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jeudi 19 août 2010

Le paradoxe du nomade Français

Je viens de réaliser un truc... Non, pas là, maintenant tout de suite, mais disons que l’évidence s’est imposée à moi dans la journée d’hier alors que je réfléchissais sur la condition des Roms raflés par les soudards de Sarkozy ainsi que sur celle des gens du voyages en général.

Bon, je crois qu’en ce qui concerne les Roms, l’ignominie de la politique actuelle n’est plus à démontrer. Même certains députés UMP se sont insurgés de la façon radicale avec laquelle ce gouvernement entend résoudre un problème sur lequel il n’a aucune prise, et surtout, aucune solution réelle à apporter.
Car renvoyer 79 Roms chez eux relève de la bouffonnerie compte tenu du fait qu’une population nomade n’a, par définition, aucun chez soi. Non ?
Comme le disait Méluche dans la radio ce matin, la solution ne peut à mon sens et pour une fois, que s’envisager au niveau européen.
Si on aidait un peu plus les pays d’origine de ces gens, Roumanie, Bulgarie, etc... Et qu’en parallèle on leur mettait un peu plus la pression pour qu’ils agissent sur leur racisme endémique, les Roms resteraient chez eux.

Mais bon, l’heure est à autre chose semble t’il, d’autant plus que quelque part un bon bouc émissaire, tout sale et facilement reconnaissable, ça ne vous tombe pas du ciel tous les jours...

Non, ce qui m’a fait réfléchir c’est que, comment dire, techniquement et d’ici quelques mois, quelques semaines, je vais devenir moi-même un « gent du voyage ». Un nomade.

Ben oui, à partir du moment où j’aurais emménagé sur mon bateau, je n’aurais par définition plus de domicile fixe, je serais un nomade. Un gitan des mers.
A la différence notable près, c’est que j’aurais à ma disposition, et quelque soit l’endroit où je poserais mes pénates, électricité, eau courante et sanitaires à volonté...

Pour autant que je pose mes pénates, bien sûr.

Cette soudaine prise de conscience a provoquée chez moi deux sortes de réflexions annexes.
La première est que je me sens d’autant plus solidaire de ces gens que l’on expulse. Normal, c’est dans l’ordre des choses.
La seconde, plus complexe, à un rapport avec ce que je disais il n’y pas si longtemps sur la communauté gitane à la suite du reportage « Qui a peur des gitans ». Vous vous souvenez ? C’était l’automne dernier.

En résumé, ma position était, et est toujours dans une certaine mesure, qu’il fallait à tout prix respecter les modes de vie de la population nomade, mais il fallait également lutter contre cette tendance qu’ont ces populations à se démarquer de la République et de ses instituions.
En clair, le communautarisme c’est de la merde et il faut que l’Etat, c'est-à-dire nous, fasse en sorte que l’exclusion disparaisse des deux côtés de la boule de caravane.
Car s’il existe un rejet des gitans, tziganes et autres Roms de la part des populations sédentaires, l’inverse est aussi largement répandu.

Donc, lorsque j’ai réalisé que j’allais devenir moi-même un nomade, je me suis demandé si cela remettait en question mon opinion... Et bien non. Pas fondamentalement en tous cas.
Je veux dire par là que même si à partir de l’année prochaine je ne remets plus les pieds en France, je me sentirais toujours, et totalement Français.
Cela sous-entend que je considérerais toujours qu’une vie en société harmonieuse ne passe que par l’intégration totale, et une adhésion sans faille aux idéaux de la République. Donc de ceux de la France...

Houlà ! Tout à coup je me rends compte que cela risque de ne pas être facile pour moi si je cherche moi-même, un jour, à m’intégrer dans un autre pays que le mien... Diantre, je me piège tout seul dans ma propre idéologie...

Aurais-je mis le doigt sur un paradoxe intellectuel ? Ou alors ne suis-je qu’au début de ma réflexion et que celle-ci demande à être affinée ?

Toujours est-il que, même si je n’ai pas dans l’heure de réponse à apporter à ce questionnement, je gage que mon voyage m’en apportera une. Et je vais avoir au minimum trois ans pour la trouver.

Cela nous révèle quelques perspectives intéressantes, n’est-il pas ?

jeudi 5 août 2010

Street art

Bon, je n’ai pas trop de temps devant moi car il faut que je sois à mon « permis blanc » pour neuf heures... Alors on va faire vite.

Avoir autre chose en tête ne veut pas dire que je laisse tomber mon regard sur l’actualité pour autant. Certes, je suis moins assidu, c’est un fait, mais je continue cependant à garder un œil sur ce que font les copains.

Or donc, ce matin c’est l’ami Gauche de Combat qui a attiré mon regard sur cette affiche (celle-là, au milieu !) et la petite histoire qui va avec.

Il était une fois deux militants communistes qui se font choper par la maréchaussée pour avoir placardé ces affichettes sur le parcours que devait emprunter notre Saigneur et Maistre, j’ai nommé sa Majesté Nicolas 1er...



Une nuit de garde à vue plus tard, les voilà libres et l’affaire classée... Forcément la foule en liesse se réjouit et hurle au triomphe de la liberté et à la victoire du pot de terre contre le pot de fer...

Mouais... Moi, je veux bien... Mais je me demande s’il ne serait pas temps de mettre un terme à ces gardes à vue abusives. On arrête des gens ok, on leur impose une nuit au trou avec les poivrots et les dealers ok, et puis le lendemain on leur dit qu’ils n’ont rien fait ?

Ce que je propose, c’est qu’on puisse porter plainte contre la police dans ces cas d’intimidation manifeste. Soit pour abus de pouvoir, soit pour méconnaissance de la loi, au choix.

En attendant, moi je vous la propose cette affiche et j’attends que les séides viennent m’offrir une nuit au poste... pour rien. J’suis sûr qu’on va bien rigoler !

samedi 22 mai 2010

Le libéralisme inscrit dans le marbre

Alors comme ça l’autre taré psychopathe a encore une fois l’intention de tripatouiller notre Constitution ?

C’est, en substance, la question que je me suis posé en me levant ce matin.
N’allez pas croire que je passe mes nuits à gamberger sur les tenants et les aboutissants du texte fondateurs de notre belle République, ce serait vous tromper. Je suis toujours intéressé par le sujet, mais pas au point d’en rêver la nuit tout de même !

Non, si je me suis réveillé en aillant ce genre de sujet à l’esprit, c’est plutôt parce que je me suis souvenu que l’année dernière j’avais écrit un texte sur le sujet... Il s’agissait de mes impressions concernant l’intervention de notre satrape des Carpates devant le Parlement, et de l’abus de pouvoir que cela représentait.
Je me suis relu, et c’est là que je me suis rendu compte que si notre désormais Roi élu va jusqu’au bout de son projet, cela fera deux fois en trois ans qu’il modifiera notre Constitution.
Cela fait beaucoup quand même si l’on considère qu’il n’est au pouvoir que depuis trois ans. Non ?

Si, quand même.

Allez, je vous rappelle la première pour mémoire. C’était en 2008, la loi constitutionnelle portant sur la modernisation des institutions, avec notamment des pouvoirs supplémentaires pour le parlement, le croyait-on à l’époque, et des trucs pas très démocratiques comme le pouvoir de nommer le président de France Télévision accordé au président himself.

Et donc cette année, rebelote, il veut remettre le couvert en inscrivant dans le marbre un truc bien libéral emprunté aux Teutons, à savoir inscrire dans la Constitution l’objectif de retour à l'équilibre des finances publiques.
Concrètement, ce qu’il veut c’est que la loi oblige l’état à pratiquer une politique partisane, quel que soit le parti au pouvoir.

Bon, moi je ne suis pas un spécialiste de l’économie, mais par contre je me targue de savoir renifler les embrouilles politiques avant qu’elles ne pointent le bout de leur chaussures. Aussi, pour moi cette modification, si elle a lieu, ne proclame rien de moins que ceci : Dorénavant quel que soit le gouvernement qui occupe le strapontin, celui-ci sera obligé de pratiquer une politique... de droite !

Vous imaginez un peu les conséquences d’une telle modification ?

Moi si, un peu. Il ne serait constitutionnellement plus possible de changer le pays. Celui-ci sera, de par la Loi, obligé de s’enfoncer dans l’économie de marché, l’Europe (il l’est déjà un peu) et la logique folle d’un mercantilisme mortel...

A moins de tripatouiller à son tour la Constitution et défaire ce qui a été fait (ce qui ne se produit jamais), la seule façon de revenir en arrière sera... (Oui je sais vous m’avez vu venir à des kilomètre) La Révolution bien sûr !

Nous restera plus qu’à lui couper la tête à lui aussi !

samedi 8 mai 2010

Le tabou de la rigueur

Je vous parle souvent, du moins aussi souvent que je le peux, des éléments de langage qui ponctuent le discours de nos politiques. Ces petites formules toutes faites qu’il convient de distribuer à l’envie afin de faire passer un message, ou de changer l’optique que l’on peut avoir sur un événement...
En fait, vous et moi savons qu’il ne s’agit rien de moins que de travestir la vérité en ne la nommant pas. Et lorsqu’on ne peut plus nommer quelque-chose, on ne peut alors plus la critiquer. C’est aussi simple que ça, et ça marche très bien, même auprès des esprits les plus instruits.

Les éléments de langage s’utilisent d’autant plus que dans la bouche de nos gouvernants il y a des mots qu’il ne faut jamais, mais alors jamais, prononcer... Sous peine de déchainer je ne sais qu’elle justice divine.

On pourrait appeler ça des tabous verbaux.

Et parmi ces tabous, il en est un qui domine tous les autres de la tête c’est le mot rigueur.

Ah, la rigueur... Que de sens négatifs s’attachent à ce simple mot ! Ce mot, c’est du concentré d’hiver à lui tout seul ! Cela nous ramène à des époques que la droite comme la gauche veulent à tout prix nous faire oublier !

La rigueur, c’est ce mot tabou qu’il ne faut surtout jamais prononcer sous peine de passer pour un sinistre corbaque de mauvais augure. Dire ce mot honni c’est réveiller des souvenirs cuisants dans la tête des gens, des trucs pas beaux comme le choc pétrolier sous la gouvernance de Raymond Barre, ou encore le virage libéral de Mitterrand... La Rigueur, et son corollaire le Plan de Rigueur, ça pue comme un gros mot vulgaire.

D’ailleurs, si nous n’étions pas convaincu de la malfaisance qui entoure ce mot, la vigueur avec laquelle nos politiques se défendent de l’utiliser devrait pour le moins nous mettre la puce à l’oreille. Ainsi, le Premier Sinistre Fillon c’est empressé de déclarer hier : «La rigueur, c'est quand on réduit les dépenses et qu'on augmente les impôts. Nous, nous avons choisi, le plan de relance mis à part, de réduire la pression fiscale lorsque c'était possible et de diminuer la dépense publique. Nous sommes donc dans une gestion qui n'est pas celle d'un plan de rigueur.»

C’est cela oui... Le gouvernement n’a pas augmenté les impôts, mais les taxes (ce qui n’est aaaabsolument pas pareil vous en conviendrez), et a sérieusement obéré le pouvoir d’achat de nos concitoyens. Résultat, on en revient exactement au même.
Mais non, jamais au grand jamais il ne faut dire le mot tabou... Même si ce faisant on passe pour un con.

M’enfin, vous me direz que c’est pas grave si c’est Fillon qui passe pour un con, vu qu’il est payé pour ça. Son chef lui, se contente enfin de prendre de la « hauteur » après trois ans de... De quoi d’ailleurs ? De petitesse ?
Pensez-donc, son nouveau truc c’est de vouloir « moraliser les agences de notation » ! Comme moraliser le capitalisme ça n’a pas marché, il s’est dit qu’il fallait dorénavant moraliser ceux qui notent le capitalisme...

Confondant n’est-il pas ?

Allez ! Faut pas vous laisser abattre les gens ! Demain les agences de notation jugeront que la France n’est plus en mesure de payer sa dette, et nos guignols n’auront alors « plus d’autre choix » que de nous imposer le libéralisme mondialisé !
Et comme il faudra alors appeler ça avec un élément de langage adéquat, ils trouveront sans doute une formule de derrière les fagots propre à enfumer les grouillots que nous sommes....

Je ne sais pas moi, ça pourrais s’appeler un plan de relance amélioré pour plus de justice économique... ou un truc dans le genre.

De toute façon, on s’en fout un peu puisqu’au final c’est le populo qui aura mal au cul.

PS : Alors que je m’apprête à publier ces mots, je me rends compte avec une petite satisfaction ironique que Là-bas si j’y suis dans son émission de jeudi a traité peu ou prou du même sujet. C’est beau les coïncidences, hein ?

jeudi 11 mars 2010

La théorie contradictoire des corps

A trois jours du premier tour des élections régionales, on apprend avec étonnement qu’il existe un corps, jusqu’alors inconnu au bataillon des corps, et que le spécialiste en paléontologie des corps, l’éminent Gérard Longuet (découvreur de corps de son état), a baptisé : Le Corps Français Traditionnel.

Selon Gérard Longuet donc, le Corps Français Traditionnel (à écrire et prononcer obligatoirement avec des majuscules) est un corps qui servirait de vivier à toute une série de grandes institutions républicaines. Ledit corps serait composé de vieilles souches françaises, c'est-à-dire forcément blanches et chrétiennes. Ces souches seraient génétiquement programmées pour gérer au mieux les intérêts de la nation, au même titre que l’éthiopien est génétiquement programmé pour la course de fond et le chinois pour courber l’échine.
A fortiori, ce Corps se révèle être particulièrement indiqué lorsqu’il s’agit de symboliser l’ouverture vers les autres et la lutte contre toutes les formes de discrimination, qui sont, comme chacun sait, les qualités Traditionnelles de notre pays.

Vous y voyez une contradiction ? Que nenni mes bons amis, tout cela est parfaitement logique si l’on observe les choses du point de vue de cet ancien (?) militant d’extrême droite et présentement président du groupe UMP au Sénat qu’est Gérard Longuet.

Alors que le grand public découvre avec stupéfaction l’existence de ce nouveau Corps, il en est un autre (peut-être aussi ancien) qui fait parler du lui, mais plutôt en mal… C’est celui des pompiers.
Grace à la sagacité du député varois Georges Ginesta (c’est le député du Coucou !) on apprend que nos pimpons sont des personnels sous-employés et peu productifs.

En clair, ce ne sont que des branleurs.

En effet, d’après ce que j’ai lu chez Slovar, ces braves petits soldats au capital sympathie indéniable, passeraient beaucoup de trop de temps à se dorer la pilule à la caserne ou à s’entrainer, et pas assez à sauver la vie des gens ou à protéger leurs biens.

Oui, vous avez bien lu. Pour bien faire (des économies), si les pompiers exerçaient suffisamment leur métier, ils n'auraient pas besoin d'entraînement… et on pourrait ainsi fermer des centres de formation.

Là encore, je devine que les esprits chagrins que vous êtes vont encore une fois me dire qu’il y a comme une contradiction dans le propos… Et là encore (excusez-moi !), je suis bien obligé de vous dire que non ! Tout est logique si l’on observe les faits avec le regard d’un type qui se prononça pour le rétablissement de la peine de mort en 2004

Comme vous pouvez le voir, la théorie des corps c’est quelque chose de compliqué. Pour arriver à la comprendre il faut se mettre dans la tête d’un umpiste, ce qui pour le commun des mortels relève parfois de la gageure. L’important étant, je pense, d’assimiler la contradiction, de vivre la contradiction. Il faut être la contradiction.

Parce que sinon, vous ne pouvez pas comprendre…

mardi 9 mars 2010

Les ministres de l’éducation se suivent et se ressemblent, dans la bêtise…

Et allez ! Les ministres de l’éducation se suivent et se ressemblent, en tous cas dans l’incompétence et la démagogie.
Ce matin, alors que je m’apprêtais à m’écrire un mot d’excuse à moi-même pour me dispenser de publication (ben oui, j’avais pas d’idées !), je suis tomber sur cet article du Parisien.
Enfin non, c’est pas vrai. C’est sur I-Télé que j’ai entendu parler de l’article du Parisien… Mais bon, le résultat est le même pour vous.

Or donc, Luc Chatel le présent ministre de l’Education Nationale décide au lendemain des vacances scolaires d’hiver et une semaine avant le premier tour des Régionales, de se saisir d’un problème toujours porteur auprès de l’électorat réactionnaire, à savoir le remplacement des professeurs absents.

D’après lui, « seuls 19 % des courtes absences en collège ou lycée sont effectivement remplacées », et le journaliste du Parisien d’ajouter : « Il devenait aussi urgent de calmer des tensions de plus en plus brûlantes chez les parents d’élèves. »

A cet effet donc, aujourd’hui c’est convocation des recteurs de tout le pays pour un petit recadrage maison et la proposition de solutions toutes faites pour pallier à cette peste endémique qu’est l’absentéisme chez les profs.

Car il bien entendu que non contents d’instiller des concepts complètement débiles et surannés dans les têtes blondes de nos gamins, ces crypto-gauchistes sont aussi des feignasses de première. Tout citoyen français qui paye ses impôts et dont les enfants portent des prénoms français, et ne portent pas de capuches, le sait bien : L’enseignant de base est un fonctionnaire, et les fonctionnaires sont la lie de l’humanité, source de tous les maux.

Donc, pour pallier disais-je à cet absentéisme récurant, Luc Chatel propose de fournir des renforts aux académies en battant le ban et l’arrière ban de la profession, et en rappelant sous les drapeaux les vétérans et les bleu-bites.
An clair, ce ne seront plus des profs remplaçants qui remplacerons des profs, mais des profs retraités ou en formation, et avec ce supplément d’effectif, il faudrait bien voir si on n’arrive pas à les mettre au pas ces cons de profs !

Bien, on va peut-être arrêter l’ironie grinçante et essayer de comprendre ce que cette annonce à réellement de stupide… Si je comprends bien, les chefs d’établissement seront autorisés à faire appel à des professeurs « fraichement » retraités pour remplacé un collègue malade, ou alors à un enseignant étudiant pas encore sorti del’IUFM. C’est bien ça que ça veut dire.
De même, il serait question d’élargir le champ d’intervention des ces remplaçants. A savoir que le prof qui remplace peut être amené à le faire dans une ville plus ou moins éloignées de son domicile, voire même dans l’académie d’à-côté…

Euh… Attendez là… C’est ça la politique de ces cons de libéraux ? On supprime des postes (27 000 en deux ans) d’enseignants qualifiés, et après on s’étonne qu’on est du mal à les remplacer ? Et la seule solution que ces toujours cons de libéraux trouvent, c’est de boucher les trous avec des vieux fatigués et des étudiants inexpérimentés ?

Il se fout de qui le Chatel ?

Et puis (questions cons elles aussi, excusez-moi), ils vont être payés comment ces gens-là ? Tarif normal ou bien incitatifs ? Les frais de déplacements sont pris en compte ? Les jeunes seront à salaire plein ou bien payer avec des queues de cerises ? Et tout ce beau monde, il va le trouver comment ? Se seront des volontaires ou bien seront-ils nommés ?

Bref, pour moi cette mesure, s’ils arrivent à la mettre en place, me parait complètement débile.
La casse systématique de nos institutions publiques, et plus particulièrement la plus belle d’entre elles, l’Education nationale, commence à se faire sentir, et même l’électorat sarkozyste que représentent certaines fédérations de parents d’élèves ne peut le nier.
Pour apaiser cette « tension brulante », comme le dit le Parisien, le gouvernement ressort les plans d’urgence construit avec des bouts de ficelle et inaugure même la notion de précarité dans la profession d’enseignant.

Demain, si nous laissons faire, nous verront fleurir des agences d’intérim spécialisées dans le recrutement des profs. Des Manpower de l’Education, recrutant leurs intervenants parmi les débutants morts de faim et les retraités aux aboies, et les payant avec des lance-pierres…

Et après on s’étonne que les écoles privées aient la côte en ce moment…
Oh mais j’suis con... ! C’est le but !

jeudi 4 mars 2010

Les tempêtes ne s’achètent pas

Sous la bannière qui flotte au dessus de ce blog est inscrit qu’ici l’on parle de politique, de social ET d’environnement.
En ce qui concerne le politique, je crois que vous êtes plutôt servis dans ce domaine. Le social itou, because si l’on cause de politique, le social n’est forcément pas loin. Et l’environnement me direz-vous ?
Et bien c’est vrai que je n’en parle pas souvent… Je ne sais pas trop pourquoi d’ailleurs. Peut-être est-ce parce que je considère l’environnement comme une chose sérieuse et que l’humeur de ce blog ne s’y prête guère… Ou alors c’est peut-être que pour moi, lorsqu’on parle de politique et de social, on parle forcément aussi d’environnement. Et inversement. Tout est dans tout et réciproquement comme disait le grand Pierre Dac…

Mais bon, aujourd’hui je vais me rattraper et vous parler plus spécifiquement d’environnement, et vous dire deux mots sur la tempête qui a frappé notre pays le weekend dernier, et répond au doux nom de Xinthia.

A quoi avons-nous eu à faire exactement ? Une tempête hivernale comme il en arrive tous les hivers (c’est bien pour ça qu’on l’appelle hivernale !), combinée à un coefficient de marée assez fort.
Les deux choses prisent indépendamment sont d’ordinaire assez jolies à voir et sans grand danger, mais lorsqu’elles se combinent on obtient alors ce que les habitants de la côté atlantique ont connu, à savoir un petit air de fin du monde.

Vous aurez noté qu’aucun de ces deux phénomènes n’est imprévisible. Le cycle des marées est réglé comme une horloge atomique franc-comtoise, et les dépressions comme Xinthia sont tellement grosses qu’on peut les apercevoir sur les radars une semaine à l’avance.
D’où forcément la question qui tue. Sachant cela, comment ce fait-il que nous en soyons à 59 morts ?
Hein ?

Déjà, je tiens à préciser qu’il est complètement inopportun de dire que c’est la faute à la tempête, comme je l’ai entendu dans les médias. Mais bon, ça j’y reviendrais.

La réponse est plus simple, et c’est : La connerie humaine.
Ok, maintenant qu’on a dit ça, on peut poser la question subsidiaire : Oui d’accord, mais la connerie de qui ?
Parce qu’on ne va se contenter de dire que c’est la faute à l’humanité (Bouh, qu’elle est méchante l’humanité !). On peut certainement être un poil plus précis.
Alors, des gens sont morts. J’imagine que parmi eux, quelques-uns le sont à cause de leur propre connerie. Ils n’ont pas cru, ou voulu croire, aux avertissements des autorités ou bien se sont considéré au dessus des éléments. Ou encore, ils ont jugé que le fait d’abandonner temporairement leurs biens était un trop grand sacrifice et ont préféré jouer à la roulette russe.
Ceux-là, ma foi, j’aurais envie de dire que c’est tant pis pour eux, et la prochaine fois ils arrêteront de péter plus haut que leur cul. Sauf qu’en l’occurrence il n’y aura pas de prochaine fois pour eux.
Ensuite, il y a ceux qui se sont cru à l’abri parce qu’on leur a assuré qu’ils l’étaient.

Indépendamment d’un manque flagrant de jugeote, cela peut se concevoir. C’est le cas par exemple des habitants d’un lotissement construit en deçà d’une digue vieille de 150 ans et qui ont gobé le fait que qu’un terrain jugé inconstructible dix ans auparavant pouvait comme par miracle se retrouver viable sans qu’il n’y ait eu d’aménagements supplémentaires.
Comme je l’ai dit, un minimum de jugeote aurait pu éviter de nombreux drames… Si des digues ont été construites il y a un siècle, c’était pour une bonne raison. Les terres qu’elles protégeaient étaient potentiellement inondables, mais comme il s’agissait de terres destinées à la culture et à l’élevage, le jeu en valait la chandelle. Les gens de l’époque savaient très bien qu’à tout moment la toute puissance de Poséidon pouvait décider de reprendre ce que l’être humain lui avait emprunté, et c’est bien pour ça qu’ils se gardaient bien d’y habiter.

Mais bon, la dépression agricole combinée à la pression immobilière a incité la population à perdre la mémoire des lieux. Des individus sans scrupules (promoteurs cupides de mèche avec des politiciens à la recherche d’un électorat), ont abusé du manque de jugeote du cadre moyen, trop heureux de se voir offrir son petit bout de rêve balnéaire…

Tous les spécialistes en environnement vous le diront, une digue c’est de l’aléatoire. Elle va vous protéger neuf fois sur dix, mais à la dixième elle vous pétera à la gueule histoire de vous rappeler qu’on ne joue pas impunément avec mère nature.

Moi ce qui m’énerve (oui, là je suis énervé même si ça ne se voit pas), c’est le discours des politiciens qui lorsqu’on les interroge sur d’éventuelles responsabilités humaines, se contente de déplorer la perte de vies humaines et de rappeler combien celles-ci sont fragiles face aux éléments. Oui, ce genre de truc ça m’énerve vraiment.
Comme si Dieu lui-même avait pointé son gros doigt vengeur sur la Charente Maritime et décidé de faire des ronds dans l’eau. Circulez, y-a rien à voir, on peut rien y faire, c’est ainsi…
Tu parles Charles ! C’est trop facile !

Alors bien sûr le Président Glorieusement Elu, lui ne peut pas se contenter de parler de fatalité. C’est son boulot de dire que toute la lumière doit être faite sur cette catastrophe et de chercher des responsables. C’est ce que le peuple attend de lui.
Mais vous aurez noté que les autres, les ministres, les députés, les maires, eux se gardent bien de se précipiter à la poursuite des méchants. Cela remettrait en cause bien trop de choses comme par exemple les plans d’urbanisme, ou encore les Plans de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) qui comme par hasard deviennent de moins en moins stricts.
C’est vrai quoi, on ne va pas se laisser empêcher de faire des affaire par ces connards d’écologistes catastrophistes qui nous font chier avec leur risques à la con ! Comprennent rien au pragmatisme économique ces bobos !

A ce propos, Sarkofrance nous rappelle fort justement qu’en avril 2009 ce cher Nicolas Sarkozy déclarait :

«Le problème c’est la réglementation. Pour libérer l’offre il faut déréglementer, élever les coefficients d’occupation des sols et rétablir la continuité́ du bâti dans les zones denses, permettre à chaque propriétaire d’une maison individuelle de s’agrandir, d’ajouter une pièce ou un étage, rendre constructible les zones inondables pour des bâtiments adaptés à l’environnement et au risque, utiliser les interstices, les délaissés d’infrastructures... Il faut changer nos procédures, notre façon d’appliquer le droit, sortir du respect passif d’une réglementation de plus en plus pesante, non pour laisser le champ libre au marché mais pour que la ville vive, respire, évolue, se développe en respectant des règles fortes, compréhensibles, efficaces, écologiques. J’ai demandé que soit conduite une réflexion approfondie sur ce changement de philosophie de notre droit de l’urbanisme.»

Notre droit à l’urbanisme… Notre droit de faire du pognon oui !

Ce weekend dernier des gens sont morts pour une seule et unique raison : Le fric. Ils sont morts pour le profit de quelques-uns. Ils sont morts parce qu’ils ont crus les mensonges qu’on leur disait. Ce qui m’amène à dire que s’ils avaient eu un tant soit peu de jugeote et de conscience politique, ils ne seraient peut-être pas tous aussi morts…

Pour conclure, Xinthia nous aura appris une chose. Elle nous aura appris que les tempêtes, elles, ne s’achètent pas.

mardi 26 janvier 2010

J’ai zappé !

Bon ! J’imagine que ce matin, la plupart des blogs qui causent de politique vont disséquer la parole présidentielle et analyser la prestation télévisuelle d’hier au soir.
Après avoir lu ce qui était déjà publié à cette heure, aussi bien sur les blogs que dans la presse main-stream, j’ai décidé de m’abstenir pour ma part…

Non-pas que n’aurais rien à en dire (loin de là), mais si vous voulez vraiment savoir ce qui a été dit, et bien vous n’avez qu’à vous balader dans la blogosphère et je suis sûr que vous allez trouver de bien meilleures plumes que la mienne pour assouvir votre soif de connaissance. Ou de moins flemmardes, au choix.

En plus, je vous l’avoue, j’ai zappé au bout d’une demi-heure… Ben oui, j’ai trouvé que les aventures du jeune Anakin skywalker et de la reine Amidala étaient bien plus intéressantes que la logorrhée Sarkozienne.

Ah ouais quand-même, un truc.

Parmi le « panel » choisi pour tenir la dragée haute à notre nano-crétin il en est un qui, à mon sens, à parfaitement résumé cette soirée. C’était après l’émission devant les caméras d’I-Télé : Il a dit :

« Il a donné l’impression qu’il a entendu ce qu’il avait à nous dire. »

On ne saurait mieux dire n’est-ce pas ?

Ps : Si vous avez un moment, je vous invite à lire cet article de France-Soir… Poignant.

jeudi 7 janvier 2010

Sarkoshow à Cholet, satisfécit démago et propagande libérale

Bon, difficile de vous parler des vœux de Nicolas Sarkozy aux Forces Économiques de la Nation après ce que je viens d’écrire juste avant… Mais bon, on va essayer quand-même. Surtout que si vous regardez bien le reportage cela peut très bien jeter un éclairage sur ce qui va suivre.
Souvenez-vous l’année dernière j’avais entrepris la tâche éreintante de me taper tous les discours de vœux de Sarkozy prononcés en ce début d’année 2009 (voir archives), et de vous en faire un commentaire. Et j’avais plus ou moins réussi mon truc, même si ma santé mentale s’en était trouvée grandement mise en danger

Cette année, j’ai décidé de recommencer. Mais, pour m’éviter une overdose, je ne vous garantis pas que j’irais jusqu’au bout, ni même que j’y mettrais l’application nécessaire. Ma santé étant, vous me l’accorderez, grandement prioritaire par rapport aux annonces de notre Président Glorieusement Élu.

Donc hier le Président s’est rendu à Cholet pour y dispenser sa propagande habituelle…
Comment ça je commence mal ? Vous trouvez que je suis partial ? De mauvaise foi ?
Et alors ? Oui, je dis « et alors » ? J’ai le droit non ?

Donc, disais-je le Nain est allé à Cholet. L’année dernière c’était Vesoul, on peut donc dire qu’il y a déjà un mieux… Ben oui, je m’excuse, mais Cholet c’est mieux que Vesoul. C’est plus… C’est plus mieux voilà tout.

Bon, je vous ferais grâce des redites… Car tout le début de son discours constate surtout à reprendre son argumentaire comme quoi c’est grâce à lui qu’on n’est pas en dépression… Que la croissance est revenue (youppie !) et cætera.
Mais attention ! Malgré tout ça, le chômage va quand même continuer d’augmenter ! Pour palier à cette augmentation, une seule solution : Des principes forts : « Volontarisme, ténacité et audace ! » Le tout « sans tabous » afin de « rompre avec les conservatismes et les immobilismes ! »
Ensuite il nous dit qu’il va continuer dans le dialogue et la conciliation, mais sans faiblesse et sans renoncement. Bref, « le statuquo n’est pas une option ».

Bon, maintenant je peux vous dire que tout ça c’est du réchauffé, parce qu’il avait dit exactement la même chose l’année dernière à Vesoul… Si c’est vrai ! Il nous a même ressorti le couplet sur les 35 heures qui sont un non-sens et patati-patata… Vision malthusienne de l’économie… Blabla… Le partage du travail est une illusion… Blabla… La croissance est de retour et il n’y a que ça qui est bien…

Moi ce qui m’a fait marrer (enfin, c’est une expression) c’est qu’il a répété deux ou trois fois que ce qu’il disait n’était pas une question d’idéologie… Alors que tout son discours n’était qu’un auto-satisfecit à la gloire de l’idéologie libérale ! Rien que ça ! Vous auriez pu tout aussi bien mettre ses mots dans la bouche de Parisot, cela aurait été la même chose !
Mais non, l’idéologie, ne l’oublions pas, est un gros mot juste bon pour les utopistes de gauche qui ne comprennent rien.
A droite, on n’a pas d’idéologie, on est juste d’un pragmatisme plein de bon sens…
Et puis, griotte sur le clafoutis, il est parti sur un truc dingue : Il nous sort que s’il a supprimé les droits de succession (il y a deux ans tout de même) c’est parce qu’il croit au travail et à la famille !

Blurp… Excusez-moi j’ai eu comme un renvoi… Deux secondes que je prenne un verre d’eau… Voilà, ça va mieux !

Travail, famille… Plus qu’un et on est bon ! Manquerait plus qu’il nous fasse une belle annonce bien poujadiste et ce gouvernement ne ressemblerait plus à sa caricature pétainiste, mais il serait sa caricature…
Et ça n’a pas trainé. La seule annonce qui est ressorti de ce discours a été pour les artisans… Qu’il souhaite dispenser de poursuites sur leurs biens personnels en cas de faillite. On est là en plein corporatisme électoraliste… Ça tombe bien, il y des régionales dans pas longtemps.

Ensuite il est parti dans un raisonnement basique mais qui fait toujours mouche dans les esprits étroits. A savoir que comme il n’a pas été élu pour augmenter les impôts, et qu’on est fauché, il n’y a pas à tortiller, il va falloir baisser les dépenses publiques… De la belle et bonne… Comme ça s’appelle ça déjà ? Ah oui, de la belle et bonne IDÉOLOGIE de droite !

Pour finir, j’ai noté une phrase pas piquée des vers.
« Je préfère donner de l’argent public à préserver des emplois et une capacité industrielle plutôt qu’à payer des gens à rester chez eux à ne rien faire ! »
C’est tellement caricatural que je ne voulais pas vous en priver.

Bon, au final ce furent des vœux plutôt décevants du point de vue de l’information. On n’a rien appris de vraiment nouveau, à part pour les artisans, et on a eut droit à de la propagande libérale pur jus.

Quid des problèmes sociaux qu’engendre cette idéologie libérale ? Quid du chômage ? Quid de la précarité grandissante ? Quid de la pauvreté qu’engendre ce système ?

Ça, on ne sait pas… Et lui non plus d’ailleurs. Parce qu’il s’en tape.

PS: Le dessin est de Riss

mardi 5 janvier 2010

En vrac : Renault, Grippe A et Conseil Constitutionnel

Bon, je n’ai pas trop de temps aujourd’hui et vous m’en voyez navré. C’est d’autant plus dommage que l’actualité est riche en ce début d’année… Mais bon, c’est pas grave, on va faire vite.
Depuis quelques jours j’avais envie de vous parler de la dernière publicité de chez Renault qui hante nos chaines de télé depuis le début de cette année…, et puis finalement je me suis aperçu que Trublyonne avait déjà abordé le sujet, et de belle manière en plus… Donc, allez chez elle goûter de son analyse. J’y ajouterais cependant que cette communication démagogique est emprunte d’une propagande libérale des plus écœurante. L’allusion à l’innocuité du choix de la décroissance y est flagrante avec cette question qui me donne envie de hurler : « Pourquoi profiter de la vie aujourd’hui signifierait forcément vivre moins bien demain ? »

Je vous laisse trouver vous-même votre réponse à cette question hautement philosophique…

Sinon, il y a notre beau pays qui non content d’avoir dépensé notre argent à acheter des vaccins contre la grippe A que personne ne voulait, à part quelques 5 millions de péquins bien manipulables, se retrouve avec 95 % de son stock sur les bras…
Alors bien sûr ça gueule.

Je vous avouerais que je suis un peu perplexe sur ce sujet… Car, si le gouvernement n’avait pas mit le paquet dans cette affaire, on le lui aurait reproché de la même manière. Donc, le critiquer à postériori pour avoir fait ce qu’il fallait relève, à mon sens, de la mauvaise foi.

Cependant, là où on pourrait à loisir lâcher des skuds sur cet épisode « pandémique », ce serait s’il était établi de façon formelle que l’achat de ces doses de vaccins en surnombre était le fait d’une volonté délibérée, ou alors d’une incompétence crasse.
Pour faire la lumière sur tout ça, il n’y a pas à tortiller il faut enquêter. Et c’est ce que se propose de faire le Nouveau Centre. Comme quoi, même les centristes peuvent avoir de bonnes idées. Ce qui est con, c’est qu’ils les aient avant la gauche !

Enfin, je voudrais que vous notiez dans vos tablettes une échéance prochaine qui pourrait se révéler très importante pour notre démocratie, à savoir le renouvellement d’un tiers du Conseil Constitutionnel… L’ami Rimbus a sonné l’alarme sur le sujet en nous rappelant que le dernier rempart contre les abus liberticides de ce gouvernement était cette auguste institution. Il nous informe aussi sur les postulants prêts à reprendre les sièges libres, et là croyez-moi, ça craint… Emmanuelle Mignon, ça vous dit quelque chose ?

Et bien sachez que l’on sait maintenant pourquoi elle avait quitté le mois dernier l’Elysée, c’est pour distiller son catholicisme intégriste au sein du Conseil ! Rien que ça !

Bref, comme vous le voyez, l’actualité est riche… Sauf que là, j’ai pas le temps. Il faut que je me barre de chez moi rapido, si je veux pouvoir remplir mon frigo…

Allez braves gens ! Portez vous bien !

mercredi 9 décembre 2009

Apnée, marée de café, Sarkzyte et voilier…

Cela vous est déjà arrivé de vous réveiller en sursaut à 04h42 du matin parce qu’une quantité trop important de saloperies obstrue votre trachée et qu’il vous faut absolument l’expulser, sous peine de ne plus pouvoir respirer et donc de perdre la vie ?
Et bien c’est ce qui m’est arrivé ce matin.

Dans la foulée, histoire de bien continuer cette matinée commencée en beauté, j’ai mal placé la cafetière sur son support, et il m’a fallu un certain temps avant de me rendre compte que le café coulait à côté… La tête dans le cul, passer l’éponge sur la paillasse, les portes des placards et le sol, c’est génial la vie moi je vous le dis !

J’avais bien l’intention de m’intéresser à la tribune que l’autre tache à écrit dans le Monde, mais les forces me manquent… L’envie aussi. J’aurais l’impression de répéter encore et toujours les mêmes choses, et là franchement j’ai pas envie.
Et puis, qui nous dit que c’est vraiment lui qui l’a écrit ? Hein ? C’est tellement emprunt d’ignominieuse religiosité qu’on dirait du Mignon dans le texte.
Wikipédia nous dit qu’il existe quelques 30% d’athées en France. Mais pour Sarkozy, ils n’existent même pas… Je n’existe même pas.

Alors, et bien pour faire quelque chose de reposant pour mes neurones fatigués, je vais me replonger dans ma recherche de bateau pour mon grand projet… En ce moment je m’intéresse de près au Kirk de chez Amel. J’ai assez le concept du cockpit central…



mercredi 11 novembre 2009

Les délires d’Eric Raoult, ou la montée d’un fascisme ordinaire

J’avais plus ou moins décidé de faire l’impasse sur le sujet tant l’affaire me paraissait ridicule, comme ça au premier coup d’œil, et puis… Finalement non.
En fait, c’est en lisant ce matin l’article d'Humeurs de Gauche sur le sujet, que je me suis dit qu’il fallait que je participe moi aussi au tollé, et même que j’en rajoute une couche si besoin était.

Je veux parler bien sûr de cette déclaration immonde d’Éric Raoult, député de la Seine-Saint-Denis et accessoirement diplômé de l’Institut Français de Presse.

Pour ce qui est du rappel des faits, reportez-vous au texte de GdC. Comme ça, moi ça me fait gagner du temps, et en plus je doute de pouvoir faire mieux…
Donc, pour monsieur Raoult, les écrivains récompensés (ici Marie Ddiaye), devraient s’en tenir à ce qu’il appelle « un devoir de réserve » et éviter de critiquer son propre pays dans les médias… Le texte exact de sa protestation auprès du ministre de la culture étant :

« Monsieur Éric Raoult attire l’attention de M. le ministre de la Culture et de la Communication sur le devoir de réserve, dû aux lauréats du Prix Goncourt.
En effet, ce prix qui est le prix littéraire français le plus prestigieux est regardé en France, mais aussi dans le monde, par de nombreux auteurs et amateurs de la littérature française.
A ce titre, le message délivré par les lauréats se doit de respecter la cohésion nationale et l’image de notre pays. »
« Le droit d’expression ne peut pas devenir un droit à l’insulte »

Il y aurait énormément à dire en reprenant point par point la déclaration de ce monsieur, notamment en ce qui concerne le devoir de réserve qui n’a aucune réelle existence juridique dans notre pays pour les civils. Mais une analyse de texte serait déjà trop d’honneur pour de tels propos.
On pourrait d’ailleurs aussi traiter par le dédain une telle demande et ne lui apporter aucune attention… Le ridicule ne méritant pas le temps qu’on perd à le dénoncer.

Pour ma part, je pense que ce que monsieur Raoult à déclarer est certes ridicule et complètement déplacé, mais aussi très grave.
C’est très grave car c’est la parfaite expression du totalitarisme intellectuel. Et le fait que cette opinion soit émise par un type qui a fait des études de journalisme me laisse perplexe…

A mon sens, il ne faut pas prendre à la légère de tels propos et y voir un énième coup de sonde à destination de l’opinion public. En effet, le gouvernement de Sarkozy nous a habitués depuis son avènement à ce genre de pratique qui consiste à balancer une bonne grosse bombe médiatique histoire de voir comment le peuple réagit. Si la réaction est trop forte, on recule aussitôt. Si le message passe, on va plus avant… C’est classique depuis 2007, et en plus ça marche.

Donc, je pense qu’il ne s’agit pas là des délires mégalomaniaques d’un gros nul comme le dit GdC, mais bel et bien d’une tentative de corruption d’une de nos valeurs les plus sacrées. A savoir la liberté d’expression.

Si nous laissons passer une telle chose, vous verrez que la suite ne tardera pas à nous tomber sur la gueule. A commencer par nous, blogueurs et commentateurs de la vie politique de notre pays.

Ce genre de déclaration, ce n’est ni plus ni moins que du fascisme. C’est l’expression d’un désir de voir se taire toute forme de contestation au profit d’une pensée unique. Et si vous ramenez les propos de monsieur Raoult dans le contexte du débat sur l’identité nationale actuellement en cours, ils prennent alors tout leur sens… Ils nous dessinent une France merveilleusement unanime derrière son chef. Une France aseptisée. Une France fasciste.

Et en ce qui me concerne, une France morte.

Alors, quitte à me mettre en délicatesse avec la loi, je vais rajouter une couche par rapport à ce que disait mon collègue : Éric Raoult n’est pas un gros nul, c’est un gros fasciste nul.

mardi 27 octobre 2009

Besson : La dérive nationaliste

Qu’est ce que ça veut dire d’être français ? Voilà le sujet qu’Eric Besson, Sinistre de la Déportation et de la Honte Nationale, vient de poser sur la table comme une offrande au bon peuple.
Quelques jours après avoir expulsé des clandestins dans une zone de guerre, vous avouerez que la question pourrait se poser en effet… De même, à quelques semaines des élections régionales, ce genre de questionnement bien réac et aux relents pétainistes ne peut que plaire à la frange la plus extrême de son électorat.
Cette même frange que l’on disait morte, absorbée et digérée par l’UMP, mais qui à l’image d’une vielle carcasse puante bouge encore et le fera peut-être toujours.

Nous sommes à mi-mandat, et le moins que l’on puisse dire est que la popularité de ce gouvernement et de son Président Glorieusement Elu, est au plus bas. Nombreux sont ses électeurs qui regrettent amèrement d’avoir glissé le nom de Sarkozy dans l’urne, et notamment ceux de l’engeance dont je viens de parler.

Donc, sonnez clairons et résonnez trompettes, le Nain passe à l’offensive et envoie son Noir Emissaire guerroyer sur les terres du nationalisme, histoire de voir ce qu’il y aurait encore à grappiller.

A grands coups d’amalgames bien glauques voilà le Besson qui nous annonce dans une même interview qu’il est contre la burqa, mais également pour faire chanter la Marseillaise à nos gosses. Rien à voir me direz-vous, parce que vous êtes des personnes sensées, mais je vous garantis que dans l’esprit de beaucoup, les deux choses misent l’une à côté de l’autres peuvent parfaitement aller ensemble.

Sauf que les deux ne vont pas ensemble. Je suis contre le port de la burqa, mais cela n’a rien à voir avec un quelconque sentiment « d’identité nationale ». Ça a à voir avec le respect des femmes et avec mon entier et farouche sentiment laïcard ! Point barre.
Mais bon, le mélange est propre à séduire les esprits les plus simples, et je gage que malheureusement il risque de plaire à pas mal de monde…

D’ailleurs si je ne m’abuse, n’était-ce pas Ségolène Royal qui maniait lors de la campagne présidentielle les mêmes concepts puants ? Il me semble bien…

Entendons-nous bien, j’aime mon pays et peut-être un peu plus qu’un autre, mais je refuse d’entrer dans ce jeu qui consiste à dire pourquoi et surtout comment je dois l’aimer.
Commencer à discuter du pourquoi et surtout du comment, c’est commencer à définir des bonnes et des mauvaises raisons d’aimer son pays. Et ça, mes amis, ça nous conduit directement au nationalisme d’état.

Autant je considère qu’il est bon que chaque enfant connaisse les paroles et l’air de notre hymne nationale, autant je considère qu’il est douteux que ces mêmes enfants soient obligés de la chanter de façon cérémonielle. Les cérémonies justement… Il faut toujours s’en méfier. Elles ont la séduction d’un consensus rituel, mais elles n’ont aucun sens si elles sont imposées. Elles deviennent alors ni plus ni moins que de la propagande.

Après la lettre de Guy Moquet voilà donc qu’on veut nous imposer ça ! Et pourquoi pas le salut au drapeau en entrant dans la classe pendant qu’on y est ?

Trublyonne publiait il y a peu qu’elle avait honte d’être française, et moi-même cela m’arrive de temps en temps aussi, hélas… Mais la honte qu’est-ce donc si ce n’est l’expression d’une déception face à une attente ? Pour avoir honte de quelque-chose il faut d’abord l’aimer. Et j’aime mon pays, ou du moins j’aime une certaine vision de mon pays. Une vision utopique, diront certains esprits chagrins, mais je m’en tape.

samedi 24 octobre 2009

Je fatigue un peu là…

Ce matin je me suis levé avec une furieuse envie de ne rien faire. Une bonne grosse envie de glander propre à tout samedi qui se respecte.
Et puis, alors que je parcourais la blogosphère à la recherche d’un truc que j’aurais certainement regretté d’avoir manqué, ne voilà-t-y pas que ma télé adorée me susurre à l’esgourde un nouveau cas de déni de démocratie, comme hélas nous en avons désormais l’habitude.

Hier, un amendement proposé par le PS a été voté par 44 voix contre 40. Cet amendement proposait dans le cadre du budget 2010 de taxer les banques françaises de 10% supplémentaires. Une proposition fort juste au regard de la merde dans laquelle nous sommes et la responsabilité des dites banques à cet égard.

Comme pour le premier jet de la loi Hadopi, il semblerait que ce soit l’absentéisme lors d’un scrutin important qui soit responsable du passage de cet amendement. En effet, comme pour la loi sur l’internet, l’hémicycle était pratiquement vide et les quelques députés de droite et du centre favorables à cette taxe supplémentaire ont su faire la différence. 44 pour et 40 contre, moi j’ai envie de dire que c’est bien fait pour leur gueule et que ça pourrait nous rapporter entre un et deux milliards d’euros !

Sauf que le gouvernement n’est pas d’accord. Comme on s’en doute, celui qui a su sortir les banquiers de la mouise l’an dernier, ne tient pas à les embêter avec des taxes supplémentaires. On ne sait jamais, cela risquerait de compromettre les bonus de ces messieurs.

Alors qu’est-ce qu’il fait le gouvernement ? Hein ? Et bien il déclare tout simplement que deux de ses supporters seraient atteints de troubles psychomoteurs et auraient voté oui alors qu’ils pensaient voter non ! Les pauvres bichons !

Alors bien sûr, on va revoter tout ça ! Hein ! On va recommencer et cette fois-ci les députés de droite psycho-atteints vont faire bien attention au bouton sur lequel ils appuient ! Et puis tant qu’à faire, et bien on va faire revenir tous les absents et on va bien surveiller qu’eux aussi appuient bien sur le bon bouton… Mais on est où là ? En Irlande ?

Une mascarade de plus me direz-vous… Oui, je sais c’est lassant à force. Moi-même j’ai du mal à me décider entre une gueulante bien sentie, un rire ironique ou encore une envie de m’en battre l’œil… C’est vous dire.

Force est de constater que nous vivons dans un pays où la voix, les voix, du peuple sont déniées. Force est d’admettre que ce gouvernement n’en n’est plus à une mascarade ridicule près, pour cacher ses faiblesses. Force est de reconnaitre que nous ne pouvons rien y faire… Sinon gueuler encore et toujours.

Sauf que là, je fatigue un peu.

dimanche 20 septembre 2009

C’est dimanche, portez-vous bien parce que sinon ça craint…

Salut tout le monde.
J’avais plutôt envie de buller aujourd’hui. De m’accorder un répit en écriture et de vaquer à des occupations moins prenantes… Mais bon, j’ai quelques défauts parmi lesquels la versatilité et la culture du paradoxe. Quand il faut que j’écrive il m’arrive souvent d’avoir des panne sèches, et lorsque je peux légitimement me taire j’ai des soudaines envies de parler. Allez comprendre. J’aurai peut-être dû être une femme tiens…

Venons-en à ce qui m’amène. Ces derniers jours en parcourant le net, je suis tombé sur quelques articles intéressants. Ces articles ou infos, ont tous un point commun, ils nous parlent de santé. Pas de quoi susciter chez moi une diatribe enfiévrée, mais suffisamment quand-même pour que j’ai l’envie de vous les faire connaitre.
De même, comme il me faut également respecter l’adage qui dit « Hors du lien, point de progrès chez Wikio », je vais vous envoyer voir ailleurs si par hasard le fond d’écran est moins sombre que chez moi.

On commence avec un excellent article pêché dans le Courrier International qui nous raconte la chance que nous avons, nous Français d’avoir le système de santé qui est le notre. L’article a ceci d’intéressant qu’il est écrit par un américain et s’intitule : « Accoucher en France, quelle chance ». Lisez-le, et vous verrez que nous avons vraiment de quoi être fier de notre système. Même si, en même temps on peut aussi s’inquiéter de ce que Sarkozy et sa clique compte en faire…
Cet article du Courrier a inspiré au Coucou de Claviers une petite fiction à vous faire froid dans le dos que je vous engage à aller lire. C’est… comment dire… Troublant.

Toujours dans le domaine de la santé et du social, Sarkofrance nous fait un état des lieux de la situation française, et nous donne un aperçu des ce qui risque de nous tomber sur le coin de la figure si l’on n’y prend garde. C’est technique, mais au moins ça a le mérite d’être aussi informatif !

La médecine du travail est interpellée depuis ce qui se passe à France Télécom, mais le sera-t-elle encore longtemps se demande le truculent Gérard Filoche ? Il nous averti de ce qui se trame entre le MEDEF et l’état avec une future réforme de la médecine du travail où les mots « santé » et « risques » n’apparaitront plus du tout. A lire absolument.

Et on finit en restant toujours dans la santé avec cette vidéo de l’interview d’un médecin, le docteur Girard, qui devrait faire flipper grave celles et ceux qui auraient l’idée saugrenue de vouloir se faire vacciner contre la grippe A…



Allez ! Bon dimanche, et croisez les doigts (ou autre chose) pour ne pas tomber malade dans les années à venir !

dimanche 6 septembre 2009

Les belges sont rien que des méchants !

Mais qu’est-ce qu’ils ont les belges ? Hein ?
Pourquoi sont-ils aussi méchants avec notre Président ? C’est pas dieu possible de voir un acharnement pareil !
C’est vrai quoi ! C’est pas chez nous qu’on verrait un tel manque de respect envers nos institutions ! Chez nous les journalistes, ils savent très bien où est leur place, et il ne leur viendrait pas à l’esprit (mais alors pas un seul instant !) de se commettre dans une telle critique de ce qui n’est, malgré tout, que de l’organisation événementielle !

Comme s’il était critiquable de vouloir qu’un événement soit agréable à l’œil ! Harmonieux et esthétique !
C’est que, mine de rien, les perspectives ainsi que la bonne tenue de l’arrière plan, c’est quelque-chose d’important !

Aucun sens artistique, ces belges ! Pire, moi j’suis sûr que c’est rien que des méchants !

mercredi 2 septembre 2009

Vox populi

Pardon ? Qu’est-ce qu’il a dit Pernaut ?
La délinquance augmente ?


Mais comment c’est possible ça ? Il est sûr ? Pourtant il me semblait que not’ Président il faisait tout ce qu’y fallait pour assurer not’ sécurité ! Passeque c’est un peu pour ça qu’on a voté pour lui quand-même…
Moi j’croyais que la police elle faisait bien son boulot moi…

Y z’ont pas dit que les interpellations et les gardes à vue avaient explosées ces derniers temps ? Si !
Y z’ont pas dit que la racaille des banlieues était cernée et qu’y pouvaient pas sortir de chez eux sans être contrôlés quinze fois ?

Si, y l’ont dit !


Et pis, avec toutes ces caméras, y sont pas fichus de la faire baisser la délinquance ? Hein ? A quoi qu’elles servent alors toutes ces caméras ? C’est pour mater les décolletés des filles ou bien ?
Et tout ces gamins qu’on choppe à la sortie des écoles et des centres aérés, ça devrait la faire baisser la délinquance, non ?
Même nous, les braves gens, ont s’y est mis pour filer un coup de main pour dénoncer les types qui profitent de not’ bon cœur ! Oui m’sieur !

Et tout ce barouf, ça n’a servit à rien ? Z’êtes vraiment sûrs ? Comment ça s’fait ?
Qu’est-ce qu’ils branlent alors les poulets à faire du chiffre si c’est pour que ça marche pas ? Hein ?
Si ça ce fait, c’est p’tête le vieux Badinter qu’avait raison… J’l’ai entendu l’autre jour sur France Inter et il a dit un truc qui m’a fait réfléchir. Il parlait des profs qui se laissent embêtés par leurs élèves… Il disait que, attendez que je me rappelle…
Ouais ! Ça disait un truc à peu-près comme ça

« […] Faites le calcul, regardez en termes d’élève ce que ça signifie, ces garçons de dix-sept ans qui ainsi s’adonnent à la violence, c’est quelle génération ? C’est la génération Sarkozy…C’est eux qui ont grandi avec lui comme ministre de l’Intérieur et son discours. Et c’est eux qui ont grandi avec lui comme Président de la République et cette politique que vous évoquez. »

J’comprends plus rien moi…


Le vieux Badinter dans ces œuvres. La séquence citée se situe aux environs des treize minutes.

dimanche 21 juin 2009

Moati ne ripostera plus…

Vous allez me dire que j’ai un train de retard et vous aurez raison.
Figurez-vous que ce n’est qu’hier que j’ai appris la disparition d’une des émissions que je préfère dans notre paysage audiovisuel. Je veux parler de « Ripostes » présentée par Serge Moati sur France 5 le dimanche soir…

Les raisons de cette suppression sont assez obscures, mais en gros l’alibi de Philippe Vilamitjana, le patron de France 5, c’est qu’il a prévu de chambouler l’ensemble de la grille de la chaine publique pour la rentrée. Vous ajoutez à ça une audience en baisse depuis quelques temps, et il n’en faut pas moins pour passer à la trappe une des rares émissions de politique qui ne serve pas la soupe à ses invités.
Car c’était ça l’atout de « Ripostes » : L’absence de concessions. Ajoutez à ça le sens inné de la maitrise du débat de Serge Moati, et vous aviez une émission enlevée, jamais ennuyeuse et toujours informative. Après avoir regardé « ripostes », on réfléchissait…

Oh, bien sûr ce n’était pas le même genre d’information que l’on a l’habitude d’entendre… Ce n’était pas le discours convenu et rabâché de plateau télé en plateau télé, genre message publicitaire sous forme de phrases préfabriquées… Non, le génie de Moati c’était de s’adresser aux personnes et de faire ressortir les personnalités. L’homme ou la femme politique qui participait à « Ripostes » savait qu’au bout d’un moment, il ou elle ne pourrait s’empêcher de se dévoiler vraiment. Avec pertinence, ironie parfois, justesse toujours, Serge Moati extirpait le vrai derrière la façade, l’intention derrière la posture.

Pour moi, c’est clair, les arguments annoncés par la direction sont bidons. Il s’agit ni plus ni moins que de faire disparaitre de l’antenne publique tout ce qui serait susceptible d’apporter, ne serait-ce qu’une étincelle de réflexion.
Pour les communicants diplômés des grandes écoles, spécialistes de la fourgue de produits en tout genre, le débat engendre la confusion dans l’esprit du consommateur. (Oups ! Pardon, je voulais dire de l’électeur…) D’ailleurs vous remarquerez que l’on n’utilise plus trop ce mot, débat, on a tendance à lui substituer celui de polémique. La polémique, ce mot si lourd de sens négatif (de polemos : La guerre), ce mot tellement utilisé à tord et à travers pour décrire les discussions épiques qu’engendre le débat d’idée.

Lors d’un débat, la plupart des gens, ainsi que les médias, en arrive à ne retenir que ça justement, la polémique. L’emportement, le mot de trop…
Alors que, comme le disait Moati hier, si les gens en viennent à de telles extrémités verbales c’est justement parce que, contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire, la politique est quelque-chose d’important. Quelque-chose qui touche au cœur des hommes et des femmes…

Mais non, c’est beaucoup trop compliqué pour le téléspectateur tout ça ! Il a besoin de messages clairs et direct le téléspectateur ! Il ne sert à rien de lui embrouiller la tête avec autre chose que le message qu’il est sensé retenir au moment de glisser son bulletin dans l’urne !
‘Tain ! Ça-y-est j’suis vénère là…

Une dernière chose avant de vous quitter en vous souhaitant un bon dimanche : Ce n’est pas la première fois que Philippe Vilamitjana juge qu’une émission n’a plus sa place dans le service public… Il y a deux ans, c'est « @rrêt sur Image » qui est passé aux oubliettes !

Ça vous étonne ? Et bien pas moi…