Je voulais vous dire…


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lundi 2 août 2010

Conciliabule

-Gwen ?
-Jawohl...
-Heu... Je peux te déranger deux minutes ?
-C’est que j’suis en train d’écrire là...
-Oui, je sais bien puisque je suis dans ta tête. Mais tu peux t’arrêter deux secondes qu’on discute ?
-C’est deux minutes ou deux secondes ? Faut savoir...
-Ok, Monsieur l’impertinent, faut qu’on parle. S’il te plaît.
-Bon ok, mais fais vite, j’suis en forme là...
-Gwen, mon chéri mon amour, tu sais que je t’aime et qu’en règle générale, et compte tenu de nos accord de septembre 2006, j’essaye de te foutre une paix royale en matière d’écriture... Vrai ?
-Heu... Si tu le dis.
-Je le dis.
-Bon d’accord, et alors ?
-Et alors je tiens à te rappeler que la dernière fois que tu as écrit ce genre de texte, tu t’es fait taper sur les doigts par tes amis...
-Hein ? Mais qu’est-ce que tu me racontes ? Ça te plaît pas ce que j’ai écris ?
-Si, bien sûr. Tu sais bien que j’adore tout ce que tu fais. Mais je me dois quand même de te rappeler que ce genre de... comparaison, n’est pas du goût de tout le monde.
-Oh putain, v’là la censure...
-Relis ça, et tu verras bien avant de monter sur tes grands chevaux !
(-------------)
-Bon, et alors ? J’étais en colère à cette époque-là... Aujourd’hui ce n’est plus pareil...
-Comment ça ce n’est plus pareil ? Tu déconnes ou quoi ? Relis-toi merde ! La dernière fois tu traitais le député Ciotti de petit nazillon pervers, et là tu recommence !
-J’ai pas écris « nazillon », j’ai écris « nazi » tout court...
-Ouais c’est ça fait le malin ! Non mais relis-toi je te dis ! « Ce petit tas de merde, fort marri de constater que la loi lui interdisait de s’en prendre aux enfants directement, n’a rien trouvé de mieux que de vouloir enfermer les parents. Après avoir réinstauré le couvre-feu pour mineur et la suppression des aides sociales, le voilà qu’il franchit un pas de plus dans l’ignominie et réinvente les camps de rééducation parentaux. ». Hé ! C’est pas marrant je te signale !
-Hihihi... Si tu le dis !
-Je continue : « Le Monsieur sécurité de l’UMP, tel un petit gestapiste zélé, prend à cœur la mission que le Président lui à confier : A savoir, être le pourvoyeur d’idées sécuritaires destinées à séduire l’électorat fasciste de ce pays. Bref, Eric Ciotti, c’est l’âme damné de ce gouvernement. Le futur Himmler de ce pays. »
Là, Gwen, je suis désolé mais je ne peux pas te laisser dire ça. Tu vas avoir des ennuis si tu continues.
-Mais euuuuh.....
-Gwen, on te l’a déjà fait remarquer en plus. S’en prendre au physique des gens c’est indigne d’un démocrate.
-Bon... Je fais quoi alors ?
-Et bien c’est simple, tu me réécris ces paragraphes et tu m’enlèves les deux fois où tu as utilisé le mot « petit ». Attaquer les gens sur leur taille, cela ne se fait pas. Un point c’est tout.
-Pfff... Bon d’accord... Et pour la photo je fais quoi ?
-Quoi la photo ? Ah oui, le montage... Tu n’as pas mis de toise, d’échelle métrique ou un truc comme ça ?
-Euh non...
-C’est bon alors, tu peux la publier.

vendredi 8 janvier 2010

Nicolas Sarkozy et le bizness de la culture

Oui, je sais. Lorsque l’on met Nicolas Sarkozy et culture dans une même phrase, au début ça fait tout bizarre… Normal, l’homme transpire autant la culture que la hauteur, c’est vous dire son peu de crédibilité en la matière…

Donc, hier Le Président a souhaité transmettre ses vœux au « monde de la culture ». Déjà là, d’entrée, l’expression me dérange. Comme si ce qui fait l’identité de l’être humain pouvait se regrouper en un monde à part, indépendant sans doute, d’un autre monde qui lui n’aurait rien à voir avec la culture… M’enfin, il semblerait que dans l’esprit pragmatique de notre Nanoprésident, les choses fonctionnent ainsi, il y a le monde culturel et il y a les autres. En fait, comme vous l’allez voir, le terme exact à utiliser devrait être « le monde qui fait du bizness avec la culture »… Là on serait beaucoup plus proche du concept présidentiel.

Et d’ailleurs, ça n’a pas trainé puisque le discours commence par une énumération des succès de l’année écoulée… Succès financiers s’entend. Recettes, entrées, marché de l’art, etc, 2009 a été une bonne année de ce point de vue là, alors il est content.
Et il est tellement content que la Culture avec un grand C rapporte des sous qu’il a bien l’intention de lancer pour l’année qui vient tous plein de projet « rentables ».

Donc, il a l’intention de progresser sur des projets aussi divers que le Grand Paris, L’Union de la Méditerranée, la Maison de l’histoire de France, le transfert d’Albert Calus au Panthéon et la Révolution numérique… L’annonce la plus notable concerne justement cette dernière partie. Un budget de 750 millions d’euros va être consacré à la numérisation des œuvres immatérielles du Patrimoine National. A savoir, livres, musique, films et cætera. A ces 750 millions devraient s’ajouter des fonds privés qu’il espère conséquent car « les perspectives de rentabilisation sont nombreuses dans la nouvelle économie du savoir » ! Encore et toujours le pognon.

Moi je me demande bien comment il compte faire ça, car en même temps il prétend vouloir respecter les droits d’auteurs et la propriété privée avec une loi Hadopi enfin mise en place (selon lui hein !)… Car il l’affirme encore une fois, c’est son rôle de protecteur que de protéger la propriété privée, qui est comme chacun sait le premier des droits de l’homme dans le monde selon Sarkozy.
Ah oui, je ne vous ai pas dit, vous savez pour qui il se prend notre Nain National ? Je vous le donne en mille, pour lui, « Le rôle du chef de l’état c’est d’être le protecteur des arts et le défenseur de la culture ». Bref, le mécène en chef, c’est lui. François 1er à coté de lui, c’est le commissaire Javert !

Mais bon, Sarko n’est pas à une contradiction près, d’ailleurs à un moment il définit la loi Hadopi comme étant destinée à protéger la vie privée… Personne n’a bronché, mai vous reconnaitrez que le lapsus est assez savoureux !

Une autre contradiction que j’ai relevée concerne la baisse de la TVA sur le contenu culturel numérique. Pour lui, dans un souci d’harmonie il conviendrait de la ramener à 5,5% comme pour les contenus physiques (les livres quoi !). Personnellement, je me pose la question de savoir comment le marché du livre va pouvoir supporter de se retrouver ainsi mis en concurrence directe avec la numérisation… Déjà que nos jeunes ne lisent plus, je doute fortement que le fait de retrouver toute une flopée de lignes sur leur écran, sans aucune image, va favoriser le développement de la culture en France… Mais bon, je suis peut-être un peu réac sur ce coup-là. Pour moi un bouquin ce n’est pas qu’un contenu, c’est aussi une forme, un poids, une odeur…

Sinon, dans un élan qu’on ne lui aurait pas prêté, il annonce qu’il a l’intention de mettre en place une réflexion pour taxer les publicités en ligne. Avec dans sa ligne de mire le géant Google ! Rien que ça ! En effet, ce qui dérange Monsieur Sarkozy le Grand Mécène, c’est que de grandes multinationales basées à l’étranger se fassent du fric sans qu’il ne puisse, lui, en tirer une part du gâteau.

Bon, pour tout vous dire je me suis fait plutôt chier à l’écouter parler de chose qu’il ne connait pas avec des mots qui ne sont pas lui. Pour le coup je vous l’assure, c’était flagrant que le bonhomme ne maitrisait absolument pas une once du domaine qu’il abordait. Sauf lorsqu’il s’agissait de parler pognon, bien sûr.

Au final, il me reste une impression brouillonne qui c’est, peut-être, retrouvée dans mon texte d’ailleurs… Mais en tous cas, lorsque je repense aux vœux de l’année dernière qui étaient consacrés aux liens tendancieux existants entre la culture et l’identité nationale, je me dis que cette année nous avons abordé un autre pan du monde merveilleux selon Sarko : La marchandisation de la culture.

Et l’année prochaine, ce sera quoi ?

vendredi 4 décembre 2009

A Nice, c’est l’ouverture de la chasse (aux enfants)

Aujourd’hui, j’ai un petit souci…
Oh, rassurez-vous rien de grave. C’est juste qu’en temps que niçois, je me sens un peu obligé de vous causer de la nouvelle du jour, à savoir l’instauration d’un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans dans ma bonne ville de Nice.

Bon, d’abords je tiens à vous dire mon étonnement, car c’est le genre de chose que je n’ai absolument pas vu venir. Il est vrai que je suis peu au fait de ce qui se passe dans ma ville, et je le regrette parfois, mais là, franchement je tombe des nues… Et en même temps pas vraiment.
Nice est un bastion de vieux réacs, ça tout le monde le sait. D’ailleurs, à chaque fois que je mentionne mon lieu d’habitation, j’ai droit de la part de mes camarades gauchistes à des mines compatissantes et à des smileys d’encouragement. C’est vous dire !
Donc, à priori, il n’y a pas de quoi vraiment s’étonner qu’une telle mesure soit appliquée chez moi…

Mais bon, quand même, d’entendre ça dans ma télé ce matin, ça fait tout drôle.

La première chose à laquelle j’ai pensé lorsque j’ai entendu la nouvelle c’est : « Putain de merde ! Mais c’est quoi cette ville de fachos ! »
Enfin, un truc dans le genre…
Puis, dans la foulée, je me suis également dit : « Bon, en même temps, les gosses de moins de 13 ans n’ont rien à faire dans la rue après onze heures du soir… »

Et c’est bien là que réside le souci dont je vous parlais plus haut. Je suis bien embêté moi, avec cette histoire de couvre-feu, because je me retrouve coincé entre ma conception de l’éducation (assez rétrograde peut-être) et la méthode détestable employée par mon édile…
J’ai le cul entre deux chaises en fait.

Alors, pour tenter de trouver du grain à moudre et parfaire mon questionnement, je suis allé à la pêche aux infos. Et là, qu’est-ce que j’apprends ?

Que le couvre-feu ne s’appliquera que les veilles des jours où il n’y a pas école (les mardis, vendredis et samedis) et uniquement pendant les périodes scolaires hors Carnaval !
C'est-à-dire que sur une année, cela doit représenter quelque chose comme un jour sur trois en fait…

La question que je me pose alors, c’est que compte tenu de la volonté annoncée par notre maire qui est d’ « identifier les mineurs qui seraient potentiellement en danger », est-ce que cela voudrait dire que les enfants en danger ne le sont qu’un jour sur trois ?

Ensuite, toujours dans le communiqué de la mairie, on apprend que la première fois qu’un gamin de moins de 13 ans se fait chopé hors les murs d’un domicile quelconque, il aura droit à une reconduite policière sans sanction. La seconde fois il verra son nom et celui de ses parents inscrit dans un « fichier spécial, après autorisation de la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés), son inscription d’office à des activités périscolaires et, en ultime ressort, la suppression de certaines allocations municipales allouées aux familles ».

Là, du coup, on ne rigole plus. C’est que ça devient délirant comme sanction…
Tout d’abords j’aime assez l’expression « après autorisation de la Cnil ». Ça veut donc dire que le couvre-feu est instauré et les sanctions annoncées avant même que la Cnil n’est donné son aval pour un fichage de mineurs de moins de 13 ans ! Mais bon, soit. Admettons que la Cnil le donne son aval… Qu’est-ce qui se passe ensuite ? Inscription d’office à des activités périscolaires ! Ça veut dire que l’on va inscrire le petiot à des cours de macramé ? De poterie ? Et puis ces activités périscolaires auront lieu le soir après 23 heures ? Non ?
On frise le délire.

Enfin, ultime ressort, on sucre les allocs aux parents indignes… Ce qui, bien entendu présume que lesdits parents sont forcément allocataires, donc pauvres. Et qu’ils le deviendront encore plus une fois qu’on leur aura supprimé une partie de leurs maigres ressources. D’ici à ce que les parents encouragent leur progéniture à arrondir les fins de mois en dealant des billes (ou autre chose), il n’y a plus qu’un pas.

Non, sérieusement, c’est du grand n’importe quoi cet arrêté municipal.

Sur le fond, je ne dis pas qu’il ne faut rien faire face au fait que des gamins trainent les rues à des heures indues. A mon sens c’est un manquement grave au devoir parental… Mais ce manquement est dû certainement à autre chose que le manque d’activités périscolaires ou encore au fait que les parents touchent des allocs… Ce genre de laisser-aller a des racines plus profondes, d’ordre sociétal et ce type de sanction ne comblera certainement pas un déficit d’autorité parentale. Pire, il serait même susceptible de l’aggraver.

Je ne sais pas moi… Il me semble qu’une proposition/obligation d’accompagnement psychologique et social serait bien plus efficace. Plus humain en tous cas.

Et puis, pour finir, je les vois biens ces petits cons sans cartes d’identité faire tourner en bourrique nos spadassins municipaux !

Non, pour moi c’est clair. Etant donné l’invraisemblable applicabilité d’un tel arrêté, on ne peut que retenir la mesure qui est en ait le fondement. Le fichage des enfants. Et là, pour le coup, conception de l’éducation rétrograde ou pas, je ne suis plus d’accord.

Une dernière chose, pendant que le maire Estrosi, qui avait promis de ne se consacrer qu’à sa ville pour se faire élire, joue son rôle de ministre de l’Industrie, c’est le petit nabot Eric Ciotti qui commande en ville (dernière photo). Vous ne trouvez pas qu’il a une tête de nazillon pervers ? Hein ? Moi si…

lundi 9 novembre 2009

Non, le communisme n’est pas mort le 9 novembre 1989 !

Bon, aujourd’hui vous n’allez pas y couper, vous entendrez forcément parler de l’anniversaire du jour, à savoir la chute du mur de Berlin. C’était il y a vingt ans…

Contrairement à la plupart des gens (en tous cas d’après ce que disent les médias), je ne me rappelle pas précisément ce que je faisais ce jour-là… J’étais à l’armée, ça je m’en souviens, mais pour le reste… Ah si ! Je me rappelle de Christine Okrent à la télé qui faisait son reportage en direct de là-bas. Elle nous montrait la joie des allemands de Berlin-Est traversant les check points, se précipitant sur les magasins, s’émerveillant devant les étalages… Forcément, lorsqu’on voit ce genre de chose, on ne peut qu’être content pour eux… Et c’est ce que j’étais à l’époque, content pour eux. D’ailleurs, lorsqu’un mur tombe, on ne peut qu’être content. Enfin en principe…

Vingt ans après, mon regard sur cet événement planétaire a changé.

Oh bien sûr, je suis toujours ravi que le régime d’Honecker soit tombé. Un régime où la seule façon que l’on ait trouvé pour soutenir une idéologie soit la coercition est selon moi de par sa nature même à abattre. Comme le mur destiné à empêcher de fuir ce régime d’ailleurs…

Pour le reste, je me dis que si l’on regarde d’un peu plus prêt les dégâts causés par la chute de ce foutu mur… Il n’y a pas forcément de quoi se réjouir.
En 1989, tout un chacun proclamait haut et fort que la chute du mur annonçait celle du communisme. Pour les libéraux, s’en était fait de l’ennemi à abattre. Les méchants avaient perdu et la liberté allait enfin pouvoir éclairer de ses rayons ardents les recoins les plus obscures de cet Est si longtemps honni. La liberté… Il s’agissait de celle du marché bien sûr, mais ça les habitants de l’Allemagne de l’Est ne s’en doutaient pas. Eux, ce qu‘ils voyaient c’est qu’ils allaient être enfin débarrassés de l’immonde Stasi, et qu’ils allaient pouvoir se payer des Mercedes à la place de leurs Trabans.
Vingt ans plus tard, il n’y a plus de Stasi, mais pour se payer des Mercedes, les ostis courent toujours.

A l’époque déjà, la propagande libérale faisait son œuvre dans les esprits en proclamant la mort du communisme. Sauf que le communisme n’est pas mort, loin de là. Et heureusement d’ailleurs. C’est un régime pourri qui est mort, et non-pas l’idéologie qu’il prétendait soutenir. Ce sont deux choses différentes et il convient de bien se le rappeler. C’est comme si vous me disiez que puisque le Général Pinochet est tombé, cela démontre que le libéralisme est mort… Ca n’a rien à voir. Et d’ailleurs cet amalgame facile est encore dans les esprits de pas mal de gens… Tenez, ce matin encore j’ai entendu ce crétin de Pierre Moscovici dire que le communisme était bel et bien mort ce jour-là… Comme quoi, la désinformation peut être efficace, même vingt ans après.

Donc, le communisme n’est pas mort, et ça mes amis (enfin ceux qu’il va me rester à la fin de cet article) il va falloir que vous vous y fassiez. Ce n’est pas parce que ces tentatives d’application ont échouées, que le modèle n’a pas de sens.

Et je dirais même plus, étant donné ce que nous vivons en ce moment, à l’instar de ce que les ex-allemands de l’est vivent depuis la réunification, je crois sincèrement qu’il est de nouveau temps de remettre l’ouvrage sur le métier, si vous voyez ce que je veux dire…

Parce que parlons-en de la réunification ! Il n’y a pas eu réunification, mais absorption, digestion au détriment des allemands de l’est. Sans tenir compte ni de leurs opinions, ni de leur mode de vie. Ces gens là voulaient sans doute la liberté, mais pas forcément la fin de l’expérience collectiviste… Ce qu’ils voulaient c’était un état où ils auraient pu vivre comme avant, mais sans la Stasi et sans le mur. Le libéralisme leur a été imposé avec son cortège de malheurs et de laisser pour compte, et nombreux sont ceux qui, vingt ans après, regrette un peu le bon vieux temps…

Pour ma part, je ne désespère pas qu’un jour prochain nous en arrivions à créer quelque chose de bien sur ce modèle là… Quelque chose de bien pour tout le monde. Quelque chose qui tiendrait compte des erreurs du passé et qui apporterait un peu d’égalité sociale dans ce monde de brute…
Et puis je ne sais pas… Il aurait quand même de la gueule notre drapeau s’il ressemblait à ça !


Ah oui ! Pour finir je voudrais quand même qu’on se rappelle que des murs il en existe encore, et pas des moindres. Et comme de par hasard, la plupart sont des créations de pays « démocratiques »… Cherchez l’erreur.
Voici une petite piqure de rappel, au cas où…


Nouveaux Murs "défensifs"
par belair


mardi 15 septembre 2009

Petit cours de sémantique libérale

Juste une petite brève, comme ça en passant. Et puis on va s’arrêter là, parce que trois articles dans la même journée, ça risque de faire jaser la blogosphère

Ce midi je regardais Canal Plus, et j’y ai vu un reportage sur l’opposition que ce font deux rapport sur l’efficacité de la vidéosurveillance.
Le premier rapport émane de l’Inspection Générale d’Administration, et tendrait à dire que la vidéosurveillance ferait effectivement reculer tous les crimes possibles et imaginables.
Le second rapport lui, vient carrément de Scotland Yard et dit exactement le contraire.

Sur le fond, vous connaissez ma pensée, et je ne vais donc pas me répéter aujourd’hui. J’ajouterais pourtant que j’aurais plutôt tendance à faire confiance à la police Britannique et sa longue expérience de la téléréalité policière.

Non, ce qui m’a frappé pendant ce reportage, c’est la différence entre la sémantique utilisée par le journaliste, et celle employée par les acteurs de la sécurité, dont le ministre Hortefeux bien sûr.

Les journalistes posent des questions sur la vidéosurveillance, et les acteurs leur répondent en parlant de vidéoprotection.

Vous voyez ou je veux en venir ? Vidéosurveillance, même si c’est le mot inventé pour décrire ce à quoi servent exactement les caméras installées dans les lieux publics, c’est un mot qui implique un éventuel abus de cette surveillance… Alors que si on le remplace par protection, qui se plaindra de trop de protection ?

Encore une fois, nous voilà face à belle une manipulation du langage !

jeudi 5 mars 2009

Des empires et de la liberté…

Avertissement : Aujourd’hui je vous propose du lourd et du copieux. Aussi, je vous invite à prendre le temps qu’il faut pour digérer tout ça ! Si vous n’avez que deux minutes devant vous, c’est pas la peine ! Revenez quand vous aurez le temps…

Quand j’étais petit garçon, on avait coutume de dire que ce qui se passait en Amérique, arrivait chez nous en France dix ans plus tard… Je l’entendais tellement ce concept que, comme la plupart des gens j’ai eu tendance pendant des années à le considérer comme allant de soi. Un peu comme si il était normal que les objets, comme les idées, migrent de l’ouest vers l’est, à la faveur de je ne sais quel courant marin. Bien sûr, le temps passant, et les moyens de communication se modernisant, la vitesse de cette migration c’est accélérée et bientôt, ce n’est plus dix ans qu’il fallut attendre pour voir débarquer chez nous les bienfaits de l’american way of life…

Dans les années 70-80, celles de ma prime jeunesse, mon père passait son temps (et le passe encore) à maudire tout ce qui pouvait venir de là-bas. Appelez ça de l’antiaméricanisme primaire si vous le voulez, et vous auriez raison car mon père était un gaulliste convaincu. Né en 1931, il avait connu enfant l’occupation allemande pour ensuite subir celle des américains… Oh, bien sûr c’était différent comme occupation, mais elle n’en était pas moins oppressante pour ceux qui comme lui s’ancraient dans la ruralité… Le changement c’est bien, mais à petites doses !
Aussi, moi gamin, je m’amusais beaucoup de le voir pester dès que j’utilisais un anglicisme, ou que j’écoutais du Genesis un peu fort…
« Encore une de tes conneries américaines ! » disait-il. Et moi je rétorquais malicieux : « Non Papa, c’est un groupe anglais… ». Bref, je m’amusais beaucoup.
L’esprit de contradiction étant assez présent chez moi, je me mis à m’intéresser vraiment à ce qui se passait de l’autre côté de l’Atlantique. Autant pour faire râler mon père que pour tenter de « deviner » ce qui allait se passer dans nos vies quelques années plus tard !
Toutes les choses qui venaient de là-bas étaient forcément bien, car elles avaient comme vertu première d’apporter le changement et la modernité. La première télévision en couleur, le premier Mac Donald sur les Champs Elysées… Tout ça c’était nouveau, donc ça ne pouvait pas faire de mal. Et puis n’était-ce pas ainsi que les choses devaient se passer ? Les américains, s’étaient les gentils qui nous avaient sauvé des allemands et qui nous protégeaient des affreux communistes planqués derrière leur mur et leurs missiles. Le monde était ainsi fait, et son fonctionnement semblait convenir à la majorité des gens… Alors pourquoi remettre tout ça en question ?

Et puis j’ai grandi. Je suis allé à l’école, et on m’a appris plein de choses sur les Etats-Unis. J’ai appris que même si le monde ne se résumait pas à ces deux pays, nous avions cependant une histoire commune. Ou du moins, qu’entre la notre et la leur, il existait de nombreuses similarités. J’ai appris que pendant un temps, nous avions plein de terres là-bas aux Amériques. Que cela se voyait encore dans la culture de la Louisiane ou bien chez les voisins canadiens avec le Québec… Nous étions en quelque sorte des nations sœurs, liées entre elles par d’indéfectibles liens. D’ailleurs les américains n’avaient-ils pas débarqués en 1917 en proclamant « La Fayette nous voilà ! » ? Et tout ça en mémoire du coup de main qu’on leur avait filé en 1780 pour mener à bien leur révolution et avant de faire la notre… Si c’est pas de la complicité historique ça ! (Z’avez vu ? j’ai bossé les référence!)

Mais, à l’école, j’ai surtout appris que les choses de ce bas monde étaient liées entre elles, et que bien malin était celui qui serait capable d’en tirer des lois immuables. A moins d’y passer sa vie entière, et encore…

A votre avis, pourquoi je vous raconte tout ça ? Non, parce que je sais que ça peut paraitre un peu long comme entrée en matière (car s’en est une), et je suis sûr que vous vous demandez où je veux bien en venir…
Si-si ! Ne dites pas le contraire, j’en vu un ou deux se poser la question ! Cécile ! Oui c’est de toi que je parle ! Non, l’autre Cécile ! Oui toi… J’ai bien vu à ton air interloqué que tu te posais la question…
Et bien je vais y répondre… Si je vous parle de ça, c’est que depuis un petit moment, je me pose la question de savoir ce qu’est exactement le concept de l’état et son corollaire, la liberté individuelle… Et cette question je me la pose dans la perspective d’une comparaison avec le model américain libéral qui, comme les télévisions couleurs et les Mc Do’, à tendance à vouloir nous être imposé…
Vaste sujet n’est-il pas ? (Y s’passe de ces trucs dans la tête du Gwen des fois, c’est dingue !)

En fait, pour tout vous dire, je me pose cette question dans ces termes depuis la crise… Et les tentatives de chaque gouvernement pour la résoudre. Et je me suis rendu compte que toute les propositions que chacun faisait, se résumaient en gros à savoir ce que devait faire l’état. Celui-ci devait-il intervenir ? Et si oui, dans quelle mesure ? Et j’ai donc commencé à réfléchir…

Cette question, elle est à mon sens, primordiale. Elle est primordiale parce que si l’on réfléchit bien, c’est de cette conception de l’état, et le rôle que celui-ci est sensé jouer, que va découler la position politique des citoyens. Autrement dit, la façon dont chacun positionne l’état dans son paysage personnel, et se positionne par rapport à lui, va influer sur ses idées politiques et donc sur son comportement personnel. A moins que ce ne soit l’inverse… On va bien voir !

Historiquement, nous l’avons vu, les Etats-Unis et la France sont issus d’un même processus révolutionnaire. Ici comme là-bas, il a s’agit de se débarrasser de l’oppression qui régissait nos pays respectifs, pour donner au peuple la possibilité de s’élever par lui-même et de revendiquer un même concept. La liberté.
Sauf que, et c’est là que les choses diffèrent entre nos deux pays, aux Etats-Unis on a privilégié la liberté individuelle, alors que chez nous nous avons préférés mettre en avant une conception plus collective de la liberté… Pourquoi ? Et bien tout simplement pour des raisons lointaines et obscures qu’on pourrait faire remonter à l’empire romain… Ou plutôt à la fin de l’empire Romain.
A cette époque la civilisation occidentale se scinda en deux : Le monde Romain, et le monde Germain. Cette division se perpétua au cours des siècles et perdure de nos jours dans des survivances incongrues comme le concordat en Alsace Loraine, ou bien encore dans les registres cadastraux de nos communes. La France située à la frontière de ces deux mondes est un exemple passionnant à observer, car elle garde dans son Histoire et dans sa Géographie les traces de se partage… (La Suisse aussi d’ailleurs)
Il existe également deux conceptions du droit, le droit romain et le droit germain. De ces deux conceptions ont découlées deux organisations différentes de la société. Ce partage, on le retrouve également dans le schisme de l’église protestante et anglicane, qui par un effet de cristallisation, concentra en un dogme différent les caractéristiques de cette partie de la société. Pour parler clair, au nord de l’Europe, on ne pensait pas comme dans le sud de l’Europe. Et non seulement on ne pensait pas comme ailleurs, mais la place qu’occupe chaque citoyen au sein de la cité est conçue de manière différente, selon que l’on soit du nord ou bien du sud.
Je vais vous raconter une histoire et vous allez voir que vous allez comprendre… (Chouette une histoire !).
La crête du Jura, dans la partie basse du massif, est située exactement sur la frontière entre ces deux mondes antiques. Sur le versant nord de la montagne, lorsque l’on regarde le cadastre des propriétés foncières, on s’aperçoit que celle-ci sont toutes petites et qu’il n’existe pratiquement pas de terres dédiées à la commune. Au sud c’est le contraire. Les propriétés privées sont plus grande, et la part des communes est beaucoup plus importante, voir prédominante. Et bien cela vient directement d’une conception du droit qui perdura jusqu’à l’Empire. Dans le droit germain, les enfants héritaient tous d’une part du patrimoine familial, au sud s’était le fils ainé qui héritait. Au final, plusieurs siècles plus tard, le foncier se retrouve éparpillé en une multitude de propriétaires au nord, alors que la cohésion patrimoniale est maintenue au sud. De même, au sud, lorsqu’il n’y avait pas d’héritier, c’était l’Eglise (puis la commune) qui héritait des biens légués… Alors qu’au nord, on trouvait toujours quelqu’un pour toucher le pactole ! Il s’en est suivi donc, au fil des siècles une conception complètement différente de la propriété. Et de là, une conception du bien commun. Au sud, les paysans pauvres pouvaient compter sur l’octroie de quelques servitudes au sein de la propriété communale, comme l’affouage au le pacage. Alors qu’au nord, les pauvres ne pouvaient compter que sur la charité donnée à titre individuel. Cette charité devint même un critère social, puisqu’elle ne tarda pas à devenir publique et revendiquée.

Bien évidemment, la religion accompagna cette compréhension de la propriété et du bien commun. Au nord, sous la poussée des saxons, issus de germains rappelons-le, l’église catholique se scinda lors du grand schisme du XVIème siècle. Là encore, on retrouve au sein de la morale anglo-saxonne la prédominance de l’acte individuel sur l’effort collectif. Par exemple, lorsqu’un catholique traditionnel pèche, il se doit de confesser son pécher devant un prêtre… La confession l’absout et la suite se passe entre Dieu et le pécheur. Dans les églises issues du schisme (Baptistes, protestantes et autres), le pécheur se doit de faire pénitence publique et de racheter sa faute aux yeux des autres membres de sa communauté. Le pardon se transforme alors en un acte social comme un autre, et la charité publique un instrument de promotion sociale. Là encore, on retrouve la mise en avant de l’individu et de sa démarche personnelle, et celle-ci n’est valable que si elle est publique, c'est-à-dire jugée par les autres…

Et c’est pourquoi, selon moi, les révolutions respectives de nos deux pays, la France et les USA, n’engendrèrent pas le même genre de société. Ni, par voie de conséquence, la même conception du mot « liberté », et donc la place de l’individu par rapport à la collectivité.

On s’accroche, j’ai bientôt fini…

On le sait, le libéralisme est une notion inventée au XIXème siècle par les anglo-saxons. Inventée, ce n’est pas vraiment le terme… Puisqu’elle est l’immédiate conséquence de cette vision protestante du monde. La liberté individuelle prime sur tout, même sur le collectif. L’état est nécessaire mais il ne doit en aucun cas s’opposer à la liberté individuelle. Chaque citoyen est libre d’entreprendre, de discourir, de prôner sa propre voie et il est inconcevable qu’une règle collective, une loi, l’empêche de jouir de cette liberté. La réussite personnelle est érigée en model. On crée des notions telles que « winner/looser », « self made man », « struggle for life », qui décrivent au mieux la nécessaire combativité que l’individu est sensé déployer tout au long de sa vie… Bien évidemment, ceux qui ne réussissent pas à gagner cette guerre de la survie, peuvent néanmoins compter sur la charité prodiguée par les gagnants… D’ailleurs, le système est ainsi fait. L’aide au nécessiteux et aux malades de tous poils est de l’ordre de l’acte privé. Ce n’est pas le rôle de l’état, et il serait même indécent que celui-ci se substitue à l’individu pour aider le « perdant » à relever la tête… C’est logique, puisque celui-ci est responsable de lui-même, et que la liberté de réussir commence par le fait de ne pas privilégier une catégorie plutôt qu’une autre…
Un dernier exemple qui me semble parlant. Aux USA la notion de non-assistance à personne en danger n’existe pas…

Ailleurs, chez nous, dans les sociétés issues du monde romain, on ne voit évidemment pas les choses de la même façon. L’état représente une part beaucoup plus importante dans nos vies, puisqu’il est l’émanation du collectif. Chaque individu est responsable de lui-même, oui. Mais il a également une responsabilité envers les autres. Cette responsabilité envers les autres, il l’a confié au collectif qui agit au nom de l’individu… Il ne s’agit pas de substitution, je le précise, mais bien d’une émanation. Le citoyen croit fermement en la mission de l’état, puisque c’est la sienne ! Dans ce type de société, l’initiative individuelle n’est pas pour autant proscrite. Elle est surveillée par tout le monde et encadrée par des lois, car il ne faut pas qu’elle entre en conflit avec l’initiative collective. Lorsqu’un individu s’élève au-dessus des autres, il est épié de toutes parts et son statut est souvent remis en cause. Non pas par jalousie comme il serait facile de le penser, mais plutôt parce que l’individu ne doit jamais menacer les pouvoirs du collectif. En conséquence, faire état de sa fortune ou de son statut, est plutôt mal vu… De même lorsqu’une personne est dans la misère ou bien malade, c’est l’état qui prend soin d’elle. L’aide aux autres est d’ordre publique, et toute initiative privée est considérée comme une façon de vouloir se substituer au collectif, ou bien parce que celui-ci a manqué à son devoir. Par exemple, les Restos du Cœur ont fêté leurs vingt ans… Et bien, dans notre type de société, c’est plutôt considéré comme un triste anniversaire… Ce type d’association ne devrait même pas exister !

Bien… Pour conclure (parce qu’à un moment il faut bien s’arrêter même si il y aurait de quoi écrire un bouquin entier sur le sujet) voilà comment moi j’ai compris les choses… Deux mondes, deux conceptions de la place de l’individu dans la société, deux façons d’appréhender la liberté…
Bien sûr, avec la modernisation des moyens de communication les idées, les concepts de vie, ne sont plus resté cantonnés au sein de leur frontière géographiques respectives. Ils se sont imbriqués les uns dans les autres en un glorieux pataquaisse que nous appelons la politique !
Je note pourtant, que les dogmes anglo-saxons ont une tendance à se propager plus vite que les autres… Cela est sans doute dû à une conception plus « agressive » de la vie en communauté, d’une part, et d’autre part à un prosélytisme économique et culturel beaucoup plus virulent. De même je remarque qu’aux USA le désintérêt pour la vie de la cité et la politique simplifiée à l’extrême (bipartisme) va de paire avec la conception individualiste de la liberté…
Un jour, j’ai vu à la télévision une femme américaine qui disait que chez nous, nous n’étions pas libres. Cela m’avait choqué au plus haut point, car personnellement j’ai l’impression d’être libre ! Mais j’ai également l’impression de faire partie d’un tout, et j’accepte par conséquent les règles qui régissent ce tout… Je crois sincèrement que l’antique Rome a engendré une société où les individus sont pourvus d’une conscience collective, et que cette conscience est la chose qui nous différencie des sociétés issues du monde Germain…

Tout ce que je viens de dire est le fruit d’une réflexion que je mène depuis un certain temps déjà. C’est une réflexion personnelle qui ne s’est abreuvée à aucune source littéraire, ce qui explique pourquoi il y a si peut de liens et de références… Cela n’exclut donc pas le fait que cette réflexion n’est pas finie, et que je peux me tromper ! Si vous avez une autre façon de voir les choses… ne vous gênez pas pour nous la faire partager !
Merci pour votre attention, et désolé pour la longueur…

mercredi 28 janvier 2009

Ah ça ira !


Juste quelques lignes, comme ça en passant… Demain, je pense que vous le savez tous, c’est la Grève Générale. Avec deux bons gros G majuscules.
Depuis le début de la semaine, les médias nous abreuvent d’articles ou d’émissions pour nous prévenir que cette journée risque de faire date dans l’histoire des grèves que compte notre beau pays.
Dès lundi, nous pouvions lire et entendre de-ci de-là, les habituels commentaires sur « la galère des usagers » et les « prises d’otages » que représente ce « jeudi noir ». Bon, vous allez me dire qu’on a l’habitude, et que ce n’est pas ça qui va nous empêcher de faire grève ni de défiler… Il n’empêche que c’est ainsi que depuis quelques temps, les mouvements sociaux sont qualifiés, marquant ainsi la tendance actuelle indiquée par notre Président mal aimé.
Les gens qui défilent ou revendiquent quelque-chose sont nécessairement la plaie des honnêtes travailleurs. Manifester devient une insulte aux bonnes mœurs nationales et indique un irrespect des autres… C’est mal, c’est égoïste et c’est inutile.
D’ailleurs, tout est fait pour que le grand public abonde dans ce sens. La voix de la rue, n’est pas celle du peuple qui ne s’exprime que par les urnes. Telle est la conception des choses que l’on voudrait nous voir adopter.
Sauf que ce que nos élites gouvernementales oublient, c’est que cette conception-là de la démocratie est très éloignée de celle de monsieur tout le monde… Dans l’esprit du français moyen, le fait d’élire une personne ne lui donne pas tous les pouvoirs et au final, ce sera toujours la rue qui aura le dernier mot. C’est ainsi que nous fonctionnons. C’est ainsi que s’exprime notre liberté, individuelle et collective.
Et lorsque notre Président Glorieusement Elu déclare en fanfaronnant : « Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit ! », c’est une insulte au peuple tout entier. Une insulte qui, je le crois, sera belle et bien lavée demain.
Car le mécontentement est général. Et ça, la plupart des médias l’ont bien compris. En effet, depuis la parution d’un sondage du Parisien révélant que 69% des français apportaient leur soutien à cette grève, leur discours à bien changé…
Désormais on ne parle plus de « jeudi noir », mais de « grande grève », et la gêne des non-grévistes devient secondaire.
Pour illustrer ce revirement éditorial, je citerais l’émission, l’Edition Spéciale, que je regarde régulièrement sur Canal +. Alors que le présentateur invitait les téléspectateurs à lui envoyer des mails pour raconter leur galères d’usager, il s’est vu répondre, massivement et vertement, qu’il pourrait également s’intéresser à tous ceux qui prendront leurs journée ce jeudi, et qui « galèrent » eux aussi pour pouvoir être dans la rue…
D’accord, Canal est plutôt à gauche comme chaine de télé, mais quand même... Je trouve que ça illustre bien le ras le bol général qui nous submerge ces temps-ci.

Or donc, la France va encore une fois manifester, et c’est une bonne chose.
Je serais pour ma part dans la rue avec les autres, et je compte bien prendre plein de photos afin de vous faire partager ce moment ! On se retrouve donc vendredi.

Bon défilé à tous, et faites gaffes aux playmobiles…


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