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mercredi 24 mars 2010

Le jeu du mercredi

Hier, Martine Aubry la tenancière du Parti socialiste recevait rue Solferino les heureux vainqueurs aux élections régionales…
Champagne, petite fours et bises fraternelles étaient au menu, ainsi que bien sûr la petite séance photo qui va bien.
La photo officielle, c’est donc celle-ci.


Comme vous pouvez le voir Titine faire la fière (et elle a raison après tout) au milieu de tous ces présidents de régions…
Entre parenthèse, je ne sais pas vous mais si il y a quelque chose qui me choque dans cette photo, c’est bien la domination quasi-totale de le gente masculine. Nous sommes en 2010 (enfin je crois…), et ce cliché nous démontre de façon éclatante que la France reste encore et toujours un pays de phallocrates.
Et ça, ça me fout franchement la gerbe.

Mais bon, ce n’est pas de ça dont je voulais vous entretenir. Même si c’est à mes yeux important, il y a des choses plus rigolotes à dire sur cette photo.

Donc, je vous disais qu’il y avait là tous les présidents de région, mais en fait il en manque quelques-uns… Sachant que le parti socialiste détient désormais 23 régions sur 26 (outremer comprise), et si je compte bien, il devrait en manquer… Oui c’est ça, trois.

Saurez-vous les retrouver amis lecteurs ?

Allez, je vous aide.
Sur les trois, un est une femme qui se la pète grave, le second est resté en outremer et le dernier… aussi !

mardi 23 mars 2010

Remaniement : L’analyse politique du Gwen

Deux jours après la branlée toute relative que son camp a subie aux élections régionales, le Président Glorieusement Elu a décidé de faire comme s’il avait entendu ce que les français avaient à lui dire.
Comment ça elle n’est pas relative la branlée ? Attendez, je ne sais pas ce qu’il vous faut. La droite perd la Corse, garde l’Alsace et gagne la Réunion et la Guyane. Si je sais bien compter ça fait -1+0+2 = +1
Donc, en fait la droite a gagné des régions, mais ça bizarrement on ne l’entend nulle part. On ne retient, à juste titre aussi sans doute, que le nombre de voix exprimées. En clair l’opinion publique.

Sauf, à un moment il va peut-être redescendre sur terre et réaliser que Sarkozy se moque des régions comme de ses premières talonnettes. Je vous rappelle quand même que le gouvernement mène une politique de recentralisation, et qu’à terme nous nous dirigeons vers une suppression des pouvoirs et prérogatives des régions. Donc, tenir ce genre de bastion n’intéresse pas la droite, puisqu’ils seront amenés à disparaitre…

Par contre, le Sarko se moque un peu moins de ce que pensent les français… Enfin, les français de droite j’entends. Les autres peuvent toujours gueuler, de toute façon il n’en fera qu’à sa tête. Non, ce qui l’emmerde vraiment c’est que ces élections démontrent une dispersion dans ses propres rangs. Et ça, dans la perspective de 2012, ça sent pas bon.

Donc, depuis hier c’est Opération Réconciliation ! Attention, suivez bien ça va être rapide !

Xavier « Looser » Darcos est viré de son poste de Ministre du travail pour incompétence notoire.



Il va être remplacé par Eric « Killer » Woerth qui quitte le ministère du budget pour mener la réforme des retraites.







François « Benji » Baroin, chiraquien de la première heure reprend le ministère du budget.







George « Anonymus » Tron, villepiniste patenté, devient secrétaire d’Etat à la Fonction Publique.







Martin « Iago » Hirsch quitte son poste de Haut commissaire à la Jeunesse et aux Solidarités actives pour devenir responsable du Service Civique.






Il est remplacé par Marc-Philippe « Tête-de-poisson » Daubresse, chiraquien lui aussi.

En clair, c’est exit le boulet et le symbole d’ouverture à gauche qui ne servait qu’à faire joli sur la photo et emmerder la gauche. Mise en place d’un dur à cuire pour attaquer le dernier gros morceau du quinquennat et recrutement de quelques représentants de la droite tiède histoire de la neutraliser.

Voilà, c’est tout. Fermez le ban.
Et avec tout ça, et bien ils vont pouvoir continuer leur sinistre besogne et se préparer à la réélection du Nain pour 2012.

Et vous voulez que je vous dise ? Quelque chose me dit qu’il y arrivera…

Avec la gauche la plus bête du monde qui est la notre, il aura beau jeu.

lundi 22 mars 2010

Bravo !

04H12 du matin… A peine les yeux ouverts je me suis dit que ça commençait à bien faire ces réveils à la potron-minet de mes deux. C’est vrai quoi, en ce moment j’ai un cycle de sommeil complètement décalé, et je vous avoue que cela commence à me desservir plutôt que l’inverse…
Mais bon, le bon côté du truc, c’est que cela va me permettre d’écrire quelque chose avant que d’aller « bosser ». Car s’il est une journée où un blogueur se doit de pondre quelque chose de pertinent c’est bien aujourd’hui !

Donc, la nouvelle qui n’aura sans doute échappée à personne c’est bien l'adoption par la Chambre des représentants de la réforme audacieuse entreprise par Barack Obama concernant l'assurance maladie. Il y est arrivé le bougre de salopard !

Moi, franchement je dis bravo. Voilà plus d’un an que le porteur d’espoir, le sauveur du monde libre, a été porté au sommet de l’état US par une vague sans précédent de ferveur enthousiaste, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ne s’était pas révélé à la hauteur des espoirs du peuple américain.
Auréolé par un prix Nobel de la Paix plus que douteux avant même que de confirmer l’engagement de son pays dans deux guerres d’occupation, le Messie commençait sérieusement à décevoir son électorat. Et pas que, car je vous rappelle qu’ici en France, nombreux sont ceux qui cédèrent à l’Obamania, appelant de leurs vœux l’avènement d’un tel Etre pour présider à notre destiné… La question que tout le landerneau bien-pensant avait sur les lèvres était : « A quand un président noir en France ? »
La réponse, tout le monde la connait mais ne l’avouera jamais à haute voix, c’est : Jamais de chez jamais. Déjà qu’un juif c’est même pas sûr qu’il y arrive, alors un noir vous pensez bien ! (*)
N’oublions pas que notre bon pays compte, selon le résultat des régionales d’hier, plus de 17% de fachos, sans compter les umpistes déguisés qui n’en pensent pas moins.

Mais bon, faisant fi des réticences qui ont été les miennes depuis le début, je suis obligé de reconnaitre que sur ce coup-là le bellâtre de la Maison Blanche a fait très fort. Il a réussi à faire adopter une couverture maladie pour tous les américains qui n’ont pas les moyens de s’en payer une, et là je dis Bravo Monsieur Obama. Oui Bravo, car ce n’était pas évident de faire admettre à cette société libérale que la solidarité peut être institutionnelle et non-plus seulement caritative.
Les journaux titrent à l’envie sur le côté historique de l’événement, et pour une fois ils ne se trompent pas dans l’emploi du superlatif. Oui, c’est effectivement historique, et du coup je vais m’attabler et manger mon chapeau avec un filet de citron.

Moi l’Obama-sceptique je suis bien obligé de reconnaitre que le président américain s’est (pour une fois) montré à la hauteur.

Alors j’en connais qui ne vont pas se gêner pour me dire « Tu vois. Je te l’avais bien dis ! ».
Et bien je vais devoir les écouter et opiner de la tête. Je vais faire mon modeste, baisser les yeux et murmurer « Oui… Z’aviez raison… J’avais tord… (**)».

Allez ! Bonne journée à vous les canaillous ! Moi je vais aller me laver derrière les oreilles et raser ma barbe d’une semaine, car j’ai un projet à soutenir aujourd’hui ! Ben oui, y’en a qui « bossent » qu’est-ce que vous croyez ?


(*) C'est du deuxième degré, hein ! Déconnez pas, ne me prenez pas pour ce que je ne suis pas !
(**) Il ne lui reste plus qu’à interdire les armes, et là, promis, je me mettrais à y croire vraiment à votre messie !

dimanche 21 mars 2010

La photo de la semaine

Voter est un droit qui s’acquière dans le sang.
Voter est un devoir pour tous ceux qui se disent citoyens.

S’abstenir c’est renier le sang versé et mépriser la société dans laquelle ont vit. Même quand vous pensez ne pas avoir le choix, comme ce fut mon cas aujourd’hui :  
Votez Blanc, mais votez !





mardi 16 mars 2010

Contre-pied

Deux jours après le premier tour des élections régionales, les résultats officiels étant proclamés, je peux enfin me poser et tenter de faire le tri dans toutes ces informations qui pleuvent depuis dimanche soir.

Tout le monde s’accorde à dire que la droite s’est pris une claque ce weekend. Une claque oui, mais une petite alors… En tous cas on est loin de la bonne grosse baffe annoncée partout, et j’observe que toute la droite ne s’est pas fait avoiner gueule de la même façon.

L’UMP baisse, d’accord, mais il se retrouve en mesure d’être crédible au second tour grâce à une réserve de voix non-négligeable que sont les frontistes.
Car la bête immonde, celle que Nicolas Sarkozy croyait à tord avoir apprivoisée, se rebelle et remontre son museau. Le Front National se retrouve quasiment avec les mêmes scores qu’avant l’élection du Nain.

Bon, pourquoi, on le sait tous. La débat sur l’identité nationale tout d’abord, qui a réveillé les vieilles haines et redonné la parole aux fachos de tous poils. Ensuite il y a les déçus du sarkozysme… Ceux qui pensaient que NS allait faire le ménage et qui se sont aperçus que le factotum ne faisait pas si bien que ça son boulot…
Bref, la France recèle, comme d’autres pays j’imagine sa part d’ombre, et celle-ci s’exprime toujours beaucoup mieux en période de crise.

Là où je me suis bien planté, c’est dans mon appréciation de la montée des Verts… Je pensais que l’illusion allait cesser, que les gens se rendraient compte que l’écologie libérale n’est pas la solution. Qu’il ne peut y avoir de lutte environnementale sans lutte social… Il semblerait qu’il y est encore pas mal de boulot à faire de ce côté-là.

Sinon, par contre, je suis ravi de constater que les électeurs se soient enfin rendu compte de la vacuité du MODEM. 4,20%, c’est un score à l’image de leur programme : Nul.

Concernant le NPA… Je pensais que ce jeune parti, jadis plein de promesses, allait se prendre une taule, mais à ce point là… C’est bien simple, la médiocrité de leur score national me fait de la peine

Chez moi, en région PACA, la donne est la même que partout en France… Mais en pire.
On se retrouve avec une quadrangulaire potentiellement létale avec un FN qui dépasse les 20%. Un PS en difficulté et plombé par des Verts qualifiés de justesse… Bref, autant vous le dire tout de suite, ça ne sent pas bon pour le second tour.
Si les verts ne se désistent pas, c’est bien simple la gauche perd la région. Et même le Front de gauche qui pourtant fait un bon score (6,11%), ne sera pas en mesure de faire grand-chose pour aider les socialistes.
Surtout si, comme moi, ceux qui ont voté FdG au premier tour pour assuré la présence de conseillers, se refusent de cautionner pour autant la politique des tièdes.

Tout ça pour dire que je ne peux me résoudre à partager la liesse qui s’est emparée des blogs de gauche. Rien n’est gagné, loin de là, et l’on risque d’avoir de très mauvaises surprises au lendemain du second tour…

Pour finir, et continuer dans le contre-pied, tout le monde s’offusque de l’abstention record de ce premier tour (53,64%)… Et bien, ce matin, je me pose la question de savoir si ce manque d’intérêt est une si mauvaise chose que ça.

Je m’explique : Les « observateurs » s’accordent à dire que ce sont les électeurs de droite qui se sont majoritairement abstenus. Bon, ok, dans ce cas nous ne devrions pas avoir à nous en plaindre. Si les gens de droite se désintéressent de la chose politique (au niveau régional s’entend), c’est tout bénef pour la gauche. Alors autant se taire et louer l’ouverture de la pêche.
Si les commentateurs se trompent, et que l’abstention est uniformément répartie dans le paysage politique français (le fameux Ppf !!), peut-être serait-il intéressant d’y voir une espèce de sélection naturelle…
Je veux dire par là qu’il est peut-être plus intéressant pour la démocratie que ne se déplacent, et ne votent, que les électeurs vraiment motivés et conscients de leur rôle dans la société. Le reste, ceux qui considèrent ne pas avoir à donner leur avis ne sont alors que des moutons.

Et l’avis d’un mouton, je crois que l’on peut aisément s’en passer.

lundi 15 mars 2010

Soirée électorale

Point d’analyse politique fulgurante aujourd’hui. Point d’affirmations péremptoires ni de sentences définitives. Rien de tout ça…

J’ai pas eu le temps. Trop de choses à faire…

Par contre Didier Porte, lui, il a trouvé le temps de vous pondre un truc bien épicé et totalement jubilatoire !

Donc, hop-hop-hop, derechef je transmets !

Bonne poilade !

dimanche 14 mars 2010

A voté !

Bon, ben ça y-est j’ai fais mon devoir de citoyen, je suis allé voter.
C’était bien. Court, mais bien.
Tout au long du chemin un beau et chaud soleil m’a accompagné, et j’aurais même pu supporter de ne pas mettre de veste. Une bien belle journée pour aller voter en somme.

Lorsque j’ai regagné mes pénates, je me suis rendu compte que je n’avais pas ouvert l’enveloppe contenant les programmes des différents candidats… Et c’est bien la première fois que cela m’arrive !
D’habitude, même si mon opinion est déjà faite je l’ouvre quand même. Par curiosité. Mais là non… C’est bizarre tout de même ? Je ne sais pas en fait… Peut-être que ça ne l’est pas finalement.

Vous voulez connaitre la question que je me pose à cette heure ? Ce n’est pas tant les résultats globaux qui m’intéressent en fait… Ce qui m’intéresse c’est de connaitre le score d’Europe Ecologie.
Oui, exactement. Et vous savez pourquoi ? Non, ce n’est pas parce que j’ai voté pour eux (faut pas déconner non-plus), mais parce que l’année dernière pour les Européennes, j’avais argué que si les écolos avaient fait un si bon score, c’était parce qu’en tant que parti pro-européen, Europe-Ecologie maitrisait mieux son dossier que tous les autres, et j’avais également prédit qu’en dehors de ce contexte européen, les écolos se prendraient une belle gamelle aux prochaines élections…

Et nous y sommes. Donc, j’attends de voir si j’avais raison ou pas.

Oui, je sais, c’est très égocentrique comme façon de voir cette journée. Mais si vous me le permettez, j’attendrais d’avoir tous les résultats en main avant d’avoir un avis un peu plus général. Pour l’instant je me contente de mes petites préoccupations persos. Pour le reste on verra demain.

Ou après-demain.

On verra. (Poil au bras !)

Bon dimanche ! (Poil à la hanche !)

samedi 13 mars 2010

20 000 bouteilles sur le mur…

Bon, 09h30, il va peut-être falloir que je m’y mette… Moi je veux bien, sauf que j’ai un peu de mal à trouver un sujet… La plupart des blogs que je parcours régulièrement s’expriment sur l’abstention, mais comme je l’ai déjà fait et que je ne vois pas ce que je pourrais y ajouter, je vais donc m’abstenir (humour !).

De quoi on pourrait bien parler vous et moi… ? Hein ?

Ah oui, hier au soir j’ai eu mon 20 000 ème visiteur !

Vingt-mille visiteurs uniques en presque deux ans de blog… (ben oui, le mois prochain on fêtera les deux ans du bébé !) Ce n’est peut-être pas énorme si l’on compare avec d’autres qui se tapent royalement ce score en même pas trois mois. Mais ce que je remarque avec fierté c’est que les premiers 10 000, il m’a fallu un an et demi pour les faire, alors que les seconds, et bien je les ai fait ces six derniers mois.
Oui madame ! Ce qui prouve que… En fait je ne sais pas trop ce que ça prouve, mais le fait est que vous êtes de plus en plus nombreux, et ça chers lectrices et lecteurs, sachez que j’apprécie. Si !

Pardon ? Qui est ce 20 000 ème visiteur ? Et bien je ne sais pas trop… Tout ce que je sais c’est qu’il me vient du site Dazibaoueb qui me fait l’honneur de reprendre quelques-uns de mes articles… C’était hier au soir à 19H54’50’’. Que le visiteur en question vient de France et qu’il utilise Wanadoo pour se balader sur le net. Il (ou elle) est sous Windows XP et utilise Google Chrome pour surfer… Et puis c’est tout.
Je vous l’ai déjà dit, je ne suis pas là pour vous fliquer.

Alors si le bougre ou la bougresse se reconnait, je lui dois un verre ! (ça me fait penser que j’en dois toujours un à Fix qui fut mon 10 000 ème visiteur…)

Bon ben voilà… C’est tout ce que j’avais à vous dire aujourd’hui ! Désolé de n’être pas plus prolixe, mais aujourd’hui j’ai, comment dirais-je… plein de trucs dans la tête qui m’empêchent un peu de réfléchir normalement.
Alor je vous dis peut-être à deux mains !

PS : Allez… J’ai trouvé cette photo ce matin en surfant… Le genre de photo à agrafer avec sa carte électorale !

vendredi 12 mars 2010

Quand Sarkozy invente la délégifération

Au commencement était un scrutin régional aux conséquences nationales…

Et oui, souvenez-vous, c’était bel et bien ainsi que le Président Élu envisageait ces élections régionales ! Dans sa grandiose mégalomanie, il voulait y voir une consécration de Son Œuvre. Le plébiscite de la Nation… Mais bon, pas de bol pour lui, son bilan étant tellement désastreux, il s’est vite rendu compte que le peuple ne risquait absolument pas de le consacrer, encore moins de le plébisciter…

Il décida alors de prendre du recul, et déclara l’enjeu strictement local… Ce qui, sur le terrain arrangea pas mal les candidats de la Majorité Présidentielle puisque qu’il leur devenait de plus en plus compliqué de défendre le bilan de leur cher patron.

Mais le Petit Nicolas est d’un naturel teigneux et n’entend pas se voir relégué au second plan. Il lui faut absolument affirmer son leadership auprès de ses propres affidés, à défaut de pouvoir convaincre le reste de la populace… Pour se faire, il décida alors de solliciter l’aide de l’organe officiel du Parti : Le Figaro Magazine, et pour que Sa parole pèse de tout son poids dans la tête des électeurs il fit même en sorte que la Pravda Nationale parût avec vingt-quatre heures d’avance. Histoire de tomber pile poil juste avant la clôture officielle de la campagne électorale.

Certes, la manœuvre est grossière, mais nous savons vous et moi, que le Président Élu, pour habile communiquant qu’il soit ne s’embarrasse pas toujours pour autant de subtilité. Il aime bien quand ça fait splash, le tout étant que le splash en question arrive au bon moment. Alors Que veut nous dire notre Cocu National ? Hein ? Parce qu’un tel article, c’est forcément pour faire passer un message, alors intéressons-nous à ce qu’il nous raconte…

L’annonce principale, celle que tous les médias reprennent en cœur parce qu’on leur a dit que c’était celle-ci qui comptait plus que les autres, c’est que le Président Glorieusement Élu a décidé de faire une pause dans le train des réformes…

AHHHH !!!! Se dit alors le bon peuple… Depuis le temps qu’il l’attendait celle-là ! Enfin !
Sauf que cette pause n’interviendra que durant le second semestre 2011… C'est-à-dire dans un an. D’ici-là, braves gens, il va falloir serrer encore un peu les fesses, parce que le Président il a encore deux trois suppositoires à vous administrer !

La réforme des retraites tout d’abords… Celle-là, il ne faut pas la louper. C’est Son Grand Chantier. Et puis il y a la réforme de la Justice qu’il compte bien mener à son terme… Ou encore celle sur la dépendance… Et puis après, promis, il fera une pause « pour que le Parlement puisse, s'il le souhaite, délégiférer »

Alors là… J’ai eu beau chercher dans tous les dictionnaires inimaginables, je vous avoue que je n’ai pas trouvé une seule définition de ce néologisme… « Délégiférer »….
Stricto sensu lorsque l’on appose le préfixe dé (ou dis) à un verbe, cela marque la négation, la privation ou la séparation d’avec ce verbe. Exemple : Démonter, c’est le contraire de monter.
Est-ce à dire que le Parlement aura l’occasion de défaire tout ce qui a été fait depuis 2007 ? J’en doute.

Si vous avez une explication quant au sens de ce mot, sachez que je suis preneur ! Parce que là… Avec mon peu d’érudition en la matière, je sèche complètement.

Donc en clair, le message présidentiel est le suivant : Bon les gens, calmez-vous c’est bientôt fini. Encore un truc ou deux et après je vous laisse tranquille. Promis ! Comme ça vous pourrez revotez pour moi dans deux ans ! Et puis même vous allez voir que je ne suis pas un chien puisque je vais même m’accorder du temps pour « délégiférer »…

C’est clair qu’avec la mémoire de poisson rouge qui caractérise la plupart des électeurs de base, ce genre de message a ses chances. Mais de là à influencer le vote de dimanche, j’ai comme un gros doute…

mardi 9 mars 2010

Les ministres de l’éducation se suivent et se ressemblent, dans la bêtise…

Et allez ! Les ministres de l’éducation se suivent et se ressemblent, en tous cas dans l’incompétence et la démagogie.
Ce matin, alors que je m’apprêtais à m’écrire un mot d’excuse à moi-même pour me dispenser de publication (ben oui, j’avais pas d’idées !), je suis tomber sur cet article du Parisien.
Enfin non, c’est pas vrai. C’est sur I-Télé que j’ai entendu parler de l’article du Parisien… Mais bon, le résultat est le même pour vous.

Or donc, Luc Chatel le présent ministre de l’Education Nationale décide au lendemain des vacances scolaires d’hiver et une semaine avant le premier tour des Régionales, de se saisir d’un problème toujours porteur auprès de l’électorat réactionnaire, à savoir le remplacement des professeurs absents.

D’après lui, « seuls 19 % des courtes absences en collège ou lycée sont effectivement remplacées », et le journaliste du Parisien d’ajouter : « Il devenait aussi urgent de calmer des tensions de plus en plus brûlantes chez les parents d’élèves. »

A cet effet donc, aujourd’hui c’est convocation des recteurs de tout le pays pour un petit recadrage maison et la proposition de solutions toutes faites pour pallier à cette peste endémique qu’est l’absentéisme chez les profs.

Car il bien entendu que non contents d’instiller des concepts complètement débiles et surannés dans les têtes blondes de nos gamins, ces crypto-gauchistes sont aussi des feignasses de première. Tout citoyen français qui paye ses impôts et dont les enfants portent des prénoms français, et ne portent pas de capuches, le sait bien : L’enseignant de base est un fonctionnaire, et les fonctionnaires sont la lie de l’humanité, source de tous les maux.

Donc, pour pallier disais-je à cet absentéisme récurant, Luc Chatel propose de fournir des renforts aux académies en battant le ban et l’arrière ban de la profession, et en rappelant sous les drapeaux les vétérans et les bleu-bites.
An clair, ce ne seront plus des profs remplaçants qui remplacerons des profs, mais des profs retraités ou en formation, et avec ce supplément d’effectif, il faudrait bien voir si on n’arrive pas à les mettre au pas ces cons de profs !

Bien, on va peut-être arrêter l’ironie grinçante et essayer de comprendre ce que cette annonce à réellement de stupide… Si je comprends bien, les chefs d’établissement seront autorisés à faire appel à des professeurs « fraichement » retraités pour remplacé un collègue malade, ou alors à un enseignant étudiant pas encore sorti del’IUFM. C’est bien ça que ça veut dire.
De même, il serait question d’élargir le champ d’intervention des ces remplaçants. A savoir que le prof qui remplace peut être amené à le faire dans une ville plus ou moins éloignées de son domicile, voire même dans l’académie d’à-côté…

Euh… Attendez là… C’est ça la politique de ces cons de libéraux ? On supprime des postes (27 000 en deux ans) d’enseignants qualifiés, et après on s’étonne qu’on est du mal à les remplacer ? Et la seule solution que ces toujours cons de libéraux trouvent, c’est de boucher les trous avec des vieux fatigués et des étudiants inexpérimentés ?

Il se fout de qui le Chatel ?

Et puis (questions cons elles aussi, excusez-moi), ils vont être payés comment ces gens-là ? Tarif normal ou bien incitatifs ? Les frais de déplacements sont pris en compte ? Les jeunes seront à salaire plein ou bien payer avec des queues de cerises ? Et tout ce beau monde, il va le trouver comment ? Se seront des volontaires ou bien seront-ils nommés ?

Bref, pour moi cette mesure, s’ils arrivent à la mettre en place, me parait complètement débile.
La casse systématique de nos institutions publiques, et plus particulièrement la plus belle d’entre elles, l’Education nationale, commence à se faire sentir, et même l’électorat sarkozyste que représentent certaines fédérations de parents d’élèves ne peut le nier.
Pour apaiser cette « tension brulante », comme le dit le Parisien, le gouvernement ressort les plans d’urgence construit avec des bouts de ficelle et inaugure même la notion de précarité dans la profession d’enseignant.

Demain, si nous laissons faire, nous verront fleurir des agences d’intérim spécialisées dans le recrutement des profs. Des Manpower de l’Education, recrutant leurs intervenants parmi les débutants morts de faim et les retraités aux aboies, et les payant avec des lance-pierres…

Et après on s’étonne que les écoles privées aient la côte en ce moment…
Oh mais j’suis con... ! C’est le but !

mardi 2 mars 2010

Panorama succinct

Eh bonjour vous ! Alors ? Ça va ? Je ne vous ai pas trop manqué ?
Ne répondez pas tous en même temps surtout ! Hein !

Bon aujourd’hui on va faire dans l’informatif. Voui, l’informatif. Genre je ne vais pas vous parler de moi ni de mes petites convictions personnelles, mais plutôt vous envoyer voir ailleurs ce que disent ou font les autres.

Bon ok, j’avoue. J’avais bien prévu de dégoiser sur l’abstentionnisme aux régionales… mais bon, ça m’a gonflé. Inutile d’en faire trois pages, l’abstention à ce scrutin va profiter à la droite, ou en tous cas il est de son intérêt que les électeurs ne se déplacent pas trop… Pourquoi ?
Et bien ce n’est pas compliqué, étant donné que la droite n’a pratiquement rien à perdre et tout à gagner lors de ces élections, sauf un miracle peut-être, il est de son intérêt que les gens ne se déplacent pas pour aller voter. Une faible participation entachera les résultats de la gauche qui de toute façon gagnera, et donnera un levier supplémentaire pour critiquer la gestion des régions
Sa stratégie est donc simple : Brouiller autant que faire se peut les débats pour faire perdre leurs repères aux électeurs indécis. Ces mêmes indécis qui de toute façon n’ont pas besoin de grand-chose pour s’inventer quelque chose à faire le dimanche. D’où la multitude de polémiques qui émaillent cette campagne. CQFD.

Voilà comment je vois les choses. Après, libre à vous de me contredire comme le fait cet article de Marianne… Pour eux, l’abstentionnisme devrait desservir la droite ! Mais bon, en même temps c’est Marianne.

En parlant d’élections régionales, je viens de lire chez CSP un billet qui m’a surpris par son honnêteté et sa lucidité. Non-pas que je considère les militants du NPA malhonnêtes et dépourvus de jugeote, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dis, mais l’analyse qu’il fait de la situation de son parti mérite quelques compliments.
Pour CSP, le NPA va se prendre une taule aux régionales, et quand cela arrivera, il n’aura qu’à s’en prendre à lui-même. S’ensuit une liste assez complète des erreurs que le parti anticapitaliste a enchaîné les unes après les autres… A son grand dam, comme au mien d’ailleurs, ainsi qu’à celui des nombreux déçus de la gauche gouvernementale.

Du parti anticapitaliste je rebondis tel le cabri moyen (Hop-hop !!) vers l’excellentissime émission diffusée hier de Là-bas si j’y suis, consacrée à de Fréderic Lordon. L’économiste nous y soumet l’invraisemblable rêve de voir un jour la bourse supprimée ! Ouais ! Rien que ça !
Comme toujours avec Lordon, c’est clair, net, précis, compréhensible au plus obtus des auditeurs. C’est un vrai plaisir pour les oreilles, croyez-moi. Ce type sait vous expliquer des trucs en une demi-heure, qu’aucune émission de C-dans-l’air n’aura su vous faire comprendre en un an ! Un régal je vous dis !

Et puis, pour finir, je vous signale que demain sortira un documentaire tiré du livre de Naomi Klein, la Stratégie du Choc ! Yes !
Il me tarde de pouvoir le voir car, à ma grande honte, je n’ai toujours pas lu le bouquin. D’ailleurs je ne dois pas être le seul, et j’espère que la diffusion massive de ce documentaire permettra de faire connaitre au plus grand nombre la théorie développée par la jolie Naomi.
Promis, dès que j’arrive à vous la dégotter en libre droits, je vous la mets ici-même !
En attendant, voici la bande annonce.


LA STRATÉGIE DU CHOC - BANDE-ANNONCE
envoyé par baryla. - Court métrage, documentaire et bande annonce.

Voilà les poteaux, et les potesses, c’est tout ce que j’avais à vous dire aujourd’hui. Portez-vous bien, et permettez-moi de conclure en reprenant à mon compte le slogan du doc dont je viens de vous parler :

S’informer c’est résister
Armez-vous !


mercredi 24 février 2010

Exclusion des Frêchistes, ou l’art de cultiver le compromis

L’info du jour, en tous cas en ce qui me concerne parce que je ne l’ai vu traité nulle part sur les quelques 54 blogs que recèle mon Reader, c’est pour moi l’exclusion de 59 « dissidents » socialistes qui ont eut l’idée saugrenue d’emboiter le pas au Pol Pot de Septimanie.

Heu… Oui, pardon. Je veux parler des socialistes qui ont décidé de se maintenir sur les listes régionales de Georges Frêche en Languedoc-Roussillon… C’est bon ? Vous suivez ou bien ?

Donc, face à cette fronde, le Bureau National du Parti Socialiste se devait de réagir, et c’est donc ce qu’il a fait hier en décidant de virer les canards boiteux, les moutons noirs, bref ceux que l’on appelle désormais les Frêchistes…. Il en allait de sa crédibilité quand-même ! C’est important ça, la crédibilité dans un parti politique…

Bon d’accord, ils se sont contenté de sanctionner les sous-fifres et se sont bien gardé d’étendre la mesure aux nombreux soutiens affiché en faveur du gros lard boiteux *, genre Valls et Collomb, j’en passe et des meilleurs. Normal, car cela en serait revenu à exclure tous les soutiens à la Madone du Poitou et à rouvrir la guerre des deux roses qui est sensée être terminée depuis le congrès de Reims…

Sauf que, si l’on y regarde de plus prêt, on s’aperçoit qu’il ne s’agit que d’une exclusion temporaire de deux ans, avec remise de peine possible après les régionales… Du genre, sur ces élections-là on va dire que vous n’êtes plus des nôtres. Mais dès que c’est terminé, Hop ! Vous revenez !
On est dans la pragmatique absolue, l’horrible nécessité de devoir engueuler du monde alors qu’on n’a pas envie de la faire. Mais quand-même on va le faire parce que les médias nous regardent. Alors, ne vous inquiétez pas les gars, en fait c’est pour du beurre.

Ce qui est marrant, c’est que les personnes concernées hurlent à l’injustice ! A l’erreur judiciaire ! Au dictat parisien ! Et qu’ils le font probablement pour du beurre eux aussi !

Bref, il s’agit là encore d’une bonne non-décision comme le PS est devenu le spécialiste ces derniers temps. On est dans le théâtre de guignol, où les choses se font pour de faux, où les méchants ne le sont pas vraiment et les gentils ne sont pas aussi vertueux qu’ils le disent. On est dans l’esbroufe, l’écran de fumée, la pantomime, le théâtre No…
Sauf que, quelque soit le nom qu’on veuille bien donner à cette sinistre mascarade, il n’en reste pas moins qu’elle n’est finalement que mensonge.

Les frêchiste ne sont pas vraiment virés et ils ne le seront jamais, autant en prendre son parti.

Je vous parlais de crédibilité tout à l’heure. Je constate qu’en fait ils s’en tapent les socialistes de la crédibilité…

Et après je m’étonne que tout le monde s’en foute…

*Étant moi-même un gros lard boiteux, je m’arroge le droit de le qualifier ainsi. Et si y’en n’a qui sont pas jouasse, c’est pareil.

mardi 9 février 2010

Questions, cogitation, hésitation… Le tout en 1063 mots.

Hier au soir je me suis couché avec une idée assez précise de ce que j’allais bien pouvoir déblatérer aujourd’hui. J’avais même noté quelques idées sur une page blanche (enfin un écran blanc si vous préférez), j’avais également glané quelques liens utiles histoire d’engranger des références… J’étais bien motivé et bien décidé à me rattraper de mon billet merdique d’hier. Si, il était merdique je le sais.

Et puis, comme toujours lorsqu’on prévoit les choses, et bien celles-ci en profitent pour ne pas se dérouler comme elles le devraient…

Sitôt levé, je parcours mon Reader pour jeter un œil sur les blogs. Le Coucou me tague pour une chaîne sur les Régionales et me demande de répondre à trois questions… Bon, je me dis que ça va me faire un billet pour plus tard et je mets son lien dans le dossier « futurs articles ».

Ensuite j’écoute les nouvelles et j’apprends que le sujet du jour, c’est le début de l’examen du nouveau projet de loi LOPPSI… Non, Loppsi ce n’est pas le nom de la mascotte de la coupe du monde de foot, c’est la Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure. Et figurez-vous que d’après I-Télé, le model à suivre, l’inspiration de cette loi, ce n’est ni plus ni moins que ma ville à moi… Nice la capitale de la vidéosurveillance, du couvre feu pour les gamins de 13 ans et accessoirement le fief de l’incultureux Estrosi…

Dans un coin de ma tête je me dis que cela va me faire encore un sujet sur lequel il va falloir que je planche. Pour cause, en tant que niçois, il y a des chances que mon avis intéresse quelqu’un… Sauf que pour un type qui ne sort que rarement de chez lui, et pratiquement jamais de son quartier, cela risque d’être un peu coton de vous pondre un truc bien concerné. Et puis en plus j’ai déjà parlé de tout ça il n’y a pas longtemps.

Il y a aussi le « séminaire » gouvernemental sensé clôturé le débat sur l’identité nationale… Une petite critique sous forme de raillerie serait sans doute la bienvenue. Expliquer le sang impur tout ça… Le drapeau tricolore aux frontons des écoles, un carnet citoyen… Bref, ces gens-là n’en peuvent plus d’essayer d’éteindre l’incendie qu’ils ont eux-mêmes allumé. C’est tellement pathétique que ça en devient presque dérisoire.

Ensuite, je m’en vais sur Là-bas.org dans le but d’écouter l’interview d’Howard Zinn. Un type que je ne connais pas, mais il parait qu’il dit des choses pas trop connes sur la société américaine. Et là, pas de bol, je tombe sur une envolée lyrique de Daniel Mermet qui me fait du mal à ma laïcité. J’aime bien Mermet, mais lorsqu’il se met à défendre le port du voile, là désolé, mes affinités révolutionnaires s’arrêtent. Cela m’a tellement dégouté que du coup j’ai laissé tomber le podcast et tant pis pour Howard Zinn.

Et me voilà devant vous, à essayer d’aligner quelques mots pour vous expliquer la confusion qui est la mienne en ce matin pluvieux (oui, en plus il pleut).

Tous ces sujets mériteraient que je les traite un par un, avec force conviction et argumentation… Mais là… J’ai pas envie. J’ai juste envie de vous raconter ce qui se passe dans la tête d’un blogueur, pour qui écrire est devenu une occupation journalière et qui ne trouve pas les mots parce qu’il a la flemme. La flemme, et aussi bien d’autres choses en tête… Du genre qui mériteraient elles aussi un beau billet bien chiadé. Mais bon, ça sera pour plus tard.

Allez ! Comme à un moment il faut bien choisir une sujet, on va se jeter à l’eau et répondre aux questions du Coucou :

—Voterez-vous lors de ces élections ? Merci de justifier votre réponse.
Bien sûr que je vais voter… Même s’il m’est arrivé de ne pas le faire par le passé, depuis que ma vie a pris un nouveau départ je n’ai raté aucun scrutin. Même si j’ai parfois l’impression de pisser dans un violon, je considère que voter est la condition sine qua none pour qui veut être un citoyen responsable. En plus, je vais vous le dire franchement, j’aurais bien du mal à vous parler de politique si je ne le faisais pas.

—Si oui, savez-vous déjà pour qui vous voteriez au premier tour ? Pourquoi ?
Oui je sais pour qui je vais voter. Ce sera pour la liste du Front de Gauche.
Pourquoi ? Et bien parce que pour moi les socialistes et les écologistes ne sont que des suppôts du libéralisme. Même si ma région est à gauche et est plutôt bien gérée (enfin je crois), le premier tour d’une élection, qu’elle quelle soit, c’est fait pour exprimer son avis et marquer des points dans le paysage politique national. Et puis je rappelle qu’il s’agit d’un scrutin à la proportionnelle donc, Front de Gauche.
J’ai pensé un temps voter pour le NPA, et puis depuis quelques mois mon enthousiasme s’est comment dire… érodé. Même si ce qu’ils défendent est peut-être plus proche encore de mes idées que ne l’est le FdG, je trouve que ça ne tient pas debout leur histoire… C’est mal géré et le cafouillage de la semaine dernière en est la démonstration, hélas évidente.

—Avez-vous une idée de vote pour le second tour?
Alors là, je vais peut-être en choquer quelques-uns mais il y a de grande chances pour que j’aille voter, oui, mais que je ne glisse aucun bulletin dans l’enveloppe.
En effet, je vous rappelle que j’ai fais le serment que les socialistes n’auraient plus jamais de chez jamais ma voix, et je compte bien respecter cette promesse. Alors j’irais voter, because voir la réponse numéro un, mais ce sera un vote blanc.
Et ce même si le FdG appelle à un report des voix suite à une alliance quelconque avec le PS.
Je sais, cela va paraitre incohérent à pas mal de monde, mais moi j’me comprends…

Voilà ! Vous savez tout. Ceusse qui tiennent des blogs et qui veulent s’emparer du sujet pour continuer la chaîne, ne vous gênez pas, celle-ci est ouverte à tous.

Et puis pour les autres trucs dont je vous ai parlé au début… Et bien on verra demain. Ou après-demain. Ou le jour d’après… Ou peut-être jamais, qui sait ?

jeudi 4 février 2010

Olivier, tu déconnes…

Bon, ce matin je ne vais pas me faire que des amis… Hier au soir, alors que je réfléchissais à mon billet d’aujourd’hui, je me disais comme ça : « Tien, demain tu ne vas pas y couper, il va bien falloir que tu te prononces sur ce foutu foulard… Et tu risques de ne pas te faire que des amis ! ». Oui, je me parle dans ma tête, c’est comme ça. Et il m’arrive même de le faire à voix haute, pour tout vous dire…

J’ai gambergé tant et plus à la façon dont j’allais aborder le sujet, au point d’en perdre une partie de mon sommeil, vous imaginez ! Mais bon, à un moment ou un autre, il faut bien se décider à prendre position. Alors je vais le dire cash, un peu comme on devrait arracher une dent : Je ne suis pas d’accord avec Olivier Besancenot.

Aïe ! Non Pseudo pas sur la tête !
Laisse-moi le temps de m’expliquer avant que de me sauter à la gorge !


Je ne suis pas d’accord avec la décision du NPA d’accepter parmi les colistiers pour les Régionales dans le Vaucluse une femme qui porte un foulard musulman sur la tête. Et je vais vous dire pourquoi. A mon sens, le port d’un signe religieux ostensible, voire ostentatoire, est incompatible avec le statut d’élu de la République. Voilà, c’est aussi simple que ça.

Mais ce qui m’a fait vraiment bondir, ce sont les déclarations sibyllines d’Olivier lorsqu’il fût s’agit d’expliquer la démarche du NPA. D’après lui, il n’y aurait pas de contradiction à être féministe, laïque, anticapitaliste et voilée !
Franchement, je ne sais pas quelle tournure d’esprit il faut avoir pour arriver à mettre tous ces adjectifs dans la même phrase et clore la liste en terminant par « voilée ». Non, là franchement je ne comprends pas…

Mais bon, ce n’est pas tant ça le problème. Le problème est que cette jeune femme ne pourra jamais, je dis bien jamais, siéger au Conseil Régional si jamais elle est élue, car c’est tout simplement illégal.

Alors la question que je me pose est la suivante. Sachant probablement cela, qu’elle ne pourra pas siéger, qu’elle est donc la stratégie du NPA dans cette affaire ? C’est quoi le plan ?
Flirter avec l’électorat des banlieues comme le dénonce l’espèce de grosse tanche de Marine Le Pen ? Faire de la provoc ? Se servir du ressentiment envers le débat sur l’identité nationale pour obligé le gouvernement à prendre une position inconfortable ? Mettre en péril la loi de 1905 comme veut le faire Sarkozy ?
Non là, franchement je ne vois pas…

Par contre ce que je vois c’est que le NPA vient de faire un énorme faux-pas stratégique. Une telle attitude, qui finalement et après réflexion ne peut être qu’électoraliste, ne grandit pas le parti révolutionnaire. Il risque même de lui faire perdre un nombre important de sympathisants qui, comme moi, sont assez à cheval sur la laïcité dans ce pays.

Donc voilà, c’est dit : Olivier, tu déconnes. Tu viens de faire une erreur en validant la candidature de cette demoiselle. A croire que, comme le soupçonne la droite, tu n’as vraiment pas l’intention d’avoir des élus aux conseils régionaux.

Ah ! Et puis pendant que j’y suis, je suis d’accord pour une fois avec Besson lorsqu’il a refusé d’accorder la nationalité à un salafiste qui enferme sa femme dans une capote géante.

Décidément, je m’aperçois qu’en fait, je viens de dire exactement ce que Titine Aubry a déclaré hier au soir dans la télé… Houla ! Il va falloir que je fasse gaffe moi…

jeudi 28 janvier 2010

J’emmerde les socialistes languedociens, Georges Frêche et Numéricâble !

Salut la compagnie !

Bon, je vous préviens tout de suite, je ne garantie pas que vous puissiez lire aujourd’hui ce que je suis en train d’écrire… Ben oui, j’ai pété un câble. Enfin, je veux dire qu’il y a mon câble qui déconne et que suis coupé de mon cordon ombilico-webéen.

En une semaine cela va faire deux fois, trois maintenant, que tout à coup c’est le schwartz complet… Plus de télé, plus de téléphone, plus de net. Bref, je suis coupé du monde.
Les deux premières fois c’était arrivé vers les midis, ce qui fait que je n’ai pas été trop handicapé. Mon billet du jour publié, il ne me restait qu’à piquer un petit roupillon et m’apercevoir quelques heures plus tard à mon réveil que les choses étaient revenues à la normal. Mais là, c’est à 08h30 que la coupure a eut lieu… Et je dois vous l’avouer, je n’aime pas ça.
Tout d’abord le silence. Pas de télé, ça veut dire pas de bruit de fond rassurant et pas d’images qui bougent en couleur. C’est déprimant. Heureusement que j’ai quelques albums dans mon ordi et que je peux me mettre en fond sonore du Portishead. Mais bon, c’est pas ça quand-même… Il me manque mon étrange lucarne.

Du coup, moi qui voulait pousser une gueulante contre cette merde immonde de Georges Frêche, et bien je me retrouve à discutailler de ma solitude soudaine et de l’angoisse quasi absolue que m’inflige cette situation.
Si mes souvenirs sont bons, je vous ai déjà pondu un texte sur le sujet. C’était si je ne m’abuse (putain de merde je peux même pas vérifier !), c’était vers les débuts du blog… Mai ou juin 2008, vers ces eaux-là. Si la connexion revient je vous glisserai un lien.

Alors oui… Georges Frêche…
Ce matin, c’était avant les Ténèbres, j’ai lu que cette bouse languedocienne avait encore fait des siennes en déclarant à propos de Laurent Fabius, je cite (de mémoire) : Si j’étais un électeur normand je ne voterais pas pour lui car il n’a pas l’air très catholique.
Dis comme ça, c’est vrai que ce genre de propos peut être soumis à la discussion. Par exemple, ce serait moi qui aurais dit ça en parlant de Monique, on aurait pu supposer que je faisais allusion à sa réputation de laïcarde acharnée (Ce n’est qu’un exemple, t’emballe pas Momo !).

Sauf qu’il ne s’agit pas de moi ni de ma copine Monique, mais bel et bien de Jojo le facho et de Fabius. Tout de suite, une fois que l’on sait d’où vient l’éructation et à qui elle est destinée, celle-ci prend alors un tout autre sens, et il n’est alors pas déraisonnable d’y voir une allusion antisémite de première classe.
Le genre de grosses insanités auxquels Georges Frêche nous a déjà habituées, hélas.

Mais bon, ce matin ce n’est pas tant les propos de Georges Frêche que l’attitude bienveillante du Parti Socialiste que je voulais vilipender (c’est joli ce mot, vilipender…).
Je me souviens du débat qui avait agité le parti lorsqu’il fut question de choisir la tête de liste pour les régionales… Le foin que les partisans du gros Jojo ont fait sur le net ! C’était énorme ! Ils allaient même jusqu’à parvenir à justifier tous ces « dérapages » verbaux en les vidant de leur sens premier, et en faisant de lui quasiment un saint homme. C’était écœurant.
Le pire, je crois, était l’argument massue qui consistait à dire que ne pas soutenir ce gros con, c’était se faire l’allier objectif de la droite ! Bouh les vilains traitres, qui veulent que la gauche perde la région ! Bouh les idéalistes qui refusent de voir la réalité en face ! Bouh !

Du coup du côté de la rue Solferino, les pontes du PS se démerdèrent pour valider sa candidature, sans la valider, tout en la validant. Bel exemple de pragmatisme politique diront les uns, ignominieux baissage de froc diront les autres, dont je suis (vous l’aurez deviné).

Alors j’ai lu que le PS allait de nouveau se réunir en commission pour statuer sur l’attitude qu’il va falloir adopter face à cette énième insanité… Je gage que ces abrutis vont nous pondre encore une fois une déclaration de principe, tout en faisant bien attention de ne pas fermer la porte à la fédération languedocienne. Bref, ils vont encore une fois faire preuve de la mollesse qui les caractérise.
Mais bon, en même temps ils l’ont déjà viré du parti, alors ça m’étonnerait qu’ils puissent lui faire un deuxième trou de balle comme dirait mon père… Non, ce qu’il faudrait c’est carrément dissoudre la fédération exclure ces militants.

Plus ça va, plus j’ai la haine envers ces gens… Je crois que, plus encore que les idées de droite, j’abomine ceux qui se disent de gauche et qui font fi des principes les plus élémentaires. Avoir des convictions et s’y tenir est pour moi éminemment respectable. Même si se sont des convictions de droite. Mais se dire de gauche et vouloir voter pour une merde pareille, c’est carrément au dessous de tout !

Mesdames et messieurs les socialistes de la région Languedoc-Roussillon, je vous chie dessus ! Vous n’êtes que des crétins !

Et puis pendant qu’on y est, j’emmerde aussi Numéricâble !

11h41 : Les Ténèbres se sont dissipés. Ouf !

mercredi 23 décembre 2009

Jean-François Copé court-circuite le débat sur la burqa

Jean-François Copé est un homme intelligent et ambitieux. Ça, il faudrait vraiment être aveugle, sourd et débile pour ne pas l’avoir remarqué et l’accepter. C’est pour cela que lorsque celui-ci fait une connerie, ou quelque chose qui ressemble à une connerie, il faut toujours se demander pourquoi il l’a faite. La meilleure des façons d’appréhender le gus est encore de se dire qu’il ne fait pas de connerie, jamais. Il avance ses pions, c’est tout.

Donc, demandons-nous pourquoi Monsieur Copé a décidé de court-circuiter la mission parlementaire chargée de se prononcer sur le port de la burqa en déclarant vouloir déposer dès janvier un projet de loi sur le sujet.

Une mission qu’il appela de ses vœux, rappelons-le. Enfin… Appeler de ses vœux n’est peut-être pas l’expression adéquate… Disons que par respect pour l’institution à laquelle il appartient, il ne pouvait faire autrement que de privilégier sa paroisse ainsi que son fonctionnement.

Sauf que la commission en question planche depuis six mois sur le sujet, et que probablement le Copé trouve que cela suffit. Deux hypothèses me viennent à l’esprit pour justifier de cette précipitation :

La première est que JF s’inquiète de ce qui peut ressortir des débats de cette commission. Peut-être qu’il considère que le procédé démocratique risque de ne pas aboutir à ce qu’il souhaite depuis le début, à savoir une loi forte interdisant le port du voile intégral aussi bien dans les lieux publics que dans la rue.
Il est vrai que le problème est complexe puisqu’il s’agit ni plus ni moins que de restreindre une liberté au nom de… la liberté. C’est kafkaïen comme dilemme. Et même, sans être spécialiste en droit constitutionnel j’aurais tendance à penser que la philosophie de nos différents textes fondateurs, tolérants par nature envers les croyants de tous poils, ne nous permettrait pas d’arriver à une telle extrémité.
Comme sur le sujet de la votation suisse, nous parvenons sur ce type de confrontations, aux limites de ce que la démocratie propose.

Ma deuxième hypothèse est que le Copé n’a pas agit seul comme la presse semble le dire, mais sur commande du grand patron et au nom de l’UMP toute entière…
Le but, endiguer la fuite d’une partie de son électorat que le débat sur l’identité nationale aura renvoyé vers ses premiers amours, à savoir l’extrême droite.
Et oui, c’est bien ça qui est marrant dans l’histoire. Sarkozy a voulu proposer un os à la frange nauséabonde qui compose sa piétaille de base, mais il n’aura réussit qu’à lui rappeler qu’après tout l’UMP n’est pas le FN… Les derniers sondages sont édifiants, la bête immonde que l’on croyait définitivement absorbée, digérée par Sarko, est en pleine renaissance depuis quelques mois. Et dans le contexte des régionales qui s’annoncent, il est hors de questions de partir à la bataille avec un FN à 10% comme cela semble se dessiner.
Donc, branle-bas de combat, hissez haut les couleurs, et montrons à ces peigne-culs que les Le Pen père et fille, ne sont pas les seuls à vouloir bouter le bougnoule hors nos murs.

Laquelle de ces deux hypothèse est la bonne ? Connaissant (un peu) la politique j’aurais tendance à dire les deux mon capitaine.

En attendant, la presse main-stream se focalise ce matin sur l’apparente contradiction du sieur Copé. Rien ne semble plus important que ça, relever le double langage et les postures ambigües… Pourtant, depuis le temps, ils devraient quand même savoir que ces politiques n’ont pas vraiment de figures, et que se faire prendre en flagrant délit de double langage ne leur fait plus ni chaud, ni froid. Seul compte l’ambition.

Et l’ambition du moment, c’est de faire perdre un maximum de régions à la gauche dans trois mois.