Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


Affichage des articles dont le libellé est G20. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est G20. Afficher tous les articles

vendredi 25 septembre 2009

Breaking News

En direct de Pittsburgh, Pennsylvanie, par notre correspondant local Aaron Moore.

La nouvelle est officielle, le président Français Nicolas Sarkozy, de son vrai nom Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, a été interpellé par le FBI vers 23H00 (heure locale) à sa sortie du Phipps Conservatory Building de Pittsburgh, où se déroule actuellement le G20.

On ne sait pas encore officiellement quels sont les chefs d’accusations, mais de source judiciaire locale, il semblerait que le Président français soit sous le coup de multiples inculpations. Parmi celles-ci, figurerait une plainte collective pour abus de confiance, trahison et association de malfaiteur, déposée en octobre 2007 par un groupe de citoyens français auprès de la Haute Cour Internationale de Justice de la Haye.

« Les faits qui lui sont reproché ne concernent pas que la justice américaine », a déclaré le District Attorney du comté d’ Allegheny, Stephen A. Zappala Jr. « Il s’agit d’une affaire de très large envergure dont nous ne somme qu’au début » a t’il ajouté sans plus de précision.

Toujours d’après nos sources, le président français aurait été arrêté alors qu’il s’apprêtait à se rendre à l’aéroport international de Pittsburgh dans le but évident de se soustraire au mandat fédéral lancé contre lui. Devant cette tentative de fuite, le FBI a dû se résoudre à arrêter monsieur Sarkozy avant même l’issue du G20.

Les autorités, tant locales que fédérales, ne précisent pas ce qu’il va advenir du président français. Cependant, nous pouvons légitimement supposé qu’un ordre d’extradition sera sans doute émis par les autorités françaises. Reste à savoir dans quel délais, et si monsieur Sarkozy ne devra pas répondre d’autres crimes devant la justice américaine avant de pourvoir être extradé vers la France.

D’après le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs, le Président Obama se déclare satisfait d’être enfin débarrassé de ce qu’il a appelé un « fou mégalomane ».

La première Dame française, Carla Gilberta Bruni Tedeschi, a été reconduite sous escorte policière à son hôtel. On ne sait pas encore si elle sera ou non inquiétée.

Notre reporter sur place, Jeffrey McPersonne a pu saisir cette image où l’on peut voir le Président Sarkozy, sous bonne surveillance, peu après son interpellation. Le procureur adjoint Doug Ellis est en train de lui lire ses droits, et le rictus plein de colère du français semble indiquer qu’il n’apprécie pas vraiment cela. Précisons toutefois que lorsque cette photo a été prise, le prévenu était sous tranquillisants.

En effet, d’après plusieurs témoins présents lors de l’arrestation, Nicolas Sarkozy aurait tenté de résister aux forces de l’ordre. Il aurait bondit sur une chaise pour pouvoir mordre à la gorge un des officiers chargés de son arrestation. L’officier Jessup Stealdick, indemne mais néanmoins choqué, n’a fait aucune déclaration. Mais d’après Carolyn Stikers, gérante du café Starbuck situé dans l’enceinte du Phipps Conservatory Building, l’agression aurait pu faire beaucoup plus de dégâts. « Si la chaise avait été plus haute, le flic serait mort » a-t-elle déclarée.
Peu après que le médecin du SWATT lui ait administré une forte dose de tranquillisant, le président français aurait malgré tout tenté de s’en prendre à ses propres ministres en les injuriant dans sa langue.

En France, d’après l’ambassade américaine, des centaines de milliers de manifestants seraient descendu dans les rues dès l’aube. On ne note aucun débordements ni violence pour l’instant, tant ces manifestations sont plus proches de la kermesse que de l’émeute. La police est, semble t’il, désemparée et regarde passer la foule sans intervenir. On parle même de quelques défections au sein des forces de l’ordre. Le Premier Ministre Fillon, aurait pour sa part disparu de Paris. Certaines rumeurs disent qu’il aurait décidé de partir en vacance sur l’île de Pâques.

Pour l’instant, c’est tout ce que nous pouvons dire sur cette affaire. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés au fur et à mesure des éventuels développements.

jeudi 2 avril 2009

Un G20 pour rien

Depuis le début de la semaine, tout le monde s’emballe autour de la réunion du G20 qui a lieu aujourd’hui à Londres.
Mouais… Moi je veux bien que les gens s’emballent si ça peut leur faire plaisir, mais j’ai bien peur qu’au sortir de ladite journée, l’emballement soit suivit d’une désillusion profonde.
Sur le papier, il est vrai que la promo événementielle est alléchante : Pensez-donc ! Les grands pontes vont se réunir pour trouver une solution à cette crise systémique globale qui fait transpirer les banquiers, frémir les politiques, et accessoirement fait licencier à tour de bras des millions de travailleurs de par le monde. Ils sont sensés faire en sorte que ce qui est en train d’arriver au système financier mondial, ne se reproduise plus jamais ! Ils sont sensés déterminer des solutions pour « moraliser » le capitalisme ! Merde ! C’est quand même pas rien !

Bon d’accord, vous avez bien senti l’ironie que j’ai essayé de mettre dans cette petite entrée en matière (sentie, l’avez-vous ?). L’ironie c’est ce que j’ai l’habitude d’employer lorsque je vois l’espoir que l’on essaye de nous inculquer alors même que tout nous démontre le contraire. L’ironie, c’est tout ce qui reste aux gens comme moi qui devinent très bien ce qui se passe derrière les communiqués et les postures individuelles… L’ironie, c’est également ce qui précède la colère. Mais ça, c’est un autre sujet…

Or donc, les vingt chefs d’état les plus riches, ou les plus influents, de la planète vont se réunir pour tenter d’apporter une solution à cette crise mondiale… Chacun arrive avec sa vision des événements, et chacun a sa solution. Bien évidemment, visions et solutions sont sensées se confronter, et il devrait logiquement en sortir un texte commun aux vingt protagonistes… Logiquement.
Sauf que déjà, on devine à travers les postures et les déclarations préliminaires des uns et des autres, que même si ils vont probablement arriver à s’entendre pour que rien ne change, cela risque de ne pas se faire sans heurs.

Pour exemple, prenons les deux stars de ce sommet : Je dis stars, mais c’est parce que je me situe d’un point de vue franchouillard… Parce que s’il le faut, du point de vue des chinois, il y a probablement une des deux qui n’est rien d’autre qu’une punaise malodorante… Bref, prenons l’exemple d’Obama et de notre Président à nous.
Outre les bons cent-dix-huit centimètres qui séparent les deux hommes, chacun d’eux a en fait à cœur de défendre son près carré et rien d’autre.
Le premier, tout encore auréolé d’une sainteté virginale, joue à merveille le rôle de celui-qui-veut-faire-en sorte-que-les-choses-aillent-mieux-pour-tout-le-monde, mais en fait ce qui lui importe c’est que le dollar continue à être la monnaie de référence du commerce mondial. Ça, c’est son objectif principal. Si jamais les acteurs économiques décident qu’il y en assez d’être assujetti à cette monnaie de singe, son pays va se retrouver ruiné dans les mois qui viennent et par là même un tas d’autres comme la Chine (qui possède la dette américaine, rappelons-le) et la plupart des pays anglo-saxons. De même, le plan de relance massif de son pays s’en trouverait complètement anéanti si jamais ce n’était plus lui qui commandait la planche à billet… Bref, Obama joue sa tête sur ce coup-là, mais aussi la tête des milliards de consommateurs de par le vaste monde libéral.
Le second, notre Président Sarkozy, lui il joue sur un tout autre registre. Ce qui lui importe ce ne sont pas de vagues questions d’ordre économique, non… Ce qui lui importe c’est sa réélection en 2012.
Vous trouvez que je vais vite en besogne ? Que je suis réducteur ? Pourtant pour moi cela me semble évident !
Vous croyez vraiment que le petit Nicolas il veut que les règles du jeu capitaliste changent ? Alors que ce même petit Nicolas voulait il n’y a pas si longtemps que nous vivions dans un France de propriétaires, que nous empruntions à tout va, que nous devenions des actionnaires ? Les gens ne changent pas, jamais, sachez-le. Ils peuvent à la rigueur évoluer, mais ce qui fait leur moi profond, lui ne change jamais. Aussi, je doute que notre PGE est beaucoup évolué en quelques mois… Non, ce qu’il veut notre président, c’est que les français arrêtent de défiler dans les rues tous les mois. Ce qu’il veut c’est que l’on arrête de séquestrer des patrons. Ce qu’il veut, c’est arrêter de voir sa tête promenée au bout d’une pique à longueur de journée… Il veut ça, et rien d’autre. Le système financier mondial, il s’en moque comme de ses premières talonnettes ! Si il gesticule et menace, c’est pour que le G20 ponde quelque-chose qui lui permette de pouvoir faire bonne figure dans les médias et remonter ainsi sa côte de popularité, rien d’autre… Car 2012, c’est pas si loin ! C’est dans trois ans…

Alors, franchement, je serais bien surpris que ce sommet arrive à faire changer les choses… On a cru, j’ai cru, pendant un temps que l’effondrement du château de carte allait permettre de voir l’avènement d’une nouvelle économie plus humaine. J’ai vraiment cru que les acteurs de cette économie se rendraient compte que lorsqu’un système s’écroule, c’est parce que ses bases sont pourries… J’ai vraiment cru que la logique évidente de cette constatation allait changer les choses…
Mais aujourd’hui, alors que tous ces chefs d’états se réunissent pour un simulacre de conseil de guerre, je m’aperçois qu’en fait, ils vont arriver à se mettre d’accord pour que le système perdure. Ils se demandent déjà comment ils vont pouvoir faire pour justement ne rien faire… Attendre que la bourrasque passe, et faire en sorte d’en tirer un profit malgré les dégâts. D’ailleurs, n’est-ce pas ce que l’on entend depuis des semaines par la voix des représentants de tous ces gouvernements ? N’est-ce pas ce que notre nain national nous a déclaré avec tant de conviction ? L’important ce n’est pas tant la crise elle-même, mais l’après-crise. « Nous nous en sortirons plus fort ! » qu’il a dit le psychopathe !
Dire cela, c’est déjà comme réciter un mantra de l’idéologie libérale… La naissance et la mort font parties du jeu, ce sont des choses de la vie. La naissance et la mort des entreprises sont donc également des choses de la vie… Et sur le terreau des emplois supprimés peuvent renaitre d’autres entreprises et d’autres emplois… C’est le cycle du carbone appliqué au monde du commerce.

Sauf que nous ne sommes pas QUE des atomes de carbones ! Nous sommes également des êtres humains, avec des vies individuelles… Mais ça, curieusement, ce n’est pas précisé dans le mantra.