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vendredi 2 avril 2010

Tous des autistes

Ce matin je me suis réveillé tard. Enfin tard… Six heures du mat, mais c’est tout de même tard pour moi.
J’étais là, à siroter mon café et à fumer ma clope matinale lorsque le monsieur dans la télé il a dit que c’était aujourd’hui la Journée Mondiale de l’Autisme.

Rien que ça.

La première chose que je me dis avec mes neurones embrumés, c’est que j’aimerais bien savoir comment on arrive à décider d’une journée « mondiale ». Ouais, ça j’aimerais bien le savoir…
« Mondiale », ça veut dire que c’est vraiment tout le monde entier de la planète entière qui c’est réveillé un beau matin pour s’apercevoir qu’ils étaient tous d’accord ?

Mouais… J’en doute... Parce que si c’était le cas, le jour de la Journée Mondiale de la Paix (le 21 septembre), les gens, tous les gens, s’arrêteraient de se taper sur la gueule pour de bon, non ? Et ce n’est pas le cas.
Donc j’imagine que les Journées Mondiales ne sont pas décidées par tout le monde. Alors pourquoi est-ce qu’ils disent « mondiale » dans ce cas ?
A partir de combien de pays d’accord entre eux est-ce qu’on commence à dire « Mondiale » ? Cinq ? Dix ? Vingt-huit ?
Et puis quels-sont ces pays ? Vous croyez qu’au Bengladesh ils font aussi la Journée Mondiale de L’Autisme ? Là aussi j’en doute.
Alors ça veut dire que peut-être les « Journées Mondiales » sont uniquement pour les pays riches ? Que les autres ils ont peut-être autre chose à penser en une journée comme celle-là ?

J’en étais là de mes réflexions, lorsque le monsieur dans la télé il a dit un truc qui m’a fait lever les yeux de mon mug de café. Il a dit qu’en 1990 il y avait un enfant sur 5000 qui était autiste, et qu’en 2010 il y en avait un pour 150…

Oui, vous avez bien lu, ça fait une augmentation de… (Je divise 5000 par 150…) Putain ! Ça fait 33 fois plus d’autistes en vingt ans ! C’est quoi ce bordel ? Qu’est-ce qu’il s’est passé en vingt ans pour qu’on en arrive à avoir 33 fois plus de débiles dans la population ?

Oui, ça va, Je sais… J’ai dis débile. Excusez-moi… Autiste ne veut pas forcément dire débile ni même simple d’esprit. Il s’agit en fait d’un trouble neurologique qui se soigne, ou presque. Autant pour moi donc.
D’ailleurs je suis bien placé pour le savoir puisque j’ai travaillé jadis avec ce genre d’enfants qui sont tous formidables… Sauf quand le gamin a une scie de 60 cm à la main et qu’il veut te la mettre en travers de la tronche. Là, tout à coup, le gamin devient moins sympathique… (Ben oui, ça m’est arrivé)

Mais bon, trente-trois fois plus d’autistes en vingt ans ! Vous vous rendez compte ?

Aussitôt la première chose que je me dis, c’est qu’il y a forcément une couille dans le potage avec ces chiffres. Je ne vois a priori aucune raison environnementale pour que la population d’autistes augmente de si importante façon… Bon, je sais que les grossesses tardives ont tendances à se généraliser ces temps-ci, mais cela ne suffit pas à expliquer une telle augmentation.
Et puis, cela ne fait que trois ans (presque) que Nicolas Sarkozy est président, donc cela ne pas être à cause de lui non-plus…
L’explication est peut-être que depuis vingt ans on s’est mis à appeler autisme des troubles qu’on n’appelait pas comme ça avant… Oui, c’est surement ça.

Tien d’ailleurs, si le Cazo passe par là, une petite explication propre à éclairer ma lanterne serait la bienvenue !

En tous cas, moi je me dis que s’il faut, on va tous devenir autistes d’ici cinquante ou cent ans… A moins que nous le soyons déjà et que nous ne le sachions pas ?

Ça expliquerait pas mal de chose, vous ne croyez pas ?

samedi 2 janvier 2010

Mon Crédo

Pour entamer cette nouvelle année 2010, je me disais comme ça, qu’il serait peut-être judicieux que je revienne sur ce qui fait quand même le pain quotidien de ce blog, à savoir les indignations, les interrogations et les positions du taulier.
C’est vrai quoi, cela va faire maintenant vingt mois que je m’échine à vous parler de politique, et vous seriez peut-être intéressé de savoir où je me situe exactement sur notre échiquier hexagonal…
Mais peut-être devrais-je commencer par le commencement et vous raconter pourquoi j’ai envie de vous parler de ça ce matin. Ok, on va faire ça.

Alors donc, voilà. Hier, je suis allé jeter un œil chez mon confrère Humeurs de Gauche, et je suis tombé sur ses vœux. Des vœux un peu particuliers puisqu’au lieu de souhaiter de bonnes choses à ceux qu’il aime, il a préféré en souhaiter de mauvaises à ceux qu’il n’aime pas.
Perso, je trouve la démarche intéressante, tout à fait en adéquation avec son auteur puisqu’elle se situe dans la résistance et la lutte. D’ailleurs, sont pseudo c’est Gauche de Combat, ce qui dit bien ce que cela veut dire…
Je dis « démarche intéressante », mais en fait c’est plus que ça, car son article m’a franchement fait marrer. Et ce qui m’a fait surtout rigoler, c’est de constater que parmi les cibles honnies de ses vœux il y avait notamment un blogueur dit de gauche. Marc Vasseur pour ne pas le nommer. Et aussitôt, que ce passe t’il ? Une partie de la blogosphère lui tombe alors sur le râble pour lui reprocher de taper sur un collègue ! Et pas n’importe qui, des pointures ! Des gens connus et respectés dans le milieu !
Et c’est donc face à cette volée de bois vert que m’est venue l’idée du présent billet…

De plus en plus de personnes viennent me visiter et je les en remercie. Cependant, je n’ai vraiment pas envie qu’il m’arrive la même chose qu’à GdC, c'est-à-dire que l’on vienne me reprocher mes positions politiques sous prétexte que parce qu’on est de gauche on doit forcément être d’accord avec tout ce qui se dit à gauche.

Alors soyez avertis, lectrices et lecteurs, que vous êtes ici sur un blog que la terminologie classique qualifierait d’extrême-gauche. A gauche de la gauche si l’on veut employer une expression plus contemporaine.

Vous l’aurez sans doute remarqué, le centre de gravité de notre paysage politique national s’est, depuis quelques années, sérieusement déplacé sur la droite. C’est un fait. Ainsi, par exemple les socialistes en sont venus à embrasser des deux bras le libéralisme, maquillant le tout sous l’appellation grotesque de sociale-démocratie.
En ce qui me concerne, même si le curseur de la balance a bougé, moi pas. Les méchants sont toujours situés à ma droite, et c’est donc avec tristesse que j’ai vu certains partis politiques glisser irrésistiblement de ce côté-là de mon idéologie personnelle.

Ainsi, ne vous étonnez pas si vous me voyez taper à bras raccourcis avec le même enthousiasme sur Ségolène Royal, Cécile Duflot ou Nicolas Sarkozy. Même si j’arrive quand même à faire la différence entre les trois, ils se situent en ce qui me concerne du mauvais côté de ma ligne de tir.
Car oui braves gens, je sais faire la différence entre l’UMP, le PS et les Verts ! Il y d’un côté le pire, et de l’autre les moins pires… Le seul point commun que je leur accorderais et d’être tous les trois non-conformes avec ce que j’aimerais que notre société devienne.
Donc, ne me dites pas que je fais l’amalgame UMPS, comme je me le suis fait reprocher il y a peu de temps, je sais très bien faire la différence entre les épinards, les endives et les blettes. L’important étant qu’il n’y en est pas dans ma cuisine.

Donc je résume, vous êtes ici sur un blog d’extrême-gauche assumée et non encartée. Je précise bien « non encartée » car c’est important. Tout au long de cette année vous me verrez m’en prendre aussi bien aux sinistres fachos qui nous gouvernent qu’aux tiédeux de la gauche bon teint. Je hais littéralement ce qui ressemble de près ou de loin à une religion. Je trouve que la CGT est un ramassis de vendus au grand capital. Je cautionne la violence comme moyen d’expression politique. Et je déteste les épinards, les endives et les blettes.

Suis-je bien clair ?
Bien, tant mieux… Mais bon, ne vous inquiétez pas, en dehors de ça je suis un type hyper sympa, sensible et relativement cultivé et vous allez voir qu’on va bien se marrer pendant cette année !

Allez ! Passez un bon weekend !

samedi 17 octobre 2009

De la trahison des idéaux

Il y a quelques temps je m’inquiétais auprès d’une amie de cette fâcheuse tendance à la trahison de leurs idéaux qui anime bon nombre de gens de gauche.
La liste est longue depuis deux ans et demi… Eric Besson (Premier d’entre les Premiers), Martin Hirsch, Fadela Amara, Bernard Kouchner, Jean-Pierre Jouyet, Jean-Marie Bockel…

Je m’interrogeais de savoir s’il existait dans l’histoire politique de notre pays des gens qui avaient fait le voyage en sens inverse… Et j’ai eu beau réfléchir, nous avons eu beau nous décarcasser la mémoire mon amie et moi, nous n’avons pas trouvé d’exemple de politiques qui au court de leur carrière seraient passés de la droite, vers la gauche…

Dans ce domaine, la trahison semble unilatérale…

Alors que nous faisions ce constat, mon amie me dit soudain :

-Ca fait flipper hein ?

Oui, ça fait flipper comme tu dis… Ca fait flipper, parce cette unilatéralité a quelque-chose de définitif. Comme si la logique voulait absolument que la sagesse conduise vers des idées de droite. Comme si cette unilatéralité désignait d’office qu’un camp valait forcément mieux qu’un autre et que le temps aidant, ces trahisons à répétition le démontraient…

Puis, au bout d’un moment plein de désarroi, je me suis souvenu d’un texte que j’avais écris il y a quelques mois… Un texte que je n’ai pas retrouvé, mais qui disait en substance ceci.

Être de gauche c’est réfléchir plus avant sur les faits qui font qu’une société fonctionne. Être de gauche, c’est avoir conscience que l’individu fait parti d’un tout. Être de gauche c’est avoir une conscience sociale. Être de gauche, c’est se préoccuper du bonheur des autres. Être de gauche, c’est s’obliger à participer à la vie collective même si cela empiète sur son petit bonheur égoïste. Être de gauche, c’est avoir le courage de s’attaquer aux sources des problèmes plutôt qu’à leurs conséquences. Être de gauche, c’est se battre encore et toujours contre les injustices. Être de gauche, cela demande des efforts… Des efforts constants et réguliers. Cela demande de la tolérance, de l’humanité, du respect…
Bref, être de gauche, c’est du boulot. C’est un combat.

Alors qu’être de droite c’est considérer que les autres peuvent et doivent se démerder sans l’appui des autres. Être de droite, c’est croire en la chance et au hasard qui fera forcément bien les choses pour la multitude. Être de droite, c’est penser d’abord à soi et à ses proches avant que de s’inquiéter du voisin de palier. Être de droite, c’est se considérer comme le centre d’un tout, et non-pas une partie d’un tout. Être de droite, c’est préférer rejeter qu’accepter. Être de droite, c’est laisser parler les instincts les plus basiques qui font la nature humaine. Être de droite, c’est accepter les inégalités comme une normalité…
Bref, être de droite c’est facile.

Alors j’ai compris que tous ces Besson, Kouchner, Amara, Bockel et autres Jouyet, n’avaient pas soudainement aperçu la lumière. J’ai compris que ces gens n’avaient pas réalisé combien la voie de droite était plus juste que celle de gauche… J’ai compris qu’ils avaient simplement choisi le côté obscure de la force. Ils avaient baissé les bras. Ils avaient choisi la facilité plutôt que le combat…

Voilà pourquoi, à mon sens, les désertions et les trahisons ne peuvent se produire que dans un sens et pas dans l’autre. Car, aussi vrai que la chair est faible, l’esprit l’est encore plus et les tentations sont grandes.

Ah oui ! Il me faut peut-être vous dire pourquoi j’ai pensé à ça en ce beau mais froid samedi qui s’annonce… Et bien c’est en écoutant la superbe chronique que François Morel a fait hier sur Inter… tout simplement.



lundi 12 octobre 2009

J’suis à la bourre

Lundi, 08H35, j’suis à la bourre.
J’suis à la bourre parce que j’avais prévu de vous parler de la signature d’accords entre la Turquie et l’Arménie et des implications que cela va avoir sur l’entrée de la Turquie dans l’union… Sauf que même si le sujet m’intéresse, je ne le maitrise pas forcément à fond, et que j’aurais quand-même besoin d’aller quérir quelques infos… bref, pas le temps.
Ben oui, il est maintenant 08H55 (je sais je n’écris pas vite), et si je commence à faire des recherches, à midi je suis encore là pencher sur mon clavier.
Et le problème vois-tu lecteur, c’est qu’il me faut également sortir de chez moi pour refaire le plein de tout.
Ben oui, le frigo est vide (enfin presque) et je n’ai plus de tabac (enfin presque aussi). Bref, comme il est absolument hors de question que je me bouge en plein cœur de l’après-midi, il va donc me falloir me laver, me raser (peut-être pas) et sortir faire des courses.

Bon, je pourrais me rabattre sur un sujet moins prenant et simplement balancer mon avis sur un truc comme ça en passant… Oui je pourrais.

Christine Lagarde qui veut bien aider à la réforme du capitalisme et rendre les banques responsables, mais qui refuse de supprimer les crédits revolvings ?
Ouais, ça pourrait le faire comme sujet… Sauf qu’en même temps, rien qu’en lisant l’énoncé de la question, on n’a pas besoin d’en dire plus. Surtout si l’on sait qu’en plus, elle n’est pas d’accord pour autoriser les actions de groupe (class actions in english), qui permettraient aux consommateurs entubés grave, d’avoir un peu plus de poids lorsqu’ils vont en justice.
Bref, là aussi on a l’impression qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil

David Douillet en tête des élections législatives à Poissy ? M’en tape, je ne suis pas pisciacais. Ouais ! C’est comme ça qu’on les appelle ! Des pisciacais et des pisciacaises ! C’est rigolo non ?

Bon… Qu’est-ce qu’il reste ? Parce que là il va être 09H16, et que logiquement si je veux être rentré pour midi, sachant qu’il me faut au moins vingt minutes pour prendre mon bain, une heure et quart, une heure et demi pour allez au supermarché, faire mes courses et revenir… On va dire deux heures pour le tout. Donc, il faut que je commence à décoller mes fesses de ma chaise à roulette d’ici 45 minutes. 35 maintenant.

Il a bien les émeutes à Poitier… Peut-on seulement appeler ça des émeutes ? Hein ? On pourrait aussi appeler ça des actions politiques décisives à l’encontre de cibles clairement authentifiées comme étant des représentations du capitalisme financier… Tout est une question de mots après tout.

Bon, plus que 20 minutes avant de lever mon cul. Faut encore que je trouve une photo de frigo vide pour illustrer mon billet, plus peut-être une de Lagarde ou Douillet…
Un conseil de lecture peut-être ? Ouais, il y a un truc que j’ai bien aimé ce weekend c’est cet article d’un blog que je ne connaissais pas, le blog de Gabale (dans ma blog liste depuis hier). Ça parle du rôle du blogueur ou de son non-rôle, comme on veut. Bref, c’est très intéressant et ça remet un peu en perspective ce que nous faisons, moi et quelques autres…

Voilà les zamis, il est 09H44 et je vais vous laisser pour aujourd’hui.

Je vous l’ai dis, j’suis à la bourre.

PS : Finalement j’ai pris mon frigo en photo. Comme ça, vous voyez bien pourquoi je ne peux m’attarder…

vendredi 28 août 2009

J’ai pas envie…

Pas trop envie d’écrire aujourd’hui… Enfin, c’est pas que j’ai pas envie, mais je n’ai pas de sujet qui m’inspire.
Pourtant, me direz-vous, ce n’est pas ça qui manque ! Oui, je sais… Mais j’ai pas envie.

Je pourrais… Je ne sais pas… Je pourrais continuer à taper sur le PS par exemple ? Ca serait facile et divertissant ! Mais j’ai pas envie.
Non, pour ça on va attendre de voir ce qu’il va se passer à la Rochelle. Parce que si je me souviens bien l’année dernière, il s’était passé tellement de trucs en un week-end qu’il était assez difficile de suivre. Un coup j’t’aime, un coup j’t’aime plus. Un coup j’déjeune avec toi, un coup j’te poignarde le soir venu… Bref, autant attendre lundi et faire un bilan global, sous peine de ressembler à la quotidienne de Secret Story.

Je pourrais vous parler de mon ami Philippe qu’est revenu de son périple océanique et qui a le mal de terre…
Je pourrais vous parler de cet employé de la banque LCL qui dénonce à la police un client sans-papier… Mais j’ai pas envie. De toute façon, Le coucou de Claviers le fait bien mieux que moi alors…
Je pourrais vous parler du calendrier des stages de formation à la désobéissance civile, mais Humeur de Gauche l’a déjà fait…
Je pourrais encore une fois m’exprimer sur le vide intersidéral que représente le Centre… Mais Rimbus l’a aussi déjà fait avant moi…
Je pourrais également vous faire une analyse poussée sur le discours de politique étrangère que Sarkozy a tenu devant nos ambassadeurs… Oui mais il y a déjà Juan de Sarkofrance qui vient d’un pondre un particulièrement chiadé alors…

Ou alors, je pourrais peut-être faire des liens comme me l’a conseillé le king of the blogs, Nicolas

Ouais ! Bonne idée ! On va faire ça !


Sauf que… Je sais pas si j’ai vraiment envie…

lundi 24 août 2009

Y’a un truc qui me turlupine…

Lors des dernières élections européennes, il y a un petit truc qui m’avait interpellé… Un petit truc sans réelle importance, si ce n’est (peut-être) qu’il risque encore une fois de me faire passer pour un naïf indécrottable.
Mais bon, la naïveté pouvant parfois passer pour de la fraîcheur, je me suis dit, à l’époque, qu’il faudrait peut-être que j’écrive quelques mots sur le sujet un jour ou j’aurais le temps…
Aussi, comme je ne savais pas comment attaquer la semaine, je me suis dit en moi-même : Vas-y mon Gwen, c’est le moment !

Alors je vous explique…

J’imagine que vous vous êtes déjà représenté l’échiquier politique français (ou l’échiquier politique tout court), dans votre tête, hein ? Et j’imagine également que l’on doit avoir plus ou moins la même représentation mentale…
Bon d’accord, c’est vrai que chacun a sa propre architecture neuronale et que celle-ci est fonction essentiellement d’un vécu particulier ; Mais globalement lorsque l’on veut se représenter un paysage politique nous utilisons tous comme image un plan horizontal scindé en deux.
Pour ma part, j’aime à me représenter la chose sous la forme d’un spectre. Un spectre lumineux, j’entends.
Ben oui, on parle bien de couleur politique, non ? Donc, pour moi, je trouve que représenter la palette des couleurs politiques qui vont de l’ultra-gauche à l’extrême-droite, sous la forme d’un spectre… Et bien ça le fait.

Bref. Donc, lorsqu’en juin dernier j’en étais à préparer un papier sur le fameux débat préélectoral (celui où Bayrou c’est fait laminer par Dany !), je me suis fendu d’un petit trombinoscope avec tous les invités. Naturellement, je n’ai pas disposé ces photos dans n’importe quel ordre. Je les ai rangé selon leur couleur politique, de l’extrême-gauche à l’extrême-droite, et ce dans le sens de la lecture, de gauche à droite et de haut en bas. Ca donnait ce que vous pouvez voir ci-contre.

Plus tard, lorsque les résultats furent connus, je me suis mis à rédiger un autre article pour les commenter. Bien évidemment, pour illustrer mon discours j’ai donc cherché une représentation graphique. Généralement c’est sous la forme d’un demi-camembert que l’on représente ces résultats. En l’occurrence, voilà ce que cela a donné au lendemain du 6 juin :

Vous ne trouvez pas que quelque-chose cloche ? Il n’y a pas un truc qui vous dérange ? Regardez bien le camembert et comparez-le avec mon trombinoscope …
Et oui, Cohn-Bendit ne se trouve pas à la bonne place !
Pour moi, dans ma représentation perso de l’échiquier politique Les verts, donc Cohn-Bendit, donc Europe écologie se situaient à la gauche du PS ! Alors que dans la représentation graphique des résultats, aussi bien au niveau de la France que sur l’échiquier européen, les écologistes se situent entre les socialistes et les centristes !

C’est là que j’imagine les lazzis et les quolibets de toutes sortes… Houuuu ! Ben alors le Gwen ! Tu savais pas ça ? Tu savais pas que les écolos pro-européens sont encore plus à droite que les sociaux-libéraux ? T’es plutôt nul comme commentateur politique !

Bon ça va ! Plutôt que de me balancer des vannes, vous feriez mieux de m’aider à comprendre !
Parce que depuis ce constat, je peux vous dire que ça a cogité dans ma petite cervelle ! J’ai cherché pourquoi MA représentation ne correspondait pas avec celle que les médias nous transmettaient… Et à ce jour, je dois bien vous avouer que je n’ai toujours pas de réponse.

Plusieurs éléments se sont ajoutés pendant que j’essayais de démêler ce sac de nœud… Lorsque j’ai fait mes recherches je suis tombé sur un article de Wikipédia relatif à l’Assemblée Nationale… Observez bien où se situent les électeurs « Radicaux, Citoyens & Verts » lors des législatives de 1997… Ils sont bien à la gauche du PS et juste avant les communistes !

De même si l’on regarde un autre article, toujours issu de l’encyclopédie en ligne qui parle de l’échiquier politique au sortir des élections législatives 2007, là encore les électeurs de Dominique Voynet sont toujours situés bien au chaud entre le PC et le PS…

Par contre, dans le graphique en dessous qui relate la composition à l’issue des mêmes élections, les écolos sous la dénomination non-inscrits se retrouvent entre le PS et le MoDem ! Et depuis, dans toutes les représentations que j’ai pu trouver, il en est ainsi !

Que c’est-il passé au lendemain de l’arrivée de Sarkozy au pouvoir ? Pourquoi les verts ne sont-ils plus considérés comme un parti de gauche mais de centre-gauche ?

Comme je vous l’ai dit plus haut, je n’ai pas la réponse… Mais apparemment il s’est passé quelque-chose. Les lignes politiques ont peut-être bougées (à l’insu de mon plein gré), ou bien c’est que quelqu’un, quelque-part à décidé de nous induire en erreur en bouleversant les schémas représentatifs dont les français ont l’habitude… A moins qu’il y ait une troisième explication que je n’arrive même pas à imaginer !

Alors, chers lecteurs (et lectrices), si par le plus grand des bonheurs vous avez, ne serait-ce que le début d’une explication à me fournir, je suis preneur !

Voilà, c’était la réflexion du début de semaine ! Bonne journée à vous !

lundi 27 juillet 2009

Se réjouir du malheur des autres…

La nouvelle du jour c’est bien évidemment le malaise vagal qui a terrassé notre PGE, honni soit son nom, dans la journée d’hier.
Comme cela arrive souvent, j’ai eu un métro de retard par rapport à l’événement, puisque je ne l’ai appris que tard dans la soirée. En effet, une fois n’est pas coutume, j’ai passé mon dimanche chez un ami, loin de ma télé et sans connexion internet. C’est donc à la faveur d’un zapping endiablé pour fuir les agressions publicitaires que je suis tombé sur l’info qui faisait la Une d’I-Télé.

Aussitôt ma première pensée fut : C’est bien fait pour sa gueule… Depuis le temps qu’on vous le dis : Le sport tue, mais pas assez apparemment !
Oui, je sais, ce n’est guère charitable comme pensée… Mais je n’y peux rien, c’est réellement celle qui m’a traversée l’esprit en premier.
Puis, aussitôt, mes vieux réflex judéo-chrétiens ont repris le dessus et m’ont fait culpabiliser… Non, sérieusement c’est pas bien Gwendal, tu ne devrais pas souhaiter de telles choses, même à ton pire ennemi… Bouh ! Vilain garçon !

J’en étais là de ma réflexion lorsque ce matin, je suis tombé sur un cortège de déclarations la plupart sonnant aussi faux que… je ne sais pas… Un truc qui sonne faux. Cette longue litanie de vœux de prompt rétablissement m’ont parus d’une hypocrisie achevée. Comme si toutes et tous c’étaient donné le mot pour prononcer les mêmes phrases, et faire preuve de la même compassion.
Pour tout vous dire, cette unanimité dans le pathos m’a alors fait revenir à mon sentiment premier. Appelez ça comme vous voulez, de l’esprit de contradiction par exemple, mais j’aime à me diriger dans le sens contraire de la pensée collective. Je trouve ça sain.

Aussi, ce matin, je tiens à proclamer haut et fort que le malaise vagal de l’autre tache me procure non pas un grand plaisir, mais une certaine satisfaction teintée de regrets.
C’est vrai quoi, je ne vais pas me mentir ou faire comme si ça me faisait de la peine, alors qu’en fait je suis content pour lui. Non ?
Donc, satisfaction il y a. Et en ce qui concerne les regrets, et bien ils concernent le fait que cet accident soit (apparemment) sans conséquences.
Voilà, c’est dit. J’ai bien conscience que ce n’est pas politiquement correcte, mais c’est ainsi.

Bon, maintenant que je me suis lâché et que j’ai dis ce que j’avais sur le cœur, je tiens quand même à mettre un bémol à ma déclaration… (Juste histoire de me protéger contre d’éventuelles foudres aussi célestes qu’Elyséennes). Il y a, à mon sens, une différence notable entre souhaiter du mal à quelqu’un et se réjouir d’un mal qui lui arrive par sa propre inconséquence. Car, franchement, faire du sport, à son âge et étant donné sa fonction et son hyperactivité, il ne faut pas être grand clerc pour deviner que ce genre de chose lui pendait au nez !
Peut-être que son médecin est un terroriste anarcho-autonome infiltré ? Allez savoir !

samedi 25 juillet 2009

Obama et Dray m’énervent !

Bon d’accord. J’avais dis que j’irais à la plage ce matin, et je ne l’ai pas fait… Ça va quoi ! Vous n’allez pas m’en tenir rigueur quand-même ? Qu’est-ce que j’y peux moi si ce matin j’ai un mal de chien dès que je pose le pied par terre ? Hein ?

Oui… Je sais… Ça m’apprendra à aller faire le con sur les galets avant même que de pouvoir marcher normalement… Mais bon, ce n’est que partie remise. D’ici deux ou trois jours je remettrais ma patoune dans la flotte comme prévu !

Cela dit, le fait d’être resté à la maison me permet de réagir brièvement à l’actualité…
Ce matin, deux nouvelles ont retenues mon attention. Deux nouvelles en apparence sans lien entre elles mais qui cependant m’amènent au même questionnement. A savoir : La polémique américano-américaine autour d’une déclaration d’Obama, et les révélations autour des filouteries de Julien Dray.

Ok, je le reconnais, de prime abord, le lien entre les deux n’est pas évident. Mais ce n’est pas tant le rapport que ces deux infos peuvent avoir entre elles qui est important, mais plutôt la réaction commune qu’elles provoquent chez moi. A savoir, dans les deux cas j’ai envie de pousser une gueulante.

Aux States, ces ramollis du bulbe sont en train de se prendre la tête parce que leur Président Glorieusement Élu à eux a déclaré que les flics qui avaient arrêté un professeur noir qui tentait de rentrer chez lui, s’étaient comporté de façon stupide… Aussitôt les républicains et la faction des démocrates qui n’a pas digéré qu’un noir soit élu, lui saute sur le râble pour l’accuser de « raviver les tensions raciales » ! Non mais sérieusement, ils sont débiles ou quoi ?
Si Saint Barak avait été blanc et qu’il avait déclaré la même chose, est-ce qu’on aurait crié haro sur le baudet ? Non bien sûr… Tout est bon pour salir le black de la maison blanche. Et en plus ce con, il marche dans la combine et il fait ses excuses ! Décidément, noirs ou blancs, ces ricains sont toujours aussi crétins !

De même, chez nous en France, un éminent quadra aux dents longues c’est fait choper en train de piquer des sous dans la caisse… Et bien figurez-vous qu’à gauche il n’y en a pas un seul pour oser l’ouvrir et dénoncer cet état de fait ! C’est dingue !
Depuis ce matin, j’abreuve ma page Face Book d’articles concernant les lamentables magouilles de Julien Dray, et vous croyez que mes 73 « amis », tous estampillés de gauche, oseraient s’indigner publiquement ? Que nenni ! Ils font tous le canard !
Pour ma part, je suis de ceux qui ne supportent pas qu’un politique se laisse aller à une quelconque magouille financière. Pour moi, c’est de l’ordre de la haute trahison en temps de guerre et ça vaut au minimum dix ans de cabane ! Et j’aurais même tendance à me montrer encore plus impitoyables lorsqu’il s’agit de quelqu’un de gauche, soit quinze ans minimum !
Aussi, cette attitude qui consiste à ne faire aucun commentaire lorsque l’un des leurs se fait prendre, me débecte. On dirait que le plan Sarkozy qui consiste à vouloir dépénaliser les délits financiers est déjà inscrit dans le cortex cérébral de la population ! Alors qu’en fait, il s’agit pour l’homme ou la femme politique, du crime le plus grave qu’une personne élue puisse commettre.

Voilà ! C’était la gueulante du jour.

jeudi 16 juillet 2009

« Le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

Bon, je sais que je me fais rare en ce moment… C’est vrai. Désolé. Mais c’est pas ma faute, c’est celle du temps.
Du temps qui passe et du temps qu’il fait… Et tout ça en même temps.
Le temps qui passe ce fait dans la douleur de la convalescence. Ma cheville prend tout son temps, elle aussi, pour se remettre de l’intervention… (En clair, j’ai un putain de mal !) Et le temps qu’il fait m’incite plus à la torpeur et à la déconnexion mentale.
Car je ne sais pas si vous vous en êtes rendu compte, mais c’est l’été et il fait chaud. Oh, ce n’est pas la canicule, loin de là, mais il faut que vous sachiez qu’au dessus d’une certaine température, j’ai la particularité d’avoir le cerveau qui passe en mode ralenti… Peut-être que les échanges thermiques sont prioritaires par rapport aux activités cérébrales ? Allez savoir…
Cela-dit, je réfléchis quand même un peu, et en ce moment il y a une chose qui m’interpelle un tantinet… Et comme souvent, lorsque je suis interpellé (un tantinet) et que la réponse ne me vient pas automatiquement, je décide de partager mon questionnement avec vous…

Dans le monde du travail, il y a une règle communément admise qui dit que quelque soit son mécontentement, le salarié ne doit en aucun cas s’en prendre à son outil de travail…
Mouais… Une règle, une règle… J’ai plutôt l’impression qu’il s’agit-là d’une pratique qui relève plus de la coutume que de la règle. Car, si je ne m’abuse, rien de tel n’est inscrit dans le code du travail.
Non, il s’agit plutôt d’une espèce de code de conduite, une pratique non-écrite, un pacte silencieux qui aurait été passé entre les travailleurs et les patrons, et ce depuis des temps immémoriaux…
Pour ma part, j’aurais tendance à penser que cette coutume est issue de la pensée libérale…
Ouais, je sais. Vous allez encore me dire que je fais une fixation en revenant toujours sur ce sujet. Ou bien, vous allez me faire remarquer que je suis décidemment bien naïf… Mais que voulez-vous ? Moi, pour ainsi dire, je débute dans le radicalisme. Je n’ai eu aucune éducation syndicale, encore moins révolutionnaire. En fait, je ne prends réellement conscience de ces choses que depuis deux ans et demi… Deux ans, neuf mois et vingt-six jours pour être précis. Mais bon, ce n’est pas le sujet.

Le sujet, c’est que depuis quelque temps on assiste à un raidissement (le mot est faible) dans les relations entre le salariat et le patronat. (Cliquez sur la carte pour accéder à une infographie sur l'ensemble des plans sociaux en France.)
Déjà, il y a quelques mois les salariés de Continental/ Clairoix ainsi que ceux de Sony et bien d’autres, séquestraient leur patron, franchissant ainsi un pas dans la lutte contre l’abus de plans sociaux. A l’époque, on s’interrogeait déjà sur cette pratique typiquement française. Les libéraux dénonçaient dans ce geste la main invisible de l’extrême gauche, accusant les salariés d’user de méthodes de gangsters. Les mêmes salariés eux, rétorquaient que leur violence n’était qu’une juste réponse aux abus de leur direction…
Bon, je préfère vous le dire tout de suite je suis plutôt d’accord avec ce genre d’action. Surtout si, au final, ça marche. Pour moi, il est parfaitement intolérable qu’une entreprise qui réalise des bénéfices licencie son personnel sous prétexte de vouloir faire perdurer les investissements de ses actionnaires. C’est comme ça, c’est une question de priorité. Mais j’y reviendrais plus tard…

Donc, après les « maintiens sur site » observés récemment, voilà qu’un degré supplémentaire vient d’être franchi dans la lutte, et pas un petit, puisque les salariés en viennent à menacer de faire sauter leur usine pour se faire entendre convenablement. En clair, la dernière arme qu’il reste à ces travailleurs, leur dernière cartouche en fait, c’est de s’en prendre à leur outil de travail.
Bon, je ne sais pas si vous vous rendez compte de ce que cela représente comme action… C’est grave. Et vous savez pourquoi c’est grave ? Et bien tout simplement parce que les salariés s’attaquent ni plus ni moins au seul droit de l’homme que les libéraux ont retenus dans la déclaration universelle (article II). Celui du droit à la propriété.
Et dans ce genre de cas, il ne s’agit plus de droit du travail. On entre carrément dans le pénal !

Pour ma part, cette montée en puissance de l’action du salariat est plutôt bon signe. Je ne veux pas faire l’apologie d’un quelconque crime ou délit, je dis simplement que je trouve légitime cette réaction… Car, face à la violence que représentent les licenciements massifs, les délocalisations sauvages, tout ça au nom du profit de quelques-uns, je pense qu’il est normal et juste de se défendre. Et ce, même si pour cela il faut se mettre en délicatesse avec la loi.
Un peu dans l’esprit d’insurrection que prônait la déclaration des droits de l’homme de 1793 (articles 33, 34, et 35), celle que l’on s’efforce de nous faire oublier…
La transgression de ce tabou libéral qui concerne le respect de l’outil de travail est un pas, à mes yeux, important vers une nouvelle relation salariat/patronat. Car, à mon sens, il est important que le patronat prenne enfin conscience de son rôle social. Rôle social qui, quoi qu’il arrive, doit toujours primer sur le rôle économique.
Mais bon, pour faire rentrer ce concept dans la tête du MEDEF, il y a encore du boulot !

Voilà ce que ces derniers événements m’inspirent en ce moment… Enfin, moi ce que j’en dis, c’est avec mes petits neurones fatigués par le temps que je déduis ces choses. Si vous trouvez que je me plante dans les grandes largeurs, n’hésitez surtout pas à m’en faire part. Votre contribution est indispensable !

mardi 30 juin 2009

5…4…3…2…1… Atterrissage !

Boudiou que c’est pas facile de reprendre le boulot ! Pendant quatre jours j’ai réussi à me déconnecté de la réalité, et maintenant que je suis de retour dans mon château fort, les douves remplies et la herse relevée, j’ai un peu de mal à reprendre le fil de mes activités bloguesques.

Pour l’instant, je me demande plutôt si je ne suis pas en train de me planter quand je dis que je me suis « déconnecté de la réalité »… Et si la réalité ce n’était pas plutôt ces quatre jours, et mon quotidien un putain de cauchemar ?
Bon, ce n’est peut-être pas le moment que je me prenne la tête avec des considérations hautement philosophiques… J’ai des heures de sommeil en retard et un tas de choses à faire dans les deux jours à venir, aussi je crains de manquer de neurones pour réfléchir à une question aussi complexe que celle-ci.

Mais bon, il faut quand-même que vous compreniez mon questionnement… Je m’absente pendant un temps infiniment court à l’échelle de ma vie et ridiculement insignifiant comparé à celle de la planète, et qu’est-ce que je découvre en arrivant chez moi ? Hein ?
Je découvre que le monde marche sur la tête. Ni plus ni moins.

Un vague chanteur pédophile au talent aussi discutable que sa moralité meurt, et c’est comme si la terre entière avait perdu le bien le plus précieux qu’elle est engendrée depuis des millénaires… Vous avouerez qu’il y a de quoi être perplexe, non ?
Aux Etats-Unis, un type de 70 balais, jadis encensé par ses pairs se voit condamné à 150 ans de prison pour avoir entrainé des milliers d’abrutis obnubilés par l’appât du gain… Comme si, en immolant ce pauvre vieux sur la place publique, cela pouvait absoudre la populace vociférante et la décharger de sa propre responsabilité…
Dans un bled paumé au nord de la France, une espèce de nazie bon teint est su le point de se faire élire sur une liste municipale, et tout à coup on en appelle au pacte républicain ! On décrète la mobilisation générale ! Comme si tout à coup il n’existait plus ni droite ni gauche, comme si tout à coup la politique n’était plus qu’un vaste mouvement populaire… Mouvement populaire, qui pour peut qu’il s’unisse, deviendrait, je ne sais pas moi, une espèce d’Union digne de gouverner la France… Une union où l’on pourrait voir un Mitterrand ministre dans un gouvernement de droite par exemple, ou encore un groupe comme PPR prendre la tête d’une croisade écologique… Un monde parfait, ou le paradoxe serait réalité et le rêve une obscure légende rétrograde.

Vous comprenez maintenant pourquoi, moi ce matin j’ai un peu de mal à me reconnecter avec ce monde ? Hein ?
C’est qu’il est quand même assez bizarre ce monde. En tous cas vachement compliqué, plein de fausseté, de mensonges, d’illusions…

Bon, je crois qu’il va me falloir quelques jours pour m’y habituer… Parce que pour l’instant, j’ai plutôt dans la tête des souvenirs de convivialité, de rires, de discussions sérieuses et légères à la fois, de bonheur… Bref, que des trucs qui ne ressemblent pas vraiment à ce que j’ai sous les yeux depuis ce matin.
A moins que… A moins que la réalité ce ne soit en fait qu’un mélange des deux rêves… Bon ! Je réfléchis encore à la chose et je vous tiens au courant ! Promis !

samedi 30 mai 2009

Déclaration et revenus

Ce matin, je me suis réveillé avec une impression bizarre. Une de ces impressions du genre à vous prendre la tête jusqu’à ce que vous ayez trouvé ce qui cloche… Vous voyez de quoi je veux parler ?
Bon, je vous rassure, ma prise de tête n’a pas duré très longtemps. En effet, il m’a suffit de consulté mon agenda, pour que les choses me reviennent tout d’un coup. Aujourd’hui, si l’on en croit la petite fenêtre qui s‘ouvre lorsque je promène ma souris dans le coin, en bas à droite, de mon écran, nous sommes le samedi 30 mai 2009.
Ça veut dire que nous sommes le lendemain du 29 et que dans deux jours on sera le 1er juin… « Oui, et alors ? » Me direz-vous.

Et alors, bande d’impatients, ça veut dire que pour la première fois de ma vie j’ai oublié d’envoyer ma déclaration de revenu. C’est ça que ça veut dire. La date limite d’envoi c’était hier, et bien que j’y ai pensé en filigrane pendant la journée, j’ai eu la grosse flemme de sortir de chez moi pour acheter un timbre et poster cette fichue déclaration. Déclaration qui, je le précise pour ceux qui douteraient de ma conscience citoyenne, était pourtant remplie depuis plusieures semaines !
Mais bon, ce n’est pas si grave… Et ce, pour deux raisons.

La première est que je vais pouvoir me rabattre sur le net pour le faire, et la seconde c’est que j’ai un peu de mal à imaginer comment l’Etat pourra bien me pénaliser en majorant de 10 % mes impôts sur le revenu, alors que depuis quelques années c’est toujours le même chiffre que j’inscris à l’encre noir : 0,00 €
Zéro, plus 10% de zéro, si mes notions de maths sont bonnes, ça fait toujours zéro.
Mais bon, on ne sait jamais. Ils seraient bien capables d’inventer un truc pas logique rien que pour m’emmerder… Donc il va falloir que je me coltine avec le serveur du gouvernement (www.impots.gouv.fr) dès que possible avant que celui-ci ne soit saturé, et remplir ainsi mon devoir…

Ça c’est ce que j’aurai dû faire hier. Bon, à la limite vous vous en fichez peut-être un peu, et je le comprendrais parfaitement. A moins que vous n’ayez oublié vous aussi de remplir et d’envoyer votre déclaration ! Auquel cas ce petit billet aura au moins eu le mérite de vous servir de pense-bête !

Le deuxième intérêt que recèle le fait d’être le 30 mai c’est que, comme je vous l’ai déjà dit plus haut, dans deux jours nous serons le 1er juin. Et le 1er juin, c’est la date de la mise en place du RSA.
Le RSA, ou Revenu de Solidarité Active, (Zavez vu ? Y zont même inventé un logo !) en ce qui me concerne c’est juste un changement de nom. Ça ne changera rien dans ma vie de tous les jours, sauf qu’on ne pourra plus dire que je suis un érémiste, mais un éréssiste (???). Par contre, d’après ce que proclame haut et fort notre gouvernement, ce nouveau « dispositif » est sensé favoriser le retour à l’emploi…
Bon, je ne vais pas me lancer dans un débinage systématique de cette mesure, ni même rappeler son caractère hautement improbable, je crois que tous mes lecteurs en ont suffisamment conscience. Je préciserai juste que, pour moi, cela permettra peut-être de mettre une petite noisette de beurre dans les épinards de certains, mais en même temps, c’est d’abord aussi et avant tout, une façon de les maintenir durablement dans la précarité en institutionnalisant la notion d’emploi à temps partiels. Ce gouvernement ne fait que transcrire dans les textes et la loi les désidératas du MEDEF, en transformant peu à peu notre société en un vivier de travailleurs usables et corvéables à merci. Mobilisables au premier coup de sifflet, et surtout, c’est le plus important, remerciables sur un deuxième coup de sifflet.
Encore quelques années de ce régime, et bientôt nos enfants auront bien assimilé qu’ils ne sont que des outils jetables, que la notion de métier n’existe plus, et qu’après tout c’est comme ça et on n’y peut rien…

Inutile de vous dire combien ce genre de projet me donne envie de gerber.

En parlant de ça, de l’envie de gerber, je voulais vous parler de la campagne de pub pour le RSA… Vous l’avez vu ? Franchement, si vous avez la télé, vous n’avez pas pu passer à côté, ce n’est pas possible ! Et si vous ne l’avez pas, et bien je vous mets juste après deux exemplaires de cette campagne, histoire que vous vous fassiez une opinion :

Spot TV rSa - Sylviane, assistante à la personne
par RevenudeSolidariteActive




Spot TV rSa - Marc, cariste
par RevenudeSolidariteActive



Je ne sais pas quelles sont vos impressions lorsque vous regardez ces deux spots, mais moi, la première chose que je me dis c’est que ces gens là n’ont vraiment, mais alors vraiment pas l’air d’être heureux ! Non mais vous avez vu leurs tronches ? Vous avez entendu le son pathétiquement tristounet de leurs voix ? On dirait que ces gens sont définitivement résignés de leur sort, et qu’ils sont malgré tout contents parce grâce au gouvernement, c’est moins pire même si ce n’est pas forcément mieux !
Bon, d’accord, lorsque l’on touche le RMI, il serait peut-être incongru de montrer des gens qui sautent de joie à l’idée de travailler plus pour gagner plus. Du genre « Youpi ! J’ai trouvé un boulot payé au smic et avec ça j’arrive à entretenir ma femme et mes deux gosses ! » Personne n’y croirait ! Parce que ce n’est tout simplement pas possible !
Et cette dame qui travaille trois après-midi par semaine… On n’aurait pas pu mettre en avant autre chose que son âge et sa solitude ? Je ne sais pas moi… le fait d’avoir un rôle social important en s’occupant des personnes âgées par exemple !

Lorsque je tombe sur ces publicités, je me demande sérieusement quel message les chantres de la communication élyséenne, ont bien voulu nous faire passer… Franchement, je me pose la question. Peut-être que sur ce coup-là, vous allez pouvoir m’aider, parce que je nage complètement.

Peut-être qu’ils ont absolument voulu faire « vrai » ? Peut-être que c’est pour ça qu’ils ont choisi des « vrais » gens ? (même s’il s’avère qu’au pour au moins l’un d’entre eux, ce soit plutôt un « vrai-faux » gens, comme le révèle cet article de Rue89)

A moins que cette campagne ne s’adresse en priorité aux dépressifs qui ont une carte d’électeur ? Allez savoir ? On ne sait jamais ! Ça pourrait être utile à une semaine des élections !

Allez ! Bon week-end quand même !

dimanche 26 avril 2009

Mauvaise humeur

Bon, on est dimanche… Et en plus de ça, il pleut… Enfin, pas vraiment, pas encore, mais le ciel est tellement gris de cette promesse que ça revient au même. Pas vraiment de quoi pavoiser ni de quoi envisager de passer la journée sous un angle autre que celui de la maux-rose-ité. Mais bon, la couleur du ciel n’y est pour rien… Elle vient juste clore cette semaine pas vraiment réjouissante par une couleur en adéquation avec la sensation du jour. On ne va pas lui en vouloir. Au ciel. C’est pas sa faute.
C’est juste que si Dieu existait, on pourrait commencer à imaginer tout un tas de desseins camouflés derrière des coïncidences et se dire que tout est écrit. Qu’il faut fermer sa gueule, parce que c’est ainsi que nos parents ont fait et que de toute façon on y peut rien. Et qui tu es d’abord pour vouloir faire autrement ? Tu crois que t’es trop bien pour ne pas vouloir faire comme tout le monde ? Tout se mérite en ce monde mon petit monsieur ! Y’a pas de raison que tu échappes à tes responsabilités ! Ouf ! Je m’égare un peu là…

Bref, j’ai pas la banane, ni la patate d’ailleurs. Aucun fruit, ni aucun légume ne saurait décrire l’humeur du jour… Pas même un animal (quoique...) ou encore une plante, rien de ce qui vit sur cette terre ne ressemble à l’humeur humaine. Et après tout, c’est peut-être aussi bien ainsi.

Je pourrais sans doute vous faire une liste longue comme le bras de tout ce qui ne va pas et concoure à cette humeur du jour. En commençant par cette nouvelle « encyclopédie » participative du nom de Métapédia… Un truc immonde que j’ai découvert il y a deux jours et qui me donne envie de vomir… J’imagine déjà les gosses, confondre avec Wikipédia et y puiser des infos révisionnistes et fascistes pour ensuite les recracher en tout bonne foi dans une rédac ou un devoir…

Puis, il y a ce reportage d’Arte sur les droits de l’homme à la sauce charia qui va certainement trouver un écho favorable dans les colonnes du site précité…

La loi sur le port des cagoules qui punit de trois ans de prisons qui oserait en porter une lors d’une manifestation… Super, si les touaregs veulent un jour revendiquer quelque-chose, ils sont pas dans la merde ! Un truc bien électoraliste à l’approche des européennes… Tien ! Les Européennes ! Parlons-en : J’sais même pas pour qui je vais voter… Quand je vois que tout ce qui nous vient de Bruxelles est teinté d’un néolibéralisme achevé, j’me demande si ça vaut bien le coup… Putain ! j’vais quand même pas voter De Villiers quand même !

Il y a aussi Monsieur Hulot à qui on a piqué sa pipe, Coco Chanel qui se retrouve privée d’affichage sous prétexte qu’elle fume dans son pieu, Gérald Dahan qui se voit exclu des antennes de France-Télévision parce que la pochette de son DVD montre une caricature de l’autre nain… Vous en voulez de la censure ? En voici en voilà ! Et la meilleure en plus ! Celle qui vient de l’intérieur (sans mauvais jeu de mot).

Y’a quoi encore… Les excuses (les deuxièmes) bidons de Ségolène Royal qui n’a pas compris qu’un bon coup de comm se doit d’être unique et que répéter ce genre de chose, c’est se voir entaché d’hypocrisie… Ou de nullitude, mais ça on le savait déjà.

Et je ne vous parlerais pas non-plus de ces milliers de travailleurs que l’on jette comme des malpropres, et que l’on crucifie parce qu’ils ont le culot de ne pas accepter leur sort en silence… Tout ce buzz devant un syndicaliste qui pette un câble et démonte une préfecture ! Et alors ? Il a bien fait moi j’vous l’dis ! Non mais ! On ne va pas se laisser sodomiser sans filer des coups de lattes quand même !

Bon, comme vous le voyez, j’ai pas mal de raisons pour ne pas apprécier ce dimanche… Je sais ! Je vous avais promis que je ne ferais pas de liste, mais que voulez-vous, je me dois quand même un peu d’argumenter mon propos… Je ne vais pas me contenter de vous balancer que ce fut une semaine de merde et vous laisser là à mariner dans votre jus. Ça ne se fait pas, et j’ai de l’éducation, merde !

Bon, il faut que je vous dise quand même : Il a un truc qui m’a fait plaisir à la toute fin de cette semaine pourrie. Vendredi soir, je me suis tordu de rire pendant deux heures en regardant le spectacle de Christophe Alévêque, « Debout ! » sur France 4.
Je me suis marrer tant et tant que j’ai décidé de vous en faire profiter un peu. C’est ce que j’appellerais en toute modestie : Ma contribution pour lutter contre les dimanches gris, le libéralisme, les démagos, les fachos, et les cons en général. Rien que ça.
Quand il s’agit de propager le cynisme, la mauvaise foi, l’humour noir et l’intelligence des mots, je ne m’en prive pas.
Alors dégustez, si vous le voulez bien, sans modération aucune, cette demi-heure que je vous propose. Vous verrez, après on se sent mieux !


Christophe Aleveque - Les moustiques
envoyé par BeeAwolF




Christophe Alévêque - Je suis angoissé
envoyé par Jack_Neylon

mercredi 15 avril 2009

L’emballage en folie

Au commencement était le chaos. Le bordel, le fatras, l’inorganisation si vous préférez.
Puis, vint le troc. Moyen efficace mais compliqué, pour que chacun puisse se procurer ce qui naturellement lui faisait défaut. Hélas, lors même que se pratiquait ces premiers échanges, on assistait déjà à un pratique malheureusement bien humaine, qui consistait à entuber son partenaire en lui faisant prendre des vessies pour des lanternes.

Puis, quelques nanosecondes plus tard sur l’échelle de l’évolution, on s’aperçut que l’établissement de conventions, telles que la monnaie ou bien les unités de mesures, facilitaient grandement les échanges entre les petits bouts de société qui vivaient de par le vaste monde… Ces conventions, avaient également comme vertu annoncée d’empêcher la grivèlerie (l’entubage si vous préférez). Et oui ! A partir du moment où la monnaie d’échange est sécurisée par la société, de même que les contenants, on réduit considérablement les dérapages des vendeurs indélicats, convenez-en ! Il ne reste alors qu’à celui-ci, que la possibilité de tricher que sur une seule chose : Le contenu.

Et puis nos sociétés ont grandies. Elles ont commencé à commercer avec d’autres sociétés et se sont alors trouvées confrontées au même problème ! Figurez-vous que le voisin d’à côté non content de parler une autre langue (le butor !) utilisait également une monnaie et des mesures complètement différentes ! C’est ballot quand même ! Tout était donc à refaire !

Et c’est à ce moment que quelqu’un inventa la Communauté Economique Européenne ! Tadaa ! La voilà la solution ! Ceux pour qui le commerce était devenu la raison de vivre décidèrent après la dernière guerre, que de taper sur le voisin n’était plus forcément la façon le plus lucrative de fonctionner… Et que, étant donné son image déplorable (génocides, Shoah et autres effets collatéraux), il était plus rentable pour l’instant de se concentrer sur la mise en place d’un marché commun. Marché commun, ça veut dire une monnaie commune, mais aussi un système de mesure commun.

La monnaie commune, nous l’avons eu le 1er janvier 2002. Mais, avant d’en arriver là, les scribouillards qui bossaient pour les marchands avaient déjà aplani un peu le marché… Dès 1975, une directive européenne imposa à tous ces membres d’utiliser les mêmes conditionnements quel que soit la marchandise vendue. Ainsi, le voyageur pouvait retrouver sa plaquette de beurre chez tous les épiciers du continent, conditionnée toujours de la même façon : 125g, 250g ou 500g.
Admettons-le, une fois n’est pas coutume, la directive allait dans le bon sens, celui du consommateur.

Puis, en 1999 une autre directive décida d’aller encore plus dans le sens du consommateur ! Il fut désormais obligatoire que figure sur les étiquettes le prix du produit ramené à l’unité de mesure… Riche idée s’il en est, car ainsi le consommateur, pour peu qu’il est une bonne paire de lunette, pouvait ainsi faire la démarche de comparer les prix s’il le souhaitait.

A ce propos, je me permets de vous poser la question : Vous arrive-t-il de les regarder ces prix au kilo ou au litre ? Et bien vous feriez bien… Car les usages commerciaux sont en train de changer. Avant, lorsque vous achetiez votre café par lot de deux, c’était dans le but d’économiser quelques centimes… Et bien, si vous ne faites pas gaffe, vous pouvez vous trouver grugés, parce que moi, mon café en lot de deux, il est 14% plus cher que si je l’achète à l’unité ! Et je suis sûr que Lavazza n’est pas le seul à agir ainsi, alors faites gaffe !

Bref, tout allait donc bien dans le meilleur des mondes de la consommation lorsque soudain, en 2007, certains « marchands » décidèrent qu’il fallait qu’on arrête de leur mettre les bâtons dans les roues. Ils s’appuyèrent donc sur une étude client vachement pointue à l’échelle européenne à laquelle 571 personnes répondirent. Oui vous avez bien lu, 571 personnes ont répondu à un sondage sur tout le continent pour dire que ça serait bien qu’on arrête de vendre les produits dans des emballages normalisés ! Parallèlement à cette étude (vachement pointue on l’a dit), ces mêmes « marchands » firent valoir un raisonnement fallacieux comme quoi, puisque la directive de 1999 imposait l’étiquetage du prix ramené à l’unité de mesure, celle-ci rendait donc celle de 1975 caduque ! Fallacieux certes, mais imparable !

Cette directive, la 2007/45/CE, est entrée en vigueur ce 11 avril 2009. Elle est destinée à : « favoriser la libre circulation dans le marché intérieur, en supprimant les obstacles potentiels à la compétitivité et en encourageant l’innovation et l’accès aux marchés ». Les « obstacles potentiels » étant, vous l’aurez compris, l’esprit critique du consommateur… Concrètement, demain vous pourrez trouver dans les rayons de votre supermarché des boites de petits pois de 388g ou bien des œufs par paquet de quatre !

Or donc, nous voilà revenu trente-quatre ans en arrière. Dorénavant, la bonne foi du vendeur n’est plus qu’un vœu pieux. C’est au consommateur de faire attention de ne pas se faire entuber, et non-plus au fabriquant-vendeur de faire preuve d’honnêteté… Sachez quand même que la directive ne s’applique pas immédiatement. Pour certains produits comme le lait, le beurre, les pâtes sèches et le café ce ne sera pas avant le 11 octobre 2012, et le 11 octobre 2013 pour le sucre… Cette même directive s’accompagne également d’une « petite » recommandation pour inciter les vendeurs à faire un « effort » quant à une meilleure présentation du prix à l’unité de mesure… Y sont sympas quand même ! Ça veut dire qu’on aura plus besoin d’une loupe pour les voir ?

Quand je pense qu’une des règles chères aux libéraux de tous poils est que l’action d’achat et de vente est sensée se passer dans un climat de confiance mutuelle, je me dis que le libéralisme, en tant que concept philosophique, n’est finalement qu’un ramassis d’hypocrisie. Tout est bon pour arnaquer, voler, entuber, flouer, griveler le consommateur… Et si celui-ci se fait empapaouté, il n’a qu’à s’en prendre à lui-même !
Et encore, je ne vous parle même pas de la surenchère sur les emballages que cela va créer ! Bonjour l’écologie !

Allez ! Je vous laisse pour aujourd’hui ! Je vous invite à jeter un coup d’œil à cet article qui m’a bien aidé, ou bien à celui-ci… Et je vous rappellerais sournoisement que le 7 juin, nous sommes sensé voté pour réélire ces messieurs-dames qui nous pondent des conneries pareilles !

Bonjour chez vous !

lundi 13 avril 2009

Les larmes de Tanit

Depuis quelques jours je garde dans un coin de ma tête une pensée triste mêlée de colère… Et de plein d’autres choses aussi. Une espèce de mélange inconfortable, brinqueballant, qui m’emmène valdinguer d’un côté et de l’autre du registre de mes émotions…
C’est confus. C’est méchant. C’est triste… Ca me donne envie de hurler, de pleurer, de foutre des beignes à pas mal de monde… Mais surtout de hurler et de pleurer face à ce qui n’est pour moi que de l’injustice.
Il n’est pas juste qu’une famille qui avait fait le choix, oh combien courageux, de ne pas suivre les mêmes routes que les autres, se retrouve non seulement endeuillée, mais également salie, insultée, trainée dans la boue par des moins que rien, des pisses-froids, des abrutis de premières, des débiles mentaux dotés d’un QI de bulot, des tristes sires à l’imaginaire atrophié… En somme, des imbéciles et des cons.

Moi, je voudrais vous parler d’une petite famille bien sympa qui avait un rêve. Celui de profiter un peu de cette planète avant qu’elle ne disparaisse. Une petite famille pleine d’amour et de projets pour leur enfant. Je voudrais vous parler de Cloé, Colin et de Florent…

Ils sont partis de Vannes un 26 juillet de l’année dernière, à bord d’un modeste voilier pour un périple autour du monde. Leur fière machine ne payait pas de mine mais elle avait l’avantage d’être sûre, solide et confortable. C’était un voilier taillé pour l’océan, le vrai. Celui qui ne fait pas de cadeaux, qui peut vous retourner comme une galette de sarrasin, mais qui, jour après jour, vous apporte également son lot de bonheur. Son nom, le Tanit.
Ils ont navigué au large du Portugal, franchis les colonnes d’Hercule, doublé Malte, la Sicile, Chypre… Ils ont fait escale en Egypte, franchi le Canal de Suez, se sont arrêté à Djibouti, Aden, Al Mukalla… Avant que de faire route au Sud, vers le Kenya…

Tout au long de leur périple, ils ont communiqué leur joies, leurs galères, leurs expériences à travers un blog : Le voyage de Tanit. Ils ont partagé leur bonheur. Ils ont reçu le soutien d’enfants des écoles émerveillés par l’aventure, les encouragements d’autres familles en voyage. Ils ont raconté l’appréhension qui était la leur alors qu’ils s’approchaient des eaux hasardeuses du Golfe d’Aden et des côtes de Somalie. Ils ont réfléchis, pesé les risques, opté pour une route discrète, bien au large des routes habituelles. Ils ont cru que l’allure débonnaire du Tanit, sa modestie autant affichée que réelle ainsi que le cap suivi allait les préserver des pirates… Mais ils se sont trompés.

Le 20 mars, le blog du Tanit publie son dernier message. On y parle encore de la traversée qui s’annonce… Et puis c’est fini. La suite vous la connaissez, je n’ai pas besoin (ni envie) de vous la raconter.

En France, alors que l’on était sans nouvelles de l’équipage, alors que d’obscure et de funestes événements se préparaient, les commentaires nauséabonds, les reproches, les critiques acerbes ont commencé à pleuvoir sur la famille. Une meute de crétins congénitaux qui ne comprennent rien à rien s’est abattue sur eux… Ils ont mis en doute leur choix de vie. Leur responsabilité de parents, d’hommes blancs… Que sais-je encore ?
Il y a même un connard qui a regretté que le blog ne soit pas monétisé, vu le nombre de visite qu’il recevait depuis la prise d’otage… Sinistres crétins. Rebus de l’humanité…
Ce matin encore je lisais quelques-unes de ces monstruosités, et j’en avais la nausée… J’avais envie de gerber sur ces philistins qui n’ont jamais tenu une barre de leur vie. J’avais envie de taper sur ces abrutis décérébrés qui n’envisagent rien de plus que leur petite vie de merde. Ce matin, j’avais envie de dire que je pensais à Florent, Chloé et à Colin…

Je me disais qu’ils avaient fait un choix qu’ils ne devaient en aucun cas regretter. Je me disais que la vie, parfois est injuste. Je me disais qu’il me tardait de pouvoir faire comme eux…
Je pensais au Tanit, ce fier petit navire, seul, abandonné par sa famille en deuil… Je me disais qu’il avait fait de son mieux, et que lui aussi il devait penser à sur son équipage perdu… Car, si je suis sûr que les humains n'ont pas d'âme, les bateaux eux en ont une, et ils savent pleurer sur les injustices de ce monde.


PS : Ce n’est pas la peine de laisser un commentaire si c’est pour faire comme la meute. Abstenez-vous, c’est mieux. Je risquerais de mal le prendre.