Je voulais vous dire…
Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!
mercredi 16 avril 2008
mardi 15 avril 2008
Ma petite entreprise…
L’excellent site Bakchich.info nous révèle la création d’une toute nouvelle compagnie aérienne nommée Asylum Airlines. Il s’agit d’un concept novateur destiné à proposer des vols de « raccompagnement » des émigrés clandestins (et autres), à destination de leur pays d’origine. Copié sur le modèle du ramassage scolaire, les futurs avions de cette compagnie se proposent de faire le tour des capitales européennes pour y prendre livraison des passagers et les ramener dans leur pays… -« Par exemple le lundi, nous partirons de Vienne et ramasserons à Berlin, puis Paris puis Madrid tous ceux qui sont renvoyés au Nigeria. Le mardi, on fera le vol pour le Pakistan. Et ainsi de suite » déclare un des futurs patrons.
L’idée est née du constat pragmatique que les vols de raccompagnements coutaient cher aux états, et n’offraient pas les conditions de sécurité adéquates. De plus l’organisation de vols spécifiques évitera aux autres passagers de côtoyer les sans-papiers, au risque de s’apitoyer et de prendre leur défense…
Bref, encore une idée tordue de plus qui a germée au fond d’un cerveau malade. Idée qui aura l’heur de plaire à Mr Hortefeux, à n’en pas douter.
Pour lire l’article de Bakchich, cliquez ICI.
dimanche 13 avril 2008
Le monde a faim
Alors que nous nous indignons sur l’organisation des Jeux Olympiques en Chine, sur les frasques de notre président ou bien sur les réformes de nos régimes spéciaux, notre monde souffre d’une douleur autrement plus grave : La faim.Dans notre beau pays, nous avons tous remarqué la hausse des prix de certaines denrées alimentaires. Les Pâtes, le lait, le café... Nous protestons, nous accusons les distributeurs de se remplir les fouilles à nos dépens. Nos exigeons de notre gouvernement qu’il augmente nos salaires pour palier au coût de la vie… Nous gueulons parce que cela nous touche directement dans notre vie de tous les jours. Mais nous ne sommes pas les seuls.
L’impacte de ces augmentations en France est ridicule comparé à celui que produit ces mêmes augmentations dans d’autres parties du monde.
Depuis plusieures semaines, des émeutes ont lieu un peu partout dans le monde pour protester contre l’augmentation du prix des denrées alimentaires de base. En Haïti, en Egypte, au Burkina Faso, au Cambodge, au Sénégal, et en Mauritanie, les gens défilent dans les rues, se battent, pour crier leur faim.
Car on a tendance à oublier que quelques centimes d’Euros chez nous représentent énormément ailleurs.
D’après l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), on assiste à une hausse de 80% pour les produits laitiers et de 42% pour les céréales, pour la seule année 2007.
Les raisons en sont les suivantes.
- Une suite d’épisodes météorologiques défavorables, essentiellement dus au changement climatique.
- L’augmentation de prix du pétrole.
- La réorientation des cultures vers la production de biocarburants.
- Spéculations abusives sur le marché des bourses internationales.
- Diminution de l’aide au développement accordé par les pays occidentaux.
- Augmentation de la demande dans les pays émergeants.
D’après le FAO toujours, des troubles encore plus importants sont à craindre dans les mois à venir, car la situation n’est pas prête de changer, elle devrait même s’aggraver.Vous remarquerez que pour la plupart des causes, il nous faut admettre notre responsabilité de pays riche et industriel. La pollution, la consommation d’hydrocarbures, la spéculation…
Alors que pouvons-nous faire ? La solution la plus évidente, à mon sens, serait de juguler l’inflation en instaurant au niveau mondial, un prix plafond sur les denrées de base, le riz et le blé notamment.
D’un autre côté, certains proposent d’autres solutions plus…profitables. Un représentant d’un syndicat de propriétaires agricoles voit deux options. Soit l’on augmente la surface des terres cultivées, en mobilisant les jachères notamment, soit l’on augmente la productivité des parcelles existante.
Dans le premier cas cela augmentera les revenus des grands producteurs et leurs marges, mais n’agira pas forcement sur le prix dans la rue. Dans le deuxième cas, l’augmentation de productivité ne peut se faire que par un seul moyen : Les OGM…
Plutôt cynique comme propositions, non ?
Alors, la prochaine fois que vous vous plaindrez de voir votre baguette augmenter, pensez qu’ailleurs et pas si loin que ça, ces quelques centimes en plus représentent la différence entre la vie et la mort d’une personne. Cela relativisera votre indignation.
samedi 12 avril 2008
Le Point Rouge de la Télé Libre
John-Paul Lepers, le zébulon de la Télé Libre a encore frappé avec son onzième opus du Point Rouge organisé au pied de la Tour Eiffel le lundi 7 avril. Le sujet en est, bien sur, les Jeux Olympiques.Dans un débat citoyen les prochinois et les pro-tibétains s’affrontent sans vraiment arriver à dialoguer, à coup de slogans prédigérés et d’idées un peu formatées.
Du côté chinois, les classiques : On ne mélange pas la politique et le sport ; La chine est un pays libre ; Vous ne connaissez pas le Tibet ; Vous êtes manipulés. Etc…
Côté pro-Tibet idem ; Les manifs sont pacifiques et la répression sanglante ; Le Tibet est une entité muselée ; Etc…
En ce qui me concerne, je pense que les manifestations au Tibet sont l’expression d’une vieille rancune antichinoise ancrée depuis des dizaines d’années. Depuis que le gouvernement de Pékin a décidé de développer cette province éloignée en y envoyant force colons et travailleurs. Ces colons se sont approprié le pouvoir économique et ça le tibétain moyen ne le supporte pas et c’est un sentiment légitime. Il a été dit dans nos médias au tout début, que les émeutes visaient les commerçants Hans et les intérêts chinois. Mais le téléspectateur français ne retient que la répression policière et les moines tabassés. C’est humain comme réaction.
Comme l’a dit je ne sais plus quel journaliste, nous, occidentaux sommes un petit peu coincé dans notre vision du Tibet, l’image de Tintin et de petit Chan est forte dans nos esprit… Mais bon, il n’en reste pas moins que la Chine est un pays totalitaire ou les libertés sont bafouées et les médias manipulés. Un pays qui n’est pas digne de recevoir les JO.
Je retiendrais également le discourt de la dame chinoise en fin de reportage : Vous n’êtes jamais allez au Tibet, donc vous ne connaissez pas les problèmes. Si ? Vous y êtes allé ? Deux mois ? Ce n’est pas suffisant. Voilà, la discussion est donc close. Taisez-vous !
De même, avec le recul, je comprends la présence policière qui « encercle les débateurs », elle est là pour empêcher tous débordements… Je comprends ais-je dis, cela ne veut pas dire que je ne trouve pas cette présence excessive et inquiétante dans un pays comme le notre.
Voilà, merci encore à JPL pour ce débat citoyen. Longue vie à la Télé Libre !
Pour accéder au site de la Télé Libre et voir ce reportage, cliquez ICI.
vendredi 11 avril 2008
La pluie
Ce matin il a plu. Et comme à chaque fois que cela arrive je ressens comme un plaisir, un soulagement, un réel bien-être. Comme si cette eau qui tombait du ciel lavait aussi bien les trottoirs que l’intérieur de mon corps.Et cela va bien au-delà de la simple contrariété de devoir s’habiller différemment et de voir un peu plus de voitures dans les rues…
J’aime bien la pluie. Elle me donne envie de rester chez moi, de cocooner, de me faire un thé et regarder le ciel tomber, bien au chaud dans ma tanière…
Je sais bien que si j’aime la pluie, c’est que par chez moi elle est rare. Ce n’est pas une question de quantité, mais une question de répartition dans le temps.
Je m’explique :
Pour mesurer la pluviométrie, la quantité d’eau qui tombe en un temps donné, on utilise le mm/m2. C'est-à-dire la quantité d’eau qui tombe sur une surface d’un mètre par un mètre. Un mm/m2 équivaut à un litre d’eau. Et bien, croyez-le ou pas, mais sur la Côte d’Azur il ne pleut ni plus ni moins qu’en Bretagne ou qu’en Basse Normandie.
Les statistiques de Météo France ci-contre, nous renseignent sur ce sujet.
Outre le fait de pouvoir confirmer que Pau est vraiment la cuvette de chiotte de la France, et qu’à Marseille le cagnard est une réalité, on constate que Nice reçoit plus d’eau que Paris mais sur une période quasi deux fois moindre.Le résultat est que chez moi, lorsqu’il pleut, c’est beaucoup et sur une période de temps très brève. L’eau n’a donc pas le temps de s’infiltrer dans le sol, de remplir les nappes phréatiques, bref d’être utile. Elle se précipite dans la mer sans avoir eut le temps de servir à quoi que ce soit.
A noter que les chiffres ci-dessus sont des moyennes annuelles sur dix ans. Dans les faits, il peut se passer énormément de temps entres deux précipitations. Par exemple, il n’a pas plut une seule fois sur Nice entre novembre 2006 et septembre 2007. Pas une goutte, rien.
Alors peut être que vous comprenez mieux pourquoi j’aime la pluie. Surtout comme celle de ce matin… Elle était fine et continue, une vraie bénédiction pour les sols et pour les plantes. Lorsque l’on a vécu toute sa vie sous un climat comme celui du sud-est de la France, la pluie est un plaisir, une manne.
Pensez-donc, chers amis que je n’ai même pas de parapluie à la maison… Pourquoi faire ? 316 jours par ans, le soleil brille. D’ailleurs celui-ci est de retour pour cette fin d’après-midi et inonde le salon d’une lumière mordorée…
jeudi 10 avril 2008
Ma cheville, c'est pas le pied !
C’est sous la pluie et en bus que je me suis rendu hier à ma visite de contrôle de suivi postopératoire… Quatre mois déjà que j’ai été opéré, quatre mois que je suis coincé à la maison… Enfin, quand je dis coincé c’est relatif, je me rends trois fois par semaine chez mon kiné, je fais mes courses… Mais guère plus.Aussi cette sortie fait figure d’événement dans mon petit quotidien. Une heure de bus, sous la pluie avec les petites vieilles assises qui me regarde d’un air de défi, comme si avec ma canne j’empiétais sur leur droit à s’asseoir… Une heure et demie d’attente avant d’être reçu par mon chirurgien débordé qui ne se souvient même plus de mon nom… Retour vers 18H00, épuisé, je m’écroule sur le canapé pour ne me réveiller que neuf heures plus tard…
Bref, comme balade de santé, on peut mieux faire.
Alors ce matin, je me suis dit que je me devais d’expliquer un peu à mes éventuels lecteurs pourquoi je me retrouvais handicapé et au repos forcé, comme je le dis dans la description de mon blog…
Promis, je vais tenter de la faire courte ! En juin 1991, je me suis retrouvé « enfermé dehors », et j’ai eu la malencontreuse idée de vouloir rentrer chez moi en escaladant la gouttière. La théorie de la gravité étant une réalité (si si, je vous l’affirme !), je me suis lamentablement craché sur le trottoir après un vol non-stationnaire de six mètres.
Bilan : Fracture et énucléation de l’astragale, fracture du calcanéum et des métatarses. Deux opérations et deux ans d’invalidité.
Je me suis remis peu à peu pour retrouver une vie presque normale, limitée certes, mais correcte. J’ai pu travailler, faire de la voile, de la plongée, et ce, pendant seize années. Malheureusement, dans l’ombre, insidieusement, le temps à fait son travail. Petit à petit, les os se sont retrouvés à se frotter les uns les autres sans aucune protection, et j’ai commencé à avoir de crises d’arthrites carabinées… Le diagnostique est tombé, il me fallait une nouvelle opération destinée à souder complètement la cheville et empêcher ainsi toutes frictions intempestives. Cela s’appelle une arthrodèse tibio-astragalienne totale.
Ors donc, je me remets petit à petit. Je me suis fait installer le câble et internet en janvier, et j’organise ma vie autour de mon ordi et de mon kiné.
J’ai extrêmement bien récupéré de l’opération, il me faut l’admettre. J’arrive à ne presque plus boiter, mais au prix d’un effort sur moi-même qui m’épuise. Car la douleur est toujours là. Lancinante, parfois fulgurante, toujours omniprésente...
Mon chirurgien m’a donc programmé pour une scintigraphie osseuse, histoire de voir si tout ce passe bien à l’intérieur, si je ne développe pas des complications du genre ostéoporose, algodystrophie ou autres joyeusetés…
Au départ, j’étais sensé me remettre au bout de six mois. J’avais envisagé de me réinscrire à l’Anpe pour le mois de juin. Il me semble que l’on va devoir remettre cette échéance à plus tard…
Voilà mes amis, vous connaissez maintenant le pourquoi de mon handicape. Mais comme à toutes choses, malheur est bon, je me console en me disant que ce « repos forcé » me donne du temps pour cultiver mon jardin. Je lis, je me documente, je débats, j’enrichi mon intellect, je peaufine mes positions… Bref, je profite de ce temps d’arrêt pour me poser des questions et tenter d’y répondre. Chaque personne devrait pouvoir avoir cette chance… mais cela fera l’objet d’un autre article.

