Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


samedi 30 janvier 2010

J’ai la nausée…

Le weekend, pas toujours mais souvent, je vais jeter un œil sur quelques sites à ne pas mettre devant tous les publics...
Non, je ne parle pas de sites pornos ! Les sites de cul sont, à mon sens, des exemples de moralité par rapport à ceux que je viens de consulter. Je vous parle des quelques sites d’extrême droite et autres blogs racistes, religieux, négationnistes, antisémites, suprématistes, identitaires, que j’ai dans mes marques pages.

Oh, vous vous doutez bien qu’ils n’y sont pas par simple plaisir pervers de ma part. Non, pour ça j’ai les sites pornos. Ils sont là parce que de temps en temps j’aime à lire ce qui se dit dans ces franges extrêmes de notre paysage politique Français.
Je crois que c’est Sun Tzu qui disait que pour vaincre il fallait avant tout connaitre son ennemi. Aussi, fort de cet adage, je m’oblige à aller consulter régulièrement ce qui s’y passe…

Et ce qui émeut la blogosphère fachisante ces temps-ci, c’est la publication d’un rapport du MRAP, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, intitulé « Internet, enjeu de la lutte contre le racisme » pour l’année 2009.
Enfin… Quand je dis que ce rapport les émeut, je devrais plutôt dire qu’ils sont fiers de s’y faire épingler. Une association antiraciste est forcément à la solde des lobbys juifs, proaméricains, voire même des « illuminati » et autres Prieuré de Sion. Donc, s’y faire référencer comme un site ou un blog tenant des discours racistes et/ou xénophobes est considéré par ces malades mentaux comme une reconnaissance.

Du coup, vous imaginez bien que je me suis aussitôt mis à la lecture dudit rapport, afin de voir ce qui faisait piailler de joie cette immonde volaille.
Et bien je n’ai pas été déçu ! Il s’agit d’un rapport extrêmement rigoureux (j’aime quand c’est rigoureux !), quasiment exhaustif et très bien documenté qui décrit avec une grande précision tous ce que la toile Française recèle de tordus en tous genres. Tout y est : Des nazis, des antisémites, des négationnistes, des racistes anti-noirs, des racistes anti-blancs, des racistes tout court, des conspirationistes, des anti-conspirationistes, des conservateurs catholiques, des membres du FN, des identitaires régionalistes, des islamistes, des ultra-sionistes, des communautaristes, des laïcistes, des rouges-bruns, des royalistes, des islamophobes…

Bref ce rapport référence et classe tout au long de ses 154 pages, la lie de l’internet Français.

Alors si vous avez un peu (beaucoup) de temps devant vous, je vous invite à le consulter. Non pas, je pense, pour en glaner quelques liens nauséabonds, mais pour y découvrir cette galaxie hétéroclite de blogs et de sites.

Pour ma part, je vous avoue que j’ai eu ma dose. Après avoir lu tout ce que j’ai lu, je suis à la fois nauséeux et un tantinet découragé… Tant de haine… Tant de haine… C’est démoralisant quelque part. On se dit qu’on n’en verra jamais la fin…

Mais bon, je sais qu’une fois que j’aurais digéré tout ça, mes convictions s’en retrouveront renforcées. Demain, je me remettrais en selle pour combattre tous ces extrémismes.
Mais là… J’peux pas, j’ai la nausée.

vendredi 29 janvier 2010

Villepin relaxé, une épine de le flanc de Sarkozy

L’incontournable du jour, c’est bien sûr la relaxe de Dominique de Villepin dans le procès Clearstream. Là, je suis quasiment obligé d’en parler…
Sauf que, comme la plupart du temps, dès qu’un sujet devient obligatoire, c’est là que j’ai le plus de mal à m’exprimer.
Ouais, je sais, ça tombe mal. C’est même très chiant pour tout vous dire.

Bon, déjà, ce qui me réjouit le plus, c’est d’abord et surtout la relaxe de Denis Robert. C’est ça qui a vraiment de l’importance et du sens.
Ce pauvre Denis a eut le culot de vouloir s’en prendre à une des officines de blanchiment les plus importantes au monde, et il n’a récolté qu’opprobre, ruine et douleur. Le voir totalement mis hors de cause n’est que justice. Même si cela ne lui rendra sûrement pas tout ce qu’il a perdu en chemin.

Pour le reste, et bien je serais tenté de me réjouir aussi, mais avec des bémols.
Que Villepin ait été relaxé est une bonne chose d’un point de vue purement politique.
En effet, comme tout le monde, j’aurais tendance à voir cette relaxe comme une épine supplémentaire dans le flan de Sarkozy, au même titre que la remontée du Front National… Tout ce qui peut affaiblir l’UMP est bon à prendre, et la division endémique qui gangrène la droite française (comme la gauche d’ailleurs), cette division artificiellement camouflée par la création de l’UMP, ne peut que satisfaire l’homme de gauche que je suis.

De plus, on peut aussi se satisfaire, pourquoi pas, du retour sur le devant de la scène d’un représentant de ce que l’on appelle le « gaullisme social ». Un peu de social mélangé avec beaucoup de gaullisme, ce sera toujours mieux que du pragmatisme libéral décomplexé.

De ce point de vue donc, oui je suis content. Et je pourrais même ajouter, si j’étais de bonne humeur, que cela augure de bonne chose quant à 2012. Mais bon, ne vendons pas la peau de l’ours blanc avant que de l’avoir vu disparaitre de la banquise…

Le bémol que je suis obligé de mettre dans toute cette joie (youpi !) est purement moral. En effet, ça me ferait bien chier que Sarko se casse la gueule en 2012 à cause d’un rival dans son camp, plutôt que grâce à la victoire des idées de gauche. Un rival qui, ne l’oublions pas, nous a quand même pondu le CPE lorsqu’il était Premier Ministre.
En plus, j’ai un peu de mal à croire qu’il soit effectivement tout blanc dans cette histoire de fichiers corrompus…
Oui, je sais. Vous allez me dire que je cherche la petite bête et que je ferais mieux de savourer ce moment comme il se doit… Mais bon, je vous l’ai dit, c’est la fin du mois donc j’ai tendance au pessimisme en ce moment.

En attendant, les aficionados de Nicolas 1er ont eu bien du mal à faire bonne figure devant les résultats de ce procès. Et même si on peut les comprendre, ça n’empêche pas de prendre son pied en les voyant bafouiller des commentaires merdiques dans les médias.
Le must fut, je pense, la déclaration officielle du Nain concernant le fait qu’il ne ferait pas appel de la décision de justice. Ça c’est drôle.
C’est drôle parce que Sarkozy est sensé avoir été avocat dans une vie antérieure. Il aurait donc du savoir qu’en tant que partie civile, il n’en n’a absolument pas le droit. C’est au Parquet de faire appel. Ce qu’il vient de faire d’ailleurs.

La dernière satisfaction que l’on est en droit d’attendre de cette journée fut que cette décision est tombée pile poil le jour des 55 balais de l’Omnipotentat. Je goutte assez ce genre de coïncidence calendaire…

jeudi 28 janvier 2010

J’emmerde les socialistes languedociens, Georges Frêche et Numéricâble !

Salut la compagnie !

Bon, je vous préviens tout de suite, je ne garantie pas que vous puissiez lire aujourd’hui ce que je suis en train d’écrire… Ben oui, j’ai pété un câble. Enfin, je veux dire qu’il y a mon câble qui déconne et que suis coupé de mon cordon ombilico-webéen.

En une semaine cela va faire deux fois, trois maintenant, que tout à coup c’est le schwartz complet… Plus de télé, plus de téléphone, plus de net. Bref, je suis coupé du monde.
Les deux premières fois c’était arrivé vers les midis, ce qui fait que je n’ai pas été trop handicapé. Mon billet du jour publié, il ne me restait qu’à piquer un petit roupillon et m’apercevoir quelques heures plus tard à mon réveil que les choses étaient revenues à la normal. Mais là, c’est à 08h30 que la coupure a eut lieu… Et je dois vous l’avouer, je n’aime pas ça.
Tout d’abord le silence. Pas de télé, ça veut dire pas de bruit de fond rassurant et pas d’images qui bougent en couleur. C’est déprimant. Heureusement que j’ai quelques albums dans mon ordi et que je peux me mettre en fond sonore du Portishead. Mais bon, c’est pas ça quand-même… Il me manque mon étrange lucarne.

Du coup, moi qui voulait pousser une gueulante contre cette merde immonde de Georges Frêche, et bien je me retrouve à discutailler de ma solitude soudaine et de l’angoisse quasi absolue que m’inflige cette situation.
Si mes souvenirs sont bons, je vous ai déjà pondu un texte sur le sujet. C’était si je ne m’abuse (putain de merde je peux même pas vérifier !), c’était vers les débuts du blog… Mai ou juin 2008, vers ces eaux-là. Si la connexion revient je vous glisserai un lien.

Alors oui… Georges Frêche…
Ce matin, c’était avant les Ténèbres, j’ai lu que cette bouse languedocienne avait encore fait des siennes en déclarant à propos de Laurent Fabius, je cite (de mémoire) : Si j’étais un électeur normand je ne voterais pas pour lui car il n’a pas l’air très catholique.
Dis comme ça, c’est vrai que ce genre de propos peut être soumis à la discussion. Par exemple, ce serait moi qui aurais dit ça en parlant de Monique, on aurait pu supposer que je faisais allusion à sa réputation de laïcarde acharnée (Ce n’est qu’un exemple, t’emballe pas Momo !).

Sauf qu’il ne s’agit pas de moi ni de ma copine Monique, mais bel et bien de Jojo le facho et de Fabius. Tout de suite, une fois que l’on sait d’où vient l’éructation et à qui elle est destinée, celle-ci prend alors un tout autre sens, et il n’est alors pas déraisonnable d’y voir une allusion antisémite de première classe.
Le genre de grosses insanités auxquels Georges Frêche nous a déjà habituées, hélas.

Mais bon, ce matin ce n’est pas tant les propos de Georges Frêche que l’attitude bienveillante du Parti Socialiste que je voulais vilipender (c’est joli ce mot, vilipender…).
Je me souviens du débat qui avait agité le parti lorsqu’il fut question de choisir la tête de liste pour les régionales… Le foin que les partisans du gros Jojo ont fait sur le net ! C’était énorme ! Ils allaient même jusqu’à parvenir à justifier tous ces « dérapages » verbaux en les vidant de leur sens premier, et en faisant de lui quasiment un saint homme. C’était écœurant.
Le pire, je crois, était l’argument massue qui consistait à dire que ne pas soutenir ce gros con, c’était se faire l’allier objectif de la droite ! Bouh les vilains traitres, qui veulent que la gauche perde la région ! Bouh les idéalistes qui refusent de voir la réalité en face ! Bouh !

Du coup du côté de la rue Solferino, les pontes du PS se démerdèrent pour valider sa candidature, sans la valider, tout en la validant. Bel exemple de pragmatisme politique diront les uns, ignominieux baissage de froc diront les autres, dont je suis (vous l’aurez deviné).

Alors j’ai lu que le PS allait de nouveau se réunir en commission pour statuer sur l’attitude qu’il va falloir adopter face à cette énième insanité… Je gage que ces abrutis vont nous pondre encore une fois une déclaration de principe, tout en faisant bien attention de ne pas fermer la porte à la fédération languedocienne. Bref, ils vont encore une fois faire preuve de la mollesse qui les caractérise.
Mais bon, en même temps ils l’ont déjà viré du parti, alors ça m’étonnerait qu’ils puissent lui faire un deuxième trou de balle comme dirait mon père… Non, ce qu’il faudrait c’est carrément dissoudre la fédération exclure ces militants.

Plus ça va, plus j’ai la haine envers ces gens… Je crois que, plus encore que les idées de droite, j’abomine ceux qui se disent de gauche et qui font fi des principes les plus élémentaires. Avoir des convictions et s’y tenir est pour moi éminemment respectable. Même si se sont des convictions de droite. Mais se dire de gauche et vouloir voter pour une merde pareille, c’est carrément au dessous de tout !

Mesdames et messieurs les socialistes de la région Languedoc-Roussillon, je vous chie dessus ! Vous n’êtes que des crétins !

Et puis pendant qu’on y est, j’emmerde aussi Numéricâble !

11h41 : Les Ténèbres se sont dissipés. Ouf !

mercredi 27 janvier 2010

J’me tâte

Aujourd’hui, j’avais prévu de vous parler du rapport sur le port du voile intégral en France… Ouais, je sais. Pas évident, tout ça… Faut-il une loi, pas de loi ? Où ce situe la limite entre le respect de la laïcité et la mise à l’index d’une partie de la population ? La liberté s’obtient-elle à grands coups d’interdiction ? La connerie est-elle sanctionnable, ou doit-on rester exclusivement sur le terrain de la pédagogie ? La psychothérapie obligatoire est-elle une option ?
Bref, même si je pense avoir déjà bien avancé dans ma réflexion personnelle, je vous avoue que je n’en suis pas encore à pouvoir déblatérer des vérités universelles. Donc, si vous le voulez bien, on va encore laisser mûrir tout ça quelque temps…

Alors si l’on ne parle pas de la burqa, on va parler de quoi vous demandez-vous derrière votre écran, l’esprit en éveil et la salive à la bouche. Du PS ? Est-ce que cela en vaut vraiment la peine, je me le demande… Après avoir céder au démon libéral qui sommeil en chaque socialiste qui veut se faire élire, Martine Aubry a annoncer vouloir renoncer à une des principaux acquis sociaux de ces dernières années, à savoir la retraite à 60 ans.
Aussitôt la droite se gausse et salue la « lucidité » de Titine. La gauche elle, je parle de la vraie gauche hein, vous l’aurez compris, la gauche donc hurle à l’assassinat.
Apparemment, il y a du avoir plus de hurlements que de gausseries, puisqu’on assiste quelques jours plus tard à un début de : Meuh non… Vous ne comprenez rien… Il y a énormément de préalables avant d’en arriver là… J’ai même lu quelque-part, désolé je ne me souviens plus où c’était, qu’il s’agissait d’un plan savamment mis au point pour provoquer la droite ! Si-si, j’vous jure !

Doutent de rien ces socialistes hein ?

M’enfin, là maintenant on est sûr, c’est Titine qui l’a dit hier au soir, il n’est pas/plus question de revenir sur l’âge de la retraite. Ou alors uniquement ceux qui veulent… Sauf qu’avec la taille de la retraite d’un smicard, celui-ci risque d’être un peu plus que tenté de prolonger sa vie de labeur s’il veut pouvoir bouffer. On connait bien la musique maintenant avec le libéralisme, ça commence avec le volontariat, et ça finit par être obligatoire… D’ailleurs c’est bien simple, le libéralisme c’est comme la vérole, ça s’attrape que si on le veut bien.

Mais bon, là encore je vous avoue que je n’ai pas fini de réfléchir à la question des retraites… En plus, comme je sais que je n’en n’aurais presque pas, de retraite, je n’ai jamais vraiment réfléchi à ce qu’il conviendrait de faire. La seule chose dont je sois sûr, c’est que le système par répartition c’est mieux que par capitalisation.

Ça, j’en suis sûr et vous savez pourquoi ? Et bien parce que moi qui n’ai jamais pu mettre un sou de côté dans un quelconque plan d’épargne, et bien je serais quand même bien contant de toucher un maigre pécule lorsque l’heure sera venue. C’est toujours mieux que rien et c’est aussi con que ça.

Comme vous l’avez pu constater, je vous cause un peu de tout et n’importe quoi… Ce qui montre bien que je patauge un peu en ce moment… Fin de mois oblige.
Alors vous savez quoi ? On va s’arrêter là pour aujourd’hui. Ouais, on ne va même pas essayer de trouver une finesse sémantique quelconque qui puisse relier ces deux sujets.

Quoique… Martine en burqa ça pourrait le faire, non ?

Didier Porte se paye Pécresse

C’est du caviar !



mardi 26 janvier 2010

J’ai zappé !

Bon ! J’imagine que ce matin, la plupart des blogs qui causent de politique vont disséquer la parole présidentielle et analyser la prestation télévisuelle d’hier au soir.
Après avoir lu ce qui était déjà publié à cette heure, aussi bien sur les blogs que dans la presse main-stream, j’ai décidé de m’abstenir pour ma part…

Non-pas que n’aurais rien à en dire (loin de là), mais si vous voulez vraiment savoir ce qui a été dit, et bien vous n’avez qu’à vous balader dans la blogosphère et je suis sûr que vous allez trouver de bien meilleures plumes que la mienne pour assouvir votre soif de connaissance. Ou de moins flemmardes, au choix.

En plus, je vous l’avoue, j’ai zappé au bout d’une demi-heure… Ben oui, j’ai trouvé que les aventures du jeune Anakin skywalker et de la reine Amidala étaient bien plus intéressantes que la logorrhée Sarkozienne.

Ah ouais quand-même, un truc.

Parmi le « panel » choisi pour tenir la dragée haute à notre nano-crétin il en est un qui, à mon sens, à parfaitement résumé cette soirée. C’était après l’émission devant les caméras d’I-Télé : Il a dit :

« Il a donné l’impression qu’il a entendu ce qu’il avait à nous dire. »

On ne saurait mieux dire n’est-ce pas ?

Ps : Si vous avez un moment, je vous invite à lire cet article de France-Soir… Poignant.

lundi 25 janvier 2010

Fiat lux !

Amis, observez bien cette face bonhomme.
Vous voyez ce gentil monsieur avec ses lunettes et sa chevelure grisonnante ? Et bien sachez que vous avez devant vous ce que l’on pourrait appeler sans risque de se tromper un résistant.

Oui m’sieurs-dames, un résistant !

Un vrai, un de ceux qui font des choses justes parce qu’il est persuadé qu’elles le sont. Un de ceux qui font passer leurs convictions avant même leur sécurité personnelle. Un de ceux qui nous montrent le chemin…

Ce monsieur, c’est Dominique Liot. Un agent EDF. Un simple agent EDF. Et Dominique vient d’écoper de trois semaines de mise à pied pour avoir remis l’électricité à un couple au RMI qui se l’était vu coupée pour cause d’impayé.

Ce n’est rien me direz-vous, juste un contacteur à remettre à sa place. Un simple contacteur… Mais lorsque Dominique a fait ce geste il a désobéit et fait preuve de résistance.

Et ça bordel, c’est beau !

Pour adhérer au groupe Facebook cliquez sur « Soutien à un agent EDF mis à pied pour avoir remis l’électricité »

L’UMP révèle sa véritable nature, le racisme

Hier, tard dans la soirée, Aslan (ce lion superbe et généreux) m’a transmis un lien vers article de Politis.fr intitulé : « Prêcheur de Haine ».
L’auteur nous interpelle sur la page d’accueil du site de l’UMP et nous signale cette photo (ci-contre) sensée illustrer un article sur la délinquance des mineurs.
« En finir avec l’angélisme » nous dit la légende… et que voyons-nous ? Une « bande » de cinq jeunes vus de dos, marchant sur un trottoir. L’un d’eux porte un sweat à capuche relevée, un autre semble même faire des signes cabalistiques avec ses doigts… Mais ce qui saute aux yeux, ce qui interpelle au premier coup d’œil l’observateur, c’est que tous ces jeunes sont noirs…

Non mes amis, vous ne rêvez pas. Dans l’esprit malade de ces libéraux de merde, lorsqu’il s’agit de parler de la délinquance des mineurs, la première illustration qui leur vient à l’esprit c’est une bande de jeunes, forcément désœuvrée, forcément dangereuse et forcément noire…
Et en plus, ce qui ne gatte rien, il faudrait arrêter de faire preuve d’angélisme auprès de ces bandes désœuvrées, dangereuses et noires qui hantent nos trottoirs ?

Mais c’est quoi cette opinion de MERDE ! C’est quoi cet amalgame honteux ! C’est quoi ce parti qui se permet de publier à la face du pays des photos aussi ouvertement racistes ?

Nom de dieu mais c’est pas vrai ça… !

Pour moi c’est clair, le grouillot qui a mit en ligne cette illustration s’est lâché. Le vernis policé et consensuel qui enrobe habituellement la communication des populistes, a cédé sous la pression. La vraie nature de ces bâtards s’est enfin révélée…

L’UMP n’a rien à envier au Front National puisqu’il utilise les mêmes amalgames et les mêmes grosses ficelles propres à faire bander le beauf moyen.

Alors bien sûr, un umpiste un peu moins tordu que la moyenne, à moins que ce ne soit le contraire, s’est aperçu que la photo faisait tâche sur le beau site du président. Entre 8 et 9 heurse ce matin l’illustration a été remplacée par celle-ci (ci-dessus) et la légende par trop agressive a été revue par la même occasion.

On peut y voir des jeunes, désœuvrés, probablement en train de fomenter un mauvais coup… Ils sont quand même un peu bronzés, non ? Vous ne trouvez pas ?

Une heure plus tard rebelote ! Allez ! C’est pas grave, on change encore ! Et là plus question de prêter le flanc à une quelconque polémique, puisqu’on ne voit qu’un jeune à capuche avec une main blanche…
Ah lala ! C’est dur la communication ! Surtout lorsqu’on est obligé de cacher ses intentions pour ne pas tomber sous le coup de la loi…

dimanche 24 janvier 2010

Comment briser une chaîne de blog qui pue du bec

Il y a quelques jours j’ai été sollicité par le talentueux Coucou de Claviers dans le cadre d’une chaîne de blogs un peu différente de celle auxquelles j’ai pu déjà répondre (cf le tag). Il s’agissait de répondre à la question suivante : « Que proposeriez-vous immédiatement au peuple français, si la démocratie directe existait »

Avant que de me pencher sur la question, j’ai eu (quand-même) la curiosité de remonter le fil de la chaîne histoire de, dans un premier temps, chercher l’inspiration, et de, dans un deuxième temps, voir un peu d’où celle-ci était partie. Si j’ai fait ça, c’est aussi, je l’avoue, parce que le Coucou précisait bien qu’au départ c’était une chaîne émanant d’un blog de droite… Et comme je suis curieux vous disais-je, et bien je suis allé jeter un œil.

Première constatation : Ben oui, les blogueurs de droite eux aussi font des chaînes, ce qui prouve bien que même les cons peuvent s’amuser à se branler les neurones.

Deuxième constatation : Cette chaîne a été inspirée par la votation Suisse sur les minarets… Déjà j’imagine mes lecteurs les plus en accord avec mes idéaux avoir le poil qui se hérisse quant à l’intention première d’une telle question… Trouver l’inspiration dans un tel dévoiement de la démocratie que fut ce malheureux épisode est pour le moins bizarre, voire suspect.
Je pense que je n’ai pas besoin de vous rappeler ce je pense de la démocratie directe telle qu’elle est pratiquée chez nos voisins helvétiques, pour cela vous n’avez qu’à lire mon article sur le sujet. Mais bon, si vous avez la flemme de cliquer je vous rappelle ma position sur la question : Ce genre de procédure a permit/permet à quelques illuminés de poser une question conne et dangereuse à des abrutis que la nation aurait tout à gagner à ne jamais consulter. Genre lecteurs du Figaro si vous voyez ce que je veux dire. Par contre, un peu plus de démocratie directe en France serait la bienvenue car pour l’instant des conditions d’émergence d’un référendum d’initiative populaire sont par trop draconiennes.

Je ferme la parenthèse.

Alors je ne vais pas vous raconter par le menu ce que j’ai pu lire sur tout ces blogs (ni même vous mettre des liens car il ne faut quand-même pas exagérer, je ne vais pas leur faire de pub) mais sachez que j’y ai trouvé quelques perles aussi grosses que la connerie de ceux qui les ont pondues. Par exemple « Êtes-vous favorable à l’ouverture de TOUS les secteurs à la concurrence ? (abrogation des monopoles illégitimes de l’Etat) » ou encore « Êtes-vous favorable, en matière de nationalité au droit du sang ? ». Bref comme vous le voyez, il s’agit de questions bien pourries, propres à rappeler à ces godelureaux du libéralisme que la révolte leur pend toujours au nez. C’est bien simple, si une question de genre venait un jour à m’être posée par voie référendaire, je serais capable de sortir nuitamment de mon antre pour foutre le feu aux bureaux de vote…

Et puis il y a ceux qui ne comprendront jamais rien à rien et qui posent des questions ouvertes. Du genre « Quelle est, selon vous, le rôle principal de la région ? », ou encore « Je proposerais d’ouvrir un débat sur l’instauration du vote obligatoire ». Bref, là on dépasse le mur de la bêtise et on atteint le no man’s land de l’inculture. (Et dire que ces types tiennent des blogs, j'hallucine !)

Enfin, il y avait quelques (rares) bonnes réponses… Mais comme je suis de parti pris et que je n’ai pas de honte à cultiver la mauvaise foi, je ne vous en dirais rien.

Je remercie bien évidemment le Coucou d’avoir pensé à moi pour cette chaîne, mais comme disent les jeunes je vais devoir répondre « désolé, mais je crois que ça ne va pas le faire… ».
Je ne saurais m’inscrire dans une telle démarche, même pour rigoler. Tout d’abord parce que la question d’origine est très mal posée. Si on lit bien l’intention qui se cache derrière la question, il ne s’agit même plus de faire droit à une revendication légitime (ou pas) d’une partie du peuple, mais de se positionner en Grand Maître et de solliciter l’adhésion (ou pas) de la plèbe pour valider une intention. En clair, c’est le genre de question propre à fournir un alibi. Genre, un sondage qui aurait valeur de loi. Avec ce genre de question à la con, jamais la peine de mort n’aurait été abolie.

Et puis aussi parce que je ne vois pas en quoi je me prendrais la tête à valider une démarche qui pue autant du bec.

Sachez, messieurs (y-avait pas de nanas) que ce n’est pas ainsi que la démocratie Française fonctionne !

D’ailleurs mon pote Rimbus le dit très bien dans son article sur le même sujet : « La démocratie directe c'est quand les sujets partent du peuple vers le pouvoir. » et « La démocratie n'est en rien une panacée, ce n'est qu'un moyen. » !

Après ça, et bien je n’ai qu’à opiner du chef et à fermer ma gueule. Comme Rimbus, je vais briser cette chaîne et la laisser à ceux, à qui ça fait bander de se croire détenteurs de vérités universelles…

Bon dimanche à tous !

samedi 23 janvier 2010

124 bouteilles à la mer échouées sur une plage de Corse

Hier, 124 hommes femmes et enfants on débarqué sur notre côte la plus australe, près de Bonifacio. 124 êtres humains à la recherche d’un pays où ils puissent vivre, tout simplement.
Déposés par un bateau qui est reparti dans la nuit, ils sont arrivés là, en espérant que la France, allait les accueillir avec toute la dignité que lui confère une longue tradition d’asile…

Hélas ce qui les accueille se sont les centres de rétentions, ces camps de concentration modernes, se sont les insultes et la haine… Ils ne savaient pas que la France ne peut plus s’enorgueillir d’être la patrie des Droits de l’Homme, ils ne savaient pas que règne dans ce pays une nouvelle engeance xénophobe et déshumanisée.

Ce sont des kurdes à ce qu’on dit… Mais en fait on s’en fout. En tous cas moi je m’en fous. Qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs, ce qui compte c’est qu’ils ont mis leurs vies entre nos mains et que nous ne pouvons pas si nous sommes des êtres humains dignes de ce nom refuser de les accueillir…

Mais hélas dans ce pays, ce sont maintenant les lecteurs du Figaros qui commandent… Ils se lâchent, ils voudraient qu’on les rejette tous à la mer… Ils me donnent envie de vomir.

A l’heure où certains de demande ce qu’est notre identité nationale, j’aimerais affirmer ici que mon identité nationale à moi m’impose de donner à ces réfugiés ce qu’ils sont venu chercher… Un toit, un travail, une vie de famille… Des choses qui nous paraissent acquises et simples, mais qui pourtant leur seront probablement refusées.
Je n’ai qu’une chose à dire :

Régularisation immédiate !


vendredi 22 janvier 2010

Olivier Bonnet est relaxé, et nous on est content !

Héhé !!! Il y a des jours comme ça où on croit qu’on va s’en tirer avec une pirouette pour combler le vide créatif d’une froide journée d’hiver, et puis c’est l’actualité des nouvelles qui vous pousse à reprendre le clavier pour fêter comme il se doit un heureux événement !

Petit retour en arrière :
Vous en souvient-il, au mois d’aout de l’année dernière je vous invitais à prendre fait et cause pour un confrère blogueur du nom d’Olivier Bonnet.
Celui-ci se retrouvait devant une cour de justice pour avoir écrit ceci :

« L’inénarrable ancien substitut du procureur de Toulouse, MARC BOURRAGUE » [ ] « On peut donc légitimement s’interroger, connaissant le CV de ce magistrat, sur son « indépendance » dans le cadre d’un tel procès, tant il est évident qu’il est en « coma professionnel avancé ».

C’est le qualificatif d’inénarrable que le sieur Bourragué n’avait pas digéré et l’avait conduit à porter plainte pour injure contre le journaliste blogueur. A l’époque la blogosphère s’était mobilisée, et une pétition avait circulé, regroupant quelques 1025 signatures pour exiger la relaxe de l’auteur.

C’est bon, il vous en souvient ?

Et bien sachez chers lecteurs qu’après être passé en jugement le 4 septembre, la décision du juge vient de tomber cet après-midi, Olivier Bonnet vient d’être RELAXÉ !

Yes ! Youppie ! Bravo !

Comme quoi, il existe encore une justice dans ce pays, et ça vaut le coup de bouleverser ses habitudes en publiant en fin d’après-midi pour le narrer ! Non mais !

Le pire ordinaire devient extraordinaire

Rien aujourd’hui. Sorry, mais je sèche complètement !

Alors juste pour dire que j’aurais publié quelque chose en ce jour, et bien je vous mets une vidéo que m’a conseillée Monique… Voilà…


Mompontet : Haiti le pire ordinaire devient extraordinaire
par peanutsie



Moi je trouve quand-même bien que sur le service public on trouve encore de bonne analyses, sans complaisance, en dehors du cirque médiatique… Ouais, c’est bien...

jeudi 21 janvier 2010

Catastrophes en cascade en Haïti : Après le séisme, le libéralisme

Aujourd’hui, je vais me faire le relai d’une info que j’ai glané chez Primitivi.org, via mes nouveaux potes de Dazibaoueb. Ces derniers ont la gentillesse (ou le bon goût) de me publier de temps en temps, aussi c’est bien la moindre des choses que je les cite à mon tour, et de les en remercier par la même occasion.

Je voulais porter votre attention sur cette petite vidéo qui nous montre la très belle et très intelligente Naomi Klein lors de son passage dans l’émission Democracy Now ! du 14 janvier dernier. Deux jours après le tremblement de terre en Haïti.



C’est bon ? Vous l’avez regardé ? Bon, comme j’imagine que tous mes lecteurs ne sont pas parfaitement bilingue comme moi (mytho !) je vous invite à allez sur le site de Primitivi pour en lire la traduction.

Ok ? C’est fait ? Bien… Cela se passerait presque de commentaires, n’est-ce pas ?

Alors si je vous montre ça aujourd’hui, c’est parce que cette info tombe pile poil pour me permettre de mettre en perspective plusieurs autres informations.
Hier, je vous rappelais les mots de Condoleezza Rice sur « la formidable opportunité » que représentait une catastrophe naturelle pour les États-Unis et son économie… A l’époque elle parlait du tsunami de décembre 2004 et de la possibilité pour les entreprises américaines de mettre le pied de manière durable dans des pays où jusqu’alors elles végétaient.
A l’époque, si mes souvenirs sont bons, un tel cynisme avait heurté toute la communauté internationale. Et donc on aurait pu penser que ce genres de propos avaient disparu de la scène médiatico-économique. Hélas, comme vous l’avez pu voir, il n’en est rien.

Ils recommencent les cons ! Et là, vous ne pouvez plus me dire qu’il s’agit de l’expression d’un néo-conservatisme révolu depuis l’avènement du messie Obama ! Il s’agit bel et bien d’un plan, ou plutôt d’une stratégie opportuniste, toujours en vigueur, qui consiste à favoriser et permettre à quelques entrepreneurs de faire leur beurre en cumulant à la fois des marchés juteux financés par la charité mondiale et, last but not least, l’alibi humanitaire qui va bien en termes d’image.

Dernière info qui vient de sortir, le sémillant et toujours vert DSK, patron du FMI, vient de lancer un vibrant appel pour un « Plan Marshall » en direction d’Haïti…

Vous commencez à comprendre où je veux en venir ? C’est flippant hein ?
En tous cas, moi ça me fait flipper pour eux… Donc, comme vous pouvez le voir une gigantesque machine est sur le point de se mettre en marche, qui broiera les haïtiens plus surement qu’un tremblement de terre.

Alors j’ai lu, de-ci delà, quelques réflexions sur le fait qu’une telle inquiétude était forcément hors de propos face à la misère des gens. Que mieux valait ce genre d’interventions que rien du tout. Que, comme d’habitude, entre le pire et le moins pire le choix était vite fait… C’est tout juste si on ne nous traite pas de paranos ou encore d’adeptes fanatiques des théories conspirationnistes.

Seulement, et là ça commence à m’énerver d’avoir raison, ces gens qui se cachent derrière leur bienpensance ne pourront plus dire qu’ils n’étaient pas prévenus.

Je ne le répéterais jamais assez : Le libéralisme est une idéologie conquérante, dans le sens où elle profite du malheur des autres pour assurer le bien-être de quelques-uns. Et pour le coup, rien ne vaut un tremblement de terre pour s’approprier économiquement une île des Caraïbes, et construire sur les cadavres d’un peuple un nouvel eldorado pour les tour-opérateurs et les entrepreneurs, façon Dubaï.
Et pourquoi pas, créer ainsi le 51ème état des États-Unis d’Amérique.

Nota bene : La dernière illustration est tirée du site Boston.com. Un site où l’on trouve de vraies photos de journalisme. Je vous invite à y aller, mais attention, certaines d’entre elles peuvent choquer.

mercredi 20 janvier 2010

Vœux de Sarkozy à l’Outre-mer : Démerdez-vous et tenez-vous à carreau !

Aujourd’hui nous allons rester encore un peu sous des cieux plus cléments et aller jeter un regard sur le discours qu’a tenu hier notre illustre Président Glorieusement Elu à 53%, à l’occasion de ses vœux à l’Outre-mer sur l’île de la Réunion

Ce fut un discours assez long et difficile à suivre… Bon, je sais bien que vous allez me dire que je ne suis pas obligé de me les taper ses discours, et vous aurez raison. Cependant, ce n’est pas parce que je pense faire preuve d’utilité publique en vous les racontant, que je dois forcément le faire sans me plaindre, hein ? Donc difficile à suivre disais-je parce que pour la première fois depuis que le marathon des vœux a commencé, j’ai bien senti que notre expert es-communication ne connaissait pas son texte. Je vous jure que c’était patent ! Il lisait, bien sûr, comme à son habitude des mots écrits par quelqu’un d’autre, mais pour une fois on sentait bien qu’il n’avait pas pris la peine de les lire avant. Et que je butte par ci, et que je bafouille par-là… Bref, notre Sarko n’a pas été à la noce, d’autant que ce discours-là à probablement été écrit par un autre nègre que celui qu’il emploie habituellement… C’était plein de mots compliqués que l’on n’a pas l’habitude d’entendre dans la bouche présidentielle.
La question est donc : Qu’est-ce qu’il a foutu dans l’avion pendant les quatorze heures de vol ?

Bien sûr, Sarkozy étant un homme respectueux d’un minimum de convenance, il a commencé par quelques mots concernant Haïti… Tristesse… machin…Solidarité… machin… Coopération… machin… Reconstruction. Ah ça la reconstruction, il a bien insisté là-dessus. On sent bien qu’il n’a pas l’intention de se voir rafler des parts de marché par les ricains ! Encore un peu et on aurait pu l’entendre prononcer ces mots qu’autrefois Condoleeza Rice prononça en qualifiant ce tremblement de terre de « formidable opportunité »… Mais, bon il n’est pas allé jusque-là, même si l’on sentait bien que le cœur y était.

Ensuite, comme on pouvait s’en douter et étant donné le climat politique actuel et les dernières actualités ultramarines, son propos s’est principalement articuler autour de deux axes principaux : L’Identité Nationale et… l’identité nationale.

Oh, pas la même que la notre, si tant est qu’on en est une, mais celle de ces français d’outre-mer qui ont chacun la leur, tout en faisant quand-même partie de la notre (Vous me suivez ?).
Il a même déclaré que les nos douze territoires étaient « consubstantiels de ce qu’est la France. » (Quand je vous disais qu’il utilisait des mots bizarres), et que chacun représentait « une facette du génie Français ». (Waouh !)

Puis, comme dans les précédents discours, Nicolas Sarkozy est revenu sur la crise… Bon, je vous passe les désormais rituelles déclarations sur le côté inévitable de la chose, le fait que la France s’en sorte mieux que les autres, patati patata… Et venons-en directement au moment où il a admit que l’Outre-mer avait été plus touchée encore que la métropole par la crise, et ce à cause « des fragilités structurelles de son tissu économique ».
De même, il a admit également que les problèmes de « vie chère » (traduction en créole de pouvoir d’achat), étaient « le résultat de blocages et de monopoles ». Applaudissement dans la salle.
Mais rassurez-vous braves gens, tout ça va se solutionner grâce aux Etats Généraux de l’Outre-mer, qui sont « un exercice inédit d’intelligence collective ! ». Grâce à eux, on va pouvoir rénover les relations entre la métropole et les territoires et lutter contre les conservatismes et les immobilismes (Oui, il se répète, je sais).

Et d’affirmer que l’Etat sera toujours aux côtés des DOM et des TOM, parce qu’ici aussi c’est la France. Sauf que quelques minutes plus tard il nous sort, que la solution pour qu’ils sortent de la crise c’est qu’ils mènent plus avant ce qu’il appelle un « développement endogène » et de « Développer la coopération avec les pays environnants dans un développement local autonome ».
Sur le coup, même lui se rend compte qu’il y a comme un hiatus dans le discours. Une couille dans le potage si vous préférez. Alors il s’empresse de désamorcer le truc en rajoutant qu’il n’y a pas, de son point de vue, de contradiction entre développement autonome et soutient de l’état. Mais bon, malgré cette pirouette, on sent bien que l’on est parti sur un bon vieux double langage des familles…

En clair cela veut dire : Je suis venu vous dire que l’état français sera toujours à vos côté parce qu’il ne peut pas faire autrement, mais il faudrait quand même que vous vous en sortiez tous seuls.
Car notre PGE ne veut surtout pas que les territoires se complaisent dans l’assistanat. Il l’a martelé plus d’une fois comme on enfonce un clou. Pour lui, il trouve même que ça a un côté insultant l’assistanat ! Pour qui, on se le demande... Pour celui qui arrive à vivoter, comme moi avec, 450 euros par mois, ou pour celui qui ne supporte pas que l’on puisse vivoter avec 450 euros par mois ? (et accessoirement qui vote UMP)

Puis, Sarko s’est gobergé des résultats des referendums en Guyane et en Martinique. Résultats qui réaffirment, selon lui, le désir d’appartenance à la France de ces départements. Mais, là encore on assiste à un double-langage, pour ceux qui désireraient faire le choix contraires, il serait près « à toute sorte de concessions » quant à organisation future. Du moment qu’il n’est jamais question d’indépendance a-t-il ajouté.

Là encore il faut savoir décoder : Le Président est content comme tout du choix des guyanais et des martiniquais, mais il aurait quand-même préféré que ceux-ci acceptent plus d’autonomie et se prennent en main plutôt que de ponctionner les caisses de l’état. En clair, la solidarité nationale c’est bien, mais dans un rayon de 1000 kilomètres de Paris. Pour le reste si vous pouviez vous démerder tous seuls, tout en restant français, et bien se serait mieux.

Trois fois au cours de son discours, Sarkozy balança quelques remarques bien senties en directions de ceux qui, selon lui, prônent la violence. Il a même salué « La maitrise et le sang froid des antillais, qui n’ont pas cédé à la provocation » en refusant de répondre à l’appel du LKP un an après la grève général qui secoua l’île.

A l’image du territoire métropolitain, cette histoire de violence semble le préoccuper au plus haut point, de même que l’immigration clandestine. Il entend bien d’ailleurs mettre le paquet contre ce qu’il considère comme « une mise en danger du pacte social en Guyane et à Mayotte ».

Pour finir, et pour rester dans le registre de la sécurité, il a déclaré : « Le temps de la confiance est venu je serais intransigeant que les questions de violence, d’ordre public, de lutte contre la délinquance. Rien ne me fera accepter cette forme de désordre. Ni en métropole, ni en outremer ».

Alors chers lecteurs ultramarins (et les autres), j’espère que vous avez bien compris la teneur de ces vœux que le Président vous adresse, hein ?

Démerdez-vous et tenez-vous à carreau !

mardi 19 janvier 2010

Quelques réflexions sur Haïti…

Une semaine après le tremblement de terre qui a dévasté la ville de Port-au-Prince, c’est encore et toujours Haïti qui fait la Une de tous les journaux. Et moi, je n’en parle pas.
On parle de 50, 100, 150 000 morts et pourtant je n’arrive pas à me sentir, comment dirais-je… Non, pas concerné, c’est pas ça… C’est comme si je me sentais impuissant à écrire sur quelque chose comme ça… Au même titre que l’on puisse se sentir impuissant face à ce genre de catastrophe naturelle.

N’allez pas croire que je ne m’intéresse pas aux malheurs du monde, mais je n’arrive pas à me décider à écrire là-dessus… Et le pire, c’est que comme j’ai été élevé comme un bon catholique, j’arrive même à me sentir coupable de ne pas exprimer publiquement ma compassion ! C’est dingue quand-même !

Alors, à l’autre bout de ma télé, j’observe ce qui se passe et j’en suis à avoir des pensées qui peuvent paraitre incongrues par rapport au désastre et au malheur des gens.

Par exemple je trouve particulièrement insupportable cette chanson et ce clip pondus en un weekend pour générer des fonds en faveur de sinistrés. D’une part, la chanson est nulle, et c’est rien de le dire, mais en plus je trouve ce procédé limite indécent…
Oui je sais, mais je vous avais prévenu que c’était des pensées incongrues… Mais je me demande ce que bien foutre ce pauvre vieil Aznavour dans une production pareille ! Sans doute est-ce parce qu’il y pas mal de séisme en Arménie ? Enfin bref, je trouve ça plutôt lamentable.

Et puis il y a le traitement médiatique de l’événement que je trouve un tantinet sur joué. Peut-être est-ce parce que j’ai maintenant l’habitude de décoder l’information, mais je ne peux m’empêcher de constater que plus ça va, plus les médias se complaisent dans le sensationnalisme et l’impudeur. Relater un événement est une chose, mais faire passer l’émotion avant l’information relève plus, à mon sens, du divertissement de première partie de soirée que du JT de 20h00. Même les chaînes infos s’y mettent, copiant en cela CNN, et je trouve que ce n’est pas en leur honneur que de se faire les chantres de l’information par le biais des larmes et de la douleur de leur sujet.

Enfin, et là s’agit-il sans doute de mon atavisme antiaméricain habituel, la tournure que prend ce sauvetage à grande échelle me préoccupe quant à l’avenir des haïtiens. Nous, nous envoyons des sauveteurs, eux (les américains) envoient l’armée.
Alors je sais bien que la situation n’est pas simple là-bas. Je sais bien que c’est le chaos politique et qu’ils manquent de tout… mais on ne me fera pas croire que la solution c’est d’envoyer 10 000 hommes en arme.

Lors de l’ouragan Katerina, le gouvernement américain n’a pas fait le dixième de ce qu’ils sont en train de faire en Haïti. Et n’allez pas me dire que les choses ont changées depuis l’arrivée d’Obama ! Aussi, je trouve qu’une réaction aussi prompte et aussi démesurée ne peut laisser présager qu’une mainmise future sur le pays.
Tout ça me fait penser à la véritable guerre que se sont livrées les entreprises lorsqu’il fut question de « reconstruire » l’Iraq. Une foire d’empoigne libérale et indécente à laquelle notre pays tenta même de participer… en pure perte d’ailleurs, puisque ce sont les américains qui raflèrent tous les « marchés ».

Je ne voudrais pas jouer les cassandres, mais je parierais bien que c’est ce qui va se passer pour Haïti. Le pays sera mis en coupe réglée par un quarteron de grands groupes internationaux au nom d’un capitalisme bien propret, puisque auréolé de d’humanitaire.

Voilà, ce sont-là quelques réflexions que m’inspire ce tremblement de terre et ces conséquences.

Et encore, je ne vous ai pas parlé de la gerbe que m’inspirent ceux qui parlent de « destin » ou encore de « Dieu »… Mouais, on va éviter, parce mon indignation risquerait de laisser place à la colère…

lundi 18 janvier 2010

Ma lettre d’amour à l’outre-mer

Le P’tit Chef est parti souhaiter ses vœux au français d’outre-mer. Direction La Réunion via Mayotte.

Alors bien sûr, on pourrait ironiser sur l’empreinte carbone d’un tel déplacement (Ça serait vachement tentant même), mais j’imagine également que ce sont là des conséquences inévitables pour un pays comme le notre qui s’enorgueillit d’avoir essaimé sur toute la planète… La France a été un pays colonialiste et la conséquence directe de ce passé colonial est que nous avons laissé des petits bouts de nous-mêmes un petit peu partout sur la planète.

On pourrait cracher sur ce passé colonial, certains le font d’ailleurs avec une grande véhémence, mais ce n’est pas mon cas.
Je ne vois pas en quoi j’aurais à m’excuser au nom de mon pays pour des choses que je n’ai pas faites. Le regretter, ça oui je pourrais. Présenter des excuses, pourquoi pas, si ça peut faire plaisir. Même si je ne vois pas vraiment en quoi cela serait utile… Mais revenir dessus en niant le passé, je trouve que cela relève de l’impossibilité gwendalienne.
Donc, le mieux que nous puissions faire, si nous avons un tant soit peu d’honneur et d’humanité, c’est encore d’assumer pleinement ce passé colonial et de nous occuper du mieux que nous pouvons de ces rejetons que nous avons semé.

Hélas l’histoire récente nous démontre que ce n’est pas le cas. Nous négligeons nos enfants comme une mère adultérine négligerait sa progéniture conçue hors mariage… Une mère irresponsable et négligente.

Parmi ces rejetons, beaucoup de plaignent de cette négligence. Ils sont plutôt fiers d’avoir été engendré par la France, et se considèrent comme ses enfants légitimes (ce qu’ils sont, à mon sens). Ils attendent de leur génitrice qu’elle les traite de la même façon qu’elle traite ses propres enfants.
D’autres, des adolescents sans doute, n’aspirent qu’à quitter le giron familial. A ceux-là je n’aurais qu’une chose à leur dire : Qu’ils devraient faire le même effort de réflexion que j’ai fait plus haut. Quoi qu’ils disent et quoi qu’ils fassent, la France fait partie de leur histoire au même titre qu’ils font partie de la notre… Alors, au lieu de discuter cent-sept ans sur des histoires de légitimité, ils devraient assumer eux-aussi ce passé et s’en servir pour construire l’avenir…

Oh je sais bien que ce sont là des vœux pieux. Je sais aussi que des siècles de maltraitance ne vont pas s’effacer comme ça, du jour au lendemain… Mais bon, je me dis que si on continu avec l’analogie que j’emploie depuis le début, une enfance difficile ne présume pas forcément d’une vie d’adulte tourmentée.

Moi j’aimerais bien que la France s’occupe un peu mieux de ses enfants d’outre-mer… Et je voudrais aussi que ces enfants n’oublient pas d’où ils viennent non-plus.

Traitez-moi de rêveur si vous voulez… m’en fout. J’ai du vague à l’âme ce matin. Une vague de couleur bleu ultramarine.

dimanche 17 janvier 2010

Kikenveu ?

Savez-vous ce j’ai trouvé dans ma boite aux lettres hier ? Allez… ! Essayez deviner… Je vous mets sur la voie : C’est rectangulaire, ça fait 11 x 22 cm et c’est d’une couleur beige dégueu…

Bravo ! Vous avez deviné ! Il s’agit effectivement de ma convocation pour aller me faire vacciner contre la méchante grippe A/H1N1 ! (Terminologie officielle)

Enfin, il ne s’agit pas vraiment d’une convocation (faut quand même pas exagérer !) mais d’un bon de vaccination pour deux injections. Si-si, deux injections ! Alors que d’après le Ministère de la Roulette Russe, une seule devrait suffire !

Bon, je pense qu’il est inutile que j’ironise plus avant sur le ridicule de la situation tellement l’épidémie est officiellement terminée, et tellement je ne suis pas (mais alors vraiment pas !) un public dit prioritaire… En plus, je vous raconte même pas où il faut que je me rende pour me faire piquer ! C’est à l’autre bout de la ville dis-donc !

J’ai bien envie d’appliquer à la lettre le slogan qui figure sur la missive signée par cette chère Roselyne Bachelot…

Les gestes de chacun font la santé de tous.

C'est-à-dire en ce qui me concerne : Prise en main de ladite convocation, déchirage et jettage dans la poubelle !

Oh et puis non, finalement je vais la garder comme souvenir… Ça me rappellera l’incompétence de notre gouvernement en matière de santé publique !

samedi 16 janvier 2010

Le monde à l’envers : Sarkozy rend hommage aux syndicats…

Salut tout le monde ! Ce weekend s’annonce bien ? Parfait…
Bon, ce samedi je vais vous parler un peu des vœux présidentiel aux Partenaires Sociaux.
Oh, rassurez-vous, ça ne sera pas long car il n’y a pas grand chose à en dire. D’ailleurs notre Président a fait lui aussi très court sur ce coup-là, et d’un ton tellement monocorde et las qu’on devine aisément qu’il commence à en avoir marre le pauvre… Enfin, je dis le pauvre mais fait pas croire que je le plains plus que ça quand-même ! Je veux bien être compréhensif, mais il ne faudrait pas voir à trop pousser mémé dans les orties.

Donc hier, Nicolas 1er s’est exprimé devant ce que l’on a coutume d’appeler les Partenaires Sociaux.
Partenaires… Voilà bien une appellation bien consensuelle qui jusqu’alors me faisait plutôt marrer. En effet, ce terme est (était ?) quand même sensé regrouper, en tous cas dans mon esprit, des organisations défendant des intérêts contradictoires. Je veux parler bien sûr des intérêts des travailleurs ou ceux des patrons. Mais bon, moi je dis ça, c’est parce que je suis un irréductible gauchiste qui croit en la lutte des classes, car si j’en crois le discours du Président le sens du mot « partenaire » est effectivement à prendre au pied de la lettre.

Et du coup, j’ai beaucoup moins envie de me marrer…

Sarkozy a commencé par se féliciter du climat serein qui règne en France (j’déconne pas, c’est vrai !) et a déclaré que si « le pays ne s’est pas déchiré » en 2009, c’est parce que les partenaires ont agis en « responsabilité ».
Agir en responsabilité… Voilà bien encore une phrase bien tournée pour désigner la collaboration pleine et entière de la plupart des syndicats pendant l’année écoulée. Donc, en clair il veut dire : Les mecs, vous avez été sympa avec moi l’année dernière. Vous avez réussi à empêcher la plèbe de me lyncher en retenant vos troupes. Alors continuez comme ça parce qu’en 2010 j’ai bien l’intention de continuer !

D’ailleurs, à ceux qui dénoncent une certaine « proximité » entre le gouvernement et quelques représentations syndicales, il déclare avec ironie qu’il est toujours mieux de se parler que de ne pas vouloir se voir (Ricanements dans la salle).

Ensuite, et là vous allez voir qu’on ne rigole plus du tout, il déclame cette phrase lourde de sens, ou de non-sens, au choix : « Il y a eut des conflits sociaux, des conflits sociaux difficiles dans des entreprises symboliques. Je crois que le gouvernement, et j’en remercie le Premier Ministre et le Ministre du Travail monsieur Darcos, qui a toute ma confiance plus que mon amitié ( là j’ai pas compris…), a su faire les gestes et les ouvertures… Mais quand nous ne sommes pas d’accord, nous ne renonç… Nous ne cédons pas. Voilà. »

Vous y comprenez quelque chose vous ? Oui, je sais, ce n’est pas si facile de comprendre une phrase qui dit une chose au départ et son contraire à la fin. Et pourtant il semblerait que ce soit là la façon dont Sarko 1er, Roi des Français, envisage le dialogue social. Je décide, et vous pouvez toujours gueuler mais cela ne servira à rien.
Du coup, si effectivement les syndicats ont intégrés ce concept, il n’est pas étonnant que le Nabot en chef se félicite de leur « partenariat ».

Et il espère bien que cette belle collaboration va perdurer pour l’année qui vient, car en 2010 il compte s’attaquer à la réforme des retraites. Aussi, comme des vieux et des mères de familles qui descendent dans la rue ça fait toujours mauvais effet, la pleine et entière collaboration des dirigeants syndicaux sera, bien sûr, la bienvenue.

D’ailleurs à propos des retraites il a déclaré qu’il ne fallait pas « confondre égalité et uniformité, qui est défaut français ». Je laisse le soin à celles et ceux qui ont l’esprit plus subtil que le mien de tenter de comprendre ce que cela va impliquer… Pour ma part, je sens que ça risque d’être un joyeux bordel.

Et de terminer en saluant encore une fois « le respect de la personne » qui a été constant pendant toute cette année…

Bref, ce fut donc un discours peu longuet (pour une fois) qui ne fut consacré qu’à une seule et unique chose, remercier la gentillesse des syndicalistes et les enjoindre de continuer sur leur lancée de léchage de botte.
M’est avis que le goût des souliers vernis doit leur convenir car la rentrée sociale explosive qu’on nous avait promis pour septembre de l’année dernière… Et bien on l’attend toujours !

Allez ! Passez un bon weekend quand même…

vendredi 15 janvier 2010

Vincent Peillon : Crétin congénital ou pétochard invétéré ?

Mais que c’est-il passé hier au soir à la télé ? C’est quoi cette pantalonnade ?

Bon, résumons-nous un peu. Moi, je m’apprêtais à passer une soirée tranquille devant ma télé, comme d’hab, lorsque j’apprends inopinément qu’il y a un débat politique spécial Besson sur France 2 (Ben oui, je n’étais pas au courant. J’ai le droit non ?).
Débat tricephale, si je puis dire, puisqu’il est question que le Sinistre de l’Epuration Nationale soit confronté à deux autres participants, Marine Le Pen (Brrr !!!) et Vincent Peillon (Beurk !).
Avant même que la soirée ne commence, je tombe sur un blog de Droite, celui de Corto74, qui m’annonce que le débat fait déjà débat avant même que d’avoir commencé puisque certains appellent à le boycotter.
Chouette, je me dis, ça promet d’être musclé si ça commence comme ça ! Et je m’installe donc sur mon canapé pour zyeuter le bouzin.
Une demi-heure plus tard, grosso-modo, voilà la Chabot qui annonce que le Vincent refuse de venir ! Hou qu’elle était colère la Chabot ! Pas contente du tout !
Elle a même dit que c’était « un coup d’éclat regrettable », et que « Ce n'est pas lui qui est piégé, c'est nous qui sommes piégés ». Ah bon ? Parce qu’il se sentait piégé le Peillon ?
Comment c’est possible ça ? Ce genre de débat, ça ne s’improvise pas, il faut des semaines, voire des mois, pour le préparer. Alors comment aurait-il pu être piégé ?

Bon, en attendant c’est la confusion à tous les étages. Besson s’inquiète de devoir se taper la Marine toute la soirée. La progéniture de l’autre nazi jubile que s’en est pas permis. Chabot fait la gueule… Bref, c’est le bordel.

Et ce matin, qu’apprends-je en lisant la presse ? Le Peillon il aurait fait exprès de ne pas venir ! Il aurait mijoté le truc avec ses potes depuis des jours pour torpiller la soirée dis-donc !

Bon, reprenons notre sérieux deux minutes, et analysons un peu la situation… Qu’a voulu faire ou dire Vincent Peillon en faisant faux bond d’aussi cavalière façon ? C’est quoi le message ?

A mon sens, mais ça n’engage que moi, il a voulu signifier au public que le débat sur l’identité nationale ne sert qu’à une chose, enflammer ce qui devrait rester éteint et satisfaire la frange la plus extrême de l’électorat umpiste. La gauche qu’il représente, n’a pas à cautionner le machin, et en laissant face à face les deux ignobles personnages, il entendait marquer l’esprit du téléspectateur.

Sauf qu’il s’y est pris comme un manche. En annonçant sa non-venue, comme ça par un communiqué, alors que le débat était déjà commencé, il passe pour un pétochard plutôt que pour un activiste.
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais une parole est une parole. En tout cas, chez moi, cette formule a un sens. S’il avait voulu tant que ça créer un clash médiatique et mettre Besson dans l’embarras, il aurait pu venir tout de même, lire une déclaration et s’en aller ! Là, ça aurait eu de la gueule !
Mais non, il a préféré faire ça en lousdé, du genre je décommande à la dernière minute en envoyant un SMS (vous voyez de quoi je veux parler hein ?) et passer ainsi pour un malpoli doublé d’un trouillard.

Je ne sais pas quel est le conseiller en communication qui lui a soufflé d’agir de la sorte, mais à mon avis, celui-ci ne va pas garder son poste bien longtemps. A moins que ce soit vraiment une idée de lui, auquel cas Vincent Peillon confirme ce que je pensais déjà de lui. C’est un crétin.

A moins… A moins que Vincent Peillon ait eut vraiment la trouille de débattre avec son ex-compagnon du Parti Socialiste… On sait que le PS est mal à l’aise avec ce concept de l’identité nationale, que c’est quelque chose que la pensée de gauche n’arrive pas à intellectualiser… Peut-être que, je dis bien peut-être, ne sachant quoi dire il aura préféré inventer un truc débile pour éviter de se retrouver confronté à un débat ?

Franchement je ne sais pas. Par contre, ce que je sais c’est que le PS, et sa tendance la plus libérale en plus, ne sort pas grandi de cette histoire.

Comment est-ce qu’on dit déjà lorsqu’on veut faire quelque chose et que cela produit l’effet inverse ? Ah oui, on dit que c’est contreproductif.
Exactement ce que les tièdeux comme Peillon et ses défenseurs pensent du No Sarkozy Day dis-donc ! Il y a des fois je vous jure, la vie est drôle !

jeudi 14 janvier 2010

Bon anniversaire !

Il y a un truc de bien avec les pages Facebook c’est qu’elles indiquent, pour peu que l’intéressé en ait spécifié la date, l’anniversaire de vos « amis »…

Oui, je sais, j’ai mis des parenthèses à « amis » car ils ne le sont pas tous. Loin de là d’ailleurs. C’est bien simple, sur la centaine (et quelques) de personnes qui se disent mes amis sur le réseau social, je ne dois en connaitre qu’une dizaine tout au plus, et je n’en n’ai rencontré physiquement que cinq. Oui, j’ai compté, cinq. C’est dire le sens superficiel que peut prendre ce mot : amis…

Mais parmi ces cinq personnes, en figure une dont je sais qu’elle l’est réellement. Mon amie je veux dire. Et je sais que c’est également celle de quelques-uns de mes plus fidèles lecteurs…

Aussi, je voudrais que vous vous joignez à moi pour souhaiter un très bon anniversaire à l’adorable, l’irremplaçable, l’humaniste, la chaleureuse… Monique !

Bon anniversaire à toi ma très chère amie.



(Bon, je ne vous dirais pas son âge parce que je suis galant homme. Mais les pages Fesse-Bouc ne sont pas faites pour les chiens, hein ?)

La fuite en avant

Bien, comme quasiment tous les jours depuis le début de l’année, je me suis tapé ce matin le discours des vœux de notre cher Président de la République Française… Il s’agissait des vœux aux parlementaires.

J’aime autant vous le dire tout de suite, vous n’aurez pas de commentaires éclairés de ma part sur le sujet, ni-même de résumé succinct de cette demi-heure d’exercice présidentiel… Non, vous n’aurez rien de cela pour la simple et bonne raison que ça m’a gavé.

Mais ça m’a gavé à un point ! Vous ne pouvez pas imaginer !

Pendant une demi-heure ça n’a été que satisfecit, rodomontades et flagrantes contrevérités… Bref, le petit coq s’est perché sur son tas de fumier pour pousser sa chansonnette, et au final la basse-cour n’a rien appris de nouveau.
Bon, si ça vous dit quand-même d’en apprendre plus, allez jeter un œil ici. Mais pour ma part, je ne vais rien avoir à vous dire sur le sujet.

Ah si, peut-être une chose… A un moment, vers la fin il s’est presque félicité d’une chose qui m’interpelle personnellement depuis quelque temps. Il a dit : « Nul ne reviendra sur l’essentiel des réformes que vous avez voté ». Et de citer en exemple la réforme de la constitution de l’année dernière avec « l’augmentation » du rôle du Parlement…

Ça, c’est un truc qui me turlupine depuis un bout de temps. Est-ce que vous vous rendez compte que les réformes qui ont été passées depuis l’avènement de Sarko 1er, ne seront jamais abolies ? Est-ce que vous vous rendez compte que toutes les mesures destructrices, que ce soit en termes d’emplois, de liberté ou encore d’égalité sociale, aucunes de ces mesures ne seront jamais remise en question quelque-soit le gouvernement qui succédera à celui-ci ?

Ça laisse songeur hein ?

En fait, c’est comme ça que je vois les choses, il existe dans notre société une espèce de consensus « démocrate » qui consiste à croire que le mouvement doit nécessairement se faire vers l’avant. « On avance », « il faut avancer », notre langage, notre cerveau même, semble formaté pour admettre que le mouvement, s’il doit y en avoir un, ne peut s’envisager que dans un seul sens…
Ainsi, on ne défait jamais les choses qui ont été faites précédemment, mais l’on préfère refaire par-dessus.

Souvent j’entends, lorsque je parle de mes espoirs révolutionnaires, la réplique imparable (?) qui consiste à dire que les gens comme moi ne pensent qu’à détruire plutôt que de construire. Et que ça, c’est forcément pas bien. Vous l’avez déjà entendu cet argument, hein ? Il revient à chaque fois, comme un psaume, une loi immuable qu’il ne faudrait en aucun cas transgresser…
Elle est bizarre quand-même cette morale à deux balles qui nous oblige à ne jamais admettre que quelque chose doit être au préalable détruit avant même que de penser à reconstruire par-dessus.

Pourtant, si le monde va si mal, ne serait-ce pas plutôt parce que justement on passe son temps à re-fabriquer des trucs et des machins sur d’autres trucs et machins complètement pourris parce que eux-mêmes construits sur… Bref, vous avez compris où je veux en venir.

Alors, peut-être que je me trompe du tout au tout. Peut-être même que ce qui peut paraitre évident au maçon de base, ne s’applique pas aux sociétés humaines… Peut-être.

Et bien alors, si c’est effectivement le cas, et j’en doute fortement, il serait bien que les électeurs en prennent réellement conscience et réfléchissent vraiment à deux fois avant que de glisser un bulletin dans une urne. Car cet acte, qui n’est déjà pas si anodin que ça, aura des conséquences pour des siècles et des siècles (Amen !).

Voilà chers amis, cela sera, si vous le voulez bien, la réflexion du jour. Passez une bonne journée !