre à l’aéroport international de Pittsburgh dans le but évident de se soustraire au mandat fédéral lancé contre lui. Devant cette tentative de fuite, le FBI a dû se résoudre à arrêter monsieur Sarkozy avant même l’issue du G20.

Les autorités, tant locales que fédérales, ne précisent pas ce qu’il va advenir du président français. Cependant, nous pouvons légitimement supposé qu’un ordre d’extradition sera sans doute émis par les autorités françaises. Reste à savoir dans quel délais, et si monsieur Sarkozy ne devra pas répondre d’autres crimes devant la justice américaine avant de pourvoir être extradé vers la France.

D’après le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs, le Président Obama se déclare satisfait d’être enfin débarrassé de ce qu’il a appelé un « fou mégalomane ».

La première Dame française, Carla Gilberta Bruni Tedeschi, a été reconduite sous escorte policière à son hôtel. On ne sait pas encore si elle sera ou non inquiétée.

Notre reporter sur place, Jeffrey McPersonne a pu saisir cette image où l’on peut voir le Président Sarkozy, sous bonne surveillance, peu après son interpellation. Le procureur adjoint Doug Ellis est en train de lui lire ses droits, et le rictus plein de colère du français semble indiquer qu’il n’apprécie pas vraiment cela. Précisons toutefois que lorsque cette photo a été prise, le prévenu était sous tranquillisants.

En effet, d’après plusieurs témoins présents lors de l’arrestation, Nicolas Sarkozy aurait tenté de résister aux forces de l’ordre. Il aurait bondit sur une chaise pour pouvoir mordre à la gorge un des officiers chargés de son arrestation. L’officier Jessup Stealdick, indemne mais néanmoins choqué, n’a fait aucune déclaration. Mais d’après Carolyn Stikers, gérante du café Starbuck situé dans l’enceinte du Phipps Conservatory Building, l’agression aurait pu faire beaucoup plus de dégâts. « Si la chaise avait été plus haute, le flic serait mort » a-t-elle déclarée.
Peu après que le médecin du SWATT lui ait administré une forte dose de tranquillisant, le président français aurait malgré tout tenté de s’en prendre à ses propres ministres en les injuriant dans sa langue.

En France, d’après l’ambassade américaine, des centaines de milliers de manifestants seraient descendu dans les rues dès l’aube. On ne note aucun débordements ni violence pour l’instant, tant ces manifestations sont plus proches de la kermesse que de l’émeute. La police est, semble t’il, désemparée et regarde passer la foule sans intervenir. On parle même de quelques défections au sein des forces de l’ordre. Le Premier Ministre Fillon, aurait pour sa part disparu de Paris. Certaines rumeurs disent qu’il aurait décidé de partir en vacance sur l’île de Pâques.

Pour l’instant, c’est tout ce que nous pouvons dire sur cette affaire. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés au fur et à mesure des éventuels développements.

jeudi 24 septembre 2009

Le journalisme part en couille

Hier, alors que je vaquais à mes occupations (certains diront que je glandais comme tous les profiteurs du système, mais je leur répondrais que c’est une question de point de vue), j’ai relevé deux articles de presse susceptibles de constituer la teneur de mon billet du jour. Deux sujets pour un seul article, pour moi c’est carrément un cas de conscience, car lorsque j’écris deux articles dans la même journée, c’est l’assurance que l’un des deux passe à l’as. Et ça mes amis, j’aime pas.
Donc ce matin, je me suis levé en ayant la ferme intention de trancher dans le vif, et de faire un choix entre ces deux sujets… Pour ce faire, j’ai donc entrepris de les relire, et c’est alors que j’ai constaté qu’il était inutile que je tranchasse ! (c’est beau l’imparfait du subjonctif hein ?)
Et oui ! Ces deux sujets n’en faisaient en fait qu’un ! Ouf ! J’étais soulagé, car je ne vous cache pas que trancher et moi, ça fait deux…

Mais bon, je m’éternise là… Aussi, je vous propose qu’on y aille sans plus tarder.

Hier, un article du Figaro a mis le feu aux médias nationaux en relatant un « scandale » concernant les contrôleurs aériens. Vous en avez sans doute entendu parler si vous avez allumé votre radio ou votre télé, on en parlait de partout. L’article s’intitulait « Les dangereuses pratiques des aiguilleurs du ciel » et se piquait d’avoir mis à jour des conditions de travail pour le moins douteuses dans le milieu de l’aviation.
« Travail à mi-temps illégal, sous effectifs, petits arrangements » et cætera…, rien n’était trop beau pour salir la profession et montrer du doigt les attitudes scandaleuses de ces profiteurs du système (Tien ! Eux aussi ?).
Cerise sur la gâteau, on a même eu droit à une bande audio qui nous démontre, insulte à l’appui, que les contrôleurs sont des jemenfoustistes, qui n’en branlent pas une.
Pour avoir fréquenté des contrôleurs pendant ma période de conscription prolongée, j’ai d’abord été intrigué par cet article. Pour autant que je sache, ce métier est un des plus difficiles et des plus surveillé du monde, et je m’étonnais que de telles pratiques aient lieux.
Mais en lisant bien l’article, ainsi que les commentaires qui ont suivis, je me suis rendu compte que le boulot de ce journaliste (Fabrice Amedeo qu’il s’appelle) était en fait un ramassis d’imprécision et d’amalgames douteux. Bref, cet article est une grosse merde.

C’est du travail bâclé qui dénonce des apparences sans pour autant chercher à les comprendre. Un haro sur le baudet destiné à faire du buzz en jetant l’opprobre sur une catégorie socioprofessionnelle qualifiée de « privilégiée » et qui abuserait de ses privilèges.
Pour un peu on se croirait dans l’Humanité ou Libération tant la dénonce sous le fallacieux prétexte de l’injustice sociale est patente. Je le répète, cet article est une grosse merde et son auteur également.

Le deuxième article qui a retenu mon attention vient lui du Nouvel Obs.com qui, par le plus grand des hasards, vient de se rendre compte qu’une des conséquences de la loi Hadopi remettait en cause les droits d’auteurs pour les journalistes. Bien sûr, là encore je m’étonne.
Alors comme ça, vous (les journalistes) vous n’avez pas été fichus de relever ce point particulier depuis le temps que l’on en parle de la loi Hadopi ? Est-ce qu’au moins vous l’avez lu le projet ? On peut se poser la question quand même !
C’est vrai que l’on a parlé en long en large et en travers de la substance créatrice des artistes qu’il fallait protéger. Mais quid de la création journalistique ?
Et bien messieurs les gratte-papiers, vous l’avez dans l’os et c’est bien fait pour vous. Vous n’aviez qu’à faire un peu mieux votre job !
Ça vous va bien de critiquer le net et de lui reconnaitre toutes les pires tares, mais sur ce coup-là, vous vous êtes fait entubé de belle manière.
Et ce n’est pourtant pas faute d’avoir été prévenu, car déjà lors de ses vœux à la Presse (Je ne sais pas pourquoi je mets encore une majuscule à presse…), le Nain vous avait laissé entrevoir ce qui vous pendait au nez. J’en avais parlé ICI.

Je pense que vous l’aurez deviné, le point commun qui existe entre ses deux nouvelles, c’est l’incurie d’une presse qui n’arrive plus, ou qui ne sait plus, faire son boulot tant elle est orientée sur des missions annexes. Je m’explique :
L’article du figaro est une merde soit. Mais c’est une merde qui a un but, celui de remettre en cause les acquis sociaux des contrôleurs aériens et de conduire à la privatisation de leur métier. Ni plus ni moins. La France est encore le seul pays d’Europe où les contrôleurs ne sont pas dans le privé et ça fait tâche par rapport aux petits copains d’à côté. De plus, lorsqu’ils se mettent en grève ça fout le bordel dans le pays.
Alors, pour lancer la privatisation, on demande à un journaleux aux ordres de pondre une bouse histoire de créer un buzz. Qu’importe la véracité des faits, il faut que ça buzz ! Dans la foulée le ministre concerné demande des explications et pond à son tour une autre bouse. Une réforme du statut des contrôleurs. Je vous parie que c’est comme ça que les choses se passeront.
Dans le cas des dégâts collatéraux de la loi Hadopi, là encore il s’agit d’un manquement au devoir du journalisme. Tout à vouloir suivre le courant des débatteurs assermentés, le métier en a oublier de surveiller ses arrière. Résultat, la loi Hadopi, non-contente de fliquer les consommateurs et d’enrichir les majores, renforce également celui des grands groupes de presse écrite. Demain, le même article sera repris par l’ensemble des filiales d’un même groupe sans que son auteur puisse y redire, et la même information sera inlassablement répétée… Et pour peu que ce soit une merde comme celle du Figaro, et bien mes amis, le quidam moyen n’aura plus alors que de la merde à se mettre sous la dent.

Ce matin j’enrage contre cette presse qui n’est même plus capable de se préserver contre la concentration. J’enrage contre ces journalistes qui obéissent bêtement aux ordres du pouvoir.

Et après ça veut nous donner à nous, les citoyens du net, des leçons de déontologie et de professionnalisme ?

Allez vous faire foutre !

mercredi 23 septembre 2009

Du bon lolo pour les parigots

L’agriculture française va mal et c’est bien peu que de le dire. Que ce soit chez les producteurs de fruits et légumes, les éleveurs, les producteurs de lait ou bien les pêcheurs, chacun crie son désespoir et enrage de ne pouvoir vivre correctement de son métier.
Bon, même si je suis titulaire d’un brevet de technicien agricole, ce n’est pas pour autant que j’y connais grand-chose au secteur de l’agriculture… Cependant, du haut de mes maigres connaissances j’en arrive quand même à deviner que les difficultés que rencontrent les uns et les autres sont toutes du même ordre. Ou du moins portent toutes le même nom, l’Europe.

Je ne vous parle pas de l’Europe politique puisqu’elle n’existe pas, mais plutôt de l’Europe économique et de son marché complètement débile.

Ce marché qui oblige nos agriculteurs à suer sang et eau pour gagner trois sous et à ne compter que sur des subventions pour ne pas couler… Parlons-en de ces subventions. Saviez-vous qui sont les principaux bénéficiaires des subventions agricoles perçues au nom de la Politique Agricole Commune ? Hein ?
Et bien figurez-vous que dans les 24 premiers bénéficiaires ne figure aucun agriculteur mais plutôt des groupes comme Lactalis ou LVMH, le sucrier St Louis… Ainsi que les principales associations caritatives nationales comme le Secours Populaire ou les restos du Cœur (je ne sais pas pourquoi).

Les agriculteurs n’arrivent qu’ensuite, et comme de par hasard, l’ensemble de leurs subventions se répartie de la même façon que les richesses de ce monde… C'est-à-dire que 80% des aides profitent à seulement 20% des exploitations. (Source : le Figaro, et oui !)

Mais surtout, il ne faut pas oublier que s’il y a subvention, c’est qu’il y a au départ accord sur les prix. C’est le but en fait. L’agriculteur s’engage à vendre sa production à un prix artificiellement bas et touche des compensations en échange.
Rajoutez à cela une mainmise des grands groupes de l’agroalimentaire et ceux de la distribution, qui contraint par le chantage le producteur à encore plus tirer ces prix vers le bas, et l’on assiste alors à ce que nous voyons actuellement : Des agriculteurs obligés de vendre à perte leur production, et des intermédiaires tout puissants qui s’en mettent plein les poches.

Il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour comprendre qu’une telle escroquerie organisée, basée sur la cupidité et l’égoïsme de quelques-uns, est à abattre impitoyablement.

Et c’est bien ce que les agriculteurs européens essayent de nous faire comprendre depuis quelques semaines. Je dis bien essayent, car comme vous l’avez pu voir, déverser des dizaines de milliers de litre de lait dans les champs n’est pas, a priori, une très bonne façon de faire passer le message.
Aussi, nos paysans ont optés hier pour une méthode un peu plus civilisée en organisant une distribution géante de lait sur la place de la République à Paris.
22 000 litres de lait ont ainsi été offert aux parisiens pour les sensibiliser à ce que je viens de vous décrire.
C’est ce que l’on appelle de la distribution directement du producteur au consommateur.

Sauf que, alors que je regardais cette distribution bon enfant à la télé, je me suis soudain dit que si le lait sortait directement du pis de la vache pour aller dans le gosier des parigots ceux-ci risquaient d’avoir une belle surprise ! En effet, s’il n’y a pas d’intermédiaire, il n’y a donc pas de pasteurisation ! C’est donc du lait cru !
D’ailleurs, alors même que je venais de me faire cette réflexion, la commentatrice s’empressa de préciser la nature exacte du lait et enjoignit le public de le faire dument bouillir avant de le consommer !

Là, j’ai éclaté de rire. Jaune le rire.
Car, il m’est alors revenu en mémoire le lait frais que nous allions dans mon enfance chercher dans une ferme des alentours. Ce lait au goût fabuleux qui sentait l’herbe et la tiédeur de l’étable… Il fallait que ma mère me surveille pour que je ne m’enfile pas la bouteille en une seule fois !

J’ai ri jaune, parce que je me disais aussi que ce libéralisme de merde, non content de détruire nos exploitations avait également fait oublier au gens le vrai goût des choses… Comme le goût du lait. Du vrai lait.
Celui qui sort du pis vivant d’une vache vivante. Celui que vous découvrez à la faveur d’un jet habilement dirigé par une main experte, directement dans votre bouche…

mardi 22 septembre 2009

Grosse flemme

Grosse flemme, baisse de moral et manque d’inspiration ce matin… Donc pas de billet.
Je me réserve cependant le droit d’intervenir à tout moment si la fulgurance d’une idée venait à me traverser l’esprit.

Comme je ne suis pas totalement dépourvu de conscience bloguesque, je vous fais partager néanmoins la musique du jour. Celle qui correspond à mon humeur du moment…
Pas très gaie, mais malgré tout magnifique.


Découvrez la playlist J aime avec Michael Nyman

lundi 21 septembre 2009

Révélations ! Pourquoi je trouve que Ségolène Royal est nulle de chez nulle !

Hier au soir je me disais qu’il me fallait vous toucher deux mots de la fête de la Fraternité (avec un F majuscule) qui a eu lieu à Montpellier ce samedi… Sur le coup, je salivais presque en pensant à ce moment de défoulement que j’allais m’accorder. Et puis, maintenant que je suis là, assis à mon bureau, et que je commence à vous écrire ces mots, je me demande sérieusement pourquoi je prends autant mon pied à taper sur Ségolène Royal…
Appelez ça comme vous voulez, des scrupules ou bien de la culpabilité, mais je crois qu’il est bon de se poser de temps en temps la question de savoir pourquoi on fait ceci ou cela…

Bon, si j’essaye d’être objectif, je crois pouvoir dire que si je critique aussi allègrement la Dame, c’est parce que je suis quelqu’un de susceptible et de rancunier.
Vous allez me dire que ce sont-là de très vilains défauts, et c’est vrai… Mais en même temps, ce sont aussi des traits de ma personnalité, des petites parties du grand tout qui me constitue, et qui font que dans l’ensemble je suis un mec plutôt bien.
Donc, j’assume.

Mais attendez deux secondes que je vérifie un truc… Non c’est bon. Pendant un moment je me suis demandé si je ne vous avais pas déjà parlé de ça… A priori non... Je crois me souvenir avoir plus ou moins développé le sujet dans un commentaire quelque-part, mais pas encore sur mon blog, donc je continu.

Fin 2006, lorsque Ségolène Royal a été choisie par les militants socialistes pour représenter le parti aux élections présidentielles de 2007, j’ai été vachement content. J’ai été content parce que pour une fois une femme avait de très sérieuses chances d’accéder à la magistrature suprême, et ça mes amis ça me faisait plutôt kiffer. Cette candidature était, à mes yeux, porteuse d’espoir pour la gauche. C’était une chance de contrer la montée en puissance d’un homme dont on sentait déjà les velléités de dictature… Et puis la Dame avait quand même une certaine expérience, une aura de gestionnaire acquise au sein de sa région. Sa façon de présenter sa campagne, de parler de démocratie participative, tout ça fleurait bon le renouveau de la gauche et surtout donnait, comme je l’ai dit plus haut, de l’espoir.

Et puis, au fil de la campagne, plusieures choses ont commencées à me faire tiquer.
Malgré l’apriori positif que je nourrissais envers elle, j’ai commencé à trouver sa façon de s’exprimer de plus en plus, comment dire… fausse. Oui, c’est ça fausse. Je veux dire par là que l’on sentait qu’elle jouait ses mots plutôt qu’elle ne les prononçait.
Bon d’accord, j’aurais pu m’accommoder d’un déficit en communication de ma candidate… Pour preuve, je me suis même rendu à un de ses meetings lorsqu’elle est passée à Nice, c’est vous dire !
Mais bon, l’absence de charisme c’est quand même sérieusement handicapant lorsque l’on brigue la présidence. Mais l’essentiel c’est quand même les idées hein ? Enfin, c’est ce que je me disais… Mais au fur et à mensure que l’on avançait dans le temps, les mots eux-mêmes commencèrent à sonner aussi faux que le ton.
Qu’est-ce que c’était que ces slogans à la mort moi le nœud répétés à tout bout de champ ? L’ordre juste, Gagnant-gagnant ? C’est quoi ces notions libérales ?
Gagnant-gagnant, c’est bien une expression du commerce non ? Qu’est-ce que ça vient foutre dans un discours de gauche ? Utiliser l’armée pour mater le sauvageon ? Elle nous la fait sécuritaire ou bien ?

Bref, j’ai commencé à me dire que non contente de mal les faires passer, les idées de la Dame sentaient bien le moisi. Ma répugnance à la suivre augmenta tout au long de la campagne et trouva son point culminant (acmé, Cécile !) le soir du débat télévisé l’opposant à Nicolas Sarkozy.
Vainqueur par ko en un seul round, le Petit rétama la belle en deux coups de cuillères à pot. En une seule soirée les espoirs de la gauche furent réduis à néant non pas par la logique des arguments du Nain, mais par l’attitude hautaine et ridicule de madame Royal. Elle s’humilia toute seule comme une grande et par conséquent elle humilia également ceux qu’elle représentait. C'est-à-dire les gens de gauche, et en l’occurrence moi.

Alors bien sûr, j’ai quand même voté pour elle. Au deux tours. Et ce malgré l’épisode affligeant de la sérénade sous les fenêtres de Bayrou… La suite vous la connaissez, on en a pris pour cinq ans minimum avec le pire chef d’état que la France ait connue. Notre George W Bush à nous.

Au lendemain des élections, je l’avais bien sûr mauvaise et je pestais toujours contre l’erreur de casting que représentait Ségolène Royal… Mais non contente de nous avoir emmenée dans le mur la dame ne s’arrêta pas là. Elle commença à avoir une attitude de mauvaise perdante qui me hérissa le poil au plus haut point. Tout ça c’était la faute des autres, ceux de son parti qui ne l’avait pas suffisamment soutenu, etc… Bref, aucune remise en question, aucun recul.
Bien au contraire, elle entreprit de semer la zizanie au sein de son propre parti, se gargarisant de ses dix-sept millions d’électeurs et voulant ainsi se la jouer moi-les-gens-m’aiment-alors-vous-me-laissez-être-la-patronne-parce-que-j’ai-eu-dix-sept-millions-de-voix…
Bien entendu le Parti Socialiste n’entendait pas mettre à sa tête celle qui les avait fait perdre et se démarqua de son ancienne candidate. Et depuis ça dure, ça dure…

Alors depuis vous comprenez pourquoi je garde une dent contre Madame Ségolène Royal. Et les choses ne s’arrangent pas avec le temps. Même s’il m’arrive de saluer ce qu’elle fait de bien, je suis obligé de constater que mon opinion envers elle se dégrade de mois en mois. A cela s’ajoute, et c’est important, que depuis mai 2007 j’ai quelque peu affiné mon jugement politique et que je me rends compte que le Parti Socialiste n’a plus de socialiste que le nom et que Ségolène Royal correspond à la partie la plus à droite de cette vielle institution.
L’épisode de Reims me fit divorcer définitivement du PS et, depuis que je sais que ces gens ne croient plus en la lutte des classes, je me dis qu’on n’a vraiment plus rien à voir ensemble.

Mais bon, si je vous ai raconté tout ça, c’est quand même pour que vous compreniez que je ne suis pas un anti-ségolèniste primaire. J’ai des raisons de ne pas l’aimer. Pour moi elle a trahi la confiance que la gauche et moi avions placée en elle. En se révélant particulièrement incompétente en matière de communication d’une part, et en prônant des orientations libérales qui n’ont plus rien à voir avec une politique de gauche d’autre part.
Mon inimitié est structurée et légitime. Oui, légitime car je considère que cette femme représente un danger pour notre pays. Peut-être même presque autant que Sarkozy. Et, c’est donc tout à fait légitimement que je prends la défense de mon pays… Voilà !

Incompétente en matière de communication, elle l’est toujours. Il n’y a qu’à voir son site internet ou bien sa dernière prestation à Montpellier pour s’en convaincre. Jouant les martyres, elle est convaincue par une suite de partisans presque fanatiques qu’elle est toujours soutenue par la moitié des français, Ségolène Royal n’en finit plus de se rendre ridicule. D’ailleurs ses anciens compagnons de route s’en sont bien rendus compte et se sont éloignés d’elle. Le côté « habitée » qui déjà en 2007 la caractérisait s’est affirmé encore plus, et c’est en ça que je la juge dangereuse.
Les messies étant dangereux par nature.

Comme pas mal de français, j’ai cru en elle et lorsque je me suis rendu compte qu’elle n’était pas ce qu’elle laissait paraitre, je me suis senti trahi. Et pour moi, la trahison est rédhibitoire. Je n’oublie pas et je ne pardonne jamais.

Allez ! Maintenant vous savez pourquoi je déteste Ségolène Royal et que je n’aurais de cesse de dire qu’elle est nulle. Nulle de chez nulle.

dimanche 20 septembre 2009

Brève du dimanche

Rappelez-vous, le 29 aout dernier je m’inquiétais quant au projet de réforme concernant la retraite des mères.

Xavier Darcos, ministre du Travail vient d’annoncer qu’il faisait marche arrière sur ce dossier et cherchait maintenant à combler le régime retraite en s’attaquant aux « retraites chapeaux ».
On parle de doubler la taxation de ces retraites hors-normes accordées aux cadres très supérieurs et aux dirigeants d’entreprises…

L’annonce semble prometteuse. Reste à savoir si le MEDEF et les chantres du libéralisme débridé laisseront faire…

C’est dimanche, portez-vous bien parce que sinon ça craint…

Salut tout le monde.
J’avais plutôt envie de buller aujourd’hui. De m’accorder un répit en écriture et de vaquer à des occupations moins prenantes… Mais bon, j’ai quelques défauts parmi lesquels la versatilité et la culture du paradoxe. Quand il faut que j’écrive il m’arrive souvent d’avoir des panne sèches, et lorsque je peux légitimement me taire j’ai des soudaines envies de parler. Allez comprendre. J’aurai peut-être dû être une femme tiens…

Venons-en à ce qui m’amène. Ces derniers jours en parcourant le net, je suis tombé sur quelques articles intéressants. Ces articles ou infos, ont tous un point commun, ils nous parlent de santé. Pas de quoi susciter chez moi une diatribe enfiévrée, mais suffisamment quand-même pour que j’ai l’envie de vous les faire connaitre.
De même, comme il me faut également respecter l’adage qui dit « Hors du lien, point de progrès chez Wikio », je vais vous envoyer voir ailleurs si par hasard le fond d’écran est moins sombre que chez moi.

On commence avec un excellent article pêché dans le Courrier International qui nous raconte la chance que nous avons, nous Français d’avoir le système de santé qui est le notre. L’article a ceci d’intéressant qu’il est écrit par un américain et s’intitule : « Accoucher en France, quelle chance ». Lisez-le, et vous verrez que nous avons vraiment de quoi être fier de notre système. Même si, en même temps on peut aussi s’inquiéter de ce que Sarkozy et sa clique compte en faire…
Cet article du Courrier a inspiré au Coucou de Claviers une petite fiction à vous faire froid dans le dos que je vous engage à aller lire. C’est… comment dire… Troublant.

Toujours dans le domaine de la santé et du social, Sarkofrance nous fait un état des lieux de la situation française, et nous donne un aperçu des ce qui risque de nous tomber sur le coin de la figure si l’on n’y prend garde. C’est technique, mais au moins ça a le mérite d’être aussi informatif !

La médecine du travail est interpellée depuis ce qui se passe à France Télécom, mais le sera-t-elle encore longtemps se demande le truculent Gérard Filoche ? Il nous averti de ce qui se trame entre le MEDEF et l’état avec une future réforme de la médecine du travail où les mots « santé » et « risques » n’apparaitront plus du tout. A lire absolument.

Et on finit en restant toujours dans la santé avec cette vidéo de l’interview d’un médecin, le docteur Girard, qui devrait faire flipper grave celles et ceux qui auraient l’idée saugrenue de vouloir se faire vacciner contre la grippe A…



Allez ! Bon dimanche, et croisez les doigts (ou autre chose) pour ne pas tomber malade dans les années à venir !

samedi 19 septembre 2009

Pétition pour une Charte des Services Publics

Il y a deux jours je traitais les socialistes de cons. Bon d’accord, j’avoue que c’était un peu facile d’insulter comme ça ces pauvres hères… Mais que voulez-vous, ils m’avaient énervé, et lorsque je suis énervé je deviens grossier… C’est comme ça, et j’espère qu’ils ne m’en tiendront pas rigueur.
J’avoue également que je voulais aussi faire un peu de provoc et susciter le débat… Et là, je me suis bien planté. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir fait teaser mon article sur Face Book toute la journée histoire d’attirer le socialiste vexé… Mais rien, aucun commentaire outré, aucune réflexion vengeresse… Le désert numérique.

A croire que ces pauvres socialistes sont tellement ensuqués par les turpitudes de leurs propres dirigeants qu’ils ont honte de les défendre. Je suis triste pour eux.

Mais bon, je ne suis pas chien. Même si leur absence de réactions nous a privée d’une bonne partie de rigolade, je tiens absolument à contrebalancer l’article de jeudi en mettant à l’honneur aujourd’hui un socialiste. Et pas n’importe lequel des socialistes : Le mien.
Car oui mes amis, j’ai un socialiste à moi tout seul personnellement moi-même ! Vauzelle qu’il s’appelle ! Michel Vauzelle, le président de la région Provence Alpes Côte d’Azur.

Il y a quelques mois je signais une pétition initiée par Michel Vauzelle, et destinée à inscrire dans la constitution une Charte des Services Publics que voici-que-voilà trala- :

Et bien figurez-vous que cette pétition, qui entre parenthèse m’était complètement sortie de l’esprit, vient de réunir un peu plus de 300 000 signatures, et le soutien de plus d’un cinquième du Parlement ! Par conséquent, j’ai été relancé par les services informatiques du pétitionnaire en chef, et ceux-ci m’ont envoyé par mail cette petite vidéo (là en dessous), destinée à nous requinquer et à nous enjoindre d’aller plus loin encore.


Miche Vauzelle aux 300 000 premiers signataires
par mvauzelle



Comme je suis quelqu’un qui apprécie la continuité dans l’action, je vous enjoins donc à mon tour de signer cette pétition (si ce n’est déjà fait), et de la faire tourner autant que faire ce peut.
La tâche qui nous attend avant que de voir cette charte soumise à référendum est énorme, je m’en rends bien compte. Il nous faut environ quinze fois plus de signatures que nous n’en n’avons déjà… Mais bon ! Qui ne tente rien n’a rien dit le proverbe, et pour une fois que j’ai l’occasion de rendre service à un socialiste…

Allez ! Je vous laisse pour aujourd’hui ! Et n’oubliez pas de signer ! Ok ? Vous n’avez qu’à cliquer juste là… Oui là ! En dessous ! Là où il y a marqué « Je signe la pétition ! » ! C’est pourtant pas compliqué…

vendredi 18 septembre 2009

Besson part à la chasse

Alors comme ça, on apprend que le sinistre Besson a l’intention de faire un safari dans la « jungle » de Calais…
Je savais Monsieur Besson amateur de trahison. Je savais également qu’il appréciait léchouiller les basques des puissants, mais je ne le connaissais pas féru de cynégétique.
Mais bon, apparemment c’est le cas.

Moi je vais vous dire, j’admire énormément les personnes qui, lorsque la cinquantaine arrive, décident de parcourir de nouveaux horizons, de s’essayer à de nouveaux hobbies. C’est vrai quoi, je viens de passer la quarantaine, et donc je comprends tout à fait ce que peut ressentir un homme au deux-tiers de sa vie…
Cependant, il faut bien admettre que tout comme le Monsieur débute dans sa carrière de traitre et de responsable de l’Epuration Nationale, il débute également dans celle de chasseur.

Je ne sais pas exactement quand il a obtenu son permis, mais ça doit être assez récemment. D’accord, comme tout débutant, Monsieur Besson a en tête les dates d’ouverture et de fermetures de la chasse chères à monsieur Nihous, et il entend bien les respecter.
Cependant, ce qui me chagrine, enfin pour autant que j’en sache moi qui ne suis pas chasseur, c’est que monsieur Besson semble avoir omis les plus élémentaires précautions à prendre lorsque l’on décide de chasser. C'est-à-dire dans un premier temps, soigner son approche. Puis dans un second temps, identifier soigneusement son gibier. Et enfin, s’assurer de l’effet de surprise.

En effet, le ministre a déclaré devant tout le monde qu’il entendait nettoyer la jungle de Calais « avant la fin de la semaine prochaine »… Avouez qu’il y a là de quoi surprendre !
Je ne suis pas certain qu’il trouve vraiment son gibier après l’avoir prévenu de son arrivé…
Je vous l’ai dis, je ne suis pas chasseur, mais par contre j’ai eu pêché dans mon jeune temps avec mon Papa… Et bien, mon Papa me disait tout le temps qu’il ne fallait pas faire de bruit avant de plonger sa ligne dans la rivière ! Sinon les poissons nous entendaient et allait se cacher sous les pierres !

Et puis, monsieur Besson a-t-il correctement identifié son gibier ? Je ne suis pas sûr… Il a déclaré qu’il désirait démanteler les filières et s’en prendre aux passeurs. Moi je veux bien, mais pense t’il sincèrement que les passeurs ont l’habitude de dormir avec les clandestins dans leur cabanes pourries ? Moi, si j’étais un de ces passeurs, c'est-à-dire un type qui gagne des milliers d’euros sur le dos de ces miséreux, j’irais plutôt dormir à l’hôtel ! Je ne me gèlerais pas le cul dans les sous-bois Calaisien !
A mon avis, ce qu’il risque de nous ramener le St Hubert, c’est tout plein de clandestins et pas un seul passeur ! Mais bon, peut-être se dit-il que faute de grive… Il n’empêche que ce genre d’attitude fait un peu viandard vous ne trouvez pas ?

Bref, tout ça n’est ni fait ni à faire, moi j’vous le dis ! C’est brouillon, ça sent le travail de débutant et la forfanterie de bistro du dimanche !
Le genre de forfanteries que les chasseurs-électeurs aiment à entendre justement… Le genre de celles qui rassure et qui rappellent combien ce gouvernement est attaché aux nouvelles pratiques qui sont désormais celles de ce pays. Les rafles sont devenues des battues, et les lapins des êtres humains…

jeudi 17 septembre 2009

Rions un peu...

Désir de passer outre...










Désir d'un site internet correct...










Désire de ne plus la voir...










Désir de s'en aller...

Les socialistes sont des cons

Vous vous en souvenez sans doute, l’année dernière à l’issue du congrès de Reims je divorçais d’avec les socialistes d’une façon aussi unilatérale qu’impérative.

A l’époque, je décrivais cette séparation du point de vue de l’amant occasionnel, lassé de voir l’objet de son affection s’éloigner de plus en plus du terreau commun qui avait vu fleurir leurs premiers amours… (C’est beauuuu…)

Ben oui, je suis comme ça, un affectif. Et donc, comme tout affectif qui se respecte, ce n’est pas parce que je me suis séparé de l’objet de mon affection que j’ai renoncé à garder un œil sur ce qui s’y passe. Un œil critique, bien sûr, mais aussi un œil chargé d’espoir… On ne sait jamais, des fois que mon ex reviendrait à de plus belles aspirations.

Un an plus tard, je suis bien obligé de constater que non seulement le Parti Socialiste ne s’est pas repris en main, mais que bien au contraire ça va de pire en pire.
Je pensais le PS malade de son clivage idéologique, mais en fait je me rends compte qu’il est devenu un parti de malades.
Lors du congrès de la Rochelle de cette année, j’ai comme vous tous observé cette union affichée qui semblait donner un petit espoir de voir les choses s’améliorer. Hélas, il ne m’a pas fallu longtemps pour réaliser la supercherie. Les socialistes ne sont pas près de réaliser l’union tant ils se détestent et se tirent dans les pattes dès que l’occasion se présente.

La dernière turpitude en date, c’est la parution forte à propos d’un brûlot dénonçant les élections truquées de l’année dernière, celles qui avaient vu Martine Aubry l’emporter d’une centaine de voix sur Ségolène Royal. Je dis forte à propos, car il est sorti juste après La Rochelle 2009, alors que les médias main-stream annonçaient déjà que le PS reprenait du poil de la bête et pouvait enfin se comporter en véritable opposition à Nicolas Sarkozy. La bête se relève. Soit, remettons-lui un coup sur la tête, ça va la calmer.

Alors là, qu’est-ce que l’on n’a pas entendu à propos de ce bouquin ! C’est dingue !
Grosse bouse pleine de menteries selon les uns, dénonciation courageuse selon les autres, ce livre des journalistes André et Rissouli, Hold-uPS, arnaques et trahisons, tombe à pique pour remettre en question le leadership de Titine et rebooster la Ségo.

Je ne suis pas assez au fait des us et coutumes en vigueur au PS, mais je note cependant que certains s’attendaient plus ou moins à ce que ce bouquin sorte et mette à jour des secrets de famille bien gardés jusqu’alors.
Alors comme ça, tricher serait une habitude connue de tous au PS ? Et bien, ce sont les militants qui vont être content ! Et encore, je ne vous parle pas des sympathisants…
Je crois que l’attitude qui me navre le plus c’est encore celle de certains qui prônent de tourner la page. De passer à autre chose. Comme si la remise en question de la démocratie au sein du parti était une chose que l’on pouvait balayer d’un revers de main.

Et c’est justement cette attitude, ce dédaignant déni, qui me fait penser que les assertions de ce livre sont probablement vraies.
Car soyons lucide : De deux choses l’une, soit ce qui est raconté est faux, dans ce cas on se défend en trainant les sales menteurs devant la justice.
Soit ce qui est dit est vrai, et là on n’a surtout pas intérêt à soulever le couvercle de la marmite et on préconise de passer à autre chose. Dans l’intérêt du parti, bien entendu. Et c’est exactement ce qui se passe aujourd’hui puisque Martine Aubry vient de déclarer qu’elle ne portera pas plainte contre les auteurs du livre…

Dont acte, le Parti Socialiste entérine la tricherie comme pratique usuelle et se discrédite encore plus auprès de celles et ceux qui espéraient encore en lui.

Derrière ce pataquaisse, pour moi c’est évident, en filigrane se dessine la silhouette de Ségolène Royal.
La Dame du Poitou était forcément au courant des malversations à son encontre (elle le criait haut et fort au sortir des élections), mais au nom de « l’unité du Parti » elle a préféré avaler la couleuvre et attendre son heure. L’heure de la vengeance. (Brrrr !!)

Et c’est donc un an plus tard, que Ségo, vêtue de la blanche aube de la virginité outragée, proclame après force teasing qu’elle ne trainera pas la direction du PS devant les tribunaux, mais qu’elle s’associera volontiers à Martine si celle-ci décidait d’attaquer les auteurs du livre en justice…

Même si l’annonce de sa mansuétude s’est faite par le biais d’une remarquable merde médiatique, je parle de son nouveau site, il faut bien reconnaitre, que c’est plutôt bien joué :
Refiler le bébé à Martine pour la forcer à admettre sa culpabilité en ne portant pas plainte, c’est très fort. On reconnait bien là la rouerie de la Dame. Rouerie qui n’est pas sans me faire penser à celle de Sarkozy, entre nous soit dit…

Alors c’est clair, Le Parti Socialiste va encore plus mal que l’année dernière, et ce n’est pas demain la veille que je reviendrais sur ma décision de ne plus voter pour lui, et ce quelque soit le cas de figure. Les bulletins blancs, même s’ils ne sont pas comptabilisés, ne sont pas faits pour les chiens pour autant.

Certains diront que je suis plein de rancœur, et que ce n’est pas avec une attitude pareille que la gauche risque de battre Nicolas Sarkozy en 2012. Peut-être.
Mais je répondrais que pour cela il faudrait que le PS soit encore un parti de gauche, ce qui reste à prouver. Et d‘une.
Et de deux, encore faudrait-il qu’il soit en mesure de représenter une alternative crédible au pouvoir en place. Et ce n’est pas avec de telles magouilles, tricheries et autres coups bas que le Parti Socialiste risque de représenter quoi que ce soit…

Le Parti socialiste est sensé être un parti de militants. Moi je veux bien. Alors qu’attendent-ils ces militants pour exiger la vérité sur ces élections ? Qu’attendent-ils pour se débarrasser de ces cadres corrompus qui les gouvernent ? Qu’attendent-ils pour prendre leur responsabilité ?
Non, ils préfèrent que les choses restent en l’état, et tourner la page…

Décidément, les socialistes sont des cons.

mercredi 16 septembre 2009

Didier Lombard : Un criminel libéral

Pas facile de choisir un sujet ce matin… Il y a tellement de choses qui se passent en ce moment que je ne sais plus trop où donner de la tête. Aussi, comme je n’en n’ai qu’une, de tête, je vous invite à jeter un œil sur ma liste de blogs politique dans la colonne de droite. Je l’ai sérieusement étoffée depuis quelques jours, et je suis sûr que vous pourrez satisfaire votre curiosité.

Personnellement, j’avais envie ce matin de revenir sur France Télécom et sur ses méthodes criminelles de gestion du personnel. Oui criminelles, pour moi il n’y a pas d’autre qualificatif.

Est-ce que vous avez vu un peu ce qu’a donné la réunion en urgence entre le Ministre du Travail Xavier Darcos et le PDG de France Télécom Didier Lombard ?
Rien, quedalle. Ce crétin de Lombard n’a rien trouvé de mieux que de rajouter une ligne « verte» destinée au personnel en souffrance, et d’annoncer un « encadrement plus serré » de ses troupes par les managers afin que ceux-ci découvrent au plus vite les « signes » de mal être chez les collaborateurs.
On croit rêver.
Aucune remise en question des méthodes employées, aucune pause dans la restructuration afin de faire le point. Le PDG a juste confirmé «le gel des mutations jusqu'au 31 octobre», «le recrutement de 10% de médecins du travail en plus» et «le renforcement des équipes de ressources humaines de l'entreprise par une centaine de personnes».

Le résultat, ou le non-résultat de ces mesures, ne tardera pas à se faire attendre puisque dès la fin du mois prochain, les salariés subiront de nouveau le chantage à la mobilité. Avec, en prime un climat de suspicion, de flicage quant à leur santé mentale.
Dans l’ambiance actuelle de cette société, où la moindre faiblesse est mise à l’index et la flexibilité érigée en culte, pensez-vous vraiment que l’employé ou le cadre va se laisser aller au moindre signe de faiblesse ? Pensez-vous vraiment que s’il va mal, il s’en ouvrira à un supérieur ?

Non mais, faut carrément être débile pour dire des choses pareilles ! Débile et cynique à la fois.
Je crois que ce qui m’énerve le plus, c’est encore d’entendre de la bouche même de ce criminel, ou de ce crétin de Barbier, que finalement, tout ça c’est la faute des employés !
Parce qu’ils ont l’habitude d’être fonctionnaires, qu’ils ne savent pas exactement ce que c’est que travailler, qu’ils sont « déstabilisés » par les réalités de la vie dans le privé…

Non mais je rêve !

Alors je vais vous dire, j’ai bien envie de lancer carrément un appel au boycott de France Télécom et d’Orange. Rien que pour leur faire comprendre que les clients sont aussi des personnes capables de solidarité avec les employés de ces firmes…
Mais bon, je ne sais pas si cela servirait à quelque-chose. Didier Lombard serait capable de dire que c’est de leur faute…

mardi 15 septembre 2009

Petit cours de sémantique libérale

Juste une petite brève, comme ça en passant. Et puis on va s’arrêter là, parce que trois articles dans la même journée, ça risque de faire jaser la blogosphère

Ce midi je regardais Canal Plus, et j’y ai vu un reportage sur l’opposition que ce font deux rapport sur l’efficacité de la vidéosurveillance.
Le premier rapport émane de l’Inspection Générale d’Administration, et tendrait à dire que la vidéosurveillance ferait effectivement reculer tous les crimes possibles et imaginables.
Le second rapport lui, vient carrément de Scotland Yard et dit exactement le contraire.

Sur le fond, vous connaissez ma pensée, et je ne vais donc pas me répéter aujourd’hui. J’ajouterais pourtant que j’aurais plutôt tendance à faire confiance à la police Britannique et sa longue expérience de la téléréalité policière.

Non, ce qui m’a frappé pendant ce reportage, c’est la différence entre la sémantique utilisée par le journaliste, et celle employée par les acteurs de la sécurité, dont le ministre Hortefeux bien sûr.

Les journalistes posent des questions sur la vidéosurveillance, et les acteurs leur répondent en parlant de vidéoprotection.

Vous voyez ou je veux en venir ? Vidéosurveillance, même si c’est le mot inventé pour décrire ce à quoi servent exactement les caméras installées dans les lieux publics, c’est un mot qui implique un éventuel abus de cette surveillance… Alors que si on le remplace par protection, qui se plaindra de trop de protection ?

Encore une fois, nous voilà face à belle une manipulation du langage !

Faut réfléchir avant d’agir !

Je me rappelle avoir lu quelque-part un troll quelconque faire le reproche aux blogs de gauche de se palucher les neurones en sautant sur tout ce qui bouge, et d’aboyer pour un oui ou pour un non. Dans le fond, je ne sais pas si c’est vrai mais ce qui est sûr, c’est que c’est exactement ce que je m’apprêtais à faire aujourd’hui.

Et oui ! Ce matin, j’étais bien parti pour hurler au scandale avec les autres. Et puis j’ai un peu cherché à me renseigner avant d’écrire…
Je vous parle bien sûr de cet aspect de la simplification des procédures pénales, votée le 12 mai dernier, et qui implique la suppression de la peine de dissolution d'une personne morale en matière d'escroquerie.

Suppression de la peine de dissolution d'une personne morale en matière d'escroquerie… Je ne suis pas juriste, mais déjà rien qu’en lisant le truc je comprends qu’une personne morale, c'est-à-dire une entité juridique à part entière regroupant plusieurs personnes physiques, ne pourra plus être dissoute lorsque celle-ci sera convaincue d’escroquerie…
Les personnes morales ce sont les associations, les syndicats, les comités d’entreprise, les partis politiques, bref, la plupart des entités qui participent au monde associatif. Ca voudrait donc dire que si jamais l’une ou l’autre de ces entités était prise en flagrant-délit d’escroquerie, elle pourrait bien sûr être condamnée ainsi que ses membres, mais en aucun cas dissoute… Donc, elle pourrait continuer à exercer…

Imaginons deux minutes que vous soyez victime d’un gestionnaire indélicat travaillant pour un syndicat national. Compte tenu des malversations d’un seul (ou même deux ou trois, ce n’est pas important) individu, faut-il pour autant prononce la dissolution dudit syndicat ? Sans doute que non. De même, un élu magouille avec les sous des militants d’un parti, faut-il pour autant dissoudre le parti ? Non, bien sûr…

Donc, cette modification de la loi, a priori et compte tenu de mon peu de connaissance en la matière, me parait plutôt logique.

Alors, à partir de là nous avons deux hypothèses.
La première, et c’est celle retenue par la plupart des commentateurs de gauche que je lis sur le web (surtout sur FaceBook), c’est que tout ça pue un peu beaucoup. Le Sarko aurait fait passer cette loi en « catimini » pour pouvoir sauver la mise à sa secte préférée.

La seconde hypothèse, et c’est à mon avis la bonne, la loi serait passée un peu vite tant l’empressement de ce gouvernement à réformer la France est fort. Conséquence : Lorsque l’on veut faire vite, on fait souvent mal, et spécialement en matière de droit. Toutes les conséquences de cette loi n’ont pas été pesées suffisamment et le fait qu’une secte soit la plupart du temps une association, a échappé au législateur.

Samedi dernier je m’enthousiasmais sur le fait que le web avait été un exemple en matière de dénonciation des injustices concernant l’affaire Hortefeux. Ce pendant, j’avais quand même spécifié que tout ce qui y circule n’était pas toujours juste ni de bon goût. Force est de constater que sur ce sujet, les acteurs du net ont un peu vite (eux aussi) tiré des conclusions.

Il n’empêche que ce genre de cafouillage aurait pu être prévenu. Il est, à mon sens, caractéristique d’un gouvernement qui bâcle ses devoirs, tant il est pressé d’imprimer sa marque dans les institutions. Car, n’oublions pas que la plupart des lois et décrets promulgués pendant une législature sont rarement abolis ou retirer lors de la législature suivante… Et ce, même s’il y a alternance.

Bon, heureusement que je me suis informé et que j’ai un peu réfléchi, parce que sinon j’aurais fait comme le gouvernement dis-donc !

Ben merde alors…

Ben merde alors… C’est ce que je me suis dit lorsqu’en allumant ma télé ce matin sur une chaine info j’ai appris la nouvelle. Merde ! Patrick Swayze est mort…
Fait chier…
Alors je sais que ce blog n’est pas familier des actus people, mais pour une fois je vais quand même glisser quelques mots sur Patrick, parce que, franchement, d’apprendre sa mort et bien… Ça me fait chier.
Et j’ajouterais que ça me fait chier bien plus que la mort de Michael Jackson.

Ça me fait chier parce que Patrick Swayze a joué dans pas mal de films qui font partie de ce que j’appelle mon panthéon formateur. Des films que j’ai vu pendant mon adolescence ou juste après et qui m’ont marqué… Dirty Dancing bien sûr, mais aussi Point break, ou encore Road House. Ghost aussi, la Cité de la Joie que j’ai encore revue dimanche soir…

Ben merde alors… Fait chier le cancer...

Dirty Dancing - Final Dance Scene
par vanes2922

lundi 14 septembre 2009

La mort au travail

Vingt-trois morts… Vingt-trois morts en dix-huit mois. Voilà ce dont est responsable le management atroce d’une entreprise autrefois nationale, et maintenant soumise aux règles du libéralisme. Et encore, les chiffres ne nous parlent pas des vies brisées, des démissions forcées et des familles désunies provoquées par ce même libéralisme.

Par delà ce chiffre, ignoble en lui-même, je ne peux m’empêcher de penser à l’histoire de ce type qui pendant des années s’investit dans son entreprise…

Bon d’accord, ce n’était pas un type particulièrement bien dans sa peau au départ… Mais bon, l’un dans l’autre il arrivait à combler le vide de sa vie personnelle en se comportant comme un employé modèle. Pour ça oui, on peut dire que s’en était un.

Il ne rechignait pas à la tache, et les heures sup’ ne lui faisait pas peur. Il lui est même arrivé quelques fois de revenir bosser alors qu’il était en vacance ! Et oui, on avait besoin de lui, et ça le rendait fier.
On le payait bien. Enfin suffisamment plus que les autres pour qu’il se sente obligé d’en faire toujours un peu plus que les autres.
Il avait des responsabilités, pas trop au départ, puis de plus en plus. Et avec elles il se sentait utile.
On lui décrivait des perspectives d’avenir et de réussite. Comme il croyait que s’il arrivait à s’épanouir professionnellement, il arriverait sans doute à le faire aussi sur un plan plus personnel. Alors il bossait. Il bossait dur.

Et puis un jour, tout doucement, sans vraiment qu’il ne s’en rende compte, la charge de travail qu’on lui demandait devint lourde. Très lourde. Et pour arriver à la supporter, il en vînt à chercher ailleurs que dans son propre corps l’énergie nécessaire à sa tâche… Il se mit à picoler pour se donner à la fois force et courage.

Pendant un moment le truc marcha. Il débordait de vitalité. Mais bien sûr, sa direction s’en est vite aperçue… Mais plutôt que de mettre le holà, ne serait-ce qu’en le virant, ses patrons le gardèrent bien au chaud pour profiter à loisir de son sentiment de culpabilité. Ils savaient. Le type savait qu’ils savaient. Il en faisait donc encore plus pour ne pas faillir et assurer son rôle… Et cela dura pendant des sept années.

Puis la crise arriva et les conditions de travail se dégradèrent. Des commandes qui n’arrivent pas, des clients à juste titre insatisfaits, des ventes qui baissent… La pression se fit de plus en plus pesante, de plus en plus insupportable. Et au fur et à mesure que la tolérance quant à ses écarts se transformait en chantage, il perdit pied…
Burnout disent les anglo-saxons, ou syndrome d’épuisement professionnel selon la faculté de médecine.
Le type craqua. Il balançât sa démission comme d’autres lancent un dernier SOS.

Quelques temps plus tard, du fond de son hôpital où son malheur l’avait conduit, il supplia son patron de le laisser reprendre sa démission. Il risquait de perdre bien plus que son travail. Le toit sur sa tête était en jeux…
Celui-ci refusa, trop content d’avoir put se débarrasser, sans avoir à débourser d’indemnités, de cette ligne de salaire devenue bien trop encombrante en ces temps de crise.

Alors, il s’enfonça encore plus, jusqu’aux limites de la vie…

Bon, je vous rassure tout de suite, le type s’en est finalement sorti. Mais ce fut un long chemin, jalonnés d’hôpitaux, de maisons de repos et autres lieux où il apprit à se refaire confiance…

Quand je pense à ce type, je me dis qu’il a de la chance.
Je me dis qu’il a de la chance car s’il avait bossé pour France Télécom, il ne serait peut-être plus là… Et que peut-être qu’au lieu de se suicider professionnellement, il aurait pu se suicider tout court… D’ailleurs, parfois je me demande s’il ne la pas finalement fait. Métaphoriquement parlant, j’entends ! Parce que là, aux dernières nouvelles, il va plutôt bien !
Surtout depuis qu’il sait maintenant que la réussite professionnelle n’est en rien garante d’un bien être personnel. Bien au contraire, le travail lorsqu’il ne s’occupe que de lignes de dépenses et en oublie l’humain, peut tuer aussi sûrement qu’une balle.

Seul compte la vie.