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lundi 16 août 2010

Oh niçois qui mal y pense

Comme vous le savez, je suis niçois. Enfin, j’habite Nice ce qui est, à mon sens, un peu différent.
Car pour pouvoir affirmer, comme ça la tête haute et le regard fier, son appartenance à une région, une culture, ou encore une ville, il faudrait au moins en ressentir une certaine légitimité, ce qui n’est pas mon cas.
Mais au-delà de cette légitimité, je pense qu’il faudrait aussi être plutôt fier de cette appartenance. Et là, le moins que l’on puisse dire c’est que côté fierté...
Les niçois auraient un peu de mal à la ramener en ce moment.

Il y a une quinzaine de jour, nous parlions d’Eric Ciotti et de sa proposition d’incarcérer les parents d’enfants délinquants, après leur avoir retiré toutes formes d’aides sociales bien sûr. Et dans les commentaires qui suivirent cet article, nous en sommes venus assez rapidement à nous demander pourquoi le Sud-est de la France était si prolifique en fascisme en tout genre.

Le climat, la proximité avec l’Italie, les traditions mafieuses, l’argent, l’âge de la population, etc... Toutes ces raisons ont été évoquées, sans pour autant que nous arrivions à déterminer une qui prédomine sur les autres.

Mais bon, c’est un fait : C’est chez moi que l’on compte le plus de réacs et de fachos au mètre carré. Même l’Alsace, qui a pourtant son lot d’égouts à ciel ouverts, ne nous arrive pas à la cheville !

Donc, après la saillie du nazillon niçois Ciotti, voilà que son supérieur direct, à savoir monsieur le maire de Nice Christian Estrosi, dit le motodidacte, en rajoute une couche dans le JDD de ce weekend et propose d’imposer des sanctions financières aux Maires des communes qui ne respecteraient pas selon lui « leur obligation de sécurité ».
Les esprits chagrins pourraient se demander pourquoi c’est le Ministre de l’Industrie qui se permet de se balader sur les terres de l’Intérieur... Oui, ils pourraient. Mais bon, ce gouvernement nous a habitués au mélange des genres et s’y applique justement pour entretenir la confusion. Confusion qui est mère du vote à droite comme chacun sait.

Ce n’est donc pas le ministre de l’Industrie qu’il faut voir derrière cette proposition débile, mais plutôt la voix de son seigneur et maître actuellement en vacance sur la même Côte d’Azur.
Enfin, je dis débile, mais en fait la proposition est assez subtile. En se basant sur la loi qui oblige les communes à respecter un certain pourcentage de logements sociaux (mise en place par la gauche), Estrosi compte à la fois exacerber les tensions déjà existantes, mais en plus jeter l’opprobre sur les mairies de gauche. Cerise sur la gâteau, si jamais sa proposition n’aboutit pas, et qu’on lui démontre constitution à l’appui que l’Etat n’a rien à imposer aux communes en matière de sécurité, il aura beau jeu de se servir l’argument pour en finir une bonne fois pour toute avec les logements sociaux imposés... Vous me suivez ?

Quel que soit le devenir de cette proposition, il y a matière pour l’UMP et ses sbires, d’en tirer un bénéfice.

Autre chose qui m’exaspère dans cet « appel républicain » comme il nomme lui-même son dégueuli, c’est l’emploi de cet adage « La sécurité est la première des liberté ».

Ah lala... Mais c’est pas possible d’entendre une connerie pareille ! Et dire que ce concept nauséabond est apparu pour la première fois dans la bouche d’un élu de la gauche de gouvernement ! (Jospin pour ne pas le nommer)

Tien, en parlant de ça, il semblerait que la Madone du Poitou soit en train de préparer sa rentrée médiatique sur ce thème... Elle compte nous resservir son couplet sur « l’ordre juste » et grappiller, le croit-elle, quelques points de sondage auprès des retraités et des professions libérales.

Décidemment, cette rentrée 2010 sera éminemment sécuritaire ou ne sera pas... Pour ma part, je préfère garder en mémoire cette citation de Benjamin Franklin qui résume assez bien mon opinion là-dessus :

« Celui qui est prêt à sacrifier un peu de liberté pour obtenir un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux ».

mardi 9 février 2010

Questions, cogitation, hésitation… Le tout en 1063 mots.

Hier au soir je me suis couché avec une idée assez précise de ce que j’allais bien pouvoir déblatérer aujourd’hui. J’avais même noté quelques idées sur une page blanche (enfin un écran blanc si vous préférez), j’avais également glané quelques liens utiles histoire d’engranger des références… J’étais bien motivé et bien décidé à me rattraper de mon billet merdique d’hier. Si, il était merdique je le sais.

Et puis, comme toujours lorsqu’on prévoit les choses, et bien celles-ci en profitent pour ne pas se dérouler comme elles le devraient…

Sitôt levé, je parcours mon Reader pour jeter un œil sur les blogs. Le Coucou me tague pour une chaîne sur les Régionales et me demande de répondre à trois questions… Bon, je me dis que ça va me faire un billet pour plus tard et je mets son lien dans le dossier « futurs articles ».

Ensuite j’écoute les nouvelles et j’apprends que le sujet du jour, c’est le début de l’examen du nouveau projet de loi LOPPSI… Non, Loppsi ce n’est pas le nom de la mascotte de la coupe du monde de foot, c’est la Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure. Et figurez-vous que d’après I-Télé, le model à suivre, l’inspiration de cette loi, ce n’est ni plus ni moins que ma ville à moi… Nice la capitale de la vidéosurveillance, du couvre feu pour les gamins de 13 ans et accessoirement le fief de l’incultureux Estrosi…

Dans un coin de ma tête je me dis que cela va me faire encore un sujet sur lequel il va falloir que je planche. Pour cause, en tant que niçois, il y a des chances que mon avis intéresse quelqu’un… Sauf que pour un type qui ne sort que rarement de chez lui, et pratiquement jamais de son quartier, cela risque d’être un peu coton de vous pondre un truc bien concerné. Et puis en plus j’ai déjà parlé de tout ça il n’y a pas longtemps.

Il y a aussi le « séminaire » gouvernemental sensé clôturé le débat sur l’identité nationale… Une petite critique sous forme de raillerie serait sans doute la bienvenue. Expliquer le sang impur tout ça… Le drapeau tricolore aux frontons des écoles, un carnet citoyen… Bref, ces gens-là n’en peuvent plus d’essayer d’éteindre l’incendie qu’ils ont eux-mêmes allumé. C’est tellement pathétique que ça en devient presque dérisoire.

Ensuite, je m’en vais sur Là-bas.org dans le but d’écouter l’interview d’Howard Zinn. Un type que je ne connais pas, mais il parait qu’il dit des choses pas trop connes sur la société américaine. Et là, pas de bol, je tombe sur une envolée lyrique de Daniel Mermet qui me fait du mal à ma laïcité. J’aime bien Mermet, mais lorsqu’il se met à défendre le port du voile, là désolé, mes affinités révolutionnaires s’arrêtent. Cela m’a tellement dégouté que du coup j’ai laissé tomber le podcast et tant pis pour Howard Zinn.

Et me voilà devant vous, à essayer d’aligner quelques mots pour vous expliquer la confusion qui est la mienne en ce matin pluvieux (oui, en plus il pleut).

Tous ces sujets mériteraient que je les traite un par un, avec force conviction et argumentation… Mais là… J’ai pas envie. J’ai juste envie de vous raconter ce qui se passe dans la tête d’un blogueur, pour qui écrire est devenu une occupation journalière et qui ne trouve pas les mots parce qu’il a la flemme. La flemme, et aussi bien d’autres choses en tête… Du genre qui mériteraient elles aussi un beau billet bien chiadé. Mais bon, ça sera pour plus tard.

Allez ! Comme à un moment il faut bien choisir une sujet, on va se jeter à l’eau et répondre aux questions du Coucou :

—Voterez-vous lors de ces élections ? Merci de justifier votre réponse.
Bien sûr que je vais voter… Même s’il m’est arrivé de ne pas le faire par le passé, depuis que ma vie a pris un nouveau départ je n’ai raté aucun scrutin. Même si j’ai parfois l’impression de pisser dans un violon, je considère que voter est la condition sine qua none pour qui veut être un citoyen responsable. En plus, je vais vous le dire franchement, j’aurais bien du mal à vous parler de politique si je ne le faisais pas.

—Si oui, savez-vous déjà pour qui vous voteriez au premier tour ? Pourquoi ?
Oui je sais pour qui je vais voter. Ce sera pour la liste du Front de Gauche.
Pourquoi ? Et bien parce que pour moi les socialistes et les écologistes ne sont que des suppôts du libéralisme. Même si ma région est à gauche et est plutôt bien gérée (enfin je crois), le premier tour d’une élection, qu’elle quelle soit, c’est fait pour exprimer son avis et marquer des points dans le paysage politique national. Et puis je rappelle qu’il s’agit d’un scrutin à la proportionnelle donc, Front de Gauche.
J’ai pensé un temps voter pour le NPA, et puis depuis quelques mois mon enthousiasme s’est comment dire… érodé. Même si ce qu’ils défendent est peut-être plus proche encore de mes idées que ne l’est le FdG, je trouve que ça ne tient pas debout leur histoire… C’est mal géré et le cafouillage de la semaine dernière en est la démonstration, hélas évidente.

—Avez-vous une idée de vote pour le second tour?
Alors là, je vais peut-être en choquer quelques-uns mais il y a de grande chances pour que j’aille voter, oui, mais que je ne glisse aucun bulletin dans l’enveloppe.
En effet, je vous rappelle que j’ai fais le serment que les socialistes n’auraient plus jamais de chez jamais ma voix, et je compte bien respecter cette promesse. Alors j’irais voter, because voir la réponse numéro un, mais ce sera un vote blanc.
Et ce même si le FdG appelle à un report des voix suite à une alliance quelconque avec le PS.
Je sais, cela va paraitre incohérent à pas mal de monde, mais moi j’me comprends…

Voilà ! Vous savez tout. Ceusse qui tiennent des blogs et qui veulent s’emparer du sujet pour continuer la chaîne, ne vous gênez pas, celle-ci est ouverte à tous.

Et puis pour les autres trucs dont je vous ai parlé au début… Et bien on verra demain. Ou après-demain. Ou le jour d’après… Ou peut-être jamais, qui sait ?

mercredi 16 décembre 2009

Estrosi pratique l’ouverture à gauche

Allez ! J’avais prévu de faire relâche aujourd’hui, mais m’en allant faire mes courses je suis tombé sur la couverture du Nice Matin, que je n’achète jamais.

Comme vous le savez, ou vous vous doutez, Nice est une ville d’opérette. J’entends par là que l’on y pratique l’ostentation plus qu’ailleurs. Tout doit être « à la hauteur » de la réputation de la ville, comme si Nice était un joyau méditerranéen comparable à d’autres cités du même acabit.
Sauf que ce n’est pas le cas, loin de là.
Aussi, dans le cadre de cette politique paillette, nous avons-nous aussi nos stars locales issues du show-biz.
A droite et appartenant au cabinet du maire, la truculente Denise Fabre !
Et à gauche, conseillère municipale et pointant sur la liste PS « Changer d’ère », la sémillante Sophie Duez !
Tadaaaa !!

Estrosi, le Ministre-Maire, est un fervent suppôt de notre président et utilise peu ou prou les mêmes méthodes. Populisme, démagogie et débauchage par tentation. En octobre dernier, il propose à la belle niçoise (pas Fabre l’autre, Duez ! Faut suivre hein !), de prendre la tête d’un comité de « réflexion » sur la réhabilitation des anciens abattoirs à des fins culturelles. La culture n’ayant pas de couleur politique (croit-elle !), la belle s’empresse d’accepter faisant ainsi le jeu du maire et mettant le pied dans ce qu’elle ne savait pas encore être un piège…

Et bien figurez-vous que vendredi dernier, à la surprise des niçois (sauf moi qui n’était pas au courant parce que comme je vous l’ai dis je ne lis jamais les nouvelles locales), Sophie Duez annonce sa démission du conseil municipal pour raisons inconnues car non-communiquées.

Quatre jours plus tard, qu’apprend-on ? Que la même Sophie Duez rejoint l’équipe municipale au titre de Chargée de mission sur le même dossier !

Et c’est là que je me dis que décidemment, je n’arriverais jamais à comprendre ceux qui sont capable de changer de camp…sans changer de camp.
C’est vrai, c’est une chose qui me dépasse ! Comment peut-on, à l’image des Kouchner, Hirsch, Amara et Jouyet, accepter de travailler aves l’ennemi ?

C’est, à mon sens, avoir une bien piètre estime de soi-même que d’accepter ce genre de choses. Piètre estime, ou alors un sens moral relativement élastique capable de s’accommoder de sentiments aussi inutiles que la fierté, la cohérence, l’honneur… Bref, ces valeurs qui me semblent à moi si naturelles.

Alors, je me pose la question… Combien faudrait-il me payer moi, pour que j’arrive à mettre toutes ces valeurs au fond de ma poche avec mon mouchoir par-dessus ?

Je ne sais pas, mais certainement plus cher que le salaire d’un chargé de mission ou le portefeuille d’un ministre.

vendredi 4 décembre 2009

A Nice, c’est l’ouverture de la chasse (aux enfants)

Aujourd’hui, j’ai un petit souci…
Oh, rassurez-vous rien de grave. C’est juste qu’en temps que niçois, je me sens un peu obligé de vous causer de la nouvelle du jour, à savoir l’instauration d’un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans dans ma bonne ville de Nice.

Bon, d’abords je tiens à vous dire mon étonnement, car c’est le genre de chose que je n’ai absolument pas vu venir. Il est vrai que je suis peu au fait de ce qui se passe dans ma ville, et je le regrette parfois, mais là, franchement je tombe des nues… Et en même temps pas vraiment.
Nice est un bastion de vieux réacs, ça tout le monde le sait. D’ailleurs, à chaque fois que je mentionne mon lieu d’habitation, j’ai droit de la part de mes camarades gauchistes à des mines compatissantes et à des smileys d’encouragement. C’est vous dire !
Donc, à priori, il n’y a pas de quoi vraiment s’étonner qu’une telle mesure soit appliquée chez moi…

Mais bon, quand même, d’entendre ça dans ma télé ce matin, ça fait tout drôle.

La première chose à laquelle j’ai pensé lorsque j’ai entendu la nouvelle c’est : « Putain de merde ! Mais c’est quoi cette ville de fachos ! »
Enfin, un truc dans le genre…
Puis, dans la foulée, je me suis également dit : « Bon, en même temps, les gosses de moins de 13 ans n’ont rien à faire dans la rue après onze heures du soir… »

Et c’est bien là que réside le souci dont je vous parlais plus haut. Je suis bien embêté moi, avec cette histoire de couvre-feu, because je me retrouve coincé entre ma conception de l’éducation (assez rétrograde peut-être) et la méthode détestable employée par mon édile…
J’ai le cul entre deux chaises en fait.

Alors, pour tenter de trouver du grain à moudre et parfaire mon questionnement, je suis allé à la pêche aux infos. Et là, qu’est-ce que j’apprends ?

Que le couvre-feu ne s’appliquera que les veilles des jours où il n’y a pas école (les mardis, vendredis et samedis) et uniquement pendant les périodes scolaires hors Carnaval !
C'est-à-dire que sur une année, cela doit représenter quelque chose comme un jour sur trois en fait…

La question que je me pose alors, c’est que compte tenu de la volonté annoncée par notre maire qui est d’ « identifier les mineurs qui seraient potentiellement en danger », est-ce que cela voudrait dire que les enfants en danger ne le sont qu’un jour sur trois ?

Ensuite, toujours dans le communiqué de la mairie, on apprend que la première fois qu’un gamin de moins de 13 ans se fait chopé hors les murs d’un domicile quelconque, il aura droit à une reconduite policière sans sanction. La seconde fois il verra son nom et celui de ses parents inscrit dans un « fichier spécial, après autorisation de la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés), son inscription d’office à des activités périscolaires et, en ultime ressort, la suppression de certaines allocations municipales allouées aux familles ».

Là, du coup, on ne rigole plus. C’est que ça devient délirant comme sanction…
Tout d’abords j’aime assez l’expression « après autorisation de la Cnil ». Ça veut donc dire que le couvre-feu est instauré et les sanctions annoncées avant même que la Cnil n’est donné son aval pour un fichage de mineurs de moins de 13 ans ! Mais bon, soit. Admettons que la Cnil le donne son aval… Qu’est-ce qui se passe ensuite ? Inscription d’office à des activités périscolaires ! Ça veut dire que l’on va inscrire le petiot à des cours de macramé ? De poterie ? Et puis ces activités périscolaires auront lieu le soir après 23 heures ? Non ?
On frise le délire.

Enfin, ultime ressort, on sucre les allocs aux parents indignes… Ce qui, bien entendu présume que lesdits parents sont forcément allocataires, donc pauvres. Et qu’ils le deviendront encore plus une fois qu’on leur aura supprimé une partie de leurs maigres ressources. D’ici à ce que les parents encouragent leur progéniture à arrondir les fins de mois en dealant des billes (ou autre chose), il n’y a plus qu’un pas.

Non, sérieusement, c’est du grand n’importe quoi cet arrêté municipal.

Sur le fond, je ne dis pas qu’il ne faut rien faire face au fait que des gamins trainent les rues à des heures indues. A mon sens c’est un manquement grave au devoir parental… Mais ce manquement est dû certainement à autre chose que le manque d’activités périscolaires ou encore au fait que les parents touchent des allocs… Ce genre de laisser-aller a des racines plus profondes, d’ordre sociétal et ce type de sanction ne comblera certainement pas un déficit d’autorité parentale. Pire, il serait même susceptible de l’aggraver.

Je ne sais pas moi… Il me semble qu’une proposition/obligation d’accompagnement psychologique et social serait bien plus efficace. Plus humain en tous cas.

Et puis, pour finir, je les vois biens ces petits cons sans cartes d’identité faire tourner en bourrique nos spadassins municipaux !

Non, pour moi c’est clair. Etant donné l’invraisemblable applicabilité d’un tel arrêté, on ne peut que retenir la mesure qui est en ait le fondement. Le fichage des enfants. Et là, pour le coup, conception de l’éducation rétrograde ou pas, je ne suis plus d’accord.

Une dernière chose, pendant que le maire Estrosi, qui avait promis de ne se consacrer qu’à sa ville pour se faire élire, joue son rôle de ministre de l’Industrie, c’est le petit nabot Eric Ciotti qui commande en ville (dernière photo). Vous ne trouvez pas qu’il a une tête de nazillon pervers ? Hein ? Moi si…

vendredi 31 juillet 2009

New Fabris : La lutte finale ?

Bon, allez ! On va se faire un dernier petit article pour terminer ce mois de juillet que, en ce qui me concerne, j’ai trouvé plutôt long.
Mais bon, j’imagine que les salariés de New Fabris l’on trouvé bien plus long que moi ce mois de juillet. Ces dernières semaines ils ont bataillé comme des forcenés pour obtenir gain de cause. De réunions en manifestation ils ont clamé haut et fort leur désir de ne pas se faire exécuter en silence.

Aux dernières nouvelles le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi (accessoirement mon connard de maire) qui s’était imposé comme médiateur entre les travailleurs et les constructeurs automobiles PSA et Renault, avait proposé au nom de l’état actionnaire une prime extralégale de 11 000 € par salariés. A prendre ou à laisser. Alors que les revendications des travailleurs étaient de 30 000 €.
Extralégale. Voilà bien un terme que les patrons utilisent volontiers… Comme il convenait d’insister lourdement sur le côté « hors de la légalité » d’une telle prime. Un peu comme si cet argent était en quelques sortes extorquée. C’est lamentable.
Si les 50 000 € que les travailleurs de Continental ont touchés étaient si illégaux, je ne vois pas pourquoi la direction a accepté de les payer dans ce cas là. Quand c’est illégal, on ne le fait pas, et si on le fait c’est que c’est légal et légitime. Un point c’est tout.

Ce matin ces combattants, à mon sens il convient de les appeler ainsi, doivent décider si oui ou non ils accepteront cette maigre aumône ou bien s’ils continueront le combat.
Pour marquer le coup, et pour aussi remobiliser les troupes, ils ont manifesté hier dans les rues de Châtellerault. Les collègues des autres champs de bataille étaient à leurs côtés pour les soutenir. Il y avait les salariés d’Aubade, de Continental. Ceux de chez Molex et de chez Ford, de Magneti Marelli, de Valeo… Bref, ils ont compris qu’ils n’étaient pas seuls.
Car face à l’intransigeance du gouvernement, ils ont bien besoin qu’on les soutienne les New Fabris. Parce que depuis le début du conflit, on ne peut pas dire que les pontes de Paris, ces grands leaders syndicaux, les aient beaucoup aidés.
Pour ces grands messieurs, il n’est pas convenable que l’on menace l’outil de travail… Comme je l’ai déjà dit ici, je pense que ces couilles molles ne comprennent plus rien à la lutte syndicale. Je me demande même s’ils croient encore à la lutte des classes, c’est dire…
Trop éloignés de la base peut-être ? Trop acoquinés avec les grands patrons et les gouvernementeux sûrement…

Alors ce matin ils vont voter. Ce ne sera pas facile de ne pas céder aux voies pessimistes qui leur susurrent que finalement 11 000 € c’est mieux que rien… Que de toute façon ils n’auront pas plus… Qu’il vaut mieux tenir que courir… Déjà, dans les rangs, la capitulation se murmure.

Alors que j’écris ces mots, j’apprends que le Strosi vient de relever son immonde prime de 1000 €… Ça fait donc 12 000 net maintenant… De quoi faire céder les dernières résistances et faire pencher la balance dans le sens de paix sociale.

Alors, en ce qui me concerne, j’espère sincèrement qu’ils vont refuser de se laisser marcher dessus de cette façon. Ces 366 hommes et femmes sont nos grognards, ils se battent également pour nous. Sachons apprécier leur combat.

Mise à jour 18H30.
Et bien voilà, c’est fait. Les salariés ont voté la fin du mouvement… Déjà dans la matinée la rumeur sourde du résignement se faisait entendre, pour finalement s’exprimée par la voix des urnes.
La majorité des salariés a accepté les 12 000 € par peur de se retrouver sans rien… Par peur du lendemain…
A l’instar des meneurs de cette fronde légitime, je suis déçu.
Encore une fois c’est le gouvernement et le grand patronat qui ont gagné. Ils ont gagné avec leurs armes favorites, maintes fois éprouvées, l’essoufflement dans la durée et l’intimidation. Les pères de familles ont accepté ce qu’on leur proposait, sous la pression et malgré l’insulte qu’une telle aumône représentait… Prenez votre fric et allez vous faire pendre ailleurs !
J’suis vert là…

mercredi 22 avril 2009

Bienvenue en Sarkoland…

Mais qu’est-ce qu’il se passe avec ma ville ? On est dans la capitale de Sarkoland ou quoi ?
Voilà encore ce matin le genre de question qui m’habite alors que je m’apprête à vous relater ma petite expérience de la visite présidentielle. Je suis dans l’expectative, le questionnement, la déception aussi…

Pour ne rien vous cacher, dès ce lundi, lorsque j’ai appris (fortuitement) que notre bien aimé Président Glorieusement Elu comptait descendre sur la Côte d’Azur pour y prononcer un discours sur la sécurité, je me suis demandé si j’allais faire quelque-chose… Ou pas.
Après quelques longues minutes de réflexions, je me suis dit qu’une occasion comme celle-là ne se représenterait pas de sitôt et qu’il serait dommage que je n’y assiste pas.
Deux raisons ont motivé ma décision d’y aller : D’une part, j’étais curieux de « toucher du doigt » ce que j’avais vu à la télé sur les visites hautement sécurisées de Sarkozy, c'est-à-dire les quartiers bouclés, les passants refoulés, les forces de l’ordre omniprésentes, les manifestations, les échauffourées… Bref, je ne m’en cache pas, j’avais une petite envie malsaine d’assister à de la baston. Je voulais être le témoin de quelques abus de pouvoir et, le cas échéant, être capable de les dénoncer ici-même. Je sais ! Ce n’est pas très glorieux comme motivation, mais je me dis que quelque-part elle est un peu humaine malgré tout.

Ensuite, deuxième raison, je me suis dit que si je voulais être en adéquation avec moi-même, avec ce blog, avec vous mes lecteurs ; Si je voulais être cohérent avec mes attentes et les vôtres… Et bien, il fallait bien que je me sorte un peu les doigts du cul et que je bouge mon lard ! Bref, que je prenne quelques risques…
Or donc, la veille au soir ma décision était prise j’allais me rendre sur les lieux et voir un peu ce qu’il s’y passait. A partir de là, j’ai essayé de me renseigner plus avant sur cette visite. J’ai parcouru le net à la recherche d’informations, assez rares il faut bien le dire, et j’ai appris que l’ex-ministre de l’Intérieur comptait se rendre en deux endroits distincts.

Tout d’abord dans le quartier des Moulins, vers 11H00 pour y inaugurer le tout nouveau bunker des poulets… Oh ! Pardon ! Le tout nouveau commissariat de police ultramoderne, high-tech et tout, et tout… Puis, au centre Acropolis, vers midi, pour y faire un discours et y annoncer quelques mesurettes de bon aloi en ces temps de crises…

« Oh cruel dilemme ! » « Où vais-je donc pouvoir me rendre pour satisfaire ma soif de vérité ? » Me suis-je demandé… Etant donné mes motivations, celles dont je vous ai parlé plus haut, j’ai assez vite opté pour la visite du commissariat. Tout d’abord parce que c’est plus près de chez moi : Je veux bien bouger ma graisse mais si je peux faire plus simple, je ne m’en prive pas ! Ensuite, je me suis dit que les Moulins, c’est un des deux quartiers « sensibles » de Nice… La police n’y rentre qu’avec l’appui des chars et jouie d’une réputation on ne peut plus dégradée.

Un tout nouveau commissariat, d’après ce que j’ai pu lire ICI, serait plutôt vécu comme une provocation…
« Super ! » me dis-je. Si je veux satisfaire ma soif de sensationnel c’est donc là qu’il faut que je me rende !

Le lendemain, hier donc, je me préparais pour une journée que je supposais pleines de lacrymos et de courses effrénées… Papiers en règles, bouteille d’eau, foulard, et batterie de mon APN chargée à bloc. Vers 09H00, je montais dans le bus qui devait m’amener vers les lieux de la petite sauterie. Je me disais qu’il valait mieux prévoir large niveau timing, tant la circulation devait être perturbée… Chemin faisant, alors que je me rendais compte que finalement ça roulait plutôt bien, je me demandais jusqu’à quelle distance j’allais bien pouvoir continuer sur cette ligne avant qu’elle ne soit détournée…

A l’approche des Moulins, je levais les yeux de mon bouquin, pour constater que rien ne semblait gêner la progression du bus. Tout à coup, une passagère pousse un petit cri de surprise et désigne du doigt une longue file de camionnettes estampillées Police Nationale. On approche ! Me suis-dis.
La flicaille est là, en tenue de combat… Enfin presque, en semi-tenue dirons-nous. Une centaine de mètres plus loin, alors que j’approchais de la digue des Français, toujours dans mon bus qui ne semblait pas vouloir dévier de sa route, j’aperçois enfin l’objet de l’inauguration. Le nouveau commissariat ! ‘Tain qu’il est grand ! Mais c’est une caserne ma parole !

Tranquillement, comme si de rien n’était, le bus passe devant l’entrée où poireaute déjà un parterre d’uniformes divers et de journalistes, pour aller… S’arrêter quelques dizaines de mètres plus loin ! Pile à l’arrêt habituel que j’utilise pour me rendre à l’ANPE !
Je descends, et là, je vous l’avoue, je suis resté un peu con… Mais qu’est-ce que c’est que ce pataquaisse ? Ya dégun ? (Et oui, il m’arrive de m’exprimer en provençal dans ma tête !)

Je prends ma première photo d’où je suis, celle-là à côté. A part quelques barrières et très peu d’uniforme autour, rien ne semble bloquer le quartier. La circulation est maintenue… Quelques badauds sont accoudés aux barrières et jettent un regard interloqué sur le spectacle. Puisque rien n’entrave ma progression, et que je suis vachement en avance (il est 10H15), je me promène parmi eux et capte quelques bribes de conversation. La plupart ne savent même pas ce qu’il se passe ! Je le crois pas ! Mais je suis où là !

Pendant le temps qu’il me restait, j’ai donc baguenaudé… Peu à peu, je me rends compte que je me suis bel et bien planté… Moi qui imaginais le pire, souhaitais le pire pour être franc, je me retrouve dans une gentille inauguration au service de sécurité plus que restreint. Les gens qui sont là ne sont présents que parce qu’ils passaient par là et rien de plus… Pas de claque umpiste ni de manifestants ulcérés… Rien. Je les entends parler entre eux, ils sont curieux et intrigués comme s’ils allaient apercevoir un truc pas banal, mais pour autant pas si important que ça… Il y en a même qui partent, parce qu’ils ont tout simplement d’autres choses à faire…

La déception que j’ai ressentie au début, est vite remplacée par l’affliction. Une telle absence de conscience politique me désespère. Je me sens un peu seul avec mes idées de citoyens responsable, concerné et militant… J’ai l’impression de faire tache parmi tous ces badauds inconscients.
Dans les rassemblements populaires, il n’est pas rare que l’on sente physiquement la communion des pensées… Vous voyez de quoi je parle ? Vous êtes là, et vous savez que votre voisin à peu ou prou les mêmes choses dans la tête que vous… De même, si vous allez à une manifestation à laquelle vous êtes opposés, vous pouvez sentir que l’engouement général ne va pas dans le même sens que le votre…
Mais là, je ne ressentais que le vide. Le néant culturel, politique et humain. J’avais l’impression de me balader parmi ce que je considère être le pire des dangers : L’indifférence. J’évoluais parmi des vaux qui n’attendent qu’une chose, leur ration de maïs.

J’engageais de piètres conversations avec de simples quidams à peine concernés. Autour de moi les enfants demandaient à rentrer à la maison… Des ménagères s’en allaient pour préparer la popote… Des joggeurs, après un temps d’arrêt ponctué d’étirements, reprenaient leurs courses…

Et puis le cortège est arrivé. Le chef de l’Etat, le premier personnage du pays est descendu de sa belle limousine pavoisée au couleur de la France pour serrer quelques paluches et s’engouffrer presque immédiatement dans le bâtiment. Un cerbère aux épaules aussi larges que sont costume était étroit m’oblige à me déplacer pour me pour trouver un meilleur angle… L’œil rivé à l’œilleton de mon appareil je cherche ma cible… Clic ! C’est bon, j’l’ai eu ! De dos…
Autour de moi, quelques voix prononcent le nom de la ministre de la Justice : C’est Rachida ! C’est Rachida !
Ah bon ? Elle était là ? Moi j’ai rien vu avec mon œil dans le viseur… J’écoute mon voisin qui me dit qu’il a vu aussi « la ministre des policiers » mais qu’il ne se rappelle plus comment elle s’appelle… D’un ton dégouté que j’ai du mal à maitriser, je lui rétorque : « Alliot-Marie… ».

Pendant que l’aréopage présidentiel fait son petit tour dans le bunker aux couleurs du pays, je m’intéresse au va-et-vient des personnels de sécurité. Je repère le GIPN posté sur le toit qui scrute les environs à la jumelle. Les gardes du corps en civil fument la clope en attendant que ça se passe… Non, pas tous… L’un d’eux (lui en dessous) traverse la rue et se dirige vers ma droite en appelant d’un geste un collègue. Ils refont un passage de la droite vers la gauche, le premier parlant à l’oreille de l’autre… Mon voisin dit alors à voix basse : « Ah ! Je crois qu’ils ont repéré quelque-choses… ».
Sans réfléchir, je lui réponds sur le même ton : « Oui, je crois que c’est moi… ».
Malgré les lunettes de soleil, il m’avait bien semblé que leurs regards étaient dirigés sur moi… J’en étais à me dire que ma réflexion était peut-être un peu prétentieuse et qu’à se sentir différents de ceux qui m’entourent je virais paranoïaque lorsque un homme s’est littéralement matérialisé à mon côté ! (Je ne l’ai ni vu ni entendu arriver le bougre !) Il est près, très près, il me coince contre la barrière de sécurité…
« Bonjour Monsieur » me dit-il à voix basse mais d’un ton poli.

Les choses se sont alors très vite passées. Alors que je répondais à son bonjour d’un ton vachement naturel (si !) j’avisais son regard braqué sur mon sac. Alors même qu’il allait me demander de l’ouvrir pour vérifier son contenu, j’obtempérais avec le sourire ! Si bien qu’il n’eut pas l’occasion de finir sa phrase ! Rassuré par son contenu, mais peut-être un peu déstabilisé par mon anticipation des événements, il balbutia un « Merci Monsieur, bonne journée ! ». « Bonne journée à vous ! Ais-je répondu avec un large sourire légèrement provocateur.
Mon voisin me demanda alors comment j’avais fait pour deviner. Je lui répondis crânement que c’était évidant… Je gardais pour moi, les battements saccadés de mon cœur et les tonnes de questions qui me traversaient l’esprit. Qu’est-ce qui avait pu me rendre suspect à leurs yeux, si ce n’est mon propre sentiment d’être différents des autres ? Vaste sujet qu’à mon avis je n’ai pas fini d’explorer !


Une quarantaine de minutes après l’entrée du roi dans son château fort, les protagonistes de la scène s’agitèrent soudain. On écrasa les clopes, la voiture démarre et les plantons de service reprennent leur position. Encore plus vite qu’il n’était rentré, Notre PGE descend les marches du commissariat et s’engouffre dans la limousine. Je n’eu que le temps de prendre deux photos plutôt moches, mais que j’ose vous montrer quand même ! Les autres ministres, Woerth, Dati et Alliot-Marie empruntèrent la porte de derrière… (?)

Moins de cinq minutes après le départ du cortège présidentiel, la circulation reprenait ses droits et je sautais dans le premier bus en direction de mes pénates. Fin de l’histoire.

Alors, maintenant que j’ai fini de vous raconter cette journée de moins de trois heures, il me faut bien faire un petit bilan…
Tout d’abord, même si je ne renie en rien mes motivations premières, je dois encore et toujours me méfier de mes préjugés. Je m’attendais à ce que la vérité soit moche, j’étais venu pour ça, et il n’en a rien été. Tant mieux, me direz-vous… Ou pas, c’est selon. Les débordements sont certes regrettables, mais ils sont aussi le signe d’une certaine adéquation entre le combat que je mène et la conception que j’ai de la situation actuelle… Mais de là à assister à un tel manque de réaction !
Positivement ou négativement, je m’attendais à ce que les gens réagissent… Mais non, ils se sont sentis à peine concerné par la chose.

Aussi, je ne peux m’empêcher de me poser tout un tas de questions qui n’ont, malheureusement, pour l’instant aucune réponse :
La vision du combat que je mène, de ma colère et de mon désir de résistance est-elle juste ?
Ne sommes-nous pas, finalement, qu’une pathétique minorité enfermée dans ses certitudes mais hélas inconsciente du vrai désir populaire ?
Ou bien, et là j’ai peut-être déjà un début de réponses, les minorités agissantes n’ont-elles pas un plus grand combat à mener contre l’inertie et la passivité que contre le pouvoir en place ?

Vaste champ de réflexion que je vous laisse défricher à votre guise mes bons amis… Mais, à mon avis, la route est encore longue avant que le peuple ne se réveille.

samedi 11 avril 2009

Nice, son soleil, sa promenade, sa taxe d’habitation…

Saviez-vous que… Oh mais bien sûr que vous le savez ! Les impôts locaux vont exploser cette année ! Si vous ne l’avez pas encore appris, rassurez-vous cela ne va pas tarder. Vous recevrez bien assez tôt la douloureuse sous la forme d’un avis de taxe foncière ou d’habitation aux chiffres improbables…

C’est donc à l’automne, alors que les feuilles commencent à tomber, que vous recevrez directement sur le coin de la gueule celles de vos taxes… Ouille ! Bobo le portemonnaie ! Mais heuuuu ! Vous voyez pas qu’on a plus un rond ! Qu’est-ce qui vous prend d’augmenter autant les impôts locaux alors que c’est la crise ? Z’êtes malade ou quoi ?
Il y a, pauvre contribuables impuissants, qu’effectivement c’est la crise… Mais bon, pour les explications, j’y reviendrais plus tard.

Ce qui me fait réagir aujourd’hui, c’est la manipulation politique qu’engendre cette crise. En effet, ces derniers jours, un quarteron de députés de droite a eu la bonne idée de publier « Le Livre Noir des Villes de Gauche ». Bon, je vous ai mis le lien pour être un tantinet informatif, mais je vous assure que vous ne perdriez rien à ne pas cliquer sur les mots en jaune ! Car en fait, ce Livre Noir n’a hélas pour seul et unique but, de faire passer un message simple qui pourrait se résumer ainsi :
« Regardez braves gens ce qu’il se passe quand c’est la gauche qui gère ! Elle augmente vos impôts ! ».
Pour sûr, ce genre de message simpliste va recevoir le plus bel accueil auprès des masses endettées, enfermées dans leurs crédits revolvings et menacées par le chômage… C’est triste, mais c’est ainsi.
Sauf que la réalité est peut-être un peu plus compliquée qu’il n’y parait.

Pourquoi croyez-vous que les municipalités augmentent autant nos impôts ? Parce que le plupart des villes de France sont gérées par la gauche et que ces gens là sont fascinés par l’imposition maladive ? Cela serait trop beau si c’était aussi simple !

Le fait est que, à l’image de l’état, lorsqu’une ville perçoit ses taxes, celles-ci sont placées… Où ? Ben, dans des placements qui rapportent bien sûr, (Z’êtes bêtes ou quoi ?) Et qu’est-il arrivé à la plupart de ces placements à hauts rendements ces derniers temps ? Ils se sont cassé la gueule ! Bien, je vois qu’il y en a qui suivent… Donc, la plupart des communes de France se retrouve avec des pertes énormes, sacrifiées sur l’autel des fonds de pensions et autres actifs toxiques.
Et qui va rembourser ces placements hasardeux ? Nous, bien évidemment ! Et pas plus tard que cet automne !
Mais bon, c’est le cas de toutes les villes, qu’elles soient de droite ou de gauche. La stupidité ne connait pas de frontières idéologiques, c’est bien connu…

Mais là où on peut rigoler un peu, c’est quand on regarde de près ce fameux Livre Noir, on s’aperçoit qu’une ville fait l’objet d’un traitement particulier… Laquelle ? Je vous le donne en mille, la mienne : NICE !
Nice et son augmentation de la taxe d’habitation de 17,7% ! Sauf que, selon ces dignes représentants de la morale publique, si l’ex-ministre Christian Estrosi en est venu à agir de la sorte, c’est pour investir… Ben oui ! Les élus de gauche augmentent les impôts pour dépenser, alors que les élus de droite c’est pour investir ! La différence sémantique est énorme !

Non, sérieusement, elle n’est pas un peu grosse la ficelle ?

Quand je pense que, comme le rapporte Marianne.fr, ce Livre Noir est destiné à « faire connaître aux Français (…) la gestion de leur ville, au-delà des campagnes de communication menées à la gloire des majorités en place » ! On croit rêver…

samedi 20 décembre 2008

Une histoire niçoise

L’histoire se passe en une belle matinée ensoleillée de ce jeudi 4 décembre. Ce jour là, j’avais rendez-vous à 9H00 avec mon chirurgien pour mettre au point l’organisation de la petite intervention que je vais subir mardi prochain. Bref, mon rendez-vous terminé, il était somme toute assez tôt dans la matinée et le soleil brillait, ce qui fait que j’avais envie de trainer un peu avant de reprendre la direction de mes pénates… Je ne vais pas souvent dans le centre ville de Nice pour la simple et bonne raison qu’une demi-heure à trois-quarts d’heure de bus, et bien, c’est un truc qui ne me botte pas plus que ça. Aussi, chaque fois que je vais voir mon chir, j’en profite pour faire deux choses : Je passe chez Virgin ou à la Fnac pour m’acheter un bouquin ou un jeu vidéo (c’est mon étape culturelle), et je ne manque pas de rendre une petite visite à un ami d’enfance qui tient boutique non loin de la place Masséna (c’est mon étape sociale).

J’avançais d’un bon pas (c’est une image !) vers le magasin de mon pote quand mon attention fut attirée par le corps inerte d’un SDF. Il était là, allongé, apparemment inconscient, en avant de quelques mètres par rapport aux arcades.
Je sais pas vous, mais moi lorsque j’assiste à ce genre de choses, je suis plutôt… Partagé. Ouais, c’est ça, partagé avec tout plein de points de suspension derrière.
Partagé donc entre le désir de fermer les yeux, de passer mon chemin, de faire comme si j’avais des trucs hyper importants à faire, et une espèce de vieux sentiment venu d’on ne sait où qui me pousse à porter un secoure qui, comble du comble, risque de ne même pas être apprécié à sa juste valeur. Apparemment on ne doit pas être beaucoup à se poser ce genre de dilemme, parce que pour la plupart des gens que j’ai vu, leur décision semblait belle et bien prise : Ils avaient plein de chose à faire !
Le type gisait, je vous l’ai dit, un peu en avant des arcades. Au soleil. Je me suis dit qu’il ne devait pas être si mal que ça pour avoir eu la présence d’esprit de se mettre sous ses rayons protecteurs, et sur le coup cela me rassura dans mon dilemme. Le problème, c’est qu’il était également à moins de deux mètres des rails du tramway… Et à cette heure, des trams il en passe un toutes les six minutes… Y’en a certainement un qui est déjà passé, je me suis dit… Je suis sûr que quelqu’un à déjà appelé les pompiers on fait le 115… Il a bougé ou j’ai rêvé ?

J’en étais là dans mes hésitations quand deux policiers municipaux à vélo se sont arrêtés près du SDF pour s’enquérir de son état, et accessoirement le faire dégager de là. A moins que ce soit dans le sens inverse et que le fait d’effacer cette tache d’un des fleurons touristiques de la ville soit prioritaire sur l’état de santé de ladite tache.
En fait on ne le saura pas, mais on se doute un peu des priorités pragmatiques qui régissent les petits hommes et femmes en bleu qui pullulent dans ma ville. La ville où Christian Estrosi est le maire s’il est besoin de vous le rappeler.
Moi, en fait, j’étais bien content que l’intervention de la maréchaussée mette fin à mes tergiversations… Je ne suis pas très à l’aise lorsque ma lâcheté naturelle se confronte avec mes aspirations humanistes. C’est très gênant lorsque votre tête vous dit « fais quelque chose ! » et que le reste de votre corps, jambes et boyaux compris, vous dit « passe ton chemin ! ».
Chose importante, les deux agents municipaux à vélocipède étaient des femmes.

Entendons-nous bien, je n’ai rien contre le fait que des femmes revêtent l’uniforme de la police… Je serais même plutôt pour, car les femmes sont en générale moins encline à la violence et préfèrent le dialogue… Mais en même temps, vous pourriez me dire qu’une femme est plus vicieuse qu’un homme et que l’uniforme a tendance à accentuer ce défaut… Mais baste ! Ce n’est pas le sujet, et en plus je risque de me mettre à dos 70% de mon public qui est féminin !
Mais, dans l’histoire que je vous raconte, le sexe des policiers a son importance, aussi je me devais le signaler.

Où en étais-je… Ah oui ! Les deux policières tentèrent donc de réveiller le pauvre hère échoué sur le pavé… Ceux qui s’inquiétaient de l’état de santé du bonhomme furent rapidement soulagés, car aussitôt qu’il ouvrit les yeux, celui qui n’était qu’une misérable tache sur une jolie carte postale se révéla être une tache avec une voix de stentor, passablement avinée et particulièrement marri de se voir ainsi détourné des bras de Morphée.
Vingt Dieu qu’il gueulait le bougre ! A un tel point que les deux filles semblaient n’en mener pas large.
A ce moment là, ce sont les cris du SDF et la perspective d’un dérapage policier qui me firent penser à sortir mon appareil photo (que j’ai en permanence dans mon sac) et à me poster de manière à embrasser toute la scène. Oui, je l’avoue ce n’est pas très glorieux comme raison, mais que voulez-vous, je ne suis qu’un homme… Vous pourriez me dire que j’aurais pu le faire avant, mais photographier la misère humaine, je sais pas faire. C’est pas que je n’en ai pas envie, je sais pas faire, c’est tout. Je suis plus doué avec la nature et les paysages qu’avec les gens, c’est comme ça.

Donc, le type gueulait. Et pas que des gentillesses, je peux vous l’affirmer… « Salopes ! », « Allez vous faire enculer ! », voilà en gros qu’elle était la teneur de son discours. Je vous l’ai dis, les deux nanas semblaient un peu dépassées par les événements, et un petit coup de radio fut sans doute nécessaire pour que rappliquent deux ASVP mâles, histoire de faire le poids face à la véhémente rébellion. Le petit groupe se trouva bientôt rejoint par un véhicule utilitaire blanc conduit par deux autres femmes. Je me suis dis : « Tien ! Voilà la fourrière… ».
Manifestement, le monsieur ne voulait, ou ne pouvait, embarquer dans le véhicule. La perspective de se retrouver dieu seul sait où ne devait pas vraiment l’enchanter. De plus, là, en plein soleil, il devait penser que sa place était sans doute bien plus agréable que dans un foyer quelconque. Parce que je ne sais si vous le savez, les SDF à Nice, on ne se contente pas de les cacher sous le tapis ! On les envoie dans un centre situé au Mont Chauve. C'est-à-dire à plus de 10 Km du centre ville (voir carte), dans un endroit paumé sans lignes de bus ni rien autour… On les embarque, et il leur faut au moins la journée pour revenir tacher la carte postale.
L’embarquement promettait donc d’être sportif.

C’est à ce moment que je me suis fait repérer. Une des donzelles mal fagotée de bleu (vous avez remarquez que l’uniforme ne pardonne aucune rondeur ?), m’a fixé alors que je levais mon appareil dans sa direction. Elle s’est ensuite retournée vers ses collègues pour, je suppose, les informer que quelqu’un les observait… S’ensuit un moment de flottement. Je vois bien que le petit groupe hésite à agir… Moi-même, j’hésitais sur la conduite à tenir… Est-ce que je devais continuer à les observer au risque de m’attirer des ennuis ? Ou au contraire suivre le judicieux conseil que m’avait transmis la jeune femme par le biais de son regard ? Casse-toi me disait-il. D’ailleurs mon corps avait parfaitement perçu le message lui ! J’avais été pris d’un frisson… Un frisson qui est comme chacun sait, un réflexe préparatoire à la fuite chez les mammifères.
Mais non, mon cerveau réussit à contrôler tout ça, et je persistais à ne pas bouger d’où j’étais. Je faisais juste gaffe à être encore plus discret lorsque je prenais une photo…

Quelques minutes plus tard, je vis débarquer les pompiers. En deux temps trois mouvements une civière fut débarquée, le type posé avec ménagement et professionnalisme dessus et le tout renfourné dans le beau camion rouge. Direction : Heu… je ne sais pas. Les urgences psychiatriques j’imagine, car c’est très souvent là qu’échouent les âmes torturées et les taches sur les cartes postales.

Voilà, le spectacle était terminé. Les agents se sont dispersés pour retourner à leurs occupations sans doute très importantes. Moi, je suis entré dans le magasin de mon ami pour lui relater l’événement… Ou le non-événement, c’est selon.

Vous vous demandez certainement pourquoi je vous ai raconté cette histoire, non ? C’est vrai quoi ! Vous venez de vous taper quelques 1500 mots, et j’imagine que vous êtes un peu curieux sinon vous n’en seriez plus là à me lire…

Si je vous ai raconté tout ça, c’est la faute à un article que j’ai lu dans la colonne des brèves de la TéléLibre.fr. Cet article parlait de deux photographes de presse agressés (je pèse le mot), par des policiers pour les avoir photographiés en pleine action. La lecture de cet article m’a fait alors me souvenir de cet épisode et je me suis mis à réfléchir… Oh ! Ca fait bien deux jours que je réfléchis, et pour ne rien vous cacher j’en suis toujours avec les mêmes questions sans réponses !

Tout d’abord, pourquoi n’ai-je sorti mon appareil photo que lorsque j’ai présumé que les choses allaient, peut-être, mal se passer ?
Suis-je un adepte du sensationnalisme qui ne s’intéresse à la misère humaine que lorsque celle-ci risque d’être spectaculaire ? Mon militantisme citoyen est-il simplement orienté vers la dénonce qu’il en oubli de relater des événements anodins ? Mon ami, m’a fait la remarque à ce propos ; Pourquoi ne devrais-je témoigner que des choses qui se passent mal et ne rien dire quand cela se passe bien ? Parce que si je n’étais pas tombé sur cet article de la TéléLibre, il y a de grandes chances que jamais je ne vous parle de cette matinée du 4 décembre…
Ensuite, dans quelle mesure, le fait de m’être fait repérer par la maréchaussée à modifié son comportement ?
Je ne sais plus qui à dit un jour que le simple fait de prendre en photo quelqu’un ou quelque chose modifiait le comportement du sujet… Dans cette histoire, c’est peut-être le cas ? Si je n’avais pas été là, peut-être que le bonhomme aurait été embarqué sans ménagement dans la fourgonnette blanche ? Ou peut-être pas. Mais si, effectivement ma présence a conduit la police à modifier son comportement en mieux, est-ce que j’ai accompli un acte citoyen ? Qu’elle est ma responsabilité dans cette affaire ? De simple spectateur je serais donc devenu acteur ? Et puis, pourquoi est-ce que je présume forcément que la police est susceptible de mal se conduire ? Sui-je à ce point désabusé ?

Grrr !!! C’est compliqué tout ça ! Et les questions sans réponses ont le don de m’énerver ! Alors, si vous avez quelques pistes de réflexion à me proposer, je suis preneur !

Il y a cependant une réponse que je peux déjà vous soumettre. Je reste persuadé que le fait de se savoir observées, est susceptible de tempérer le comportement de certaines personnes. Aussi, je sais que je vais continuer à me balader avec mon appareil photo et prendre des clichés... Je crois que ça vaut le coup. Et si jamais un jour j’ai des ennuis à cause de ça, et bien… On verra bien !

Au fait ! La veille du jour où se déroule cette petite histoire, le maire de Nice, Christian Estrosi, luttait lui aussi à sa manière contre les inégalités et la misère sociale… Jugez plutôt, et vous me direz si l’image de la tache sur la carte postale est justifiée ou pas…



Allez ! Je vous souhaite un bon week-end ! Bises au chien et caresses aux enfants!

lundi 19 mai 2008

Aux urnes, citoyens ! (Pour un deuxième tour !)

Franchement, maintenant je peux vous le dire, je ne pensais pas que j’allais devoir me déplacer de nouveau dimanche prochain pour un second tour. Car il va y avoir un second tour pour l’élection législative partielle da la 5ème circonscription des Alpes-Maritimes ! Yes !
Le fait est que même si il a un poil amélioré son score de l’année dernière et obtenu la majorité absolue des voix exprimées, Christian Estrosi n’a pas obtenu le minimum de 25% des inscrits… La faute en est à une abstention plus que massive des électeurs. En effet, comme je le craignais hier, peu de personnes se sont déplacées pour accomplir leur devoir citoyen, puisque la participation n’a été que de 34,62% contre 63,25% en 2007. Personnellement je préfère voir les choses sous un autre angle, 65,38% des électeurs ont préféré aller se balader plutôt que de s’investir dans la vie de la citée. Que l’on ne s’étonne pas, dés lors, que notre système démocratique parte en couille…
Donc les résultats sont les suivants :
Estrosi (UMP) : 61,09% (+1,01%) ; Cuturello : 20,74% (+4,96%) ; Gianno (PC) : 5,55% (-1,75%) ; Ligonie (FN) : 4,83% (-0,42%) ; Plaquevent (Identitaires) : 4,61% (+2,41%) ; Hvidsten (MEI) : 3,17% (+2,54%).

Alors que peut-on dire de ces résultats ? Tout d’abords, c’est bâcher pour le second tour… La gauche même en se réunissant dans un élan digne de 1981 ne pourra refaire son retard. Non, ce qui me semble important, du moins significatif dans une région comme la mienne, c’est la chute continue du Front National qui profite essentiellement à un mouvement encore plus radical que sont les Identitaires Niçois.
Le mouvement NISSA Rebela (NISSA pour Nice Identité Sécurité Solidarité Action) se veut être proche de la vie locale. Pour eux, le destin d’une région se doit d’être pris en main par les locaux, et son mot d’ordre est « lu nouostre davant lu autre! ». Ai-je besoin de traduire ? Proche de la Lega Nord italienne, ce ramassis de fachos regroupe tout se qui peut trainer comme nationalistes, patriotes et autres xénophobes. Enrobée de la belle langue Nissart, leur action vous est d’ailleurs connue, à vous gens des quatre coins de la France. Ce sont eux qui proposaient une soupe populaire à base de porc, histoire d’écrémer un peu les SDF du quartier du Port. Vous voyez un peu la mentalité ? Je passe sur leur refus de voir une mosquée s’ouvrir à Nice, ville qui comprend plusieurs milliers de musulmans pratiquants. Bref, ma ville si belle qu’elle puisse être, sera toujours un bastion du fascisme.
Mais bon, ce n’est pas une raison pour baisser les bras. Hasta la victoria siempre !

samedi 17 mai 2008

Aux urnes, citoyens ! (Salade Niçoise)

Demain dimanche je vais aller voter pour la troisième fois de l’année.
Quoi ? Qui ? Comment ? Encore ? Et oui, mes amis le combat est sans fin. Alors de quoi s’agit-il ?
En mars de cette année, les élections municipales ont vu Christian Estrosi devenir le nouveau maire de Nice. Conséquence directe d’une de ses promesses électorales, il démissionne dans la foulée de son poste de Secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-mer. Car la promesse de ce cher Estrosi était de vouloir se consacrer entièrement à sa ville. Cet argument a fait mouche auprès d’une population âgée, autochtone et de droite (forcement…). Alors, on est en droit de penser que pour une fois, en voilà un qui refuse le cumul des mandats, qui veut se consacrer au Niçois, qui sacrifie un ministère pour nos beaux yeux… parce qu’il nous aime !
Gourance totale. Sitôt élu maire, le fieffé coquin s’est fait élire Président du Conseil Général des Alpes Maritimes, puis Président de la Communauté d’Agglomération Nice-Côte d’Azur (CANCA) le 18 avril dernier.
Cela commence à faire beaucoup trois mandats, me direz-vous. Et bien non ! Que nenni gens de peu d’ambition, il lui manquait un titre à (r)accrocher au revers de son costume, celui de député.
Député des Alpes-Maritimes, il l’a été de juin à juillet 2007 (élu au premier tour avec 60,08% des voix). Lorsque le désormais Président Nicolas Sarkozy fait appel à lui pour occuper un secrétariat d’Etat, il démissionne de son poste pour cause de cumul (ministre+député) et fait nommer son suppléant Charles-Ange Ginesy à sa place…
Devenu depuis maire de Nice et ayant quitté le gouvernement, Estrosi demande alors à son suppléant de lui rendre son poste de député. Ginesy s’exécute, démissionne, et nous revoici devant l’isoloir.
C’est bon là ? Vous avez tout compris ?
On est donc reparti comme en 40 avec une bonne petite élection législative partielle de derrière les fagots. Seulement la donne n’est plus la même que l’année dernière, et notre ambitieux maire risque de ne pas jouer autant sur du velours. En effet, les petits vieux qui s’étaient décidés à voter pour lui risquent de ne pas apprécier de le voir repartir sur Paris. De même, les déçus du sarkozysme peuvent également lui faire payer sa fidélité non-stop à l’omni-Président. A moins que, et c’est le plus probable, on assiste à un désintéressement total de l’électorat et que l’on est droit à une abstention massive.
Alors, entendons-nous bien. Il ne s’agit pas d’un test de grandeur nationale, mais plutôt d’une salade niçoise bien assaisonnée où les enjeux habituels vont se confronter.
En lice nous avons six candidats :
A droite : Estrosi pour l’UMP (avec Ginesy comme suppléant, je vous disais bien qu’ils étaient fideles ces deux là !), Ligonie (FN) et Plaquevent (identitaires)
A gauche : Cuturello (PS), Hvidsten (écologiste indépendant) et Gianno (PC)
On notera que le centre, les verts et la LCR ont disparu de la promenade des Anglais.

Alors que je tape cet article, je vous avoue que je ne sais même pas encore pour qui je vais voter ! C’est bien la première fois que cela m’arrive… Mais bon, je sais déjà que j’irais voter et c’est déjà ça ! Mais je fais le pari que nous seront guère nombreux…