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vendredi 15 août 2008

La forêt du Grand Tétras (2)

Bien… Où en étais-je ? Ah oui ! Ma première rencontre avec la bête… C’était lors d’un affût organisé autour d’une place de chant…
Mais avant d’aller plus loin, il faudrait peut-être que je vous décrive un peu quelles sont les caractéristiques de la vie privée du Tetrao urogalus… Ce n’est pas pour vous faire marner, mais je me dois de respecter quelques rigueurs scientifiques et narratives… Ben oui ! Si je ne vous explique pas ce qu’est une place de chant, vous ne comprendrez pas ce que je pouvais bien faire là, à cet endroit précis, à me geler les noix à cinq heures du matin ! Non ? Si ? Bon…
Grace aux lumières naturalistes de mon collègue, j’en appris donc un peu plus sur la vie de notre oiseau. Le Grand tétras, comme je vous l’ai dis auparavant, est un animal sensible aux changements du milieu. Cette sensibilité est essentiellement due au fait que chaque période de l’année induit chez lui un comportement, alimentaire et social, bien particulier. Et ce milieu, dans le Jura, le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est assez exceptionnel, du point de vue géographique comme du point de vue climatique.
Je m’explique : Le Jura est un massif montagneux assez bizarre. En effet, si l’on regarde attentivement une carte, et plus particulièrement l’orientation de son relief, on remarquera que le massif jurassien est en fait un peu comme un escalier… Imaginez donc un escalier orienté vers le sud-est. Le sol, c’est la Bresse du Jura, une zone d’étangs et de vastes forêts qui s’arrête brusquement aux environ de Lons-le-Saunier. Là se trouve la première marche. Une hausse brusque du relief, transporte le promeneur sur un premier plateau en pente douce, d’une altitude moyenne de 500 m. C’est un paysage magnifique de vallons et de pâturages. Puis arrive la deuxième marche, qui va nous faire grimper jusqu’à 700-800 m d’altitude… Là ce sont les forêts profondes du Haut Jura. Puis une troisième marche nous conduit à un dernier plateau situé entre 900 et 1000 m. On est là dans un climat rigoureux proche de la taïga russe. Le thermomètre en hiver flirte régulièrement avec les -25°C. Il est même des endroits que l’on appelle des « glacières », dont le sol ne dégèle jamais ! Enfin, dernière étape et non des moindres, la Haute Chaîne, qui emmènera le randonneur fatigué jusqu’à 1700 m sur une crête pelée, balayée par les vents et la froidure. Ce même randonneur prendra bien garde à ne pas faire un pas de plus, car s’il n’y prête pas attention, c’est la dégringolade jusque dans le lac Léman, 1300 m plus bas !
Voilà donc le Jura. Cette succession de plateau a un effet particulier sur la faune et la flore… En effet, l’escalier dont je vous parlais va accentuer l’effet du climat continental et ainsi créer en haut des marches des conditions climatiques que l’on ne rencontre qu’à partir de 2500 m dans les Alpes. On arrive à la limite de végétation arbustive, la neige perdure six mois de l’année… Bref, des conditions de vie quasi extrêmes, mais c’est dans ces conditions-la que vit le Grand Tétras.
Alors, qu’elles sont plus précisément les caractéristiques d’un biotope à Tétras ? Elles sont au nombre de trois.
Premièrement, il faut de la surface. Le Tétras est un oiseau territorial qui a besoin, pour assurer son cycle annuel, d’une superficie énorme pouvant aller jusqu’à 200 hectares par individu. C’est beaucoup. Cela implique donc que l’on doive protéger des zones de plusieurs milliers d’hectares pour pouvoir assurer la viabilité d’une population entière. La densité optimale observée, aussi bien en Scandinavie, en Russie et dans le Jura, est de 3 à 4 individus adultes au Km².
Ensuite, il faut impérativement que la zone de vie soit riche en nourriture hivernale. L’hiver, l’alimentation du Tétras est spécialisée sur quelques espèces de résineux. Dans le Jura, c’est le sapin qui est privilégié, alors que dans d’autres régions, l’animal préférera les aiguilles de pins. Il faut donc que le sylviculteur prenne garde à conserver dans sa forêt un certain nombre de hauts sapins pour assurer la survie de l’espèce. Toutefois, une dizaine d’arbres bien situés peuvent suffire à l’alimentation d’un oiseau, mais nous verrons plus loin que c’est pas aussi évident que ça à réaliser.
Enfin, l’ouverture du milieu. Le Grand tétras affectionne les forêts à faible recouvrement arborescent et arbustif pour deux raisons. Un faible recouvrement permet le développement d’une strate sous-arbustive, notamment des framboisiers et autres baies, qui constitueront l’essentiel de la nourriture estivale. Une strate herbacée est fondamentale pour la reproduction car elle est riche en insectes divers (fourmis, larves, criquets…). Cela constituera l’unique source de nourriture pour les poussins pendant les premiers mois de leur vie.
De plus le Tétras a un comportement « anti-prédateur » basé sur le fait de voir avant d’être vu. Il a donc besoin d’avoir en permanence une vue dégagée sur son environnement immédiat pour pouvoir repérer à l’avance les bestioles qui voudraient le bouloter (renard, martre, autour, lynx…). A cela s’ajoute que ce bel oiseau est un bien piètre voilier. Vous l’avez bien regardé ? Franchement, on le comparerait plus à gros hydravion des années 40 qu’à un Rafale, non ? Le fait est qu’une telle bestiole est plutôt poussive au décollage, et que son poids l’handicape lourdement (si je puis dire !) quand il s’agit de changer brusquement de trajectoire. On ne compte plus les vols de Tétras interrompus brusquement par un pylône électrique incongrument placé sur sa route…

Donc, je récapitule : En gros, il lui faut de la place, avec une forêt ouverte et quelques sapins au milieu. Concrètement ça doit ressembler à la jolie photo que vous pouvez voir ci-contre. C'est ce que l'on appelle un paysage de prés-bois, et j'y reviendrais plus tard... Je peux cependant déjà vous dire que ce paysage bucolique à souhait n’est pas qu’un don de la nature. Il est issu en fait des pratiques agricoles propres aux Hauts du Jura, c'est-à-dire essentiellement l’élevage de vaches de race Montbéliarde (Meuh !) et plus particulièrement la production de lait pour la confection du comté…


En parallèle à ce descriptif du milieu, il convient de mettre l’accent sur trois périodes-clefs de la vie de l’urogalus. L’hiver, le printemps et l’été.

L’hiver dans le Jura, c’est l’enfer pour notre ami le Tétras. Et ce pour les raisons géographiques et climatiques que je vous ai expliqué plus haut. De novembre à mars, c’est une période de vie arboricole et une alimentation quasi exclusive basée sur l’apport énergétique de quelques pousses de sapins… Vous en conviendrez avec moi, c’est pas très folichon comme nourriture, ce qui fait que l’animal est en équilibre précaire du point de vue nutritionnel.
Il est faible. Le moindre dérangement peut l’inciter à vouloir s’enfuir, à décoller, et cela lui demande énormément d’énergie. Nombreux sont les Tétras retrouvés mort d’épuisement au cœur de l’hiver pour avoir été dérangé par des randonneurs en raquettes ou des skieurs hors-pistes…
Le printemps, c’est la saison des amours ! Vers fin avril-fin mai, on assiste au rassemblement des mâles (de 3 à 6) sur des sites traditionnels où chaque coq défend alors un territoire de moins d’un hectare. La place de chant étant une arène située à la jonction des différents territoires et c’est là que les coqs, vont faire montre de leur plus belles plumes et de leur plus belle voix. Et que ça se gargarise, et que ça fait son beau ! Bonjour mesdames, zavez vu comme j’ai une belle arcade bien rouge ? Ca veut dire que je suis plein à ras bord de testostérone. Et cette queue en éventail ? Zavez vu cette Queue ? Eh ! Toi ! Dégage de ma place de chant ou je t’arrache la tête à coup de bec ! Allez Mesdames voyez comme je suis le plus beau ! Le plus fort ! Ne vous inquiétez pas, j’aurais de quoi toutes vous satisfaire ! C’est spectaculaire, violent, bruyant et ça ne dure pas très longtemps… La preuve en image, avec cette petite vidéo, que voici que voilà, tralala !



Un mois après cette débauche orgiaque, les femelles, ivres de bonheur, s’en sont retournées sur leur propre territoire et donnent naissance à une couvée d’une demi-douzaine de poussins. Commence alors l’élevage des jeunes à base de protéines d’insectes bien gras pour une croissance rapide.
L’été, c’est la mue. L’oiseau change alors de sous-vêtement pour se préparer à la saison froide. Il emmagasine de quoi tenir l’hiver, et mange à peu-près tout ce qui est comestible. Fruits, fleurs, graines, pousses, tout y passe. Jeunes comme adultes ont donc besoin d’une strate basse abondante et riche.

Voilà, en gros, quelles sont les caractéristiques d’un milieu à Grand Tétras. Vous l’aurez remarqué, c’est assez varié, et il est difficile de trouver toutes ces qualité sur une petite surface. C’est pourquoi la gestion forestière en matière de protection des tétraonidés se doit d’être considérée à une plus grande échelle que celle de la simple parcelle forestière. Il faut voir grand, à l’échelle du massif forestier tout entier. Problème : Cela implique plusieurs propriétaires, plusieures communes… Politiquement, financièrement la tâche s’en trouve grandement compliquée. C’est pourquoi le statut d’une réserve naturelle est un atout puisqu’elle fédéralise les actions et motive les financements.

Bon, on va s’arrêter là pour aujourd’hui, et surtout si vous me trouvez un peu trop nébuleux ou désordonné, n’hésitez pas à me le dire dans vos commentaires… je compte sur vous !

Pardon ? Comment-ça j’ai oublié quelque chose ? Ah oui ! Autant pour moi…
Or donc, un beau matin de mai bien frisquet je me suis retrouvé à faire le poireau dans l’espoir d’apercevoir mon premier coq de bruyère. Nous étions quatre valeureux bonhommes à nous être levé dès trois heures du mat pour pouvoir nous mettre à l’affût avant que le jour ne se lève… Nous avions choisi une place de chant connue pour être assez fréquentée et nous espérions pouvoir observer quelques bestioles… Nous nous installâmes donc sous des filets de camouflage à différents points de la place de façon à encercler la zone. Nous étions distants d’environ 50 m les uns des autres et nous ne bougions pas un cil… Les consignes étaient aussi claires que strictes. Pas de bruit, pas manger, pas fumer, rien… Il fallait être aussi immobile et silencieux qu’un gros caillou. Ce fut long, très long… Le Tétras est sensé commencé sa parade aux premières lueurs du jour. Mais ce matin là il devait faire une grasse matinée car une heure après le lever du soleil, nous n’avions encore rien vu ni rien entendu ! Je commençais à me dire que nous étions encore trop tôt dans la saison, que la chaleur du printemps n’avait pas encore réveillée ses gros paresseux. Au bout d’encore une heure de coititude, il devait être neuf heures du matin, quelque chose comme ça, j’ai craqué. J’en pouvais plus. J’avais froid, j’avais faim, j’avais envie de pisser et surtout j’avais envie de m’en griller une. Je me suis donc levé et j’ai fait quelques pas pour me dégourdir les guiboles. Le soleil était maintenant assez haut et réchauffait la clairière près de laquelle je me trouvais. Des volutes de vapeurs s’élevaient dans l’air. C’était magnifique. Du coin de l’œil, je vis un de mes camarades se lever à son tour, je le saluais de la main et continuais ma petite promenade…
Tout à coup, alors que je marchais tranquillement, un grand bruit se fit entendre à moins d’un mètre de moi. Un bruit énorme. Imaginez trois à quatre kilos de volatile se précipitant dans les herbes, ses ailes battant le sol à pleine puissance, pour prendre son envol. J’ai fais un bon sur le côté et je crois même avoir crié de surprise. Un tétras venait juste de décoller sous mes pieds ! J’eu juste le temps de tourner la tête pour voir une silhouette noire grosse comme un dindon tracer entre les branches basses des arbres pour disparaitre derrière un affleurement rocheux. Je venais de voir mon premier Tetrao urogalus ! J’en avais le cœur qui battait la chamade et les mains qui tremblaient. Ce n’était pas tant la surprise qu’il m’avait causé, le bougre, que le plaisir d’avoir enfin vu l’objet de mon travail acharné depuis deux mois. J’étais aux anges, et en même temps je me sentais coupable de l’avoir fait fuir ainsi… Mon camarade le plus proche, qui avait suivit la scène de loin, me rejoignit et me demanda de confirmer ce qu’il avait cru distinguer. Je le lui confirmais : Oui, je venais de faire ma première rencontre avec cet oiseau mythique ! Pendant les mois qui suivirent, j’eu l’occasion de l’apercevoir deux fois encore. Mais jamais je ne ressenti de nouveau cette émotion qui me submergea en cette belle matinée ensoleillée du mois de mai 1995…

Allez, les amis ! Suite au prochain épisode. On entrera dans le vif du sujet en abordant l’étude proprement-dite, c’est à dire la méthodologie et la recherche de données.

A plus !

28 commentaires:

Lucie a dit…

Passionnant, Gwendal ! Ca se lit comme un roman . Il y a une semaine, je ne savais rien du tetrao et me voilà déjà accro .
Et alors, je ne te parle pas de ma canarie qui habituellement coule des jours paisibles et méditatifs dans sa cage .
A peine ai-je déclenché la video qu'elle s'est mise à sautiller et voleter dans tous les coins, complètement excitée par le chant du fier séducteur emplumé . J'ai cru qu'elle devenait folle !
En voilà une qui risque pas de devenir féministe !

Gwendal a dit…

Figure-toi que je pensais à Allumette en cherchant la vidéo ! Lâche un homme seul avec une compagnie de poulette, et tu le verras se comporter de la même façon que ce beau coq… Les harpies féministes auront beau dire, les vieux instincts auront toujours le dessus…

Lucie a dit…

Ne soyons pas pessimistes ! Une nouvelle race d'êtres humains émergera en laissant tomber les caricatures . C'est aussi la loi de la nature, la loi de l'évolution ...

cécile a dit…

Hello Gwendal!
juste un tit coucou en passant... vraiment très intéressant ton "road movie forestier"... et le grand coq de bruyère m'a l'air d'avoir une sacré personnalité!
On sent toute ta passion et ton désir de la communiquer... en tous cas, tu suscite l'intérêt... bravo!
Bon je repars...
Lorient, malgré la pluie et le vent, c'était super... et les groupes interceltiques que j'ai pu voir aussi...j'ai même fait du bateau au large de la Trinité!
Allez bizzz à toi et à toutes et tous!

Gwendal a dit…

Salut Cécile ! Les vacances se passent bien j’espère ? Profites en bien et revient nous vite ! En pleine forme si possible et avec plein de choses à nous raconter… Bises.

lucifer ! a dit…

impossible de passer la vidéo; mais le texte est explicite ! et les photos aussi .Le tétrao est maintenant devenu un vivant , quelque part , en forêt .précieux . mais , je n'avais jamais envisagé le Jura de cette façon ; et tu as vraiment changé ma façon de le regarder .
Enfin, j'ai compris que le travail du forestier n'était pas seulement de repérer les champignons pour le déjeuner ! ( je t'ai choqué ? sorry ! ) c'est un beau travail, et je comprends que l'on s'y passionne .
Une question indiscrète - pour laquelle je n'attends pas de réponse - Comment fait-on pour passer de ce beau Jura austère à la Baie des Anges évoquant la "dolce vitae " (excuse mon latin de cuisine !!!) ?

Gwendal a dit…

Bonjour Lucifer ! Pour voir la vidéo, essaye directement sur You Tube à cette adresse : http://www.youtube.com/watch?v=d3BM7ULgfgw
J’ai conscience que dans ma courte carrière, j’ai eue beaucoup de chance de faire ce genre de boulot qui diffère quelque-peu de celui du forestier classique. Pour la réponse à ta question, et bien, il faudra attendre la fin de l’histoire ! En effet, la publication de mon rapport et mon retour à Nice sont liés… Donc patience !

cazo a dit…

Salut Gwendhitchcock : à ce que nous avons tous constaté, tu ne recules devant aucun subterfuge, aucune tournure stylistique, pour maintenir le lecteur en haleine, comme si nous avions nous aussi à arpenter les pentes des vallons escarpés des forêts jurassiennes pour mériter cette tétragraphie! Sur la trace de maître tétras, nous passons d'une clairière littéraire et bucolique à une forêt d'informations pour finir embusqués devant notre écran, à lire ton récit sans jamais oser interrompre le flot de tes phrases, de peur d'effrayer l'oiseau... mais trop tard, un click de souris de trop, un tapoti-tapota inopportun sur le clavier et pssscchhhhttt... l'oiseau s'est envolé!!!... Il nous faudra donc nous armer de patience pour apprivoiser le conteur afin qu'il nous laisse approcher la fin de son histoire... chuutt, planquez-vous derrière vos claviers, l'épisode 3 arrive...

lucifer ! a dit…

bien dit , Caso !

Monique a dit…

C'est exactement ça Cazo...on reste suspendus au récit ...avide de la plume gwendalienne et en attente de celle du tétras qui va tomber doucement sur le clavier.
On y est !
Merci pour l'épopée..
Attends la suite avec moult plaisir.
mobensim
salut aux amis posteurs

Gwendal a dit…

Tous vos commentaires me touchent beaucoup. Merci. Mais, en même temps vous avez bien conscience de me mettre la pression non ? Un peu quand même ? Mais bon, je ne vous en veux pas ! Comme l’actualité politique est plutôt molle du genou en ce moment, ça m’occupe de vous parler de ça. La seule chose qui m’ennui un peu, c’est de toucher si peu de monde, en comparaison avec les périodes où je reçois plus de visite. C’est idiot et un peu narcissique j’en conviens, mais j’ai tellement envie de faire partager ma vision de la forêt que je me dis que de publier des articles comme ceux-là au milieu d’autres plus « sexys », serait plus efficace… M’enfin, ceux que ça intéresse pourront toujours venir consulter les archives !
Merci encore pour vos encouragement.

cazo a dit…

gwen, tu vas quand même pas t'abaisser à nous montrer des photos de grand tétras à poil pour attirer le chaland, tout de même?...
franchement, je ne sais pas si la politique qui est molle du genou, ou les cortex de certains qui s'encrassent, ou les vacances, mais moi, la "politik", real ou virtuelle, ça me pollue un peu trop l'esprit!! le grand air des forêts que tu nous joues, il est salutaire, mon p'tit bonhomme, alors tant pis pour ton ego, et tant mieux pour nos cerveaux!!!
alors tu cesses tes jérémiades galinesques et tu nous ponds la suite, ou on te vole dans les plumes!!
ah mais!

Gwendal a dit…

Oui M’sieur ! Bien M’sieur ! Je m’y mets tout de suite M’sieur !

lucifer! a dit…

eh !Gwendal ! zen ! même pas peur !
Cazo, il a l'air comme ça ; mais au fond , c'est un tendre ; comme toi !
fais-toi plaisir, fais-nous plaisir !et quand même, ne traîne pas trop !

lucifer ! a dit…

épi, ousse qu'elle est Lucie ?
encore partie , à Pékin peut-être ? je le crains !
ou bien elle va nous revenir avec un missing-time et une puce collée entre les omoplates !
ainsi, les ET seront renseignés sur tous nos dits et médits
c'est imprudent d'avoir tout le temps la tête dans les étoiles !

Monique a dit…

Mais non, pas la pression, Gwen...
juste un peu d'exaltation à partager!

Pendant que les politiques turpident en lousdé durant "la trève estivale", ton bol d'air est une manne précieuse à ceux qui ne sont pas allés s'aérer les méninges pour cause de budget maigrelet.
Je découvre le jura et un oiseau superbe...et ça vaut bien une médaille d'or à ton blog...
Et les absents auront les longues soirées d'automne pour venir s'y réchauffer!

Lucie ? perdue dans les neiges éternelles du Jura ?

Gwendal a dit…

Bon, j’va essayer de vous faire ça aujourd’hui… Mais, vous savez, c’est pas évident de pondre 2000 mots ! D’autant qu’il y a un petit sujet que je voudrais bien aborder avec vous… M’enfin, on verra bien ! Pour l’instant je termine de me réveiller.
Lucie ? Oh, je ne m’inquiète pas pour elle ! Je ne crois pas qu’elle soit partie en Chine, elle doit plutôt courir après le Dalaï Lama !

Lucie a dit…

Merci lucifer de t'inquiéter pour moi . Au fait, c'est où la Chine ?
Quant à toi Gwendal, tu n'es
qu'une abominable mauvaise langue .
Sache, freluquet, que je n'ai pas besoin de gourous pour orienter ma vie .
SEULES LES ETOILES ME GUIDENT !!!!!
Ma vengeance sera terrible . Elle arrive tout de suite : je viens de passer 4 jours dans ma région natale, la Franche Comté, à deux pas du Jura !
C'est Mobensim qui a tout juste .
Je te vois blêmir d'envie .
Bien fait !

Gwendal a dit…

Veinarde! Il devait faire bien bon... Mais dis-moi, le Jura fait partie de la Franche comté, non? Il me semble bien... (gnark-gnark!). T'étais où?

Lucie a dit…

J'étais à Besançon dans le Doubs et je connais bien le Jura : Salins-les-Bains, Lons-le-Saunier ...
Connais-tu Baume-les-Messieurs, ce lieu magique avec sa grotte et sa cascade, le tout entouré de falaises impressionnantes ?
Je connais aussi l'Ain . J'ai travaillé 2 ans à Miribel, Montluel et dans quelques villages de la région des Dombes et des poulets mais j'ai pas vu le coq .

Monique a dit…

Lucie...intuition féminine !
(ça va encore faire plaisir à allumette !)
J'adore aussi cette région : j'ai de samis à Besançon, d'autre squi font du théâtre à Pontarlier..
je n'y vais pas assez souvent , malheureusement...mais moi qui suis du sud, j'aime aller me "verdurer" là haut au frais ( voire au froid)
Et les rivières généreuses...mmmhumm!
ça ressource !

Gwendal a dit…

Oh oui Lucie, je connais bien la région ! Tu penses ! C’est vrai que Baume-les-Messieurs est vachement joli comme coin… De même que tout le Jura où le Doubs d’ailleurs. J’ai habité un temps Port Lesney sur les rives de la Loue… Puis Montmorot à côté de Lons-le-Saunier, pour enfin arriver dans le pays de Gex. J’ai également bossé pour des missions ponctuelles avec Métabief et Pierrefontaine les Varans…

Lucie a dit…

C'est vrai que l'eau en abondance, les rochers et la verdure, ça ressource !
J'avais à Besançon des copines d'internat qui venaient de Pontarlier, Morteau, Pierrefontaine-les-Varans et j'ai de la famille à Ornans . Moi, j'ai grandi à Baume-les-Dames . Il fallait bien que je me passionne pour Baume-les-Messieurs !
Mais je suis partie assez tôt de la région car je n'y ai pas de bons souvenirs d'enfance et d'adolescence . Trop de dureté et de violence ... L'avantage, c'est que ça développe l'esprit de solidarité .
Gwendal, pour te faire saliver un peu plus : je faisais du bateau et me baignais dans le Doubs et dans la Loue puis j'allais m'allonger sur l'herbe tendre à l'ombre des belles montbéliardes à taches brunes (on peut le faire encore) .
Il paraît même que l'eau du robinet est tellement pure qu'elle s'exporte en bouteilles .

Gwendal a dit…

Ah Lucie… Que de souvenirs tu remues en mon sein… Si je n’avais pas décidé que ma vie serait désormais tournée vers la mer, je crois bien que c’est là-bas que je retournerais finir mes jours. Ornans et ses boucles de la Loue… La récolte des carpes dans les Dombes… Le comté de 24 mois d’affinage avec un verre des coteaux d’Arbois… Pfft ! Tu me fais du mal, Lucie !
Au fait, je sais que je tarde un peu pour la suite de ma Tétras-logie… Mais je sèche un peu là… En fait j’ai une grosse flemme des familles, pour tout te dire. Mais comme je me suis imposé une règle quand j’ai ouvert ce blog, ne jamais me forcer, ça viendra quand ça voudra venir… Si je devais me lever les matins en m’angoissant sur ce que je pourrais bien écrire, ça n’en vaudrait plus la peine. En tout cas, c’est ce que je pense…

Lucie a dit…

Et pour te faire souffrir encore plus (je suis rancunière), je te dirai que je me suis promenée le long du Doubs, magnifique rivière bordée d'arbres feuillus et vigoureux, et le long du canal en traversant des villages où la sagesse paysanne semble s'éterniser .
Je connais une fromagerie à Salins-les-Bains (Jura) où l'on peut acheter un comté extraordinaire de saveur, de moelleux, avec degré de salaison au choix .
Un projet à ruminer entre amis : une balade en péniche(à louer) le long du canal du Rhône au Rhin . Il traverse la région dans des endroits discrets aux paysages de rochers et de verdures luxuriantes . Un certain nombre de petites villes et villages ont aménagé leurs rives pour accueillir les plaisanciers nonchalants .

Gwendal a dit…

Pitié !

Monique a dit…

Lucie, cesse de torturer Gwen !

Sinon, le temps qu'il se remette, on n'aura pas la suite du Grand Tétras avant Noël !

Gwen..tu as raison, ton blog doit rester un plaisir , pas une contrainte !
Et plus l'attente est longue, plus le plaisir est grand!

Lucie a dit…

C'est bon, j'arrête .
Fallait pas me chercher !