Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


mercredi 11 novembre 2009

Les délires d’Eric Raoult, ou la montée d’un fascisme ordinaire

J’avais plus ou moins décidé de faire l’impasse sur le sujet tant l’affaire me paraissait ridicule, comme ça au premier coup d’œil, et puis… Finalement non.
En fait, c’est en lisant ce matin l’article d'Humeurs de Gauche sur le sujet, que je me suis dit qu’il fallait que je participe moi aussi au tollé, et même que j’en rajoute une couche si besoin était.

Je veux parler bien sûr de cette déclaration immonde d’Éric Raoult, député de la Seine-Saint-Denis et accessoirement diplômé de l’Institut Français de Presse.

Pour ce qui est du rappel des faits, reportez-vous au texte de GdC. Comme ça, moi ça me fait gagner du temps, et en plus je doute de pouvoir faire mieux…
Donc, pour monsieur Raoult, les écrivains récompensés (ici Marie Ddiaye), devraient s’en tenir à ce qu’il appelle « un devoir de réserve » et éviter de critiquer son propre pays dans les médias… Le texte exact de sa protestation auprès du ministre de la culture étant :

« Monsieur Éric Raoult attire l’attention de M. le ministre de la Culture et de la Communication sur le devoir de réserve, dû aux lauréats du Prix Goncourt.
En effet, ce prix qui est le prix littéraire français le plus prestigieux est regardé en France, mais aussi dans le monde, par de nombreux auteurs et amateurs de la littérature française.
A ce titre, le message délivré par les lauréats se doit de respecter la cohésion nationale et l’image de notre pays. »
« Le droit d’expression ne peut pas devenir un droit à l’insulte »

Il y aurait énormément à dire en reprenant point par point la déclaration de ce monsieur, notamment en ce qui concerne le devoir de réserve qui n’a aucune réelle existence juridique dans notre pays pour les civils. Mais une analyse de texte serait déjà trop d’honneur pour de tels propos.
On pourrait d’ailleurs aussi traiter par le dédain une telle demande et ne lui apporter aucune attention… Le ridicule ne méritant pas le temps qu’on perd à le dénoncer.

Pour ma part, je pense que ce que monsieur Raoult à déclarer est certes ridicule et complètement déplacé, mais aussi très grave.
C’est très grave car c’est la parfaite expression du totalitarisme intellectuel. Et le fait que cette opinion soit émise par un type qui a fait des études de journalisme me laisse perplexe…

A mon sens, il ne faut pas prendre à la légère de tels propos et y voir un énième coup de sonde à destination de l’opinion public. En effet, le gouvernement de Sarkozy nous a habitués depuis son avènement à ce genre de pratique qui consiste à balancer une bonne grosse bombe médiatique histoire de voir comment le peuple réagit. Si la réaction est trop forte, on recule aussitôt. Si le message passe, on va plus avant… C’est classique depuis 2007, et en plus ça marche.

Donc, je pense qu’il ne s’agit pas là des délires mégalomaniaques d’un gros nul comme le dit GdC, mais bel et bien d’une tentative de corruption d’une de nos valeurs les plus sacrées. A savoir la liberté d’expression.

Si nous laissons passer une telle chose, vous verrez que la suite ne tardera pas à nous tomber sur la gueule. A commencer par nous, blogueurs et commentateurs de la vie politique de notre pays.

Ce genre de déclaration, ce n’est ni plus ni moins que du fascisme. C’est l’expression d’un désir de voir se taire toute forme de contestation au profit d’une pensée unique. Et si vous ramenez les propos de monsieur Raoult dans le contexte du débat sur l’identité nationale actuellement en cours, ils prennent alors tout leur sens… Ils nous dessinent une France merveilleusement unanime derrière son chef. Une France aseptisée. Une France fasciste.

Et en ce qui me concerne, une France morte.

Alors, quitte à me mettre en délicatesse avec la loi, je vais rajouter une couche par rapport à ce que disait mon collègue : Éric Raoult n’est pas un gros nul, c’est un gros fasciste nul.

mardi 10 novembre 2009

Font chier…

Salut tout le monde ! Comment ça va aujourd’hui ? Moi ça va bien merci… Enfin, autant que l’on puisse aller bien quand on a un peton récalcitrant et qu’aujourd’hui c’est le jour des courses.

Ah lala le jour des courses… C’est que c’est tout une affaire ce truc là !
La concordance entre deux situations, à savoir le fait de ne pas avoir de voiture et d’avoir une cheville qui me pourrit la vie, fait que des journées comme celles-ci sont comment dire… particulières. Elles ponctuent ma semaine d’une épreuve nécessaire mais douloureuse, qui me fout en l’air pendant au moins quarante-huit heures après me l’être imposée…
Mais bon, il faut bien remplir le frigo et faire le plein de tabac… Bref, c’est bien de survie dont il s’agit, et c’est bien pour ça que je m’impose cette corvée.

Donc, tout à l’heure je vais aller prendre l’air et passer chez mon débitant de tabac attitré. Et là, je sais déjà que je vais avoir la désagréable obligation de devoir payer mes clopes et mon tabac à pipe un peu plus cher que la dernière fois… Et ça me fait chier. Je dirais même plus, ça me fait chier grave.

Ca me fait chier car comme tout bon adict je ne vais pas pour autant baisser ma consommation et donc le manque à gagner se répercutera sur un budget hautement plus élastique. A savoir la bouffe.
Bref, cette augmentation ne contribuera pas à ma bonne santé, mais elle augmentera ma pauvreté. C’est tout.
Hier, alors que je pensais à ça, je me disais qu’en fait le budget tabac était comme les frais fixes dans une entreprise… Comme le loyer ou bien l’électricité. Des frais qui, quoiqu’on fasse, seront de toute façon à acquitter. Des trucs du genre obligatoires…

Donc, la question que je me pose est celle-ci. Si je n’ai pas l’intention de baisser ma consommation, qui est déjà bien moindre qu’il y a quelques années, et encore moins envie d’arrêter de fumer, à qui donc cette augmentation est-elle sensée s’adresser ? Je veux dire, que dois-je comprendre du message que le gouvernement m’envoie ?

Il m’en veut personnellement ou bien ? C’est mon fric qui l’intéresse ? Le fric d’un éréssiste handicapé ? C’est pas très joli vous en conviendrez…

Alors j’entends de-ci delà les ayatollahs de la « bonne santé » hurler que ce n’est pas assez. Qu’il faudrait une augmentation de 10% tous les ans histoire de transformer le tabac en une denrée si rare et si chère que les gens ne pourraient qu’y renoncer… Mon cul oui !

Cette fois-ci encore, je vais donc m’acheter mon tabac au prix qu’ils m’en demanderont… Cette fois-ci encore. Mais je tiens à dire que cela ne va pas durer encore très longtemps. Bientôt je me tournerais vers d’autres sources d’approvisionnement, forcément illicites, et ça mes amis, ce ne sera pas de ma faute. Ce sera celle de l’état et de ces foutus intégristes du bien être, ces empêcheurs de fumer tranquille.
Tiens, d’ailleurs je vais de ce pas me renseigner sur les trajets Nice-Vintimille. Trois quart d’heure pour y aller, idem pour en revenir, ça vaut certainement le coup de faire le trajet une fois par mois pour ne plus enrichir l’état avec mes maigres pépettes !

Tiens, je vous remets en lien un article, " Tabac : De la prévention à la ségrégation " que j’avais écrit l’année dernière sur le sujet.

Allez ! Bonne journée quand même !

lundi 9 novembre 2009

Non, le communisme n’est pas mort le 9 novembre 1989 !

Bon, aujourd’hui vous n’allez pas y couper, vous entendrez forcément parler de l’anniversaire du jour, à savoir la chute du mur de Berlin. C’était il y a vingt ans…

Contrairement à la plupart des gens (en tous cas d’après ce que disent les médias), je ne me rappelle pas précisément ce que je faisais ce jour-là… J’étais à l’armée, ça je m’en souviens, mais pour le reste… Ah si ! Je me rappelle de Christine Okrent à la télé qui faisait son reportage en direct de là-bas. Elle nous montrait la joie des allemands de Berlin-Est traversant les check points, se précipitant sur les magasins, s’émerveillant devant les étalages… Forcément, lorsqu’on voit ce genre de chose, on ne peut qu’être content pour eux… Et c’est ce que j’étais à l’époque, content pour eux. D’ailleurs, lorsqu’un mur tombe, on ne peut qu’être content. Enfin en principe…

Vingt ans après, mon regard sur cet événement planétaire a changé.

Oh bien sûr, je suis toujours ravi que le régime d’Honecker soit tombé. Un régime où la seule façon que l’on ait trouvé pour soutenir une idéologie soit la coercition est selon moi de par sa nature même à abattre. Comme le mur destiné à empêcher de fuir ce régime d’ailleurs…

Pour le reste, je me dis que si l’on regarde d’un peu plus prêt les dégâts causés par la chute de ce foutu mur… Il n’y a pas forcément de quoi se réjouir.
En 1989, tout un chacun proclamait haut et fort que la chute du mur annonçait celle du communisme. Pour les libéraux, s’en était fait de l’ennemi à abattre. Les méchants avaient perdu et la liberté allait enfin pouvoir éclairer de ses rayons ardents les recoins les plus obscures de cet Est si longtemps honni. La liberté… Il s’agissait de celle du marché bien sûr, mais ça les habitants de l’Allemagne de l’Est ne s’en doutaient pas. Eux, ce qu‘ils voyaient c’est qu’ils allaient être enfin débarrassés de l’immonde Stasi, et qu’ils allaient pouvoir se payer des Mercedes à la place de leurs Trabans.
Vingt ans plus tard, il n’y a plus de Stasi, mais pour se payer des Mercedes, les ostis courent toujours.

A l’époque déjà, la propagande libérale faisait son œuvre dans les esprits en proclamant la mort du communisme. Sauf que le communisme n’est pas mort, loin de là. Et heureusement d’ailleurs. C’est un régime pourri qui est mort, et non-pas l’idéologie qu’il prétendait soutenir. Ce sont deux choses différentes et il convient de bien se le rappeler. C’est comme si vous me disiez que puisque le Général Pinochet est tombé, cela démontre que le libéralisme est mort… Ca n’a rien à voir. Et d’ailleurs cet amalgame facile est encore dans les esprits de pas mal de gens… Tenez, ce matin encore j’ai entendu ce crétin de Pierre Moscovici dire que le communisme était bel et bien mort ce jour-là… Comme quoi, la désinformation peut être efficace, même vingt ans après.

Donc, le communisme n’est pas mort, et ça mes amis (enfin ceux qu’il va me rester à la fin de cet article) il va falloir que vous vous y fassiez. Ce n’est pas parce que ces tentatives d’application ont échouées, que le modèle n’a pas de sens.

Et je dirais même plus, étant donné ce que nous vivons en ce moment, à l’instar de ce que les ex-allemands de l’est vivent depuis la réunification, je crois sincèrement qu’il est de nouveau temps de remettre l’ouvrage sur le métier, si vous voyez ce que je veux dire…

Parce que parlons-en de la réunification ! Il n’y a pas eu réunification, mais absorption, digestion au détriment des allemands de l’est. Sans tenir compte ni de leurs opinions, ni de leur mode de vie. Ces gens là voulaient sans doute la liberté, mais pas forcément la fin de l’expérience collectiviste… Ce qu’ils voulaient c’était un état où ils auraient pu vivre comme avant, mais sans la Stasi et sans le mur. Le libéralisme leur a été imposé avec son cortège de malheurs et de laisser pour compte, et nombreux sont ceux qui, vingt ans après, regrette un peu le bon vieux temps…

Pour ma part, je ne désespère pas qu’un jour prochain nous en arrivions à créer quelque chose de bien sur ce modèle là… Quelque chose de bien pour tout le monde. Quelque chose qui tiendrait compte des erreurs du passé et qui apporterait un peu d’égalité sociale dans ce monde de brute…
Et puis je ne sais pas… Il aurait quand même de la gueule notre drapeau s’il ressemblait à ça !


Ah oui ! Pour finir je voudrais quand même qu’on se rappelle que des murs il en existe encore, et pas des moindres. Et comme de par hasard, la plupart sont des créations de pays « démocratiques »… Cherchez l’erreur.
Voici une petite piqure de rappel, au cas où…


Nouveaux Murs "défensifs"
par belair


samedi 7 novembre 2009

Une pierre à l’édifice de notre identité nationale

L’heure est au débat sur l’identité nationale.

Je sais, c’est chiant. On a eu beau, j’ai eu beau crier haut et fort que ce débat était dangereux et qu’il ne s’imposait pas. J’ai eu beau dénoncer l’électoralisme à peine déguisé qui se cachait derrière cette belle préoccupation, mais rien n’y a fait, la question « Pour vous qu’est qu’être Français ? » est sur tous les médias, sur toutes les lèvres.
On ne peut y échapper tant le matraquage est intensif.
Je ne dis pas que la question est inappropriée… Non, ce n’est pas ce que je dis. Je dis seulement que ce genre de question d’importance doit se poser dans la plus grande sérénité. Et surtout pas dans un contexte électoral ou dans un but populiste.
Bref, c’est l’utilisation de cette question qui me pose problème et non pas la question en elle-même.

Mais le fait est là, la réflexion du moment, c’est de savoir ce qui fait de la France un pays si différent des autres… A nos yeux bien sûr.

Alors, je me suis souvenu de ce reportage de Caroline Fourest sur La Bataille des Droits de l’Homme… Et je ne sais pas pourquoi, je me suis dit que vous le montrer (ou vous le remettre en mémoire) pouvait apporter une pierre à l’édifice. Ou de l’eau au moulin, c’est comme on veut.
Ces fameux droits de l’homme… Ceux que parait-il nous aurions inventés, et qui ne se trouvent pas forcément respectés dans notre propre pays… Cette conception toute bête qui dit que l’être humain doit être respecté dans ses droits élémentaires, dans ces croyances… Comment se pouvait-il qu’ils soient à ce point détournés, dévoyés ?

Alors je me suis dit que de voir, ou revoir, ce documentaire, et bien cela pouvait nous donner une bonne image des valeurs qu’un français devrait défendre. Je me suis dit que c’était peut-être ça « être français » : Se battre, encore et toujours contre les injustices, les manipulations, les dérives. Etre constamment vigilant sur ce qui nous (me) semble important. La Liberté, l’Egalité, et la Fraternité.
Et surtout défendre encore et toujours ce qui est le ciment par lequel ces trois concepts peuvent tenir ensemble : La Laïcité.

Donc, voici la Bataille des Droits de l’Homme un reportage de la Caroline Fourest diffusé sur Arte en avril de cette année.


DOCUMENTAIRE LA GUERRE DES DROITS DE L HOMME 1
par DOCUMENTAIREROOTS



DOCUMENTAIRE LA GUERRE DES DROITS DE L HOMME 2
par DOCUMENTAIREROOTS



DOCUMENTAIRE LA GUERRE DES DROITS DE L HOMME 3
par DOCUMENTAIREROOTS



Et puis comme c’est un doc qui pose pas mal de questions importantes à son tour, je vais vous laisser tout le week-end pour y réfléchir et me laisser des commentaires bien constructifs. Deux jours, c’est le moins que l’on puisse faire, non ?

vendredi 6 novembre 2009

Il nous reste deux ans et demi…

Une idée m’est venue ce matin alors que je sirotais mon café 100% arabica…
Parenthèse, j’aime beaucoup ce mot « siroter ». Ce verbe plutôt… Ça vient de sirop, et le sirop c’est un mot qui est à la fois joli à attendre et à écrire avec son p à la fin… Mais bon, fermons la parenthèse et revenons-en à cette idée qui m’est venue.

J’écoutais les infos sur Canal ce matin, et on y parlait du mi-mandat (et non pas de la mi-mandat comme j’entends partout) du monsieur à talonnette qui nous gouverne.
Le mi-mandat, c’est important comme date, car c’est le genre de date qui donne envie de faire plein de bilans et de récapitulatifs.
Bon, je ne vais pas faire la même chose en vous imposant un récapitulatif exhaustif de toutes les réformes scélérates imposées par le Nain et ses comparses… Ce serait à la fois déprimant, et en plus il y en a eut tellement que je serais bien en peine d’y arriver. Non, ce qui m’importe aujourd’hui, c’est qu’il m’est venu à l’idée que les prochains deux ans et demi qui nous attendent risquent bien d’être différents de ceux que l’on vient de vivre.

Je ne suis pas très clair, hein ? Bon, je vais m’exprimer différemment…

Si j’étais Nicolas 1er, Roi élu des français, et que j’avais au sein de mon esprit malade un grand projet pour mon pays, je crois que je ferais un peu comme il a fait lui… Je ferais en sorte que le « changement » soit de courte durée et aussi important que possible. C’est un peu comme lorsqu’on va chez le dentiste quoi… Vaut mieux une bonne grosse douleur, rapide et en une seule fois, que plusieures petites étalées dans le temps. Donc, je mettrais bien la pression pour apporter les changements qui me semble importants.

Puis, dans un second temps, puisque je ne suis somme toute qu’un homme, il va falloir que je tente de me maintenir au pouvoir… Ben oui, c’est pas tout que de changer les choses, mais il faut aussi penser à rester aux manettes, histoire que le camp d’en face ne reprenne pas les rênes et détricote pas ce que j’ai tricoté.
Donc, si comme je le pense, le Sarko est un homme pragmatique (Grrrrr !!!), il devrait consacrer la deuxième partie de son mandat à une seule chose, tenter de se faire réélire.

Comment ? Et bien en consacrant de moins en moins d’efforts aux réformes structurelles, et en mettant le paquet sur celles qui réconforteront son électorat.
Donc, la théorie qui a germée dans mon esprit est que nous devrions maintenant et pour les deux ans et demi à venir, voir de plus en plus de choses comme le débat sur l’identité nationale par exemple. Ou encore des réformes destinées à satisfaire la base paysanne, comme le milliard d’euro de prêts accordé aux agriculteurs… La baisse de la TVA pour les restaurateurs également.

Bref, à mon avis, maintenant ça va être clientélisme à tous les étages, populisme à gogo, et petits cadeaux en tous genres.

Bien sûr, ma théorie n’a de sens que si Nicolas Sarkozy a le sentiment que sa réélection ne coule pas de source. Avec une gauche en capilotade (encore un joli mot !), on pourrait légitimement supposer que ce souci n’occupe pas l’esprit de notre Petit Timonier… Sauf que les sondages dont il est friand lui annoncent que ce qui coulait de source il y a encore peu de temps, ne coule plus vraiment. La populace grogne, il lui faut donc faire comme faisaient les anciens, offrir du pain et des jeux.

Deux et demi, c’est largement suffisant pour reconquérir l’opinion publique. La droite au pouvoir est rompue à ce genre d’exercice et je gage que la versatile opinion du peuple sera sensible aux sirènes que le gouvernement va faire dorénavant retentir.

Mais soyons optimistes. Deux ans et demi, c’est également le temps qu’il reste à la gauche pour se ressaisir et proposer une alternative crédible aux Français.
Et quand je dis « alternative crédible », j’entends mettre l’accent sur l’alternative… Celle-ci se doit d’être radicale et ambitieuse. Il ne servirait à rien d’opposer au Nain National une pâle copie de son propre programme, mâtinée d’un brin de social-démocratie. Les gens ne verraient pas la différence d’avec la politique actuelle.
Non, ce qu’il faut, c’est vraiment proposer une rupture avec le système. Un vaste changement de nos priorités tant au niveau économique, politique, qu’environnemental.

Bon, je ne vais pas vous faire un dessin, vous savez bien de quoi je parle…

Il est grand temps que nous remettions l’imagination au pouvoir, et l’être humain au centre de nos priorités.

mercredi 4 novembre 2009

La TéléLibre en grande forme !

Alors-là mes amis, le sujet du jour est tout trouvé pour moi, je vais vous parler d’un truc qui me tient à cœur et ce par bien des aspects.

Alors je sais, vous allez me dire que je parle souvent de la TéléLibre… C’est vrai. Mais vous savez également que je suis un affectif, un type qui fonctionne avec son cerveau, mais aussi pas mal avec ses tripes. Bref, je suis un type entier et qui, lorsqu’il aime quelque-chose (ou quelqu’un), aime entièrement. Et inversement d’ailleurs.
Donc, je pense qu’il est plutôt normal que je vous en parle régulièrement, puisque j’aime ma TéléLibre… Mais bon, ce n’est pas le sujet. On n’est pas là pour discutailler de ma façon d’aimer…

Donc la TéléLibre disais-je, vient de mettre en ligne une super conférence-débat sur un sujet qui me passionne : La publicité. La conférence a été organisée par la Canalisation.

Le titre en est « La publicité pollue-t-elle l’économie ? »… Vaste sujet me direz-vous (encore), mais par delà cette question assez bizarre (ben oui quand même !), ce sont surtout les questions de manipulations, de relation entre le politique et la publicité, entre l’économie et le politique qui vont être abordé durant cette conférence.

Sur l’estrade, un mélange improbable (et pourtant réel) de personnes aussi différentes qu’Albert Asseraf, de chez JC Decaux. David Sterboul, du R.A.P. Loïc Fel, du BETC. Xavier Renou, Activiste Désobéissant et Benoit Desveaux, Le Public Système.

Et bien sûr, aux manettes pour jouer les médiateurs, John-Paul Lepers.

En voici la bande annonce :

Conférence 1 - La publicité pollue-t-elle l'économie - trailer from la-canalisation on Vimeo.



Je vous le dis cash, ce matin lorsque je l’ai regardé, je me suis régalé. Véritablement régalé. C’est passionnant, informatif. Le débat c’est déroulé dans le respect des opinions de chacun. Bref, c’est du caviar pour les neurones comme je dis souvent.

En ce qui me concerne, j’ai bien évidemment mon avis sur la question… Il vous suffit pour le connaitre de vous référer à mon célèbre article « Edward le manipulateur » écrit de mes blanches mains en mai dernier.
Pour ceux qui ont la flemme de cliquer sur le lien que j’ai la bonté de vous soumettre, je vous en résume la substantifique moelle : La publicité c’est de la communication, et toute communication est une forme de manipulation. Donc, la publicité c’est de la manipulation. Voilà en gros c’est ça… Sauf que mon article est un peu (beaucoup) plus étayé que ça, et vous raconte la vie du père de communication commerciale et politique Edward Bernays.

Alors mes amis, si vous avez un moment devant vous (100 minutes quand même), foncez sur le site de la TéléLibre et régalez vos neurones avec un truc intelligent.

Maintenant que j’y pense, je viens de faire de la publicité là… Bon ok, c’est de la pub informative puisque je ne gagne rien à la faire, mais est-ce que c’est de la manipulation ? La réponse est oui. Je vous manipule en vous soumettant des sujets de réflexions sensés vous ouvrir l’esprit, mais mon but véritable est de vous faire partager mon point de vue… Et oui ! On n’en sort pas ! Toute communication est une forme de manipulation !

mardi 3 novembre 2009

C’est parti pour les Régionales !

Vous le savez, les Régionales c’est pour dans pas longtemps. Et comme à chaque fois, ma région, la région PACA, servira de vitrine surexposée où se déchireront les principales idéologies françaises. Comme en 2004, le deuxième tour devrait se jouer entre trois candidatures, PS, UMP et FN.
Malgré l’handicape certain que représente la plus forte concentration de fachos au kilomètre carré, le candidat de la gauche (enfin, du PS…), Michel Vauzelle, devrait (d’après les sondages) pouvoir être réélu sans trop de problème. Mais la bataille sera rude car en face il y aura du lourd, du très lourd même… Jean-Marie Le Pen pour le Front National, et Thierry Mariani pour l’UMP.

Sachant que le Mariani est probablement ce qui se fait de plus à droite chez les droitistes, la confusion risque de régner dans l’électorat réactionnaire, et profiter à Vauzelle qui briguera la présidence de la région pour un troisième mandat.

Quid du PC et du PG ? On ne sait pas encore, les discussions continuent et l’on devrait, je pense, être fixé d’ici quelques jours.

Il n’empêche que la bataille est lancée, et d’une manière plutôt cocasse avec cet objet mis en vente sur EBay, le fauteuil de Mariani !

Cliquez sur la photo pour accéder à la page EBay.

Le commentaire qui accompagne le produit est le suivant :
A vendre, le fauteuil de Thierry Mariani au Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Fauteuil n'ayant servi que 7 fois en 6 ans, équipé d'un petit écran de télé pour suivre les débats, d'un micro pour donner son avis durant les séances plénières et d'une machine pour voter composée de trois boutons : pour, contre, abstention. Etat neuf sur l'ensemble du matériel. Il peut être très utile si on souhaite donner son avis quand on est élu du conseil régional. Il peut également servir à jouer son rôle d'opposant durant 6 ans et non 3 mois. Il peut aussi être très utile pour honorer son indemnité de plus de 2000 euros par mois.

Petite suggestion pour mes potes blogueurs des autres régions : Mettez en vente de la même manière le fauteuil du candidat UMP que vous voulez voir déboulonné !


Ah oui ! Rendons à Monique ce qui appartient à Monique, puisque c’est elle qui m’a envoyé cette info savoureuse…