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lundi 22 mars 2010

Bravo !

04H12 du matin… A peine les yeux ouverts je me suis dit que ça commençait à bien faire ces réveils à la potron-minet de mes deux. C’est vrai quoi, en ce moment j’ai un cycle de sommeil complètement décalé, et je vous avoue que cela commence à me desservir plutôt que l’inverse…
Mais bon, le bon côté du truc, c’est que cela va me permettre d’écrire quelque chose avant que d’aller « bosser ». Car s’il est une journée où un blogueur se doit de pondre quelque chose de pertinent c’est bien aujourd’hui !

Donc, la nouvelle qui n’aura sans doute échappée à personne c’est bien l'adoption par la Chambre des représentants de la réforme audacieuse entreprise par Barack Obama concernant l'assurance maladie. Il y est arrivé le bougre de salopard !

Moi, franchement je dis bravo. Voilà plus d’un an que le porteur d’espoir, le sauveur du monde libre, a été porté au sommet de l’état US par une vague sans précédent de ferveur enthousiaste, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ne s’était pas révélé à la hauteur des espoirs du peuple américain.
Auréolé par un prix Nobel de la Paix plus que douteux avant même que de confirmer l’engagement de son pays dans deux guerres d’occupation, le Messie commençait sérieusement à décevoir son électorat. Et pas que, car je vous rappelle qu’ici en France, nombreux sont ceux qui cédèrent à l’Obamania, appelant de leurs vœux l’avènement d’un tel Etre pour présider à notre destiné… La question que tout le landerneau bien-pensant avait sur les lèvres était : « A quand un président noir en France ? »
La réponse, tout le monde la connait mais ne l’avouera jamais à haute voix, c’est : Jamais de chez jamais. Déjà qu’un juif c’est même pas sûr qu’il y arrive, alors un noir vous pensez bien ! (*)
N’oublions pas que notre bon pays compte, selon le résultat des régionales d’hier, plus de 17% de fachos, sans compter les umpistes déguisés qui n’en pensent pas moins.

Mais bon, faisant fi des réticences qui ont été les miennes depuis le début, je suis obligé de reconnaitre que sur ce coup-là le bellâtre de la Maison Blanche a fait très fort. Il a réussi à faire adopter une couverture maladie pour tous les américains qui n’ont pas les moyens de s’en payer une, et là je dis Bravo Monsieur Obama. Oui Bravo, car ce n’était pas évident de faire admettre à cette société libérale que la solidarité peut être institutionnelle et non-plus seulement caritative.
Les journaux titrent à l’envie sur le côté historique de l’événement, et pour une fois ils ne se trompent pas dans l’emploi du superlatif. Oui, c’est effectivement historique, et du coup je vais m’attabler et manger mon chapeau avec un filet de citron.

Moi l’Obama-sceptique je suis bien obligé de reconnaitre que le président américain s’est (pour une fois) montré à la hauteur.

Alors j’en connais qui ne vont pas se gêner pour me dire « Tu vois. Je te l’avais bien dis ! ».
Et bien je vais devoir les écouter et opiner de la tête. Je vais faire mon modeste, baisser les yeux et murmurer « Oui… Z’aviez raison… J’avais tord… (**)».

Allez ! Bonne journée à vous les canaillous ! Moi je vais aller me laver derrière les oreilles et raser ma barbe d’une semaine, car j’ai un projet à soutenir aujourd’hui ! Ben oui, y’en a qui « bossent » qu’est-ce que vous croyez ?


(*) C'est du deuxième degré, hein ! Déconnez pas, ne me prenez pas pour ce que je ne suis pas !
(**) Il ne lui reste plus qu’à interdire les armes, et là, promis, je me mettrais à y croire vraiment à votre messie !

vendredi 11 décembre 2009

Obama, Prix Nobel de la Novlangue

Vous le savez, je suis un Obama-sceptique de la première heure. Appelez ça de l’antiaméricanisme primaire si vous le voulez, mais le fait est qu’on ne me fera pas avaler qu’un Président américain, fut-il jeune et noir, fera autre chose de son mandat que de maintenir l’hégémonie de son pays.
Bien sûr, je connais quelques tiédeux qui me rétorqueront que comparé à Bush, Obama est une bénédiction pour son pays et la planète entière, et qu’il conviendrait de se réjouir, tout ça… Certes, mais c’est là un argument que je n’accepte plus, tellement je commence à en avoir marre de toujours n’avoir le choix qu’entre le pire et le moins pire. Donc, pour ma pomme et jusqu’à preuve du contraire, Obama reste un suppôt du capitalisme au service des intérêts privés de son pays. Point barre.

Comme je l’ai déjà dit, ici ou ailleurs, j’accepterais de mettre un bémol à ce jugement à l’emporte pièce, lorsque son projet de couverture maladie universelle sera accepter… Et encore, je ne suis pas sûr que le bémol soit si important que ça…

Donc je vous disais que je n’étais pas un grand fan d’Obama, et la mascarade à laquelle il s’est livré hier à Oslo ne va pas contribuée à me faire changer d’avis.

Lorsque le comité du même nom a décerné son Prix Nobel de la Paix au tout fraîchement élu président Américain, je me suis insurgé contre ce que j’ai appelé à l’époque un blanc-seing. En effet, je trouvais, et je trouve toujours, qu’un prix de ce genre est sensé être une récompense pour des actes. D’autres l’ont reçu comme telle, Aung San Suu Kyi ou Nelson Mandela pour ne citer qu’eux, et c’est pour moi dévaloriser gravement leurs actions que de donner cette récompense à un type qui n’avait encore rien fait pour la mériter.

Mais bon, cela n’a pas semblé choquer grand monde quand même. J’ai lu tout plein d’explications comme quoi il fallait voir ce prix comme une incitation plutôt qu’une récompense, que les prix Nobels de la Paix était avant tout des « hochets idéologiques »… Bref, rien de bien convainquant en ce qui me concerne.

Et mon scepticisme c’est trouvé confirmé lorsqu’Obama à annoncé la semaine dernière l’envoie de 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan. Un prix Nobel de la Paix qui fait la guerre, ça franchement, c’est un joli pied de nez à ceux qui pensaient que la carotte allait amadouer l’âne. Plus risible encore, est le fait que malgré ses efforts, il y a de grandes chances pour qu’il la perde cette guerre… mais bon, c’est là un autre sujet.

Donc hier, Barack Obama est allé chercher son prix à Oslo et s’est alors fendu d’un discours pour essayer de justifier sa position pour le moins inconfortable. Celle de l’usurpateur venu expliquer que les contradictions n’existent pas.

Pour ce bon Barack, «Les outils de guerre ont un rôle à jouer pour préserver la paix». C’est beau hein ?
En clair, cela veut dire que si je reçois aujourd’hui ce prix c’est parce que mon but est la paix en faisant la guerre… Ou bien c’est parce que je fais la guerre que je veux la paix… Euh, il n’y a pas de dichotomie entre le fait de faire la paix et la guerre en même temps… D’ailleurs la guerre c’est la paix. Voilà, c’est dit !

Argh ! Ca-y-est on y est ! De la pure et bonne novlangue des familles ! Ce bon Orwell doit se sentir tout émoustillé du fond de son caveau tellement le discours du président américain correspond mot pour mot aux dérives qu’il avait imaginé au sortir de la deuxième guerre mondiale !
Non mais sérieusement, vous imaginiez qu’un jour on récompenserait les politiques non-plus parce qu’ils font la paix mais par ce qu’ils sont des commander in chief ? Mais dans quel monde magnifique nous vivons je vous jure !

Blague à part, ce genre de déformation linguistique me donne des boutons. C’était déjà bien assez lamentable de décerner un prix à ce type, mais ça l’est encore plus de l’entendre se justifier de manière aussi éhontée.

Les américains semblent avoir fait leur cette devise latine latine qui dit « Si vis pacem para bellum »… Sauf que, et c’est là qu’on voit que les anglo-saxons sont de piètres latinistes, il semblerait qu’ils se soient un peu emmêlé les pinceaux dans la traduction de cet adage.
Et la traduction exacte qui est normalement « si tu veux la paix, prépare la guerre », est devenue par la grâce de je ne sais quel miracle novlanguien « si tu veux la paix, fait la guerre »…

C’est juste un verbe qui change… Mais apparemment un verbe n’est pas grand-chose aux yeux de monsieur Obama.

vendredi 9 octobre 2009

Bonjour l’escroquerie !

Non mais je le crois pas ! Barack Obama prix Nobel de la paix ? C’est une blague ou bien ?


Et bien non, cela n’en n’est pas une…

Il y a un an ce type n’était même pas encore président des États-Unis. Depuis janvier où il a accédé à son poste de Maitre du Monde, il ne s’est occuper que de son pays. Et on lui décerne le prix Nobel de la Paix ?
Non mais de qui se moque t’on ?

« Pour ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationales entre les peuples » Qu’ils disent…

Tu parles ! Il n'a rien branlé ce type ! Que des escrocs au comité Nobel !

samedi 25 juillet 2009

Obama et Dray m’énervent !

Bon d’accord. J’avais dis que j’irais à la plage ce matin, et je ne l’ai pas fait… Ça va quoi ! Vous n’allez pas m’en tenir rigueur quand-même ? Qu’est-ce que j’y peux moi si ce matin j’ai un mal de chien dès que je pose le pied par terre ? Hein ?

Oui… Je sais… Ça m’apprendra à aller faire le con sur les galets avant même que de pouvoir marcher normalement… Mais bon, ce n’est que partie remise. D’ici deux ou trois jours je remettrais ma patoune dans la flotte comme prévu !

Cela dit, le fait d’être resté à la maison me permet de réagir brièvement à l’actualité…
Ce matin, deux nouvelles ont retenues mon attention. Deux nouvelles en apparence sans lien entre elles mais qui cependant m’amènent au même questionnement. A savoir : La polémique américano-américaine autour d’une déclaration d’Obama, et les révélations autour des filouteries de Julien Dray.

Ok, je le reconnais, de prime abord, le lien entre les deux n’est pas évident. Mais ce n’est pas tant le rapport que ces deux infos peuvent avoir entre elles qui est important, mais plutôt la réaction commune qu’elles provoquent chez moi. A savoir, dans les deux cas j’ai envie de pousser une gueulante.

Aux States, ces ramollis du bulbe sont en train de se prendre la tête parce que leur Président Glorieusement Élu à eux a déclaré que les flics qui avaient arrêté un professeur noir qui tentait de rentrer chez lui, s’étaient comporté de façon stupide… Aussitôt les républicains et la faction des démocrates qui n’a pas digéré qu’un noir soit élu, lui saute sur le râble pour l’accuser de « raviver les tensions raciales » ! Non mais sérieusement, ils sont débiles ou quoi ?
Si Saint Barak avait été blanc et qu’il avait déclaré la même chose, est-ce qu’on aurait crié haro sur le baudet ? Non bien sûr… Tout est bon pour salir le black de la maison blanche. Et en plus ce con, il marche dans la combine et il fait ses excuses ! Décidément, noirs ou blancs, ces ricains sont toujours aussi crétins !

De même, chez nous en France, un éminent quadra aux dents longues c’est fait choper en train de piquer des sous dans la caisse… Et bien figurez-vous qu’à gauche il n’y en a pas un seul pour oser l’ouvrir et dénoncer cet état de fait ! C’est dingue !
Depuis ce matin, j’abreuve ma page Face Book d’articles concernant les lamentables magouilles de Julien Dray, et vous croyez que mes 73 « amis », tous estampillés de gauche, oseraient s’indigner publiquement ? Que nenni ! Ils font tous le canard !
Pour ma part, je suis de ceux qui ne supportent pas qu’un politique se laisse aller à une quelconque magouille financière. Pour moi, c’est de l’ordre de la haute trahison en temps de guerre et ça vaut au minimum dix ans de cabane ! Et j’aurais même tendance à me montrer encore plus impitoyables lorsqu’il s’agit de quelqu’un de gauche, soit quinze ans minimum !
Aussi, cette attitude qui consiste à ne faire aucun commentaire lorsque l’un des leurs se fait prendre, me débecte. On dirait que le plan Sarkozy qui consiste à vouloir dépénaliser les délits financiers est déjà inscrit dans le cortex cérébral de la population ! Alors qu’en fait, il s’agit pour l’homme ou la femme politique, du crime le plus grave qu’une personne élue puisse commettre.

Voilà ! C’était la gueulante du jour.

jeudi 2 avril 2009

Un G20 pour rien

Depuis le début de la semaine, tout le monde s’emballe autour de la réunion du G20 qui a lieu aujourd’hui à Londres.
Mouais… Moi je veux bien que les gens s’emballent si ça peut leur faire plaisir, mais j’ai bien peur qu’au sortir de ladite journée, l’emballement soit suivit d’une désillusion profonde.
Sur le papier, il est vrai que la promo événementielle est alléchante : Pensez-donc ! Les grands pontes vont se réunir pour trouver une solution à cette crise systémique globale qui fait transpirer les banquiers, frémir les politiques, et accessoirement fait licencier à tour de bras des millions de travailleurs de par le monde. Ils sont sensés faire en sorte que ce qui est en train d’arriver au système financier mondial, ne se reproduise plus jamais ! Ils sont sensés déterminer des solutions pour « moraliser » le capitalisme ! Merde ! C’est quand même pas rien !

Bon d’accord, vous avez bien senti l’ironie que j’ai essayé de mettre dans cette petite entrée en matière (sentie, l’avez-vous ?). L’ironie c’est ce que j’ai l’habitude d’employer lorsque je vois l’espoir que l’on essaye de nous inculquer alors même que tout nous démontre le contraire. L’ironie, c’est tout ce qui reste aux gens comme moi qui devinent très bien ce qui se passe derrière les communiqués et les postures individuelles… L’ironie, c’est également ce qui précède la colère. Mais ça, c’est un autre sujet…

Or donc, les vingt chefs d’état les plus riches, ou les plus influents, de la planète vont se réunir pour tenter d’apporter une solution à cette crise mondiale… Chacun arrive avec sa vision des événements, et chacun a sa solution. Bien évidemment, visions et solutions sont sensées se confronter, et il devrait logiquement en sortir un texte commun aux vingt protagonistes… Logiquement.
Sauf que déjà, on devine à travers les postures et les déclarations préliminaires des uns et des autres, que même si ils vont probablement arriver à s’entendre pour que rien ne change, cela risque de ne pas se faire sans heurs.

Pour exemple, prenons les deux stars de ce sommet : Je dis stars, mais c’est parce que je me situe d’un point de vue franchouillard… Parce que s’il le faut, du point de vue des chinois, il y a probablement une des deux qui n’est rien d’autre qu’une punaise malodorante… Bref, prenons l’exemple d’Obama et de notre Président à nous.
Outre les bons cent-dix-huit centimètres qui séparent les deux hommes, chacun d’eux a en fait à cœur de défendre son près carré et rien d’autre.
Le premier, tout encore auréolé d’une sainteté virginale, joue à merveille le rôle de celui-qui-veut-faire-en sorte-que-les-choses-aillent-mieux-pour-tout-le-monde, mais en fait ce qui lui importe c’est que le dollar continue à être la monnaie de référence du commerce mondial. Ça, c’est son objectif principal. Si jamais les acteurs économiques décident qu’il y en assez d’être assujetti à cette monnaie de singe, son pays va se retrouver ruiné dans les mois qui viennent et par là même un tas d’autres comme la Chine (qui possède la dette américaine, rappelons-le) et la plupart des pays anglo-saxons. De même, le plan de relance massif de son pays s’en trouverait complètement anéanti si jamais ce n’était plus lui qui commandait la planche à billet… Bref, Obama joue sa tête sur ce coup-là, mais aussi la tête des milliards de consommateurs de par le vaste monde libéral.
Le second, notre Président Sarkozy, lui il joue sur un tout autre registre. Ce qui lui importe ce ne sont pas de vagues questions d’ordre économique, non… Ce qui lui importe c’est sa réélection en 2012.
Vous trouvez que je vais vite en besogne ? Que je suis réducteur ? Pourtant pour moi cela me semble évident !
Vous croyez vraiment que le petit Nicolas il veut que les règles du jeu capitaliste changent ? Alors que ce même petit Nicolas voulait il n’y a pas si longtemps que nous vivions dans un France de propriétaires, que nous empruntions à tout va, que nous devenions des actionnaires ? Les gens ne changent pas, jamais, sachez-le. Ils peuvent à la rigueur évoluer, mais ce qui fait leur moi profond, lui ne change jamais. Aussi, je doute que notre PGE est beaucoup évolué en quelques mois… Non, ce qu’il veut notre président, c’est que les français arrêtent de défiler dans les rues tous les mois. Ce qu’il veut c’est que l’on arrête de séquestrer des patrons. Ce qu’il veut, c’est arrêter de voir sa tête promenée au bout d’une pique à longueur de journée… Il veut ça, et rien d’autre. Le système financier mondial, il s’en moque comme de ses premières talonnettes ! Si il gesticule et menace, c’est pour que le G20 ponde quelque-chose qui lui permette de pouvoir faire bonne figure dans les médias et remonter ainsi sa côte de popularité, rien d’autre… Car 2012, c’est pas si loin ! C’est dans trois ans…

Alors, franchement, je serais bien surpris que ce sommet arrive à faire changer les choses… On a cru, j’ai cru, pendant un temps que l’effondrement du château de carte allait permettre de voir l’avènement d’une nouvelle économie plus humaine. J’ai vraiment cru que les acteurs de cette économie se rendraient compte que lorsqu’un système s’écroule, c’est parce que ses bases sont pourries… J’ai vraiment cru que la logique évidente de cette constatation allait changer les choses…
Mais aujourd’hui, alors que tous ces chefs d’états se réunissent pour un simulacre de conseil de guerre, je m’aperçois qu’en fait, ils vont arriver à se mettre d’accord pour que le système perdure. Ils se demandent déjà comment ils vont pouvoir faire pour justement ne rien faire… Attendre que la bourrasque passe, et faire en sorte d’en tirer un profit malgré les dégâts. D’ailleurs, n’est-ce pas ce que l’on entend depuis des semaines par la voix des représentants de tous ces gouvernements ? N’est-ce pas ce que notre nain national nous a déclaré avec tant de conviction ? L’important ce n’est pas tant la crise elle-même, mais l’après-crise. « Nous nous en sortirons plus fort ! » qu’il a dit le psychopathe !
Dire cela, c’est déjà comme réciter un mantra de l’idéologie libérale… La naissance et la mort font parties du jeu, ce sont des choses de la vie. La naissance et la mort des entreprises sont donc également des choses de la vie… Et sur le terreau des emplois supprimés peuvent renaitre d’autres entreprises et d’autres emplois… C’est le cycle du carbone appliqué au monde du commerce.

Sauf que nous ne sommes pas QUE des atomes de carbones ! Nous sommes également des êtres humains, avec des vies individuelles… Mais ça, curieusement, ce n’est pas précisé dans le mantra.

vendredi 23 janvier 2009

Allez rame ma belle, rame !

Alors là ! Alors là qu’est-ce que je rigole ! Qu’est-ce que je me marre ! J’en ai les côtes qui se brisent tellement l’hilarité me prend ! C’en est trop ! J’en peux plus ! Stop !

Alors comme ça, Ségolène Royal fait de l’humour ? Et personne n’a rien compris à la blague ? Mais qu’on est con ! Non, c’est vrai, on est con…

Bon, je vais arrêter de me gondoler deux minutes et, si vous le voulez bien, on va revenir sur la petite histoire

Tout commence par une interview accordée par Ségolène Royal à un journaliste du Monde, Sylvain Cypel, lors de la cérémonie d’investiture de Barack Obama à Washington… Mais que faisait Mme royal en un tel lieu et en un tel moment, me direz-vous ? Et bien, elle faisait ni plus ni moins acte de présence et par là même ne perdait pas une occasion de communiquer. Pensez-donc ! Elle se trouvait être la seule personnalité politique française de premier plan à assister à cet événement planétaire, et entendait bien ainsi marquer sa différence… Il faut bien le reconnaitre, la Royal réussissait là un coup médiatique de premier ordre, lourd de symboles et de significations. Elle montrait son action inscrite dans le présent, proche de l’événement, et entendait également se démarquer du reste du Parti Socialiste coincé à Paris pour présenter ses vœux (Voir précédemment l’article « Martine présente ses vœux »).
Non, sérieusement c’était bien joué.

L’affaire se déroulait donc parfaitement et le plan-com battait son plein. Interviews pour la presse écrite, intervention en direct sur les chaines-info pour commenter les détails de l’investiture et faire quelques petites auto-promos de bon aloi… Tout cela marchait comme sur des roulettes jusqu’à ce qu’une petite déclaration de rien du tout, perdue dans un flot de commentaires dithyrambiques, vienne tout gâcher.
L’ex-candidate aux élections présidentielles déclarait que la cyber-campagne de Barack Obama, responsable pour une grande part de son élection, était directement inspirée de celle qu’elle avait elle-même mise en place en 2007 ! Les conseillers d’Obama seraient même venus exprès des States pour « copier » ses pratiques et les développer lors des élections américaines !

Mazette ! Rien que ça ? C’est énorme ! Rendez-vous compte mes amis ! Notre Ségolène à nous aurait été l’inspiratrice d’un des plus grands événements de ce début de siècle ! Cocorico !

Du coup, bien évidemment, l’affirmation étant tellement énorme le reste du plan-com passât un peu inaperçu… Les médias se jetèrent sur la déclaration et la curée commençât.
Comment ? Ségolène Royal se la pète en affirmant être à l’origine de la campagne de Barack Obama ? Mais pour qui se prend-elle ? Patati-patata… L’affaire fit grand bruit, notamment sur internet, les commentateurs se déchainèrent et raillèrent dans un bel ensemble l’attitude prétentieuse de la dame.

Pendant ce temps-là, la dame en question, Ségolène royal (zavez vu comme je suis poli ?), était loin de se rendre compte de tout ça. Elle poursuivait son petit voyage aux Etats-Unis, tranquillou-Marylou, probablement ravie d’elle-même et du sale coup qu’elle venait de faire à ses petits copains du Parti Socialiste. Jusqu’à ce qu’on l’avertisse du buzz que provoquaient ses déclarations dans le landerneau médiatico-politique français !

« Fuck ! » Se dit-elle en elle-même. « Va falloir que je rectifie un peu le tir, sinon je vais passer pour une cruche » ajouta-t-elle…
Ni une ni deux, la voilà qui se saisit de son plus beau stylo numérique et qui commence à rédiger une lettre destinée à rassurer ses partisans. Ladite lettre parait alors sur le site « Désir d’avenir », et explique en quelques mots que tout cela n’est qu’un malentendu, et que la dame avait voulu répondre à la question du journaliste de façon humoristique et ironique ! D’ailleurs, précise-t-elle, la question elle-même était « amicalement provocatrice ».

Alors-là, soudain on comprend tout ! Madame fait de l’humour, et nous pauvres commentateurs obnubilés par notre anti-ségolénisme primaire, nous n’avons rien compris à la blague ! On est vraiment très cons !
Pardon Madame de n’avoir pas su saisir la subtilité de votre propos. Veuillez excuser ce pauvre Sylvain Cypel, dont la stupidité crasse n’égale que son esprit mal tourné.
Vraiment Madame Royal, on s’excuse…

Sauf que, manque de bol pour vous, il n’y a pas que devant ce journaliste de la presse écrite que vous avez tenu de tels propos… Ben non ! Vous avez réitéré de belle manière sur l’antenne de BFM TV en direct live est devant des milliers de téléspectateurs. C’est con hein ?
La preuve en image (à 2mn20s) :


Segolene Royal en direct de Washington [2]
envoyé par segolene-royal-videos



La question que je me pose aujourd’hui, alors que les crampes provoquées par mon fou-rire se dissipent peu à peu, est la suivante :
Est-ce que les partisans de Dame Ségolène vont enfin comprendre que leur icône n’est qu’une bouffonne ?

Ça, c’est une putain de bonne question…

mardi 4 novembre 2008

Le bon choix

Et bien voilà, nous y sommes. Aujourd’hui les habitants des cinquante états unis d’Amérique vont peut-être élire pour la première fois dans leur (courte) histoire un président noir à la Maison Blanche.
Le jeu de mot peut prêter à sourire, mais il faut bien se rendre compte de ce que cela signifie pour ce pays qui, il a 40 ans seulement, abolissait ses dernières lois discriminatoires et racistes. Quelque-soient les critiques que l’on peut faire aux USA, on peut leur reconnaitre ce point : Ils savent progresser dans leur tête bien plus rapidement que nous en sommes capable.
Car aujourd’hui, demain, un candidat issu d’une minorité (13% de la population) sera surement à la tête du pays le plus puissant du monde. En serions-nous capables chez nous, en France ? Je suis sûr que non. Belle leçon donc, que nous ferions bien de méditer.
Alors je sais que depuis que Barack Obama a été désigné par les électeurs démocrates pour représenter son parti à ces élections, je n’ai pas été très optimiste quant au résultat de ces élections. Franchement, je ne pensais pas les ricains être en mesure de franchir ce pas décisif.


Pour faire court, je considère les USA comme un pays d’ignorants et de bigots qui ont l’arrogance de leur médiocrité intellectuelle, le culte de l’image, l’égocentrisme que confère l’inculture. Les américains veulent à leur tête quelqu’un qui leur ressemble. Et si celui-ci n’est qu’un ignare, du moment qu’il affiche une croyance indéfectible en Dieu et en l’Amérique, il n’y a pas de problème à ce qu’il soit président. Pour preuve, l’élection de Bush, qui par deux fois, remporta le pompon.
C'est-à-dire que pour un candidat, mélanger la géographie des continents par exemple, n’est pas un handicape en soi. Nous, en France nous nous esclaffons et nous indignons lorsqu’un responsable américain pense que l’Angleterre est un petit pays d’Europe à peine plus grand que l’Oregon, ou même que Zapatero est un dirigeant d’Amérique centrale… Là-bas, ce n’est pas grave puisque pratiquement tout le monde en sait aussi peu sur ce qui se passe au-delà des frontières. (Voir la vidéo symptomatique ci-dessous)



Et puis, il y a cette propension à mettre en exergue les destins personnels plutôt que les compétences intellectuelles. Un alcoolique repenti, un acteur, ou un ancien prisonnier de guerre aura plus de chance de se faire élire sur son simple parcours qu’un fonctionnaire compétant ou un diplomate aguerri. C’est comme ça là-bas, on aime les belles histoires de rédemption, de parcours difficile, de Born Again…
Il en découle, dans ce pays au système éducatif plus que défaillant, une espèce de méfiance envers ceux qui en savent plus que les autres. Pour un américain moyen, avoir une éducation universitaire, c’est la preuve que l’on est riche, et que l’on fait partie d’une élite minoritaire. Ce qui n’est pas faux en soi d’ailleurs, puisque pour poursuivre des études après l’équivalent du bac aux USA, il faut énormément d’argent…
Donc, selon ce que je viens de vous décrire, Obama, n’avait pas vraiment de chances contre McCain. C’était mon opinion jusqu’à ce que la crise financière et économique vienne frapper le monde. Depuis la débandade des banques et l’écroulement du rêve américain, la donne a quelque peu changée. Pour redresser le pays, les élites tant décriées, ils vont en avoir besoin ! Dans un pays où le culte de l’argent est tel, et étant donné les heures sombres que vivent les américains, les démocrates sont en meilleur position pour prendre la barre du navire.
Entre parenthèse, cela ne servira sans doute à rien. J’attire votre attention sur le dernier bulletin du think tank Europe2020, qui prévoit la mise en cessation de paiement des Etats Unis pour le milieu de l’année 2009… Pour info, ce même think tank nous avertissait dès février de la crise qui nous frappe actuellement.

En résumé donc, si Obama est élu cette nuit, se sera dû essentiellement à la crise financière. Voilà ce que je pense.
Reste cependant ce qu’on appelle l’effet Bradley, du nom de ce candidat au poste de gouverneur de Californie, noir, qui était la veille des élections crédité d’une large avance dans les sondages, et qui rata la marche au dernier moment… Dans le secret de l’isoloir, les électeurs laissèrent parler leur cœur, et leur cœur leur disait qu’il était hors de question d’élire un gouverneur noir. Pathétique. Irrationnel, mais en même temps tellement humain.

Ah ! Au fait, je m’aperçois que je ne vous ai pas dit où allait ma préférence dans cette élection… Dans l’intérêt des américains, j’espère que se sera Obama qui l’emportera, bien sûr ! Pour ce qui est du reste de la planète, franchement, je ne crois pas qu’il aura une grande différence. Si ce n’est que, peut-être, notre gouvernement aura plus de latitude pour emboiter le pas des USA dans sa conquête du monde… Mais on peut également espérer que les Etats Unis seront tellement obnubilés par leur propre situation, qu’ils en oublieront de se mêler des affaires des autres. On peut toujours rêver, ça ne coute rien…