Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


samedi 6 février 2010

Quand Massive attaque… (oui je sais, elle est facile)

Allez, aujourd’hui on va décompresser un peu, tant il est vrai que ces deux derniers jours ont été plutôt, comment dirais-je… chauds.
Je ne sais pas vous, mais moi toutes ces controverses ça m’a épuisé nerveusement… En règle générale, je n’aime pas les tensions et j’ai tendance à fuir les confrontations, mais lorsqu’il s’agit d’un sujet auquel je tiens, je ne peux m’empêcher de prendre ça très au sérieux et de me laisser emporter par mes émotions. Résultat, des débats comme ceux que nous venons d’avoir, et bien ça me fout en l’air au sens le plus vrai du terme.

Peut-être est-ce que je prends tout ça trop à cœur me direz-vous… Sans doute. Mais en même temps… Bon, allez, on passe à autre chose et on va se laver la tête de toutes ces merdes.

Ça fait longtemps que je ne vous ai pas proposé de musique à écouter, hein ? Attendez que je regarde… Oui, la dernière fois c’était en novembre, donc effectivement cela fait un bout de temps. Et bien sachez braves gens qu’un de mes groupes préférés vient de sortir un nouvel opus (comme disent les pros). Il s’agit de Massive Attack et de l’album Heligoland. Sept ans que je l’attendais celui-là !
Mais bon, en même temps plus l’attente est longue et plus le plaisir est grand. Enfin, c’est ce que les filles aiment à nous dire…

Bon, pour être franc, je ne sais pas trop parler d’art ou de musique… Je la ressens et je l’apprécie, ou pas, et c’est déjà bien. Aussi, ne vous attendez pas de ma part à une critique en règle de l’album, car c’est bien simple, je ne sais pas faire. Non, pour ça vous n’aurez qu’à vous reporter à cet article ou à celui-ci qui en disent le plus grand bien.

La seule chose que je peux vous dire, c’est que je kiffe à donf. J’ai ça dans les oreilles depuis six heures ce matin, et je peux vous dire que ma tension malmenée est redescendue à des niveaux beaucoup plus acceptables.
Le trip-hop c’est peut-être la seule concession que je consens à faire à la modernité en matière de musique. Mon univers à moi c’est plutôt le bon vieux rock progressif des familles, mais j’avoue que Massive Attack, ainsi que Portishead, ont le pouvoir de me faire planer au plus haut point.
C’est tout à fait le genre de musique que je me mettrais bien dans le creux de l’oreille pour barrer mon voilier par vent de force 4-5 sur l’échelle de Beaufort… Mais pas plus. Au dessus ça commence à bastonner vraiment, alors on peut passer directement au hard-rock !

Allez, comme je suis partageur je vous ai mis l’album en entier, rien que pour vous et en écoute libre. Un conseil, vous laissez Je voulais vous dire ouvert dans un coin d’écran et vous vous passez ça pendant que vous faites autre chose. Vous allez voir, c’est magique !
Mes morceaux préférés sont Atlas air et Girl I love you.

Découvrez la playlist Heligoland avec Massive Attack

Bonne journée à vous tous, et paix sur terre aux hommes et aux femmes de bonne volonté !

vendredi 5 février 2010

La censure du baiser de la lune

Bon, aujourd’hui on va laisser tomber ces histoires de foulard et passer à quelque chose de moins polémique. Quoique… Comme vous l’allez voir nous resterons dans le même sujet fondamental, qui est celui de la tolérance. Qu’est-ce qui est tolérable, qu’est-ce qui ne l’est pas. Si l’on est tolérant sur certaines choses, peut-on l’être beaucoup moins sur d’autres… Bref, contrairement à ceux qui crient à la diversion médiatique, on est carrément sur des sujets de fond. Le fond du fond du sujet si je puis dire.

Il y a quelques temps déjà, c’était en début décembre dernier, lors de l’une de mes plongées en apnée dans la réacosphère, je suis tombé sur un article dénonçant ce qu’ils appellent de la « propagande homophile » dans les écoles… A l’époque, cet article, coincé entre une ode à l’évêque révisionniste Williamson et un pamphlet antisémite, ne m’avait pas marqué plus que ça. Je me suis dit : Tiens, encore un combat d’arrière garde complètement rétrograde dont ils ont l’habitude. Une gesticulation de débiles mentaux en fait.

Le temps passe, et puis, la semaine dernière ne voilà t-y pas que j’entends parler de ce même film dans les médias main-stream ! Bon, pour ceux qui suivent un peu l’actualité, vous aurez deviné que je veux parler du petit film d’animation pédagogique à l’intention des élèves de primaire qui s’appelle Le baiser de la lune.
Et pourquoi parlait-on du baiser de la lune dans ma télé ? Hein ? Non-pas pour en faire la promotion, mais pour parler de la polémique que celui-ci suscitait dans certains milieux conservateurs, et du lobbying forcené auquel se livrait la droite bienpensante et propre sur elle, pour faire interdire ce film. La Boutin en tête, bien entendu.



Lorsque j’ai vu ça, je ne le croyais pas. Je me suis dis que ces connards intégristes avaient finalement réussi leur coup et étaient arrivé à mobiliser suffisamment de monde pour peser sur le destin de ce film… j’étais atterré. Aussitôt bien sûr j’ai repensé à l’article que j’avais écris pas plus tard que la semaine dernière où je parlais de ces sites et blogs puants. Dans les commentaires, certains se demandaient quelle pouvait être l’influence de ces gens là… Et bien la voilà leur influence !
Le ministère de la Jeunesse et des Sports qui soutenait le film, vient de se désister et a exigé que l’on retire son logo qui pourtant figurait bien parmi les soutiens. Et Luc Chatel, le ministre de l’éducation vient d’annoncé que le film ne sera finalement pas diffusé dans nos écoles…

Et pourquoi ce film doit-il être censuré ? Tout simplement parce qu’il dit de façon poétique que les petites filles ne sont pas obligées d’aimer les petits garçons et inversement. Que l’amour entre les garçons ça existe, et que l’amour entre les filles ça existe aussi.

Personnellement je trouve ça plutôt bien que nos enfants aient la possibilité d’entendre autre chose que les réflexions et les insultes homophobes qui fusent déjà dans la cour de récré et dans les familles. Je trouve que c’est effectivement une mission de service public que d’informer sur ces sujets, et qu’il n’est jamais trop tôt pour le faire. 8-10 ans c’est même l’âge idéal pour ça, car les enfants de ces âges se posent déjà plein de questions sur le sexe et il est important que l’école y réponde puisqu’il y a de grande chance que dans les familles on ne le fasse pas. Ou alors de manière partiale et finalement sectaire.

Alors comme vous le voyez le combat contre l’obscurantisme n’est pas fini. On a encore du boulot si l’on veut arriver à ce débarrasser une bonne fois pour toute de tous ces préjugés et de ces concepts à la con…

jeudi 4 février 2010

Olivier, tu déconnes…

Bon, ce matin je ne vais pas me faire que des amis… Hier au soir, alors que je réfléchissais à mon billet d’aujourd’hui, je me disais comme ça : « Tien, demain tu ne vas pas y couper, il va bien falloir que tu te prononces sur ce foutu foulard… Et tu risques de ne pas te faire que des amis ! ». Oui, je me parle dans ma tête, c’est comme ça. Et il m’arrive même de le faire à voix haute, pour tout vous dire…

J’ai gambergé tant et plus à la façon dont j’allais aborder le sujet, au point d’en perdre une partie de mon sommeil, vous imaginez ! Mais bon, à un moment ou un autre, il faut bien se décider à prendre position. Alors je vais le dire cash, un peu comme on devrait arracher une dent : Je ne suis pas d’accord avec Olivier Besancenot.

Aïe ! Non Pseudo pas sur la tête !
Laisse-moi le temps de m’expliquer avant que de me sauter à la gorge !


Je ne suis pas d’accord avec la décision du NPA d’accepter parmi les colistiers pour les Régionales dans le Vaucluse une femme qui porte un foulard musulman sur la tête. Et je vais vous dire pourquoi. A mon sens, le port d’un signe religieux ostensible, voire ostentatoire, est incompatible avec le statut d’élu de la République. Voilà, c’est aussi simple que ça.

Mais ce qui m’a fait vraiment bondir, ce sont les déclarations sibyllines d’Olivier lorsqu’il fût s’agit d’expliquer la démarche du NPA. D’après lui, il n’y aurait pas de contradiction à être féministe, laïque, anticapitaliste et voilée !
Franchement, je ne sais pas quelle tournure d’esprit il faut avoir pour arriver à mettre tous ces adjectifs dans la même phrase et clore la liste en terminant par « voilée ». Non, là franchement je ne comprends pas…

Mais bon, ce n’est pas tant ça le problème. Le problème est que cette jeune femme ne pourra jamais, je dis bien jamais, siéger au Conseil Régional si jamais elle est élue, car c’est tout simplement illégal.

Alors la question que je me pose est la suivante. Sachant probablement cela, qu’elle ne pourra pas siéger, qu’elle est donc la stratégie du NPA dans cette affaire ? C’est quoi le plan ?
Flirter avec l’électorat des banlieues comme le dénonce l’espèce de grosse tanche de Marine Le Pen ? Faire de la provoc ? Se servir du ressentiment envers le débat sur l’identité nationale pour obligé le gouvernement à prendre une position inconfortable ? Mettre en péril la loi de 1905 comme veut le faire Sarkozy ?
Non là, franchement je ne vois pas…

Par contre ce que je vois c’est que le NPA vient de faire un énorme faux-pas stratégique. Une telle attitude, qui finalement et après réflexion ne peut être qu’électoraliste, ne grandit pas le parti révolutionnaire. Il risque même de lui faire perdre un nombre important de sympathisants qui, comme moi, sont assez à cheval sur la laïcité dans ce pays.

Donc voilà, c’est dit : Olivier, tu déconnes. Tu viens de faire une erreur en validant la candidature de cette demoiselle. A croire que, comme le soupçonne la droite, tu n’as vraiment pas l’intention d’avoir des élus aux conseils régionaux.

Ah ! Et puis pendant que j’y suis, je suis d’accord pour une fois avec Besson lorsqu’il a refusé d’accorder la nationalité à un salafiste qui enferme sa femme dans une capote géante.

Décidément, je m’aperçois qu’en fait, je viens de dire exactement ce que Titine Aubry a déclaré hier au soir dans la télé… Houla ! Il va falloir que je fasse gaffe moi…

mercredi 3 février 2010

Honni soit l’Ordre

Hier, même si tout n’était forcément à la joie (youpi-tralala-tsointsoin !) question inspiration, cela ne m’a pas empêché d’aller lire ce qui ce passait chez les autres. Et j’ai bien fait.
En parcourant le dernier billet de la naïve et chimérique Isabelle, j’ai découvert un truc énorme. Oui ENORME !

Vous saviez, vous, que la profession d’infirmière était en pleine guerre civile ? Non ? Si ? Et bien moi je ne le savais pas…
Je savais que les hôpitaux étaient mis à mal par la réforme de la carte hospitalière. Je savais que l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris prévoyait de se débarrasser de 3 à 4000 de ses employés, mais je ne savais pas que la création d’un Ordre Infirmier foutait le bordel dans la belle et noble profession des petites mains de la santé.
D’ailleurs, ce qui me rassure c’est qu’Isabelle n’en sait guère plus sur le sujet.

Tout a commencé en 2006 par la création d’un Ordre National Infirmier (ONI) à l’image de celui des médecins. Cet ordre était/est sensé « Représenter et promouvoir la profession d’infirmier (privé, public, libéral). Il est chargé par le législateur d'être la voix de la profession sur des sujets comme la réforme de la santé au travail, la réforme de la santé mentale, les réformes des études, et les pratiques avancées. Il a également des missions de santé publique qui lui ont été confiées par la loi. Il maintient l'éthique et la déontologie de la profession d'infirmier en France et établit le premier code déontologie de la profession. »

Bon, a priori quand on lit ça, on peut se dire qu’une organisation professionnelle destinée à défendre les quelques 500 000 infirmiers et infirmières du pays ce ne peut être qu’une bonne chose, et on pourrait même se demander pourquoi cela n’a pas été créé avant. A l’époque, la profession était représentée par une foultitude de syndicats et d’associations, qui bossaient chacun dans leur coin, et l’idée première était donc de fédérer un peu tout ça… Oh bien sûr, tous n’étaient pas forcément d’accord à l’époque. Certaines brebis galeuses, du genre brebis rouge-vif-mangeuses-d’enfants, subodoraient déjà que la création de cet Ordre risquait de faire taire les voix dissonantes en créant une seule et même entité représentative.
Imaginons alors que cette entité représentative soit proche du pouvoir en place, il en devient d’autant plus facile alors de réformer la profession à grands coups de scalpel.

Donc en 2006 le décret portant création d’un Ordre National Infirmier est promulgué. Le temps que tout ça s’organise, il a bien fallu trois ans. Des élections ont eut lieux, et une certaine Dominique Le Bœuf est nommée à la tête de l’ONI. Pour arriver à faire marcher le bouzin, quoi de plus normal alors que de demander aux infirmiers et infirmières de se fendre d’une cotisation annuelle nécessaire et suffisante. Il était prévu lors de la création de l’ONI que celle-ci ne dépasserait pas les 30 € …

Mais quelle ne fut pas la surprise des professionnels de la profession, lorsqu’ils découvrirent en 2009 que ladite cotisation devait être de 75 € ! Et, griotte sur le clafoutis, cette cotisation devint même obligatoire pour avoir le droit d’exercer !

Alors bien sûr, ça a commencé à gueuler sérieux dans les rangs. Plusieurs membres de ce qui était en train de devenir une gigantesque pieuvre, démissionnèrent. Les mouvements qui étaient au départ contre la création de cet ordre, retrouvèrent un second souffle en voyant arriver de plus en plus de sympathisants, et la grogne générale commença à s’installer.

Une étape supplémentaire dans le bordel fut franchie à la fin 2009 lorsque les infirmiers et infirmières commencèrent à recevoir des lettres recommandées leur intimant l’Ordre (si, c’est drôle !) de s’inscrire sur des listes et de s’acquitter de leur cotisation sous peine de se voir refuser de pratiquer leur métier. Des lettres bien flippantes du genre : « T’as intérêt à raquer bébé, parce que si tu ne le fais pas, ton boss il va te virer et tu ne pourras plus exercer nulle part ».
Il a même été prévu dans une circulaire à l’intention des conseils départementaux de l’ONI de mettre en branle un arsenal offensif contre les retardataires comprenant : Des lettres de rappel, des relances téléphoniques, des mises en demeure, des majorations de cette cotisation, le recouvrement par voie d'huissier, voire carrément des plaintes pour exercice illégal !

Hein ? Ça ressemble à du chantage ? Et bien oui, s’en est. De bon gros chantage des familles, du racket institutionnalisé, avec des méthodes d’intimidations que la mafia ne renierait pas.

Alors comme je vous l’ai dis, ça gueule. Et parmi ceux qui gueulent, il y a le Contre Ordre Des Infirmiers (CODI). Celui-ci appelle au boycott des cotisations et demande aux personnels concernés de ne pas s’inscrire sur les listes. Initialement la date butoir pour le paiement des cotisations était le 30 septembre 2009. Face à la grogne, l’ONI l’a reculé d’un mois et a accepter de « faire un geste » à l’intention des jeunes diplômés. Ceux-ci ne paieront que 50% des 75 € la première année… Les bonnes âmes !

Nous en sommes donc là. D’un coté une organisation voulue et mise en place par l’UMP et un quarteron de syndicats libéraux, et de l’autre nous avons 500 000 infirmiers et infirmières à qui on demande du jour au lendemain de payer une somme plus de deux fois supérieure à ce qui était prévu pour avoir le droit de faire leur boulot !

75 euros que multiplient 500 000 infirmier(e)s, ça nous fait quelque 37 millions et demi d’euros de budget annuel pour un Ordre auprès duquel la plupart des « adhérents obligatoires » ne se sont pas encore signalés. L’ONI refuse actuellement de communiquer sur l’état de ses inscriptions et cotisation, mais d’après ce que j’ai pu lire un peu partout il semblerait que la fronde soit quasi générale.
Sachant que le salaire net moyen mensuel d’une infirmière est de 2.244 euros dans la fonction publique d'Etat (FPE), de 1.709 euros dans la fonction publique territoriale (FPT) et de 1.997 euros dans le secteur privé, on peut se poser la question de savoir à quoi va bien pouvoir servir tout ce fric.
Deuxième question, de quel droit cet ONI se permet-il d’utiliser des méthodes de soudards pour mettre au pas les récalcitrants ?

La réponse à ces deux questions se trouve, à mon sens, dans les propres mots de Dominique Le Bœuf. Dans un éditorial destiné à présenter l’ONI elle dit : « Cet Ordre que nous allons former tous ensemble, sous le signe du caducée infirmier, nous le voulons fiable et pragmatique, réactif et transparent. »

« Fiable, pragmatique (Grrrr !), réactif et transparent. » Rien que des adjectifs empruntés au vocabulaire de l’entreprise libérale ! On croirait presque lire une plaquette du MEDEF !

Il n’est plus étonnant du coup, que cet honni ONI se comporte alors comme le plus méprisable des patrons voyous…

mardi 2 février 2010

Na !

Je sèche, je rame, c’est la dèche… En plus il est déjà dix heures passé et j’ai des trucs à faire.

Alors, désolé mes petits amis, mais vous allez devoir vous passer de vote dose quotidienne de gueulante à la sauce Gwendal.

Oui, et bien c’est comme ça et c’est pas autrement ! Non mais… C’est qui le patron ? Hein ? Si j’ai pas envie d’écrire aujourd’hui, et bien j’écris pas ! Epissétou ! Na !

Ah oui, il y peut-être un truc qui aurait pu me faire réagir aujourd’hui, si je n’étais pas à ce point flémard, c’est cet article que j’ai lu ce matin sur le blog de Gabale, ségolèniste notoire.
Il s’agit d’un de ces plaidoyers ridicules que je dénonçais la semaine dernière, en faveur de la grosse merde languedocienne qu’est Georges Frêche… C’est ridicule, car… Bon, le mieux est encore que vous alliez y jeter un œil, vous allez voir c’est pathétique.

Sinon, et bien rien… Je vais aller me prendre un bon bain chaud… Ça va me faire du bien au moral.

Et on se retrouve demain, hein ? Ou pas… On verra…

lundi 1 février 2010

Des zozos en Haïti

Ce lundi, je voulais revenir sur la tentative « d’exfiltration » d’une trentaine d’enfants haïtiens par une bande de fêlés chrétiens évangélistes.

Bien entendu, la première chose qui me soit revenue à l’esprit lorsque j’ai entendu parler de cette histoire, ce fut une affaire similaire qui s’est passé au Darfour… Mais oui, souvenez-vous, les fameux Zozos de l’Arche de Zoé ! Ces illuminés qui s’étaient crus autorisés, au nom d’une je ne sais quelle « humanité », de décider de l’avenir d’une centaine d’enfants… C’était en octobre2007.

Moi je m’en souviens très bien puisque c’est le premier sujet sur lequel je me sois exprimé sur la TéléLibre (à l’époque j’utilisais le pseudo de GD06 !). C’était juste après que je me sois fait installer Internet, et juste avant que je ne décide d’ouvrir mon propre blog…

A l’époque, déjà, j’avais la haine contre ce genre de personnes… Ces fanatiques qui décident de ce qui est bien à la place des autres, surtout si cela correspond à leurs petits intérêts personnels. J’ai relu ce que j’écrivais à l’époque, et je me rends compte que mon opinion envers eux n’a pas changé. Si, je suis peut-être un peu plus virulent dans ma façon de l’exprimer, mais grosso modo je considère toujours que ces gens sont des tarés.

Mais ce qui m’interpelle aujourd’hui, c’est l’impression que les choses elles, n’ont pas changées. A l’époque déjà, des commentaires qui critiquaient l’ingérence coupable d’une officine privée dans le processus d’adoption d’enfants, se voyaient systématiquement contrés par une ribambelle de bienpensants et autres culs-bénits qui criaient haro sur le sans-cœur. De là à imaginer un lobby puissant de familles adoptantes, il n’y a qu’un pas. Que j’ai franchis depuis, d’ailleurs.

Pour preuve cet article que j’ai lu ce matin sur le sujet, et qui prône la tempérance en matière d’adoption lors de catastrophes naturelles ou de grand désastres humains. C’est un juge pour enfant qui parle, donc une personne qu’on ne saurait accuser (comme moi) d’avoir une pierre à la place du cœur… Et bien qu’est-ce qu’il prend le pauvre juge ! C’est dingue !
Pourtant il ne fait que rappeler que c’est précisément dans des périodes de grandes crises qu’il convient de ne pas se précipiter et faire n’importe quoi, au risque de commettre des erreurs. Et pourtant, un groupe de personnes visiblement très actif ne peut s’empêcher de faire le forcing pout dévaloriser son discours…

Enfin… Moi tout ça, ça m’énerve. Je n’ai aucune espèce de tolérance envers ce type d’action. Je trouve ça criminel, honteux. C’est du trafic de chair humaine, ni plus ni moins.
Et n’allez pas me sortir des explications tordues pour justifier au nom de l’amour ou de Dieu lui-même, ce qui n’est que du kidnapping ! Là, je vous préviens je mords !

Vous le savez, je l’ai déjà dit ici, je suis moi-même un enfant adopté. Aussi, je crois bien être autorisé à m’exprimer sur le sujet.

Je rappelle quand même que les zozos de Zoé, les Breteau, Lelouch et consort, sont libres. Et grâce à qui ? A la mansuétude du gouvernement Tchadien ? Que nenni mes bons amis, c’est grâce à Nicolas Sarkozy !
Ils sont libres de recommencer leurs petites actions « humanitaires » en marge de la loi, en marge du plus élémentaire respect de la personne… Tien, d’ailleurs ils sont où les zozos ? Peut-être bien en Haïti qui sait ?

samedi 30 janvier 2010

J’ai la nausée…

Le weekend, pas toujours mais souvent, je vais jeter un œil sur quelques sites à ne pas mettre devant tous les publics...
Non, je ne parle pas de sites pornos ! Les sites de cul sont, à mon sens, des exemples de moralité par rapport à ceux que je viens de consulter. Je vous parle des quelques sites d’extrême droite et autres blogs racistes, religieux, négationnistes, antisémites, suprématistes, identitaires, que j’ai dans mes marques pages.

Oh, vous vous doutez bien qu’ils n’y sont pas par simple plaisir pervers de ma part. Non, pour ça j’ai les sites pornos. Ils sont là parce que de temps en temps j’aime à lire ce qui se dit dans ces franges extrêmes de notre paysage politique Français.
Je crois que c’est Sun Tzu qui disait que pour vaincre il fallait avant tout connaitre son ennemi. Aussi, fort de cet adage, je m’oblige à aller consulter régulièrement ce qui s’y passe…

Et ce qui émeut la blogosphère fachisante ces temps-ci, c’est la publication d’un rapport du MRAP, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, intitulé « Internet, enjeu de la lutte contre le racisme » pour l’année 2009.
Enfin… Quand je dis que ce rapport les émeut, je devrais plutôt dire qu’ils sont fiers de s’y faire épingler. Une association antiraciste est forcément à la solde des lobbys juifs, proaméricains, voire même des « illuminati » et autres Prieuré de Sion. Donc, s’y faire référencer comme un site ou un blog tenant des discours racistes et/ou xénophobes est considéré par ces malades mentaux comme une reconnaissance.

Du coup, vous imaginez bien que je me suis aussitôt mis à la lecture dudit rapport, afin de voir ce qui faisait piailler de joie cette immonde volaille.
Et bien je n’ai pas été déçu ! Il s’agit d’un rapport extrêmement rigoureux (j’aime quand c’est rigoureux !), quasiment exhaustif et très bien documenté qui décrit avec une grande précision tous ce que la toile Française recèle de tordus en tous genres. Tout y est : Des nazis, des antisémites, des négationnistes, des racistes anti-noirs, des racistes anti-blancs, des racistes tout court, des conspirationistes, des anti-conspirationistes, des conservateurs catholiques, des membres du FN, des identitaires régionalistes, des islamistes, des ultra-sionistes, des communautaristes, des laïcistes, des rouges-bruns, des royalistes, des islamophobes…

Bref ce rapport référence et classe tout au long de ses 154 pages, la lie de l’internet Français.

Alors si vous avez un peu (beaucoup) de temps devant vous, je vous invite à le consulter. Non pas, je pense, pour en glaner quelques liens nauséabonds, mais pour y découvrir cette galaxie hétéroclite de blogs et de sites.

Pour ma part, je vous avoue que j’ai eu ma dose. Après avoir lu tout ce que j’ai lu, je suis à la fois nauséeux et un tantinet découragé… Tant de haine… Tant de haine… C’est démoralisant quelque part. On se dit qu’on n’en verra jamais la fin…

Mais bon, je sais qu’une fois que j’aurais digéré tout ça, mes convictions s’en retrouveront renforcées. Demain, je me remettrais en selle pour combattre tous ces extrémismes.
Mais là… J’peux pas, j’ai la nausée.