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Je voulais vous dire…
Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!
Pas trop envie d’écrire aujourd’hui… Enfin, c’est pas que j’ai pas envie, mais je n’ai pas de sujet qui m’inspire. Pourtant, me direz-vous, ce n’est pas ça qui manque ! Oui, je sais… Mais j’ai pas envie.Je pourrais… Je ne sais pas… Je pourrais continuer à taper sur le PS par exemple ? Ca serait facile et divertissant ! Mais j’ai pas envie.Non, pour ça on va attendre de voir ce qu’il va se passer à la Rochelle. Parce que si je me souviens bien l’année dernière, il s’était passé tellement de trucs en un week-end qu’il était assez difficile de suivre. Un coup j’t’aime, un coup j’t’aime plus. Un coup j’déjeune avec toi, un coup j’te poignarde le soir venu… Bref, autant attendre lundi et faire un bilan global, sous peine de ressembler à la quotidienne de Secret Story.Je pourrais vous parler de mon ami Philippe qu’est revenu de son périple océanique et qui a le mal de terre… Je pourrais vous parler de cet employé de la banque LCL qui dénonce à la police un client sans-papier… Mais j’ai pas envie. De toute façon, Le coucou de Claviers le fait bien mieux que moi alors…Je pourrais vous parler du calendrier des stages de formation à la désobéissance civile, mais Humeur de Gauche l’a déjà fait…Je pourrais encore une fois m’exprimer sur le vide intersidéral que représente le Centre… Mais Rimbus l’a aussi déjà fait avant moi…Je pourrais également vous faire une analyse poussée sur le discours de politique étrangère que Sarkozy a tenu devant nos ambassadeurs… Oui mais il y a déjà Juan de Sarkofrance qui vient d’un pondre un particulièrement chiadé alors…Ou alors, je pourrais peut-être faire des liens comme me l’a conseillé le king of the blogs, Nicolas…
Ouais ! Bonne idée ! On va faire ça !Sauf que… Je sais pas si j’ai vraiment envie…
Bien, bien, bien… La semaine dernière, il m’a semblé que de faire la revue de presse du Canard Enchaîné vous avait bien plu. Aussi, comme je suis soucieux du plaisir que vous pouvez ressentir, j’ai donc décidé de réitérer la chose. En plus, j’ai eu la joie de voir mon article repris sur le site du Charlie Enchaîné, donc comme je suis du genre cabotin et bien…
Je cabotine !Donc, qu’avons cette semaine en première page du Canard…Barrant la Une sur toute sa largeur nous avons : « Le PS joue la querelle des Anciens et des MoDem ! » avec le merveilleux sous titre « Martine, pourquoi tu tousses ? ».L’article revient sur la semaine palpitante que le Parti Socialiste vient de vivre au sortir de la petite sauterie organisée à Marseille par Peillon. La photo souvenir, celle-là en dessous, est l’occasion pour l’auteur, Frédéric Pagès, d’ironiser sur le côté un peu flashy de toutes ces couleurs (rose, rouge, vert et orange) qui inondent soudain le noir néant de l’opposition actuelle.Il revient également sur le discours de Marielle de Sarnez, qui proposa la voix tremblante d’émotion, des mesures fiscales toute à fait inédites dans sa bouche. Quand on se rappelle que la Marielle en question se produisait naguère au côté de Jean-Claude Gaudin pour jouer à touche pipi ave l’UMP, on peut se poser la question de savoir s’il elle s’est lavée les mains depuis… (Ça, c’est pas du Canard, c’est de moi)Mais bon, le MoDem glissant à gauche et le PS dérapant à droite, il était inévitable selon Pagès, qu’à un moment ils se rencontrent !
Reste à savoir, se demande l’article, ce que Martine Aubry va bien pouvoir faire de cette coalition qui se forme sans qu’elle en soit avertie. Car la Maire de Lille se trouve en effet mise devant le fait accompli. Elle qui ne voulait pas forcément d’une ouverture, en tout cas pas de ce côté-là de l’échiquier politique, sera bien obligée de se prononcer sur le sujet, et ce dès l’université d’été de La Rochelle qui ouvre ses portes demain…Pour conclure sur ce sujet, dans un petit encart en page deux intitulé « Le PS en pleine bouillabaisse », on apprend que Sarkozy aurait commenté cette affaire de la sorte : Ils rêvent tous de faire du Mitterrand en rassemblant. Ils ne font que du Guy Mollet. Les alliances sans chef, ça ne marche pas. Les Français ne veulent pas être gouvernés par un collège. (ndla : ein volk, ein reich, ein führer !)[…] En tous cas, s’ils font des primaires, j’irais voter : Je suis plus à gauche que Bayrou !
Euh... Faut peut-être pas exagérer non-plus!Dernière minute : Aubry, dans un article du Monde à paraitre demain, se déclare favorable à des « primaires ouvertes ». Quand ? Comment ? Avec qui ? On ne sait pas…
Ensuite dans la colonne de droite nous avons « Traders de vérité »L’article se fait le porte-parole des traders en rapportant le climat d’impunité qui règne dans les salles de marchés. Les traders français ne se font en fait aucun souci (mais alors aucun !), lorsque qu’ils aperçoivent les gesticulations tonitruantes de notre nabot national ! Pour la simple et bonne raison que selon eux, les mesures restrictives annoncées par le chef de l’état n’ont absolument aucune chance d’aboutir à quoi que ce soit. Tout simplement parce que si demain la France se retrouve seule à jouer les vertueuses, les banques déménageront illico leur salles de marché dans un autre pays et rémunèreront leurs traders comme il leur chante.Toutes les tractations se faisant par ordinateur, le marché-roi ne s’en rendra même pas compte !Selon le président, c’est à la France de montrer l’exemple et d’espérer que les autres suivront… Sauf que Wall Street, la City ou Hong-Kong, ne suivront certainement ce genre de pratique hautement antilibérale. Et ça, Sarkozy le sait parfaitement bien.
Nous avons ensuite une brève sur le : « Blackwatergate ».Petit retour sur la firme privée de sécurité Blackwater (devenu Xe depuis le début de l’année), qui aurait été mandaté par la CIA pour « chearch and destroy » les chefs d’al Qaida.Il faut savoir qu’afin de minimiser les pertes officielles de l’armée US d’occupation en Iraq, le gouvernement de Bush avait confié la plupart des opérations de sécurité au sol à des firmes privées. Des mercenaires pour parler clair. Ces mercenaires s’occupent essentiellement de la sécurité des personnes et se font payés extrêmement cher par le gouvernement US. En fait, pour tout savoir, lisez l’article de Wikipédia que j’ai mis en lien, tout y est clairement expliqué. Bref, Blackwater sera traduit devant un tribunal demain pour répondre d’une échauffourée ayant eu lieux le 16 septembre 2007 ; Bilan du match : Zéro morts, zéro blessés chez les barbouzes américains ; 17 morts, 24 blessés chez les civils désarmés iraquiens.On touche là le summum de la perversion libérale : La privatisation de l’armée. Et franchement, ça fout les jetons. Petite précision, l’arrivée d’Obama au pouvoir n’a rien changé à la chose puisque même si Blackwater s’est retirée du jeu (et à changé de nom), se sont toujours des boites privées qui gèrent la sécurité en Iraq… Et Ben Laden coure toujours.
Une petite dernière pour la route : « Tarif-fi-fi »Où on s’aperçoit que la hausse des tarifs de 1,9% annoncée par EDF, n’est en fait qu’une moyenne. Une moyenne certes, mais aussi une nouvelle répartition des dépenses !En fait, les péquenots comme moi vont se retrouver avec une facture augmentée de plus de 10% ! Alors que les gros consommateurs eux, vont voir leur facture baissée ! Au final les sommes s’annulant presque la hausse globale des recettes ne seront que de 1,9% pour EDF. Moralité de la chose : Gagné plus pour dépenser moins et gagner moins pour dépenser plus !Euh… C’est ça qu’il avait dit le petit en 2007 ?Bien, on va s’arrêter là pour aujourd’hui. Je vous souhaite une merveilleuse semaine et bonne rentrée pour les enfants !
Vous savez ce que j’ai fait ce matin ? Hein ?Et bien je me suis coltiné le discours de l’autre Nain sur le site du château ! Si ! C’est vrai !En fait, ce que je voulais faire, c’était essayer de donner une suite à l’article que j’avais écrit le 7 août dernier. Souvenez-vous (ou relisez-le), cela concernait le milliard d’euros provisionné par la BNP dans le cadre des rémunérations des traders.A l’époque je me gaussais de cette esbroufe médiatique qui consistait à dire « Attendez que le patron revienne de vacance et vous allez voir ce que vous allez voir ! »Donc, hier les banquiers ont été de nouveau convoqués à l’Élysée, pour voir ce qu’il y avait à voir.Et ils ont vu quoi ? Ils ont vu notre Président Glorieusement Élu se contorsionner derrière son pupitre pour leur expliquer qu’il allait leur imposer des règles aussi inédites que draconiennes.Lesquelles ? Et bien vous n’avez qu’à aller sur le site du Figaro.fr et lire cet article pour le savoir. Vous verrez, c’est assez bien expliqué.
Mais bon, pour ceusses qui préfèrent ma diatribe à celle de l’expert-éco du Figaro (ce que je comprendrais très bien !), voilà en gros à quoi se résument ces règles :A partir de maintenant, les traders seront toujours payés aussi cher. Sauf que les 2/3 de leur rémunération seront bloqués pendant trois ans en attente de résultats positifs. S’il n’y a pas de résultats positifs, ils ne toucheront pas leurs bonus.Pour veiller sur les sous que touchent les cent plus gros traders, Sarko nomme ce qu’il appelle lui-même « un tsar des rémunérations » (Non, vous ne rêvez pas, il l’a vraiment appelé comme ça !), en la personne du très catholique Michel Camdessus, ex-DG du FMI et accessoirement soutien de François Bayrou aux présidentielles de 2007.Sinon… Rien d’autre. A aucun moment il n’a été vraiment question de cette fameuse « moralisation du capitalisme » dont on nous a rebattu les oreilles. A aucun moment il n’a été question de séparer les activités financières des banques de celles des activités économiques… Bref, notre Nain National à trépigné pour la galerie en désignant des boucs émissaires, les traders, sans jamais remettre réellement en question la façon dont les banques utilisent notre argent pour faire leur beurre.En ce qui concerne la réticence qu’ont les banques à prêter de l’argent au entreprises ou aux particuliers, il a fallut que ce soit un journaliste qui aborde le sujet en lui posant la question !Question à laquelle il a répondu de la façon suivante :« Il faut que les gens aient le sentiment qu’on fait attention à cette question de justice. » Outre la faute de syntaxe digne d’un enfant de CM2, j’espère que vous avez noté que ce qui compte vraiment, c’est l’impression que les français doivent avoir… Rien à voir avec la réalité des faits. Juste l’impression que l’on a des faits.Ca me rappelle cette citation : « Ce que nous cherchons ce n’est pas la vérité, c’est l’effet produit. » Elle est de Joseph Goebbels…Bref, rendormez-vous braves gens ! Il n’y a rien à voir ! Tout recommence comme avant la crise, et ce qui fait hurler le bon peuple et bien on va tellement le planquer derrière un immense tas de fleurs qu’il ne verra plus rien !A voir aussi sur le même sujet le billet de Sarkofrance qui dit plus ou moins la même chose que moi, mais en mieux !
Je vous en parlais déjà samedi dernier, au Parti Socialiste, la question des alliances à gauche et au centre est posée avant même que de savoir s’ils sont d’accord sur une même plateforme idéologique… Pour moi, c’est un peu comme si l’on mettait la charrue avant les bœufs, mais bon… Soit ! Rien que pour le plaisir de la réflexion, imaginons que tous ces gens aient la capacité (oh combien enviable !) de débrancher une partie de leur cerveau et de faire comme si le libéralisme était une question annexe qu’il conviendra de régler… Plus tard, lorsqu’ils auront le temps.Donc, le mot qui coure sur toutes les lèvres roses en ce moment c’est : Primaire.
Primaire, primaire… Ça serait-y pas une idée d’outre-Atlantique ça ? Il me semble bien…Ca voudrait donc dire que dans l’esprit de ces primairistes (Ouais, j’invente des mots !), notre pays serait mûr pour s’engager dans le bipartisme ? Que le spectre politique dont je vous parlais hier ne serait plus constitué d’un joli dégradé de couleurs chatoyantes, mais seulement de deux couleurs ? Pareil à la vue d’un chien ? M'Ouais… Lorsque l’on voit le vide intersidéral de la politique américaine, on est en droit de s’inquiéter.Donc primaires, disais-je. Mais là où ça devient drôle (façon de parler), c’est que pour ces socialistes, il semblerait qu’il faille ouvrir ces primaires à l’ensemble de la gauche « de gouvernement » et pourquoi pas, pendant qu’ils y sont, au centre ! En fait, il s’agit de faire de l’ouverture à l’image de ce cher Sarko, non-pas dans un futur gouvernement, mais avant même que cet hypothétique gouvernement ne soit élu ! Là encore, je me demande ce que peuvent bien penser les bœufs… Mais bon, là encore, soit !Si mes références ne sont pas faussées, ce qui se prépare est ce que l’on appelle une coalition… Un peu comme celle qui eut lieu en Italie, et dont on sait ce qu’elle a pu donner.Mais ce qui me fait bien rigoler c’est que pour l’instant il s’agit là d’une idée pondue et débattue par les socialistes, et seulement par eux. Parce que les autres sensibilités vers lesquelles sont sensées s’ouvrir ces primaires : Et bien, elles n’ont rien demandé !
Et puis soyons sérieux, concrètement comment les Peillon, Fabius, Montebourg et autres Hamon (même lui, quelle misère !) comptent t-ils faire pour organiser tout ça ? Hein ?Chaque mouvance va présenter son candidat (les verts, les Communistes chaque groupuscules du PS, le MoDem, etc…) et on va faire voter les militants (et les sympathisants ?) de toutes ces formations ? Et celui ou celle qui remportera le plus de voix représentera la Gauche avec un grand G… ?Je ne sais pas vous, mais je n’ai pas envie (mais alors pas du tout) de voter pour un candidat qui aura été choisi par d’autres à la faveur d’obscures tractations dont je n’aurais même pas eu vent. Imaginons que ce soit par exemple, au hasard, Ségolène Royal qui soit choisit par ces primairistes… hein ? Vous croyez sincèrement que je vais glisser un bulletin à son nom dans une urne si c’est elle qui représente la gauche ? Je préférerais me couper un bras plutôt !Car, ne nous leurrons pas, cette idée de primaire n’est pas apparue comme ça, brusquement, dans la tête des socialistes par l’opération du Saint Esprit. Elle est le fruit de ceux qui pensent, toujours à l’image de notre Nain National, que des élections ne se gagnent qu’à grand coup d’image et de communication. Ceux qui pensent que finalement les convictions importent moins que la médiatisation. Ceux qui ont été séduit par la présidentialisation de la V ème République et qui n’entendent pas revenir à une gestion plus saine de la vie publique… Ah ! Soif de pouvoir quand tu nous tiens…Donc, vous l’aurez compris, pour moi cette histoire de primaire à gauche, c’est vraiment du n’importe quoi.Si vous désirez savoir ce qu’en pense la blogosphère de gauche, je vous invite à aller jeter un œil (n’oubliez pas de le récupérer en sortant) chez Juste histoire de dire, qui a ouvert le sujet et qui est à priori aussi contre que moi. Rimbus itou. Ou bien chez Marc Vasseur qui lui est plutôt pour…
Lors des dernières élections européennes, il y a un petit truc qui m’avait interpellé… Un petit truc sans réelle importance, si ce n’est (peut-être) qu’il risque encore une fois de me faire passer pour un naïf indécrottable.Mais bon, la naïveté pouvant parfois passer pour de la fraîcheur, je me suis dit, à l’époque, qu’il faudrait peut-être que j’écrive quelques mots sur le sujet un jour ou j’aurais le temps…Aussi, comme je ne savais pas comment attaquer la semaine, je me suis dit en moi-même : Vas-y mon Gwen, c’est le moment !Alors je vous explique…J’imagine que vous vous êtes déjà représenté l’échiquier politique français (ou l’échiquier politique tout court), dans votre tête, hein ? Et j’imagine également que l’on doit avoir plus ou moins la même représentation mentale…
Bon d’accord, c’est vrai que chacun a sa propre architecture neuronale et que celle-ci est fonction essentiellement d’un vécu particulier ; Mais globalement lorsque l’on veut se représenter un paysage politique nous utilisons tous comme image un plan horizontal scindé en deux.Pour ma part, j’aime à me représenter la chose sous la forme d’un spectre. Un spectre lumineux, j’entends.Ben oui, on parle bien de couleur politique, non ? Donc, pour moi, je trouve que représenter la palette des couleurs politiques qui vont de l’ultra-gauche à l’extrême-droite, sous la forme d’un spectre… Et bien ça le fait.
Bref. Donc, lorsqu’en juin dernier j’en étais à préparer un papier sur le fameux débat préélectoral (celui où Bayrou c’est fait laminer par Dany !), je me suis fendu d’un petit trombinoscope avec tous les invités. Naturellement, je n’ai pas disposé ces photos dans n’importe quel ordre. Je les ai rangé selon leur couleur politique, de l’extrême-gauche à l’extrême-droite, et ce dans le sens de la lecture, de gauche à droite et de haut en bas. Ca donnait ce que vous pouvez voir ci-contre.Plus tard, lorsque les résultats furent connus, je me suis mis à rédiger un autre article pour les commenter. Bien évidemment, pour illustrer mon discours j’ai donc cherché une représentation graphique. Généralement c’est sous la forme d’un demi-camembert que l’on représente ces résultats. En l’occurrence, voilà ce que cela a donné au lendemain du 6 juin :
Vous ne trouvez pas que quelque-chose cloche ? Il n’y a pas un truc qui vous dérange ? Regardez bien le camembert et comparez-le avec mon trombinoscope …Et oui, Cohn-Bendit ne se trouve pas à la bonne place !
Pour moi, dans ma représentation perso de l’échiquier politique Les verts, donc Cohn-Bendit, donc Europe écologie se situaient à la gauche du PS ! Alors que dans la représentation graphique des résultats, aussi bien au niveau de la France que sur l’échiquier européen, les écologistes se situent entre les socialistes et les centristes !C’est là que j’imagine les lazzis et les quolibets de toutes sortes… Houuuu ! Ben alors le Gwen ! Tu savais pas ça ? Tu savais pas que les écolos pro-européens sont encore plus à droite que les sociaux-libéraux ? T’es plutôt nul comme commentateur politique !Bon ça va ! Plutôt que de me balancer des vannes, vous feriez mieux de m’aider à comprendre !Parce que depuis ce constat, je peux vous dire que ça a cogité dans ma petite cervelle ! J’ai cherché pourquoi MA représentation ne correspondait pas avec celle que les médias nous transmettaient… Et à ce jour, je dois bien vous avouer que je n’ai toujours pas de réponse.
Plusieurs éléments se sont ajoutés pendant que j’essayais de démêler ce sac de nœud… Lorsque j’ai fait mes recherches je suis tombé sur un article de Wikipédia relatif à l’Assemblée Nationale… Observez bien où se situent les électeurs « Radicaux, Citoyens & Verts » lors des législatives de 1997… Ils sont bien à la gauche du PS et juste avant les communistes !
De même si l’on regarde un autre article, toujours issu de l’encyclopédie en ligne qui parle de l’échiquier politique au sortir des élections législatives 2007, là encore les électeurs de Dominique Voynet sont toujours situés bien au chaud entre le PC et le PS…
Par contre, dans le graphique en dessous qui relate la composition à l’issue des mêmes élections, les écolos sous la dénomination non-inscrits se retrouvent entre le PS et le MoDem ! Et depuis, dans toutes les représentations que j’ai pu trouver, il en est ainsi !Que c’est-il passé au lendemain de l’arrivée de Sarkozy au pouvoir ? Pourquoi les verts ne sont-ils plus considérés comme un parti de gauche mais de centre-gauche ?Comme je vous l’ai dit plus haut, je n’ai pas la réponse… Mais apparemment il s’est passé quelque-chose. Les lignes politiques ont peut-être bougées (à l’insu de mon plein gré), ou bien c’est que quelqu’un, quelque-part à décidé de nous induire en erreur en bouleversant les schémas représentatifs dont les français ont l’habitude… A moins qu’il y ait une troisième explication que je n’arrive même pas à imaginer !Alors, chers lecteurs (et lectrices), si par le plus grand des bonheurs vous avez, ne serait-ce que le début d’une explication à me fournir, je suis preneur !Voilà, c’était la réflexion du début de semaine ! Bonne journée à vous !
Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais en ce moment à gauche ça carbure sec du ciboulot. Alors que le péquin moyen est encore en plein trip, complètement shooté à la crème solaire, le militant encarté lui, est déjà au boulot.Et que je t’organise des réunions, des ateliers, des week-ends de réflexion, des universités d’été… Bref, c’est la rentrée politique à gauche.Tout de suite j’ai envie de dire qu’ils font bien. Les élections régionales sont dans sept mois (et oui déjà !), et comme c’est partit, si on n’arrive pas à créer un réel mouvement populaire, il y a de grande chance que l’on se prenne la branlée du siècle. Bon, de la décennie si vous préférez…Donc, chaque composante de ce qui fait le joyeux patchwork de la gauche française y va de son brainstorming pour pondre des idées et faire avancer le schmilblick…Les écolos d’Europe-Ecologie se réunissent à Nîmes dans l’espoir de profiter de l’élan acquis aux européennes. Les ségolènistes se sont retrouvés à Marseille, déguisés en « espoir à gauche » afin de réunir leurs forces pour prendre d’assaut le Parti Socialiste lors de l’université d’été de la Rochelle qui s’ouvre la semaine prochaine… Le parti communiste fourbit ses arguments Port d’Albret. Le NPA idem à Port-Leucate. Le Parti de Gauche lui, fait la même chose à (Port) Clermont-Ferrand… Bref, comme je le disais plus haut, ça carbure du ciboulot.Chose amusante, alors que tous ces brillants esprits (ceci n’est pas de l’ironie) carburent ou s’apprêtent à carburer, il est une question qui s’impose tout de suite à eux. La question des alliances.C’est dire que le sujet est important, puisqu’avant même d’avoir un peu potassé sur le fond, on en est déjà à discuter si oui ou non, on va pouvoir s’allier avec le petit copain d’à côté ! (ceci est de l’ironie).
Bon d’accord, c’est vrai que cette question est particulièrement symptomatique de la gauche française… Nous avons une gauche puissante et fourmillante d’idées (ironie ou pas ?) qui n’a qu’un seul et énorme défaut, celui d’avancer en ordre dispersé. Mais, j’ajouterais que c’est un peu normal, puisque les gens de gauche sont des idéologues. Et qui dit idéologie, dit forcément divergence de point de vue. Alors que si l’on glisse vers la droite, l’idéologie a disparait peu à peu au profit d’une machine à gagner estampillée anti-gauche. Une machine d’une terrible efficacité. Tellement efficace qu’elle attire à elle les opportunistes et les extrémistes de tout poil. Derniers en date à avoir baissé culotte pour faire partie des « élus » : Le décérébré Nihous et le catho-poujadiste de Villiers.Mais bon, moi ce genre de machine, même si elle fonctionne à merveille, ne me tente pas plus que ça. C’est un peu comme pour les pulls. Je les préfère largement tricotés main, même s’ils me grattent un peu aux entournures, plutôt que sortis d’usine, formatés et visibles sur le dos de mon voisin… C’est comme ça.
Mais bon, les gens de gauche ne sont pas stupides, et se rendent bien compte que pour pouvoir rivaliser avec le rouleau compresseur d’en face, il va falloir un tantinet se rapprocher, voir s’allier. Quitte à mettre quelques-unes de leurs idées-forces au fond de leur poche avec leur mouchoir par-dessus…Alors pour certains, c’est plus facile que pour d’autres. Chez les partisans de la Madone en boubou, c’est bien simple : Ils envisagent de « construire avec tous les républicains de progrès une nouvelle alliance majoritaire qui va des communistes au MoDem. ». Je vous ai déjà dit ce que j’en pensais (voir Peillon rêve encore, les socialistes aussi) aussi je ne vais pas en rajouter une couche. Mais bon, on notera quand même qu’une telle gymnastique ne peut se réaliser qu’en faisant fi de toute idéologie… Ce qui aurait tendance à classer ces désireux d’avenir dans le camp d’en face.Chez les écolos libéraux, là aussi pas de problème d’alliance. Ils sont près à épouser toute personne se présentant devant le pas de leur porte, du moment que celle-ci accepte de changer son nom et d’adopter ses idées. Sauf que dans cette joyeuse bande assez hétéroclite, certains commencent à se poser des questions tellement la perspective d’épouser un Modem leur file des boutons.
Si l’on se dirige encore plus vers la gauche, et que l’on s’éloigne donc du point zéro de l’idéologie politique, les choses se compliquent un peu. Le Parti de Gauche, fait mine de ne pas voir Robert Hue fréquenter les ségolènistes, tout en réaffirmant que lui aussi désire une gauche unie ! Sous sa propre bannière, bien évidemment.Bien sûr, le discours s’adresse en premier lieu au NPA qui boude dans son coin, vexé qu’il est par la gamelle qu’il s’est prise aux dernières élections, et qui continu à vouloir faire cavalier seul…Bref, tout ça pour dire que c’est pas gagné.Ah ! Et puis il ya cette fameuse affaire des primaires ouvertes à gauche ! Voilà bien une lubie socialiste qui va encore plus compliquer les choses ! Comme si fabriquer de l’hégémonie pouvait résoudre les problèmes de fond !Bien, moi je vous avoue que ces discussions de maquignons me fatiguent un peu. A mon sens, pour vaincre la droite, il n’y a pas trente-six solutions. Il faut proposer aux électeurs un véritable projet de société, qui soit à la fois innovant, révolutionnaire et viable.Oh, quand je dis révolutionnaire, je n’entends pas par là qu’il faille tout péter (quoique ?), mais qu’il faut que ce soit un projet de changement radical de notre société.Tous les autres, les Royal, Cohn-Bendit, Peillon, Aubry, Duflot, et autres, ne font que proposer des idées foireuses, sans véritablement remettre en question la source de tous nos maux : Le capitalisme néolibéral.Et tant que cette question ne sera pas réglée, ils pourront toujours s’accrocher pour s’unir !Hein ? Quoi ? Je n’ai pas parlé du centre ? C’est normal puisque le centre, je vous le rappelle, ça n’existe pas…
Bien ! Ainsi que nous en étions convenu la semaine dernière, j’ai acheté dès hier le n°4634 du Canard Enchaîné.La première chose qui me saute aux yeux, à la lecture de la Une du journal satyrique, c’est que je ne sais pas trop par quel bout commencer… C’est que la première page du Canard, c’est comment dire… Du concentré de nouvelles. Du tassé de l’information.Deuxième constatation, le Canard est un hebdomadaire. Donc, par voie de conséquence, il se pourrait bien que les infos qu’il contient soient quelque peu passées… Mais bon, on va essayer quand même de vous commenter tout ça.Commençons avec le titre qui barre toute la Une : « Les restaurateurs sont durs d’oseille ! »L’article, bien évidemment, revient sur la baisse de la TVA (de 19,6% à 5,5%) octroyée à l’ensemble des métiers de la restauration en début d’été.Comme le titre de la manchette le laisse supposer, les restaurateurs sont quelque peu réticents à répercuter sur les menus le royal octroi… En effet, on a observé que pour la plupart des établissements il n’y a pas plus de réduction que de beurre en broche, et que pour ceux qui ont daigné le faire celle-ci ne dépasse pas les 1,7% pour la restauration, et 0,7% pour les cafetiers ! Et le Canard de s’étonner car logiquement les additions auraient du baisser logiquement et mathématiquement de 11,8%...Alors bien sûr, les explications foireuses ne manquent pas : Non mais attendez ! Moi, je vais en profiter pour embaucher! Ou encore mieux : J’ai prévu de faire des travaux !Tu parles ! Rien que des menteurs et des voleurs ces gargotiers ! Le petit cadeau de Sarko, qui représente quand-même 3 milliards d’euros, et qui était sensé relancer la consommation en faisant chuter les prix, et bien il semblerait que les restaurateurs se le soient mis dans la poche et puis c’est tout !
Tien ! Ça me fait penser aux 35 heures… Prenez une mesure d’intérêt général sensée créer de la richesse et de l’emploi. Demandez à ce qu’elle soit appliquée par un patron, et comme de par hasard vous vous apercevez que la richesse va directement dans la poche du patron, et l’emploi peut aller se faire voir ailleurs. C’est ça que l’on appelle le capitalisme M’sieurs-dames !Au final, le journaliste ironise sur le manque de reconnaissance de ces cafetiers et autres restaurateurs. En effet, l’UMP leur avait envoyé au début de l’été un petit bulletin rédigé comme suit : Au recto un auto-satisfécit quant aux promesses tenues. Et au verso, un bulletin d’adhésion à l’UMP ! Résultat, sur les 120 000 restaurateurs de France, quelques 300 d’entre eux auraient à ce jour mordu à l’hameçon.Ca nous fait du 025% d’efficacité ça… Pas fameux.Décidément ces restaurateurs sont des voleurs, mais aussi des ingrats !
Ensuite on peut lire juste en dessous un entrefilet intitulé : « Business caché de la grippe »On y apprend que le maire d’un village (lequel ?) avait eu la bonne intention de commander des masques de protections pour ses administrés. Soucieux de la santé publique, celui-ci s’est alors tourné vers le fournisseur attitré de masque FFP2 décrit comme le plus efficace, mais aussi le plus moche. (voir la photo ci-contre le pourquoi de son surnom de « bec de canard »)Il passe donc commande auprès de D’Medica pour être livré au mois de septembre au prix de 9,80 € HT la boite de vingt.Surprise ! La demande est tellement forte (proportionnelle à la psychose sans doute), qu’il ne recevra ses masques qu’en octobre, et au prix de 14,95 € la boite ! Soit une augmentation de 52,5%.En fait, nous nous retrouvons devant le même genre de dérive égoïste que dans l’article précédent. Certains profitent, en bon capitalistes qu’ils sont, du malheur des autres en se cachant vers la fumeuse loi de l’offre et de la demande.En ce qui me concerne, je te ferais passer les dirigeants de D’Medica devant un tribunal populaire pour crime contre la société. Je ferais saisir tous leurs biens, professionnels et privés, et je te mettrais ça illico en taule ! Le stock de masque serait distribué gratuitement et le fruit de la revente des biens de ces pourris reversé à la Sécurité sociale !Et ça M’sieurs-dames, c’est ce qu’on pourrait appeler la justice !
En bas de page on peut lire « La CGT saisie par la lutte des classes »L’article relate la superbe tirade de Xavier Mathieu, responsable CGT de Continental, sur les ondes de France-Info ce lundi 17. Je ne puis résister au plaisir de vous la retranscrire ici, tellement ce genre de propos ravi mon cœur et titille mon âme : « Les Thibault et compagnie, ce n’est bon qu’à frayer avec le gouvernement, à calmer les bases. Ils ne servent qu’à ça, toute cette racaille. »Bon Ok, le français n’est pas trop son fort au Xavier. Mais, malgré ça et dans ce genre de situation, on ne peut qu’apprécier la fougue du propos et la justesse du discours.
Car en effet, lors de la bataille des Contis pour l’obtention d’une juste prime de licenciements, le secrétaire général de la CGT n’avait même pas daigné se déplacer pour soutenir ses troupes. Plus encore, il s’était même prononcé pour un soutien « modéré » envers les grévistes, sous le prétexte que ceux-ci étaient « actionnés » par les trotskistes… Autrement dit le NPA.Or, il faut bien le reconnaitre l’action des Contis a porté ses fruits et sert même de base à d’autres actions de par le pays. Du coup, une coordination est même en train de se créer pour palier au manque de réaction de la centrale syndicale ! Elle sera présente pour un meeting le 5 septembre devant les usines Ford de Blanquefort (près de Bordeaux). Il existe même un blog qui sert de porte parole à ces dissidents extrêmement actifs ; Où va la CGT ?Alors que le 7 décembre s’ouvrira le congrès de la CGT, je gage que le Thibault risque d’avoir chaud aux fesses et de se retrouver complètement débordé par sa base… Et ça, mes amis : C’est plutôt une bonne nouvelle.
Pour terminer cette revue de presse intéressons-nous à l’accroche qui se trouve tout en haut, à droite de la Une et qui est développée en page trois sous le titre : « Le Ministre de l’Intérieur parle trop et écrit trop »La semaine dernière, lors de ma dernière revue de presse je vous parlais déjà de ce raté concernant les « cadets de la république »… Faites glisser la roulette et vous allez tomber dessus. C’est bon ? Vous avez les faits en mémoire ? OK…Donc, dans cet article on apprend sans étonnement que le sinistre Hortefeux, lorsqu’il tempêtait devant les médias pour proclamer son innocence et désavouer ses propres services, ne faisait que mentir comme un arracheur de dent.En effet, la Canard a réussi à se procurer un courrier confidentiel en date du 20 juillet, adressé par Hortefeux à son collègue des finances Eric Woerth. Dans cette lettre, le ministre de l’Intérieur faisait état des difficultés budgétaires qu’il rencontrait et son incapacité à pouvoir incorporer les 1050 cadets. Il réclame donc à Bercy une rallonge, rallonge qui permettrait de tenir les dépenses courantes, mais en aucun cas sauver la tête des cadets !Lorsque l’on est en période de crise, il est considéré comme « normal » que les postes les moins importants soient supprimés. Ce qui veut dire que dans l’esprit du ministère de l’Intérieur, l’intégration d’un millier de jeunes issus des banlieues défavorisées, et bien c’est un poste pas très important…Mais bon, même si se priver de quelques beurs en uniforme ne perturbe guère le ministère, il en est un autre qui ne compte pas se priver lui, du bénéfice en communication que cette rigolade était sensée apporter… Je veux parler bien sûr de notre Président !Le 11 août, Hortefeux s’est fait avoiner sévère par le Chef, et a dû se précipiter dans les médias pour essayer de rattraper le coup !Sauf qu’aux dernières nouvelles, les cadets sont toujours à la rue. A moins que d’ici-là Hortefeux ait pu avoir droit à sa rallonge ?A la semaine prochaine !