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mardi 4 mai 2010

Charité bien ordonnée commence par soi-même

Seize milliards huit cent millions d'euros : c'est la somme que la France va prêter à la Grèce sur trois ans pour l'aider à sortir de la crise. Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI), a souligné « l'incroyable effort de solidarité » des pays de la zone euro qui vont prêter 80 milliards d'euros(dont 20 milliards uniquement pour la France. ndla) à leur voisin européen, sous la menace d'une nouvelle attaque des marchés financiers.
« Un incroyable effort » ? Le prêt n'a pourtant rien d'un cadeau. La France est « en mesure d'emprunter sur les marchés entre 3 % et 3,3 %. Or elle devrait faire à la Grèce un prêt à 5 %, s'accordant au passage deux points de bénéfice », rappelle Eric Heyer, économiste et directeur adjoint de l'Observatoire français de la conjoncture économique (OFCE). « La France se rémunérera environ 200 millions d'euros par an », prévoit Xavier Timbeau, directeur du département analyse et prévision de l'OFCE.

Voilà, c’est ainsi que commence cet article du Monde. Quand j’ai lu ça, je me suis dit que ce n’était vraiment pas la peine que je me casse le ciboulot (ça se casse un ciboulot ?) pour vous dire ma pensée, tant cette entrée en matière était claire et limpide.

Et l’auteur d’enchaîner sur la question éthique que soulève cette pratique...

Éthique ? Quelle éthique ? Se demandent de concert Sieur Strauss-Kahn et Dame Lagarde. Le bonus de 200 millions d’euros par an, c’est juste pour « rémunérer le risque » ! Au cas où ces culs-terreux de bouffeurs de feta ne rembourseraient pas... Il n’y a là rien d’immoral ni d’abusif... Ce sont les règles du jeu qu’ils disent...

Et mon cul c’est du poulet ?

Bien sûr qu’il y a un foutu problème d’éthique (ou de morale, appelez-ça comme vous voulez), à faire son beurre sur le dos de ceux que l’on est sensé aider !
Bien sûr que ce genre de pratiques confine à l’usure et au racket !
Décidément ces gens-là (entendez ces libéraux de merde) salissent tout... Même la charité, cette qualité merveilleuse qu’ils aiment à cultiver dans leurs bréviaires, ne vaut que si elle rapporte des espèces sonnantes et trébuchantes.

C’est comme les microcrédits... Même cette belle idée inventée pour les paysans bangladeshis se retrouve reprise et dévoyée par l’ADIE (Association pour le Droit à l'Initiative Économique) qui transforme alors le chômeur en vache à lait.
A ce sujet, je vous conseille d’écouter l’émission d’hier de Là-bas si j’y suis. C’est édifiant.

Alors cette nuit, dans un hémicycle d’une vacuité désarmante face à l’enjeu, umpistes et socialistes ont voté l’aide à la Grèce...Seuls les communistes et Dupont-Aignan ont eu le courage de dire que certaines choses ne se font pas.

Et après on va me dire que l’UMP et le PS sont deux entités différentes et opposées ?
Certainement pas lorsqu’il s’agit de s’enrichir au dépend des plus pauvres.

mercredi 24 mars 2010

Le jeu du mercredi

Hier, Martine Aubry la tenancière du Parti socialiste recevait rue Solferino les heureux vainqueurs aux élections régionales…
Champagne, petite fours et bises fraternelles étaient au menu, ainsi que bien sûr la petite séance photo qui va bien.
La photo officielle, c’est donc celle-ci.


Comme vous pouvez le voir Titine faire la fière (et elle a raison après tout) au milieu de tous ces présidents de régions…
Entre parenthèse, je ne sais pas vous mais si il y a quelque chose qui me choque dans cette photo, c’est bien la domination quasi-totale de le gente masculine. Nous sommes en 2010 (enfin je crois…), et ce cliché nous démontre de façon éclatante que la France reste encore et toujours un pays de phallocrates.
Et ça, ça me fout franchement la gerbe.

Mais bon, ce n’est pas de ça dont je voulais vous entretenir. Même si c’est à mes yeux important, il y a des choses plus rigolotes à dire sur cette photo.

Donc, je vous disais qu’il y avait là tous les présidents de région, mais en fait il en manque quelques-uns… Sachant que le parti socialiste détient désormais 23 régions sur 26 (outremer comprise), et si je compte bien, il devrait en manquer… Oui c’est ça, trois.

Saurez-vous les retrouver amis lecteurs ?

Allez, je vous aide.
Sur les trois, un est une femme qui se la pète grave, le second est resté en outremer et le dernier… aussi !

mercredi 24 février 2010

Exclusion des Frêchistes, ou l’art de cultiver le compromis

L’info du jour, en tous cas en ce qui me concerne parce que je ne l’ai vu traité nulle part sur les quelques 54 blogs que recèle mon Reader, c’est pour moi l’exclusion de 59 « dissidents » socialistes qui ont eut l’idée saugrenue d’emboiter le pas au Pol Pot de Septimanie.

Heu… Oui, pardon. Je veux parler des socialistes qui ont décidé de se maintenir sur les listes régionales de Georges Frêche en Languedoc-Roussillon… C’est bon ? Vous suivez ou bien ?

Donc, face à cette fronde, le Bureau National du Parti Socialiste se devait de réagir, et c’est donc ce qu’il a fait hier en décidant de virer les canards boiteux, les moutons noirs, bref ceux que l’on appelle désormais les Frêchistes…. Il en allait de sa crédibilité quand-même ! C’est important ça, la crédibilité dans un parti politique…

Bon d’accord, ils se sont contenté de sanctionner les sous-fifres et se sont bien gardé d’étendre la mesure aux nombreux soutiens affiché en faveur du gros lard boiteux *, genre Valls et Collomb, j’en passe et des meilleurs. Normal, car cela en serait revenu à exclure tous les soutiens à la Madone du Poitou et à rouvrir la guerre des deux roses qui est sensée être terminée depuis le congrès de Reims…

Sauf que, si l’on y regarde de plus prêt, on s’aperçoit qu’il ne s’agit que d’une exclusion temporaire de deux ans, avec remise de peine possible après les régionales… Du genre, sur ces élections-là on va dire que vous n’êtes plus des nôtres. Mais dès que c’est terminé, Hop ! Vous revenez !
On est dans la pragmatique absolue, l’horrible nécessité de devoir engueuler du monde alors qu’on n’a pas envie de la faire. Mais quand-même on va le faire parce que les médias nous regardent. Alors, ne vous inquiétez pas les gars, en fait c’est pour du beurre.

Ce qui est marrant, c’est que les personnes concernées hurlent à l’injustice ! A l’erreur judiciaire ! Au dictat parisien ! Et qu’ils le font probablement pour du beurre eux aussi !

Bref, il s’agit là encore d’une bonne non-décision comme le PS est devenu le spécialiste ces derniers temps. On est dans le théâtre de guignol, où les choses se font pour de faux, où les méchants ne le sont pas vraiment et les gentils ne sont pas aussi vertueux qu’ils le disent. On est dans l’esbroufe, l’écran de fumée, la pantomime, le théâtre No…
Sauf que, quelque soit le nom qu’on veuille bien donner à cette sinistre mascarade, il n’en reste pas moins qu’elle n’est finalement que mensonge.

Les frêchiste ne sont pas vraiment virés et ils ne le seront jamais, autant en prendre son parti.

Je vous parlais de crédibilité tout à l’heure. Je constate qu’en fait ils s’en tapent les socialistes de la crédibilité…

Et après je m’étonne que tout le monde s’en foute…

*Étant moi-même un gros lard boiteux, je m’arroge le droit de le qualifier ainsi. Et si y’en n’a qui sont pas jouasse, c’est pareil.

mercredi 10 février 2010

Au grand Journal de Canal Plus, Frêche se ridiculise une fois de plus

Salut tout le monde !

Bon, ce matin j’avais prévu de vous parler d’autre chose, mais je me suis laissé déborder par le temps, et des impondérables me sont tombés sur le coin de la figure… Donc on va faire bref et lapidaire.

Est-ce que vous avez vu la prestation de Georges Frêche au Grand Journal de Canal Plus hier au soir ? Vous l’avez vu ? C’était bien hein ?

C’était bien… Putain que oui c’était bien… Quelle maestria dans l’arrogance ! Quelle maitrise du verbe et de l’argumentation !

J’espère qu’après ça la clique socialiste qui défend bec et ongle ce gros tas de merde, aura enfin compris quel homme bouffi d’orgueil suffisant il est. Mais bon, mes espoirs risquent d’être déçus, puisque je m’aperçois que même Juan de Sarkofrance a réussi à lui trouver un côté « fier et combattif »… Ce qui donne un tout nouvel aspect à cette gauche tiédasse que j’exècre tant : Déjà qu’elle aimait flirter avec le libéralisme, la voilà à genoux devant le populisme.

Plus rien dorénavant ne la différencie vraiment de la droite.

Donc, PS-UMP même combat !

mardi 9 février 2010

Questions, cogitation, hésitation… Le tout en 1063 mots.

Hier au soir je me suis couché avec une idée assez précise de ce que j’allais bien pouvoir déblatérer aujourd’hui. J’avais même noté quelques idées sur une page blanche (enfin un écran blanc si vous préférez), j’avais également glané quelques liens utiles histoire d’engranger des références… J’étais bien motivé et bien décidé à me rattraper de mon billet merdique d’hier. Si, il était merdique je le sais.

Et puis, comme toujours lorsqu’on prévoit les choses, et bien celles-ci en profitent pour ne pas se dérouler comme elles le devraient…

Sitôt levé, je parcours mon Reader pour jeter un œil sur les blogs. Le Coucou me tague pour une chaîne sur les Régionales et me demande de répondre à trois questions… Bon, je me dis que ça va me faire un billet pour plus tard et je mets son lien dans le dossier « futurs articles ».

Ensuite j’écoute les nouvelles et j’apprends que le sujet du jour, c’est le début de l’examen du nouveau projet de loi LOPPSI… Non, Loppsi ce n’est pas le nom de la mascotte de la coupe du monde de foot, c’est la Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure. Et figurez-vous que d’après I-Télé, le model à suivre, l’inspiration de cette loi, ce n’est ni plus ni moins que ma ville à moi… Nice la capitale de la vidéosurveillance, du couvre feu pour les gamins de 13 ans et accessoirement le fief de l’incultureux Estrosi…

Dans un coin de ma tête je me dis que cela va me faire encore un sujet sur lequel il va falloir que je planche. Pour cause, en tant que niçois, il y a des chances que mon avis intéresse quelqu’un… Sauf que pour un type qui ne sort que rarement de chez lui, et pratiquement jamais de son quartier, cela risque d’être un peu coton de vous pondre un truc bien concerné. Et puis en plus j’ai déjà parlé de tout ça il n’y a pas longtemps.

Il y a aussi le « séminaire » gouvernemental sensé clôturé le débat sur l’identité nationale… Une petite critique sous forme de raillerie serait sans doute la bienvenue. Expliquer le sang impur tout ça… Le drapeau tricolore aux frontons des écoles, un carnet citoyen… Bref, ces gens-là n’en peuvent plus d’essayer d’éteindre l’incendie qu’ils ont eux-mêmes allumé. C’est tellement pathétique que ça en devient presque dérisoire.

Ensuite, je m’en vais sur Là-bas.org dans le but d’écouter l’interview d’Howard Zinn. Un type que je ne connais pas, mais il parait qu’il dit des choses pas trop connes sur la société américaine. Et là, pas de bol, je tombe sur une envolée lyrique de Daniel Mermet qui me fait du mal à ma laïcité. J’aime bien Mermet, mais lorsqu’il se met à défendre le port du voile, là désolé, mes affinités révolutionnaires s’arrêtent. Cela m’a tellement dégouté que du coup j’ai laissé tomber le podcast et tant pis pour Howard Zinn.

Et me voilà devant vous, à essayer d’aligner quelques mots pour vous expliquer la confusion qui est la mienne en ce matin pluvieux (oui, en plus il pleut).

Tous ces sujets mériteraient que je les traite un par un, avec force conviction et argumentation… Mais là… J’ai pas envie. J’ai juste envie de vous raconter ce qui se passe dans la tête d’un blogueur, pour qui écrire est devenu une occupation journalière et qui ne trouve pas les mots parce qu’il a la flemme. La flemme, et aussi bien d’autres choses en tête… Du genre qui mériteraient elles aussi un beau billet bien chiadé. Mais bon, ça sera pour plus tard.

Allez ! Comme à un moment il faut bien choisir une sujet, on va se jeter à l’eau et répondre aux questions du Coucou :

—Voterez-vous lors de ces élections ? Merci de justifier votre réponse.
Bien sûr que je vais voter… Même s’il m’est arrivé de ne pas le faire par le passé, depuis que ma vie a pris un nouveau départ je n’ai raté aucun scrutin. Même si j’ai parfois l’impression de pisser dans un violon, je considère que voter est la condition sine qua none pour qui veut être un citoyen responsable. En plus, je vais vous le dire franchement, j’aurais bien du mal à vous parler de politique si je ne le faisais pas.

—Si oui, savez-vous déjà pour qui vous voteriez au premier tour ? Pourquoi ?
Oui je sais pour qui je vais voter. Ce sera pour la liste du Front de Gauche.
Pourquoi ? Et bien parce que pour moi les socialistes et les écologistes ne sont que des suppôts du libéralisme. Même si ma région est à gauche et est plutôt bien gérée (enfin je crois), le premier tour d’une élection, qu’elle quelle soit, c’est fait pour exprimer son avis et marquer des points dans le paysage politique national. Et puis je rappelle qu’il s’agit d’un scrutin à la proportionnelle donc, Front de Gauche.
J’ai pensé un temps voter pour le NPA, et puis depuis quelques mois mon enthousiasme s’est comment dire… érodé. Même si ce qu’ils défendent est peut-être plus proche encore de mes idées que ne l’est le FdG, je trouve que ça ne tient pas debout leur histoire… C’est mal géré et le cafouillage de la semaine dernière en est la démonstration, hélas évidente.

—Avez-vous une idée de vote pour le second tour?
Alors là, je vais peut-être en choquer quelques-uns mais il y a de grande chances pour que j’aille voter, oui, mais que je ne glisse aucun bulletin dans l’enveloppe.
En effet, je vous rappelle que j’ai fais le serment que les socialistes n’auraient plus jamais de chez jamais ma voix, et je compte bien respecter cette promesse. Alors j’irais voter, because voir la réponse numéro un, mais ce sera un vote blanc.
Et ce même si le FdG appelle à un report des voix suite à une alliance quelconque avec le PS.
Je sais, cela va paraitre incohérent à pas mal de monde, mais moi j’me comprends…

Voilà ! Vous savez tout. Ceusse qui tiennent des blogs et qui veulent s’emparer du sujet pour continuer la chaîne, ne vous gênez pas, celle-ci est ouverte à tous.

Et puis pour les autres trucs dont je vous ai parlé au début… Et bien on verra demain. Ou après-demain. Ou le jour d’après… Ou peut-être jamais, qui sait ?

jeudi 28 janvier 2010

J’emmerde les socialistes languedociens, Georges Frêche et Numéricâble !

Salut la compagnie !

Bon, je vous préviens tout de suite, je ne garantie pas que vous puissiez lire aujourd’hui ce que je suis en train d’écrire… Ben oui, j’ai pété un câble. Enfin, je veux dire qu’il y a mon câble qui déconne et que suis coupé de mon cordon ombilico-webéen.

En une semaine cela va faire deux fois, trois maintenant, que tout à coup c’est le schwartz complet… Plus de télé, plus de téléphone, plus de net. Bref, je suis coupé du monde.
Les deux premières fois c’était arrivé vers les midis, ce qui fait que je n’ai pas été trop handicapé. Mon billet du jour publié, il ne me restait qu’à piquer un petit roupillon et m’apercevoir quelques heures plus tard à mon réveil que les choses étaient revenues à la normal. Mais là, c’est à 08h30 que la coupure a eut lieu… Et je dois vous l’avouer, je n’aime pas ça.
Tout d’abord le silence. Pas de télé, ça veut dire pas de bruit de fond rassurant et pas d’images qui bougent en couleur. C’est déprimant. Heureusement que j’ai quelques albums dans mon ordi et que je peux me mettre en fond sonore du Portishead. Mais bon, c’est pas ça quand-même… Il me manque mon étrange lucarne.

Du coup, moi qui voulait pousser une gueulante contre cette merde immonde de Georges Frêche, et bien je me retrouve à discutailler de ma solitude soudaine et de l’angoisse quasi absolue que m’inflige cette situation.
Si mes souvenirs sont bons, je vous ai déjà pondu un texte sur le sujet. C’était si je ne m’abuse (putain de merde je peux même pas vérifier !), c’était vers les débuts du blog… Mai ou juin 2008, vers ces eaux-là. Si la connexion revient je vous glisserai un lien.

Alors oui… Georges Frêche…
Ce matin, c’était avant les Ténèbres, j’ai lu que cette bouse languedocienne avait encore fait des siennes en déclarant à propos de Laurent Fabius, je cite (de mémoire) : Si j’étais un électeur normand je ne voterais pas pour lui car il n’a pas l’air très catholique.
Dis comme ça, c’est vrai que ce genre de propos peut être soumis à la discussion. Par exemple, ce serait moi qui aurais dit ça en parlant de Monique, on aurait pu supposer que je faisais allusion à sa réputation de laïcarde acharnée (Ce n’est qu’un exemple, t’emballe pas Momo !).

Sauf qu’il ne s’agit pas de moi ni de ma copine Monique, mais bel et bien de Jojo le facho et de Fabius. Tout de suite, une fois que l’on sait d’où vient l’éructation et à qui elle est destinée, celle-ci prend alors un tout autre sens, et il n’est alors pas déraisonnable d’y voir une allusion antisémite de première classe.
Le genre de grosses insanités auxquels Georges Frêche nous a déjà habituées, hélas.

Mais bon, ce matin ce n’est pas tant les propos de Georges Frêche que l’attitude bienveillante du Parti Socialiste que je voulais vilipender (c’est joli ce mot, vilipender…).
Je me souviens du débat qui avait agité le parti lorsqu’il fut question de choisir la tête de liste pour les régionales… Le foin que les partisans du gros Jojo ont fait sur le net ! C’était énorme ! Ils allaient même jusqu’à parvenir à justifier tous ces « dérapages » verbaux en les vidant de leur sens premier, et en faisant de lui quasiment un saint homme. C’était écœurant.
Le pire, je crois, était l’argument massue qui consistait à dire que ne pas soutenir ce gros con, c’était se faire l’allier objectif de la droite ! Bouh les vilains traitres, qui veulent que la gauche perde la région ! Bouh les idéalistes qui refusent de voir la réalité en face ! Bouh !

Du coup du côté de la rue Solferino, les pontes du PS se démerdèrent pour valider sa candidature, sans la valider, tout en la validant. Bel exemple de pragmatisme politique diront les uns, ignominieux baissage de froc diront les autres, dont je suis (vous l’aurez deviné).

Alors j’ai lu que le PS allait de nouveau se réunir en commission pour statuer sur l’attitude qu’il va falloir adopter face à cette énième insanité… Je gage que ces abrutis vont nous pondre encore une fois une déclaration de principe, tout en faisant bien attention de ne pas fermer la porte à la fédération languedocienne. Bref, ils vont encore une fois faire preuve de la mollesse qui les caractérise.
Mais bon, en même temps ils l’ont déjà viré du parti, alors ça m’étonnerait qu’ils puissent lui faire un deuxième trou de balle comme dirait mon père… Non, ce qu’il faudrait c’est carrément dissoudre la fédération exclure ces militants.

Plus ça va, plus j’ai la haine envers ces gens… Je crois que, plus encore que les idées de droite, j’abomine ceux qui se disent de gauche et qui font fi des principes les plus élémentaires. Avoir des convictions et s’y tenir est pour moi éminemment respectable. Même si se sont des convictions de droite. Mais se dire de gauche et vouloir voter pour une merde pareille, c’est carrément au dessous de tout !

Mesdames et messieurs les socialistes de la région Languedoc-Roussillon, je vous chie dessus ! Vous n’êtes que des crétins !

Et puis pendant qu’on y est, j’emmerde aussi Numéricâble !

11h41 : Les Ténèbres se sont dissipés. Ouf !

jeudi 24 décembre 2009

Si Besson est un Laval, alors Dray c’est quoi ?

Bien ! De quoi allons-nous bien pouvoir parler aujourd’hui ?
C’est bien la question que je me pose, sachant qu’il y a peu de monde qui me lira, because c’est la fête à neuneu ce soir et demain…

Depuis le début de la semaine d’ailleurs la fréquentation de ces lieux baisse significativement et d’une façon qui, en dehors de cette période festive, aurait l’heur de m’inquiéter…
Mais bon, tout le monde n’a pas la chance qui est la mienne de ne pas avoir autre chose à faire que de s’occuper de soi-même, et j’imagine que ces fêtes en accaparent plus d’un.
Donc chers lecteurs absents, sachez que je ne vous en veux pas.
Non seulement je ne vous en veux pas, mais en plus je vous souhaite de bien vous amuser, de bien manger et de bien boire. Le temps sont durs, et une occasion comme celle-ci de faire semblant que tout va bien est une occasion à ne pas manquer !
Et pour ceux, qui comme moi jusqu’à il y a peu, n’arrivent pas à se sentir joyeux sur commande, et bien je n’aurais qu’une chose à dire : Serrez les fesses et bourrez-vous la gueule, ça passera plus vite.

Bien, ceci étant dit, la politique n’a que faire de vos agapes propres à vous faire dépenser les sous que vous n’avez pas. Elle continue sont bonhomme de chemin même en cette veille de Noël, et c’est tant mieux pour moi.
Que lis-je dans les colonnes du Libération ce matin ? Julien Dray ouvre sa gueule pour prendre le parti de Besson ?
Et bien, on ne peu pas dire que c’est sa conscience qui l’étouffe celui-là !

Reprenons, si vous le voulez bien, le fil de cette petite saynète qui anime cette fin d’année.

Jean-Christophe Cambadélis, député PS a, au début de ce mois, eut l’outrecuidance d’assimiler le Sinistre Eric Besson, à un de ces non-moins sinistres prédécesseurs, à savoir le sieur Pierre Laval. Ces propos exacts étaient : « Pour moi, c'est Pierre Laval. A gauche, il n'a jamais été reconnu. Mais comme il s'estime plus intelligent que les autres, il finit par démontrer qu'il peut l'être à gauche comme à droite. Sans aucun état d'âme »

Aussitôt, ledit Besson décide porter plainte contre Cambadélis. Le motif de la plainte, on ne le connait pas… Injure ? Diffamation ? Référence historique inadéquate ? Bref, le Sinistre Besson n’entend pas que quelqu’un ose dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas, à savoir que son boulot pue autant que s’il était commissaire chargé de la question juive en 40.

En fait, et il faut le savoir, le commissaire à la question juive était le sieur Xavier Vallat, et non-pas Laval. Pierre Laval lui, était juste numéro deux du gouvernement de Pétain, donc pour ce qui est de la référence historique, Cambadélis s’est un petit peu planté… Mais bon, il est vrai que le nom de Laval est quand-même plus connu que celui de Vallat, donc on pourrait à la rigueur convenir que la licence est de moindre importance… De plus, le Laval a fini ses jours avec douze balles dans la peau, alors que Vallat lui fut amnistié et continua à déverser ses immondes publications pendant trente ans.

Donc, à la rigueur, Besson pourrait bien faire condamner Cambadélis pour méconnaissance de son programme d’histoire, mais c’est tout. Pour le reste, ce n’est qu’affaire de jugement, de références personnelles, et je gage qu’un juge aurait bien du mal à se prononcer là-dessus. A moins, bien sûr, que l’opinion d’une personne devienne un délit auquel cas, les carottes de Cambadélis seront aussi cuites que les juifs déportés par Vallat. (Oups !)

Nous en étions là de cette petite histoire jusqu’à ce que Julien Dray décide de tester sa toute nouvelle fausse blanchitude récemment retrouvée, et demande à ce que Cambadélis s’excuse pour ses propos…

« Choquants » dit-il. Une insulte grave selon lui…

Dis-donc Juju, tu recherches un nouveau boulot ou bien ? T’as envie de te faire bien voir de la traitresse clique qui remise ses idées au fond de leur poche pour aller bosser pour l’ennemi ?
Non, parce que si ce n’est pas ça, ça y ressemble bougrement quand-même !

Décidément, il nous les aura toutes fait ce sacré Dray… Piquer dans la caisse, se faire « blanchir » par un procureur UMP notoire et prendre le parti de la pire ordure que ce gouvernement puisse receler…
Quelque chose me dit que d’ici peu, le sieur Dray se verra affublé du titre qui est actuellement celui de Besson : Sinistre. En tous cas, vu la côte qu’il a en ce moment au PS, on pourrait aisément le prévoir…

vendredi 18 décembre 2009

Julien Dray blanchi : Ah bon ?

Alors comme ça, si j’en crois les nouvelles, Julien Dray aurait été blanchi des accusations portées contre lui depuis un peu plus d’un an ?

Merde ! Il va falloir que je m’excuse alors… Ben oui, ce serait la moindre des choses compte tenu de toutes les méchancetés que j’ai pu déblatérer sur lui. Si je veux être un tant soit peu cohérent avec mes valeurs, il va falloir que je fasse amende honorable et que je me fustige devant vous pour avoir bafoué la présomption d’innocence et voué aux gémonies ce pauvre Juju.
Pire, il va me falloir m’écraser devant ceux qui l’ont défendu bec et ongle et chez qui j’ai eu le culot d’aller porter la polémique… Fait suer !

Bon, allez ! Un peu de courage Gwendal ! Ce type était innocent, et tu l’as pendu avant même qu’il ne soit jugé, et ça, Gwen, c’est pas bien. Qu’importe tes convictions sur l’abus de confiance, les détournements de fonds publics ou associatifs. Qu’importe la trop haute estime en laquelle tu portes la fonction politique. L’important est que tu n’as pas à dégommer les gens sur de simples soupçons ! C’est pas bien on te dit !
Regarde-toi maintenant ! Tu as l’air d’un con, et tu galères à trouver les mots pour cacher ton embarras !
Tu es pathétique mon pauvre Gwen…

Même le procureur Marin il a dit que Juju n’était pas coupable des accusations portées contre lui… Et pourtant Marin, c’est pas un rigolo. C’est le gus qui a requis contre Dominique de Villepin et les terroristes anarcho-autonomes de Tarnac ! Le boucher de Pontoise on l’appelle !

Tiens ! Regarde un peu ce qu’il a dit dans son rapport envoyé au Parquet (Source le Monde) :

"Aucun élément objectif de l'enquête, ni aucune déclaration, ne permet d'apporter la preuve, avec suffisamment de certitude, qu'il connaissait l'origine véritable des fonds (...), encore moins qu'il soit intervenu dans la mise en place du système."

Et toc !

Et concernant les sommes prêtées et remboursées par Dray : "Le délit de blanchiment du délit d'abus de confiance n'apparaît donc pas suffisamment établi à l'encontre de Julien Dray pour permettre le renvoi de celui-ci devant le tribunal correctionnel."

Re-Toc !

Pour ce qui est de l’achat d’une montre de 7000 euros (5 smics) grâce à un chèque de l’association SOS-Racisme, le procureur Marin déclare :

"Le délit d'abus de confiance paraît caractérisé à l'encontre de Julien Dray", mais comme il s’agit d’une association financée en partie par le député, cela "atténue sensiblement la gravité de l'infraction"…
Concernant les associations, le parquet note à leur propos une "grande confusion et une absence de rigueur", la création des Parrains de SOS-Racisme ayant "permis de contourner les contrôles imposés (...) pour pouvoir procéder, sans contrainte, à des règlements échappant aux déclarations fiscales ou sociales".

Et de conclure ainsi : "les abus de confiance susceptibles d'être retenus" (…) "apparaissent caractérisés, leur gravité est relative si est admise la notion de groupe d'associations se portant mutuellement assistance".
"Les remboursements intervenus, l'absence de plainte de la part des associations concernées qui n'estiment pas avoir subi de préjudice, la relative modicité des sommes en jeu, conduisent à considérer que la saisine du tribunal correctionnel par voie de citation directe n'apparaît pas nécessaire pour réparer le trouble public susceptible d'avoir été causé par les agissements des protagonistes de cette affaire. La voie alternative aux poursuites du rappel à la loi semble être suffisante."

Et vlan, prend-toi ça dans la tronche vil persifleur que tu es….

Eh, attendez une minute ! J’ai bien lu ce que j’ai lu là ?

Abus de confiance ? Absence de rigueur ? Absence de plainte ? Rappel à la loi ? Mais dites donc, ça ne veut pas dire qu’il est blanchi le Juju… Cela veut juste dire que compte tenu des sommes peu importantes (pour qui ?) et le fait que les associations concernées soient « proches » du suspect et qu’elles aient décidé de le couvrir en ne portant pas plainte, il n’apparait pas nécessaire de faire un procès à ce monsieur !
Et un rappel à la loi c’est quoi ? Selon Jurispedia, c’est une possibilité offerte au parquet, en cas d'infraction de faible gravité, de faire prendre conscience à l'auteur de l'infraction qu'il a commis un acte illégal pour éviter qu'il ne récidive…

En clair, c’est juste une petite tape sur la main. Un truc du genre « responsable mais pas coupable »… Le Julien est un filou, un magouilleur de première, mais le procureur conclu que ce n’est pas grave, et qu’il a le droit d’être un filou et un magouilleur de première.

Ça me troue le cul dis-donc… J’ai bien l’impression que la dépénalisation des délits financiers promise par Nicolas Sarkozy est déjà là ! C’est Noël avant l’heure pour les escrocs !

En fait, je me demande à qui peut bien profiter cette pirouette légale qui permet de laisser en liberté un élu du peuple alors même qu’il pioche dans les caisses des associations qu’il parraine. Quand je vois l’embarras dans lequel ce trouvent ses « amis » du Parti Socialiste, obligés qu’ils sont de lui refaire une place après l’avoir blackboulé comme ils le devaient, je me dis que peut-être, je dis bien peut-être, on pourrait imaginer une petite pomme empoisonnée de la part du pouvoir à destination de ce parti d’opposition.
Mais on va encore dire que je suis parano… Pourtant, ce serait tout à fait dans les habitudes de notre Nano-Monarque Démocratiquement Élu, non ?

Bon, et bien ce ne sera donc pas pour aujourd’hui que vous me verrez me morigéner devant vous. Pourtant, je vous jure que c’était ce que je m’apprêtais à faire… (Si c’est vrai !)
Mais que voulez-vous, ce n’est pas de ma faute si parfois, les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être, ni même s’il y a une différence notable entre le fait d’être « blanchi », c'est-à-dire lavé de tout soupçon, et celui de subir un rappel à la loi.

samedi 5 décembre 2009

Les boulets du Parti Socialiste

Les listes des candidats aux régionales de 2010 que présentera le Parti Socialiste ont donc été validées jeudi dernier. Ce sont, d’après ce que j’ai compris les militants eux-mêmes qui les valident, donc on peut dire que les choix qui ont été fait viennent de la base. C’est du pur jus de populo logiquement.

Et parmi ces choix, deux me posent question. Deux bons gros boulets bien pesants.
Bon d’accord, vous pourriez me dire que je devrais logiquement m’en taper comme de l’an quarante puisque cela se passe ailleurs que dans ma région, et qu’en plus il s’agit d’un parti qui ne recevra en aucune façon mon vote… (Oui, je sais, je suis testard).

Oui mais quand même…

D’un côté, les militants choisissent de ne pas reconduire Julien Dray, et de l’autre ils plébiscitent un type comme Georges Frêche. Et dans les deux cas, ces décisions soulèvent des torrents de protestations… C’est bizarre tout de même !

Dans le cas de Julien Dray, je vais être franc, je trouve que les militants ont bien fait de ne pas leur renouveler leur confiance. Je sais bien que je vais encore me faire appeler Arthur, mais en ce qui me concerne les soupçons qui entachent ce monsieur ont de quoi faire fuir l’électeur. Et donc, je comprends tout à fait que la Rue Solferino ait décidé de le mettre de côté le temps que l’enquête en cours démêle ce sac de nœuds que représente les dépenses du Julien.
Présomption d’innocence ou pas, une réputation salie, cela reste une réputation salie. Et puis, l’attitude de la direction nationale montre bien que les instances du PS ont une confiance toute relative dans le résultat de ladite enquête. Donc, exit le boulet avant qu’on ne lui passe les bracelets.
Mais cela ne se passe pas sans vagues ! C’est qu’ils sont nombreux les supporters à Juju ! On crie à l’injustice, au complot… Bref, ça coince dans le bouzin.

D’un autre côté, en Languedoc-Roussillon, les militants PS se la jouent frondeurs en décidant de soutenir Georges Frêche malgré le fait qu’il ait été exclu du PS pour… Disons une propension aux dérapages verbaux hauts en couleurs.

Je sais, vous allez me dire que sur ce coup-là je suis plutôt gentil dans ma façon de décrire ce monsieur… Que voulez-vous, j’ai promis de faire des efforts de langage, alors « dérapages verbaux hauts en couleurs », j’ai trouvé que ça faisait mieux que « vomissures racistes inadmissibles d’un vieux dictateur stalinien ».

Donc, en Languedoc-Roussillon, ils l’aiment leur vieux débris et ils lui pardonnent tout, et même si pour cela il faut défier les instances parisiennes. D’ailleurs ce vent de révolte convient assez bien aux partisans de la Madone du Poitou, qui pour le coup s’est empressée de planter ces jalons le mois dernier à Montpellier, histoire de faire bisquer encore plus le reste du parti.

Bon, comme dans le cas précédent, cela ne se passe pas sans vague non plus… Ben oui, même si les socialistes languedociens-roussillonnais ont apparemment des valeurs élastiques, il n’en sera certainement pas de même pour les futurs alliés du second tour, et je vois mal comment Frêche réussira à glaner les voix du reste de la gauche !

Tout ça pour dire que ces deux exemples sont à mes yeux emblématiques du malaise qui étreint actuellement le PS. Pas d’idéologie définie, pas de stratégie à long terme. Ce parti en perdition se traine des boulets gros comme des montgolfières. Et en plus, c’est boulets puent.

Oups ! Pardon. Je voulais dire : « Ne sentent pas la rose ».

mercredi 2 décembre 2009

Page blanche, ou presque

Zut alors ! Voilà que ça me reprend. Depuis des heures que je suis devant mon ordi je n’arrive pas à trouver alimenter ma rubrique du jour…

J’avais bien pensé envoyer une petite pique au PS à propos de Julien Dray ou de Georges Frêche, mais après quelques minutes de réflexion, je me suis dit que ça n’en valait pas la peine. Qu’ils n’en valaient pas la peine.

J’ai imaginé aussi vous parler de la dernière émission de Là-bas si j’y suis à propos de l’histoire secrète du patronat français, mais le mieux est encore que vous alliez l’écouter vous-même… (Merci à Pseudo pour l’info)
Remarquez, il existe néanmoins un point commun entre ces deux sujets, c’est le Parti Socialiste. Dans les deux cas, on apprend (ou on confirme ce que l’on sait déjà) que le PS est vraiment une grosse daube libérale et clientéliste.

Un UMP bis en fait. Mais bon, ça ne devrait plus étonner personne maintenant. (Si ?)

Sinon, il y a les français qui cèdent à la panique et se précipitent en masse dans les centres de vaccination tels des veaux… Ça me fait bien marrer de les voir faire la queue pendant des heures, agglutinés comme des harengs, se refilant sans doute la même grippe qu’ils ont peur d’attraper ! Et en plus ils râlent ! (Des français quoi…)

Tout ça n’est pas pour me redonner foi en l’être humain, voilà ce que je dis ce matin…

Bon, je vais aller me changer les idées en faisant autre chose.

A demain, si je le veux bien !

jeudi 26 novembre 2009

DSK vs Sarko ? On n’est pas dans la merde…

Je ne sais pas pourquoi, mais j’étais impatient de voir Dominique Strauss-Kahn dans ma télé hier au soir. Enfin quand je dis impatient, faut quand même pas exagérer… Je n’en n’étais pas à trépigner devant mon poste comme un gamin, ni même à saliver par avance dans la perspective de cet événement.
J’étais un peu dans un attentisme prudent comme on dit, mais faut croire que cette position était déjà présomptueuse.

Je ne sais pas à quoi je m’attendais, ni même pourquoi j’attendais quelque chose d’ailleurs… C’est sans doute parce que la plupart des sondages annonce DSK comme vainqueur contre Nicolas Sarkozy au deuxième tour si jamais celui-ci venait à se présenter… Ouais, ça doit être ça.
Mais bon, à la fin de l’interview, j’ai bien été obligé de constater que les journalistes de Canal, soi-disant « incisifs et « décalés », n’ont pas été plus à la hauteur de leur job que ne l’ont été ceux du Figaro.
DSK n’était là qu’en tant que directeur du FMI et n’entendait pas se laisser entrainer sur le terrain de la politique Française. Et c’est qu’il est doué le bougre pour éluder les questions !

DSK a donc fait son show. Il a déballé sur le tapis rouge qui lui était offert son plan com, avec maitrise et professionnalisme. Il s’est présenté comme le toubib de la finance mondiale. Le sauveur du monde et grand réformateur du capitalisme.

Sur l’état du parti Socialiste, quedalle. Sur la politique de Sarkozy, re-quedalle. Sur ses ambitions post-FMI, re-re-quedalle.

Bref, on fait des sondages, on parle de lui, mais lui ne sonde personne et ne parle à personne.

Mais cette non-communication a quand même un sens. En se tenant loin des bisbilles et des guéguerres franco-françaises, DSK assoie son aura de présidentiable par rapport à d’autres qui ne font que la ternir jours après jours.
Car, je dois bien l’admettre même si je suis le premier à critiquer lorsque l’on parle plus des personnes que des idées, DSK à la gueule de l’emploi. Il a une stature de présidentiable, c’est indéniable.
Et c’est là que je me dis que peut-être le plan de Sarko qui consistait à se défaire d’un opposant potentiellement fort en l’envoyant à Washington, peut-être que ce plan-là ne fonctionnera pas comme il l’avait prévu.

Bon après, même si effectivement le DSK se présente sur la ligne de départ aux présidentielles de 2012, je ne dis pas que je vais voter pour lui pour autant. Pour moi cela reste un libéral. Pire, c’est un libéral qui se planque derrière une façade socialiste ce qui à mon sens est autrement plus critiquable qu’un libéral bon teint !

Alors on va bien voir ce que cela va donner… Mais si j’étais lui je profiterais un max de cette position excentrée pour entretenir mon image de médecin du monde, pour ensuite endosser la blouse beaucoup plus étroite mais néanmoins prestigieuse de sauveur de la France… Ouais, ça pourrait marcher. Enfin, ça pourrait marcher auprès des socialistes je veux dire. Car pour ce qui est de la vraie gauche, le DSK vaut pratiquement un Sarko. Et c’est la France qui se retrouverait dans la merde dans les deux cas…

dimanche 11 octobre 2009

La photo (trafiquée) de la semaine




Merci à Nicolas pour avoir attiré mon attention sur cette merveille de cadrage.

jeudi 17 septembre 2009

Rions un peu...

Désir de passer outre...










Désir d'un site internet correct...










Désire de ne plus la voir...










Désir de s'en aller...

Les socialistes sont des cons

Vous vous en souvenez sans doute, l’année dernière à l’issue du congrès de Reims je divorçais d’avec les socialistes d’une façon aussi unilatérale qu’impérative.

A l’époque, je décrivais cette séparation du point de vue de l’amant occasionnel, lassé de voir l’objet de son affection s’éloigner de plus en plus du terreau commun qui avait vu fleurir leurs premiers amours… (C’est beauuuu…)

Ben oui, je suis comme ça, un affectif. Et donc, comme tout affectif qui se respecte, ce n’est pas parce que je me suis séparé de l’objet de mon affection que j’ai renoncé à garder un œil sur ce qui s’y passe. Un œil critique, bien sûr, mais aussi un œil chargé d’espoir… On ne sait jamais, des fois que mon ex reviendrait à de plus belles aspirations.

Un an plus tard, je suis bien obligé de constater que non seulement le Parti Socialiste ne s’est pas repris en main, mais que bien au contraire ça va de pire en pire.
Je pensais le PS malade de son clivage idéologique, mais en fait je me rends compte qu’il est devenu un parti de malades.
Lors du congrès de la Rochelle de cette année, j’ai comme vous tous observé cette union affichée qui semblait donner un petit espoir de voir les choses s’améliorer. Hélas, il ne m’a pas fallu longtemps pour réaliser la supercherie. Les socialistes ne sont pas près de réaliser l’union tant ils se détestent et se tirent dans les pattes dès que l’occasion se présente.

La dernière turpitude en date, c’est la parution forte à propos d’un brûlot dénonçant les élections truquées de l’année dernière, celles qui avaient vu Martine Aubry l’emporter d’une centaine de voix sur Ségolène Royal. Je dis forte à propos, car il est sorti juste après La Rochelle 2009, alors que les médias main-stream annonçaient déjà que le PS reprenait du poil de la bête et pouvait enfin se comporter en véritable opposition à Nicolas Sarkozy. La bête se relève. Soit, remettons-lui un coup sur la tête, ça va la calmer.

Alors là, qu’est-ce que l’on n’a pas entendu à propos de ce bouquin ! C’est dingue !
Grosse bouse pleine de menteries selon les uns, dénonciation courageuse selon les autres, ce livre des journalistes André et Rissouli, Hold-uPS, arnaques et trahisons, tombe à pique pour remettre en question le leadership de Titine et rebooster la Ségo.

Je ne suis pas assez au fait des us et coutumes en vigueur au PS, mais je note cependant que certains s’attendaient plus ou moins à ce que ce bouquin sorte et mette à jour des secrets de famille bien gardés jusqu’alors.
Alors comme ça, tricher serait une habitude connue de tous au PS ? Et bien, ce sont les militants qui vont être content ! Et encore, je ne vous parle pas des sympathisants…
Je crois que l’attitude qui me navre le plus c’est encore celle de certains qui prônent de tourner la page. De passer à autre chose. Comme si la remise en question de la démocratie au sein du parti était une chose que l’on pouvait balayer d’un revers de main.

Et c’est justement cette attitude, ce dédaignant déni, qui me fait penser que les assertions de ce livre sont probablement vraies.
Car soyons lucide : De deux choses l’une, soit ce qui est raconté est faux, dans ce cas on se défend en trainant les sales menteurs devant la justice.
Soit ce qui est dit est vrai, et là on n’a surtout pas intérêt à soulever le couvercle de la marmite et on préconise de passer à autre chose. Dans l’intérêt du parti, bien entendu. Et c’est exactement ce qui se passe aujourd’hui puisque Martine Aubry vient de déclarer qu’elle ne portera pas plainte contre les auteurs du livre…

Dont acte, le Parti Socialiste entérine la tricherie comme pratique usuelle et se discrédite encore plus auprès de celles et ceux qui espéraient encore en lui.

Derrière ce pataquaisse, pour moi c’est évident, en filigrane se dessine la silhouette de Ségolène Royal.
La Dame du Poitou était forcément au courant des malversations à son encontre (elle le criait haut et fort au sortir des élections), mais au nom de « l’unité du Parti » elle a préféré avaler la couleuvre et attendre son heure. L’heure de la vengeance. (Brrrr !!)

Et c’est donc un an plus tard, que Ségo, vêtue de la blanche aube de la virginité outragée, proclame après force teasing qu’elle ne trainera pas la direction du PS devant les tribunaux, mais qu’elle s’associera volontiers à Martine si celle-ci décidait d’attaquer les auteurs du livre en justice…

Même si l’annonce de sa mansuétude s’est faite par le biais d’une remarquable merde médiatique, je parle de son nouveau site, il faut bien reconnaitre, que c’est plutôt bien joué :
Refiler le bébé à Martine pour la forcer à admettre sa culpabilité en ne portant pas plainte, c’est très fort. On reconnait bien là la rouerie de la Dame. Rouerie qui n’est pas sans me faire penser à celle de Sarkozy, entre nous soit dit…

Alors c’est clair, Le Parti Socialiste va encore plus mal que l’année dernière, et ce n’est pas demain la veille que je reviendrais sur ma décision de ne plus voter pour lui, et ce quelque soit le cas de figure. Les bulletins blancs, même s’ils ne sont pas comptabilisés, ne sont pas faits pour les chiens pour autant.

Certains diront que je suis plein de rancœur, et que ce n’est pas avec une attitude pareille que la gauche risque de battre Nicolas Sarkozy en 2012. Peut-être.
Mais je répondrais que pour cela il faudrait que le PS soit encore un parti de gauche, ce qui reste à prouver. Et d‘une.
Et de deux, encore faudrait-il qu’il soit en mesure de représenter une alternative crédible au pouvoir en place. Et ce n’est pas avec de telles magouilles, tricheries et autres coups bas que le Parti Socialiste risque de représenter quoi que ce soit…

Le Parti socialiste est sensé être un parti de militants. Moi je veux bien. Alors qu’attendent-ils ces militants pour exiger la vérité sur ces élections ? Qu’attendent-ils pour se débarrasser de ces cadres corrompus qui les gouvernent ? Qu’attendent-ils pour prendre leur responsabilité ?
Non, ils préfèrent que les choses restent en l’état, et tourner la page…

Décidément, les socialistes sont des cons.

mardi 1 septembre 2009

La supercherie de La Rochelle

Well ! Tout à la joie d’avoir atteint mon but d’allègement pondéral (ça ce dit ça ?), j’en ai oublié de vous parler de l’université d’été des socialistes et des sentiments contradictoires qu’elle m’inspire.
Partout dans la presse, on a pu lire que l’impression globale était que Martine Aubry sortait renforcée par cette session, et qu’elle avait su enfin prendre les rênes de son parti de la façon adéquate.

Pour ma part, je ne serais pas aussi catégorique… En effet, si Aubry a su être bonne à quelque-chose au cours de cette université, c’est surtout dans l’art de cacher les problèmes sous le tapis… Un peu comme le faisait en son temps son prédécesseur, François Hollande.
Regardons les choses en face : La crise idéologique que traverse le PS depuis un sacré bout de temps n’a en rien été résolue et l’unité affichée pendant ces trois jours ne fut que de façade.

Plusieurs indices me font penser de la sorte.

Tout d’abord, il y a eut cette fameuse polémique au sujet des primaires et des alliances soulevée une semaine avant par les plus libéraux des socialistes… Plus qu’une simple polémique, il s’agissait avant tout d’une bombe téléguidée par Ségolène Royal dans le but de rappeler aux militants son attirance immodérée pour le centre-droit. Malheureusement pour la Madone du Poitou, certains au PS ne voient pas les choses du même œil, préférant loucher sur les voix de la vraie gauche ; D’où polémique.
Sur ce coup là, Martine Aubry a su effectivement bien gérer les choses en bottant en touche de la plus belle manière, quelques heures avant que ne commencent les débats.
Coup de pied gagnant, puisque en reportant la question au bon vouloir d’un vote des militants pour le mois d’octobre, la pomme de discorde libérale s’est retrouvée hors la table et n’a pu empoisonner les convives.
Mais bon, ça me rappelle les repas de familles où l’on ne parle jamais des choses qui fâchent… Vu de l’extérieur, tout le monde sourit, mais en fait les invités n’ont qu’une seule envie : Se foutre sur la gueule !

Donc, exit le sujet des primaires et des alliances. Du coup les affidés ségolènistes vexés de ne plus voir sur la table leur fameuse pomme libérale, se sont cassés au plus vite, faute d’avoir à jouer leur rôle de supporter. Les Valls et Peillon ne sont restés à la Rochelle que vingt-quatre heures, imitant ainsi leur commanditaire, qui elle n’est restée que quelques heures.

Commanditaire qui, comme à son habitude a préférée jouer sur la forme plutôt que sur le fond. C’est en véritable star de cinéma que Ségolène Royal a fait son apparition à la Rochelle pour inaugurer la session. Vêtue d’une petite robe noire que Coco Chanel n’aurait pas reniée, l’ex-candidate aux présidentielles a souhaitée la bienvenue à tout le monde, et s’est cassée aussi sec ! Mais cela a suffit pour imprimer la rétine des militants et transmettre le message suivant. A côté de Ségolène, Martine Aubry ressemble à un pot à tabac vêtu d’un sac en toile de jute.

Pressée de toute part de s’exprimer sur les contingences de son parti, la Madone s’est contentée de jouer son rôle habituel, parfaitement raccord avec la robe d’ailleurs, c'est-à-dire à faire comme si les problèmes du parti ne la concernaient pas. Le port altier, le regard fier, l’icône des désireux d’un avenir qui chante attend son heure, persuadée qu’elle est que c’est vers elle et seulement elle que les socialistes se tournerons lorsque le temps sera venu de choisir un candidat. Tel le vautour moyen, elle attend perchée sur son rocher. Prête à fondre sur sa proie lorsqu’enfin elle aura cessée de bouger…

Cette morgue attitude n’a cependant pas empêchée Madame Royal de lâcher une perle en clamant haut et fort son complet désaccord avec la taxe carbone que le gouvernement veut mettre en place avec le soutien des écolos.
En fait, à mon sens, la Royal n’a fait que révéler au grand jour les limites d’une future alliance PS-Verts, qui pour le coup ne se présente plus de façon si évidente. En effet, obnubilés qu’ils sont par leur mission sacrée de sauvetage planétaire, les écolos en oublient parfois la plus élémentaire des justices sociales. Jusqu’à présent on évitait d’en parler, mais la déclaration de Ségo a eut pour but d’obliger le PS à se positionner sur le sujet et ainsi faire grimper Cohn-Bendit et Duflot aux rideaux. S’il s’agissait de torpiller une future alliance entre l’aile gauche du parti et les verts, c’est maintenant chose faite.

Du coup, puisque la gangrène libérale s’en était allée, ce qui restait d’un tant soit peu socialiste à la Rochelle s’est retrouvé suffisamment à l’aise pour jouer une partition sans véritables fausses notes. Le discours de clôture de Martine a même reçu un A+ de la part de la presse, et l’impression finale est que le Parti Socialiste reprend du poil de la bête, débarrassé des tiques et des poux qui l’habite depuis des lustres !

Inutile de vous dire que je n’y crois pas un instant, et vous l’avez fort bien compris en me lisant.
L’unité affichée n’est en rien la réalité, et elle ne sert qu’à donner du grain à moudre aux médias et à rassurer le pauvre militant qui ne sait plus où il en est.
Vous me direz que c’est déjà ça. Peut-être. Mais en attendant, le PS n’est en aucun cas en mesure de proposé une réelle alternative à la politique de Nicolas Sarkozy, tant il reste empêtré dans son dilemme idéologique. Être ou ne pas être libéral. Là est la question qu’il lui reste à résoudre.

Le Parti Socialiste n’est pas encore (tout à fait) mort disait Valls au début de l’été, mais force est de constater qu’il n’en fini pas de crever. Et l’apparente rémission est souvent le symptôme qui précède la fin…

mardi 25 août 2009

Primaires ? Ouvertes ou pas, j’en veux pas !

Je vous en parlais déjà samedi dernier, au Parti Socialiste, la question des alliances à gauche et au centre est posée avant même que de savoir s’ils sont d’accord sur une même plateforme idéologique… Pour moi, c’est un peu comme si l’on mettait la charrue avant les bœufs, mais bon… Soit ! Rien que pour le plaisir de la réflexion, imaginons que tous ces gens aient la capacité (oh combien enviable !) de débrancher une partie de leur cerveau et de faire comme si le libéralisme était une question annexe qu’il conviendra de régler… Plus tard, lorsqu’ils auront le temps.

Donc, le mot qui coure sur toutes les lèvres roses en ce moment c’est : Primaire.

Primaire, primaire… Ça serait-y pas une idée d’outre-Atlantique ça ? Il me semble bien…Ca voudrait donc dire que dans l’esprit de ces primairistes (Ouais, j’invente des mots !), notre pays serait mûr pour s’engager dans le bipartisme ? Que le spectre politique dont je vous parlais hier ne serait plus constitué d’un joli dégradé de couleurs chatoyantes, mais seulement de deux couleurs ? Pareil à la vue d’un chien ? M'Ouais… Lorsque l’on voit le vide intersidéral de la politique américaine, on est en droit de s’inquiéter.

Donc primaires, disais-je. Mais là où ça devient drôle (façon de parler), c’est que pour ces socialistes, il semblerait qu’il faille ouvrir ces primaires à l’ensemble de la gauche « de gouvernement » et pourquoi pas, pendant qu’ils y sont, au centre ! En fait, il s’agit de faire de l’ouverture à l’image de ce cher Sarko, non-pas dans un futur gouvernement, mais avant même que cet hypothétique gouvernement ne soit élu ! Là encore, je me demande ce que peuvent bien penser les bœufs… Mais bon, là encore, soit !

Si mes références ne sont pas faussées, ce qui se prépare est ce que l’on appelle une coalition… Un peu comme celle qui eut lieu en Italie, et dont on sait ce qu’elle a pu donner.
Mais ce qui me fait bien rigoler c’est que pour l’instant il s’agit là d’une idée pondue et débattue par les socialistes, et seulement par eux. Parce que les autres sensibilités vers lesquelles sont sensées s’ouvrir ces primaires : Et bien, elles n’ont rien demandé !

Et puis soyons sérieux, concrètement comment les Peillon, Fabius, Montebourg et autres Hamon (même lui, quelle misère !) comptent t-ils faire pour organiser tout ça ? Hein ?
Chaque mouvance va présenter son candidat (les verts, les Communistes chaque groupuscules du PS, le MoDem, etc…) et on va faire voter les militants (et les sympathisants ?) de toutes ces formations ? Et celui ou celle qui remportera le plus de voix représentera la Gauche avec un grand G… ?

Je ne sais pas vous, mais je n’ai pas envie (mais alors pas du tout) de voter pour un candidat qui aura été choisi par d’autres à la faveur d’obscures tractations dont je n’aurais même pas eu vent. Imaginons que ce soit par exemple, au hasard, Ségolène Royal qui soit choisit par ces primairistes… hein ? Vous croyez sincèrement que je vais glisser un bulletin à son nom dans une urne si c’est elle qui représente la gauche ? Je préférerais me couper un bras plutôt !

Car, ne nous leurrons pas, cette idée de primaire n’est pas apparue comme ça, brusquement, dans la tête des socialistes par l’opération du Saint Esprit. Elle est le fruit de ceux qui pensent, toujours à l’image de notre Nain National, que des élections ne se gagnent qu’à grand coup d’image et de communication. Ceux qui pensent que finalement les convictions importent moins que la médiatisation. Ceux qui ont été séduit par la présidentialisation de la V ème République et qui n’entendent pas revenir à une gestion plus saine de la vie publique… Ah ! Soif de pouvoir quand tu nous tiens…

Donc, vous l’aurez compris, pour moi cette histoire de primaire à gauche, c’est vraiment du n’importe quoi.

Si vous désirez savoir ce qu’en pense la blogosphère de gauche, je vous invite à aller jeter un œil (n’oubliez pas de le récupérer en sortant) chez Juste histoire de dire, qui a ouvert le sujet et qui est à priori aussi contre que moi. Rimbus itou. Ou bien chez Marc Vasseur qui lui est plutôt pour…