Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


lundi 30 mars 2009

Cent-unième !

Une question se pose à moi en ce lundi pluvieux. Une question qui peut paraitre politiquement peu correcte, mais qui me semble malgré tout essentielle.

Hier, l’ile de Mayotte a choisi par la voix du référendum de rejoindre la république en devenant le 101ème département français.
Bon, à priori quand on est poli, on dit bonjour et on souhaite la bienvenue aux nouveaux arrivants. Surtout quand lesdits arrivants ont souhaité devenir de « vrais » français avec un tel enthousiasme ! Pensez-donc : 95,2% des mahorais on souhaités que Mayotte devienne un département d’outre-mer ! 95,2% ! C’est énorme ! A ce niveau là, ce n’est plus un oui franc et massif, c’est un plébiscite. Même si la participation n’a pas été des plus fameuse (61,02%), on ne peut donc nier ce désir populaire, et donc comme on est poli, on dit bonjour donc à ce nouveau département ultramarin…
Sauf que, et c’est là que réside mon questionnement, je me demande si les mahorais ont bien conscience de ce qui les attend.

Pour parler vrai, je me demande si ces iliens ont bien pris la mesure de ce que cela impliquait que de faire réellement, complètement, partie de la république française.
Pour ma part, je suis persuadé qu’ils n’y ont vu que les avantages mais pas les inconvénients, ou si vous préférez, les droits et pas trop les devoirs.

Je m’explique : Après une période restant à définir les mahorais vont donc pouvoir prétendre aux mêmes minima sociaux que les autres français et donc pouvoir ainsi augmenter leur niveau de vie. Pour exemple, le SMIC qui est pour l’instant de 5 euros et des poussières s’alignera sur celui de la métropole. De même, le RMI, pardon le RSA, assurera la subsistance des familles les plus pauvres… Qui sont, ne nous cachons pas les yeux, pléthore sur cette petite île. Je soupçonne donc que la motivation première du oui à ce référendum est donc d’ordre économique…
Personnellement, je n’ai rien à redire à cela. C’est vrai quoi, franchement, je trouve tout à fait normal qu’une population est le désir de bénéficier des avantages sociaux qu’offre notre pas-si-moche pays.
Mais, là où il y a quand même un truc qui me dérange, c’est que l’île de Mayotte recèle des us et des coutumes qui, à mon sens, ne vont pas très bien avec la conception que je me fais de la république.
Et c’est là que je vais sans doute vous paraitre un brin politiquement incorrect : Je me demande comment une population à 98% musulmane, qui pratique la polygamie et l’excision, qui voit sa vie publique administrée par des cadis, des juges islamiques, qui comprend un tiers d’immigrants illégaux, dont les enfants vont dès leur plus jeune âge dans des écoles coraniques… Je me demande vraiment comment cette population va pouvoir envisager sereinement de se voir appliqué les règles de la république.

Entendons-nous bien. Je ne veux en aucun cas tenir un discours xénophobe et puant. Ce n’est vraiment pas mon genre, et il ne s’agit pas de cela. Je me pose simplement la question de la façon dont on va bien pouvoir instaurer les règles de laïcité et d’égalité qui sont les nôtres, à une population si profondément religieuse.

D’ailleurs, on pourrait également se poser la question de savoir si le gouvernement a bien l’intention d’appliquer la constitution à ce tout nouveau petit bout de France ? Peut-être que, et c’est sans doute ce qu’ont pensés les partisans du oui, peut-être-que la république a l’intention d’accorder un statut particulier aux mahorais ?
Auquel cas, je tiens à vous le dire franchement, je ne suis plus trop d’accord pour être poli et dire bonjour…

Pour moi, la France est une et indivisible. Point barre. Ca ne se discute pas, ça ne s’envisage même pas. Je verrais d’un assez mauvais œil que l’on accorde un statut religieux particulier à Mayotte sous des prétextes culturels aussi anciens soient-ils.

Alors bien sûr j’entends déjà certains me dire que la laïcité c’est le respecte des religions, de toutes les religions. Je ne suis pas d’accord, et je me suis déjà exprimé sur ce sujet pas mal de fois… (Peut-être pas encore sur ce blog, mais rassurez-vous ça viendra !). La vie dans notre république Française ne peut en aucun cas souffrir de se voir mêlée à une quelconque religion. Jamais. Si nos anciens ont eu la présence d’esprit d’instaurer la séparation de l’église et de l’état, ce n’est pas pour rien ! C’est parce que, dès que des croyances imbéciles se piquent de vouloir se mêler de la vie du citoyen, on coure à la catastrophe ! Non mais !

Donc, pour finir, je vais quand même être poli avec nos nouveaux amis et leur souhaiter la bienvenue… Mais, ils ont intérêt à changer radicalement leurs pratiques s’ils veulent que je continu à l’être… Poli, je veux dire. De même, j’espère vraiment que nos édiles ne vont pas renoncer à faire respecter les règles qui régissent notre vivre-ensemble sur ce petit bout de France… Vraiment, ça me ferait mal à ma République !

mercredi 25 mars 2009

L’harangue du capitaine

Note de service n°240309-1784-28B.
Objet : Clarification sur la tenue du cap à suivre.
Diffusion : A tous les services.


Mesdames et Messieurs. Membres d’équipage. Chers passagers.

Voilà maintenant bientôt deux ans, vous m’avez fait l’insigne honneur de me nommer capitaine de ce fier navire. Vous m’avez fait confiance pour remettre vos vies entre mes mains, et il ne se passe pas une journée sans que je ne prenne l’exacte conscience des responsabilités qui sont les miennes.
En ces temps troublés, dans cette tempête mondiale que notre navire traverse, je tenais à vous réaffirmer aujourd’hui que je compte bien tenir la barre et maintenir le cap qui est celui que vous avez choisis…
Certes, la situation sur notre bord est difficile. Sachez, mes chers amis, que j’en ai, là encore, douloureusement conscience. Les vivres commencent à manquer, des voies d’eau se sont déclarées dans les entreponts, les passagers de la troisième classe souffrent du scorbut… Mais, il en est de même pour l’ensemble de l’équipage, je tiens à le rappeler ! Tous, nous souffrons de cette tempête, et tous, je tiens à le crier haut et fort, si nous restons unis, nous nous en sortirons !

Je demande aux passagers de la patience. Je demande à l’équipage de la rigueur. Je demande à tous de vous comporter de façon exemplaire, aussi bien dans le cadre du service que dans vos temps libres. Les manifestations de mécontentement que le bord à connu, ne doivent en aucun cas altérer la bonne marche du navire, et encore moins, j’ose le dire, le moral de l’équipage et des passagers ! En ces temps troublés, il est inacceptable que certains se permettent de défiler dans les coursives, alors même que tant de travail reste à faire. Il s’agit là d’un comportement irresponsable qui entrave notre navigation, et qui démontre un manque de respect flagrant envers ceux dont c’est le travail de faire avancer ce navire !

Par ailleurs, il a été porté à mon intention que certains membres d’équipage affectés à la cambuse, continuaient malgré mes injonctions à percevoir des rations d’eau supplémentaires. Je tiens à le dire : Ceci est inacceptable ! C’est faire preuve d’un manque total de solidarité que de boire autant d’eau, alors que la plupart des passagers en sont réduis à lécher la rosée sur le pont ! Je demande donc à ces personnes de cesser leurs pratiques, et de ne pas boire l’eau qui leur est donnée. Pour bien faire, il faudrait même qu’ils rendent dans les plus brefs délais l’eau qu’ils ont déjà bue !
Et je tiens à être extrêmement ferme sur ce point. Si d’ici six mois je n’ai pas noté de changement dans l’attitude de ces cuisiniers, je prendrais alors les mesures nécessaires ! Ces mesures, mes chers amis, seront extrêmement sévères, et pourraient, le cas échéant aller jusqu’à la mutation dans un autre service…

J’entends également ici ou là, que certains passagers seraient tenter de remettre en question le fonctionnement même de ce navire… Je voudrais dire à ces passagers qu’ils sont totalement dans l’erreur. La tempête que nous traversons est, de mémoire de marin, probablement la plus forte que nous ayons connue… C’est une tempête qui nous vient d’ailleurs, et en aucun cas une turbulence crée par notre propre sillage comme ces individus se plaisent à le dire. Remettre en question l’organisation hiérarchique, les choix de route, ou même la clairvoyance des passagers qui m’ont choisi, ne sont ni plus ni moins, j’ose le dire, que de vaines tentatives de sabotage !
La route qui est la notre aujourd’hui, ainsi que les personnes qui barrent ce navire, sont les seuls, je dis bien les seuls, outils valables. Vouloir en changer serait dangereux, voir, j’ose encore le dire, criminel ! Il est illusoire de croire en un cap autre que celui-ci, susceptible de mener vers d’hypothétiques rivages ensoleillés ! Seul le pragmatisme qui caractérise ma gouvernance, nous permettra de rester à flot !

Aussi, mes chers coéquipiers, mes chers amis, sachez que je resterais à mon poste quoi qu’il arrive ! Vous m’avez choisi pour mener ce navire à bon port, et c’est ce que j’ai l’intention de faire ! Je n’ai pas été choisi pour augmenter le prix des hamacs, sachez-le ! Avec moi, vous arriverez sains et saufs de l’autre côté de l’océan, et si les dieux nous sont favorables, notre navire ressortira de cette tempête encore plus beau et plus puissant qu’il ne l’était auparavant.

Vive la marine ! Vive notre navire ! Vive votre capitaine ! Vive moi !

Recommandations :
Ceci est le discours que le capitaine Sarkozy a tenu hier au soir depuis la salle de radio et devant les représentants de l’équipage et des passagers. A faire suivre et diffuser le plus largement possible dans l’intérêt du service.

mardi 24 mars 2009

Le cul entre deux chaises

Vous voyez le monsieur sur la photo à droite ? Vous le voyez bien ? Vous savez qui c’est ?
Et bien, cette belle tête de vainqueur est en fait celle d’un looser… Un looser, un perdant, un gros nul.
Comment qualifier autrement cet individu ? Thierry Morin, puisqu’il s’agit de lui, va quitter la Présidence de la société VALEO après que celle-ci est perdue plus de 200 millions d’euros l’année dernière… Vous vous doutez bien qu’une telle perte se doit bien évidemment d’être rattrapée. Ben oui ! Les bénéfices de l’entreprise sont à la baisse, il faut donc maintenant réduire les coûts de façon à ne pas spolier les actionnaires. Logique. Donc, le conseil d’administration de Valeo prévoit de mettre à la porte 1600 employés afin d’équilibrer un peu les comptes…
Logiquement, et d’après les critères de tout un chacun, avec un tel bilan on devrait se taper la honte de sa vie ! C’est même sacrément nul. Mais bon ! C’est la faute à la crise qu’ils nous disent, et il faut bien faire ce qu’il faut pour survivre ! Aussi, c’est avec bonheur que la société Valeo accepta les subsides de l’état dans le cadre du plan de relance. Elle reçue 19 millions d’euros pour surmonter ladite crise…
Mais apparemment, cela ne devait pas suffire au monsieur à la triste figure… Lui, en tant que PDG, il avait une façon bien précise de voir l’évolution de son entreprise. Il a accepté les sous de l’état, il a même accepté de baisser son salaire à 1.1 million d’euros par an pour la bonne cause, mais il était hors de question de remettre en cause son mode de gestion, et en l’occurrence le plan de restructuration concernant 1600 collaborateurs…

A ce propos, permettez-moi d’ouvrir une parenthèse. Vous avez remarqué l’emploi plus qu’abusif que l’on fait en ce moment du parler « politiquement correct » ?
On ne dit plus licenciements, mais plan de restructuration. Comme si l’important c’était la forme en devenir de l’entreprise et non plus les conséquences humaines.
D’ailleurs, les ressources humaines n’ont-elles pas replacées les bonnes vielles directions du personnel ? C’est la même chose.
Dans le même genre, on ne dit plus employés ou ouvriers, mais des collaborateurs… Comme si la dénomination changeait quelque-chose à la façon de considérer une ressource ? C’est vrai quoi ! Ce n’est pas comme si on lui demandait son avis, comme à une personne !
Mais bon je m’éloigne du sujet… Ah si, un dernier pour la route : On ne dit plus pauvreté, mais baisse du pouvoir d’achat. C’est plus classe !

Reprenons. Donc, ce monsieur Morin pas d’accord avec la façon de dépenser l’argent des contribuables décide de quitter Valeo… Ou bien il est remercié par le conseil d’administration, pour sa gestion désastreuse, on ne sait pas. Secret des délibérations ! Il n’empêche que le monsieur s’en va.
Le problème est que, dans le contrat de ce monsieur, il est stipulé que si celui-ci s’en va, il doit partir avec un golden-parachute de, tenez-vous bien, 3,2 millions d’euros… C'est-à-dire en gros, un sixième de la somme prêtée le mois dernier par le gouvernement !

Alors, à partir de ce petit événement (je dis petit parce qu’il est somme toute assez banal dans le monde de l’entreprise), on peut avoir deux attitudes.
La première serait de s’offusquer de cet état de fait. De crier à l’injustice sociale, à l’indécence, ou plus simplement au foutage de gueule. On se mettrait donc à hurler avec les loups et à dénoncer l’immoralité d’une telle action générée par un libéralisme détaché des réalités sociales… Ce qui est assez dans l’air du temps, vous l’aurez remarqué.
Et oui ! La crise est là, et les bonnes consciences se réveillent un peu pour rappeler que les règles qui régissent le commerce sont tout sauf humaines et morales. Alors que ces bonnes consciences ont été plutôt silencieuses auparavant… Ou du moins celles qui osaient élever la voix passaient pour de viles empêcheuse de tourner en rond, voir des saloperies de communistes !

Ensuite, il y a l’attitude de celui qui considère que ce ne sont là que des choses normales. Un contrat est un contrat, et personne n’a le droit d’y mettre son nez, même pas (et surtout pas) l’état. Les goldens-hellos, les goldens-parachutes, les stock-options, tout ça fait partie des règles du jeu, et garantissent les performances des dirigeants… Il y a certainement d’autres arguments pour justifier de telles pratiques. Des arguments tous aussi logiques les uns que les autres, mais franchement je n’arrive pas à les trouver…

Et puis il y a une troisième attitude qui est celle de notre gouvernement.
Depuis quelques temps, Notre Président Glorieusement Elu se démène pour faire passer le message comme quoi il est intolérable que de telles pratiques perdurent. Il clame à la face du monde qu’il faut non pas réviser le capitalisme, mais le moraliser ! Il enjoint les patrons, et les syndicats de patrons, à faire le ménage chez eux, à faire preuve de solidarité avec le peuple ! Bref, il dit tout haut ce que tout le monde pense… Bravo monsieur Sarkozy ! C’est bien ! Vous êtes un Président Glorieusement Proche de vos électeurs !
Sauf que, toutes ces choses il les dit… mais il ne fait pas grand-chose pour que cela change. Bref, il tient le discours que tout le monde veut entendre, mais il n’en pense pas un mot !
Et ça mes amis ça porte un nom, ça s’appelle faire de la démagogie (du grec dêmagôgia : Attitude consistant à flatter les aspirations ou les préjugés du plus grand nombre pour obtenir ou conserver le pouvoir. Larousse 2009).

D’ailleurs, s’il n’était besoin de vous convaincre plus encore, on pourrait se demander pourquoi c’est toujours la presse de gauche qui révèle ce genre d’indécence ? Ou bien on pourrait poser la question aux porte-paroles qui s’expriment sur le sujet depuis hier, pourquoi selon eux il s’agit avant tout d’un problème de communication… C’est vrai quoi ! A les entendre, ces messieurs aux tristes figures doivent faire preuve de solidarité, ils doivent « faire face à leur responsabilités » et ne pas donner une image déplorable du monde de l’entreprise…
Ah bon ! Il s’agit donc d’un problème d’image ? Moi qui croyais bêtement que c’était un problème de fond plutôt que de forme, je me serais honteusement gouré ?

Vous voulez que je vous dise ? Je suis persuadé au fond de moi que le gouvernement, contrairement à ce qu’il annonce, ne veut pas légiférer sur l’éthique patronale… Il compte sur un assagissement passager de ces pourris de patrons, mais ne veut en aucun cas les obliger à se moraliser. Sa plus grande crainte serait que la crise dure suffisamment longtemps pour être obligé d’agir dans le sens des aspirations du peuple…
En attendant que les choses se tassent et que les cours de la bourse remontent, notre président et ses vassaux sont donc dans une fâcheuse posture… Le cul entre deux chaises, une fesse posée sur les idéaux libéraux et l’autre vautrée sur les aspirations des électeurs !

C’est dur la vie parfois…

vendredi 20 mars 2009

Lendemain de manif

Bon… C’est vraiment pas de bol, mais je n’ai guère d’inspiration aujourd’hui. Désolé !
Je reviendrais certainement sur cette journée dans un avenir proche, mais j’ai beau essayer, ce matin rien de sort….
Alors on va la faire courte, très courte. Contrairement à ce qui s’est passé dans le reste du pays, chez moi à Nice, la manifestation a été moins suivie que le 29 janvier. Entre 10 000 et 15 000 participants disent les médias…
Grosse différence cependant avec la précédente journée de mobilisation, le secteur privé était beaucoup plus présent. Ce qui correspond à ce que lis ici ou là, le mouvement gagne la base citoyenne en se démarquant des institutions habituelles…

Je vous ai trouvé ce mini-reportage que je partage avec vous, et je me mets derechef à la confection d’un petit clip avec les photos que j’ai pris hier.





mercredi 18 mars 2009

Pauvre France…

Et bien ça y est… C’est officiel, la France va revenir complètement dans le giron de l’OTAN. Hier, 329 abrutis (contre 238), ont entérinés le choix de notre atlantiste de Président.
C’en est donc fini de notre indépendance militaire. Enfin, c’est moi qui dis ça… Parce que, à les entendre tous, il s’agit encore une fois d’être pragmatique.

Pragmatique… (Grrrrr !!) Mon Dieu que je n’aime pas ce mot ! Ça commence à me gonfler sérieux cette notion de pragmatisme utilisée à toutes les sauces !
Surtout que, dans ce cas précis, la position qui a été la notre pendant plus de quarante ans était on ne peut plus pratique ! On avait un pied dans l’OTAN, et un pied dehors. C'est-à-dire qu’on profitait des bons trucs, et qu’on se réservait le droit de dire non aux autres trucs qui ne nous plaisaient pas…
Bon d’accord, pour un regard extérieur, ce genre de positionnement pouvait passer pour opportuniste, voir limite arrogant. C’est vrai. Mais, d’un autre côté, cela permettait à la France d’être crédible dans bien des conflits comme médiateur… Et Dieu (encore lui) sait qu’en quarante ans nous avons eu de nombreuses possibilités de faire montre de nos capacités diplomatiques !
Et bien tout ça, c’est fini. Sarko voulait se rapprocher des USA, c’est fait ! Nous voilà réintégré !
Quand je pense au Général, il doit se retourner dans sa tombe le pauvre vieux !
D’autant que l’OTAN (c’est rigolo !), franchement, ça sert à quoi de nos jours ? Hein ? Non mais je pose la question ! A quoi sert le Traité de l’Atlantique Nord ?

Cherchez pas, je connais déjà la réponse. A rien ! L’OTAN en 2009, ne sert à rien !

Enfin… Si l’on tient compte de ses objectifs premiers, bien entendu. Pour mémoire, je vous rappelle qu’historiquement, l’OTAN a été crée dans un contexte de guerre froide pour empêcher la propagation du communisme en Europe. Bien. Le bloc de l’Est s’étant effondré comme l’on sait depuis maintenant vingt ans, on ne risque plus d’avoir besoin d’un coup de main au cas où les chars russes décidaient de déferler sur la France.
Par contre, les objectifs secondaires de l’OTAN sont (malheureusement) toujours valables, eux. Et quels sont-ils ?
A l’époque, il s’agissait de propager coûte que coûte le model économique américain à partir des têtes de ponts que représentaient les bases américaines en Europe. Le processus a assez bien fonctionné, vous le savez. Même si en 1966, De Gaulle vira les ricains de notre sol, s’était trop tard, la contamination (ou la modernisation comme on veut) avait déjà eu lieu. Autre perspective, qui est toujours d’actualité, était d’assujettir notre défense au complexe militaro-industriel US. Les pays européens concernés se voyaient fortement incité à utiliser du matériel US, faisant ainsi fonctionner les entreprises américaines…

Et c’est là que l’alibi du pragmatisme peut à la rigueur se comprendre… Depuis des années les pays européens essayes de produire leur propre armement. La France, jusqu’a il y peu, était même plutôt bien placée dans ce domaine. Mais voilà, ça coute cher, et ça ne marche pas toujours… Le Rafale est un échec, notre seul porte-avion, ironiquement nommé le Charles de Gaulle, est plus souvent en cale sèche que sur les mers… Le char Leclerc est un gouffre financier… Le A-400 a eut du mal à décoller de la planche à dessin…Bref, on a peut-être plus les moyens de se payer notre propre armée. Avec cette vision des choses, on peut concevoir donc qu’il faille se rallier au plus grand fabriquant d’armes du monde…

Alors allons-y ! Mettons-nous aux ordres des Etats-Unis, profitons de la manne économique que cela va nous rapporter ! Et si, pour ce faire, il faut mettre quelques idéaux dans notre poche avec notre mouchoir par dessus, et bien faisons-le ! Qu’est-ce donc que quelques postures idéologiques face aux réalités financières de ce monde ? Soyons réalistes, soyons pragmatiques ! Les idéaux ne nourrissent pas le peuple, c’est bien connu !

Ha lala… Des fois, je vous jure que je désespère vraiment d’être un de ces foutus idéalistes qui considèrent que certains principes priment sur tout… Ma vie serait quand même vachement plus simple si ce n’était pas le cas, non ?
Et si cela devait arriver un jour, si je perdais cette sale manie de réfléchir, peut-être que je me mettrais à gueuler avec les autres lorsque des jeunes défileront dans la rue pour demander le retrait de nos troupes d’Iran ou bien de Syrie… Allez savoir ! Peut-être qu’en vieillissant, je vais devenir con ?

mardi 17 mars 2009

C'est le printemps, au Salvador aussi.

Le Salvador, vous connaissez ? Vous y êtes déjà allé ? Moi pas. Pourtant je connais un peu… En fait pour être franc, je connais surtout le film d’Oliver Stone sorti en 1986… Ben oui, que voulez-vous, on a les références culturelles qu’on peut ! N’empêche que ce film participa largement, avec d’autres, à l’éveil de ma conscience politique, et c’est déjà ça. Non ?
Parce que dans le quotidien du salvadorien moyen, on ne peut pas dire que les choses changèrent après la sortie du film… Oh que non !
La rébellion d’inspiration marxiste fut ratiboisée par les troupes du gouvernement, largement aidées en cela par l’armée américaine. Le dollar devint la monnaie officielle du pays et pendant une vingtaine d’années le Salvador devint un petit satellite bien sage et bien obéissant. Et puis, il s’est passé un truc vachement ironique…



La démocratie, vous savez ? Ce beau concept qui sert de prétexte aux Etats-Unis pour se permettre de faire un peu tout et n’importe quoi, là où ils le veulent et quand ils le veulent. Cet alibi maintes fois asséné à grands coups de bombardements et de corruption, qui ne sert en fait qu’à imposer une hégémonie commerciale et politique … Et bien la démocratie (c’est bête quand même), elle a marché ! Si ! Puisque je vous le dis !
C’est-y pas de l’ironie ça quand même ?
En fait, ce qu’il s’est passé c’est que, ce que la guérilla n’a jamais réussi à faire pendant des années par les armes, et bien c’est par les urnes qu’ils y sont arrivés.
Ce dimanche, Mauricio Funes, ex-journaliste et représentant de la guérilla, a été élu président de la république du Salvador avec 51,2% des voix !

Alors, bien sûr, le grand-frère a salué le résultat des urnes, et promis qu’il entendait bien travailler avec le nouveau président… Sauf que, dans les couloirs des officines obscures qui gravitent autour de la Maison Blanche, on balise quand même un peu… Et c’est normal.
Pensez-donc, déjà que la quasi-totalité de l’Amérique du Sud est passée à gauche, voilà donc que les pays d’Amérique Centrale s’y mettent aussi ! Y aurait-il comme un virus ? Une contagion ? Le mal rouge ne serait-il pas, lentement mais surement, en train de progresser vers le nord ?

Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais l’année dernière, à peu près à cette période, j’avais écris un article sur la victoire de Fernando Lugo au Paraguay (je vous remets le lien ICI). Et bien dans les commentaires nous avions évoqué avec zébu (qu’est-ce tu deviens ?) la possibilité que les mouvements de « libération » se propagent et pourquoi pas arrivent aux portes des Etats-Unis, avec le Mexique comme dernière bataille… Et bien, ça a l’air d’en prendre le chemin, non ?

Hasta la victoria siempre !

lundi 16 mars 2009

Putain 20 ans !

Aujourd’hui c’est service public. Je dirais même plus, c’est service d’utilité publique ! De santé publique dirais-je même, si je voulais en rajouter… Mais bon, j’ai pas trop envie d’écrire ce matin, alors je vais arrêter là les qualificatifs. Ce sera donc également service minimum.
Je voulais juste vous écrire quelques mots pour vous rappeler que Canal + fête aujourd’hui les vingt ans des Guignols. Et oui ! Vingt ans déjà !
Alors je ne vais pas sombrer dans la nostalgie, ni même tenter de vous expliquer pourquoi ces marionnettes de latex ont une telle importance pour moi, non… Ça serait beaucoup trop long, et comme je vous l’ai dis, je n’ai pas envie d’écrire aujourd’hui…

Je vais juste vous faire part de quelques souvenirs…

L’élection présidentielle de 1995, l’annonce des résultats du premier tour quand Chirac à les yeux qui lui sortent de la tête et qu’il s’écrie « Putain, j’ai niqué couille molle ! ». Un autre, plus triste… les élections de 2002 lorsque Le Pen se retrouve au deuxième tour et que l’émission s’arrête… Le fantôme de Mitterrand qui avance sur ses roulettes en traitant tout le monde d’imbécile… Les « ispices di counasses » de Ben Laden… La World Compagny…
Ou encore… Non celui-là je l’ai trouvé en vidéo et je vous le mets carrément. C’est quand Alain De Greef essaye d’expliquer ce qu’est l’humour aux gens du CSA… Anthologique !



On a tous des souvenirs avec Les Guignols… Et vous, Je suis sûr que vous en avez aussi ! Racontez-moi donc tout ça… ! Pendant ce temps-là, je vais essayer de ne pas penser à la fin de la trêve hivernale…
Et comme dit l’autre « A tchao bonsoir ! »