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samedi 21 août 2010

Sous le soleil...

Nicolas Sarkozy et son Premier ministre François Fillon sont restés pour un long tête-à-tête au fort de Brégançon après le départ des autres participants à la réunion, a indiqué une source proche du chef de l'Etat.
Cette réunion entre les deux hommes, qui a démarré vers 14 heures, se tient sur fond de rumeurs sur un éventuel départ du Premier ministre à l'occasion du grand remaniement prévu par l'Elysée à la rentrée. Et le possible remplacement de Fillon par l'actuelle garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie. (Libération du 21.08.10, source AFP)


Le Premier Ministre s’avança dans le patio, ses pas résonnant sur la pierre. Devant lui, au bord de la piscine, assis à une table de jardin en teck, se tenait le Président.
Celui-ci en short et torse nu, sirotait un verre de Cognac en fumant un Havane.

-Monsieur le Président...

-Assied toi François.

-Merci Monsieur le Président.

-Tu as mangé ?

-J’ai pris un sandwiche aux cuisines...

-‘Tain ! Je me suis fait péter la sous-ventrière moi ! Un tournedos Rossini de folie, avec des profiteroles en dessert... (Burpl !) Le tout arrosé d’un Gevrey-Chambertin de derrière les fagots...

-Ça devait être bon...

-A la fin Carlita était même un peu pompette ! Elle a dû aller faire une sieste dis-donc !

-Ah...

Le Chef de l’Etat reposa son verre et tira une longue bouffée de son cigare avant que de l’expulser en direction de son interlocuteur. A travers ses Ray bans, son regard s’attarda sur le visage du Premier Ministre.

-François, ne te vexe pas, mais je trouve que tu as une sale gueule.

-Le travail Monsieur le Président...

-Le travail mon cul ! Tu te négliges François. Regarde moi, bronzé comme c’est pas permis, je fais du sport, et pourtant moi aussi je travaille. Je dirige un pays je te le rappelle !

-Je sais bien...

-T’as qu’à faire des UV, je ne sais pas... Prend des pilules ou fait ce que tu veux mais t’as intérêt à avoir bonne mine à la rentrée !

Le Premier Ministre baissa la tête sans répondre. Il croisa et décroisa nerveusement ses jambes. Il essuya les paumes de ses mains sur son pantalon puis, ne sachant quoi en faire il les joignit en les posant sur ses genoux.

-Vous vouliez me voir en particulier Monsieur le Président ?

-Ouais. T’as bien fait diffuser le communiqué de presse ?

-Oui Monsieur le Président, votre message sur le rabotage des niches fiscales et la baisse des dépenses publiques a bien été transmis. Mais...

-Mais quoi ?

-Ca ne servira à rien, vous le savez ?

-Bien sûr que je le sais, qu’est-ce que tu crois ? C’est juste pour occuper ces connards de journaleux et faire gueuler la gauche. Ça les occupera au moins jusqu’à la fin de mes vacances !

Le Président joua un moment avec ses tongs avant que de se resservir un nouveau verre de cognac. Le Premier Ministre suivit chacun de ses gestes espérant un instant s’en voir offrir... En pure perte.

-Ce n’est pas ce que je voulais dire Monsieur le Président... Je parlais de...

-Et bien ? Crache-là ta Valda bordel !

-Les gens vont vite s’apercevoir que supprimer des niches fiscales, c'est-à-dire des exonérations d’impôts, ça revient au même que si vous les augmentiez...

-Tu crois ?

-Ben oui...

-Qui ?

-Comment ça qui ?

-Je te demande qui s’en apercevra ?

-Et bien les électeurs...

-T’inquiète François, ça fait des années qu’on leur fait croire que ne pas gagner de l’argent c’est la même chose qu’en perdre, alors crois-moi si je te dis que leur faire avaler une telle couleuvre c’est de la petite bière !

-Vous croyez vraiment ?

-Mais oui puisque je te le dis... J’ai Louvrier qui bosse à fond là-dessus avec Endemol. Allez détend toi et fais ton boulot, c’est tout ce qu’on te demande. Les soucis, c’est pour moi, dit-il en se grattant l’entrejambe.

-D’accord... répondit le Premier Ministre. Vous vouliez que nous discutions d’autres choses ?

-Euh non, je t’ai fait appeler juste pour dire qu’on bosse un peu ensemble c’est tout. Ça va faire baver les baveux, et avec la rumeur de remaniement que j’ai lancé, ces cons vont avoir de quoi s’occuper.

-Ah oui, la rumeur...

-Ooohhh mais c’est qu’il a la pétoche le François ! T’as peur que je te vire pour de bon, c’est ça ?

Le Premier Ministre se redressa sur sa chaise, prit une grande respiration et murmura.

-En fait j’espérais que vous le fassiez...

-Tu rigoles ou quoi ? Tu es le meilleur d’entre nous tu le sais bien. Tu occupes un poste clef, rigola t’il, pile poil entre le marteau et moi !

-Oui mais là, je commence à fatiguer... Vous ne pourriez vraiment pas prendre quelqu’un d’autre pour finir le quinquennat ?

-Qui ? Tous les autres, z’ont les dents qui rayent le parquet. Toi, tu n’as aucun charisme, aucune ambition Avec toi j’suis tranquille !

-Monsieur le Président je ne vous permets pas...

- Oh, fais pas ton méchant François, ça ne te va pas. Tu as toujours été un looser utile et tu le resteras jusqu’à ce que j’en aie fini avec toi. Tien, je vais être sympa, si tu veux je te promets que pour le prochain quinquennat je prendrais quelqu’un d’autre. Ça te va ?

Le Premier Ministre baissa la tête, vaincu devant la détermination de son interlocuteur.

-Bien... C’est tout ? Je peux y aller ?

Le président consulta sa Rolex.

-Ouais, vas-y. Là ça fait une demi-heure, c’est suffisant pour donner du grain à moudre à ces crétins.

Le Premier Ministre se leva, jeta un dernier regard sur le Président et quitta le patio sans un mot.
Resté seul, le Président jeta un long regard sur le bout incandescent de son cigare et murmura :

-J’irais bien piquer une tête moi...

vendredi 6 août 2010

Plan de bataille

Le Président
Le chambellan écarta les deux vantaux de la porte du bureau, et s’effaça pour laisser passer le Conseiller.

- Vous m’avez fait demander Monsieur le Président ?

- Oui mon petit Franck, asseyez-vous.

Le Conseiller se dirigea à petits pas rapide vers le fauteuil que lui désignait l’illustre personnage, et s’assit du bout des fesses. Les jambes serrées, les mains jointes, il attendit que le Président daigne s’intéresser de nouveau à lui.

Au bout d’un moment, le Président éteignit sa console, la rangea dans le tiroir de son bureau, et leva alors les yeux vers son interlocuteur.

- Franck, je vais avoir besoin de vos talents en matière de communication...

- Ça tombe bien, l’interrompit son conseiller, c’est pour ça que vous me payez !

La mâchoire du Président se crispa et un tic nerveux agita son épaule droite. La désinvolture avec laquelle son Conseiller prenait leur relation ne cessait de l’irriter... Mais le bougre était balaise dans son domaine, et le Président aurait eut du mal à s’en passer. Il faisait donc avec, mais cela lui en coûtait visiblement.

- Franck, vous avez eu beau faire, mais mon message et les mesures que j’ai prises à Grenoble ne sont pas suffisamment relayés dans les médias. Je vous rappelle tout de même que si je me suis pointer chez les ploucs au lieu de partir en vacance avec Carlita, c’était sur vous conseils et afin de faire oublier les conneries de cet abruti de Woerth.

- Monsieur le...

- Ta gueule, j’ai pas fini !

Le visage du conseiller devint livide et les paumes de ses mains commencèrent à devenir moites.
Satisfait de son effet, le Président repris sur un ton plus calme.

- Alors c’est bien simple, vous allez vous sortir les doigts du cul et faire votre boulot. D’ici la fin des vacances j’exige que chaque Français n’ait qu’une chose en tête, la trouille des immigrés. Vous vous démerdez comme vous voulez, mais je veux qu’ils chient dans leurs frocs ! Est-ce que vous m’avez compris ?

- Oui Monsieur le Président...

- Parfait. Donc, je vous écoute.

-Heu... je vous demande pardon...

- Je vous écoute. Qu’est-ce que vous me proposez comme plan d’action ? Et magnez-vous parce que j’ai un massage dans cinq minutes.

-Hum... Et bien je pense que nous pourrions lancer une campagne médiatique de grande ampleur...

-Bien. Ensuite ?

- Reprendre les fondamentaux, envoyer les hommes au feu et distiller un message anxiogène et répétitif...

Le Conseiller
Au fur et à mesure que son cerveau se mettait en branle, le visage du Conseiller reprenait des couleurs. Ses mains s’agitaient dans les airs comme si elles dessinaient des plans imaginaires. Un début d’érection commença à se faire sentir au creux de son pantalon.

- Nous pourrions, par exemple, nous appuyer sur un sondage et démontrer, chiffres à l’appui, que les Français supportent massivement votre politique. Si on leur dit que c’est ce qu’ils veulent, ces cons croiront que c’est vrai et...

- Vous allez faire comment pour bidouiller les chiffres ? Je sais bien que la plupart des instituts de sondage bossent pour nous, mais là il faudra quand même qu’ils fassent un gros effort...

- Heu... J’avais pensé demander à Laurence...

- Parisot ? Ouais, bien vu. Cette connasse ne pourra pas refuser. Si elle se fait tirer l’oreille, dites-lui bien qu’elle n’a pas le choix. C’est ça ou bien sa réforme des retraites passe à la trappe.

Le Conseiller qui maintenant bandait comme un serf, se trémoussa de plus belle lorsque le Président repris.

- Qu’elle se démerde comme elle veut, mais je veux du lourd cette fois-ci. Pas un petit sondage à la mord-moi-le-nœud avec des petites tendances de tapettes. Je veux un plébiscite !

Le Conseiller nota nerveusement sur son bloc.

- Un plé-bi-sci-te, très bien Monsieur le Président. Donc, si je vous suis bien, cette fois-ci on sort la grosse artillerie... Propagande intensive et désinformation... Mais...

- Mais quoi ?

- Vous ne craigniez pas que les médias ne trouvent la ficelle un peu grosse ?

Les boucs émissaires
-Ça mon petit Franck, c’est votre boulot. Et ne comptez pas sur moi pour le faire à votre place. Vous me muselez tout ça. Je veux du carré, de l’unanime. Et le premier qui me chie dans les bottes, vous me le clouez au mur. Est-ce que je me fais bien comprendre ?

- Oui Monsieur le Président. Cependant, si je puis me permettre, on ne maitrise pas encore très bien la blogosphère.

- La quoi ?

- La blogosphère Monsieur le Président. Les blogs. Même si les médias mainstream nous suivent sur ce coup, je doute que les blogs d’opposition se laissent bananer de la même façon...

-Putain ! Font chier ces gauchistes de merde ! Vous croyez qu’il y en aura d’assez intelligents pour démonter le truc ?

- C’est fort probable Monsieur le Président.

- Bon, pour l’instant on ne peut rien faire tant que la loi sur Internet n’est pas passée... En même temps, la grande majorité de mes électeurs n’ont pas internet, donc on va les ignorer et puis c’est tout. Mais vous me gardez un œil sur tout ça au cas où...

- Je mets le Renseignement Intérieur sur le coup ?

- Ils le sont déjà.

- Ah ? Bien...

Le Président se leva, signifiant ainsi à son interlocuteur que la réunion était terminée.

- Franck, je compte sur vous, ne me décevez pas. Je veux que vous vous défonciez sur ce coup-là.

- Comptez sur moi Monsieur le Président.

Le Conseiller en Communication de l’Elysée s’apprêtait à sortir du bureau présidentiel, lorsque la voix du Président se fit de nouveau entendre.

-Ah, Franck, avant de vous mettre au boulot faite moi plaisir...

- Tout ce que vous voulez Monsieur le Président !

- Changez de futal voulez-vous ?

Le Conseiller baissa les yeux, et aperçut la tâche qui auréolait le devant de son pantalon. Le rouge aux joues, il cacha l’objet de sa honte avec son porte document et sortit.

Resté seul, le Président se fendit d’un petit sourire carnassier. Ce Franck avait beau être une tête à claques, on ne pouvait pas dire de lui qu’il n’aimait pas son métier. Ça non...

mardi 27 juillet 2010

Gueulante en sous-sol

La lourde porte d’acier glissa silencieusement sur son rail soigneusement huilé, et le général trois étoiles s’effaça pour laisser entrer notre personnage.
Celui-ci s’avance alors dans le couloir d’accès à la salle de commandement, faisant claquer ses talonnettes sur le sol de béton.
Il jeta un regard nerveux au planton qui lui présentait les armes.

Il n’avait jamais aimé les militaires... Depuis son service il les avait en horreur. Il avait subi tant de railleries de leur part, sur ses origines bourgeoises, sur sa taille, qu’il s’était promit qu’un jour ou l’autre il se vengerait. D’ailleurs, depuis son accession au pouvoir, il n’avait pas raté une occasion de le faire.
Et cette fois encore, de savoir qu’il allait pouvoir passer un savon à cette tripotée de galonnés la faisait presque bander.

Il entra dans la salle et s’assit sans un regard aux six officiers qui faisaient cercle autour de la table. Volontairement il laissa s’écouler quelques secondes avant que d’inviter son auditoire à s’assoir.

-Messieurs, je vous écoute. Dit-il d’un ton exagérément sévère, alors qu’un tic nerveux agitait son épaule droite.

Un des officiers, un amiral, s’éclaircit la voix avant que de prendre la parole d’un ton monocorde.

-Monsieur le Président, l’opération Sauterelle Bondissante, que nous avons engagé sur le territoire Malien dans la journée du 22 ...

-Qu’est-ce que vous avez foutu bordel ! L’interrompit le Président.

L’officier de marine lui jeta un regard incrédule. Il respira un grand coup et s’apprêtait à reprendre son exposé lorsque le chef de l’état l’interrompit de nouveau.

-Je vous le demande, qu’est-ce que vous avez bien pu branler pour que cette opération merde à ce point !

-Monsieur le Président...

-Non mais, c’était pourtant pas compliqué ce que je vous demandais ! Vous deviez me ramener ce connard en bon état, pile poil avant la rentrée sociale histoire de remonter ma cote auprès de l’opinion. Et vous, non seulement vous n’arrivez pas à le trouver, mais en plus cet abruti se fait buter dans la foulée.

-Monsieur le Président, nos renseignements...

-Vos renseignements, Amiral, c’était de la merde !

Un Général d’infanterie, un vieux briscard qui en avait vu d’autre, se lança à la rescousse de son collègue.

-C’est toujours pareil avec ces autochtones, on ne peut pas leur faire confiance. Leur ministre nous avait pourtant juré que nous pourrions mettre la main dessus, mais quand nos hommes sont arrivés il n’y avait personne.

-Et alors ? Vous ne pouviez pas vérifier avant de vous ridiculiser ? Les satellites, c’est pas fait pour les chiens que je sache. Vous ne pouviez pas envoyer un drone ou un truc comme ça ? Ca sert à quoi que je vous paye des jouets pareil si vous ne vous en servez pas ?

-C’est que, balbutia un Général de l’armée de l’air, pour que les drones puissent voler, il faudrait aussi qu’on puisse mettre du carburant dedans...

Le Président lui jeta un regard furieux tandis que l’officier supérieur semblait se recroqueviller sur son siège.

-Rien à branler de vos excuses à la con. Ça fait deux fois depuis que j’ai été élu que je vous demande de me délivrer un otage, et ça fait deux fois que vous me le butez !

-Monsieur le Président pour le hippie de la Tanit je veux bien, mais là nous n’y sommes pour rien si ces bougnoules l’on exécuté !

-Rien à battre ! Vous êtes de nuls. De gros nuls. C’est bien simple, la prochaine fois je demanderais à mon pote Obama d’envoyer ses Marines. Au moins si ça foire, on est sûr qu’il n’y aura plus de témoins.
Messieurs, c’est la dernière fois que je vous le dis, il va falloir que vous m’obteniez des résultats et vite ! On en est où avec ces journalistes en Afghanistan ?

- On n’arrive pas à les trouver... Et les ricains non-plus !

-Seigneur... Mais qu’est-ce qui m’a foutu d’une bande de bras cassés pareille !


Quelques minutes plus tard, alors que le Président se dirigeait vers l’ascenseur du bunker situé sous l’Elysée, il fit signe à son conseiller de s’approcher de lui.

-Bon, pour l’instant vous laissez Kouchner s’occuper de ce merdier. Je veux que les journalistes ne s’intéressent qu’à lui et seulement lui. Si jamais ça dégénère, c’est lui qui prendra. Il faut bien qu’il me serve à quelque chose ce con !
Ah, et puis dites à Morin d’accélérer la fermeture des bases militaires. Ça leur ferait les pieds à ces incapables.

-Bien Monsieur le Président.

-Moi je retourne au Cap Nègre retrouver Carlita. Si y’a besoin, ne me dérangez pas, appelez Fillon.

-Bien Monsieur le Président... Et pour Woerth, on fait quoi ?

-Laissez-le se démerder tout en maintenant la pression sur Courroye. Tant que c’est lui qui mène l’enquête, on ne risque rien...

Alors que celui-ci trottait dans le couloir pour rejoindre le perron, on entendit distinctement raisonner la voix du Président Glorieusement Élu.

-Faut vraiment que je fasse tout ici moi...

mardi 23 mars 2010

Remaniement : L’analyse politique du Gwen

Deux jours après la branlée toute relative que son camp a subie aux élections régionales, le Président Glorieusement Elu a décidé de faire comme s’il avait entendu ce que les français avaient à lui dire.
Comment ça elle n’est pas relative la branlée ? Attendez, je ne sais pas ce qu’il vous faut. La droite perd la Corse, garde l’Alsace et gagne la Réunion et la Guyane. Si je sais bien compter ça fait -1+0+2 = +1
Donc, en fait la droite a gagné des régions, mais ça bizarrement on ne l’entend nulle part. On ne retient, à juste titre aussi sans doute, que le nombre de voix exprimées. En clair l’opinion publique.

Sauf, à un moment il va peut-être redescendre sur terre et réaliser que Sarkozy se moque des régions comme de ses premières talonnettes. Je vous rappelle quand même que le gouvernement mène une politique de recentralisation, et qu’à terme nous nous dirigeons vers une suppression des pouvoirs et prérogatives des régions. Donc, tenir ce genre de bastion n’intéresse pas la droite, puisqu’ils seront amenés à disparaitre…

Par contre, le Sarko se moque un peu moins de ce que pensent les français… Enfin, les français de droite j’entends. Les autres peuvent toujours gueuler, de toute façon il n’en fera qu’à sa tête. Non, ce qui l’emmerde vraiment c’est que ces élections démontrent une dispersion dans ses propres rangs. Et ça, dans la perspective de 2012, ça sent pas bon.

Donc, depuis hier c’est Opération Réconciliation ! Attention, suivez bien ça va être rapide !

Xavier « Looser » Darcos est viré de son poste de Ministre du travail pour incompétence notoire.



Il va être remplacé par Eric « Killer » Woerth qui quitte le ministère du budget pour mener la réforme des retraites.







François « Benji » Baroin, chiraquien de la première heure reprend le ministère du budget.







George « Anonymus » Tron, villepiniste patenté, devient secrétaire d’Etat à la Fonction Publique.







Martin « Iago » Hirsch quitte son poste de Haut commissaire à la Jeunesse et aux Solidarités actives pour devenir responsable du Service Civique.






Il est remplacé par Marc-Philippe « Tête-de-poisson » Daubresse, chiraquien lui aussi.

En clair, c’est exit le boulet et le symbole d’ouverture à gauche qui ne servait qu’à faire joli sur la photo et emmerder la gauche. Mise en place d’un dur à cuire pour attaquer le dernier gros morceau du quinquennat et recrutement de quelques représentants de la droite tiède histoire de la neutraliser.

Voilà, c’est tout. Fermez le ban.
Et avec tout ça, et bien ils vont pouvoir continuer leur sinistre besogne et se préparer à la réélection du Nain pour 2012.

Et vous voulez que je vous dise ? Quelque chose me dit qu’il y arrivera…

Avec la gauche la plus bête du monde qui est la notre, il aura beau jeu.

vendredi 19 mars 2010

Buter un flic, c’est très grave… Ah bon ? Et pourquoi ?

Tout à l’heure j’étais en train de réécouter notre cher Président élu s’exprimer à la suite du décès de ce policier à Dammarie-les-Lys, et réclamer que l’on applique la sentence maximale aux meurtriers d’un membre des forces de l’ordre, soit 30 ans…

Quand soudain, la boulette.

Je ne sais pas ce qui m’a pris. Une faute d’inattention sans doute, ou encore une bouffée aussi délirante que subite, mais le fait est qu’à ma grande honte je n’ai pu me contrôler… C’est sorti comme ça, de nulle part… Je me suis posé une question.

Oui je sais, tout de suite vous vous dites que le Gwen a forcément des circonstances atténuantes pour se risquer à de telles extrémités. Des soucis sentimentaux, des factures en suspens… Que sais-je. Se poser des questions par les temps qui courent c’est dangereux, c’est un acte d’une résistance inouïe qui comporte des risques énormes !

Mais bon, le fait est que bang, splash, boum, à un moment j’écoutais le Président, et au moment d’après j’entendais dans ma tête : « Et pourquoi ? »

Tout ému par la soudaineté du truc, j’ai marqué une pause… Puis, peu à peu, un raisonnement d’une folle témérité s’est fait jour dans les limbes obscures de mon cerveau.
Un raisonnement, vous vous rendez-compte ? Le truc qui commence avec un début, se poursuit avec un milieu et se termine par une fin en forme de conclusion ! Un truc de ouf je vous dis !

Bon ok, assez déconner, je vais vous raconter ce qu’il m’est passé par la tête, et à la fin vous me direz si je suis bon à enfermer… ou pas.

Donc voilà, j’étais là, tranquille, à me dire que décidément Démago-Joe n’avait peur de rien en utilisant une fois encore la ruse éculée qui consiste à sauter sur le premier fait-divers qui passe pour racoler comme une chaudasse sur la Promenade des Anglais, lorsque soudain je l’ai entendu dire qu’il exigeait la peine maximal pour les meurtriers de policiers et de gendarmes… Dans sa bouche cela résonnait comme si la condition policière était comment dire… Une circonstance aggravante. Oui, c’est ça, comme si le fait de tuer un flic rendait le crime encore plus odieux que si c’était l’épicier du coin.

C’est alors que l’incohérence de la situation m’est apparue comme l’archange à la vierge. Si je ne m’abuse (et je ne m’abuse pas parce que j’ai vérifié), un meurtre c’est quand on prend la vie de quelqu’un ok ?
Et la gravité de ce meurtre peut aller de la légitime défense (genre, c’est lui qui a commencé m’sieur !) juqu’au meurtre d'enfants de moins de 15 ans accompagnés ou suivis de viols, torture, et barbarie.
Dans le premier cas, on ira même jusqu’à pardonné celui qui a tué, et dans le second on lui appliquera la peine la plus lourde qui soit. A savoir la réclusion à perpétuité assortie d’une peine de sureté de trente ans.

Donc, si je ne déconne pas, il me semble que l’on peut dire que les peines sont proportionnelles à la gravité des faits. En tous cas, c’est comme ça qu’elles doivent l’être. Il y a une logique dans tout ça. Plus vous vous en prenez à une personne faible et sans défense, plus le crime est considéré comme grave et la peine est lourde.

Jusque là vous me suivez ?

La où je trouve qu’il y a comme une couille dan le potage, c’est que le Petit Nicolas voudrait élever le meurtre d'un représentant des forces de l'ordre au même niveau de gravité que l’infanticide perpétué par un sadique pervers… Alors que si je ne m’abuse (j’ai vérifié aussi), les policiers et les gendarmes sont loin d’être des petits êtres fragiles et sans défense !
La plupart du temps, c’est bien un Sig-Sauer qui pend à leur hanche, et pas un doudou !

Donc, si l’on voulait respecter un tant soit peu la logique judiciaire (et la logique tout court) le meurtre d’un flic entrainé à se défendre devrait être moins grave que le meurtre d’un épicier trentenaire. Et à fortiori d’une gamine à peine nubile…

C’est bon, vous me suivez toujours ?

On peut donc dire que la mort d’un flic ne respecte pas la logique judiciaire… C’est quelque chose de différent qui doit être jugé selon des critères différents, et ceux-ci ne sont ni moraux, ni logiques.
Alors quels sont-ils ? Hein, à votre avis ?

Et bien oui, ça me semble évident, le meurtre d’un policier ou d’un gendarme est jugé de manière politique. Tuer un flic, même s’il n’est pas dans l’exercice de ses fonctions, se révèle être encore plus grave que buter un épicier car à l’acte lui-même s’ajoute la circonstance aggravante qu’apporte le jugement politique. C’est dingue non ?

D’ailleurs, si l’on veut continuer ce raisonnement, on peu aller vachement loin… Si s’en prendre à une autorité est jugé comme un crime politique, c’est donc que c’est un acte politique…

D’ailleurs, notre Président élu ne s’y est pas trompé, car après avoir annoncé son intention de porter le meurtre de flics au rang du crime-le-plus-odieux-qu’on-puisse-commettre, il a déclaré vouloir rendre systématique le dépôt de plainte au moindre manque de respect envers un fonctionnaire de police… Le délit d’outrage à donc encore de beau jour devant lui.

Donc, en conclusion, tuer un flic est crime politique. Insulter, résister ou vouloir simplement contester un flic, est un délit politique.

Putain… Je savais bien qu’il ne fallait pas que je me pose se genre de question… Vous voyez bien où ça nous mène !
Si ça continu, je ne vais pas tarder à me dire que la France n’est qu’une dictature, que la répression policière est la même qu’en Chine…

Déjà que je suis gauchiste, il manquerait plus que je finisse anarchiste !


Mise à jour le 20 mars 2010 à 04H25. Même Sarkofrance pense comme moi !

Sarkozy : encore un "effet d'annonce?!!" ...
envoyé par politistution. - Regardez les dernières vidéos d\'actu.

vendredi 12 mars 2010

Quand Sarkozy invente la délégifération

Au commencement était un scrutin régional aux conséquences nationales…

Et oui, souvenez-vous, c’était bel et bien ainsi que le Président Élu envisageait ces élections régionales ! Dans sa grandiose mégalomanie, il voulait y voir une consécration de Son Œuvre. Le plébiscite de la Nation… Mais bon, pas de bol pour lui, son bilan étant tellement désastreux, il s’est vite rendu compte que le peuple ne risquait absolument pas de le consacrer, encore moins de le plébisciter…

Il décida alors de prendre du recul, et déclara l’enjeu strictement local… Ce qui, sur le terrain arrangea pas mal les candidats de la Majorité Présidentielle puisque qu’il leur devenait de plus en plus compliqué de défendre le bilan de leur cher patron.

Mais le Petit Nicolas est d’un naturel teigneux et n’entend pas se voir relégué au second plan. Il lui faut absolument affirmer son leadership auprès de ses propres affidés, à défaut de pouvoir convaincre le reste de la populace… Pour se faire, il décida alors de solliciter l’aide de l’organe officiel du Parti : Le Figaro Magazine, et pour que Sa parole pèse de tout son poids dans la tête des électeurs il fit même en sorte que la Pravda Nationale parût avec vingt-quatre heures d’avance. Histoire de tomber pile poil juste avant la clôture officielle de la campagne électorale.

Certes, la manœuvre est grossière, mais nous savons vous et moi, que le Président Élu, pour habile communiquant qu’il soit ne s’embarrasse pas toujours pour autant de subtilité. Il aime bien quand ça fait splash, le tout étant que le splash en question arrive au bon moment. Alors Que veut nous dire notre Cocu National ? Hein ? Parce qu’un tel article, c’est forcément pour faire passer un message, alors intéressons-nous à ce qu’il nous raconte…

L’annonce principale, celle que tous les médias reprennent en cœur parce qu’on leur a dit que c’était celle-ci qui comptait plus que les autres, c’est que le Président Glorieusement Élu a décidé de faire une pause dans le train des réformes…

AHHHH !!!! Se dit alors le bon peuple… Depuis le temps qu’il l’attendait celle-là ! Enfin !
Sauf que cette pause n’interviendra que durant le second semestre 2011… C'est-à-dire dans un an. D’ici-là, braves gens, il va falloir serrer encore un peu les fesses, parce que le Président il a encore deux trois suppositoires à vous administrer !

La réforme des retraites tout d’abords… Celle-là, il ne faut pas la louper. C’est Son Grand Chantier. Et puis il y a la réforme de la Justice qu’il compte bien mener à son terme… Ou encore celle sur la dépendance… Et puis après, promis, il fera une pause « pour que le Parlement puisse, s'il le souhaite, délégiférer »

Alors là… J’ai eu beau chercher dans tous les dictionnaires inimaginables, je vous avoue que je n’ai pas trouvé une seule définition de ce néologisme… « Délégiférer »….
Stricto sensu lorsque l’on appose le préfixe dé (ou dis) à un verbe, cela marque la négation, la privation ou la séparation d’avec ce verbe. Exemple : Démonter, c’est le contraire de monter.
Est-ce à dire que le Parlement aura l’occasion de défaire tout ce qui a été fait depuis 2007 ? J’en doute.

Si vous avez une explication quant au sens de ce mot, sachez que je suis preneur ! Parce que là… Avec mon peu d’érudition en la matière, je sèche complètement.

Donc en clair, le message présidentiel est le suivant : Bon les gens, calmez-vous c’est bientôt fini. Encore un truc ou deux et après je vous laisse tranquille. Promis ! Comme ça vous pourrez revotez pour moi dans deux ans ! Et puis même vous allez voir que je ne suis pas un chien puisque je vais même m’accorder du temps pour « délégiférer »…

C’est clair qu’avec la mémoire de poisson rouge qui caractérise la plupart des électeurs de base, ce genre de message a ses chances. Mais de là à influencer le vote de dimanche, j’ai comme un gros doute…

samedi 6 mars 2010

Sarkozy soigne le pouvoir d’achat… des patrons (de bistrots)

Durant toute ma vie professionnelle, je n’ai jamais eu la possibilité de me voir offrir des tickets restaurants… Enfin, quand je dis offrir, vous m’avez compris… La moitié étant payée par le patron si j’ai bien compris et le reste étant prélevé sur le salaire, on ne peut pas vraiment dire qu’ils soient offerts…

Mais bon, toujours est-il que je n’en n’ai jamais eu. La seule fois où j’ai utilisé ce genre de choses, ce n’était pas les miens… Une de mes ex ne les utilisait pas et me les refilait pour arrondir mes fins de mois et remplir mon frigo. Je me rappelle que nous allions ensemble chez Carnivor et nous faisions le plein de bidoche pour le mois. C’était bien pratique cette petite dose de pouvoir d’achat en plus…

D’ailleurs je n’étais pas le seul à utiliser ces tickets pour autre chose que ce à quoi ils étaient destinés. L’Euro, la baisse du pouvoir d’achat, la crise, toutes ces merdes qui nous sont tombées sur le coin de la gueule depuis dix ans, ont amené de plus en plus de salariés à ne se contenter que d’un encas rapporté de la maison pour le déjeuner et à garder ces tickets pour autres chose de plus important. Les courses de fin de mois par exemple. Celles qui faut faire avec les fonds de poche…

Bref, le péquin moyen, même s’il n’est pas forcément très intelligent, sait deviner que même si on lui en offre la moitié, il n’est pas obligé d’aller dépenser douze euros dans la brasserie du coin. D’autant que le taulier du troquet en question, la plupart du temps s’est déjà mis la différence de TVA gracieusement offerte par Sarkozy dans la poche.
A un moment, il faut arrêter d’engraisser les porcs et penser un peu à s’occuper de soi-même.

Au fil du temps donc, les tickets restaurants sont devenus des bons d’alimentation. Ni plus ni moins. La poire pour la soif, le petit plus qui fait la différence.

Sauf que les accords entre le patronat et lui-même prévoyaient que cette manne financière aille pour moitié de la poche des patrons vers les patrons de bistrots, et pour l’autre moitié, des employés vers ces mêmes patrons de bistrots… Et a partir de moment où l’employé ne joue plus selon les règles, il y a forcément un manque à gagner pour ces derniers… les patrons de bistrots.

D’où, toujours forcément, une espèce de mécontentement chez cet électorat de base Sarkozyste.
Qu’à cela ne tienne, la rectification est faite. Dorénavant, le salarié n’aura pas le droit d’utiliser ses tickets restos pour autre chose que le plat du jour du troquet du coin, ou alors à la rigueur des plats à emporter consommables tout de suite ! En clair de la malbouffe.
Mais comme ça risquait de faire un peu gros comme pilule à avaler, l’Etat dans sa grande magnificence tolère que l’on achète des fruits et des légumes !

Après la baisse de la TVA à 5,5% ; voilà donc un nouveau cadeau offert par pur électoralisme à ces engeances que sont les bistrotiers et la Grande distribution… Sauf que, à la différence de la TVA, c’est directement dans la poche du consommateur que Sarkozy est allé chercher son cadeau.

vendredi 12 février 2010

Ces Grecs qui font bander Nicolas

Ce matin j’avais envie de parler de ce qui se passe Grèce. Sauf que pour tout vous dire je n’y pige pas grand-chose. Enfin, je pourrais si je m’en donnais la peine, mais pour ça il faudrait que je potasse un peu… Et je n’ai pas envie.

Mais est-ce que cela va m’arrêter pour autant ? Que nenni fidèle lectorat ! J’ai la faiblesse de croire (ou l’orgueil, c’est vous qui voyez) qu’un regard candide sur les choses est aussi une source d’information. Alors je vais candider.

D’après ce que j’ai compris, à partir de ce que j’ai entendu, la Grèce est en faillite. C'est-à-dire qu’elle n’a plus les ressources nécessaires pour assurer le paiement de son train de vie, de ses fonctionnaires. Circonstance aggravante, le fait que la Grèce trébuche, attire des spéculateurs sans scrupules (pléonasme !) qui en profitent pour parier sur la chute du pays, accélérant d’autant le processus de faillite…
Craignant un effet domino qui pourrait entrainer la chute d’autres pays qui ne vont pas bien non-plus, la zone euro se mobilise donc pour inciter la Grèce à se reprendre en main. Pour eux, pas question de prêter du fric à ces grecs qui ne savent pas le gérer, mais par contre ils peuvent toujours se fendre d’exigences pour « redresser » la situation. Des trucs du genre : un gel total des salaires des fonctionnaires, le relèvement de l’âge légal du départ à la retraite et l’augmentation des taxes sur les carburants. Bref que des trucs que Nicolas Sarkozy aimerait bien que l’on fasse chez nous, tellement il est libéral, tellement c’est comme ça qu’il faut faire pour le bonheur de la multitude. Amen.
Et puis en plus il parait qu’ils auraient falsifié leurs comptes pour faire partie du club alors…

Sauf que ces cons de grecs, je parle des péquenots de base, ils ne comprennent pas qu’on ne veut que leur bien et ils défilent dans les rues pour dire qu’ils ne sont pas d’accord.

Voilà, on en est là.

Bon déjà, on peut se demander comment ça se fait qu’un pays soit en faillite… C’est vrai quoi, un pays ce n’est pas une entreprise ! Enfin, je crois… Non ?
Logiquement un pays, lorsqu’il a des problèmes de sous, et bien il en re-fabrique le temps de s’en sortir, quitte a avoir de l’inflation par la suite, mais un pays, un état, c’est supposé être une entité insubmersible, non ? Enfin, c’est comme ça qu’on faisait avant…

Oh mais que j’suis con ! J’oubliais ! C’est fini ce temps là où les pays émettaient leur propre monnaie et étaient ainsi maitre de leur destin ! Maintenant tous les européens ont la même !
C’est donc pour ça que les autres ils balisent à mort et qu’ils ne veulent pas leur filer des sous ! Parce que ça les impacterait eux aussi !
C’est bête cette histoire, parce que s’il n’y avait pas eu la monnaie unique… peut-être que la situation ne serait pas si grave que ça en Grèce… ? Hein ? Enfin, moi j’dis ça, j’dis rien.

Et puis il y a truc qui me semble évident… Bon, on sait bien que l’Europe n’est qu’une fiction sociale, mais qu’en matière d’économie c’est une machine bien huilée qui n’a qu’un seul but : Transformer tous ces adhérents en pays ultralibéral. Donc, en fait, cette crise c’est pour elle du pain bénit pour imposer des transformations à la Grèce sans avoir la populace aux fesses. Genre, t’as pas le choix ma grande et tout pays fondamentalement de gauche que tu sois, il va bien falloir que tu t’y fasses…

Moi ce qui me fait un peu baliser, c’est que dans les journaux ils disent que la Grèce n’est qu’un début… Oui ils le disent ! Selon eux les prochains qui devraient boire la tasse se sont dans l’ordre (parce qu’ils ont même réussi à trouver un ordre) : L’Espagne, le Portugal et… la France !

Doux Jésus, j’imagine déjà la trique qui doit lui venir à notre Nain National ! Une bonne gamelle financière, ça serait l’idéal pour mettre au pas ces foutus gauchistes de merde qui empêchent les bonnes gens de faire du fric ! Avec ça, tous ces fonctionnaires rétrogrades et paresseux, ils seraient bien obligés de les accepter les réformes !

Oh oui ! J’suis sûr qu’il bande déjà le Nicolas !

vendredi 29 janvier 2010

Villepin relaxé, une épine de le flanc de Sarkozy

L’incontournable du jour, c’est bien sûr la relaxe de Dominique de Villepin dans le procès Clearstream. Là, je suis quasiment obligé d’en parler…
Sauf que, comme la plupart du temps, dès qu’un sujet devient obligatoire, c’est là que j’ai le plus de mal à m’exprimer.
Ouais, je sais, ça tombe mal. C’est même très chiant pour tout vous dire.

Bon, déjà, ce qui me réjouit le plus, c’est d’abord et surtout la relaxe de Denis Robert. C’est ça qui a vraiment de l’importance et du sens.
Ce pauvre Denis a eut le culot de vouloir s’en prendre à une des officines de blanchiment les plus importantes au monde, et il n’a récolté qu’opprobre, ruine et douleur. Le voir totalement mis hors de cause n’est que justice. Même si cela ne lui rendra sûrement pas tout ce qu’il a perdu en chemin.

Pour le reste, et bien je serais tenté de me réjouir aussi, mais avec des bémols.
Que Villepin ait été relaxé est une bonne chose d’un point de vue purement politique.
En effet, comme tout le monde, j’aurais tendance à voir cette relaxe comme une épine supplémentaire dans le flan de Sarkozy, au même titre que la remontée du Front National… Tout ce qui peut affaiblir l’UMP est bon à prendre, et la division endémique qui gangrène la droite française (comme la gauche d’ailleurs), cette division artificiellement camouflée par la création de l’UMP, ne peut que satisfaire l’homme de gauche que je suis.

De plus, on peut aussi se satisfaire, pourquoi pas, du retour sur le devant de la scène d’un représentant de ce que l’on appelle le « gaullisme social ». Un peu de social mélangé avec beaucoup de gaullisme, ce sera toujours mieux que du pragmatisme libéral décomplexé.

De ce point de vue donc, oui je suis content. Et je pourrais même ajouter, si j’étais de bonne humeur, que cela augure de bonne chose quant à 2012. Mais bon, ne vendons pas la peau de l’ours blanc avant que de l’avoir vu disparaitre de la banquise…

Le bémol que je suis obligé de mettre dans toute cette joie (youpi !) est purement moral. En effet, ça me ferait bien chier que Sarko se casse la gueule en 2012 à cause d’un rival dans son camp, plutôt que grâce à la victoire des idées de gauche. Un rival qui, ne l’oublions pas, nous a quand même pondu le CPE lorsqu’il était Premier Ministre.
En plus, j’ai un peu de mal à croire qu’il soit effectivement tout blanc dans cette histoire de fichiers corrompus…
Oui, je sais. Vous allez me dire que je cherche la petite bête et que je ferais mieux de savourer ce moment comme il se doit… Mais bon, je vous l’ai dit, c’est la fin du mois donc j’ai tendance au pessimisme en ce moment.

En attendant, les aficionados de Nicolas 1er ont eu bien du mal à faire bonne figure devant les résultats de ce procès. Et même si on peut les comprendre, ça n’empêche pas de prendre son pied en les voyant bafouiller des commentaires merdiques dans les médias.
Le must fut, je pense, la déclaration officielle du Nain concernant le fait qu’il ne ferait pas appel de la décision de justice. Ça c’est drôle.
C’est drôle parce que Sarkozy est sensé avoir été avocat dans une vie antérieure. Il aurait donc du savoir qu’en tant que partie civile, il n’en n’a absolument pas le droit. C’est au Parquet de faire appel. Ce qu’il vient de faire d’ailleurs.

La dernière satisfaction que l’on est en droit d’attendre de cette journée fut que cette décision est tombée pile poil le jour des 55 balais de l’Omnipotentat. Je goutte assez ce genre de coïncidence calendaire…

mardi 26 janvier 2010

J’ai zappé !

Bon ! J’imagine que ce matin, la plupart des blogs qui causent de politique vont disséquer la parole présidentielle et analyser la prestation télévisuelle d’hier au soir.
Après avoir lu ce qui était déjà publié à cette heure, aussi bien sur les blogs que dans la presse main-stream, j’ai décidé de m’abstenir pour ma part…

Non-pas que n’aurais rien à en dire (loin de là), mais si vous voulez vraiment savoir ce qui a été dit, et bien vous n’avez qu’à vous balader dans la blogosphère et je suis sûr que vous allez trouver de bien meilleures plumes que la mienne pour assouvir votre soif de connaissance. Ou de moins flemmardes, au choix.

En plus, je vous l’avoue, j’ai zappé au bout d’une demi-heure… Ben oui, j’ai trouvé que les aventures du jeune Anakin skywalker et de la reine Amidala étaient bien plus intéressantes que la logorrhée Sarkozienne.

Ah ouais quand-même, un truc.

Parmi le « panel » choisi pour tenir la dragée haute à notre nano-crétin il en est un qui, à mon sens, à parfaitement résumé cette soirée. C’était après l’émission devant les caméras d’I-Télé : Il a dit :

« Il a donné l’impression qu’il a entendu ce qu’il avait à nous dire. »

On ne saurait mieux dire n’est-ce pas ?

Ps : Si vous avez un moment, je vous invite à lire cet article de France-Soir… Poignant.

mercredi 20 janvier 2010

Vœux de Sarkozy à l’Outre-mer : Démerdez-vous et tenez-vous à carreau !

Aujourd’hui nous allons rester encore un peu sous des cieux plus cléments et aller jeter un regard sur le discours qu’a tenu hier notre illustre Président Glorieusement Elu à 53%, à l’occasion de ses vœux à l’Outre-mer sur l’île de la Réunion

Ce fut un discours assez long et difficile à suivre… Bon, je sais bien que vous allez me dire que je ne suis pas obligé de me les taper ses discours, et vous aurez raison. Cependant, ce n’est pas parce que je pense faire preuve d’utilité publique en vous les racontant, que je dois forcément le faire sans me plaindre, hein ? Donc difficile à suivre disais-je parce que pour la première fois depuis que le marathon des vœux a commencé, j’ai bien senti que notre expert es-communication ne connaissait pas son texte. Je vous jure que c’était patent ! Il lisait, bien sûr, comme à son habitude des mots écrits par quelqu’un d’autre, mais pour une fois on sentait bien qu’il n’avait pas pris la peine de les lire avant. Et que je butte par ci, et que je bafouille par-là… Bref, notre Sarko n’a pas été à la noce, d’autant que ce discours-là à probablement été écrit par un autre nègre que celui qu’il emploie habituellement… C’était plein de mots compliqués que l’on n’a pas l’habitude d’entendre dans la bouche présidentielle.
La question est donc : Qu’est-ce qu’il a foutu dans l’avion pendant les quatorze heures de vol ?

Bien sûr, Sarkozy étant un homme respectueux d’un minimum de convenance, il a commencé par quelques mots concernant Haïti… Tristesse… machin…Solidarité… machin… Coopération… machin… Reconstruction. Ah ça la reconstruction, il a bien insisté là-dessus. On sent bien qu’il n’a pas l’intention de se voir rafler des parts de marché par les ricains ! Encore un peu et on aurait pu l’entendre prononcer ces mots qu’autrefois Condoleeza Rice prononça en qualifiant ce tremblement de terre de « formidable opportunité »… Mais, bon il n’est pas allé jusque-là, même si l’on sentait bien que le cœur y était.

Ensuite, comme on pouvait s’en douter et étant donné le climat politique actuel et les dernières actualités ultramarines, son propos s’est principalement articuler autour de deux axes principaux : L’Identité Nationale et… l’identité nationale.

Oh, pas la même que la notre, si tant est qu’on en est une, mais celle de ces français d’outre-mer qui ont chacun la leur, tout en faisant quand-même partie de la notre (Vous me suivez ?).
Il a même déclaré que les nos douze territoires étaient « consubstantiels de ce qu’est la France. » (Quand je vous disais qu’il utilisait des mots bizarres), et que chacun représentait « une facette du génie Français ». (Waouh !)

Puis, comme dans les précédents discours, Nicolas Sarkozy est revenu sur la crise… Bon, je vous passe les désormais rituelles déclarations sur le côté inévitable de la chose, le fait que la France s’en sorte mieux que les autres, patati patata… Et venons-en directement au moment où il a admit que l’Outre-mer avait été plus touchée encore que la métropole par la crise, et ce à cause « des fragilités structurelles de son tissu économique ».
De même, il a admit également que les problèmes de « vie chère » (traduction en créole de pouvoir d’achat), étaient « le résultat de blocages et de monopoles ». Applaudissement dans la salle.
Mais rassurez-vous braves gens, tout ça va se solutionner grâce aux Etats Généraux de l’Outre-mer, qui sont « un exercice inédit d’intelligence collective ! ». Grâce à eux, on va pouvoir rénover les relations entre la métropole et les territoires et lutter contre les conservatismes et les immobilismes (Oui, il se répète, je sais).

Et d’affirmer que l’Etat sera toujours aux côtés des DOM et des TOM, parce qu’ici aussi c’est la France. Sauf que quelques minutes plus tard il nous sort, que la solution pour qu’ils sortent de la crise c’est qu’ils mènent plus avant ce qu’il appelle un « développement endogène » et de « Développer la coopération avec les pays environnants dans un développement local autonome ».
Sur le coup, même lui se rend compte qu’il y a comme un hiatus dans le discours. Une couille dans le potage si vous préférez. Alors il s’empresse de désamorcer le truc en rajoutant qu’il n’y a pas, de son point de vue, de contradiction entre développement autonome et soutient de l’état. Mais bon, malgré cette pirouette, on sent bien que l’on est parti sur un bon vieux double langage des familles…

En clair cela veut dire : Je suis venu vous dire que l’état français sera toujours à vos côté parce qu’il ne peut pas faire autrement, mais il faudrait quand même que vous vous en sortiez tous seuls.
Car notre PGE ne veut surtout pas que les territoires se complaisent dans l’assistanat. Il l’a martelé plus d’une fois comme on enfonce un clou. Pour lui, il trouve même que ça a un côté insultant l’assistanat ! Pour qui, on se le demande... Pour celui qui arrive à vivoter, comme moi avec, 450 euros par mois, ou pour celui qui ne supporte pas que l’on puisse vivoter avec 450 euros par mois ? (et accessoirement qui vote UMP)

Puis, Sarko s’est gobergé des résultats des referendums en Guyane et en Martinique. Résultats qui réaffirment, selon lui, le désir d’appartenance à la France de ces départements. Mais, là encore on assiste à un double-langage, pour ceux qui désireraient faire le choix contraires, il serait près « à toute sorte de concessions » quant à organisation future. Du moment qu’il n’est jamais question d’indépendance a-t-il ajouté.

Là encore il faut savoir décoder : Le Président est content comme tout du choix des guyanais et des martiniquais, mais il aurait quand-même préféré que ceux-ci acceptent plus d’autonomie et se prennent en main plutôt que de ponctionner les caisses de l’état. En clair, la solidarité nationale c’est bien, mais dans un rayon de 1000 kilomètres de Paris. Pour le reste si vous pouviez vous démerder tous seuls, tout en restant français, et bien se serait mieux.

Trois fois au cours de son discours, Sarkozy balança quelques remarques bien senties en directions de ceux qui, selon lui, prônent la violence. Il a même salué « La maitrise et le sang froid des antillais, qui n’ont pas cédé à la provocation » en refusant de répondre à l’appel du LKP un an après la grève général qui secoua l’île.

A l’image du territoire métropolitain, cette histoire de violence semble le préoccuper au plus haut point, de même que l’immigration clandestine. Il entend bien d’ailleurs mettre le paquet contre ce qu’il considère comme « une mise en danger du pacte social en Guyane et à Mayotte ».

Pour finir, et pour rester dans le registre de la sécurité, il a déclaré : « Le temps de la confiance est venu je serais intransigeant que les questions de violence, d’ordre public, de lutte contre la délinquance. Rien ne me fera accepter cette forme de désordre. Ni en métropole, ni en outremer ».

Alors chers lecteurs ultramarins (et les autres), j’espère que vous avez bien compris la teneur de ces vœux que le Président vous adresse, hein ?

Démerdez-vous et tenez-vous à carreau !