Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


jeudi 31 décembre 2009

Des mercis plutôt que des vœux

Bon, je vous le dis comme je le pense, je n’ai pas l’intention de trop m’attarder sur cet ultime billet de l’année 2009. Non-pas qu’il n’y aurait pas grand-chose à dire sur cette année qui vient de s’écouler, loin de là, mais disons que j’ai en ce jour une bonne grosse flemme des familles.

Néanmoins, j’ai quand même une petite chose qui me trotte dans la tête, et si vous avez cinq minutes j’aimerais bien vous en toucher deux mots.

Depuis quelques jours je réfléchis sur cette tradition qui consiste à chaque fin de cycle solaire de souhaiter le meilleur aux autres ainsi qu’à soi-même…
Bon, je sais, si vous lisez mon billet de l’année dernière écrit en ce même jour, vous vous apercevrez que je me la posais déjà cette question… A croire que je n’ai pas trouvé de réponse puisque cela recommence. Mais bon, le fait est que les us nous imposent de faire des vœux.

Des vœux… Voilà bien un truc qui n’a aucun sens. C’est vrai quoi… Pour faire des vœux il faudrait pour le moins que l’on soit persuadé que les choses peuvent nous tomber comme ça, toutes crues, dans la bouche… Et pour que cela arrive, il n’y a pas à tortiller, il faudrait qu’une instance supérieure, capable de maitriser les lois de la probabilité, existe.
Et ça, vous savez bien que c’est une hypothèse que je me refuse à envisager. Donc, en toute logique, et jusqu’à preuve du contraire, le fait de prononcer à voix haute ou par écrit une espérance quelconque, ne présume en rien de l’augmentation de la probabilité qu’elle se produise.
Non, franchement, cela n’est pas très sérieux comme tradition… Quitte à absolument effectuer un geste symbolique, je me dis que cela serait peut-être plus profitable à tous de faire l’inverse. C'est-à-dire qu’au lieu de porter toute son énergie vers un avenir hypothétique qui sera forcément déçu pour la plupart d’entre nous, je me dis qu’on pourrait par exemple, c’est juste un exemple, se focaliser sur les bonnes choses qui nous sont arrivées pendant la période écoulée. Non ? Vous ne croyez pas que ce serait bien plus utile ?

Moi j’crois bien… Cela nous remonterait le moral, et permettrait de souder les gens à partir de choses réelles, vécues ensemble. A mon sens ce serait un ferment bien plus porteur d’espoir que le simple fait d’espérer en une intervention divine ou en je ne sais qu’elle donne favorable des cartes de nos vies…
En ces temps où l’on se pose plein de question sur l’avenir de notre planète, aussi bien en termes écologiques, économiques ou politiques, je pense qu’il serait bien qu’on apprenne à se contenter de ce qu’on a déjà, plutôt que d’espérer en avoir plus…

Aussi, cette année je vais essayer de me conformer à ce que je viens de vous dire et simplement remercier les êtres humains qui, par leur présence, leurs paroles, leurs pensées même, ont jalonné ma vie durant cette année. Merci les gars, merci les filles. Vous m’avez apporté plein de choses, et ça c’est bien. C’est bien parce que grâce à vous j’ai le sentiment d’être une personne meilleure que celle que j’étais l’année dernière.

Alors bien sûr je ne vais pas citer ces personnes nommément… D’abord je crois qu’elles se reconnaitront d’elles-mêmes, et puis je me dis que si j’en oublie, certaines risquent d’en être froissées… Donc, on va rester dans le flou global et artistique, mais sachez toutefois qu’elles sont nombreuses et présentes pour la plupart tout au long des lignes de ce blog.

Or donc, chers amies et amis, je vais vous laisser ainsi pour cette année. En n’oubliant pas cependant de vous embrasser très fort toutes et tous…

Et à l’année prochaine !

mercredi 30 décembre 2009

La taxe carbone à l’incinérateur

Alors que je me languissais sur mon canapé, pianotant frénétiquement de mes doigts experts les boutons de ma télécommande à la recherche d’un programme digne d’égayer ma première partie de soirée (la seconde étant d’emblée consacrée au Seigneur des anneaux : Les deux tours), je tombais sur une chaîne info sur laquelle défilait un bandeau rouge porteur d’une nouvelle fort réjouissante pour cette fin d’année : Deux jours avant sa mise en application, le Conseil Constitutionnel annule la Taxe Carbonne.

Une petite jubilation intérieure et un frémissement de satisfaction plus tard, je me dis alors que parfois, je dis bien parfois, les choses sont bien faites et que, griotte sur le clafouti, j’ai avec ce sujet de quoi ainsi m’acquitter de mon labeur quotidien.
Donc, c’est dès potron-minet que je me mets en quête d’informations supplémentaires pour étayer mon argument, consultant les sites journalistiques ainsi que les blogs… Las, la nouvelle étant tombée en début de soirée, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la quenotte. Peu de réaction ou de commentaires, mais l’ensemble des médias s’accorde pour qualifier cette annulation pure et simple de « camouflet ».
En gros, il s’agit là d’une grande claque dans la gueule de Sarkozy, histoire de bien finir l’année.

Donc, vous comprendrez que d’un point de vue purement hédoniste, je ne peux que me réjouir en ce jour.

Yes ! Youppie ! Merci les Sages du CC ! Bravo Debré ! Prend-ça dans ta face Sarko, et bonne année !

Bon, il me faut cependant modérer mes ardeurs, car le Conseil s’il a annulé la taxe carbone a cependant validé deux autres monstruosités, à savoir la taxation des accidentés du travail et la suppression de la taxe professionnelle. Tout n’est pas parfait, mais bon, quand même… Ne boudons pas notre plaisir, pour une fois que nous pouvons en avoir un !

J’aime assez la formulation du Conseil : « par leur importance, les régimes d’exemption institués par la loi déférée étaient contraires à l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique et créaient une rupture caractérisée de l’égalité devant les charges publiques. » En clair, ça veut juste dire que cette taxe était tout simplement inefficace et injuste.

Ce n’est pourtant pas faute de l’avoir crié sur tous les toits que taxer les pécores sur leurs émissions de carbone et d’en exempter les industriels et les entreprises, ça ne pouvait pas passer ! Même la folle du Poitou elle l’avait dit !

Moi ce qui m’a fait marrer, c’est la réaction de Cécile Duflot… Oui je sais, vous allez me dire que je m’acharne, mais que voulez-vous j’ai la haine durable. Elle a déclaré qu’elle était ravie de cette annulation car pour elle la taxe était une fumisterie. Qu’elle hypocrite celle-là ! Si on l’avait écouté, on en aurait payé le double !

Après l’échec du sommet de Copenhague, voici donc un nouveau revers infligé à ceux qui pensent que la lutte contre le changement climatique ne se conçoit que dans une vision capitaliste du monde. Avec cette vision, les intérêts des grands groupes seront toujours préservés au détriment du populo et la planète n’en retirera rien de bon.

Allez braves gens ! Réjouissez-vous ! Vous allez, nous allons, pouvoir péter tranquille pendant encore quelques temps !
Enfin, jusqu’à ce que la bande de tarés qui nous gouverne invente autre chose…

mardi 29 décembre 2009

Mais où est passé Guillon ?

Ce matin, alors que je faisais un petit tour sur le site de France-Inter, histoire de me faire une petite session de rattrapage vidéo des dernières galéjades jouissives de mes humoristes préférés, Didier Porte et Stéphane Guillon, je me suis retrouvé comment dire… Grosjean comme devant en ce qui concerne ce dernier.
Le Guillon est absent de l’antenne pour la semaine et est remplacé fort désavantageusement par Daniel Morin… Merde ! Que je me dis alors. Fait suer !

Et puis, alors que j’en étais là de mon désappointement, je me suis fait la réflexion suivante : C’est moi ou bien ça fait quand même un petit moment que je ne retrouve plus mon Guillon dans son exercice quotidien ?

C’est alors que je me suis souvenu du spectacle que j’ai revu la semaine dernière sur Paris-Première, enregistré en juin je crois, où l’humoriste annonçait qu’il allait continuer sa chronique en lieu et heure habituelle pour la saison 2009-2010… Force m’est de constater que si ça a bien été le cas à la rentrée, au fil de l’automne ses interventions se sont peu à peu espacées, pour devenir presque anecdotiques…
Que ce passe t’il donc ? Le sinistre Philippe Val aura-t-il eu raison d’une des dernières voix dissonantes de notre Service Public ? Assistons-nous à un complot machiavélique tentant de punir le trublion pour ses irrésistibles boutades sur les grands de ce pays ? A moins que, soyons honnête, le Guillon soit trop occupé à préparer son nouveau spectacle qui doit commencer en janvier ?

Franchement, je suis perplexe. J’imagine mal concevoir que Stéphane Guillon soit tant que ça accaparé par les répétitions au point de ne plus avoir le temps de pondre son billet d’humeur quotidien…
Autre hypothèse, il continu à officier, mais on ne retrouve plus ses interventions sur le site des vidéos de France-Inter… C’est possible aussi, vu que je n’écoute et ne regarde cette radio que via le net…

Dernière supposition, la menace d’une plainte déposée par Eric Besson aura-t-il refroidit les ardeurs de la direction de France-Inter ? J’ai du mal à l’envisager puisque le billet concerné date de fin novembre, alors que j’ai bien l’impression que les interventions de Guillon ont commencé à s’espacer bien avant…
Tiens d’ailleurs, puisqu’on en parle, je vous mets la vidéo en question, histoire de vous la remettre en mémoire.


Le mariage gris d'Eric Besson
par franceinter



Tout cela me fait penser à une petite conversation que nous avons eue, Cécile et moi, avec quelques abrutits de droite sur Fesse de Bouc au sujet de Guillon… Ses détracteurs sont légion, à la mesure de son talent devrais-je ajouter.

Bref, si vous avez comme moi cette impression que l’on écarte peu à peu notre Guillon national, ou que vous avez des informations complémentaires, sachez que je suis preneur. Cette histoire me tarabuste un peu la tête et j’aimerais bien en avoir le cœur net.

lundi 28 décembre 2009

J’ai encore rêvé d’Elle

Pas beaucoup d’inspiration en ce début de dernière semaine de l’année… Pas d’inspiration du tout devrais-je dire.
L’actualité tourne au ralenti en ce moment, à moins que ce ne soit ma pomme qui n’arrive pas à se connecter suffisamment au monde qui l’entoure pour en tirer de quoi gribouiller quelques lignes.
Ouais, c’est plutôt ça je pense… J’ai la tête ailleurs.

En ce moment je rêve beaucoup. Des rêves agréables en règle générale, mais surtout des rêves avec des personnages récurrents. Des femmes pour tout vous dire, et plus particulièrement une.

Et c’est ce qui m’est arrivé cette nuit, j’ai encore rêvé d’Elle.

Elle, ça va faire vingt ans que j’en rêve. Au début c’était quasiment toutes les nuits. Pendant cinq ans au moins, à chaque fois que je fermais les yeux, Elle était là. C’était des rêves douloureux, humiliants même. Elle me rejetait encore et encore. Elle se moquait de moi…
Imaginez un peu ce que cela peut être de revivre encore et encore toujours la même douleur pendant cinq ans… Ça fait un mal de chien je peux vous le dire. Parfois je me dis que c’est peut-être pour ça aussi que j’ai commencé à picoler à l’époque… Pour dormir d’un sommeil sans rêves. Mais cela ne marchait pas vraiment.

Puis les rêves se sont espacés au fil du temps. Pendant les dix années qui ont suivies, de tous les jours je suis passé à une fois par semaine, puis une fois par mois… Je vous dis ça comme ça, à la louche. Le contenu a changé aussi. De la douleur je suis passé peu à peu à des rêves plus… Comment dire… Au lieu de me faire du mal, elle me donnait de l’espoir. Une autre forme de douleur en fait…

Ces cinq dernières années, Elle ne me hante que quelques fois dans l’année, et se sont des rêves merveilleux. Erotiques la plupart du temps. Nous sommes ensemble de nouveau après vingt ans, heureux…
Avez-vous déjà rêvé que vous étiez heureux ? Le vrai bonheur, celui qui vous étreint les poumons à vous en faire mal. Des rêves tellement persistants que même le fait de vous les remémorer vous fait de nouveau ressentir cette étreinte ?

Et bien c’est ce qui m’arrive lorsque je rêve d’Elle. C’est tellement fort, physiquement, qu’il me faut parfois la journée pour m’en remettre. Dans des moments comme celui-là, je voudrais passer mon temps à dormir… Tien, pour tout vous dire il me tarde que midi arrive pour que je puisse manger et aller me coucher… Peut-être qu’Elle reviendra me voir ?

Je ne suis pas un adepte de l’oniromancie, loin de là. Pour moi les rêves ne sont que l’expression subconsciente d’une angoisse à travers le prisme des informations récentes que le cerveau tente d’ordonner pendant la phase du sommeil paradoxal… Pourtant, je regrette parfois de ne jamais avoir abordé cette histoire de rêves avec mon psy lorsque j’en consultais un… on avait déjà assez de boulot par ailleurs. Peut-être qu’il aurait eut une explication à me fournir sur tout ça ?

Bon allez, il va être onze du mat, et dans trois heures maxi je vais aller m’allonger sur mon canapé… La pénombre et les bruits du milieu de journée sont de grands pourvoyeurs de rêves, et il me tarde de découvrir si le fait de vous avoir parlé d’Elle me fera de nouveau la serrer dans mes bras…

Découvrez la playlist Elle avec Il était une fois

dimanche 27 décembre 2009

Une nouvelle donnée à mon équation…

Et bonjour vous !
Hier au soir dans un commentaire, notre chère Cécile me demandait où j’en étais de mes problèmes de santé… Rapport avec le billet de l’année dernière sur le sujet, qui se trouve actuellement dans la marge.
J’ai alors répondu brièvement que cela ferait l’objet d’un billet prochain, tant il est vrai que je vous ai laissé plutôt dans le flou sur ce sujet particulier.

Ceux qui commencent à bien me connaitre s’en sont douté, si je ne vous en parle pas, c’est que ça ne va pas bien. Je suis comme ça, quand ça ne va pas, je préfère garder ça pour moi plutôt que d’en parler.
Est-ce bien, est-ce mal ? Je ne sais pas, mais le fait est que lorsque quelque-chose cloche (-pied !) je préfère faire le canard et attendre que les choses s’arrangent d’elles-mêmes.

Alors, reprenons un peu cette histoire de cheville.

Le 2 juillet 2009, je me suis enfin fait retirer ce fichu clou qui me maintenait la cheville depuis 18 mois. Je dis enfin, parce que normalement cela aurait du être fait au moins six mois plus tôt… Mais voilà, pas de bol, je souffre d’une algoneurodystrophie, ce qui fait que la consolidation du bordel a pris plus de temps que prévu. La photo, là en haut à gauche, c'est celle de mon pied au sorti de l'intervention... Il est beau hein ?

Je rappelle à ceusses qui n’ont pas suivi l’affaire que l’hypothèse médicale de départ était que si j’avais cette algo-machin-chose à mon petit peton, c’était la faute dudit clou. Donc, avec l’ablation du matériel les choses étaient sensées s’arranger tout doucement… C’est donc avec soulagement et espoir que j’ai entamé mon été, guettant le moindre signe d’amélioration. J’étais attentif à mon corps comme qui dirait…

J’ai attendu tout l’été que les choses aillent mieux. Et puis, à l’automne j’ai commencé à me démobiliser… Ouais, on va dire ça comme ça.

La douleur, toujours la douleur… Aucune évolution ne daignait montrer le bout de son nez. Mais plus que tout, j’avais l’intuition que cette fameuse hypothèse de départ n’était plus la bonne. Bref, j’ai cessé peu à peu de croire que les choses pouvaient s’améliorer.
Je ne suis pas allé à un rendez-vous de contrôle avec mon chirurgien… Puis deux. La confiance que je lui avais accordée pendant ces deux années a disparue. Et lorsque je ne fais plus confiance à quelqu’un, c’est fini pour de bon. Vous le savez, je suis têtu et fidèle, mais lorsque l’on me déçoit, je deviens têtu et rancunier.

Le problème voyez-vous, c’est qu’il n’existe pas d’autres hypothèses sur lesquelles je puis me rabattre. Le plan c’était que l’on me soude la cheville pour que les frottements arrêtent de me bousiller les os que l’absence de cartilage rendait sujets à des œdèmes et provoquait des crises d’arthrite carabinées. Solution radicale s’il en est. Plus radicale aurait été de me la couper.
Sauf que je me retrouve maintenant avec une cheville immobilisée, et qu’au lieu de douleurs en fin de journée, j’ai mal tout le temps.
Bilan de ces deux dernières années, nul. Je dirais même négatif. A ce compte, vous comprendrez que le moral en prenne un coup…

Rassurez-vous, je dis que le moral en a pris un coup, mais pas au point de me pourrir la vie pour autant ! C’est juste qu’il me faut entamer maintenant un processus que l’espoir m’empêchait d’envisager jusqu’à présent. A savoir accepter mon sort et ma douleur.
J’ai mal, et j’aurais mal jusqu’à la fin de mes jours. L’opération qui devait m’enlever ce mal n’a pas fonctionnée, donc maintenant il va falloir que je fasse avec.

J’en suis là. Je commence à m’y faire tout doucement… En fait c’est juste qu’il me faut intégrer une nouvelle donnée à l’équation de ma vie… Un nouveau paramètre. Cela ne la remet pas en cause, loin de là, mais ça va la changer. Et ça, il faut que j’arrive à l’intellectualiser !

Voilou les poteaux ! Que cela ne vous empêche pas de passer un excellent dimanche ! Pour ma part je vais me regarder les derniers épisodes de la saison deux de Dollhouse. Cette chère Eliza Dushku me fait kiffer grave !

vendredi 25 décembre 2009

Simon’s Cat

Alors, comment ça va ? La soirée s’est bien passée ?

Bien, tant mieux… Bon alors, pour aujourd’hui on va se la jouer tranquille. Même si pour moi la soirée d’hier fut une soirée comme les autres (à ceci près que les programmes télés étaient particulièrement chiants), je me doute que vous, les quelques lecteurs égarés qui passerez par ici en ce jour de Noël vous n’aurez peut-être pas l’esprit à l’analyse politique. Ça tombe bien, moi non plus.

Donc, si ça vous dit, je vous propose quelque chose de reposant et d’amusant pour égayer votre journée.
J’ai découvert ces petites merveilles chez le compère 2Casa il y a quelques jours, et je me suis tout de suite dit qu’il fallait que je vous en fasse profiter. J’ai commencé par mettre une des vidéos dans la marge, mais apparemment personne n’a réagit… Donc, comme je suis têtu je vous en remets une couche pour être sûr que vous ne passiez pas à côté.


Si comme moi vous êtes amoureux des chats, vous allez vite comprendre que ce qui me fait kiffer dans ces petits dessins, c’est la justesse avec laquelle l’auteur retranscrit le comportement de ces bestioles… Adorablement chiantes.







jeudi 24 décembre 2009

Si Besson est un Laval, alors Dray c’est quoi ?

Bien ! De quoi allons-nous bien pouvoir parler aujourd’hui ?
C’est bien la question que je me pose, sachant qu’il y a peu de monde qui me lira, because c’est la fête à neuneu ce soir et demain…

Depuis le début de la semaine d’ailleurs la fréquentation de ces lieux baisse significativement et d’une façon qui, en dehors de cette période festive, aurait l’heur de m’inquiéter…
Mais bon, tout le monde n’a pas la chance qui est la mienne de ne pas avoir autre chose à faire que de s’occuper de soi-même, et j’imagine que ces fêtes en accaparent plus d’un.
Donc chers lecteurs absents, sachez que je ne vous en veux pas.
Non seulement je ne vous en veux pas, mais en plus je vous souhaite de bien vous amuser, de bien manger et de bien boire. Le temps sont durs, et une occasion comme celle-ci de faire semblant que tout va bien est une occasion à ne pas manquer !
Et pour ceux, qui comme moi jusqu’à il y a peu, n’arrivent pas à se sentir joyeux sur commande, et bien je n’aurais qu’une chose à dire : Serrez les fesses et bourrez-vous la gueule, ça passera plus vite.

Bien, ceci étant dit, la politique n’a que faire de vos agapes propres à vous faire dépenser les sous que vous n’avez pas. Elle continue sont bonhomme de chemin même en cette veille de Noël, et c’est tant mieux pour moi.
Que lis-je dans les colonnes du Libération ce matin ? Julien Dray ouvre sa gueule pour prendre le parti de Besson ?
Et bien, on ne peu pas dire que c’est sa conscience qui l’étouffe celui-là !

Reprenons, si vous le voulez bien, le fil de cette petite saynète qui anime cette fin d’année.

Jean-Christophe Cambadélis, député PS a, au début de ce mois, eut l’outrecuidance d’assimiler le Sinistre Eric Besson, à un de ces non-moins sinistres prédécesseurs, à savoir le sieur Pierre Laval. Ces propos exacts étaient : « Pour moi, c'est Pierre Laval. A gauche, il n'a jamais été reconnu. Mais comme il s'estime plus intelligent que les autres, il finit par démontrer qu'il peut l'être à gauche comme à droite. Sans aucun état d'âme »

Aussitôt, ledit Besson décide porter plainte contre Cambadélis. Le motif de la plainte, on ne le connait pas… Injure ? Diffamation ? Référence historique inadéquate ? Bref, le Sinistre Besson n’entend pas que quelqu’un ose dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas, à savoir que son boulot pue autant que s’il était commissaire chargé de la question juive en 40.

En fait, et il faut le savoir, le commissaire à la question juive était le sieur Xavier Vallat, et non-pas Laval. Pierre Laval lui, était juste numéro deux du gouvernement de Pétain, donc pour ce qui est de la référence historique, Cambadélis s’est un petit peu planté… Mais bon, il est vrai que le nom de Laval est quand-même plus connu que celui de Vallat, donc on pourrait à la rigueur convenir que la licence est de moindre importance… De plus, le Laval a fini ses jours avec douze balles dans la peau, alors que Vallat lui fut amnistié et continua à déverser ses immondes publications pendant trente ans.

Donc, à la rigueur, Besson pourrait bien faire condamner Cambadélis pour méconnaissance de son programme d’histoire, mais c’est tout. Pour le reste, ce n’est qu’affaire de jugement, de références personnelles, et je gage qu’un juge aurait bien du mal à se prononcer là-dessus. A moins, bien sûr, que l’opinion d’une personne devienne un délit auquel cas, les carottes de Cambadélis seront aussi cuites que les juifs déportés par Vallat. (Oups !)

Nous en étions là de cette petite histoire jusqu’à ce que Julien Dray décide de tester sa toute nouvelle fausse blanchitude récemment retrouvée, et demande à ce que Cambadélis s’excuse pour ses propos…

« Choquants » dit-il. Une insulte grave selon lui…

Dis-donc Juju, tu recherches un nouveau boulot ou bien ? T’as envie de te faire bien voir de la traitresse clique qui remise ses idées au fond de leur poche pour aller bosser pour l’ennemi ?
Non, parce que si ce n’est pas ça, ça y ressemble bougrement quand-même !

Décidément, il nous les aura toutes fait ce sacré Dray… Piquer dans la caisse, se faire « blanchir » par un procureur UMP notoire et prendre le parti de la pire ordure que ce gouvernement puisse receler…
Quelque chose me dit que d’ici peu, le sieur Dray se verra affublé du titre qui est actuellement celui de Besson : Sinistre. En tous cas, vu la côte qu’il a en ce moment au PS, on pourrait aisément le prévoir…

mercredi 23 décembre 2009

Jean-François Copé court-circuite le débat sur la burqa

Jean-François Copé est un homme intelligent et ambitieux. Ça, il faudrait vraiment être aveugle, sourd et débile pour ne pas l’avoir remarqué et l’accepter. C’est pour cela que lorsque celui-ci fait une connerie, ou quelque chose qui ressemble à une connerie, il faut toujours se demander pourquoi il l’a faite. La meilleure des façons d’appréhender le gus est encore de se dire qu’il ne fait pas de connerie, jamais. Il avance ses pions, c’est tout.

Donc, demandons-nous pourquoi Monsieur Copé a décidé de court-circuiter la mission parlementaire chargée de se prononcer sur le port de la burqa en déclarant vouloir déposer dès janvier un projet de loi sur le sujet.

Une mission qu’il appela de ses vœux, rappelons-le. Enfin… Appeler de ses vœux n’est peut-être pas l’expression adéquate… Disons que par respect pour l’institution à laquelle il appartient, il ne pouvait faire autrement que de privilégier sa paroisse ainsi que son fonctionnement.

Sauf que la commission en question planche depuis six mois sur le sujet, et que probablement le Copé trouve que cela suffit. Deux hypothèses me viennent à l’esprit pour justifier de cette précipitation :

La première est que JF s’inquiète de ce qui peut ressortir des débats de cette commission. Peut-être qu’il considère que le procédé démocratique risque de ne pas aboutir à ce qu’il souhaite depuis le début, à savoir une loi forte interdisant le port du voile intégral aussi bien dans les lieux publics que dans la rue.
Il est vrai que le problème est complexe puisqu’il s’agit ni plus ni moins que de restreindre une liberté au nom de… la liberté. C’est kafkaïen comme dilemme. Et même, sans être spécialiste en droit constitutionnel j’aurais tendance à penser que la philosophie de nos différents textes fondateurs, tolérants par nature envers les croyants de tous poils, ne nous permettrait pas d’arriver à une telle extrémité.
Comme sur le sujet de la votation suisse, nous parvenons sur ce type de confrontations, aux limites de ce que la démocratie propose.

Ma deuxième hypothèse est que le Copé n’a pas agit seul comme la presse semble le dire, mais sur commande du grand patron et au nom de l’UMP toute entière…
Le but, endiguer la fuite d’une partie de son électorat que le débat sur l’identité nationale aura renvoyé vers ses premiers amours, à savoir l’extrême droite.
Et oui, c’est bien ça qui est marrant dans l’histoire. Sarkozy a voulu proposer un os à la frange nauséabonde qui compose sa piétaille de base, mais il n’aura réussit qu’à lui rappeler qu’après tout l’UMP n’est pas le FN… Les derniers sondages sont édifiants, la bête immonde que l’on croyait définitivement absorbée, digérée par Sarko, est en pleine renaissance depuis quelques mois. Et dans le contexte des régionales qui s’annoncent, il est hors de questions de partir à la bataille avec un FN à 10% comme cela semble se dessiner.
Donc, branle-bas de combat, hissez haut les couleurs, et montrons à ces peigne-culs que les Le Pen père et fille, ne sont pas les seuls à vouloir bouter le bougnoule hors nos murs.

Laquelle de ces deux hypothèse est la bonne ? Connaissant (un peu) la politique j’aurais tendance à dire les deux mon capitaine.

En attendant, la presse main-stream se focalise ce matin sur l’apparente contradiction du sieur Copé. Rien ne semble plus important que ça, relever le double langage et les postures ambigües… Pourtant, depuis le temps, ils devraient quand même savoir que ces politiques n’ont pas vraiment de figures, et que se faire prendre en flagrant délit de double langage ne leur fait plus ni chaud, ni froid. Seul compte l’ambition.

Et l’ambition du moment, c’est de faire perdre un maximum de régions à la gauche dans trois mois.

lundi 21 décembre 2009

Tout fout le camp

Tout fout le camp en cette pénultième semaine de l’année, vous avez remarqué ? C’est dingue comme les choses s’accélèrent, un peu comme si quelqu’un tenait absolument à nous pourrir l’année jusqu’au bout du bout.

Il neige en hiver pour la plus grande grand joie des enfants mais au grand désespoir des beaufs moyens qui critiquent les incuries de l’Etat. Ceux-là même qui votent UMP et prient tous les dimanches pour la réduction de la dette par la baisse des dépenses publiques… Sombres crétins égoïstes qui ne voient pas plus loin que leurs petits ennuis personnels sans comprendre qu’ils en sont la cause…

Le Show de l’année, The moment de vérité, le sommet de Copenhague qui ne déboule sur rien, même pas une photo de groupe, puisque tout le monde semble avoir autre chose à faire que de s’occuper vraiment des enjeux écologiques de ce monde. Une catastrophe, une honte, un formidable gâchis ; Les superlatifs ne manquent pas pour décrire cette fumisterie.
Pourtant, si ceux-là même qui crient à l’injustice mondiale avaient pris la peine de réfléchir deux minutes, ils n’auraient sans doute pas misé tant d’espoir sur ce sommet… Ce n’était pourtant pas si compliqué de deviner qu’il ne pouvait en être autrement.

Ce dernier trimestre aura vu se multiplier, ce que d’aucuns nomment, des dérapages verbaux, et que moi j’aurais tendance à appeler des déclarations révélatrices. La faute à cet immonde débat sur l’identité nationale qui donne des ailes aux racistes de tout poil. Sous prétexte de donner la parole au peuple, les crétins décérébrés se croient autorisés de migrer des comptoirs des bistrots qu’ils fréquentent habituellement pour déblatérer leur haine en plein sur la place du village… Avec la bénédiction d’un gouvernement qui ne souhaite qu’une chose, décréter que ces voix avinées sont celles de la France toute entière et se servir d’elles pour instaurer encore plus de sécurité et de libéralisme…

Et vous voulez que je vous dise ? Ce n’est pas fini. L’année prochaine sera encore pire.
Mettez-vous ça dans le crâne dès maintenant, cela vous évitera des désillusions.

Bon, je sais que ce que je raconte là n’est pas très gai pour un lundi matin. Mais que voulez-vous, c’est bien tout le sentiment que m‘inspire cette fin d’année…
Par contre, si cela peut vous remonter le moral, je peux vous dire qu’en ce qui me concerne ce n’est pas parce que les choses s’annoncent sous de sombres auspices que j’ai l’intention de baisser les bras !

Je continuerais à pousser mes gueulantes puisque qu’apparemment la majorité continue d’être sourde…

Allez ! Haut les cœurs ! Et faites gaffe en sortant de bien vous couvrir, parce que dehors, il caille !

samedi 19 décembre 2009

Jolie surprise



Oh quelle jolie surprise ce matin en ouvrant les volets !



Du soleil, un ciel bleu, et un blanc manteau recouvrant les collines…



Aussitôt, alors que la journée s’annonçait cocoonesque et flemmardes, le Gwen se saisit de son appareil, chaussa ses grôles, et sortit faire un tour pour immortaliser ce moment si rare.

La dernière chute de neige sur Nice date de 2005 et elle a tenue toute une journée ! Alors que celle-ci ne verra sans doute pas le soir venir…

Bon weekend à tous !

vendredi 18 décembre 2009

Julien Dray blanchi : Ah bon ?

Alors comme ça, si j’en crois les nouvelles, Julien Dray aurait été blanchi des accusations portées contre lui depuis un peu plus d’un an ?

Merde ! Il va falloir que je m’excuse alors… Ben oui, ce serait la moindre des choses compte tenu de toutes les méchancetés que j’ai pu déblatérer sur lui. Si je veux être un tant soit peu cohérent avec mes valeurs, il va falloir que je fasse amende honorable et que je me fustige devant vous pour avoir bafoué la présomption d’innocence et voué aux gémonies ce pauvre Juju.
Pire, il va me falloir m’écraser devant ceux qui l’ont défendu bec et ongle et chez qui j’ai eu le culot d’aller porter la polémique… Fait suer !

Bon, allez ! Un peu de courage Gwendal ! Ce type était innocent, et tu l’as pendu avant même qu’il ne soit jugé, et ça, Gwen, c’est pas bien. Qu’importe tes convictions sur l’abus de confiance, les détournements de fonds publics ou associatifs. Qu’importe la trop haute estime en laquelle tu portes la fonction politique. L’important est que tu n’as pas à dégommer les gens sur de simples soupçons ! C’est pas bien on te dit !
Regarde-toi maintenant ! Tu as l’air d’un con, et tu galères à trouver les mots pour cacher ton embarras !
Tu es pathétique mon pauvre Gwen…

Même le procureur Marin il a dit que Juju n’était pas coupable des accusations portées contre lui… Et pourtant Marin, c’est pas un rigolo. C’est le gus qui a requis contre Dominique de Villepin et les terroristes anarcho-autonomes de Tarnac ! Le boucher de Pontoise on l’appelle !

Tiens ! Regarde un peu ce qu’il a dit dans son rapport envoyé au Parquet (Source le Monde) :

"Aucun élément objectif de l'enquête, ni aucune déclaration, ne permet d'apporter la preuve, avec suffisamment de certitude, qu'il connaissait l'origine véritable des fonds (...), encore moins qu'il soit intervenu dans la mise en place du système."

Et toc !

Et concernant les sommes prêtées et remboursées par Dray : "Le délit de blanchiment du délit d'abus de confiance n'apparaît donc pas suffisamment établi à l'encontre de Julien Dray pour permettre le renvoi de celui-ci devant le tribunal correctionnel."

Re-Toc !

Pour ce qui est de l’achat d’une montre de 7000 euros (5 smics) grâce à un chèque de l’association SOS-Racisme, le procureur Marin déclare :

"Le délit d'abus de confiance paraît caractérisé à l'encontre de Julien Dray", mais comme il s’agit d’une association financée en partie par le député, cela "atténue sensiblement la gravité de l'infraction"…
Concernant les associations, le parquet note à leur propos une "grande confusion et une absence de rigueur", la création des Parrains de SOS-Racisme ayant "permis de contourner les contrôles imposés (...) pour pouvoir procéder, sans contrainte, à des règlements échappant aux déclarations fiscales ou sociales".

Et de conclure ainsi : "les abus de confiance susceptibles d'être retenus" (…) "apparaissent caractérisés, leur gravité est relative si est admise la notion de groupe d'associations se portant mutuellement assistance".
"Les remboursements intervenus, l'absence de plainte de la part des associations concernées qui n'estiment pas avoir subi de préjudice, la relative modicité des sommes en jeu, conduisent à considérer que la saisine du tribunal correctionnel par voie de citation directe n'apparaît pas nécessaire pour réparer le trouble public susceptible d'avoir été causé par les agissements des protagonistes de cette affaire. La voie alternative aux poursuites du rappel à la loi semble être suffisante."

Et vlan, prend-toi ça dans la tronche vil persifleur que tu es….

Eh, attendez une minute ! J’ai bien lu ce que j’ai lu là ?

Abus de confiance ? Absence de rigueur ? Absence de plainte ? Rappel à la loi ? Mais dites donc, ça ne veut pas dire qu’il est blanchi le Juju… Cela veut juste dire que compte tenu des sommes peu importantes (pour qui ?) et le fait que les associations concernées soient « proches » du suspect et qu’elles aient décidé de le couvrir en ne portant pas plainte, il n’apparait pas nécessaire de faire un procès à ce monsieur !
Et un rappel à la loi c’est quoi ? Selon Jurispedia, c’est une possibilité offerte au parquet, en cas d'infraction de faible gravité, de faire prendre conscience à l'auteur de l'infraction qu'il a commis un acte illégal pour éviter qu'il ne récidive…

En clair, c’est juste une petite tape sur la main. Un truc du genre « responsable mais pas coupable »… Le Julien est un filou, un magouilleur de première, mais le procureur conclu que ce n’est pas grave, et qu’il a le droit d’être un filou et un magouilleur de première.

Ça me troue le cul dis-donc… J’ai bien l’impression que la dépénalisation des délits financiers promise par Nicolas Sarkozy est déjà là ! C’est Noël avant l’heure pour les escrocs !

En fait, je me demande à qui peut bien profiter cette pirouette légale qui permet de laisser en liberté un élu du peuple alors même qu’il pioche dans les caisses des associations qu’il parraine. Quand je vois l’embarras dans lequel ce trouvent ses « amis » du Parti Socialiste, obligés qu’ils sont de lui refaire une place après l’avoir blackboulé comme ils le devaient, je me dis que peut-être, je dis bien peut-être, on pourrait imaginer une petite pomme empoisonnée de la part du pouvoir à destination de ce parti d’opposition.
Mais on va encore dire que je suis parano… Pourtant, ce serait tout à fait dans les habitudes de notre Nano-Monarque Démocratiquement Élu, non ?

Bon, et bien ce ne sera donc pas pour aujourd’hui que vous me verrez me morigéner devant vous. Pourtant, je vous jure que c’était ce que je m’apprêtais à faire… (Si c’est vrai !)
Mais que voulez-vous, ce n’est pas de ma faute si parfois, les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être, ni même s’il y a une différence notable entre le fait d’être « blanchi », c'est-à-dire lavé de tout soupçon, et celui de subir un rappel à la loi.

mercredi 16 décembre 2009

Estrosi pratique l’ouverture à gauche

Allez ! J’avais prévu de faire relâche aujourd’hui, mais m’en allant faire mes courses je suis tombé sur la couverture du Nice Matin, que je n’achète jamais.

Comme vous le savez, ou vous vous doutez, Nice est une ville d’opérette. J’entends par là que l’on y pratique l’ostentation plus qu’ailleurs. Tout doit être « à la hauteur » de la réputation de la ville, comme si Nice était un joyau méditerranéen comparable à d’autres cités du même acabit.
Sauf que ce n’est pas le cas, loin de là.
Aussi, dans le cadre de cette politique paillette, nous avons-nous aussi nos stars locales issues du show-biz.
A droite et appartenant au cabinet du maire, la truculente Denise Fabre !
Et à gauche, conseillère municipale et pointant sur la liste PS « Changer d’ère », la sémillante Sophie Duez !
Tadaaaa !!

Estrosi, le Ministre-Maire, est un fervent suppôt de notre président et utilise peu ou prou les mêmes méthodes. Populisme, démagogie et débauchage par tentation. En octobre dernier, il propose à la belle niçoise (pas Fabre l’autre, Duez ! Faut suivre hein !), de prendre la tête d’un comité de « réflexion » sur la réhabilitation des anciens abattoirs à des fins culturelles. La culture n’ayant pas de couleur politique (croit-elle !), la belle s’empresse d’accepter faisant ainsi le jeu du maire et mettant le pied dans ce qu’elle ne savait pas encore être un piège…

Et bien figurez-vous que vendredi dernier, à la surprise des niçois (sauf moi qui n’était pas au courant parce que comme je vous l’ai dis je ne lis jamais les nouvelles locales), Sophie Duez annonce sa démission du conseil municipal pour raisons inconnues car non-communiquées.

Quatre jours plus tard, qu’apprend-on ? Que la même Sophie Duez rejoint l’équipe municipale au titre de Chargée de mission sur le même dossier !

Et c’est là que je me dis que décidemment, je n’arriverais jamais à comprendre ceux qui sont capable de changer de camp…sans changer de camp.
C’est vrai, c’est une chose qui me dépasse ! Comment peut-on, à l’image des Kouchner, Hirsch, Amara et Jouyet, accepter de travailler aves l’ennemi ?

C’est, à mon sens, avoir une bien piètre estime de soi-même que d’accepter ce genre de choses. Piètre estime, ou alors un sens moral relativement élastique capable de s’accommoder de sentiments aussi inutiles que la fierté, la cohérence, l’honneur… Bref, ces valeurs qui me semblent à moi si naturelles.

Alors, je me pose la question… Combien faudrait-il me payer moi, pour que j’arrive à mettre toutes ces valeurs au fond de ma poche avec mon mouchoir par-dessus ?

Je ne sais pas, mais certainement plus cher que le salaire d’un chargé de mission ou le portefeuille d’un ministre.

mardi 15 décembre 2009

Dati, Duflot, ces dames qui animent mon tensiomètre

Aujourd’hui, c’est vidéo. Ouais, il y en a pour qui le mardi c’est raviolis, et bien ici c’est vidéo. Et pas de la vidéo gnangnan, mais plutôt de la vidéo propre à me faire monter la tension.
Cela faisait un bout de temps qu’on n’avait pas de nouvelles de Rachida Dati hein ? Et bien en voici !
Comme vous le savez Rachida Dati a quitté le microcosme politique national pour aller se faire voir à Strasbourg… Au sens littéral du terme s’entend.
Exilée, reniée par son seigneur et maitre la dame est donc maintenant partagée entre son siège du 7ème arrondissement de Paris et celui du parlement de Strasbourg, où il faut bien le dire elle se fait chier grave. Mais alors à un point que l’on n’imaginait pas !


Rachida dati incompetente
par tcroq



On la savait totalement incompétente, et bien voici l’incompétence au service de l’Europe !


La deuxième petite perle concerne une autre femme qui est en passe de m’énerver encore plus que Rachida Dati, je veux parler de Cécile Duflot.
Oui, je sais, elle arrive à dépasser Rachida. C’est vous dire le degré d’énervement.
Hou qu’elle m’énerve celle-là ! Je ne peux pas la voir ! Lorsque je l’écoute, j’ai une furieuse envie de la moucher avec une pelle de boulanger ! Cette morgue qu’elle affiche en permanence. Cette pseudo liberté de ton qu’elle utilise… Alors qu’elle pourrait aisément donner des cours sur la langue de bois à des doctorants en communication ! Bref, elle m’horripile de belle manière.
Et bien la Duflot, non contente de me faire monter le rouge au joues, s’avère également être une menteuse de première.

Je n’ai pas encore trouvé la vidéo sur le net pour vous l’afficher, mais j’ai un Lien ! (entre 02 :08 et 03 :25)

Je savais déjà que l’écologie politique était un leurre, mais je croyais quand même un petit peu que ses défenseurs étaient des idéalistes vertueux, ou du moins se prenaient comme tel.
Et bien non, ils sont comme les autres ! Faites ce que je dis mais pas ce que je fais !
Et en plus, ils se font prendre à leur propre jeu…

lundi 14 décembre 2009

Berlusconi s’en prend une et moi je me pose des questions…

Salut tout le monde ! Vous avez passé un bon weekend ? Bien… Tant mieux !
Pour attaquer cette semaine du bon pied, on va parler un peu de l’agression dont a été victime Silvio Berlusconi hier.

Bon, tout de suite, histoire de mettre les choses au clair, je vous le dis cash, c’est bien fait pour sa gueule.
C’est vrai quoi, je ne vais quand même pas pleurer sur le sort de ce petit Mussolini de pacotille ! Et je vais même vous dire, pour que les choses soient bien claires entre nous, non seulement je n’ai pas envie de pleurer, mais en plus j’en ressens une profonde satisfaction.

Bien, ceci étant dit, à la lecture de la presse en ligne de ce matin, et surtout des commentaires qui en a été fait, je me rends compte que les réactions suscitées par cette agression peuvent être divisées en deux catégories grossières :

Il y a ceux qui s’en réjouissent (comme moi) et ceux qui la déplore…

La première de ces catégories est monolithique. Ceux qui pavoisent à la vue du visage ensanglanté de ce malfaisant sont entiers. Pour eux, qu’importe le moyen, ce qui est important c’est que l’être honni souffre…

La deuxième catégorie elle, se divise en deux sous-catégories.
Ceux qui sont partisans de Berlusconi, bref des connards de droite, et ceux qui ne sont pas fans mais qui bannissent toute forme de violence dans l’expression de leur opinion politique.

C’est cette dernière sous-catégorie qui m’interpelle.
De quoi est-elle faite ? Quels sont les personnes qui la composent et pourquoi ont-ils gardé cette conviction que rien ne doit s’obtenir par la violence ?
C’est quand même très judéo-chrétien comme conception des choses… Et aussi, à mon avis, très naïf.
Tous les grands changements historiques se sont fait dans la violence, c’est un fait indéniable. Alors pourquoi persister à croire que si l’on veut changer le monde, il ne faut surtout pas le faire dans la violence ? C’est historiquement faux !

Franchement, ce genre de conception des choses ne cesse de me poser question… Car, à mon sens, le résultat visible d’une telle pensée est que les choses ne changent pas !
D’ailleurs, je me demande s’il n’est pas devenu politiquement très commode de prôner cette non-violence. Et là, soudain, je me demande encore s’il n’y a pas comme une espèce de contrainte, que les gens vivant en société s’imposent, ou se font imposer, afin que les choses ne changent jamais vraiment… Un complot du politiquement correct qui nous enfoncerait dans l’esprit que de traiter nos dirigeants de nain c’est mal, que de leur jeter des statuettes, c’est mal, que de dire qu’on est content que Berlu ait perdu deux ratiches c’est mal…
C’est peut-être ça que l’on appelle les conventions sociales ? Des barrières auto-imposées pour que notre société ne vole pas en éclat ?
Et pourtant, à un moment il faut bien qu’elles pètent ces barrières, si l’on veut que les choses changent…
Et si finalement cette fameuse pensée unique dont j’entends parler à longueur de temps et dont je ne sais toujours pas ce qu’elle signifie, et si finalement cette pensée unique c’était ça ? Les conventions ? Les précautions de langage ? Les guillemets qu’on applique en permanence sur nos mots ?

Vous voulez que je vous dise, et bien moi pour commencer la semaine, j’ai décidé de me poser tout plein de questions comme celles-ci.

Et du coup, j’ai mal à la tête.

samedi 12 décembre 2009

Réélection de Bernard Thibault, la CGT baisse son froc (encore une fois)

Il y a des fois où la tournure des événements fait qu’on se lève le matin et on se demande si tout ce qu’on fait, tout ce qu’on dit, tout ces mots de révolte alignés au fil du temps, toutes ces petites pierres que l’on pose jour après jour, on se demande si tout cela sert à quelques chose.

Et c’est un peu la question que je me suis posé lorsque j’ai appris la réélection de Bernard Thibault à la tête de la CGT.

Je ne pensais pas qu’il allait être réélu… Non, c’est vrai, j’étais persuadé que la grogne générale que j’avais cru discerner au sein du monde syndical allait pousser dehors ce monsieur un peu trop tiède. Durant cette année 2009 de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer l’inactivité du principal syndicat français, de même que ses postures plutôt paradoxales comme l’expulsion manu militari des sans papiers de la bourse du travail… On a même accusé son dirigeant, Bernard Thibault, d’être « atteint de sarkozysme aigu », comme si celui qui était sensé représenter l’opposition au patronat fricotait avec l’ennemi ! Avec tout ça, je me disais que le Thibault allait être remercié et que les masses laborieuses allaient se reprendre en main… mais non.

Certes, des voix se sont fait entendre lors de ce 49ème congrès pour dénoncer cette dérive libérale, mais lorsqu’il a s’agit de procéder au vote et d’élire le nouveau boss, ces voix se sont vite tu. D’ailleurs, chose bizarre, le Thibault était bien le seul candidat à sa propre réélection, ce qui me plonge dans un abyme de perplexité, et me fait me poser moult questions sur la façon dont ce syndicat fonctionne…

Or donc, Bernard Thibault, ce quinquagénaire à la coupe de cheveux aussi hasardeuse que sa conception de la lutte des classes rempile pour un quatrième mandat. Mandat qui devrait s’achever en 2012, c'est-à-dire en fait que ce tiédeux accompagnera la présidence de Sarkozy jusqu’à son terme, se faisant l’allié objectif de la sape systématique commencée il y a maintenant deux ans et demi.

Si maintenant la CGT se rallie à la conception nord-européenne du syndicalisme, à savoir que la lutte syndicale ne doit plus être dans la confrontation mais dans la concertation, il ne va plus rester que SUD pour réellement défendre les intérêts des travailleurs. Car il faut quand même savoir que cette fameuse concertation dont je viens de parler n’est en fait qu’une vaste fumisterie dont les seuls bénéficiaires sont les patrons et leurs actionnaires ! Vous le savez ça quand même ?
La seule chose que ces gens-là comprennent, c’est l’argent qu’ils gagnent. Et le seul moyen connu, et efficace, pour leur faire arriver à cracher quelques modestes avancées sociales ou pécuniaires, c’est la menace de leur faire perdre cet argent. Preuve en est encore hier, avec les augmentations de salaires obtenues par les chauffeurs routiers.

Le syndicalisme gagne lorsqu’il est dans la rue et qu’il agite un gros gun, pas lorsqu’il est assis en permanence à la droite de son patron !

Alors, traitez-moi de naïf si vous voulez. Pensez de moi que je suis un indécrottable utopiste rétrograde qui ne comprend rien à rien. Imaginez ce que vous voulez…
Mais le fait est que lorsque je vois, ce qui fut jadis le fer de lance de la lutte sociale et syndicale, la terreur du MEDEF et des bourgeois, rentrer dans le rang et baisser son froc. Et bien ça n’a pas vraiment de quoi égayer mes pensées…

Allez camarades ! Bonne journée à vous quand même !

vendredi 11 décembre 2009

Obama, Prix Nobel de la Novlangue

Vous le savez, je suis un Obama-sceptique de la première heure. Appelez ça de l’antiaméricanisme primaire si vous le voulez, mais le fait est qu’on ne me fera pas avaler qu’un Président américain, fut-il jeune et noir, fera autre chose de son mandat que de maintenir l’hégémonie de son pays.
Bien sûr, je connais quelques tiédeux qui me rétorqueront que comparé à Bush, Obama est une bénédiction pour son pays et la planète entière, et qu’il conviendrait de se réjouir, tout ça… Certes, mais c’est là un argument que je n’accepte plus, tellement je commence à en avoir marre de toujours n’avoir le choix qu’entre le pire et le moins pire. Donc, pour ma pomme et jusqu’à preuve du contraire, Obama reste un suppôt du capitalisme au service des intérêts privés de son pays. Point barre.

Comme je l’ai déjà dit, ici ou ailleurs, j’accepterais de mettre un bémol à ce jugement à l’emporte pièce, lorsque son projet de couverture maladie universelle sera accepter… Et encore, je ne suis pas sûr que le bémol soit si important que ça…

Donc je vous disais que je n’étais pas un grand fan d’Obama, et la mascarade à laquelle il s’est livré hier à Oslo ne va pas contribuée à me faire changer d’avis.

Lorsque le comité du même nom a décerné son Prix Nobel de la Paix au tout fraîchement élu président Américain, je me suis insurgé contre ce que j’ai appelé à l’époque un blanc-seing. En effet, je trouvais, et je trouve toujours, qu’un prix de ce genre est sensé être une récompense pour des actes. D’autres l’ont reçu comme telle, Aung San Suu Kyi ou Nelson Mandela pour ne citer qu’eux, et c’est pour moi dévaloriser gravement leurs actions que de donner cette récompense à un type qui n’avait encore rien fait pour la mériter.

Mais bon, cela n’a pas semblé choquer grand monde quand même. J’ai lu tout plein d’explications comme quoi il fallait voir ce prix comme une incitation plutôt qu’une récompense, que les prix Nobels de la Paix était avant tout des « hochets idéologiques »… Bref, rien de bien convainquant en ce qui me concerne.

Et mon scepticisme c’est trouvé confirmé lorsqu’Obama à annoncé la semaine dernière l’envoie de 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan. Un prix Nobel de la Paix qui fait la guerre, ça franchement, c’est un joli pied de nez à ceux qui pensaient que la carotte allait amadouer l’âne. Plus risible encore, est le fait que malgré ses efforts, il y a de grandes chances pour qu’il la perde cette guerre… mais bon, c’est là un autre sujet.

Donc hier, Barack Obama est allé chercher son prix à Oslo et s’est alors fendu d’un discours pour essayer de justifier sa position pour le moins inconfortable. Celle de l’usurpateur venu expliquer que les contradictions n’existent pas.

Pour ce bon Barack, «Les outils de guerre ont un rôle à jouer pour préserver la paix». C’est beau hein ?
En clair, cela veut dire que si je reçois aujourd’hui ce prix c’est parce que mon but est la paix en faisant la guerre… Ou bien c’est parce que je fais la guerre que je veux la paix… Euh, il n’y a pas de dichotomie entre le fait de faire la paix et la guerre en même temps… D’ailleurs la guerre c’est la paix. Voilà, c’est dit !

Argh ! Ca-y-est on y est ! De la pure et bonne novlangue des familles ! Ce bon Orwell doit se sentir tout émoustillé du fond de son caveau tellement le discours du président américain correspond mot pour mot aux dérives qu’il avait imaginé au sortir de la deuxième guerre mondiale !
Non mais sérieusement, vous imaginiez qu’un jour on récompenserait les politiques non-plus parce qu’ils font la paix mais par ce qu’ils sont des commander in chief ? Mais dans quel monde magnifique nous vivons je vous jure !

Blague à part, ce genre de déformation linguistique me donne des boutons. C’était déjà bien assez lamentable de décerner un prix à ce type, mais ça l’est encore plus de l’entendre se justifier de manière aussi éhontée.

Les américains semblent avoir fait leur cette devise latine latine qui dit « Si vis pacem para bellum »… Sauf que, et c’est là qu’on voit que les anglo-saxons sont de piètres latinistes, il semblerait qu’ils se soient un peu emmêlé les pinceaux dans la traduction de cet adage.
Et la traduction exacte qui est normalement « si tu veux la paix, prépare la guerre », est devenue par la grâce de je ne sais quel miracle novlanguien « si tu veux la paix, fait la guerre »…

C’est juste un verbe qui change… Mais apparemment un verbe n’est pas grand-chose aux yeux de monsieur Obama.

jeudi 10 décembre 2009

La fin du pétrole, un doc de Philippe Maréchal

Bon là, je suis un peu obligé de vous parler du dernier doc de mon ami Philippe.
Enfin, obligé… Non, ce n’est pas ça que je veux dire. Je ne suis obligé de rien… mais en même temps, si quand même…

Commençons par le commencement.
Philippe vous le connaissez peut-être déjà comme le taulier du Monde de Philippe. Si vous avez eu la bonne idée d’un jour aller visiter son monde, vous savez que le bonhomme est du genre faux poète campagnard, avec un regard à la fois faussement naïf et faussement grinçant. Pourtant, Philippe n’est pas un homme faux, loin s’en faut (Je sais, je ne suis pas fier de celle-là…).
Et c’est justement ça que j’aime chez lui : Son regard.

Car ce type, il n’est pas fait comme vous ou moi… Il voit des choses que d’une part le commun des mortels ne voit pas, mais en plus il les décrit avec des mots qu’on croirait tout droit sortis de la bouche d’un extraterrestre… Je sais, ça à l’air bizarre dit comme ça, mais je me dis que c’est plutôt normal que les choses particulières soient décrites par un langage particulier.
Une fois que vous avez pris la peine de vous approprier sa prose, et bien je vous jure que le monde de Philippe est magnifique de gentillesse, de compréhension et de poésie… Et surtout, il vous fait vous poser des questions.
Et ça lecteur, c’est bien.

Mais Philippe n’est pas qu’un écrivain (j’ose le titre) mais c’est aussi un réalisateur de documentaire. Et ce talent de poète qu’il utilise dans ces textes se retrouve comme de bien entendu dans ses images.

Et c’est donc de cela dont je voulais vous entretenir aujourd’hui. Sa dernière mouture réalisée pour la TéléLibre, s’intitule La fin du pétrole, et nous parle de la fermeture de la dernière station service de son village.

A une époque où l’on parle d’écologie, de crise énergétique, de décroissance, de crise systémique. A une époque où certains remettent en cause les fondements même de notre économie basée sur le profit de quelques-uns, Philippe s’interroge sur les conséquences de toutes ces merdes qui nous tombent sur le coin de la gueule, et nous en montre les effets immédiatement perceptibles sur la population d’un petit village des Cévennes.

Une station service ferme, et aussitôt c’est toute la population qui se demande comment elle va faire pour vivre, travailler… Des questions simples à un problème complexe, où se mêle les intérêts des grandes compagnies pétrolières et ceux des grands distributeurs. Des questions simples sur le quotidien des gens. Des questions simples à mille lieux des discours des bobos-écolos parisiens…


LA FIN DU PETROLE
par latelelibre



Alors lecteur, j’espère que tu vas, comme moi, apprécier ce moment que je te propose de partager. Car, si tu as ne serait-ce qu’une once de sensibilité, tu ne pourras pas ne pas t’émouvoir devant l’avenir sombre des habitants de cette vallée du Gard...

Bouh ! Je m’aperçois que ce n’est pas si facile de vouloir parler en bien de ses potes finalement !

mercredi 9 décembre 2009

Ecoute lecteur, c’est du bon !

Alors là, je suis sans voix… Les mots me manquent. C’est tellement bon, que la meilleures chose à faire c’est encore de l’écouter….
Et en boucle s’il vous plait !


Sarko: Zéro Pointé !
par franceinter

Apnée, marée de café, Sarkzyte et voilier…

Cela vous est déjà arrivé de vous réveiller en sursaut à 04h42 du matin parce qu’une quantité trop important de saloperies obstrue votre trachée et qu’il vous faut absolument l’expulser, sous peine de ne plus pouvoir respirer et donc de perdre la vie ?
Et bien c’est ce qui m’est arrivé ce matin.

Dans la foulée, histoire de bien continuer cette matinée commencée en beauté, j’ai mal placé la cafetière sur son support, et il m’a fallu un certain temps avant de me rendre compte que le café coulait à côté… La tête dans le cul, passer l’éponge sur la paillasse, les portes des placards et le sol, c’est génial la vie moi je vous le dis !

J’avais bien l’intention de m’intéresser à la tribune que l’autre tache à écrit dans le Monde, mais les forces me manquent… L’envie aussi. J’aurais l’impression de répéter encore et toujours les mêmes choses, et là franchement j’ai pas envie.
Et puis, qui nous dit que c’est vraiment lui qui l’a écrit ? Hein ? C’est tellement emprunt d’ignominieuse religiosité qu’on dirait du Mignon dans le texte.
Wikipédia nous dit qu’il existe quelques 30% d’athées en France. Mais pour Sarkozy, ils n’existent même pas… Je n’existe même pas.

Alors, et bien pour faire quelque chose de reposant pour mes neurones fatigués, je vais me replonger dans ma recherche de bateau pour mon grand projet… En ce moment je m’intéresse de près au Kirk de chez Amel. J’ai assez le concept du cockpit central…



mardi 8 décembre 2009

J’ai la crève !

Ça-y-est, j’ai la crève… Une bonne vieille crève des familles.

Déjà dimanche soir, je l’ai sentie arriver la salope. Je commençais à sentir mes ganglions sous-maxillaires devenir sensibles, j’avais le nez irrité mais pas encore coulant. L’impression que des mains chaudes enserraient ma tête pour la serrer doucement mais fermement… Bref, elle s’est annoncé la bougresse. On ne pourra pas dire qu’elle m’a eu par surprise.

Hier, le nez à commencé à se remplir de plein de choses immondes, la bouche est devenue pâteuse… Le rouleau de sopalin à quitté la paillasse de la cuisine pour venir se poser sur le coin du bureau.
Aujourd’hui, ce même rouleau de sopalin, dont le diamètre baisse dangereusement, est devenu mon meilleur ami. Il éponge tant bien que mal la fontaine qu’est devenu mon pif, l’irritant au passage parce qu’il n’est pas aussi doux qu’un kleenex. Trop cher les kleenex, et il ne me reste qu’un rouleau de PQ et demi… Si je ne meurs pas avant, c’est l’intendance qui va me lâcher.

Les douces mains qui enserraient mon front sont devenues de grosses paluches bien lourdes. Déjà je devine que le bouzin ne va tarder à descendre voir du côté des poumons si l’air n’y est pas meilleur. Ça me tire dans la poitrine quand j’inspire à fond…

Pour l’instant je gère le truc à la vitamine C, mais je pense qu’il va me falloir quelque chose de plus costaud dans les prochains jours… Genre humex.
L’année dernière, ça avait bien marché ce truc-là. Sauf que l’année dernière, j’avais attendu une semaine avant de me décider à me soigner pour de bon… Donc là, je vais prendre le taureau par les cornes et aller à la pharmacie plus tôt…

Ouais je sais, vous vous dites que je suis une sacrée chochotte et que j’en fais des tonnes pour un simple rhume… C’est vrai, mais j’ai des circonstances atténuantes. Avant mes quarante ans je choppais généralement un rhume une fois par an, et je vous torchais le truc en trois jours montre en main. Cinq maxi. Et sans médocs s’il vous plaît.
Maintenant c’est toujours une fois par an (pour l’instant) mais c’est une semaine minimum d’agonie, et j’ai besoin d’un petit coup de pouce pour vaincre le monstre.
Résultat, l’impact sur ma petite vie est autrement plus important…
Putain de vieillesse !

Bon, dans ces conditions vous comprendrez que j’ai moins la tête au commentaire politique, mais plutôt à celle de vouloir me faire plaindre.
Et c’est ce que je viens de faire, là ici devant vous, avec un manque de vergogne tout à fait assumée.
Alors, allez-y, plaignez-moi.
Si vous ne le faites pas pour moi faites le au moins pour la démocratie ! Car un blogueur qui n’écrit plus, c’est un peu de démocratie qui s’éteint…

Ça-y-est, je n’ai que 37,2 °C et je délire déjà…

lundi 7 décembre 2009

Copenhague : Le sommet de la fumisterie

Alors comme ça, c’est aujourd’hui que commence le sommet de Copenhague… Pendant quinze jours, les chefs d’états, les chefs de gouvernement, les ministres, les lobbyistes, les scientifiques et les ONG vont se réunir pour tenter de se mettre d’accord quant à un objectif commun : Empêcher que la terre ne se réchauffe de plus de 2° C à l’horizon 2100.

Waouh ! Ça c’est de l’objectif ! Le genre de chose bien concrète érigée en grande cause mondiale !

Ouais, c’est ça… Croyez-y bonnes gens.

Non, soyons sérieux deux minutes. Pensez-vous réellement qu’il ressortira quelque chose de ce sommet ? Pensez-vous réellement que ces 192 pays vont arriver à s’entendre sur une réduction des gaz à effet de serre ?

Je l’ai déjà dit sur ce blog, l’écologie c’est une idée de riches. A mon sens, il faut déjà avoir une certaine dose de confort et de modernité pour se soucier de faire en sorte de pérenniser ce confort et cette modernité. Le pauvre lui, a bien d’autres priorités en tête. Ce qui compte pour lui, c’est de subvenir aux besoins immédiats. C’est survivre. Il n’a pas le choix.

Donc, déjà au départ les dés sont pipés. Mais si vous rajoutez en plus par-dessus tout ça le fait que l’économie des pays industrialisés repose presque entièrement sur ce que produisent les pays dits « émergeants », la question du changement climatique ne risque pas d’être réglée de sitôt…
Car ne nous leurrons pas, l’économie libérale qui régit les échanges mondiaux n’acceptera jamais de se laisser convaincre d’augmenter ses couts de production pour sauver la planète. Les riches n’accepteront jamais de le devenir moins, et les pauvres n’accepterons jamais qu’on les empêche de croire qu’ils peuvent ne plus l’être.
C’est ça une société libérale.
Une classe riche très riche et une classe pauvre, très pauvre. Et entre les deux le reste du monde, manipulable à souhait, coincé qu’il est entre sa peur de devenir pauvre et son espoir de devenir riche… Et qui vote.
Nos pays développés fonctionnent comme ça, et la planète également. Et vous voulez demandez à ceux-là même qui vivent par et pour ce fonctionnement de changer les choses ?

Donc, c’est pour ça que personnellement je doute fortement que ce sommet accouche de quoi que ce soit de réellement efficace. Oh bien sûr, nous auront droit comme d’habitude à des postures et des déclarations d’intention. De belles photos seront prises avec plein de jolies poignées de main enthousiastes ! Mais dans les faits, rien ne changera vraiment…
C’est comme ces artifices de langage que les libéraux utilisent pour travestir la vérité des choses… Prenez par exemple cette histoire de pays « émergeants ». Ceux-là même qu’on appelait il y a peu des pays « en voie de développement », et qui étaient quelques années auparavant des pays « sous-développés »… L’évolution dans l’appellation ne défini en rien un quelconque progrès. Ces pays, jadis les arrières cours des grandes puissances sont devenus les jardins privatifs des grandes entreprises. Les maitres ont changé, mais le fonctionnement perdure, et même si les mots changent, les faits restent les mêmes.

Alors bien sûr ces puissants vous disent qu’ils ont une solution. La croissance verte qu’ils appellent ça. Encore un néologisme inventé pour maquiller la vérité. Un artifice, un hochet pour satisfaire les investisseurs et rassurer la plèbe. En fait, une façon de plus de faire du bizness tout en se donnant bonne conscience. Il faudrait être crétin pour ne pas deviner que la motivation première de tout ça, n’est pas le but altruiste de sauver la planète, mais bien celui de continuer à enrichir ceux qui l’exploitent…

Le sommet de Copenhague sera une fumisterie de plus, et la lutte contre le changement climatique ne commencera vraiment que lorsque on décidera de s’attaquer au système qui le génère. La course au profit, la cupidité humaine… Toutes ces choses qui font passer l’avenir de notre planète, notre avenir, après le confort de quelques-uns.