Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


mardi 5 janvier 2010

En vrac : Renault, Grippe A et Conseil Constitutionnel

Bon, je n’ai pas trop de temps aujourd’hui et vous m’en voyez navré. C’est d’autant plus dommage que l’actualité est riche en ce début d’année… Mais bon, c’est pas grave, on va faire vite.
Depuis quelques jours j’avais envie de vous parler de la dernière publicité de chez Renault qui hante nos chaines de télé depuis le début de cette année…, et puis finalement je me suis aperçu que Trublyonne avait déjà abordé le sujet, et de belle manière en plus… Donc, allez chez elle goûter de son analyse. J’y ajouterais cependant que cette communication démagogique est emprunte d’une propagande libérale des plus écœurante. L’allusion à l’innocuité du choix de la décroissance y est flagrante avec cette question qui me donne envie de hurler : « Pourquoi profiter de la vie aujourd’hui signifierait forcément vivre moins bien demain ? »

Je vous laisse trouver vous-même votre réponse à cette question hautement philosophique…

Sinon, il y a notre beau pays qui non content d’avoir dépensé notre argent à acheter des vaccins contre la grippe A que personne ne voulait, à part quelques 5 millions de péquins bien manipulables, se retrouve avec 95 % de son stock sur les bras…
Alors bien sûr ça gueule.

Je vous avouerais que je suis un peu perplexe sur ce sujet… Car, si le gouvernement n’avait pas mit le paquet dans cette affaire, on le lui aurait reproché de la même manière. Donc, le critiquer à postériori pour avoir fait ce qu’il fallait relève, à mon sens, de la mauvaise foi.

Cependant, là où on pourrait à loisir lâcher des skuds sur cet épisode « pandémique », ce serait s’il était établi de façon formelle que l’achat de ces doses de vaccins en surnombre était le fait d’une volonté délibérée, ou alors d’une incompétence crasse.
Pour faire la lumière sur tout ça, il n’y a pas à tortiller il faut enquêter. Et c’est ce que se propose de faire le Nouveau Centre. Comme quoi, même les centristes peuvent avoir de bonnes idées. Ce qui est con, c’est qu’ils les aient avant la gauche !

Enfin, je voudrais que vous notiez dans vos tablettes une échéance prochaine qui pourrait se révéler très importante pour notre démocratie, à savoir le renouvellement d’un tiers du Conseil Constitutionnel… L’ami Rimbus a sonné l’alarme sur le sujet en nous rappelant que le dernier rempart contre les abus liberticides de ce gouvernement était cette auguste institution. Il nous informe aussi sur les postulants prêts à reprendre les sièges libres, et là croyez-moi, ça craint… Emmanuelle Mignon, ça vous dit quelque chose ?

Et bien sachez que l’on sait maintenant pourquoi elle avait quitté le mois dernier l’Elysée, c’est pour distiller son catholicisme intégriste au sein du Conseil ! Rien que ça !

Bref, comme vous le voyez, l’actualité est riche… Sauf que là, j’ai pas le temps. Il faut que je me barre de chez moi rapido, si je veux pouvoir remplir mon frigo…

Allez braves gens ! Portez vous bien !

lundi 4 janvier 2010

Le No Sarkozy Day, une occasion de dire non alors que d’autres disent oui.

Mais qu’est-ce que c’est que ce bordel ? C’est quoi tout ce tremblement à propos du No Sarkozy Day ? De partout sur la gauchosphère les billets tombent et le débat fait rage comme s’il s’agissait de la controverse de Valladolid (*).
Du coup, je ne vous le cache pas, je me suis senti un peu à la ramasse, ne comprenant absolument pas pourquoi tout ce beau monde se prenait ainsi la tête. Il m’a fallu un peu de temps pour démêler les fils de l’histoire et comprendre d’où pouvait bien venir tout ce tintouin…
Donc, je résume l’histoire pour ceux qui, comme moi, n’ont pas suivi.

A la suite de la manifestation en Italie contre Berlusconi le 5 décembre dernier, des petits malins ont pris l’initiative de vouloir lancer le même genre de happening en France. La cible, Sarkozy bien sûr. Un groupe Facebook est créé, regroupant à ce jour 354 471 « amis » et qui invite la populace à manifester son dégout du Président pour le 27 mars prochain devant les bâtiments représentatifs du pouvoir, à savoir les Préfectures (entres autres).
Dans la foulée les initiateurs de l’événement sollicitent les blogueurs pour relayer l’événement et faire ainsi monter la mayonnaise.
En réponse à cette sollicitation certains blogueurs de « gauche », et pas des moindres, publient alors un communiqué pour se démarquer de l’événement.

Ce communiqué le voici :

Le No Sarkozy Day est une initiative sincère et spontanée. Nous respectons la démarche et l’engagement qui ont amené les organisateurs à entreprendre cette action. Mais, nous blogueurs, nous ne pouvons nous y associer. En premier lieu, Nicolas Sarkozy a été élu. Certes la France de Nicolas Sarkozy n’est pas une république irréprochable mais nous sommes attachés au principe démocratique. En tant que Président de la République, il bénéficie de la légitimité des urnes. Réclamer sa démission, c’est ouvrir une boîte de Pandore. Nous ne souhaitons pas jouer aux apprentis sorciers. Au contraire, Nicolas Sarkozy doit rester 5 ans au pouvoir, assumer ses erreurs jusqu'au bout. Le No Sarkozy Day doit avoir lieu le 7 mai 2012 et pas avant. Ensuite, nous estimons que l’initiative est biaisée dès le départ. Le problème du "No Sarkozy Day", c’est que le nom de Sarkozy soit l'unique vecteur de mobilisation. L’antisarkozysme primaire ne fera pas évoluer les mentalités, elle les confortera. Plutôt que de se focaliser sur l'homme, nous préférons nous concentrer sur le bilan désastreux de son action politique. Nous voulons bâtir une véritable alternative politique au sarkozysme qui soit à la fois construite et argumentée. Nous pensons que cette opération se révélera contre-productive. Nous ne souhaitons pas être associés à cette initiative lancée sans concertation et qui relève plus du buzz marketing que de l’action politique. Le risque d’une instrumentalisation et d’une récupération politique d’un futur fiasco existe…

Suivit par les signatures de quelques-uns des grands noms de la blogosphère se déclarant de gauche :
Laure Leforestier,Le Monolecte, Bah by CC, Le Volontaire, Partageons mon avis, Les jours et l'ennui de Seb Musset, Peuples, Intox2007.info, Falcon Hill, Disparitus, Sarkofrance, Back2basics, Neuromancien, Edelihan, l'hérétique, Marc Vasseur,Yann Savidan, Le Pavé, Hypos, H16, De tout et de rien, Des pas perdus , Piratages(s), Reversus.


Et c’est là que j’ai pris le train en marche, en pleine polémique au sujet de ce communiqué et de ce qu’il sous-tend.

Pour être franc avec vous, lorsque j’ai été sollicité sur Facebook pour adhérer au truc, j’ai dis oui tout de suite. La démarche me semblait intéressante et le succès des transalpins ne pouvait que présager de bonnes choses quant à la mobilisation de nos concitoyens. A l’époque la seule question que je me suis posé, c’était de me demander pourquoi le 27 mars, pourquoi si tard ?
Pour avoir la réponse à ma question, il m’a suffit de ma rappeler que le deuxième tour des élections régionales étaient programmé pour le 21 mars. La manifestation devant s’inscrire résolument en dehors des enjeux électoraux. Donc, pour moi c’est clair, le mouvement se situe hors-partis politiques et hors projets à long terme. C’est un happening dont le but est de dire à un instant t, le ras-le-bol que ressent une partie de la population envers ce gouvernement et sa politique personnifié par la grosse tache qu’est Nicolas Sarkozy.

Et c’est d’ailleurs ce que semble lui reprocher cet aréopage de gentils blogueurs… Ce côté spontané, quasi festif, qui ne s’inscrit dans rien de construit, ou ne s’imbrique pas dans des plans qui existent déjà…

Car, je vous le dis tout net, ce communiqué n’est ni plus ni moins que de la merde. Une bonne grosse merde puante, déposée ostensiblement sous le museau des citoyens pour leur faire comprendre qu’en dehors des appareils, rien ne peut se faire. Comme s’il fallait forcément l’aval des associations, des partis ou même d’une pseudo-élite, fut-elle blogueuse, pour entreprendre quelque-chose dans ce pays !

De plus, l’argumentation développée est, en tous cas à mes yeux, spécieuse et digne de ces tiédeux que je dénonçais il y a encore quelques jours ici-même.

Alors comme ça, il conviendrait de « respecter la légitimité des urnes » ? Mon cul oui !
Sous prétexte qu’une majorité de crétins décérébrés a, un jour funeste de 2007, porté au pouvoir ce psychopathe dangereux, il faudrait s’abstenir pendant la durée de son mandat de le critiquer ?
Mais on vit où là ? C’est quoi cette mentalité de pétochards ? Je rappellerais à ces personnes que le propre de l’opposition c’est encore de s’opposer. Et ce n’est pas en restant dans une réserve bien-pensante que l’on s’oppose efficacement. Sarkozy et sa clique compte justement sur cette réserve pour arriver à ses fins, et il faudrait peut-être que ces messieurs-dames bien propres sur eux arrivent à se mettre ça dans le crâne !

Ensuite, le reproche qui est fait au No Sarkozy Day, c’est de s’en prendre nominativement au président de la république et non à sa politique.
Voilà encore cette bien-pensance écœurante qui arrive, par je ne sais qu’elle circonvolution cérébrale, à détacher les idées de la personne qui les met en œuvre. Comme si ce n’était pas Nicolas Sarkozy qui mettait à mal notre société, mais seulement ses idées…
C’est avoir là une conception bien particulière du combat politique, ou du moins bien particulière de la nature humaine.

Vous vous doutez bien que je ne peux en aucun cas soutenir mes confrères blogueurs sur ce coup-là. Donc, à mon tour, je tiens à me démarquer totalement de cet immobilisme bon teint qui ne sert qu’à une seule chose, conforter Sarkozy et sa politique.
On nous reproche souvent, à nous les gauchistes purs et durs, de passer notre temps à critiquer sans proposer… A cet argument bateau je répondrais que critiquer sans proposer c’est déjà critiquer, et que cela vaut toujours mieux que ne rien faire du tout !

C’est avec ce genre de considération « respectueuses » que le Mal avance. La seule solution est de le combattre, par tous les moyens et sur tous les terrains.

Pour terminer je voudrais revenir sur cette image employée par ce ramassis de pétochards… Celle de la boite de Pandore.
Quelque chose me dit que dans leur esprit, permettre ce genre de manifestation c’est prendre le risque de la subir à son tour, si par chance le vent venait à tourner en 2012… Bien étrange conception de la démocratie n’est-il pas ?

A noter d’autres voix aussi discordantes que la mienne, chez l’ami Rimbus et le fier Gauche de Combat. (Quand-même ! On n’est pas tous des carpettes !)

dimanche 3 janvier 2010

La photo de la semaine


Ne nous laissons pas emmerder !

samedi 2 janvier 2010

Mon Crédo

Pour entamer cette nouvelle année 2010, je me disais comme ça, qu’il serait peut-être judicieux que je revienne sur ce qui fait quand même le pain quotidien de ce blog, à savoir les indignations, les interrogations et les positions du taulier.
C’est vrai quoi, cela va faire maintenant vingt mois que je m’échine à vous parler de politique, et vous seriez peut-être intéressé de savoir où je me situe exactement sur notre échiquier hexagonal…
Mais peut-être devrais-je commencer par le commencement et vous raconter pourquoi j’ai envie de vous parler de ça ce matin. Ok, on va faire ça.

Alors donc, voilà. Hier, je suis allé jeter un œil chez mon confrère Humeurs de Gauche, et je suis tombé sur ses vœux. Des vœux un peu particuliers puisqu’au lieu de souhaiter de bonnes choses à ceux qu’il aime, il a préféré en souhaiter de mauvaises à ceux qu’il n’aime pas.
Perso, je trouve la démarche intéressante, tout à fait en adéquation avec son auteur puisqu’elle se situe dans la résistance et la lutte. D’ailleurs, sont pseudo c’est Gauche de Combat, ce qui dit bien ce que cela veut dire…
Je dis « démarche intéressante », mais en fait c’est plus que ça, car son article m’a franchement fait marrer. Et ce qui m’a fait surtout rigoler, c’est de constater que parmi les cibles honnies de ses vœux il y avait notamment un blogueur dit de gauche. Marc Vasseur pour ne pas le nommer. Et aussitôt, que ce passe t’il ? Une partie de la blogosphère lui tombe alors sur le râble pour lui reprocher de taper sur un collègue ! Et pas n’importe qui, des pointures ! Des gens connus et respectés dans le milieu !
Et c’est donc face à cette volée de bois vert que m’est venue l’idée du présent billet…

De plus en plus de personnes viennent me visiter et je les en remercie. Cependant, je n’ai vraiment pas envie qu’il m’arrive la même chose qu’à GdC, c'est-à-dire que l’on vienne me reprocher mes positions politiques sous prétexte que parce qu’on est de gauche on doit forcément être d’accord avec tout ce qui se dit à gauche.

Alors soyez avertis, lectrices et lecteurs, que vous êtes ici sur un blog que la terminologie classique qualifierait d’extrême-gauche. A gauche de la gauche si l’on veut employer une expression plus contemporaine.

Vous l’aurez sans doute remarqué, le centre de gravité de notre paysage politique national s’est, depuis quelques années, sérieusement déplacé sur la droite. C’est un fait. Ainsi, par exemple les socialistes en sont venus à embrasser des deux bras le libéralisme, maquillant le tout sous l’appellation grotesque de sociale-démocratie.
En ce qui me concerne, même si le curseur de la balance a bougé, moi pas. Les méchants sont toujours situés à ma droite, et c’est donc avec tristesse que j’ai vu certains partis politiques glisser irrésistiblement de ce côté-là de mon idéologie personnelle.

Ainsi, ne vous étonnez pas si vous me voyez taper à bras raccourcis avec le même enthousiasme sur Ségolène Royal, Cécile Duflot ou Nicolas Sarkozy. Même si j’arrive quand même à faire la différence entre les trois, ils se situent en ce qui me concerne du mauvais côté de ma ligne de tir.
Car oui braves gens, je sais faire la différence entre l’UMP, le PS et les Verts ! Il y d’un côté le pire, et de l’autre les moins pires… Le seul point commun que je leur accorderais et d’être tous les trois non-conformes avec ce que j’aimerais que notre société devienne.
Donc, ne me dites pas que je fais l’amalgame UMPS, comme je me le suis fait reprocher il y a peu de temps, je sais très bien faire la différence entre les épinards, les endives et les blettes. L’important étant qu’il n’y en est pas dans ma cuisine.

Donc je résume, vous êtes ici sur un blog d’extrême-gauche assumée et non encartée. Je précise bien « non encartée » car c’est important. Tout au long de cette année vous me verrez m’en prendre aussi bien aux sinistres fachos qui nous gouvernent qu’aux tiédeux de la gauche bon teint. Je hais littéralement ce qui ressemble de près ou de loin à une religion. Je trouve que la CGT est un ramassis de vendus au grand capital. Je cautionne la violence comme moyen d’expression politique. Et je déteste les épinards, les endives et les blettes.

Suis-je bien clair ?
Bien, tant mieux… Mais bon, ne vous inquiétez pas, en dehors de ça je suis un type hyper sympa, sensible et relativement cultivé et vous allez voir qu’on va bien se marrer pendant cette année !

Allez ! Passez un bon weekend !

jeudi 31 décembre 2009

Des mercis plutôt que des vœux

Bon, je vous le dis comme je le pense, je n’ai pas l’intention de trop m’attarder sur cet ultime billet de l’année 2009. Non-pas qu’il n’y aurait pas grand-chose à dire sur cette année qui vient de s’écouler, loin de là, mais disons que j’ai en ce jour une bonne grosse flemme des familles.

Néanmoins, j’ai quand même une petite chose qui me trotte dans la tête, et si vous avez cinq minutes j’aimerais bien vous en toucher deux mots.

Depuis quelques jours je réfléchis sur cette tradition qui consiste à chaque fin de cycle solaire de souhaiter le meilleur aux autres ainsi qu’à soi-même…
Bon, je sais, si vous lisez mon billet de l’année dernière écrit en ce même jour, vous vous apercevrez que je me la posais déjà cette question… A croire que je n’ai pas trouvé de réponse puisque cela recommence. Mais bon, le fait est que les us nous imposent de faire des vœux.

Des vœux… Voilà bien un truc qui n’a aucun sens. C’est vrai quoi… Pour faire des vœux il faudrait pour le moins que l’on soit persuadé que les choses peuvent nous tomber comme ça, toutes crues, dans la bouche… Et pour que cela arrive, il n’y a pas à tortiller, il faudrait qu’une instance supérieure, capable de maitriser les lois de la probabilité, existe.
Et ça, vous savez bien que c’est une hypothèse que je me refuse à envisager. Donc, en toute logique, et jusqu’à preuve du contraire, le fait de prononcer à voix haute ou par écrit une espérance quelconque, ne présume en rien de l’augmentation de la probabilité qu’elle se produise.
Non, franchement, cela n’est pas très sérieux comme tradition… Quitte à absolument effectuer un geste symbolique, je me dis que cela serait peut-être plus profitable à tous de faire l’inverse. C'est-à-dire qu’au lieu de porter toute son énergie vers un avenir hypothétique qui sera forcément déçu pour la plupart d’entre nous, je me dis qu’on pourrait par exemple, c’est juste un exemple, se focaliser sur les bonnes choses qui nous sont arrivées pendant la période écoulée. Non ? Vous ne croyez pas que ce serait bien plus utile ?

Moi j’crois bien… Cela nous remonterait le moral, et permettrait de souder les gens à partir de choses réelles, vécues ensemble. A mon sens ce serait un ferment bien plus porteur d’espoir que le simple fait d’espérer en une intervention divine ou en je ne sais qu’elle donne favorable des cartes de nos vies…
En ces temps où l’on se pose plein de question sur l’avenir de notre planète, aussi bien en termes écologiques, économiques ou politiques, je pense qu’il serait bien qu’on apprenne à se contenter de ce qu’on a déjà, plutôt que d’espérer en avoir plus…

Aussi, cette année je vais essayer de me conformer à ce que je viens de vous dire et simplement remercier les êtres humains qui, par leur présence, leurs paroles, leurs pensées même, ont jalonné ma vie durant cette année. Merci les gars, merci les filles. Vous m’avez apporté plein de choses, et ça c’est bien. C’est bien parce que grâce à vous j’ai le sentiment d’être une personne meilleure que celle que j’étais l’année dernière.

Alors bien sûr je ne vais pas citer ces personnes nommément… D’abord je crois qu’elles se reconnaitront d’elles-mêmes, et puis je me dis que si j’en oublie, certaines risquent d’en être froissées… Donc, on va rester dans le flou global et artistique, mais sachez toutefois qu’elles sont nombreuses et présentes pour la plupart tout au long des lignes de ce blog.

Or donc, chers amies et amis, je vais vous laisser ainsi pour cette année. En n’oubliant pas cependant de vous embrasser très fort toutes et tous…

Et à l’année prochaine !

mercredi 30 décembre 2009

La taxe carbone à l’incinérateur

Alors que je me languissais sur mon canapé, pianotant frénétiquement de mes doigts experts les boutons de ma télécommande à la recherche d’un programme digne d’égayer ma première partie de soirée (la seconde étant d’emblée consacrée au Seigneur des anneaux : Les deux tours), je tombais sur une chaîne info sur laquelle défilait un bandeau rouge porteur d’une nouvelle fort réjouissante pour cette fin d’année : Deux jours avant sa mise en application, le Conseil Constitutionnel annule la Taxe Carbonne.

Une petite jubilation intérieure et un frémissement de satisfaction plus tard, je me dis alors que parfois, je dis bien parfois, les choses sont bien faites et que, griotte sur le clafouti, j’ai avec ce sujet de quoi ainsi m’acquitter de mon labeur quotidien.
Donc, c’est dès potron-minet que je me mets en quête d’informations supplémentaires pour étayer mon argument, consultant les sites journalistiques ainsi que les blogs… Las, la nouvelle étant tombée en début de soirée, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la quenotte. Peu de réaction ou de commentaires, mais l’ensemble des médias s’accorde pour qualifier cette annulation pure et simple de « camouflet ».
En gros, il s’agit là d’une grande claque dans la gueule de Sarkozy, histoire de bien finir l’année.

Donc, vous comprendrez que d’un point de vue purement hédoniste, je ne peux que me réjouir en ce jour.

Yes ! Youppie ! Merci les Sages du CC ! Bravo Debré ! Prend-ça dans ta face Sarko, et bonne année !

Bon, il me faut cependant modérer mes ardeurs, car le Conseil s’il a annulé la taxe carbone a cependant validé deux autres monstruosités, à savoir la taxation des accidentés du travail et la suppression de la taxe professionnelle. Tout n’est pas parfait, mais bon, quand même… Ne boudons pas notre plaisir, pour une fois que nous pouvons en avoir un !

J’aime assez la formulation du Conseil : « par leur importance, les régimes d’exemption institués par la loi déférée étaient contraires à l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique et créaient une rupture caractérisée de l’égalité devant les charges publiques. » En clair, ça veut juste dire que cette taxe était tout simplement inefficace et injuste.

Ce n’est pourtant pas faute de l’avoir crié sur tous les toits que taxer les pécores sur leurs émissions de carbone et d’en exempter les industriels et les entreprises, ça ne pouvait pas passer ! Même la folle du Poitou elle l’avait dit !

Moi ce qui m’a fait marrer, c’est la réaction de Cécile Duflot… Oui je sais, vous allez me dire que je m’acharne, mais que voulez-vous j’ai la haine durable. Elle a déclaré qu’elle était ravie de cette annulation car pour elle la taxe était une fumisterie. Qu’elle hypocrite celle-là ! Si on l’avait écouté, on en aurait payé le double !

Après l’échec du sommet de Copenhague, voici donc un nouveau revers infligé à ceux qui pensent que la lutte contre le changement climatique ne se conçoit que dans une vision capitaliste du monde. Avec cette vision, les intérêts des grands groupes seront toujours préservés au détriment du populo et la planète n’en retirera rien de bon.

Allez braves gens ! Réjouissez-vous ! Vous allez, nous allons, pouvoir péter tranquille pendant encore quelques temps !
Enfin, jusqu’à ce que la bande de tarés qui nous gouverne invente autre chose…

mardi 29 décembre 2009

Mais où est passé Guillon ?

Ce matin, alors que je faisais un petit tour sur le site de France-Inter, histoire de me faire une petite session de rattrapage vidéo des dernières galéjades jouissives de mes humoristes préférés, Didier Porte et Stéphane Guillon, je me suis retrouvé comment dire… Grosjean comme devant en ce qui concerne ce dernier.
Le Guillon est absent de l’antenne pour la semaine et est remplacé fort désavantageusement par Daniel Morin… Merde ! Que je me dis alors. Fait suer !

Et puis, alors que j’en étais là de mon désappointement, je me suis fait la réflexion suivante : C’est moi ou bien ça fait quand même un petit moment que je ne retrouve plus mon Guillon dans son exercice quotidien ?

C’est alors que je me suis souvenu du spectacle que j’ai revu la semaine dernière sur Paris-Première, enregistré en juin je crois, où l’humoriste annonçait qu’il allait continuer sa chronique en lieu et heure habituelle pour la saison 2009-2010… Force m’est de constater que si ça a bien été le cas à la rentrée, au fil de l’automne ses interventions se sont peu à peu espacées, pour devenir presque anecdotiques…
Que ce passe t’il donc ? Le sinistre Philippe Val aura-t-il eu raison d’une des dernières voix dissonantes de notre Service Public ? Assistons-nous à un complot machiavélique tentant de punir le trublion pour ses irrésistibles boutades sur les grands de ce pays ? A moins que, soyons honnête, le Guillon soit trop occupé à préparer son nouveau spectacle qui doit commencer en janvier ?

Franchement, je suis perplexe. J’imagine mal concevoir que Stéphane Guillon soit tant que ça accaparé par les répétitions au point de ne plus avoir le temps de pondre son billet d’humeur quotidien…
Autre hypothèse, il continu à officier, mais on ne retrouve plus ses interventions sur le site des vidéos de France-Inter… C’est possible aussi, vu que je n’écoute et ne regarde cette radio que via le net…

Dernière supposition, la menace d’une plainte déposée par Eric Besson aura-t-il refroidit les ardeurs de la direction de France-Inter ? J’ai du mal à l’envisager puisque le billet concerné date de fin novembre, alors que j’ai bien l’impression que les interventions de Guillon ont commencé à s’espacer bien avant…
Tiens d’ailleurs, puisqu’on en parle, je vous mets la vidéo en question, histoire de vous la remettre en mémoire.


Le mariage gris d'Eric Besson
par franceinter



Tout cela me fait penser à une petite conversation que nous avons eue, Cécile et moi, avec quelques abrutits de droite sur Fesse de Bouc au sujet de Guillon… Ses détracteurs sont légion, à la mesure de son talent devrais-je ajouter.

Bref, si vous avez comme moi cette impression que l’on écarte peu à peu notre Guillon national, ou que vous avez des informations complémentaires, sachez que je suis preneur. Cette histoire me tarabuste un peu la tête et j’aimerais bien en avoir le cœur net.