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mardi 23 mars 2010

Remaniement : L’analyse politique du Gwen

Deux jours après la branlée toute relative que son camp a subie aux élections régionales, le Président Glorieusement Elu a décidé de faire comme s’il avait entendu ce que les français avaient à lui dire.
Comment ça elle n’est pas relative la branlée ? Attendez, je ne sais pas ce qu’il vous faut. La droite perd la Corse, garde l’Alsace et gagne la Réunion et la Guyane. Si je sais bien compter ça fait -1+0+2 = +1
Donc, en fait la droite a gagné des régions, mais ça bizarrement on ne l’entend nulle part. On ne retient, à juste titre aussi sans doute, que le nombre de voix exprimées. En clair l’opinion publique.

Sauf, à un moment il va peut-être redescendre sur terre et réaliser que Sarkozy se moque des régions comme de ses premières talonnettes. Je vous rappelle quand même que le gouvernement mène une politique de recentralisation, et qu’à terme nous nous dirigeons vers une suppression des pouvoirs et prérogatives des régions. Donc, tenir ce genre de bastion n’intéresse pas la droite, puisqu’ils seront amenés à disparaitre…

Par contre, le Sarko se moque un peu moins de ce que pensent les français… Enfin, les français de droite j’entends. Les autres peuvent toujours gueuler, de toute façon il n’en fera qu’à sa tête. Non, ce qui l’emmerde vraiment c’est que ces élections démontrent une dispersion dans ses propres rangs. Et ça, dans la perspective de 2012, ça sent pas bon.

Donc, depuis hier c’est Opération Réconciliation ! Attention, suivez bien ça va être rapide !

Xavier « Looser » Darcos est viré de son poste de Ministre du travail pour incompétence notoire.



Il va être remplacé par Eric « Killer » Woerth qui quitte le ministère du budget pour mener la réforme des retraites.







François « Benji » Baroin, chiraquien de la première heure reprend le ministère du budget.







George « Anonymus » Tron, villepiniste patenté, devient secrétaire d’Etat à la Fonction Publique.







Martin « Iago » Hirsch quitte son poste de Haut commissaire à la Jeunesse et aux Solidarités actives pour devenir responsable du Service Civique.






Il est remplacé par Marc-Philippe « Tête-de-poisson » Daubresse, chiraquien lui aussi.

En clair, c’est exit le boulet et le symbole d’ouverture à gauche qui ne servait qu’à faire joli sur la photo et emmerder la gauche. Mise en place d’un dur à cuire pour attaquer le dernier gros morceau du quinquennat et recrutement de quelques représentants de la droite tiède histoire de la neutraliser.

Voilà, c’est tout. Fermez le ban.
Et avec tout ça, et bien ils vont pouvoir continuer leur sinistre besogne et se préparer à la réélection du Nain pour 2012.

Et vous voulez que je vous dise ? Quelque chose me dit qu’il y arrivera…

Avec la gauche la plus bête du monde qui est la notre, il aura beau jeu.

dimanche 20 septembre 2009

Brève du dimanche

Rappelez-vous, le 29 aout dernier je m’inquiétais quant au projet de réforme concernant la retraite des mères.

Xavier Darcos, ministre du Travail vient d’annoncer qu’il faisait marche arrière sur ce dossier et cherchait maintenant à combler le régime retraite en s’attaquant aux « retraites chapeaux ».
On parle de doubler la taxation de ces retraites hors-normes accordées aux cadres très supérieurs et aux dirigeants d’entreprises…

L’annonce semble prometteuse. Reste à savoir si le MEDEF et les chantres du libéralisme débridé laisseront faire…

samedi 29 août 2009

Retraites des mères de famille: Et les pères alors ?

Ok, hier j’avais pas envie. Pas envie, cela ne veut pas dire que je ferme mes orifices auditifs pour autant et cela ne m’a donc pas empêché de sursauter lorsque j’ai entendu aux infos que le Xavier Darcos allait s’attaquer à l’épineux problème de la retraite des mères de famille…

Ah bon ? Que je me suis dit dans ma tête. Les mères de familles ont droit à une retraite ? Première nouvelle !
Ben oui, que voulez-vous, l’étendue de mon ignorance est une source perpétuelle de ravissement chez moi.
Donc, je tends l’oreille et j’entends que le tout nouveau ministre du travail Xavier Darcos va lancer une consultation auprès des partenaires sociaux pour pouvoir adapter la loi à une jurisprudence de la cour de cassation suite à une plainte de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité (HALDE).
Qu’est-ce c’est que cette histoire… Une plainte de la Halde qui mène à une révision du régime retraite ? Et que lis-je ici ? Les femmes qui ont participé à l’élevage d’un enfant au moins ont droit à quelques trimestres supplémentaires par rapport aux hommes ? Alors que les hommes non ?
Ah oui ! C’est profondément injuste ! La Halde a eu raison de porter plainte ! Il n’y a pas de raison qu’un avantage accordé aux femmes ne puisse pas bénéficier aux hommes ! C’est vrai quoi ! Des hommes qui élèvent seuls leurs enfants, ça existe aussi !

Donc forcément, et d’après ce que j’ai pu aussi lire ici (même si je n’ai pas tout compris), il va donc falloir niveler un peu tout ça… Et comme toujours dans ce cas de figure, il y a deux façon de faire les choses. Par le bas, ou par le haut !

Sauf que c’est un petit peu plus compliqué que ça… Il faut savoir que les hommes ont déjà une retraite supérieure de 23% par rapport à celle des femmes, et que si l’on supprime ces points retraites « offerts » au nom de leur participation à la natalité française, cet écart se creusera encore plus et deviendra de 36%.
Pourquoi cet écart ? Et bien parce que les femmes « travaillent » moins que les hommes pardi ! Puisque pour un grand nombre d’entres-elles, l’élevage est une occupation à plein temps !

S’ils décident d’accorder les mêmes avantages aux pères de familles… Je vous dis pas la gueule du budget des caisses des retraites ! Je ne suis pas sûr qu’elles le supporteraient…

Il y a aussi la solution d’en piquer un peu aux femmes pour pouvoir le donner aux hommes. Le système des vases communicants si vous préférez. Sauf que les associations féministes ont déjà prévenu qu’il était hors de question que les femmes sortent perdante de cette réforme ! Déjà qu’elles ne touchent pas bézef !

Grrr !! Quel casse-tête !

Ecoutez, comme je vous l’ai dit, je n’ai peut-être pas tout compris à cette histoire, tant il est vrai que pour moi la retraite n’est pas une préoccupation de tous les jours puisque je sais déjà que je n’en aurais pas. Cependant, dans ma petite tête et avec ma comprenette à deux balles, je me dis que si le gouvernement a été capable de sortir je ne sais plus combien de milliards d’euros pour sauver les banques, il peut facilement en trouver quelques-uns pour payer des points retraites aux pères qui ont arrêté de bosser pour élever leurs enfants. Non ?
Ne dit-on pas que femme au foyer, c’est un métier ? (ou homme au foyer, c’est la même chose) Alors dans ce cas, reconnaissons enfin ce métier, oh combien méritant, et considérons-le comme tel. En le rémunérant d’une part, et en le faisant cotiser pour la retraite, d’autre part.
Ca ne m’a pas l’air trop compliqué à faire comme réforme, non ?

Vous croyez qu’il va penser à ça le Darcos ?

Cela-dit, je dois quand même avouer que la Halde avec sa plainte, a eut le mérite de mettre au jour beaucoup plus que la simple injustice faite aux hommes. Elle aura permis de mettre le doigt sur plusieurs véritables sujets de société. La place des hommes dans cette société moderne ou la monoparentalité gagne du terrain, et la reconnaissance que la société devrait avoir envers celles et ceux qui élèvent ses enfant. Entre autres.

mardi 16 décembre 2008

La rue : 1, Darcos : 0

Salut la compagnie ! Vous allez bien aujourd’hui ? Moi, j’vous le dis, j’suis crevé… J’ai mal au pied, au dos, à l’épaule… Je suis perclus comme on dit ! Tout ça, parce que j’ai eu le malheur de faire un truc de dingue ! J’ai marché ! C’est fou ça ! Un truc apparemment simple et me voilà tel le cep de vigne, tout noué de partout !

Mais bon, foin d’atermoiements, ce n’est pas de ça dont je voulais qu’on cause ce matin.

Figurez-vous qu’alors que je déjeunais avec un pote dans un troquet près de la place Masséna, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir (subrepticement, comme ça du coin de l’œil), sur l’écran d’une télé au son coupé branchée sur LCI, que la réforme de Darcos était reportée !
Tout à ma cuisse de canard confite sur son lit de pomme de terre cuites au four, accompagnée d’un mesclun et d’un verre de Château La Pompe en Inox, Je n’ai pas relevé plus que ça l’information… L’heure était aux agapes, et les commentaires politiques eurent été malséants en un tel lieu.
Or donc, la première chose que j’ai faite ce matin, après mon pipi et mon café-clope, ça a été de fouiller le net pour savoir un peu ce qu’il s’était passé pour que le réformateur fou décide ainsi de reculer dans sa croisade de destruction massive des bastions gauchistes ; J’ai nommé, l’Enseignement Public.

D’après Le Monde qui a interrogé le Ministre de l’Education par téléphone alors que celui-ci était en déplacement en Israël, il ne s’agit pas d’un recul, mais d’un report… Chacun jugera de la subtilité sémantique, mais le fait est que face au climat social, le Darcos, il ne se sentait plus de continuer à imposer sa loi. Pourtant, on pourrait s’interroger sur ce qui a bien pu faire changer d’avis celui qui il y a peu encore, annonçait qu’il ne reculerait devant rien ni personne pour réformer les Lycées, les écoles primaires et l’enseignement professionnel.

Parce que jusqu’à présent, que les enseignants et les parents d’élèves défilent dans la rue pour rejeter en bloc toutes ses propositions, il n’en n’avait cure le Darcos ! Bien au contraire, il profitait des grèves et des manifestations pour mettre l’accent sur le militantisme exacerbé de ces profs (forcément de gauche) et la désorganisation (le sabotage) dont ils étaient responsables… Plus ça gueulait dans la rue, plus il se faisait fort d’éradiquer la chienlit avec la complicité tacite du français moyen, le mari de la ménagère, qui considère toujours au fond de lui que le mot enseignant rime avec fainéant.
Bref, « Droit devant » était sa devise, « Envers et contre tous » était son crédo.

Mais qu’est-ce qui a pu bien se passer pour que le gouvernement, comprenez Sarkozy bien sûr, décide ainsi de faire marche arrière ? Qu’est-ce qui a changé la donne ?

La réponse est simple en même temps qu’évidente. Ce qui a changé, c’est que les profs ne sont plus les seuls à défiler dans les rues. Ils ont été rejoins par les élèves ! Et là, croyez-moi, ce n’est plus du tout la même limonade !
Parce que lorsque les boutonneux descendent dans la rue, ça peut dégénérer sévère… Avec ce qu’il se passe en Grèce, et un peu partout en Europe, il ne manquerait plus qu’un playmobile fasse une bavure, et on se retrouve vite fait avec des émeutes sur les bras. Et ça, Sarko il en veut pas.
Déjà qu’il a encore cette vieille pelure d’ex ministre de l’intérieur qui lui colle à la peau, devenir le Président de la répression policière serait du plus mauvais effet sur la jeunesse. Surtout si celle-ci a entre 14 et 15 ans, et qu’elle aura le droit de vote en 2012…
Faut tout de même pas pousser mémé dans les orties !

Si vous avez bien lu l’article du Monde (je vous le remets au cas où…), vous aurez compris, comme moi, que Sarkozy l’a joué fine en se dédouanant face à son ministre.
« Fais comme tu le sens ! », ça veut dire en substance : « C’est toi le responsable, si ça foire, tu sautes ! ».
Aujourd’hui, si vous lisez le Parisien, on a droit à une toute autre version : La décision de reporter la réforme à 2010, est en fait une décision commune prise entre le ministère, les partenaires sociaux (soi-disant d’accord avec la réforme) et le Premier Ministre et le Président…
Hier c’était « démerde-toi ! » et ce matin c’est « une action concertée pour lutter contre la rumeur… ».

Ah lala… Faudrait peut-être qu’ils arrêtent de nous prendre pour des perdreaux de l’année au gouvernement… Non ?

vendredi 5 décembre 2008

Casserole !

Oh la jolie surprise que voilà !

Ce matin, alors que la caféine commençait à peine à faire son effet. Alors que d’une main mal assurée j’avais peine à essuyer le caca de mes yeux. Alors que me chatte squattait encore la chaise de mon bureau, et que je cliquais, debout, pour ouvrir mes messages arrivés pendant la nuit… Quoi t’est-ce que je trouve dans ma boite au lettres ? Hein ?
J’ai trouvé un petit message de notre amie Monique !
Un de ces messages qui m’a donné une pêche ! C’est bien simple, j’me sens remonté à bloc pour la journée !
Alors je me suis dis que j’allais vous en faire profiter. A tous.

Il s’agit d’une photo que je vous mets là, en dessous (cliquez dessus pour agrandir), avec juste un petit commentaire…

Savourez mes amis !



"A l'époque, il ne parlait pas encore de couches culottes, mais il connaissait déjà les fuites!"


mercredi 29 octobre 2008

Saine colère

NOM DE DIEU DE BORDEL DE MERDE ! PUTAIN DE BORDEL A QUEUE VÉROLÉE !

Euh… Pardon… J’suis désolé… Mais là, ça-y-est, je crois que je suis énervé !

Vous vous demandez surement ce qui me fait ainsi brailler de bon matin, et vous aurez raison. Ce n’est pas correct de ma part de vous agresser comme ça, alors même que vous commencer à lire tranquillement ce texte. Mais en même temps il faut que vous compreniez ma réaction… C’était ce matin, vers six du mat’, je venais à peine de terminer de lire mes mails et de répondre à quelques commentaires. Je me suis dit benoitement en moi-même, qu’une petite revue de presse ne me ferait pas de mal. Et je suis tombé sur ÇA !
Alors pour ceux qui ont la flemme de cliquer sur le mot « ÇA », je vous la fais façon didactique. Il s’agit d’un article parut hier au soir sur le Figaro.fr. Notre ministre de l’enseignement, Monsieur Xavier Darcos, en balance encore une grosse. Mais alors, une énorme !
Il propose que ce soit la « représentation nationale » qui légifère sur les programmes d’Histoire. Tout simplement. En clair, il voudrait que dorénavant ce soit les députés et les sénateurs qui décident par un vote le contenu des livres d’Histoire de nos gamins. En encore plus clair : Il est temps que l’UMP décide ce qu’il convient d’apprendre à nos enfants.

Vous vous dites certainement que là, ça-y-est, il est bon à enfermer le Darcos… Et pas à l’asile ! Non ! Directement en QHS pour dangerosité publique!

Pourtant, si l’on regarde bien le cours des événements, on peut commencer à comprendre la démarche. Car il s’agit bien là d’une démarche visant à changer radicalement, non seulement la forme, mais aussi le fond de notre enseignement.
Tout a commencé avec la demande de Sarkozy concernant le parrainage d’un enfant juif par chaque élève de CM2. Alors que tout le monde s’arrachait la tête et polémiquait sur le bienfondé de la chose, un argument revenait souvent dans la bouche des détracteurs de ce projet : Un gouvernement n’a pas le droit d’imposer par la loi ou par le décret le contenu de l’enseignement dispensé aux élèves.
Les idéologues de droite, Alain Finkielkraut en tête, se sont alors emparé de l’idée en répondant « Et pourquoi pas ? ». Depuis, l’idée a fait son petit bonhomme de chemin dans la tête de ces pignoufs… Pour enfin arriver à la proposition que j’ai pu lire ce matin.

Si l’on se glisse dans la peau de ces idéologues (pas longtemps, parce qu’après ça colle !), on se dit qu’il est plus que temps d’en finir avec ces gauchistes de profs qui enseignent des idées à la con à nos jeunes. C’est vrai quoi ! Si les Français refusent de faire des heures supplémentaires et s’attachent tant à leurs droits sociaux, c’est bien parce ce qu’ils sont pourris de l’intérieur par une idéologie marxiste ! Pour changer la société il faut donc former les plus jeunes à travailler plus pour gagner plus ! Donc, d’abord et avant tout garder un œil sur ce qu’ils apprennent à l’école, et si possible choisir pour eux ce qu’il convient de savoir ou pas.

Deux exemples, comme ça en passant : 1936, n’est pas comme vous l’a dit votre prof d’Histoire un vaste mouvement populaire marquant la fin de l’exploitation pérenne de l’ouvrier par les capitaines d’industrie, mais bel et bien une errance qui plongea le pays dans la guerre et des décennies de troubles sociaux. De même, 1968 marqua le début d’un pourrissement des institutions et d’un laissé-allé général…

Bon, je laisse là ces oripeaux malodorants qui, si je tarde trop, risquent de me laisser sur le corps un vague relent de dictature Orwellienne…
Jusqu’à présent les programmes scolaires doivent être validés par le Haut Conseil de l’Education, formé de personnes nommées par les différentes chambres. Déjà je trouve que ça fait beaucoup trop de politique dans le processus.
Mais que se passera-t-il si demain, les députés et sénateurs en viennent à légiférer sur les programmes scolaires ?
Pour peu que la majorité présidentielle décide que certains pans de notre histoire soient purement ou simplement réinterprétés ou carrément balayés des mémoires. Je pense notamment à la guerre d’Algérie, à la colonisation, ou encore même à la future interprétation des événements que nous vivons actuellement… J’en ai froid dans le dos.

Ah ! Pour info, j’ai découvert cette information dans les colonnes du Figaro. Et rien dans Libération ou le Monde, ni même dans Marianne, Bakchich ou Rue89… Ca craint vraiment un max ! Franchement, j’attendais un peu plus de la part de l’esprit citoyen de mes compatriotes.
Par contre, je note que cette histoire soulève une question qui me passionne : A partir de combien de temps les événements cessent d’être de l’actualité contemporaine pour entrer dans l’Histoire… ?
Je serais bien en mal de pouvoir y répondre… Et vous ?