Je voulais vous dire…


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samedi 17 avril 2010

Tagué n’est pas joué, mais ça vous fait quand même un papier

Je me demandais quoi vous dire ce matin... Et comme hier, rien ne me vient à l’esprit. C’est con hein ?
Je suis là, devant mon écran, je me dis qu’il faudrait bien que je vous ponde quelque chose, genre 400 mots minimum, et il n’y a rien qui vient. Galère...
Attendez deux seconde... En cherchant bien j’ai bien dû mettre un lien ou deux dans ma réserve à idées... (Ben oui, j’ai une réserve à idées. Pas vous ?)

Bon alors qu’est-ce qu’on a... J’ai bien une chaîne de blog qui traine depuis trois jours... Ça vous dit une chaîne de blog ? En plus celle-là elle est neutre politiquement parlant. Et comme la politique et moi ça fait deux en ce moment...

Allez ! On se lance !

Alors... C’est une invite de Thierry, le taulier de RAAAHAA ! (Saines colères) qui me tague pour répondre à quelques questions qui ont l’air simple comme ça, mais qui au final se révèlent plus compliquées qu’il n’y parait.

First question : Un auteur que j’aime....

Pffff... Y’en a tellement ! Z’êtes sûrs qu’il faut que je n’en choisisse qu’un ?
Dans ce cas, il s’agit de John Irving. Je n’ai lu que deux livres de lui, Le monde selon Garp et Hotel New Hampshire, mais ce sont pour moi deux œuvres majeures. Je dois en être à ma troisième ou à ma quatrième lecture de chacun de ces deux bouquins, et à chaque fois je jubile. Ce type à un imaginaire qui me fascine et une façon de décrire les personnages qui frise l’IRM...

Second question : Un livre que j’aime...

Putain, un seul ? Faites chier, c’est moi qui vous le dis ! Un seul bouquin... Genre celui qu’on emmènerait avec soi sur une ile déserte ? Non, parce que dans ce cas là se serait le manuel de Géo Trouvetou... (Rêveur mais pas con le Gwen !)
Un livre que j’aime... Bon ok, dans ce cas-là se serait le Seigneur des Anneaux de J. R. R. Tolkien. Ouais, avec lui je suis sûr de ne jamais m’ennuyer. Je pourrais le lire, le relire et le relire encore, que je décollerais toujours aussi facilement. C’est bien simple, dès que j’ouvre le premier tome, il me suffit de tomber sur la carte des Terres du Milieu pour tout de suite m’embarquer dans la folle équipée de Frodon, Aragorn, Gandalf et tous les autres.

Je dois avoir un mode Seigneur des Anneaux dans mon cerveau... Un état particulier qui fait que j’arrive à me glisser tel le Slider moyen dans un univers parallèle. Bien pratique quand il s’agit de s’évader de ce monde de merde, isn’t it ?

Third question : Les choses que j’aime...

Dans la question il est bien dit : Les choses. Mais lesquelles ? Les trucs inanimés, les objets ?
Ou les « choses » en général ? (Je vous l’avais dit que c’était pas si simple comme questions !)

Les choses que j’aime... Ben, j’ai envie de dire mon ordi. Ouais j’aime bien mon ordi. Et quand je dis mon ordi, c’est bien du mien à moi dont je parle. Parce que j’ai essayé hier celui d’un autre et je peux vous dire que je ne l’aime pas ! J’ai l’impression que les touches elles ne sont pas au même endroit, que la souri elle n’est pas de la même race... Et puis dedans, c’est pas rangé pareil que dans le mien.
Sinon, il y a le chocolat... Le café aussi. Prendre des photos... Ah, et puis j’aime bien discuter avec des gens intelligents. Ouais, je trouve ça moins fatiguant !

Last question : Ce que je déteste...

Bon, là c’est facile parce que je crois bien vous avoir déjà parlé de ça. Ce que je déteste le plus au monde c’est l’injustice. Et plus particulièrement lorsqu’elle s’applique à moi.
Sinon, il y a un truc qui me fout les boules grave et que j’ai constaté il y a peu de temps, c’est quand les gens s’applaudissent eux-mêmes. Vous voyez de quoi je veux parler ?
Genre réunion de motivation pour vendeurs, autocongratulation du politburo... Ça me gonfle ça ! Vous ne pouvez pas imaginer à quel point !

Et puis les épinards aussi...

Bon ben... Voilà ! Je crois bien que j’ai largement dépassé mes 400 mots. Ca vous fera de la lecture pour le weekend comme ça...
Maintenant il s’agit de voir à qui je vais refiler le bébé... Tien ! Cacahuette pour commencer. Et puis aussi Isabelle et toutes celles et ceux que le sujet intéresserait.

Bon, je vous laisse, j’ai du taff.

Have a nice day !

mardi 13 avril 2010

Bertone au peloton, Benoit XVI en prison !

Certains vont peut-être penser que ça devient une obsession chez moi, mais aujourd’hui on va encore causer religion...

Obsession, obsession... Il ne faut tout de même pas exagérer. Certes, j’ai quelques facilités à m’indigner sur ce sujet mais je ne passe pas mon temps, non-plus, à ne penser qu’à ça. D’ailleurs le jour où je vous dirais à quoi je pense vraiment la plupart du temps, cela risque de vous étonner. Mais bon, revenons à nos moutons.

Donc aujourd’hui on va causer de religion. Et pas pour en dire du bien, vous vous en doutez.

Et si c’est ce sujet-là en particulier qui m’est venu à l’esprit ce matin, c’est parce que j’ai été tagué par Yann Savidan pour une chaîne de blog. J’étais là, peinard, à me dire que j’aimerais bien ne rien écrire aujourd’hui, lorsque mes petits espions informatiques m’ont révélé qu’on parlait de moi à l’autre bout du web. D’un clic, je me rends sur les lieux du crime et là je constate avec stupeur qu’on me demande mon avis sur Dieu, son fils et son parti politique !
Nan mais vous sous rendez-compte ?
Il me demande à MOI, ce que j’en pense ! Faut être malade !

Ou alors c’est qu’il aime quand je chie sur le clergé et ses brebis... Ouais, ça doit être ça.

Le problème, c’est que pour répondre aux questions de la chaîne si gentiment proposée, il me faudrait envisager que Dieu existe... Et là, désolé, c’est au dessus de mes forces.
J’ai beau être doté d’une imagination fertile (enfin, c’est ce qu’on dit), imaginer l’existence d’une entité immatérielle, créatrice du monde et de ces turpitudes, cela dépasse les capacités de mon cortex préfrontal.

Donc, merci bien Yann, mais je vais passer mon tour sur ce coup-là.

Cela-dit, puisque l’occasion m’en est donnée et que sujet est sur la table, j’en profite pour déverser un tombereau de merde supplémentaire sur notre sainte mère l’église (pardon pour les Normands !).

J’ai appris que Monseigneur Tarcisio Bertone, number two du Vatican en tant que ministre des Affaires Etrangères, venait de trouver la parade idéale pour détourner la vindicte populaire et médiatique contre sa chère église. Pour lui, si certains prêtres sont des pédophiles, ce n’est pas parce qu’ils sont des célibataires en manque de sexe, mais d’abord et avant tout parce qu’ils sont homosexuels.

Vou voui voui... Jolie déclaration qui a le mérite d’à la fois détourner la question du célibat qui titille les cathos les plus progressistes, et de jeter l’opprobre sur ces abominations ambulantes que sont les homosexuels. Chapeau l’évêque, tu viens de faire un super amalgame que les plus cons d’entre tes ouailles ne se priveront pas d’exploiter : A savoir que lorsque on est homosexuel, on n’est pas loin de devenir pédophile... Bien joué !

Ai-je besoin de commenter une telle déclaration ? Non, je crois bien qu’elle se suffit à elle-même... Par contre je peux vous dire qu’elle n’augure rien de bon pour les années à venir. Car le Tarcisio est en tête sur la liste des remplaçants, au cas ou le Benoit 4x4* viendrait à casser sa pipe.

Sinon, toujours sur le même sujet de la déliquescence du cerveau humain, mais dans un registre plus joyeux, j’apprends que quelques petits futés, Richard Dawkins et Christopher Hitchens, envisageaient de porter plainte contre le Benoit auprès du Tribunal Pénal International pour « crimes contre l’humanité » ! Inutile de vous dire que qu’une telle nouvelle me réjouit le cœur, même si je doute qu’elle puisse aboutir au nom de cette saloperie qu’on appel la liberté de culte.
Cela dit, ces petits malins n’en sont pas à leur coup d’essai puisqu’ils avaient déjà tenté de faire la même chose avec l’ignoblissime Pinochet. Bon d’accord, ils n’étaient pas allé bien loin, mais ils avaient quand même réussi à le faire arrêter.
Et ça, d’imaginer le Pape avec des menottes, j’avoue que ça me file une putain d’érection !

Bien ! Sur ces bonnes pensées je vous laisse. Allez en Paix !

* : Ouais je sais, elle n’est pas de moi celle-là. Merci m’sieur Porte !

mardi 9 février 2010

Questions, cogitation, hésitation… Le tout en 1063 mots.

Hier au soir je me suis couché avec une idée assez précise de ce que j’allais bien pouvoir déblatérer aujourd’hui. J’avais même noté quelques idées sur une page blanche (enfin un écran blanc si vous préférez), j’avais également glané quelques liens utiles histoire d’engranger des références… J’étais bien motivé et bien décidé à me rattraper de mon billet merdique d’hier. Si, il était merdique je le sais.

Et puis, comme toujours lorsqu’on prévoit les choses, et bien celles-ci en profitent pour ne pas se dérouler comme elles le devraient…

Sitôt levé, je parcours mon Reader pour jeter un œil sur les blogs. Le Coucou me tague pour une chaîne sur les Régionales et me demande de répondre à trois questions… Bon, je me dis que ça va me faire un billet pour plus tard et je mets son lien dans le dossier « futurs articles ».

Ensuite j’écoute les nouvelles et j’apprends que le sujet du jour, c’est le début de l’examen du nouveau projet de loi LOPPSI… Non, Loppsi ce n’est pas le nom de la mascotte de la coupe du monde de foot, c’est la Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure. Et figurez-vous que d’après I-Télé, le model à suivre, l’inspiration de cette loi, ce n’est ni plus ni moins que ma ville à moi… Nice la capitale de la vidéosurveillance, du couvre feu pour les gamins de 13 ans et accessoirement le fief de l’incultureux Estrosi…

Dans un coin de ma tête je me dis que cela va me faire encore un sujet sur lequel il va falloir que je planche. Pour cause, en tant que niçois, il y a des chances que mon avis intéresse quelqu’un… Sauf que pour un type qui ne sort que rarement de chez lui, et pratiquement jamais de son quartier, cela risque d’être un peu coton de vous pondre un truc bien concerné. Et puis en plus j’ai déjà parlé de tout ça il n’y a pas longtemps.

Il y a aussi le « séminaire » gouvernemental sensé clôturé le débat sur l’identité nationale… Une petite critique sous forme de raillerie serait sans doute la bienvenue. Expliquer le sang impur tout ça… Le drapeau tricolore aux frontons des écoles, un carnet citoyen… Bref, ces gens-là n’en peuvent plus d’essayer d’éteindre l’incendie qu’ils ont eux-mêmes allumé. C’est tellement pathétique que ça en devient presque dérisoire.

Ensuite, je m’en vais sur Là-bas.org dans le but d’écouter l’interview d’Howard Zinn. Un type que je ne connais pas, mais il parait qu’il dit des choses pas trop connes sur la société américaine. Et là, pas de bol, je tombe sur une envolée lyrique de Daniel Mermet qui me fait du mal à ma laïcité. J’aime bien Mermet, mais lorsqu’il se met à défendre le port du voile, là désolé, mes affinités révolutionnaires s’arrêtent. Cela m’a tellement dégouté que du coup j’ai laissé tomber le podcast et tant pis pour Howard Zinn.

Et me voilà devant vous, à essayer d’aligner quelques mots pour vous expliquer la confusion qui est la mienne en ce matin pluvieux (oui, en plus il pleut).

Tous ces sujets mériteraient que je les traite un par un, avec force conviction et argumentation… Mais là… J’ai pas envie. J’ai juste envie de vous raconter ce qui se passe dans la tête d’un blogueur, pour qui écrire est devenu une occupation journalière et qui ne trouve pas les mots parce qu’il a la flemme. La flemme, et aussi bien d’autres choses en tête… Du genre qui mériteraient elles aussi un beau billet bien chiadé. Mais bon, ça sera pour plus tard.

Allez ! Comme à un moment il faut bien choisir une sujet, on va se jeter à l’eau et répondre aux questions du Coucou :

—Voterez-vous lors de ces élections ? Merci de justifier votre réponse.
Bien sûr que je vais voter… Même s’il m’est arrivé de ne pas le faire par le passé, depuis que ma vie a pris un nouveau départ je n’ai raté aucun scrutin. Même si j’ai parfois l’impression de pisser dans un violon, je considère que voter est la condition sine qua none pour qui veut être un citoyen responsable. En plus, je vais vous le dire franchement, j’aurais bien du mal à vous parler de politique si je ne le faisais pas.

—Si oui, savez-vous déjà pour qui vous voteriez au premier tour ? Pourquoi ?
Oui je sais pour qui je vais voter. Ce sera pour la liste du Front de Gauche.
Pourquoi ? Et bien parce que pour moi les socialistes et les écologistes ne sont que des suppôts du libéralisme. Même si ma région est à gauche et est plutôt bien gérée (enfin je crois), le premier tour d’une élection, qu’elle quelle soit, c’est fait pour exprimer son avis et marquer des points dans le paysage politique national. Et puis je rappelle qu’il s’agit d’un scrutin à la proportionnelle donc, Front de Gauche.
J’ai pensé un temps voter pour le NPA, et puis depuis quelques mois mon enthousiasme s’est comment dire… érodé. Même si ce qu’ils défendent est peut-être plus proche encore de mes idées que ne l’est le FdG, je trouve que ça ne tient pas debout leur histoire… C’est mal géré et le cafouillage de la semaine dernière en est la démonstration, hélas évidente.

—Avez-vous une idée de vote pour le second tour?
Alors là, je vais peut-être en choquer quelques-uns mais il y a de grande chances pour que j’aille voter, oui, mais que je ne glisse aucun bulletin dans l’enveloppe.
En effet, je vous rappelle que j’ai fais le serment que les socialistes n’auraient plus jamais de chez jamais ma voix, et je compte bien respecter cette promesse. Alors j’irais voter, because voir la réponse numéro un, mais ce sera un vote blanc.
Et ce même si le FdG appelle à un report des voix suite à une alliance quelconque avec le PS.
Je sais, cela va paraitre incohérent à pas mal de monde, mais moi j’me comprends…

Voilà ! Vous savez tout. Ceusse qui tiennent des blogs et qui veulent s’emparer du sujet pour continuer la chaîne, ne vous gênez pas, celle-ci est ouverte à tous.

Et puis pour les autres trucs dont je vous ai parlé au début… Et bien on verra demain. Ou après-demain. Ou le jour d’après… Ou peut-être jamais, qui sait ?

dimanche 24 janvier 2010

Comment briser une chaîne de blog qui pue du bec

Il y a quelques jours j’ai été sollicité par le talentueux Coucou de Claviers dans le cadre d’une chaîne de blogs un peu différente de celle auxquelles j’ai pu déjà répondre (cf le tag). Il s’agissait de répondre à la question suivante : « Que proposeriez-vous immédiatement au peuple français, si la démocratie directe existait »

Avant que de me pencher sur la question, j’ai eu (quand-même) la curiosité de remonter le fil de la chaîne histoire de, dans un premier temps, chercher l’inspiration, et de, dans un deuxième temps, voir un peu d’où celle-ci était partie. Si j’ai fait ça, c’est aussi, je l’avoue, parce que le Coucou précisait bien qu’au départ c’était une chaîne émanant d’un blog de droite… Et comme je suis curieux vous disais-je, et bien je suis allé jeter un œil.

Première constatation : Ben oui, les blogueurs de droite eux aussi font des chaînes, ce qui prouve bien que même les cons peuvent s’amuser à se branler les neurones.

Deuxième constatation : Cette chaîne a été inspirée par la votation Suisse sur les minarets… Déjà j’imagine mes lecteurs les plus en accord avec mes idéaux avoir le poil qui se hérisse quant à l’intention première d’une telle question… Trouver l’inspiration dans un tel dévoiement de la démocratie que fut ce malheureux épisode est pour le moins bizarre, voire suspect.
Je pense que je n’ai pas besoin de vous rappeler ce je pense de la démocratie directe telle qu’elle est pratiquée chez nos voisins helvétiques, pour cela vous n’avez qu’à lire mon article sur le sujet. Mais bon, si vous avez la flemme de cliquer je vous rappelle ma position sur la question : Ce genre de procédure a permit/permet à quelques illuminés de poser une question conne et dangereuse à des abrutis que la nation aurait tout à gagner à ne jamais consulter. Genre lecteurs du Figaro si vous voyez ce que je veux dire. Par contre, un peu plus de démocratie directe en France serait la bienvenue car pour l’instant des conditions d’émergence d’un référendum d’initiative populaire sont par trop draconiennes.

Je ferme la parenthèse.

Alors je ne vais pas vous raconter par le menu ce que j’ai pu lire sur tout ces blogs (ni même vous mettre des liens car il ne faut quand-même pas exagérer, je ne vais pas leur faire de pub) mais sachez que j’y ai trouvé quelques perles aussi grosses que la connerie de ceux qui les ont pondues. Par exemple « Êtes-vous favorable à l’ouverture de TOUS les secteurs à la concurrence ? (abrogation des monopoles illégitimes de l’Etat) » ou encore « Êtes-vous favorable, en matière de nationalité au droit du sang ? ». Bref comme vous le voyez, il s’agit de questions bien pourries, propres à rappeler à ces godelureaux du libéralisme que la révolte leur pend toujours au nez. C’est bien simple, si une question de genre venait un jour à m’être posée par voie référendaire, je serais capable de sortir nuitamment de mon antre pour foutre le feu aux bureaux de vote…

Et puis il y a ceux qui ne comprendront jamais rien à rien et qui posent des questions ouvertes. Du genre « Quelle est, selon vous, le rôle principal de la région ? », ou encore « Je proposerais d’ouvrir un débat sur l’instauration du vote obligatoire ». Bref, là on dépasse le mur de la bêtise et on atteint le no man’s land de l’inculture. (Et dire que ces types tiennent des blogs, j'hallucine !)

Enfin, il y avait quelques (rares) bonnes réponses… Mais comme je suis de parti pris et que je n’ai pas de honte à cultiver la mauvaise foi, je ne vous en dirais rien.

Je remercie bien évidemment le Coucou d’avoir pensé à moi pour cette chaîne, mais comme disent les jeunes je vais devoir répondre « désolé, mais je crois que ça ne va pas le faire… ».
Je ne saurais m’inscrire dans une telle démarche, même pour rigoler. Tout d’abord parce que la question d’origine est très mal posée. Si on lit bien l’intention qui se cache derrière la question, il ne s’agit même plus de faire droit à une revendication légitime (ou pas) d’une partie du peuple, mais de se positionner en Grand Maître et de solliciter l’adhésion (ou pas) de la plèbe pour valider une intention. En clair, c’est le genre de question propre à fournir un alibi. Genre, un sondage qui aurait valeur de loi. Avec ce genre de question à la con, jamais la peine de mort n’aurait été abolie.

Et puis aussi parce que je ne vois pas en quoi je me prendrais la tête à valider une démarche qui pue autant du bec.

Sachez, messieurs (y-avait pas de nanas) que ce n’est pas ainsi que la démocratie Française fonctionne !

D’ailleurs mon pote Rimbus le dit très bien dans son article sur le même sujet : « La démocratie directe c'est quand les sujets partent du peuple vers le pouvoir. » et « La démocratie n'est en rien une panacée, ce n'est qu'un moyen. » !

Après ça, et bien je n’ai qu’à opiner du chef et à fermer ma gueule. Comme Rimbus, je vais briser cette chaîne et la laisser à ceux, à qui ça fait bander de se croire détenteurs de vérités universelles…

Bon dimanche à tous !

jeudi 22 octobre 2009

Que faisais-je à 23 ans ?

Franchement je vais vous dire, j’aime bien lorsqu’on me tague pour une chaîne. C’est vrai quoi, ça a un petit côté assez flatteur pour l’égo. Ça vous donne l’impression que ce que vous avez à dire intéresse du monde, et moi qui suis cabotin en diable, et bien j’avoue que ce genre de moteur me plaît bien.

Sauf que lorsqu’il s’agit de satisfaire à l’invitation du Coucou et de répondre à la question « Que faisais-je à 23 ans ? », je m’aperçois que cela risque d’être un peu compliqué pour moi d’y répondre. Mais je vais quand-même essayer, quitte à en dévoiler un peu trop sur moi-même, mais tant pis je prends le risque.

Le souci voyez-vous, c’est que 1990, l’année de mes 23 ans, n’est pas à proprement parler une très bonne année pour moi… Ce fut même ce qu’on pourrait appeler une annus horribilis.

Je vais essayer autant que possible de vous la faire courte. En 1990, j’étais sous-lieutenant dans les commandos de l’armée de l’Air… Et oui ! Ça vous épate hein ? Moi aussi quand j’y repense.

Le fait est que j’étais bon, même très bon dans mon job et que j’envisageais fortement d’intégrer l’école de l’Air pour devenir officier de carrière. Hélas, ce plan de carrière ne convenait pas forcément à la femme qui partageait ma vie depuis six années…
Il s’en suivit une séparation douloureuse, très douloureuse, qui me fit perdre plus ou moins pied, et qui eut d’innombrables conséquences. La première de ces conséquences fut que je décidais de ne pas poursuivre ma carrière. Malgré un dossier élogieux et des soutiens en béton armé, je terminais mon service comme tout le monde.

Je me suis retrouvé un peu perdu dans la vie civile. J’étais déboussolé par la perte de mon amour, et par la perte des repères que l’armée m’avait donnés.
J’ai enchaîné les petits boulots merdiques. Représentant, sécurité à l’aéroport de Nice… Bref j’ai galéré pas mal et alors que j’envisageais de nouveau de rejoindre l’armée (la Légion cette fois-ci), pour mettre fin à une spirale que je devinais dangereuse, j’ai eu mon accident. La cheville en mille morceaux, j’ai dû retourner vivre chez mes parents…

La galère à continuée mais sur un autre plan. J’ai quand même profité de mon invalidité pour reprendre mes études (par correspondance) et acquérir un métier. Celui de technicien forestier.

Mais, au final, je ne regrette pas ces moments douloureux. Ils ont fait l’homme que je suis maintenant, et franchement je suis plutôt fier de ce que je suis, alors…
De même je ne regrette pas l’armée. Elle m’a appris un tas de truc sur moi et sur les autres, et elle m’a donné le sens de l’honneur.

Et l’honneur, chacun sait que c’est ce qui vous reste lorsqu’on n’a plus rien.

Tenez ! Je n’ai pas beaucoup de photos de moi, mais j’ai quand même réussi à vous en dégoter une qui date à peut-prêt de cette époque… C’était pour le 14 juillet 89, il y a vingt ans…

samedi 10 octobre 2009

Paradis: Réflexion et autopromotion

J’ai été sollicité par Gaël pour participer à une espèce de compilation sensée recenser les meilleurs billets parus dans un certain nombre de blogs…
Cette compilation portera le nom plein d’espoir présomptueux de « Paradis ».
En fait, je ne sais pas trop ce qui va être fait avec ça, mais en tous cas la question m’était posée de cette façon : Quel est le billet que vous avez écrit qui à vos yeux a le plus de prix ?

Pas facile de répondre à cette question… Ça veut dire quoi exactement « le plus de prix » ?

Ce billet, c’est celui qui m’a donné le plus de travail ? Celui qui me touche le plus personnellement ? Celui qui a eu le plus de succés ? Celui qui contient deux au moins de ces qualités ?

Bref, sur les 301 billets que j’ai publié depuis les dix-huit mois qu’existe ce blog j’en ai finalement retenu six. Puis, au bout d’un moment il ne m’en est resté plus que deux.

Les mystères du dictionnaire, et Des empires et de la liberté.
Le point commun entre ces deux articles, c’est qu’ils sont avant tout très personnels. Le premier raconte une expérience intime de mon passé, quelque-chose qui m’a marqué et que j’avais envie de partager…
Le second est le fruit d’une réflexion personnelle qui illustre assez bien ce qui se passe dans ma tête et ce pourquoi j’écris et je publie sur un blog…

Grrrr ! Pas facile de faire un choix !

Bon ! A un moment il faut bien choisir, donc on va dire que l’article qui a le plus de prix à mes yeux c’est… C’est… Des empires et de la liberté !

Pourquoi ? Et bien parce que Des empires et de la liberté est un article constructif pour moi. Je veux dire par là que dans ma vie actuelle faite d’immobilisme contemplatif que certains pourraient confondre avec de l’oisiveté, il me semble important d’utiliser cette immobilité forcée pour réfléchir sur le monde. Cet article illustre parfaitement ma propre utilité, en quelque sorte.
L’utilité que j’ai à mes yeux bien entendu…

samedi 26 septembre 2009

C’est comment chez toi ?

Pas de billet politique aujourd’hui mais une chaîne de blogs.
Une petite chaîne qui traine dans le cyberespace depuis un bout de temps puisque je l’avais déjà aperçue sur la République des blogs en juin dernier. Malheureusement n’ayant pas été tagué, je n’ai pu y participer… Cependant, j'ai trouvé l’idée tellement sympa que j’ai aussitôt pris une photo de mon bureau au cas où…

Ah oui, j’suis bête, faut peut-être que je vous explique en quoi consiste cette chaîne. Il s’agit de prendre une photo de l’endroit où le blogueur moyen officie à son ouvrage. Le but étant d’essayer (je pense) de mettre en parallèle l’écris et l’environnement.
Par exemple si vous prenez le bureau d’Homer (c’est lui qui m’a tagué à l’insu de son plein gré)… Quand on le voit, on ne peut que mettre en perspective son discours et se demander comment il se fait que ce monsieur écrive des choses si légères, dans un environnement aussi… Comment dire… Obsessionnellement rangé.

Bon, je rigole un peu, mais je ne devrais pas car je sens que les moqueries ainsi que les commentaires risquent de me retomber sur le poil lorsque vous aurez vu d’où je travaille… Ne vous gênez pas pour me poser des questions au cas où un objet quelconque vous intriguerait… Car en fait, maintenant que j’y pense, tout ce que l’on peu voir sur cette photo, tout ce capharnaüm, n’est constitué que de choses importantes, donc vitales, donc nécessaires… Bref, c’est mon chez moi douillet et sécurisant comme il sied à un terrier digne de ce nom !



Et pour faire ce qui doit être fait, je refile le bébé aux blogueurs suivants :

Une Uruguayenne à Montréal pour voir un peu ce que trafique Azul quand elle ne se casse pas la gueule en vélo (deux fois !).
Lunule de Chios, parce que j’aime bien embêter Cécile D.
Rosée matinale, pour que l’autre Cécile ne se sente pas en reste.
Le monde de Philippe, pour voir un peu l’endroit où le bougre aime à s’évader vers d’autres horizons.
Et enfin, Quelque chose à dire, pour que cette nouvelle venue apprenne enfin à mettre des images dans son blog !

Voilà ! Ah oui ! Pour tous les autres, les lecteurs modestes et géniaux qui hantent joyeusement les commentaires, ne vous gênez pas si vous voulez faire de même et me montrer d’ousque vous surfez ! Envoyez-moi ça, et je ferais une petite compilation de toutes vos photos, et on pourra se marrer en faisant des comparaisons !

lundi 3 août 2009

Quel amateur de chocolat êtes-vous ?

Ce n’est pas souvent que je m’attable pour écrire en plein après-midi. De la même façon, je pourrais dire que ce n’est pas souvent que je réponds à une chaîne de blogs non-plus… D’ailleurs, pour tout vous dire, c’est la première fois que l’on me tague de la sorte !
Mais bon, comme je suis un garçon qui a de l’éducation, et qu’en plus le sujet m’inspire, je m’exécute derechef et avec diligence !
Donc, comme le titre de ce billet l’indique la question à laquelle il m’a été demandé de répondre est la suivante : « Quel amateur de chocolat êtes-vous ? » et celle-ci m’a été aimablement posée par mon confrère Eric Citoyen, taulier du blog Mon Mulhouse.

Je ne suis pas familier des chaînes, mais j’ai néanmoins compris qu’il fallait un peu développer le sujet en répondant à une série de questions en rapport avec le sujet… Alors, allons-y développons, développons…

1/ Quel type de chocolat : Chocolat noir, chocolat au lait, chocolat blanc ?

Bon là, la réponse à la question est évidente. C’est chocolat noir et rien d’autre. Le « au lait » ou le « blanc » ce n’est pas du chocolat, c’est tout au plus de la graisse parfumée et rien d’autre… Le vrai chocolat ne se conçoit qu’à partir de 70 % de cacao, point barre ! Y’a pas à discuter, c’est comme ça ! Et que je n’y revienne plus, Ok ?

2/ Sous quelle forme : Boisson, tablette, bouchée ?

Euh… Ben, du moment que c’est du chocolat noir, je dirais toutes les formes. Absolument toutes les formes ! Avec quand-même, il me faut l’avouer, une petite préférence pour la tablette… En fait ça me vient de mon enfance. Mon papa avait (a encore ?) pour habitude de prendre un goûter comme les gamins. Et son goûter, ce composait d’une banane et de quelques carreaux de chocolat « Nestlé dessert ». Vous voyez, les gros carreaux dans leur emballage façon papier kraft ? Il avait beau planquer sa grosse tablette réservée rien que pour lui, je savais que c’était dans le double-fond du deuxième tiroir de la desserte ! Et donc, de temps en temps… Crunch !

3/ Quelle origine : Chocolat belge, suisse, autre, tous ?

Alors-là… Je vous avoue humblement que je n’ai jamais eu l’occasion de faire réellement la différence… Je sais pour un type qui se dit puriste en matière de chocolat, ça craint un peu. Mais bon, pour vraiment faire la différence il aurait fallu que j’ai en main les deux nationalités et que je les goûte tour à tour… Et cela ne s’est jamais produit. Cela-dit, lorsque je travaillais, il y avait en face de mon magasin une boutique Léonidas et de temps en temps le patron nous faisait la joie d’acheter une grosse boite pour tous les employés… C’était délicieux (surtout les noirs !), donc je dirais belges.

4/ Un dessert au chocolat : Tarte au chocolat, Gâteau au chocolat, glace au chocolat (les recettes sont bienvenues ;) )

J’ai longuement réfléchis à cette question parce que je n’aime pas trop mélanger le chocolat avec autre chose… Mais finalement je crois que ce que je préfère c’est encore la fondue au chocolat. Des tranches de fruits frais trempés voluptueusement dans le chocolat chaud et fondant… Mmmm ! Le nirvana !
En plus, dans mon panthéon perso, j’associe la fondue au chocolat à des moments sensuels et romantiques…

5/ A boire avec du chocolat : un whisky, une liqueur, un cognac/armagnac, de l’eau tout simplement, un vin rouge ?

Bon, là la question est plutôt vache, mais je dirais de l’eau fraiche, tout simplement. Comme je l’ai dis plus haut, pour moi le chocolat se suffit à lui-même et je n’aime pas trop mélanger son goût avec autre chose (sauf pour la fondue !). Par exemple, je déteste tout ce qui est chocolat fourré avec quelque-chose d’autre : que ce soit alcool, crème ou autre fruits confis… Un truc qui me donne envie de gerber, ce sont les After Eight ou encore les sarments à l’orange... Beurk !
Donc, de l’eau c’est bien. Ca permet de concentrer ses papilles sur ce qu’il y a de plus important : Le chocolat !

Voilà ! J’ai répondu aux questions comme il fallait ! Il ne me reste donc plus qu’à choisir, très arbitrairement, les personnes à qui je vais transmettre le flambeau… Alors les nominés sont… (Roulement de tambour)

Personnellement je serais très intéressé de savoir quels sont leurs opinions des blogueuses suivantes… Hein ? Quoi ? Oui, c’est vrai, il n’y a que des filles dans le lot. Et alors ?

Donc, sont appelées à la barre (de chocolat) Mesdames :

Cécile D, tenancière de Lunule de Chios.
Fantôme, spectre familier de La face visible de la lune.
Cécile, animatrice enthousiaste de Rosée matinale.
Et Azuldelmar, digne représentante d’Une Uruguayenne à Montréal.

Pour les autres, et bien vos commentaires chocolatiers sont les bienvenus !