Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


mercredi 18 novembre 2009

Plutôt mourir que vieillir…

Il y a des jours comme ça, où des petites choses se croisent révélant ainsi d’autres petites choses…Des coïncidences, des concours de circonstances, des croisements intempestifs…

Ce matin je me suis réveillé en sursaut vers quatre heures. Quatre heures et des poussières de minutes. L’esprit étrangement alerte malgré l’incongruité du moment, j’ai entrepris les petits rituels qui accompagnent mon début de journée… Café, télé, Ordi, re-café, clope…

J’ai consulté mes mails et les commentaires laissés pendant la nuit. J’ai jeté un œil sur ce que les autres avaient publié depuis hier et mis de côté ceux qui allaient peut-être m’inspirer une réponse… Et puis je suis allé sur le site Là-bas.org écouter la suite du reportage de Mermet sur les vieux.
Déjà hier, la première partie avait provoquée chez moi un certain malaise. Un sentiment de tristesse mêlé de culpabilité, le tout mâtiné d’un soupçon de peur et de révolte. Je me disais que je ne voulais pas finir comme ça. Amoindri, incapable de ma torcher le cul seul. Incapable de penser, à la merci des défaillances de mon corps.
Je me disais surtout que j’avais de la chance de ne pas avoir de vieux à ma charge, et que je ne voulais pas en avoir… La solidarité que je prône à longueur d’articles trouvait là sa limite, juste devant ma propre porte. Je ne voulais pas être obligé de me saigner au quatre veines pour entretenir un vieux.
Je sais, dis comme ça c’est moche. Mais c’est bien comme ça que cette pensée m’est venue, ce qui prouve bien que je n’ai pas que de belles pensées.

D’autant que dans la deuxième partie, celle que j’ai écoutée ce matin, on en apprend un peu plus sur le rôle actuel des vieux. On apprend que quelque soit l’institution dans laquelle ils seront amenés à finir leurs jours, publique ou privée, nos vieux se feront toujours avoir.
La restriction des coûts publics imposée par le système libéral réduit le personnel et les prestations, et donc l’attention minimale requise à un être humain. Dans le privé, l’obligation de satisfaire les actionnaires à hauteur de 25% de bénéfices par année produit exactement le même effet…
Dans les deux cas, nos vieux ne sont plus des êtres humains, mais des données dans une gigantesque équation. Des vaches à lait, au portefeuille bien garni. Et quand ce n’est plus le cas, on compte bien sur la culpabilité des enfants et petits enfants pour continuer à payer… 1600 €/mois pour une maison de retraite publique de base, et jusqu’à 6500 € pour une maison de retraite privée.

Et je ne veux pas entrer dans ce jeu-là. Je ne veux ni en faire partie, ni le cautionner. Je crois que je préfèrerai encore crever vite et bien…

Alors, ce genre de reportage est comme un miroir. Il vous renvoie à votre propre histoire, à votre propre conception de la famille, et à vos peurs.
Certains ont le sens de la famille et n’envisage même pas un seul instant de ne pas s’occuper de leurs parents ou grands-parents lorsque l’impotence viendra frapper à leur porte. Moi si.
De savoir que je vais probablement devoir accompagner la déchéance de mon père lorsqu’elle viendra me terrifie. Je ne veux pas avoir à faire ça, et je ne veux pas avoir à imposer la mienne aux autres.
C’est peut-être dû au fait que j’en ai peur… Sans doute même. C’est aussi probablement lié au fait que ma propre conception de la famille en a pris un coup dans l’aile au fil des années.

Certes, notre culture nous enseigne qu’il est admirable qu’un enfant prenne en charge son aïeul. Cela est juste et bon comme dirait l’évangile… Et d’ailleurs, c’est ainsi que notre société est sensée fonctionner collectivement. Les générations présentes sont sensées, de par leur cotisations, subvenir aux besoins des générations passées. Pourtant, si l’on se place sur un plan plus individuel, les choses ne se passent pas vraiment ainsi… Notre monde actuel est tellement gangréné par l’argent et le profit de quelques-uns que ces valeurs disparaissent peu à peu. A un point tel que je me demande s’il ne serait pas beaucoup plus admirable de ne pas avoir à imposer ce fardeau à nos enfants.

En tous cas, en ce qui me concerne le problème ne se pose pas et ne se posera peut-être jamais. Et vous voulez que je vous dise : Ça me rassure.

Coïncidence troublante, mon père fête aujourd’hui ses soixante-dix-huit ans. Il faut que je l’appelle…

A lire le livre de William Rejault : Maman, est-ce que ta chambre te plaît ?

NB : La troisième partie de l’émission est disponible ici. A noter l’illustration musicale « Miss Alzheimer » d’un groupe que j’adore, les Elles. Si vous savez où je peux trouver leurs albums en libre écoute sur le web, je suis preneur !


mardi 17 novembre 2009

Sons of Anarchy

Ben aujourd’hui vous n’aurez rien à vous mettre sous la dent. Quedalle. Peau de balle.

Le fait est que j’aurais sans doute quelques choses à dire sur pas mal de trucs, mais là… En l’occurrence… Je sèche.

J’ai fait le tour des blogs et des sites infos, j’ai regardé ma télé, mais malgré toutes ces sources d’inspiration, rien ne m’a sauté suffisamment au cerveau pour l’enflammer.

Mais pour que vous ne soyez pas venu pour rien, vous aurez droit à la de la bonne zique signée Curtis Steiger et les Forest rangers. Vous l’aurez reconnu il s’agit du générique d’une de mes séries préférée du moment Sons of Anarchy … J’adore.

lundi 16 novembre 2009

Mais que veut Ségolène Royal ?

Je n’ai pas trop suivi l’affaire, mais il parait que la Dame du Poitou aurait fait des siennes ce weekend ? Elle se serait pointée, comme ça la gueule enfarinée et sans invitation à un rassemblement organisé par son ex-lieutenant Peillon ?
Diantre quelle malotruïté ! Malotruïtude…
Quelle impolitesse !


C’est vrai qui ! On ne débarque pas comme ça chez les gens sans en avoir au préalable averti le maître de maison. Ça ne se fait pas… Ne serait-ce que pour une simple question d’intendance. Imaginez un peu, si la Dame avait décidé de rester manger… hein ? Les couverts qu’il faut rajouter, tout ça…

En plus, j’imagine que la conversation lors du repas aurait été des plus compliquée. Propre à casser l’ambiance. D’un côté une bande de joyeux convives, pleins d’espoir, venus exprès pour tenter de fabriquer un mouvement fait de bric et de broc. Des gens motivés par je ne sais quelle lubie qui leur est propre, pensant pouvoir réunir sous la même bannière des entités aussi différentes que le communisme, l’écologie, le socialisme ET le Modem !

Même si pour moi de tels accouplements sont contre-natures, il faut quand même avoir un minimum de respect pour les crétins qui eux, y croient. Chacun sa sexualité nom de dieu !

Bon, donc tous ces types sont là, tranquilles, à essayer de faire leur truc de mariage entre la carpe et le lapin comme on dit, et voilà t’y pas que celle qui considère que le rassemblement de la gauche doit se faire sur un nom et non-pas sur des idées, débarque !

Ça fait désordre, non ? Du coup le Peillon se fâche tout rouge et agonise son ex-patronne ! Ouais… T’as rien à faire ici… On t’as pas invité… T’es une hase been…

Et la donzelle de rétorquer : Ouais… Je suis venu pour les militants qui m’aiment, tout ça… Il n’y a pas de quoi piquer une crise… Je suis socialiste moi aussi…

Tudieu le bordel qu’elle a mit ! Résultat, on ne sait même pas ce qui a pu émerger de cette réunion, si les lapins ont appris à nager ou bien si les carpes se sont fait pousser des oreilles ! La seule chose que l’on retiendra de ce weekend «social, écologique et démocrate» c’est que Ségolène Royal est venue faire son show et a foutu la merde…

Alors, pour répondre à la question : Mais que veut Ségolène Royal ?, je crois qu’il ne faut pas être grand clerc. Ce qu’elle veut c’est rappeler à ceux qu’elle croit être ses partisans que cela ne sert à rien de réfléchir, et que seul compte l’image du candidat. En l’occurrence elle. Les militants qui réfléchissent, c’est pas bon pour le bizness électoral, il n’y a qu’à voir comment Sarko a été élu.
Hier, j’ai entendu dans la télé Bayrou dire à peut près la même chose, qu’il était persuadé que les gens votaient pour un homme (ou une femme) et non pas pour des idées… La Ségolène est persuadée de la même chose. Pire, elle est persuadée que cette icône rassembleuse, c’est elle…
Bref, deux mégalos, plus Sarko ça fait trois, le triangle de 2012 est mal barré, moi j’vous l’dis !

Non mais c’est quoi cette conception de la politique ? Depuis quand élit-on une image publicitaire ?
Je sais bien que c’est comme ça que la politique nous est de plus en plus présentée par les bureaux d’études marketings, mais ce n’est pas une raison pour céder. Certes les hommes, ou les femmes, qui portent les idées sont importants, mais ils ne doivent en aucun cas prendre le pas sur les idées !

Merde !

Et en attendant j’en connais un qui doit bien se marrer…

dimanche 15 novembre 2009

Prendre son bain…

C’est dimanche et il ne fait pas beau.
Enfin, pas beau sur la Côte d’Azur, est une notion plus que relative et j’en connais quelques-uns à Paris qui m’envieraient ce ciel gris dépourvu de pluie.
Bref, un temps idéal pour paresser à la maison et profiter du temps qui passe.

Personnellement il est une chose que j’apprécie tout particulièrement, c’est de passer du temps dans un bon bain chaud plein de mousse.
Quand je dis du temps, ça veut dire au minimum vingt minutes. Le plus souvent je marine la demi-heure et parfois, rarement tout de même, il m’arrive de faire durer le plaisir jusqu’à l’heure entière…

Et bien oui, je suis comme ça. J’aime prendre des bains. Ça choque quelqu’un ? Je ne vois pas pourquoi… Enfin si je vois. Je vois même très bien les sourcils qui se froncent devant l’écran et j’arrive même à deviner les pensées qui vous traversent l’esprit en ce moment même (J’ai une application Firefox pour ça).

Le fait est que la plupart du temps, lorsque je raconte à quelqu’un que je préfère les bains aux douches, ont me sort invariablement deux types de réflexions.

La première est dans l’air du temps, on me reproche d’être anti-écologique. Ma pratique serait irresponsable et égoïste au regard de tout une flopée de pays où l’eau est une denrée rare, source de vie, richesse éternelle, tout ça tout ca…
J’avoue que pendant un temps, cet argument a plutôt porté ces fruits, jusqu’à ce que je réalise qu’en fait, c’était une belle foutaise.
Si le fait de prendre des bains porte préjudice à quelque-chose, c’est à mon portefeuille et puis c’est tout !
Chacun sait, pour peu qu’il ait étudié un tant soit peu la question, que l’eau disponible sur un territoire est une conjonction entre un climat, un sol, et un bassin versant. Le fait que je consomme à Nice, n’ampute en rien le maigre quota de pluie, et donc d’eau, que recevra le territoire subsaharien. J’habiterais Ouagadougou je ne dis pas, mais là ce n’est pas le cas.
Pendant ma jeunesse dans le Var, nous étions souvent accablés par les restrictions d’eau, ce qui fait que j’ai été assez sensibilisé à faire gaffe à ma consommation. Mais c’est fini ce temps-là. Maintenant j’habite une ville où l’eau est abondante et bon marché toute l’année… Donc, je ne vois pas pourquoi je culpabiliserais comme un malade parce que ça fait bien de se montrer écologiquement concerné.
L’écologie c’est bien, mais il ne faut quand même pas prendre les gens pour des cons.

La seconde réflexion que l’on me fait généralement a un rapport avec ma masculinité. Il paraitrait en effet, que le bain soit un truc de filles, et que lorsqu’on est un vrai mec il faille préférer prendre des douches.
Ouais d’accord… Si l’on en est encore à ce genre de cliché, qu’on ne s’étonne pas que la parité n’avance pas dans ce pays. Les bains c’est pour les nanas et les douches pour les mecs. Comme le bleu et le rose, le chou et LA rose, le ménage et le sport…
Un peu vieillotte comme conception, non ?

Et si cela était, me reprocherait-on d’assumer ma part de féminité ?
Et bien je l’assume. N’en déplaise aux pisses-froids et aux bienpensants, j’aime prendre des bains et je ne m’en prive pas.

J’aime laisser la lourdeur de mon corps disparaitre dans l’eau. J’aime laisser mon esprit vagabonder alors que tout le reste se détend. Parfois je parle, je me parle, tout seul dans mon bain. J’imagine des conversations, j’invente des explications. Il m’arrive même de me laisser aller à quelques pensées érotiques, et souvent lorsque c’est le cas, le geste suit la pensée…
Un bain, c’est avant tout du plaisir. Et il faut savoir profiter de tous les plaisirs que la vie peu nous apporter. Ils ne sont pas si nombreux que ça après tout, alors autant les faire durer.

Alors vous savez quoi ? Je vais vous laisser et me rendre de ce pas dans ma salle de bain. Je vais mettre de la musique, allumer une bougie ou deux. Faire couler une eau bien chaude avec moult sels parfumés, et je vais profiter de ce moment privilégié avec un hédonisme tout particulier.
Je vais regarder mes doigts devenir tous fripés. Je vais sentir tous les muscles de mon corps se relaxer. Je vais sentir les pores de ma peau s’ouvrirent en grand et se débarrasser de toutes les toxines possibles et imaginables… bref, je vais passe un super moment.

Bon dimanche à tous !

samedi 14 novembre 2009

Le sermon en la Chapelle

« On ne peut pas vouloir bénéficier des droits sans se sentir obligé par les devoirs. On ne peut pas vouloir bénéficier de la Sécurité Sociale, sans jamais se demander ce que l’on peut faire pour son pays. On ne peut pas vouloir bénéficier des allocations chômage, sans se sentir moralement obligé de tout faire pour retrouver du travail, parce que les allocations sont payés par le travail des autres. On ne peut pas, on ne pourra jamais, vouloir profiter de la gratuité des études,[…] et ne pas être assidu au cours et ne pas témoigner de la considération pour ses professeurs, et ne pas respecter les bâtiments qui vous accueillent. »

Vous les aurez reconnus, ces quelques mots sont tirés du dernier discours en date de l’autre tache, heu pardon de Nicolas Sarkozy, prononcé ce jeudi à la Chapelle en Vercors.

Un discours, un prêche devrais-je dire plutôt. Enoncer ce qu’il convient de faire au quotidien c’est en effet plus dans l’ordre du sermon dominical que du discours politique en soutien aux agriculteurs…
Ceux-ci ont du trouver tout bizarre de se retrouver en train d’écouter la sainte parole présidentielle, alors qu’ils étaient probablement venus dans l’espoir que leurs problèmes soient évoqués… Pas de bol ils ont eut droit à un sermon du chanoine sur les droits et devoirs du français moyen. Pour les aides aux agriculteurs, il faudra repasser…

Donc, pour Sa Sainteté Nicolas 1er, point n’est besoin de soutenir nos chers paysans, ce qui compte actuellement c’est de rappeler les fondamentaux de la doxa nationaliste, et tant pis si pour le coup on prend quelques libertés avec les sens profond de choses. L’heure n’est plus à l’étude du fond, mais bel et bien au rabâchage et à la séduction de l’aile la plus extrême de l’électorat de base.

Paraphrasant pour le coup J.F Kennedy, Sarkozy nous assène ses vérités et distribue alors les bons et les mauvais points. Selon lui, il y aurait d’un côté les bons Français, les vertueux respectueux des droits et devoir que leur incombe leur nationalité, et de l’autre les mauvais, ceux qui ne respectent rien ni personne.

D’un côté ceux qui se lèvent tôt pour gagner plus, ceux qui ne refusent pas le débat sur l’identité nationale, ceux qui acceptent de jouer le jeu d’une économie libérée (sic !), ceux qui ne refusent pas de regarder en face les réalités de notre « civilisation » française et catholique.
Et de l’autre, ceux qui considèrent que la vérité se trouve ailleurs que dans ces préceptes, ceux qui pensent que la solidarité est la meilleure façon de vivre ensemble, ceux qui croient que celui qui a doit partager avec celui qui n’a pas.

En clair, il y a ceux qui votent à droite, et ceux qui votent à gauche.
Il y a ceux qui travaillent, et les chômeurs.
Il y a ceux qui peuvent se payer de bonnes écoles, et ceux qui ne peuvent pas.
Il y a les riches, et il y a les pauvres…

Sous prétexte de vouloir réunir notre nation, Nicolas Sarkozy est en train de la détruire en partageant son peuple en deux.

Voilà qui risque de plaire à François Bayrou. D'ailleurs on ne l'entend plus trop en ce moment... Aurait-il enfin réalisé la vacuité de ses opinions ?

vendredi 13 novembre 2009

De la tiédeur des mots

Figurez-vous chers lecteurs qu’alors que je commentais ce matin le billet du sieur Nicolas, number ouane de son état, un billet assez bien foutu au demeurant, ne voilà-t-y pas que le bras séculier du taulier me tombe sur le râble.

Deux fois.

La première suite à un commentaire où j’avais l’outrecuidance de qualifier l’espèce de taré psychopathe qui nous gouverne de « gnome »… Pour Nicolas, les attaques sur le physique des personnes porteraient le discrédit sur le combat que nous sommes sensé mener.

Ma réponse à sa mise en garde fut la suivante :

Ça discrédite rien du tout ! Mais si ça te fait plaisir de le penser… Nous dirons donc « personne de petite taille à l’allure repoussante ».

Aussitôt, comme je m’en suis douté à postériori, mon commentaire fut impitoyablement censuré. C’est là le bras séculier auquel je faisais allusion au début.

Entendons-nous bien, que Nicolas me censure c’est bien là son droit le plus strict, et je n’ai rien à dire là-dessus. Il est maître chez lui comme je suis maître chez moi.

Donc, qu’il me censure pour un bon mot, ça le regarde, mais c’est la raison invoquée qui me semble discutable.

En quoi le fait d’utiliser la raillerie pour accompagner une critique rendrait-elle celle-ci moins vraie ou moins utile ?

Là, franchement ça me dépasse…

C’est comme si un député demandait aux futurs gagnants du prix Goncourt de bien vouloir châtier leur langage et d’éviter de critiquer notre beau pays… Ah, merde ! C’est déjà fait.

Alors, sachez chers lecteurs, qu’ici vous aurez le droit de qualifier Nicolas Sarkozy de nain. Vous aurez également le droit de le traiter de facho où de tout autre qualificatif que vous jugerez approprier.

Car en ce qui me concerne, il est hors de question que je montre un quelconque respect pour sa personne, sa fonction, ou pour toute autre engeance qui le sert. Le débat gentillet du temps où j’étais au lycée, le respect dû à la fonction, tout ça, c’est fini. Le respect est quelque chose qui s’acquière et se perd, et tous ces types ont perdu le mien depuis bien longtemps.

Je soupçonne d’ailleurs que ce sont justement les politesses de langage, les guillemets imposés par je ne sais quelle attitude « politiquement correcte » qui font que les choses n’avancent peut-être pas aussi vite dans ce pays… La tiédeur et la pétoche érigée en système de langage ne peuvent que masquer les véritables opinions, et c’est bien à ça que ce blog doit servir. A proclamer son opinion.

Donc allez-y, lâchez-vous. Utilisez les mots que vous voulez pour critiquer et participer à la destruction de cette droite qui vous donne envie de vomir. Ce n’est pas ici qu’on vous en empêchera !

En plus, dernier avantage mais non des moindres, c’est que ça fait du bien !

Les « terroristes » de Tarnac toujours inculpés

Hier, comme vous l’avez pu constater, c’était relâche ludique chez le Gwen.
J’en ai profité pour m’amuser et bien bouffer, certes, mais aussi pour réfléchir sur toute autre chose que la situation politique de notre pays.
Mais bon, ça je vous en parlerais plus tard. Permettez-moi de garder encore quelque temps le secret sur mon Grand Projet, car s’il arrivait par malheur qu’il ne se réalisât point, j’aurais l’air d’un con.

En fin de journée, alors que je réalisais non sans honte que je n’avais pas mis à jour ma petite rubrique latérale « l’an dernier à la même date… », je me suis rendu compte qu’hier était une triste date anniversaire…
D’ailleurs, puisqu’on en parle, est-ce que au moins vous vous en servez de cette rubrique, hein ? Est-ce que vous avez le réflexe de jeter un œil dessus ? Non mais, si ce n’est pas le cas, il faut me le dire, et je l’enlève… Mais bon, revenons à nos moutons.

En effet, cela fait un an et deux jours que la foudre c’est abattue sur le petit village de Tarnac éclairant de son blanc éclairage une petite troupe d’épiciers, qui pour le coup devinrent aux yeux du monde de sinistres terroristes à la solde de l’ultragauche, version mouvance anarcho-autonome.
Un an et deux jours plus tard, tous les interpellés ont été relâchés, mais restent mis en examen pour association de malfaiteurs à visées terroristes.

Et chose paradoxale s’il en est, c’est TF1 qui en cette date anniversaire relance le débat sur cette gigantesque manipulation policière en diffusant un reportage qui met en avant les nombreux dysfonctionnements qui entachèrent l’enquête. Paradoxale, car on se souviendra sans doute que la chaîne sarkozyste s’était, à l’époque, fait le chantre de la lutte contre la dérive gauchiste… Tout cela est résumé dans cet article d’@rrêt sur image, avec les vidéos qui vont bien.

Un an plus tard donc, je me dis deux choses.

La première est que TF1 n’a décidément aucune déontologie. Mais ça on le savait peut-être déjà… Et la seconde est que si je m’en réfère à mon expérience de la Sarkoland, je me dis que parmi toutes les méthodes de diversions utilisées depuis l’avènement du Nain (appelé aussi le Jour de la Honte), celle qui consistait à diaboliser la seule opposition crédible au capitalisme en peine crise financière n’a pas été complètement valorisée…
Je veux dire par là que d’ici les prochaines élections présidentielles, il ne serait pas étonnant que nous soyons de nouveau confrontés à ce genre de manipulation.
A moins que la droite au pouvoir ne décide plutôt de ne rien faire et même de favoriser l’émergence d’une gauche radicale, histoire de fragiliser encore plus la « gauche gouvernementale ».

L’avenir nous le dira.