Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


lundi 7 septembre 2009

Une matinée de rêve

Certains le savent déjà, d’autres pas encore, mais ma passion à moi, ma maitresse cachée, mon désir secret, c’est la voile.
J’aime la voile comme moyen de locomotion, J’aime le bateau comme lieu de vie. J’aime l’atmosphère des pontons tôt le matin. J’aime le son rassurant des clapotis de l’eau sur la coque. J’aime être dans les bras de la mer pour qu’elle me berce…
Alors bien sûr, à cause de ma patte folle et de la situation qui en découle, je n’ai pas eu l’occasion depuis quatre ans de mettre les pieds sur un pont. Et ça me manque. Oh oui, ça me manque. Et, putain de merde, si vous saviez combien ce manque fait mal…

Alors, en attendant que je ne sais qui fasse je ne sais quoi, je grappille de ci delà quelques moments par procuration.
Aussi, lorsque j’ai appris que les participants à la Istanbul Europa Race faisaient leur première escale à Nice aujourd’hui, je me suis dit que je ne pouvais laisser passer une occasion pareille. Qu’importe le handicape, qu’importe la douleur, il fallait que je les vois. Il fallait que je contemple de près ces bateaux de légende, ces machines à faire le tour de la planète.

Je suis donc parti dès huit heures trente du mat’ et j’ai pris le 10 pour aller jusqu’au port. Arrivé sur la place de l’île de beauté, de loin je devine quelques mâts qui semblent différents des autres mais pour l’instant ils sont trop loin. Il faut encore que je marche, que j’aille au bout du quai, tout au bout près des NGV pour la Corse…
En me rapprochant, j’aperçois maintenant les oriflammes qui pavoisent le long des haubans.
Les mâts dépassent largement le sommet des tentes du village d’arrivée qui m’empêche encore de pouvoir distinguer les bateaux. Soudain, des barrières et des vigiles me font craindre que l’accès au ponton soit réglementé. Mais non, je passe sans encombre et je m’avance entre deux stands encore fermés.
Plus que quelques mètres… Et au détour d’une tente, je les vois. Ils sont là. Devant moi, le cul collé au quai. J’ai leur cœur qui bat la chamade et des frissons qui me courent le long de l’échine… Le quai est pratiquement désert et j’en viens même à me demander si j’ai tout à fais le droit d’être ici. Apparemment oui, puisqu’un vieillard, confrère de canne à marcher, déambule sur le bord.
Je m’approche encore. J’ai réellement la chair de poule et je sens sur mon visage un large sourire qui s’affiche. J’en ai la bouche ouverte tellement je suis heureux. Ils sont là…
Bêtes de courses au repos venues de la lointaine Byzance. Nefs de technologie, tellement de fois admirées par la lucarne étroite de mon écran. Brillantes montures de résines et d’acier enfin… Là devant mes yeux. Je pourrais, si je le voulais, les toucher du bout de ma canne…
Je sors alors mon APN et je commence à mitrailler. J’essaye de fixer dans ma carte mémoire le maximum des merveilles qui s’offrent à moi.

Ils sont cinq. Cinq bateaux sur les six du départ. Le dernier Marc Thiercelin sur DCNS s’est fait coincé dans la pétole et ne doit rallier Nice qu‘en début d’après-midi.
Sur les coques brillantes, je déchiffre des noms prestigieux : 1876 (ex-Estrella) le bateau de l’espagnol Guillermo Altadill, vainqueur de l’étape. Paprec Virbac 2 du niçois Jean-Pierre Dick. Groupe Bel barré par Kito de Pavant. Véolia avec à son bord le souriant Roland Jourdain. Et enfin, last but not least, Foncia, vainqueur du Vendée-Globe 2009 avec le beaucoup moins souriant Michel Desjoyaux.
Tous ces bateaux sont des monstres. Non-pas par la taille, car après tout ils ne font que 18 mètres, mais ce sont des monstres de compromis. Compromis entre la performance et la robustesse. Entre l’habitabilité et la manœuvrabilité… Ces bateaux sont faits pour faire le tour du monde sans escale. Ils se doivent de mener leur skipper à bon port, vite certes, mais avant tout en sécurité.
Compromis également dans le design de leur forme. Une étrave élevée profilée pour trancher la vague comme des lames de rasoir. Un arrière généreusement ouvert et bas sur l’eau, pour stabiliser le portant… Ils sont beaux.
Mon regard s’attarde sur l’accastillage des ponts. J’essaye de deviner à quoi peu bien servir tout ce que je découvre. Des winchs gros comme des gentes de voiture, des bouts à n’en plus finir. Des excroissances mystérieuses… Je donnerais cher pour pouvoir monter à bord pour jeter un œil au matériel de navigation… Ordinateur de bord, radar, routeur, j’imagine tous ces appareils en me disant que de toute façon je ne saurais probablement pas me servir de la moitié… D’ailleurs il y a des tas de choses sur les ponts dont je n’ai absolument aucune idée de ce à quoi elles peuvent bien servir. J’en suis réduit aux conjectures, et ça me rappelle que je ne suis qu’un piètre marin…

Soudain, du coin de l’œil j’avise une tronche connue. Non, c’est pas possible, c’est lui ! Miche-Desj’ là, à deux pas de moi en train de discuter avec un type ! De nouveau je sens ce frisson qui me saisit alors que je cherche à faire la bonne photo. Ma curiosité de gamin, se voit alors récompensée par un regard noir qui pour le coup lui aussi me fit frissonner, mais pas de la même manière ! Je me dis que ce type doit ne pas être facile comme patron de bord…

Peu à peu, le quai s’anime. Les sportifs du matin sont remplacés par les touristes, puis par ce qui ressemble fort à des invités promotionnels. Le badge qui va bien accrocher au revers du chemisier de marque, drivé par des hôtesses à l’allure peu marine, ces gens là me gênent. Ils me gênent, non seulement parce qu’ils n’arrêtent pas de se mettre dans mon champs, mais aussi parce qu’ils puent le fric à plein nez.
Eux auront le droit de monter à bord. En effet, les participants doivent régater amicalement devant l’entrée du port pour la joie des spectateurs, mais aussi pour le plaisir de quelques invités prestigieux. Je suis jaloux. Je les envie. Je suis sûr qu’ils n’apprécieront pas cette chance qui leur est offerte comme je l’apprécierai moi… Je sais, c’est mesquin. Mais c’est ainsi.

La régate « promène-couillons » ne va pas tarder à partir et déjà Paprec Vibrac sort du port. Sur 1876 on charge quelques voiles d’avant à l’aide de l’écoute de grand-voile pour les ranger dans la soute avant… Je souris, en pensant à celles que j’ai pu porter à dos d’homme… On est quand même à un autre niveau ici !

Kito de Pavant répond à un journaliste dans le cockpit de son bateau. De tous les grands marins que je reconnais maintenant, c’est probablement lui qui participa le plus à la mise en œuvre de son bateau avant le départ. A l’inverse, Desjoyaux ne bondit sur la jupe arrière de Foncia, que trente seconde avant que l’amarre ne soit larguée. Privilège des rois sans doute…

Soudain, alors que décortiquais Foncia du regard, je remarque en arrière plan un énorme yacht au nom familier. Le Ponant. Aussitôt je repense à l’actualité qui fit connaitre ce bateau de luxe… Je repense aussi au Tanit à Chloé et à Colin, et je me dis que y’en a qui ont plus de chances que d’autres…

Sur le quai, un immense sourire sur le visage Roland Jourdain fait sa com’. On dirait qu’il apprécie cet exercice. En tout cas la mamie avec qui il cause à l’air aux anges. D’emblée ce petit bonhomme m’apparait sympathique. Il respire la joie de vivre, et lorsque je le vois qui s’éloigne tenant la barre franche de son voilier, je me dis que de dos et de loin, ça pourrait être moi. (Je sais, c’est très con…)

A bord de 1876, j’aperçois une longue silhouette qui elle aussi me rappelle quelque-chose… Je m’approche et je fouille dans ma mémoire pour remettre un nom sur ce visage familier. En vain. Heureusement la voix du speaker me renseigne alors. C’est l’illustre Marc Pajot qui vient rendre visite à son copain espagnol !

Ça-y-est, c’est le départ. Tour à tour les beaux bateaux quittent le quai pour se tirer la bourre dans la baie des anges. Et DCNS n’est toujours pas là… Moi, je me tâte un instant pour savoir si je vais avoir le courage de me rendre au bout de la jetée pour les regarder. C’est qu’elle est loin cette putain de jetée… Non, je commence vraiment à déguster. Il est temps que je rentre.

En bas de mon boulevard, à la faveur d’un changement de bus, je marche cependant jusqu’à la promenade des Anglais pour jeter un dernier regard à ces magnifiques voiliers. Je les distingue tirant des bords dans un mouchoir de poche.
Au loin, j’aperçois une voile. C’est lui, Marc Thiercelin. Il arrive enfin.
J’imagine qu’il va rentrer directement au port, car demain il leur faudra à tous repartir en direction de Barcelone.
Une nuit pour reprendre des forces et refaire le plein de vivres. Pour moi aussi il est temps de rentrer chez moi pour faire le plein. J’ai faim et j’ai mal. Déjà dans le bus je pense à la manière dont je vais bien pouvoir vous raconter cette histoire… Je pense aux photos que j’ai prises. Je me demande si je vais arriver à vous faire comprendre combien j’ai adoré cette matinée. Quel bonheur fut le mien de voir « en vrai » ces merveilleux lévriers des mers.
Et alors que je m’apprête à finir ce texte, je me dis que peut-être vous aurez compris qu’un jour je ferais comme eux…
Oui, quand je serais grand, je ferais navigateur au long cours. Je ne sais ni comment ni quand, mais un jour je partirais faire mon tour du monde à moi. Un jour…

dimanche 6 septembre 2009

Les belges sont rien que des méchants !

Mais qu’est-ce qu’ils ont les belges ? Hein ?
Pourquoi sont-ils aussi méchants avec notre Président ? C’est pas dieu possible de voir un acharnement pareil !
C’est vrai quoi ! C’est pas chez nous qu’on verrait un tel manque de respect envers nos institutions ! Chez nous les journalistes, ils savent très bien où est leur place, et il ne leur viendrait pas à l’esprit (mais alors pas un seul instant !) de se commettre dans une telle critique de ce qui n’est, malgré tout, que de l’organisation événementielle !

Comme s’il était critiquable de vouloir qu’un événement soit agréable à l’œil ! Harmonieux et esthétique !
C’est que, mine de rien, les perspectives ainsi que la bonne tenue de l’arrière plan, c’est quelque-chose d’important !

Aucun sens artistique, ces belges ! Pire, moi j’suis sûr que c’est rien que des méchants !

samedi 5 septembre 2009

L’énigme Fillon

La question qui me vient à l’esprit ce matin, concerne ce pauvre François Fillon. Oui, ce matin j’ai envie de faire précéder le nom du chef de notre gouvernement de l’adjectif « pauvre ». Je trouve que c’est de circonstance…
Je me demandais ce qui pouvait bien se passer dans la tête d’un type comme lui, arrivé au point où il en est.

Lorsque que l’on parcoure le CV de François Fillon, on se rend compte que ce fringant jeune député prometteur, benjamin de l’hémicycle en 1981, plusieurs fois ministre sous plusieurs gouvernements, avait dans les mains toutes les cartes pour être promis à un brillant avenir politique.
Intelligent, consciencieux, cet homme de dossier faute d’avoir cependant la carrure d’un président accéda quand même en 2007 à la fonction la plus haute à laquelle il puisse avoir un jour rêvé, celle de premier ministre.

Avait-il seulement imaginé ce qui l’attendait ? Avait-il seulement eut le quart de la moitié d’une intuition sur le sort peu envieux qui est le sien actuellement ?

Rabaissé, humilié, contredit, moqué de tous, la vie de ce pauvre François doit ressembler à un cauchemar. En tous cas, j’imagine qu’elle doit l’être… car en ce qui me concerne je ne pourrais pas supporter tout ce que cet homme supporte. A sa place, j’aurais démissionné depuis longtemps.

D’ailleurs qu’est-ce qui l’en empêche ?
Sarkozy détient des choses sur lui et lui fait du chantage pour le maintenir à son poste ou quoi ?
J’entends bien qu’une certaine « solidarité » plus ou moins forcée doit régner au sein d’une équipe gouvernementale, mais à ce point là, c’est inimaginable qu’il puisse en supporter autant…
Ou alors cet homme n’a pas de fierté ? Pas d’amour-propre ?

Allez François, lâche l’affaire et rentre te reposer dans la Sarthe. Crois moi, c’est de loin ce que tu as de mieux à faire. Et c’est surtout pour toi que je dis ça.
Car, nous savons, et toi aussi sans doute, que si tu t’en vas, le Prince des Ténèbres nommera un autre fantôme à ta place. Un pantin inutile, juste bon à se faire marcher dessus à longueur de semaine… Bref, pour nous les choses ne changerons guère.

Alors François, s’il ne te reste qu’une once d’instinct de survie, écoute-moi : Démissionne et rentre chez toi !

vendredi 4 septembre 2009

Gabon : Les mensonges de Joyandet

Ce matin, alors que je fouillais mon esprit dans l’espoir d’y découvrir une lueur d’inspiration, j’ai fait comme à l’accoutumé, j’ai allumé ma télé pour regarder la Matinale de Canal Plus.

Bon, je passe sur le matraquage mélodramatique concernant l’enterrement de ce vague chanteur américain, névrosé et pédophile notoire. Cela n’a aucun intérêt.
Je vous ferais grâce également de la polémique qui n’en finit plus d’agiter le landernau politique (et donc forcément bloguesque), sur la taxe carbone. L’affaire étant, en ce qui me concerne, entendue. Vouloir taxer le péquin parce qu’il ne peut pas faire autrement que de polluer, ça mériterait (au moins) la réouverture du bagne de Cayenne.

Non, ce qui m’a interpellé ce matin, alors que je n’en finissais pas de me dire que Maïtena Biraben ressemblait de plus en plus à ma sœur, en apercevant la tronche de notre secrétaire d’état à la coopération, l’inénarrable Alain Joyandet.
Oui, je sais, j’ai écrit « inénarrable » exprès. C’est rien que pour me montrer solidaire avec Olivier Bonnet qui passe devant le juge aujourd’hui pour avoir utiliser le même adjectif. Y’a pas de raison qu’il n’y est que lui à passer en justice pour avoir bien causé la France…

Bref, j’avise donc le secrétaire d’état aux colonies et je me mets à l’écouter d’une oreille distraite s’exprimer sur le résultat des élections au Gabon. Elections, qui d’après la voix officielle ont vu la victoire du sieur Ali Bongo, fils de son père.
Au journaliste, qui le harcelait sournoisement de questions tendancieuses (salauds de journalistes !), Joyandet tentait vaille que vaille de langue-de-boiser de son mieux.

Mais non, la France n’a rien à voir dans ces résultats. Ce n’est que l’expression de la démocratie, respectons-la ! Je rappelle que la France n’a pas de candidat au Gabon, elle n’a que des intérêts…

Mais bien sûr… Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier alu ? Hein ?

Je crois que le pire c’est quand le Joyandet a répondu à la question : « […] Vous savez pertinemment Alain Joyandet qu’Ali Bongo bénéficiait de la connaissance de l’appareil d’état et de la fortune personnelle de son père pour financer cette élection, est-ce que l’on peut se satisfaire de ce type de transition en Afrique, lorsque l’on veut remettre en cause les principes du passé ? »
Réponse de l’intéressé : « Ecoutez, dans les grandes démocraties que l’on connait bien. Le fils a été président à la suite du père. Je pense aux États-Unis par exemple… »

Là, sur le coup j’ai faillis m’étouffer en avalant ma fumée par le mauvais tube !
Autant de culot et de mauvaise foi, moi, ça me sidère !

Et d’ajouter, toujours avec le ton de la sincérité outragée, qu’aucun responsable politique français ne s’était mêlé de cette affaire… Aucun responsable politique, peut-être. Mais des émissaires envoyés par Total, ça on peut être sûr qu’il y en a eut ! Car je vous le rappelle, la France a des « intérêts » au Gabon. Et c’est pas moi qui le dit, c’est lui !

Autant de morgue et d’aplomb dans l’expression d’un discours mensonger, c’est vraiment du grand art. Encore une fois nous avons la preuve, même si le discours officiel proclame le contraire, que la France ne souhaite pas en finir avec la France-Afrique. Et ce, au nom de ses « intérêts ».
Et bien je vais vous dire une chose, quitte à choquer je m’en fous. A choisir entre deux maux, je préfère encore la France-Afrique façon grand-papa, celle de Mitterrand et de Chirac, à celle de Sarkozy.
Au moins, ces relations postcoloniales matinées d’intérêts financiers n’étaient pas exemptes d’une certaine forme d’affectivité et de respect. Alors que la France-Afrique de Sarkozy n’est pleine que d’une seule chose : Le fric.

Je comprends que le populo gabonais, alors qu’il vient de se faire encore une fois entubé, se mette à brûler le consulat français, et s’en prenne aux intérêts de Total ou de Schlumberger. Ce n’est que l’expression d’une juste colère, et non-pas une « méprise » comme le dit avec autant de fausseté Alain Joyandet.

Allez les gabonais ! Brûlez tout s’il le faut ! Il est temps que vous vous débarrassiez de cette famille qui vous vole depuis plus quarante ans ! Il est temps que vous profitiez enfin des richesses de votre pays !

Et puis si notre Président à nous, décide de protéger ses « intérêts » en envoyant la Légion… Et bien, on fera tout ce qu’on pourra pour l’en empêcher ! Promis !

jeudi 3 septembre 2009

La pêche et le radis

Vous n’aurez pas de revue de presse ce jeudi.
Désolé, il est tard et j’ai pas la pêche question comprenette. Et en plus, j’ai plus un radis pour m’acheter le Canard Enchaîné (ça craint…) !
D’ailleurs, les deux sont probablement liés. La pêche et le radis je veux dire…

Mais bon, comme je ne suis pas un ingrat et que j’ai quand-même une conscience relative de mon devoir de blogueur, je vous ai dégoté cette petite merveille qui trône à la Une de L’Humanité.fr.
Le groupe toulousain Zebda reprend avec brio la chanson de Brel sur Jaures à l’occasion du 150ème anniversaire de sa naissance.



Il ne peut y avoir de révolution que là où il y a conscience. (Jean Jaures)

mercredi 2 septembre 2009

Vox populi

Pardon ? Qu’est-ce qu’il a dit Pernaut ?
La délinquance augmente ?


Mais comment c’est possible ça ? Il est sûr ? Pourtant il me semblait que not’ Président il faisait tout ce qu’y fallait pour assurer not’ sécurité ! Passeque c’est un peu pour ça qu’on a voté pour lui quand-même…
Moi j’croyais que la police elle faisait bien son boulot moi…

Y z’ont pas dit que les interpellations et les gardes à vue avaient explosées ces derniers temps ? Si !
Y z’ont pas dit que la racaille des banlieues était cernée et qu’y pouvaient pas sortir de chez eux sans être contrôlés quinze fois ?

Si, y l’ont dit !


Et pis, avec toutes ces caméras, y sont pas fichus de la faire baisser la délinquance ? Hein ? A quoi qu’elles servent alors toutes ces caméras ? C’est pour mater les décolletés des filles ou bien ?
Et tout ces gamins qu’on choppe à la sortie des écoles et des centres aérés, ça devrait la faire baisser la délinquance, non ?
Même nous, les braves gens, ont s’y est mis pour filer un coup de main pour dénoncer les types qui profitent de not’ bon cœur ! Oui m’sieur !

Et tout ce barouf, ça n’a servit à rien ? Z’êtes vraiment sûrs ? Comment ça s’fait ?
Qu’est-ce qu’ils branlent alors les poulets à faire du chiffre si c’est pour que ça marche pas ? Hein ?
Si ça ce fait, c’est p’tête le vieux Badinter qu’avait raison… J’l’ai entendu l’autre jour sur France Inter et il a dit un truc qui m’a fait réfléchir. Il parlait des profs qui se laissent embêtés par leurs élèves… Il disait que, attendez que je me rappelle…
Ouais ! Ça disait un truc à peu-près comme ça

« […] Faites le calcul, regardez en termes d’élève ce que ça signifie, ces garçons de dix-sept ans qui ainsi s’adonnent à la violence, c’est quelle génération ? C’est la génération Sarkozy…C’est eux qui ont grandi avec lui comme ministre de l’Intérieur et son discours. Et c’est eux qui ont grandi avec lui comme Président de la République et cette politique que vous évoquez. »

J’comprends plus rien moi…


Le vieux Badinter dans ces œuvres. La séquence citée se situe aux environs des treize minutes.

mardi 1 septembre 2009

La supercherie de La Rochelle

Well ! Tout à la joie d’avoir atteint mon but d’allègement pondéral (ça ce dit ça ?), j’en ai oublié de vous parler de l’université d’été des socialistes et des sentiments contradictoires qu’elle m’inspire.
Partout dans la presse, on a pu lire que l’impression globale était que Martine Aubry sortait renforcée par cette session, et qu’elle avait su enfin prendre les rênes de son parti de la façon adéquate.

Pour ma part, je ne serais pas aussi catégorique… En effet, si Aubry a su être bonne à quelque-chose au cours de cette université, c’est surtout dans l’art de cacher les problèmes sous le tapis… Un peu comme le faisait en son temps son prédécesseur, François Hollande.
Regardons les choses en face : La crise idéologique que traverse le PS depuis un sacré bout de temps n’a en rien été résolue et l’unité affichée pendant ces trois jours ne fut que de façade.

Plusieurs indices me font penser de la sorte.

Tout d’abord, il y a eut cette fameuse polémique au sujet des primaires et des alliances soulevée une semaine avant par les plus libéraux des socialistes… Plus qu’une simple polémique, il s’agissait avant tout d’une bombe téléguidée par Ségolène Royal dans le but de rappeler aux militants son attirance immodérée pour le centre-droit. Malheureusement pour la Madone du Poitou, certains au PS ne voient pas les choses du même œil, préférant loucher sur les voix de la vraie gauche ; D’où polémique.
Sur ce coup là, Martine Aubry a su effectivement bien gérer les choses en bottant en touche de la plus belle manière, quelques heures avant que ne commencent les débats.
Coup de pied gagnant, puisque en reportant la question au bon vouloir d’un vote des militants pour le mois d’octobre, la pomme de discorde libérale s’est retrouvée hors la table et n’a pu empoisonner les convives.
Mais bon, ça me rappelle les repas de familles où l’on ne parle jamais des choses qui fâchent… Vu de l’extérieur, tout le monde sourit, mais en fait les invités n’ont qu’une seule envie : Se foutre sur la gueule !

Donc, exit le sujet des primaires et des alliances. Du coup les affidés ségolènistes vexés de ne plus voir sur la table leur fameuse pomme libérale, se sont cassés au plus vite, faute d’avoir à jouer leur rôle de supporter. Les Valls et Peillon ne sont restés à la Rochelle que vingt-quatre heures, imitant ainsi leur commanditaire, qui elle n’est restée que quelques heures.

Commanditaire qui, comme à son habitude a préférée jouer sur la forme plutôt que sur le fond. C’est en véritable star de cinéma que Ségolène Royal a fait son apparition à la Rochelle pour inaugurer la session. Vêtue d’une petite robe noire que Coco Chanel n’aurait pas reniée, l’ex-candidate aux présidentielles a souhaitée la bienvenue à tout le monde, et s’est cassée aussi sec ! Mais cela a suffit pour imprimer la rétine des militants et transmettre le message suivant. A côté de Ségolène, Martine Aubry ressemble à un pot à tabac vêtu d’un sac en toile de jute.

Pressée de toute part de s’exprimer sur les contingences de son parti, la Madone s’est contentée de jouer son rôle habituel, parfaitement raccord avec la robe d’ailleurs, c'est-à-dire à faire comme si les problèmes du parti ne la concernaient pas. Le port altier, le regard fier, l’icône des désireux d’un avenir qui chante attend son heure, persuadée qu’elle est que c’est vers elle et seulement elle que les socialistes se tournerons lorsque le temps sera venu de choisir un candidat. Tel le vautour moyen, elle attend perchée sur son rocher. Prête à fondre sur sa proie lorsqu’enfin elle aura cessée de bouger…

Cette morgue attitude n’a cependant pas empêchée Madame Royal de lâcher une perle en clamant haut et fort son complet désaccord avec la taxe carbone que le gouvernement veut mettre en place avec le soutien des écolos.
En fait, à mon sens, la Royal n’a fait que révéler au grand jour les limites d’une future alliance PS-Verts, qui pour le coup ne se présente plus de façon si évidente. En effet, obnubilés qu’ils sont par leur mission sacrée de sauvetage planétaire, les écolos en oublient parfois la plus élémentaire des justices sociales. Jusqu’à présent on évitait d’en parler, mais la déclaration de Ségo a eut pour but d’obliger le PS à se positionner sur le sujet et ainsi faire grimper Cohn-Bendit et Duflot aux rideaux. S’il s’agissait de torpiller une future alliance entre l’aile gauche du parti et les verts, c’est maintenant chose faite.

Du coup, puisque la gangrène libérale s’en était allée, ce qui restait d’un tant soit peu socialiste à la Rochelle s’est retrouvé suffisamment à l’aise pour jouer une partition sans véritables fausses notes. Le discours de clôture de Martine a même reçu un A+ de la part de la presse, et l’impression finale est que le Parti Socialiste reprend du poil de la bête, débarrassé des tiques et des poux qui l’habite depuis des lustres !

Inutile de vous dire que je n’y crois pas un instant, et vous l’avez fort bien compris en me lisant.
L’unité affichée n’est en rien la réalité, et elle ne sert qu’à donner du grain à moudre aux médias et à rassurer le pauvre militant qui ne sait plus où il en est.
Vous me direz que c’est déjà ça. Peut-être. Mais en attendant, le PS n’est en aucun cas en mesure de proposé une réelle alternative à la politique de Nicolas Sarkozy, tant il reste empêtré dans son dilemme idéologique. Être ou ne pas être libéral. Là est la question qu’il lui reste à résoudre.

Le Parti Socialiste n’est pas encore (tout à fait) mort disait Valls au début de l’été, mais force est de constater qu’il n’en fini pas de crever. Et l’apparente rémission est souvent le symptôme qui précède la fin…