Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


vendredi 22 janvier 2010

Le pire ordinaire devient extraordinaire

Rien aujourd’hui. Sorry, mais je sèche complètement !

Alors juste pour dire que j’aurais publié quelque chose en ce jour, et bien je vous mets une vidéo que m’a conseillée Monique… Voilà…


Mompontet : Haiti le pire ordinaire devient extraordinaire
par peanutsie



Moi je trouve quand-même bien que sur le service public on trouve encore de bonne analyses, sans complaisance, en dehors du cirque médiatique… Ouais, c’est bien...

jeudi 21 janvier 2010

Catastrophes en cascade en Haïti : Après le séisme, le libéralisme

Aujourd’hui, je vais me faire le relai d’une info que j’ai glané chez Primitivi.org, via mes nouveaux potes de Dazibaoueb. Ces derniers ont la gentillesse (ou le bon goût) de me publier de temps en temps, aussi c’est bien la moindre des choses que je les cite à mon tour, et de les en remercier par la même occasion.

Je voulais porter votre attention sur cette petite vidéo qui nous montre la très belle et très intelligente Naomi Klein lors de son passage dans l’émission Democracy Now ! du 14 janvier dernier. Deux jours après le tremblement de terre en Haïti.



C’est bon ? Vous l’avez regardé ? Bon, comme j’imagine que tous mes lecteurs ne sont pas parfaitement bilingue comme moi (mytho !) je vous invite à allez sur le site de Primitivi pour en lire la traduction.

Ok ? C’est fait ? Bien… Cela se passerait presque de commentaires, n’est-ce pas ?

Alors si je vous montre ça aujourd’hui, c’est parce que cette info tombe pile poil pour me permettre de mettre en perspective plusieurs autres informations.
Hier, je vous rappelais les mots de Condoleezza Rice sur « la formidable opportunité » que représentait une catastrophe naturelle pour les États-Unis et son économie… A l’époque elle parlait du tsunami de décembre 2004 et de la possibilité pour les entreprises américaines de mettre le pied de manière durable dans des pays où jusqu’alors elles végétaient.
A l’époque, si mes souvenirs sont bons, un tel cynisme avait heurté toute la communauté internationale. Et donc on aurait pu penser que ce genres de propos avaient disparu de la scène médiatico-économique. Hélas, comme vous l’avez pu voir, il n’en est rien.

Ils recommencent les cons ! Et là, vous ne pouvez plus me dire qu’il s’agit de l’expression d’un néo-conservatisme révolu depuis l’avènement du messie Obama ! Il s’agit bel et bien d’un plan, ou plutôt d’une stratégie opportuniste, toujours en vigueur, qui consiste à favoriser et permettre à quelques entrepreneurs de faire leur beurre en cumulant à la fois des marchés juteux financés par la charité mondiale et, last but not least, l’alibi humanitaire qui va bien en termes d’image.

Dernière info qui vient de sortir, le sémillant et toujours vert DSK, patron du FMI, vient de lancer un vibrant appel pour un « Plan Marshall » en direction d’Haïti…

Vous commencez à comprendre où je veux en venir ? C’est flippant hein ?
En tous cas, moi ça me fait flipper pour eux… Donc, comme vous pouvez le voir une gigantesque machine est sur le point de se mettre en marche, qui broiera les haïtiens plus surement qu’un tremblement de terre.

Alors j’ai lu, de-ci delà, quelques réflexions sur le fait qu’une telle inquiétude était forcément hors de propos face à la misère des gens. Que mieux valait ce genre d’interventions que rien du tout. Que, comme d’habitude, entre le pire et le moins pire le choix était vite fait… C’est tout juste si on ne nous traite pas de paranos ou encore d’adeptes fanatiques des théories conspirationnistes.

Seulement, et là ça commence à m’énerver d’avoir raison, ces gens qui se cachent derrière leur bienpensance ne pourront plus dire qu’ils n’étaient pas prévenus.

Je ne le répéterais jamais assez : Le libéralisme est une idéologie conquérante, dans le sens où elle profite du malheur des autres pour assurer le bien-être de quelques-uns. Et pour le coup, rien ne vaut un tremblement de terre pour s’approprier économiquement une île des Caraïbes, et construire sur les cadavres d’un peuple un nouvel eldorado pour les tour-opérateurs et les entrepreneurs, façon Dubaï.
Et pourquoi pas, créer ainsi le 51ème état des États-Unis d’Amérique.

Nota bene : La dernière illustration est tirée du site Boston.com. Un site où l’on trouve de vraies photos de journalisme. Je vous invite à y aller, mais attention, certaines d’entre elles peuvent choquer.

mercredi 20 janvier 2010

Vœux de Sarkozy à l’Outre-mer : Démerdez-vous et tenez-vous à carreau !

Aujourd’hui nous allons rester encore un peu sous des cieux plus cléments et aller jeter un regard sur le discours qu’a tenu hier notre illustre Président Glorieusement Elu à 53%, à l’occasion de ses vœux à l’Outre-mer sur l’île de la Réunion

Ce fut un discours assez long et difficile à suivre… Bon, je sais bien que vous allez me dire que je ne suis pas obligé de me les taper ses discours, et vous aurez raison. Cependant, ce n’est pas parce que je pense faire preuve d’utilité publique en vous les racontant, que je dois forcément le faire sans me plaindre, hein ? Donc difficile à suivre disais-je parce que pour la première fois depuis que le marathon des vœux a commencé, j’ai bien senti que notre expert es-communication ne connaissait pas son texte. Je vous jure que c’était patent ! Il lisait, bien sûr, comme à son habitude des mots écrits par quelqu’un d’autre, mais pour une fois on sentait bien qu’il n’avait pas pris la peine de les lire avant. Et que je butte par ci, et que je bafouille par-là… Bref, notre Sarko n’a pas été à la noce, d’autant que ce discours-là à probablement été écrit par un autre nègre que celui qu’il emploie habituellement… C’était plein de mots compliqués que l’on n’a pas l’habitude d’entendre dans la bouche présidentielle.
La question est donc : Qu’est-ce qu’il a foutu dans l’avion pendant les quatorze heures de vol ?

Bien sûr, Sarkozy étant un homme respectueux d’un minimum de convenance, il a commencé par quelques mots concernant Haïti… Tristesse… machin…Solidarité… machin… Coopération… machin… Reconstruction. Ah ça la reconstruction, il a bien insisté là-dessus. On sent bien qu’il n’a pas l’intention de se voir rafler des parts de marché par les ricains ! Encore un peu et on aurait pu l’entendre prononcer ces mots qu’autrefois Condoleeza Rice prononça en qualifiant ce tremblement de terre de « formidable opportunité »… Mais, bon il n’est pas allé jusque-là, même si l’on sentait bien que le cœur y était.

Ensuite, comme on pouvait s’en douter et étant donné le climat politique actuel et les dernières actualités ultramarines, son propos s’est principalement articuler autour de deux axes principaux : L’Identité Nationale et… l’identité nationale.

Oh, pas la même que la notre, si tant est qu’on en est une, mais celle de ces français d’outre-mer qui ont chacun la leur, tout en faisant quand-même partie de la notre (Vous me suivez ?).
Il a même déclaré que les nos douze territoires étaient « consubstantiels de ce qu’est la France. » (Quand je vous disais qu’il utilisait des mots bizarres), et que chacun représentait « une facette du génie Français ». (Waouh !)

Puis, comme dans les précédents discours, Nicolas Sarkozy est revenu sur la crise… Bon, je vous passe les désormais rituelles déclarations sur le côté inévitable de la chose, le fait que la France s’en sorte mieux que les autres, patati patata… Et venons-en directement au moment où il a admit que l’Outre-mer avait été plus touchée encore que la métropole par la crise, et ce à cause « des fragilités structurelles de son tissu économique ».
De même, il a admit également que les problèmes de « vie chère » (traduction en créole de pouvoir d’achat), étaient « le résultat de blocages et de monopoles ». Applaudissement dans la salle.
Mais rassurez-vous braves gens, tout ça va se solutionner grâce aux Etats Généraux de l’Outre-mer, qui sont « un exercice inédit d’intelligence collective ! ». Grâce à eux, on va pouvoir rénover les relations entre la métropole et les territoires et lutter contre les conservatismes et les immobilismes (Oui, il se répète, je sais).

Et d’affirmer que l’Etat sera toujours aux côtés des DOM et des TOM, parce qu’ici aussi c’est la France. Sauf que quelques minutes plus tard il nous sort, que la solution pour qu’ils sortent de la crise c’est qu’ils mènent plus avant ce qu’il appelle un « développement endogène » et de « Développer la coopération avec les pays environnants dans un développement local autonome ».
Sur le coup, même lui se rend compte qu’il y a comme un hiatus dans le discours. Une couille dans le potage si vous préférez. Alors il s’empresse de désamorcer le truc en rajoutant qu’il n’y a pas, de son point de vue, de contradiction entre développement autonome et soutient de l’état. Mais bon, malgré cette pirouette, on sent bien que l’on est parti sur un bon vieux double langage des familles…

En clair cela veut dire : Je suis venu vous dire que l’état français sera toujours à vos côté parce qu’il ne peut pas faire autrement, mais il faudrait quand même que vous vous en sortiez tous seuls.
Car notre PGE ne veut surtout pas que les territoires se complaisent dans l’assistanat. Il l’a martelé plus d’une fois comme on enfonce un clou. Pour lui, il trouve même que ça a un côté insultant l’assistanat ! Pour qui, on se le demande... Pour celui qui arrive à vivoter, comme moi avec, 450 euros par mois, ou pour celui qui ne supporte pas que l’on puisse vivoter avec 450 euros par mois ? (et accessoirement qui vote UMP)

Puis, Sarko s’est gobergé des résultats des referendums en Guyane et en Martinique. Résultats qui réaffirment, selon lui, le désir d’appartenance à la France de ces départements. Mais, là encore on assiste à un double-langage, pour ceux qui désireraient faire le choix contraires, il serait près « à toute sorte de concessions » quant à organisation future. Du moment qu’il n’est jamais question d’indépendance a-t-il ajouté.

Là encore il faut savoir décoder : Le Président est content comme tout du choix des guyanais et des martiniquais, mais il aurait quand-même préféré que ceux-ci acceptent plus d’autonomie et se prennent en main plutôt que de ponctionner les caisses de l’état. En clair, la solidarité nationale c’est bien, mais dans un rayon de 1000 kilomètres de Paris. Pour le reste si vous pouviez vous démerder tous seuls, tout en restant français, et bien se serait mieux.

Trois fois au cours de son discours, Sarkozy balança quelques remarques bien senties en directions de ceux qui, selon lui, prônent la violence. Il a même salué « La maitrise et le sang froid des antillais, qui n’ont pas cédé à la provocation » en refusant de répondre à l’appel du LKP un an après la grève général qui secoua l’île.

A l’image du territoire métropolitain, cette histoire de violence semble le préoccuper au plus haut point, de même que l’immigration clandestine. Il entend bien d’ailleurs mettre le paquet contre ce qu’il considère comme « une mise en danger du pacte social en Guyane et à Mayotte ».

Pour finir, et pour rester dans le registre de la sécurité, il a déclaré : « Le temps de la confiance est venu je serais intransigeant que les questions de violence, d’ordre public, de lutte contre la délinquance. Rien ne me fera accepter cette forme de désordre. Ni en métropole, ni en outremer ».

Alors chers lecteurs ultramarins (et les autres), j’espère que vous avez bien compris la teneur de ces vœux que le Président vous adresse, hein ?

Démerdez-vous et tenez-vous à carreau !

mardi 19 janvier 2010

Quelques réflexions sur Haïti…

Une semaine après le tremblement de terre qui a dévasté la ville de Port-au-Prince, c’est encore et toujours Haïti qui fait la Une de tous les journaux. Et moi, je n’en parle pas.
On parle de 50, 100, 150 000 morts et pourtant je n’arrive pas à me sentir, comment dirais-je… Non, pas concerné, c’est pas ça… C’est comme si je me sentais impuissant à écrire sur quelque chose comme ça… Au même titre que l’on puisse se sentir impuissant face à ce genre de catastrophe naturelle.

N’allez pas croire que je ne m’intéresse pas aux malheurs du monde, mais je n’arrive pas à me décider à écrire là-dessus… Et le pire, c’est que comme j’ai été élevé comme un bon catholique, j’arrive même à me sentir coupable de ne pas exprimer publiquement ma compassion ! C’est dingue quand-même !

Alors, à l’autre bout de ma télé, j’observe ce qui se passe et j’en suis à avoir des pensées qui peuvent paraitre incongrues par rapport au désastre et au malheur des gens.

Par exemple je trouve particulièrement insupportable cette chanson et ce clip pondus en un weekend pour générer des fonds en faveur de sinistrés. D’une part, la chanson est nulle, et c’est rien de le dire, mais en plus je trouve ce procédé limite indécent…
Oui je sais, mais je vous avais prévenu que c’était des pensées incongrues… Mais je me demande ce que bien foutre ce pauvre vieil Aznavour dans une production pareille ! Sans doute est-ce parce qu’il y pas mal de séisme en Arménie ? Enfin bref, je trouve ça plutôt lamentable.

Et puis il y a le traitement médiatique de l’événement que je trouve un tantinet sur joué. Peut-être est-ce parce que j’ai maintenant l’habitude de décoder l’information, mais je ne peux m’empêcher de constater que plus ça va, plus les médias se complaisent dans le sensationnalisme et l’impudeur. Relater un événement est une chose, mais faire passer l’émotion avant l’information relève plus, à mon sens, du divertissement de première partie de soirée que du JT de 20h00. Même les chaînes infos s’y mettent, copiant en cela CNN, et je trouve que ce n’est pas en leur honneur que de se faire les chantres de l’information par le biais des larmes et de la douleur de leur sujet.

Enfin, et là s’agit-il sans doute de mon atavisme antiaméricain habituel, la tournure que prend ce sauvetage à grande échelle me préoccupe quant à l’avenir des haïtiens. Nous, nous envoyons des sauveteurs, eux (les américains) envoient l’armée.
Alors je sais bien que la situation n’est pas simple là-bas. Je sais bien que c’est le chaos politique et qu’ils manquent de tout… mais on ne me fera pas croire que la solution c’est d’envoyer 10 000 hommes en arme.

Lors de l’ouragan Katerina, le gouvernement américain n’a pas fait le dixième de ce qu’ils sont en train de faire en Haïti. Et n’allez pas me dire que les choses ont changées depuis l’arrivée d’Obama ! Aussi, je trouve qu’une réaction aussi prompte et aussi démesurée ne peut laisser présager qu’une mainmise future sur le pays.
Tout ça me fait penser à la véritable guerre que se sont livrées les entreprises lorsqu’il fut question de « reconstruire » l’Iraq. Une foire d’empoigne libérale et indécente à laquelle notre pays tenta même de participer… en pure perte d’ailleurs, puisque ce sont les américains qui raflèrent tous les « marchés ».

Je ne voudrais pas jouer les cassandres, mais je parierais bien que c’est ce qui va se passer pour Haïti. Le pays sera mis en coupe réglée par un quarteron de grands groupes internationaux au nom d’un capitalisme bien propret, puisque auréolé de d’humanitaire.

Voilà, ce sont-là quelques réflexions que m’inspire ce tremblement de terre et ces conséquences.

Et encore, je ne vous ai pas parlé de la gerbe que m’inspirent ceux qui parlent de « destin » ou encore de « Dieu »… Mouais, on va éviter, parce mon indignation risquerait de laisser place à la colère…

lundi 18 janvier 2010

Ma lettre d’amour à l’outre-mer

Le P’tit Chef est parti souhaiter ses vœux au français d’outre-mer. Direction La Réunion via Mayotte.

Alors bien sûr, on pourrait ironiser sur l’empreinte carbone d’un tel déplacement (Ça serait vachement tentant même), mais j’imagine également que ce sont là des conséquences inévitables pour un pays comme le notre qui s’enorgueillit d’avoir essaimé sur toute la planète… La France a été un pays colonialiste et la conséquence directe de ce passé colonial est que nous avons laissé des petits bouts de nous-mêmes un petit peu partout sur la planète.

On pourrait cracher sur ce passé colonial, certains le font d’ailleurs avec une grande véhémence, mais ce n’est pas mon cas.
Je ne vois pas en quoi j’aurais à m’excuser au nom de mon pays pour des choses que je n’ai pas faites. Le regretter, ça oui je pourrais. Présenter des excuses, pourquoi pas, si ça peut faire plaisir. Même si je ne vois pas vraiment en quoi cela serait utile… Mais revenir dessus en niant le passé, je trouve que cela relève de l’impossibilité gwendalienne.
Donc, le mieux que nous puissions faire, si nous avons un tant soit peu d’honneur et d’humanité, c’est encore d’assumer pleinement ce passé colonial et de nous occuper du mieux que nous pouvons de ces rejetons que nous avons semé.

Hélas l’histoire récente nous démontre que ce n’est pas le cas. Nous négligeons nos enfants comme une mère adultérine négligerait sa progéniture conçue hors mariage… Une mère irresponsable et négligente.

Parmi ces rejetons, beaucoup de plaignent de cette négligence. Ils sont plutôt fiers d’avoir été engendré par la France, et se considèrent comme ses enfants légitimes (ce qu’ils sont, à mon sens). Ils attendent de leur génitrice qu’elle les traite de la même façon qu’elle traite ses propres enfants.
D’autres, des adolescents sans doute, n’aspirent qu’à quitter le giron familial. A ceux-là je n’aurais qu’une chose à leur dire : Qu’ils devraient faire le même effort de réflexion que j’ai fait plus haut. Quoi qu’ils disent et quoi qu’ils fassent, la France fait partie de leur histoire au même titre qu’ils font partie de la notre… Alors, au lieu de discuter cent-sept ans sur des histoires de légitimité, ils devraient assumer eux-aussi ce passé et s’en servir pour construire l’avenir…

Oh je sais bien que ce sont là des vœux pieux. Je sais aussi que des siècles de maltraitance ne vont pas s’effacer comme ça, du jour au lendemain… Mais bon, je me dis que si on continu avec l’analogie que j’emploie depuis le début, une enfance difficile ne présume pas forcément d’une vie d’adulte tourmentée.

Moi j’aimerais bien que la France s’occupe un peu mieux de ses enfants d’outre-mer… Et je voudrais aussi que ces enfants n’oublient pas d’où ils viennent non-plus.

Traitez-moi de rêveur si vous voulez… m’en fout. J’ai du vague à l’âme ce matin. Une vague de couleur bleu ultramarine.

dimanche 17 janvier 2010

Kikenveu ?

Savez-vous ce j’ai trouvé dans ma boite aux lettres hier ? Allez… ! Essayez deviner… Je vous mets sur la voie : C’est rectangulaire, ça fait 11 x 22 cm et c’est d’une couleur beige dégueu…

Bravo ! Vous avez deviné ! Il s’agit effectivement de ma convocation pour aller me faire vacciner contre la méchante grippe A/H1N1 ! (Terminologie officielle)

Enfin, il ne s’agit pas vraiment d’une convocation (faut quand même pas exagérer !) mais d’un bon de vaccination pour deux injections. Si-si, deux injections ! Alors que d’après le Ministère de la Roulette Russe, une seule devrait suffire !

Bon, je pense qu’il est inutile que j’ironise plus avant sur le ridicule de la situation tellement l’épidémie est officiellement terminée, et tellement je ne suis pas (mais alors vraiment pas !) un public dit prioritaire… En plus, je vous raconte même pas où il faut que je me rende pour me faire piquer ! C’est à l’autre bout de la ville dis-donc !

J’ai bien envie d’appliquer à la lettre le slogan qui figure sur la missive signée par cette chère Roselyne Bachelot…

Les gestes de chacun font la santé de tous.

C'est-à-dire en ce qui me concerne : Prise en main de ladite convocation, déchirage et jettage dans la poubelle !

Oh et puis non, finalement je vais la garder comme souvenir… Ça me rappellera l’incompétence de notre gouvernement en matière de santé publique !

samedi 16 janvier 2010

Le monde à l’envers : Sarkozy rend hommage aux syndicats…

Salut tout le monde ! Ce weekend s’annonce bien ? Parfait…
Bon, ce samedi je vais vous parler un peu des vœux présidentiel aux Partenaires Sociaux.
Oh, rassurez-vous, ça ne sera pas long car il n’y a pas grand chose à en dire. D’ailleurs notre Président a fait lui aussi très court sur ce coup-là, et d’un ton tellement monocorde et las qu’on devine aisément qu’il commence à en avoir marre le pauvre… Enfin, je dis le pauvre mais fait pas croire que je le plains plus que ça quand-même ! Je veux bien être compréhensif, mais il ne faudrait pas voir à trop pousser mémé dans les orties.

Donc hier, Nicolas 1er s’est exprimé devant ce que l’on a coutume d’appeler les Partenaires Sociaux.
Partenaires… Voilà bien une appellation bien consensuelle qui jusqu’alors me faisait plutôt marrer. En effet, ce terme est (était ?) quand même sensé regrouper, en tous cas dans mon esprit, des organisations défendant des intérêts contradictoires. Je veux parler bien sûr des intérêts des travailleurs ou ceux des patrons. Mais bon, moi je dis ça, c’est parce que je suis un irréductible gauchiste qui croit en la lutte des classes, car si j’en crois le discours du Président le sens du mot « partenaire » est effectivement à prendre au pied de la lettre.

Et du coup, j’ai beaucoup moins envie de me marrer…

Sarkozy a commencé par se féliciter du climat serein qui règne en France (j’déconne pas, c’est vrai !) et a déclaré que si « le pays ne s’est pas déchiré » en 2009, c’est parce que les partenaires ont agis en « responsabilité ».
Agir en responsabilité… Voilà bien encore une phrase bien tournée pour désigner la collaboration pleine et entière de la plupart des syndicats pendant l’année écoulée. Donc, en clair il veut dire : Les mecs, vous avez été sympa avec moi l’année dernière. Vous avez réussi à empêcher la plèbe de me lyncher en retenant vos troupes. Alors continuez comme ça parce qu’en 2010 j’ai bien l’intention de continuer !

D’ailleurs, à ceux qui dénoncent une certaine « proximité » entre le gouvernement et quelques représentations syndicales, il déclare avec ironie qu’il est toujours mieux de se parler que de ne pas vouloir se voir (Ricanements dans la salle).

Ensuite, et là vous allez voir qu’on ne rigole plus du tout, il déclame cette phrase lourde de sens, ou de non-sens, au choix : « Il y a eut des conflits sociaux, des conflits sociaux difficiles dans des entreprises symboliques. Je crois que le gouvernement, et j’en remercie le Premier Ministre et le Ministre du Travail monsieur Darcos, qui a toute ma confiance plus que mon amitié ( là j’ai pas compris…), a su faire les gestes et les ouvertures… Mais quand nous ne sommes pas d’accord, nous ne renonç… Nous ne cédons pas. Voilà. »

Vous y comprenez quelque chose vous ? Oui, je sais, ce n’est pas si facile de comprendre une phrase qui dit une chose au départ et son contraire à la fin. Et pourtant il semblerait que ce soit là la façon dont Sarko 1er, Roi des Français, envisage le dialogue social. Je décide, et vous pouvez toujours gueuler mais cela ne servira à rien.
Du coup, si effectivement les syndicats ont intégrés ce concept, il n’est pas étonnant que le Nabot en chef se félicite de leur « partenariat ».

Et il espère bien que cette belle collaboration va perdurer pour l’année qui vient, car en 2010 il compte s’attaquer à la réforme des retraites. Aussi, comme des vieux et des mères de familles qui descendent dans la rue ça fait toujours mauvais effet, la pleine et entière collaboration des dirigeants syndicaux sera, bien sûr, la bienvenue.

D’ailleurs à propos des retraites il a déclaré qu’il ne fallait pas « confondre égalité et uniformité, qui est défaut français ». Je laisse le soin à celles et ceux qui ont l’esprit plus subtil que le mien de tenter de comprendre ce que cela va impliquer… Pour ma part, je sens que ça risque d’être un joyeux bordel.

Et de terminer en saluant encore une fois « le respect de la personne » qui a été constant pendant toute cette année…

Bref, ce fut donc un discours peu longuet (pour une fois) qui ne fut consacré qu’à une seule et unique chose, remercier la gentillesse des syndicalistes et les enjoindre de continuer sur leur lancée de léchage de botte.
M’est avis que le goût des souliers vernis doit leur convenir car la rentrée sociale explosive qu’on nous avait promis pour septembre de l’année dernière… Et bien on l’attend toujours !

Allez ! Passez un bon weekend quand même…