Je voulais vous dire…


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samedi 22 mai 2010

Le libéralisme inscrit dans le marbre

Alors comme ça l’autre taré psychopathe a encore une fois l’intention de tripatouiller notre Constitution ?

C’est, en substance, la question que je me suis posé en me levant ce matin.
N’allez pas croire que je passe mes nuits à gamberger sur les tenants et les aboutissants du texte fondateurs de notre belle République, ce serait vous tromper. Je suis toujours intéressé par le sujet, mais pas au point d’en rêver la nuit tout de même !

Non, si je me suis réveillé en aillant ce genre de sujet à l’esprit, c’est plutôt parce que je me suis souvenu que l’année dernière j’avais écrit un texte sur le sujet... Il s’agissait de mes impressions concernant l’intervention de notre satrape des Carpates devant le Parlement, et de l’abus de pouvoir que cela représentait.
Je me suis relu, et c’est là que je me suis rendu compte que si notre désormais Roi élu va jusqu’au bout de son projet, cela fera deux fois en trois ans qu’il modifiera notre Constitution.
Cela fait beaucoup quand même si l’on considère qu’il n’est au pouvoir que depuis trois ans. Non ?

Si, quand même.

Allez, je vous rappelle la première pour mémoire. C’était en 2008, la loi constitutionnelle portant sur la modernisation des institutions, avec notamment des pouvoirs supplémentaires pour le parlement, le croyait-on à l’époque, et des trucs pas très démocratiques comme le pouvoir de nommer le président de France Télévision accordé au président himself.

Et donc cette année, rebelote, il veut remettre le couvert en inscrivant dans le marbre un truc bien libéral emprunté aux Teutons, à savoir inscrire dans la Constitution l’objectif de retour à l'équilibre des finances publiques.
Concrètement, ce qu’il veut c’est que la loi oblige l’état à pratiquer une politique partisane, quel que soit le parti au pouvoir.

Bon, moi je ne suis pas un spécialiste de l’économie, mais par contre je me targue de savoir renifler les embrouilles politiques avant qu’elles ne pointent le bout de leur chaussures. Aussi, pour moi cette modification, si elle a lieu, ne proclame rien de moins que ceci : Dorénavant quel que soit le gouvernement qui occupe le strapontin, celui-ci sera obligé de pratiquer une politique... de droite !

Vous imaginez un peu les conséquences d’une telle modification ?

Moi si, un peu. Il ne serait constitutionnellement plus possible de changer le pays. Celui-ci sera, de par la Loi, obligé de s’enfoncer dans l’économie de marché, l’Europe (il l’est déjà un peu) et la logique folle d’un mercantilisme mortel...

A moins de tripatouiller à son tour la Constitution et défaire ce qui a été fait (ce qui ne se produit jamais), la seule façon de revenir en arrière sera... (Oui je sais vous m’avez vu venir à des kilomètre) La Révolution bien sûr !

Nous restera plus qu’à lui couper la tête à lui aussi !

lundi 11 janvier 2010

La France ultramarine existe !

Bien, il est 10h40 et il serrait peut-être temps que je m’y mette, vous croyez pas ?
Parce que c’est bien bon de perdre la notion du temps en déboulonnant des goules et des magiciens, mais en attendant, personne ne va l’écrire à ma place mon billet du jour, hein ?

Allez au boulot le Gwen et direction les Caraïbes !

Alors comme ça la nouvelle du jour c’est le non massif au référendum sur le changement statut des départements de Guyane et de la Martinique ? C’est bien… Sauf que déjà encore eut-il fallut que nous le sachions qu’il y avait une consultation à ce sujet. Parce que je ne sais pas vous, mais moi je n’en savais absolument rien. C’est dingue ça, à moins d’être fidèle spectateur de RFO, le métropolitain moyen n’est jamais au courant de rien concernant l’outre-mer. Vous avez remarqué vous aussi ?

Bon, alors ils ont dit non… A quoi déjà ? Ah oui, au passage de leurs départements sous le régime de l’article 74 de la constitution… En clair ça veut dire qu’ils ont préféré rester des départements comme les autres et non pas comme le sont la Polynésie et Mayotte ou encore St-Pierre et Miquelon.
Et pas un non du bout des lèvres hein ? Un vrai non, franc et massif ; 78,9% à la Martinique et 69,8% en Guyane. Avec un taux de participation moyen pour les deux de 55,35%.

Si l’on écoute les élus locaux de « gauche », instigateurs de cette consultation, les habitants ont eu peur de changer par manque d’information. Par peur de l’inconnu… C’est cela oui… Par ce que j’en connais parmi les lecteurs du Figaro qui pensent que c’est parce que ces pouilleux d’assistés sociaux que sont « ces gens-là » avaient trop peur de perdre la manne de l’État ! (lisez les commentaires, vous verrez, c’est affligeant).

Pour moi, ils ont tous tord. Si les habitants de ces départements n’ont pas voulu changé de régime, c’est sans doute pour ne pas devenir ce que sont justement devenus les Dom ayant acquis ce statut particulier ! Tous simplement. Pour vous en convaincre, il n’y a qu’à jeter un œil sur les magouilles politiciennes en Polynésie ou bien sur le déficit chronique de moyens dont dispose St Pierre et Miquelon ! Dans le premier cas, le plus d’autonomie c’est transformé en une espèce de République Bananière où règnent l’affairisme et la corruption. Et dans le deuxième, le manque de moyens et de ressources sont en train de tuer une région aussi surement que si l’on y balançait des bombes… A un point tel, j’ai lu ça quelque-part mais je ne sais plus où, que St Pierre et Miquelon envisage sérieusement de faire sécession et de devenir Canadienne, c’est vous dire !

Non, ces braves gens ont parfaitement voté et ce en toute connaissance de cause et c’est bien comme ça.

Par contre, je voulais attirer votre attention sur la réponse de L’Elysée à ce plébiscite… Sarkozy, parce que c’est quand même sa voix qui transpire d’un communiqué Elyséen, proclame que «ce choix traduit l'attachement des Guyanais et des Martiniquais à un statut qui soit proche de celui des collectivités de métropole, réaffirmant ainsi le lien étroit qui les unit à la République».

« Réaffirmant ainsi le lien étroit qui les unit à la République»… Alors comme ça la Martinique et la Guyane ont « des liens étroits » avec la république Française ?

C’est bête, moi je croyais qu’ils en faisaient partie intégrante…


Allez ! Je vous laisse méditer là-dessus ! Bonne journée à tous !

mardi 5 janvier 2010

En vrac : Renault, Grippe A et Conseil Constitutionnel

Bon, je n’ai pas trop de temps aujourd’hui et vous m’en voyez navré. C’est d’autant plus dommage que l’actualité est riche en ce début d’année… Mais bon, c’est pas grave, on va faire vite.
Depuis quelques jours j’avais envie de vous parler de la dernière publicité de chez Renault qui hante nos chaines de télé depuis le début de cette année…, et puis finalement je me suis aperçu que Trublyonne avait déjà abordé le sujet, et de belle manière en plus… Donc, allez chez elle goûter de son analyse. J’y ajouterais cependant que cette communication démagogique est emprunte d’une propagande libérale des plus écœurante. L’allusion à l’innocuité du choix de la décroissance y est flagrante avec cette question qui me donne envie de hurler : « Pourquoi profiter de la vie aujourd’hui signifierait forcément vivre moins bien demain ? »

Je vous laisse trouver vous-même votre réponse à cette question hautement philosophique…

Sinon, il y a notre beau pays qui non content d’avoir dépensé notre argent à acheter des vaccins contre la grippe A que personne ne voulait, à part quelques 5 millions de péquins bien manipulables, se retrouve avec 95 % de son stock sur les bras…
Alors bien sûr ça gueule.

Je vous avouerais que je suis un peu perplexe sur ce sujet… Car, si le gouvernement n’avait pas mit le paquet dans cette affaire, on le lui aurait reproché de la même manière. Donc, le critiquer à postériori pour avoir fait ce qu’il fallait relève, à mon sens, de la mauvaise foi.

Cependant, là où on pourrait à loisir lâcher des skuds sur cet épisode « pandémique », ce serait s’il était établi de façon formelle que l’achat de ces doses de vaccins en surnombre était le fait d’une volonté délibérée, ou alors d’une incompétence crasse.
Pour faire la lumière sur tout ça, il n’y a pas à tortiller il faut enquêter. Et c’est ce que se propose de faire le Nouveau Centre. Comme quoi, même les centristes peuvent avoir de bonnes idées. Ce qui est con, c’est qu’ils les aient avant la gauche !

Enfin, je voudrais que vous notiez dans vos tablettes une échéance prochaine qui pourrait se révéler très importante pour notre démocratie, à savoir le renouvellement d’un tiers du Conseil Constitutionnel… L’ami Rimbus a sonné l’alarme sur le sujet en nous rappelant que le dernier rempart contre les abus liberticides de ce gouvernement était cette auguste institution. Il nous informe aussi sur les postulants prêts à reprendre les sièges libres, et là croyez-moi, ça craint… Emmanuelle Mignon, ça vous dit quelque chose ?

Et bien sachez que l’on sait maintenant pourquoi elle avait quitté le mois dernier l’Elysée, c’est pour distiller son catholicisme intégriste au sein du Conseil ! Rien que ça !

Bref, comme vous le voyez, l’actualité est riche… Sauf que là, j’ai pas le temps. Il faut que je me barre de chez moi rapido, si je veux pouvoir remplir mon frigo…

Allez braves gens ! Portez vous bien !

jeudi 4 juin 2009

Je pétitionne, tu pétitionnes, il pétitionne…


Salut !

Ce n’est pas souvent que je mets en avant une pétition. La dernière fois, si mes souvenirs sont bons, je crois que c’était pour le boycott des JO de Pékin à la télé…
Autant dire que ça remonte aux calendes grecques, ou tout du moins à l’été dernier.

Entre parenthèse, s’il ne fallait retenir qu’une seule avancée sociétale majeure apportée par le net, ce serait peut-être bien celle-ci : La circulation des idées.
Bon, il y a aussi le porno, mais c’est un autre sujet…

Donc, aujourd’hui on est bien obligé de reconnaitre que signer une pétition est bien plus aisé qu’avant. Je me souviens de longues heures passées à poireauter dans la froidure ou sous un cagnard d’enfer à tenter de faire circuler quelques revendications aussi locales que marginales… Ah ! C’était le bon temps !
Oui, c’était le bon temps… En tous cas, même si c’était sympa, il faut bien s’avouer que ça ne marchait pas souvent. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai apposé mon parafe sur une feuille pour ensuite ne plus entendre parler…

Donc, gardons la nostalgie dans un petit coin de notre cœur, et convenons que pour faire passer une idée, une résolution, un engagement, le net ; Il n’y a pas mieux !

Aussi, aujourd’hui, je voudrais vous parler d’une pétition que notre ami Cazo a eu la bonne idée de porter à mon intention.
Il s’agit de faire en sorte d’inscrire la notion même de Service Public au cœur même de notre Constitution. En voici le libellé :


La Charte des services publics

Proposition pour inscrire les services publics dans la Constitution

Le peuple français,
Considérant,
Que la conception et la mise en œuvre des services publics constituent une réalisation essentielle de la République française ;
Que la contribution des services publics aux principes des Droits de l’homme et de la souveraineté nationale est constitutive des valeurs de la République ;
Que les services publics sont le moyen de la réalisation de la devise républicaine de liberté, d’égalité et de fraternité ;
Que parmi les intérêts fondamentaux de la Nation figure la notion de solidarité nationale, garantie notamment par l’existence des services publics ;
Que le fonctionnement efficace des services publics doit donc être assuré fidèlement selon les principes de continuité du service, d’égalité d’accès pour tous les citoyens, de neutralité et de distribution équitable sur l’ensemble du territoire national ;
Que les services publics dans leur contenu doivent garantir les conditions de l’égalité républicaine dans les domaines vitaux pour tous les individus, en ce qui concerne l’accès à l’éducation, à la formation et à l’enseignement supérieur, à un système de santé de haute qualité sans discrimination de revenu ou de patrimoine, à un emploi et à un système de solidarité nationale assurant un niveau de vie compatible avec la dignité humaine, à un développement dynamique et solidaire de l’économie nationale, à la sécurité et à la justice indépendante dans la proximité, à l’information libre et aux moyens de communication physiques et numériques, à la capacité de déplacement sur l’ensemble du territoire national par des transports fiables et accessibles, à l’accès à l’eau et à l’énergie, à un aménagement responsable et durable des territoires et de l’environnement, à des collectivités territoriales assurant une démocratie de proximité et pleinement responsables et autonomes, à une culture libre dans sa création et accessible à tous dans sa diffusion, à l’accès aux pratiques sportives ;

Proclame :

Art. 1er – Les services publics participent pleinement des principes et valeurs que le peuple reconnaît dans la République.

Art. 2 – Toute personne a le droit d’avoir accès aux services publics.

Art. 3 – Il revient à l’Etat d’assurer la mise à disposition pour tous les citoyens de services publics de qualité, et dans l’hypothèse de services publics transférés aux collectivités locales, d’assurer à ces dernières les ressources correspondant à l’exercice effectif de ces services et à leurs évolutions.

Art. 4 – Les principes essentiels des services publics reposent sur l’égal accès de tous les citoyens, l’égal accès sur l’ensemble du territoire, la continuité et la neutralité du service.

Art. 5 – La République française reconnaît et garantit les services publics de l’éducation nationale, de la formation, et de l’enseignement supérieur et de la recherche, de la santé et de l’hôpital, de la sécurité sociale, de l’emploi, de l’accompagnement économique et industriel, de la police, de la justice, de l’information et de l’accès aux moyens de communication physiques et numériques, de l’aménagement des territoires, de l’eau et de l’énergie, de la protection de l’environnement, des transports, de la démocratie de proximité assurée par les collectivités territoriales, de la création et la diffusion artistiques et culturelles, de la pratique des activités sportives..

Art. 6 – Le Gouvernement met en œuvre les politiques de son choix, dans le respect de la souveraineté nationale et de la charge des missions de service public qui lui sont confiées.

Art. 7 – La France s’inspire de son modèle républicain de services publics dans son action à vocation internationale et européenne.


Alors, chers amis, je ne sais pas ce que cette déclaration provoque chez vous, mais je peux dire que chez moi, ça sonne plutôt bien. Tout cela me semble frappé au coin du bon sens comme on dit, et ce n’est pas parce que c’est un socialiste qui la propose que je vais fermer les yeux et les esgourdes.

Aussi, si comme moi vous trouvez que cette idée mérite d’être portée, diffusée, encouragée, n’hésiter pas à m’emboiter le pas et signez cette pétition.

L’objectif avoué est d’atteindre les 4 millions de signataires… Avec mes petits clics je viens d’être le 235563ème signataire. Et vous, vous serez le combientième ?

Pour inscrire les services publics dans la Constitution :