Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


lundi 28 septembre 2009

On est mal barré…

Ouais, c’est ça… On est mal barré… Voilà ce qui me vient à l’esprit ce lundi matin lorsque je pense à tout ce qui c’est passé ces derniers jours. Vous allez me dire que commencer la semaine par un épisode dépressif ce n’est pas ce qu’il a de mieux… Mais bon, Je n’y peux rien si les événements de ces derniers jours ne sont pas vraiment fait pour remonter le moral.


Tout d’abord nous avons eu cette double pantalonnade internationale. A New-York pour commencer, les pays les plus pollueurs ont démontré que l’environnement et le capitalisme ne sont pas faits pour s’entendre. Bon, ça on le savait déjà mais apparemment eux ne le savent pas. Pour eux, sauver la planète c’est tout à fait possible, mais à condition que ça ne coute rien. Mieux, à condition que ça rapporte. D’où ce concept fumeux qui m’énerve au plus haut point de « croissance verte ». C’est comme « discrimination positive », ça n’a aucun sens de mettre deux mots opposés l’un à côté de l’autre… C’est antinomique comme dit le dictionnaire. Moi j’appellerais plutôt ça une foutaise. Mais bon, je n’ai pas autant de vocabulaire que le dictionnaire.

D’autant que cette assemblée générale des Nations Unies, sensément être orientée sur les mesures à prendre contre le changement climatique, a surtout servie de tribune à de sinistres connards pour distiller leur haine. Je pense que je n’ai pas besoin de citer le nom desdits connard vous voyez probablement de qui je veux parler.
Bon, je vous aide quand-même. Le nom du premier commence par Armaninedjad et le second fini par Kadhafi. Deux dangereuses crapules encore plus mégalos que Sarkozy et Obama réuni, c’est dire !

Ensuite, la pantalonnade s’est poursuivie à Pittsburgh autour des pays du G20. Là encore, nous avons eu droit à un pince-fesse totalement inutile. Les grands de ce monde se réunissaient pour faire un sort aux boucs-émissaires désignés de la crise : Les traders.
Non seulement ils ne sont même pas arrivés à se mettre d’accord pour sacrifier correctement la bête. Mais en plus ils n’ont fait que confirmer à la face du monde ce que celui-ci devinait déjà : Les choses resteront en l’état et le libéralisme reste la seule voie pour l’avenir. Fermez le ban, y’a plus rien à voir.

Après ça comment voulez-vous que je commence la semaine avec le sourire ? Hein ?
Surtout si vous y rajoutez la réélection d’Angela Merkel en Allemagne avec une confortable majorité ultralibérale. L’arrestation de Roman Polanski pour satisfaire les ambitions politiques d’un vague procureur californien. La censure médiatique totalement inadmissible qui a suivie les multiples agressions de la dernière Techno-parade. Le budget de l’année 2010 qui nous promet de bien tristes surprises…

Bref, comme je le disais en commençant ce billet, on est mal barré.

Bon, et bien moi je vais me remonter le moral en faisant un peu de provoc. L’histoire de Polanski, ça m’a fait penser à Tess. Et Tess, ça m’a fait penser à David Hamilton. Et David Hamilton me fait penser à ce qu’on reproche à Polanski.
Et bien moi j’adore Hamilton et j’emmerde les bienpensants et les culs-bénits.


samedi 26 septembre 2009

C’est comment chez toi ?

Pas de billet politique aujourd’hui mais une chaîne de blogs.
Une petite chaîne qui traine dans le cyberespace depuis un bout de temps puisque je l’avais déjà aperçue sur la République des blogs en juin dernier. Malheureusement n’ayant pas été tagué, je n’ai pu y participer… Cependant, j'ai trouvé l’idée tellement sympa que j’ai aussitôt pris une photo de mon bureau au cas où…

Ah oui, j’suis bête, faut peut-être que je vous explique en quoi consiste cette chaîne. Il s’agit de prendre une photo de l’endroit où le blogueur moyen officie à son ouvrage. Le but étant d’essayer (je pense) de mettre en parallèle l’écris et l’environnement.
Par exemple si vous prenez le bureau d’Homer (c’est lui qui m’a tagué à l’insu de son plein gré)… Quand on le voit, on ne peut que mettre en perspective son discours et se demander comment il se fait que ce monsieur écrive des choses si légères, dans un environnement aussi… Comment dire… Obsessionnellement rangé.

Bon, je rigole un peu, mais je ne devrais pas car je sens que les moqueries ainsi que les commentaires risquent de me retomber sur le poil lorsque vous aurez vu d’où je travaille… Ne vous gênez pas pour me poser des questions au cas où un objet quelconque vous intriguerait… Car en fait, maintenant que j’y pense, tout ce que l’on peu voir sur cette photo, tout ce capharnaüm, n’est constitué que de choses importantes, donc vitales, donc nécessaires… Bref, c’est mon chez moi douillet et sécurisant comme il sied à un terrier digne de ce nom !



Et pour faire ce qui doit être fait, je refile le bébé aux blogueurs suivants :

Une Uruguayenne à Montréal pour voir un peu ce que trafique Azul quand elle ne se casse pas la gueule en vélo (deux fois !).
Lunule de Chios, parce que j’aime bien embêter Cécile D.
Rosée matinale, pour que l’autre Cécile ne se sente pas en reste.
Le monde de Philippe, pour voir un peu l’endroit où le bougre aime à s’évader vers d’autres horizons.
Et enfin, Quelque chose à dire, pour que cette nouvelle venue apprenne enfin à mettre des images dans son blog !

Voilà ! Ah oui ! Pour tous les autres, les lecteurs modestes et géniaux qui hantent joyeusement les commentaires, ne vous gênez pas si vous voulez faire de même et me montrer d’ousque vous surfez ! Envoyez-moi ça, et je ferais une petite compilation de toutes vos photos, et on pourra se marrer en faisant des comparaisons !

vendredi 25 septembre 2009

Breaking News

En direct de Pittsburgh, Pennsylvanie, par notre correspondant local Aaron Moore.

La nouvelle est officielle, le président Français Nicolas Sarkozy, de son vrai nom Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, a été interpellé par le FBI vers 23H00 (heure locale) à sa sortie du Phipps Conservatory Building de Pittsburgh, où se déroule actuellement le G20.

On ne sait pas encore officiellement quels sont les chefs d’accusations, mais de source judiciaire locale, il semblerait que le Président français soit sous le coup de multiples inculpations. Parmi celles-ci, figurerait une plainte collective pour abus de confiance, trahison et association de malfaiteur, déposée en octobre 2007 par un groupe de citoyens français auprès de la Haute Cour Internationale de Justice de la Haye.

« Les faits qui lui sont reproché ne concernent pas que la justice américaine », a déclaré le District Attorney du comté d’ Allegheny, Stephen A. Zappala Jr. « Il s’agit d’une affaire de très large envergure dont nous ne somme qu’au début » a t’il ajouté sans plus de précision.

Toujours d’après nos sources, le président français aurait été arrêté alors qu’il s’apprêtait à se rendre à l’aéroport international de Pittsburgh dans le but évident de se soustraire au mandat fédéral lancé contre lui. Devant cette tentative de fuite, le FBI a dû se résoudre à arrêter monsieur Sarkozy avant même l’issue du G20.

Les autorités, tant locales que fédérales, ne précisent pas ce qu’il va advenir du président français. Cependant, nous pouvons légitimement supposé qu’un ordre d’extradition sera sans doute émis par les autorités françaises. Reste à savoir dans quel délais, et si monsieur Sarkozy ne devra pas répondre d’autres crimes devant la justice américaine avant de pourvoir être extradé vers la France.

D’après le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs, le Président Obama se déclare satisfait d’être enfin débarrassé de ce qu’il a appelé un « fou mégalomane ».

La première Dame française, Carla Gilberta Bruni Tedeschi, a été reconduite sous escorte policière à son hôtel. On ne sait pas encore si elle sera ou non inquiétée.

Notre reporter sur place, Jeffrey McPersonne a pu saisir cette image où l’on peut voir le Président Sarkozy, sous bonne surveillance, peu après son interpellation. Le procureur adjoint Doug Ellis est en train de lui lire ses droits, et le rictus plein de colère du français semble indiquer qu’il n’apprécie pas vraiment cela. Précisons toutefois que lorsque cette photo a été prise, le prévenu était sous tranquillisants.

En effet, d’après plusieurs témoins présents lors de l’arrestation, Nicolas Sarkozy aurait tenté de résister aux forces de l’ordre. Il aurait bondit sur une chaise pour pouvoir mordre à la gorge un des officiers chargés de son arrestation. L’officier Jessup Stealdick, indemne mais néanmoins choqué, n’a fait aucune déclaration. Mais d’après Carolyn Stikers, gérante du café Starbuck situé dans l’enceinte du Phipps Conservatory Building, l’agression aurait pu faire beaucoup plus de dégâts. « Si la chaise avait été plus haute, le flic serait mort » a-t-elle déclarée.
Peu après que le médecin du SWATT lui ait administré une forte dose de tranquillisant, le président français aurait malgré tout tenté de s’en prendre à ses propres ministres en les injuriant dans sa langue.

En France, d’après l’ambassade américaine, des centaines de milliers de manifestants seraient descendu dans les rues dès l’aube. On ne note aucun débordements ni violence pour l’instant, tant ces manifestations sont plus proches de la kermesse que de l’émeute. La police est, semble t’il, désemparée et regarde passer la foule sans intervenir. On parle même de quelques défections au sein des forces de l’ordre. Le Premier Ministre Fillon, aurait pour sa part disparu de Paris. Certaines rumeurs disent qu’il aurait décidé de partir en vacance sur l’île de Pâques.

Pour l’instant, c’est tout ce que nous pouvons dire sur cette affaire. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés au fur et à mesure des éventuels développements.

jeudi 24 septembre 2009

Le journalisme part en couille

Hier, alors que je vaquais à mes occupations (certains diront que je glandais comme tous les profiteurs du système, mais je leur répondrais que c’est une question de point de vue), j’ai relevé deux articles de presse susceptibles de constituer la teneur de mon billet du jour. Deux sujets pour un seul article, pour moi c’est carrément un cas de conscience, car lorsque j’écris deux articles dans la même journée, c’est l’assurance que l’un des deux passe à l’as. Et ça mes amis, j’aime pas.
Donc ce matin, je me suis levé en ayant la ferme intention de trancher dans le vif, et de faire un choix entre ces deux sujets… Pour ce faire, j’ai donc entrepris de les relire, et c’est alors que j’ai constaté qu’il était inutile que je tranchasse ! (c’est beau l’imparfait du subjonctif hein ?)
Et oui ! Ces deux sujets n’en faisaient en fait qu’un ! Ouf ! J’étais soulagé, car je ne vous cache pas que trancher et moi, ça fait deux…

Mais bon, je m’éternise là… Aussi, je vous propose qu’on y aille sans plus tarder.

Hier, un article du Figaro a mis le feu aux médias nationaux en relatant un « scandale » concernant les contrôleurs aériens. Vous en avez sans doute entendu parler si vous avez allumé votre radio ou votre télé, on en parlait de partout. L’article s’intitulait « Les dangereuses pratiques des aiguilleurs du ciel » et se piquait d’avoir mis à jour des conditions de travail pour le moins douteuses dans le milieu de l’aviation.
« Travail à mi-temps illégal, sous effectifs, petits arrangements » et cætera…, rien n’était trop beau pour salir la profession et montrer du doigt les attitudes scandaleuses de ces profiteurs du système (Tien ! Eux aussi ?).
Cerise sur la gâteau, on a même eu droit à une bande audio qui nous démontre, insulte à l’appui, que les contrôleurs sont des jemenfoustistes, qui n’en branlent pas une.
Pour avoir fréquenté des contrôleurs pendant ma période de conscription prolongée, j’ai d’abord été intrigué par cet article. Pour autant que je sache, ce métier est un des plus difficiles et des plus surveillé du monde, et je m’étonnais que de telles pratiques aient lieux.
Mais en lisant bien l’article, ainsi que les commentaires qui ont suivis, je me suis rendu compte que le boulot de ce journaliste (Fabrice Amedeo qu’il s’appelle) était en fait un ramassis d’imprécision et d’amalgames douteux. Bref, cet article est une grosse merde.

C’est du travail bâclé qui dénonce des apparences sans pour autant chercher à les comprendre. Un haro sur le baudet destiné à faire du buzz en jetant l’opprobre sur une catégorie socioprofessionnelle qualifiée de « privilégiée » et qui abuserait de ses privilèges.
Pour un peu on se croirait dans l’Humanité ou Libération tant la dénonce sous le fallacieux prétexte de l’injustice sociale est patente. Je le répète, cet article est une grosse merde et son auteur également.

Le deuxième article qui a retenu mon attention vient lui du Nouvel Obs.com qui, par le plus grand des hasards, vient de se rendre compte qu’une des conséquences de la loi Hadopi remettait en cause les droits d’auteurs pour les journalistes. Bien sûr, là encore je m’étonne.
Alors comme ça, vous (les journalistes) vous n’avez pas été fichus de relever ce point particulier depuis le temps que l’on en parle de la loi Hadopi ? Est-ce qu’au moins vous l’avez lu le projet ? On peut se poser la question quand même !
C’est vrai que l’on a parlé en long en large et en travers de la substance créatrice des artistes qu’il fallait protéger. Mais quid de la création journalistique ?
Et bien messieurs les gratte-papiers, vous l’avez dans l’os et c’est bien fait pour vous. Vous n’aviez qu’à faire un peu mieux votre job !
Ça vous va bien de critiquer le net et de lui reconnaitre toutes les pires tares, mais sur ce coup-là, vous vous êtes fait entubé de belle manière.
Et ce n’est pourtant pas faute d’avoir été prévenu, car déjà lors de ses vœux à la Presse (Je ne sais pas pourquoi je mets encore une majuscule à presse…), le Nain vous avait laissé entrevoir ce qui vous pendait au nez. J’en avais parlé ICI.

Je pense que vous l’aurez deviné, le point commun qui existe entre ses deux nouvelles, c’est l’incurie d’une presse qui n’arrive plus, ou qui ne sait plus, faire son boulot tant elle est orientée sur des missions annexes. Je m’explique :
L’article du figaro est une merde soit. Mais c’est une merde qui a un but, celui de remettre en cause les acquis sociaux des contrôleurs aériens et de conduire à la privatisation de leur métier. Ni plus ni moins. La France est encore le seul pays d’Europe où les contrôleurs ne sont pas dans le privé et ça fait tâche par rapport aux petits copains d’à côté. De plus, lorsqu’ils se mettent en grève ça fout le bordel dans le pays.
Alors, pour lancer la privatisation, on demande à un journaleux aux ordres de pondre une bouse histoire de créer un buzz. Qu’importe la véracité des faits, il faut que ça buzz ! Dans la foulée le ministre concerné demande des explications et pond à son tour une autre bouse. Une réforme du statut des contrôleurs. Je vous parie que c’est comme ça que les choses se passeront.
Dans le cas des dégâts collatéraux de la loi Hadopi, là encore il s’agit d’un manquement au devoir du journalisme. Tout à vouloir suivre le courant des débatteurs assermentés, le métier en a oublier de surveiller ses arrière. Résultat, la loi Hadopi, non-contente de fliquer les consommateurs et d’enrichir les majores, renforce également celui des grands groupes de presse écrite. Demain, le même article sera repris par l’ensemble des filiales d’un même groupe sans que son auteur puisse y redire, et la même information sera inlassablement répétée… Et pour peu que ce soit une merde comme celle du Figaro, et bien mes amis, le quidam moyen n’aura plus alors que de la merde à se mettre sous la dent.

Ce matin j’enrage contre cette presse qui n’est même plus capable de se préserver contre la concentration. J’enrage contre ces journalistes qui obéissent bêtement aux ordres du pouvoir.

Et après ça veut nous donner à nous, les citoyens du net, des leçons de déontologie et de professionnalisme ?

Allez vous faire foutre !

mercredi 23 septembre 2009

Du bon lolo pour les parigots

L’agriculture française va mal et c’est bien peu que de le dire. Que ce soit chez les producteurs de fruits et légumes, les éleveurs, les producteurs de lait ou bien les pêcheurs, chacun crie son désespoir et enrage de ne pouvoir vivre correctement de son métier.
Bon, même si je suis titulaire d’un brevet de technicien agricole, ce n’est pas pour autant que j’y connais grand-chose au secteur de l’agriculture… Cependant, du haut de mes maigres connaissances j’en arrive quand même à deviner que les difficultés que rencontrent les uns et les autres sont toutes du même ordre. Ou du moins portent toutes le même nom, l’Europe.

Je ne vous parle pas de l’Europe politique puisqu’elle n’existe pas, mais plutôt de l’Europe économique et de son marché complètement débile.

Ce marché qui oblige nos agriculteurs à suer sang et eau pour gagner trois sous et à ne compter que sur des subventions pour ne pas couler… Parlons-en de ces subventions. Saviez-vous qui sont les principaux bénéficiaires des subventions agricoles perçues au nom de la Politique Agricole Commune ? Hein ?
Et bien figurez-vous que dans les 24 premiers bénéficiaires ne figure aucun agriculteur mais plutôt des groupes comme Lactalis ou LVMH, le sucrier St Louis… Ainsi que les principales associations caritatives nationales comme le Secours Populaire ou les restos du Cœur (je ne sais pas pourquoi).

Les agriculteurs n’arrivent qu’ensuite, et comme de par hasard, l’ensemble de leurs subventions se répartie de la même façon que les richesses de ce monde… C'est-à-dire que 80% des aides profitent à seulement 20% des exploitations. (Source : le Figaro, et oui !)

Mais surtout, il ne faut pas oublier que s’il y a subvention, c’est qu’il y a au départ accord sur les prix. C’est le but en fait. L’agriculteur s’engage à vendre sa production à un prix artificiellement bas et touche des compensations en échange.
Rajoutez à cela une mainmise des grands groupes de l’agroalimentaire et ceux de la distribution, qui contraint par le chantage le producteur à encore plus tirer ces prix vers le bas, et l’on assiste alors à ce que nous voyons actuellement : Des agriculteurs obligés de vendre à perte leur production, et des intermédiaires tout puissants qui s’en mettent plein les poches.

Il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour comprendre qu’une telle escroquerie organisée, basée sur la cupidité et l’égoïsme de quelques-uns, est à abattre impitoyablement.

Et c’est bien ce que les agriculteurs européens essayent de nous faire comprendre depuis quelques semaines. Je dis bien essayent, car comme vous l’avez pu voir, déverser des dizaines de milliers de litre de lait dans les champs n’est pas, a priori, une très bonne façon de faire passer le message.
Aussi, nos paysans ont optés hier pour une méthode un peu plus civilisée en organisant une distribution géante de lait sur la place de la République à Paris.
22 000 litres de lait ont ainsi été offert aux parisiens pour les sensibiliser à ce que je viens de vous décrire.
C’est ce que l’on appelle de la distribution directement du producteur au consommateur.

Sauf que, alors que je regardais cette distribution bon enfant à la télé, je me suis soudain dit que si le lait sortait directement du pis de la vache pour aller dans le gosier des parigots ceux-ci risquaient d’avoir une belle surprise ! En effet, s’il n’y a pas d’intermédiaire, il n’y a donc pas de pasteurisation ! C’est donc du lait cru !
D’ailleurs, alors même que je venais de me faire cette réflexion, la commentatrice s’empressa de préciser la nature exacte du lait et enjoignit le public de le faire dument bouillir avant de le consommer !

Là, j’ai éclaté de rire. Jaune le rire.
Car, il m’est alors revenu en mémoire le lait frais que nous allions dans mon enfance chercher dans une ferme des alentours. Ce lait au goût fabuleux qui sentait l’herbe et la tiédeur de l’étable… Il fallait que ma mère me surveille pour que je ne m’enfile pas la bouteille en une seule fois !

J’ai ri jaune, parce que je me disais aussi que ce libéralisme de merde, non content de détruire nos exploitations avait également fait oublier au gens le vrai goût des choses… Comme le goût du lait. Du vrai lait.
Celui qui sort du pis vivant d’une vache vivante. Celui que vous découvrez à la faveur d’un jet habilement dirigé par une main experte, directement dans votre bouche…

mardi 22 septembre 2009

Grosse flemme

Grosse flemme, baisse de moral et manque d’inspiration ce matin… Donc pas de billet.
Je me réserve cependant le droit d’intervenir à tout moment si la fulgurance d’une idée venait à me traverser l’esprit.

Comme je ne suis pas totalement dépourvu de conscience bloguesque, je vous fais partager néanmoins la musique du jour. Celle qui correspond à mon humeur du moment…
Pas très gaie, mais malgré tout magnifique.


Découvrez la playlist J aime avec Michael Nyman

lundi 21 septembre 2009

Révélations ! Pourquoi je trouve que Ségolène Royal est nulle de chez nulle !

Hier au soir je me disais qu’il me fallait vous toucher deux mots de la fête de la Fraternité (avec un F majuscule) qui a eu lieu à Montpellier ce samedi… Sur le coup, je salivais presque en pensant à ce moment de défoulement que j’allais m’accorder. Et puis, maintenant que je suis là, assis à mon bureau, et que je commence à vous écrire ces mots, je me demande sérieusement pourquoi je prends autant mon pied à taper sur Ségolène Royal…
Appelez ça comme vous voulez, des scrupules ou bien de la culpabilité, mais je crois qu’il est bon de se poser de temps en temps la question de savoir pourquoi on fait ceci ou cela…

Bon, si j’essaye d’être objectif, je crois pouvoir dire que si je critique aussi allègrement la Dame, c’est parce que je suis quelqu’un de susceptible et de rancunier.
Vous allez me dire que ce sont-là de très vilains défauts, et c’est vrai… Mais en même temps, ce sont aussi des traits de ma personnalité, des petites parties du grand tout qui me constitue, et qui font que dans l’ensemble je suis un mec plutôt bien.
Donc, j’assume.

Mais attendez deux secondes que je vérifie un truc… Non c’est bon. Pendant un moment je me suis demandé si je ne vous avais pas déjà parlé de ça… A priori non... Je crois me souvenir avoir plus ou moins développé le sujet dans un commentaire quelque-part, mais pas encore sur mon blog, donc je continu.

Fin 2006, lorsque Ségolène Royal a été choisie par les militants socialistes pour représenter le parti aux élections présidentielles de 2007, j’ai été vachement content. J’ai été content parce que pour une fois une femme avait de très sérieuses chances d’accéder à la magistrature suprême, et ça mes amis ça me faisait plutôt kiffer. Cette candidature était, à mes yeux, porteuse d’espoir pour la gauche. C’était une chance de contrer la montée en puissance d’un homme dont on sentait déjà les velléités de dictature… Et puis la Dame avait quand même une certaine expérience, une aura de gestionnaire acquise au sein de sa région. Sa façon de présenter sa campagne, de parler de démocratie participative, tout ça fleurait bon le renouveau de la gauche et surtout donnait, comme je l’ai dit plus haut, de l’espoir.

Et puis, au fil de la campagne, plusieures choses ont commencées à me faire tiquer.
Malgré l’apriori positif que je nourrissais envers elle, j’ai commencé à trouver sa façon de s’exprimer de plus en plus, comment dire… fausse. Oui, c’est ça fausse. Je veux dire par là que l’on sentait qu’elle jouait ses mots plutôt qu’elle ne les prononçait.
Bon d’accord, j’aurais pu m’accommoder d’un déficit en communication de ma candidate… Pour preuve, je me suis même rendu à un de ses meetings lorsqu’elle est passée à Nice, c’est vous dire !
Mais bon, l’absence de charisme c’est quand même sérieusement handicapant lorsque l’on brigue la présidence. Mais l’essentiel c’est quand même les idées hein ? Enfin, c’est ce que je me disais… Mais au fur et à mensure que l’on avançait dans le temps, les mots eux-mêmes commencèrent à sonner aussi faux que le ton.
Qu’est-ce que c’était que ces slogans à la mort moi le nœud répétés à tout bout de champ ? L’ordre juste, Gagnant-gagnant ? C’est quoi ces notions libérales ?
Gagnant-gagnant, c’est bien une expression du commerce non ? Qu’est-ce que ça vient foutre dans un discours de gauche ? Utiliser l’armée pour mater le sauvageon ? Elle nous la fait sécuritaire ou bien ?

Bref, j’ai commencé à me dire que non contente de mal les faires passer, les idées de la Dame sentaient bien le moisi. Ma répugnance à la suivre augmenta tout au long de la campagne et trouva son point culminant (acmé, Cécile !) le soir du débat télévisé l’opposant à Nicolas Sarkozy.
Vainqueur par ko en un seul round, le Petit rétama la belle en deux coups de cuillères à pot. En une seule soirée les espoirs de la gauche furent réduis à néant non pas par la logique des arguments du Nain, mais par l’attitude hautaine et ridicule de madame Royal. Elle s’humilia toute seule comme une grande et par conséquent elle humilia également ceux qu’elle représentait. C'est-à-dire les gens de gauche, et en l’occurrence moi.

Alors bien sûr, j’ai quand même voté pour elle. Au deux tours. Et ce malgré l’épisode affligeant de la sérénade sous les fenêtres de Bayrou… La suite vous la connaissez, on en a pris pour cinq ans minimum avec le pire chef d’état que la France ait connue. Notre George W Bush à nous.

Au lendemain des élections, je l’avais bien sûr mauvaise et je pestais toujours contre l’erreur de casting que représentait Ségolène Royal… Mais non contente de nous avoir emmenée dans le mur la dame ne s’arrêta pas là. Elle commença à avoir une attitude de mauvaise perdante qui me hérissa le poil au plus haut point. Tout ça c’était la faute des autres, ceux de son parti qui ne l’avait pas suffisamment soutenu, etc… Bref, aucune remise en question, aucun recul.
Bien au contraire, elle entreprit de semer la zizanie au sein de son propre parti, se gargarisant de ses dix-sept millions d’électeurs et voulant ainsi se la jouer moi-les-gens-m’aiment-alors-vous-me-laissez-être-la-patronne-parce-que-j’ai-eu-dix-sept-millions-de-voix…
Bien entendu le Parti Socialiste n’entendait pas mettre à sa tête celle qui les avait fait perdre et se démarqua de son ancienne candidate. Et depuis ça dure, ça dure…

Alors depuis vous comprenez pourquoi je garde une dent contre Madame Ségolène Royal. Et les choses ne s’arrangent pas avec le temps. Même s’il m’arrive de saluer ce qu’elle fait de bien, je suis obligé de constater que mon opinion envers elle se dégrade de mois en mois. A cela s’ajoute, et c’est important, que depuis mai 2007 j’ai quelque peu affiné mon jugement politique et que je me rends compte que le Parti Socialiste n’a plus de socialiste que le nom et que Ségolène Royal correspond à la partie la plus à droite de cette vielle institution.
L’épisode de Reims me fit divorcer définitivement du PS et, depuis que je sais que ces gens ne croient plus en la lutte des classes, je me dis qu’on n’a vraiment plus rien à voir ensemble.

Mais bon, si je vous ai raconté tout ça, c’est quand même pour que vous compreniez que je ne suis pas un anti-ségolèniste primaire. J’ai des raisons de ne pas l’aimer. Pour moi elle a trahi la confiance que la gauche et moi avions placée en elle. En se révélant particulièrement incompétente en matière de communication d’une part, et en prônant des orientations libérales qui n’ont plus rien à voir avec une politique de gauche d’autre part.
Mon inimitié est structurée et légitime. Oui, légitime car je considère que cette femme représente un danger pour notre pays. Peut-être même presque autant que Sarkozy. Et, c’est donc tout à fait légitimement que je prends la défense de mon pays… Voilà !

Incompétente en matière de communication, elle l’est toujours. Il n’y a qu’à voir son site internet ou bien sa dernière prestation à Montpellier pour s’en convaincre. Jouant les martyres, elle est convaincue par une suite de partisans presque fanatiques qu’elle est toujours soutenue par la moitié des français, Ségolène Royal n’en finit plus de se rendre ridicule. D’ailleurs ses anciens compagnons de route s’en sont bien rendus compte et se sont éloignés d’elle. Le côté « habitée » qui déjà en 2007 la caractérisait s’est affirmé encore plus, et c’est en ça que je la juge dangereuse.
Les messies étant dangereux par nature.

Comme pas mal de français, j’ai cru en elle et lorsque je me suis rendu compte qu’elle n’était pas ce qu’elle laissait paraitre, je me suis senti trahi. Et pour moi, la trahison est rédhibitoire. Je n’oublie pas et je ne pardonne jamais.

Allez ! Maintenant vous savez pourquoi je déteste Ségolène Royal et que je n’aurais de cesse de dire qu’elle est nulle. Nulle de chez nulle.