Ah, le volet niçois ! C’est à la fois un régulateur thermique
et un paravent pour espionner ses voisins…
Je voulais vous dire…
J’entends déjà les petits malins me dire que la France a sa forêt vierge en Guyane. C’est vrai, mais je ne vous parlerais pas ici des forêts équatoriales, même si c’est probablement la première chose qui vous soit venue à l’esprit lorsque vous avez lu le titre de ce chapitre. Pourquoi ? Et bien, parce que dans la dynamique de la forêt équatoriale rentre une donnée que nous ne connaissons pas sous nos latitudes, c’est que les saisons n’existent pas. Il n’y a pas de phase de repos annuel engendrée par l’hiver, et le ratio jour/nuit reste identique tout au long de l’année. Cela implique donc une flore particulière qui croie en permanence, ainsi que des sols particulièrement fragiles. Pourquoi ? Et bien parce que lorsque une plante ne cesse de pousser sa vie se voit raccourcie d’autant. Le prix à payer pour une croissance accélérée est souvent une durée de vie courte, et donc un turn-over biologique rapide et en flux tendu… (Ça va, vous suivez ?) Lorsqu’une plante meurt, elle génère de la matière organique qui va servir de nourriture aux plantes qui vont lui succéder, ok ? En forêt équatoriale cette matière organique est très rapidement utilisée par la régénération et n’a donc pas le temps d’être stockée par les sols. Il s’ensuit donc un paradoxe qui est que les sols des forêts primaires équatoriales sont le plus souvent très pauvres. Ce qui n’est pas le cas pour les forêts primaires tempérées, car le cycle des saisons favorise le stockage de la matière organique et les sols de ces forêts sont donc riches en oligo-éléments… Ce qui explique en partie pourquoi on n’en trouve plus vraiment en Europe. Une telle fertilité se devait de servir la cause humaine en produisant autre choses que de bêtes arbres !
Techniquement un peuplement libre de toutes contraintes humaines est en fait une suite contiguë de peuplements réguliers. C'est-à-dire que l’on retrouve un peu l’image de la mosaïque dont je vous parlais dans la futaie jardinée, à la différence près que ces « parquets » sont dus aux accidents.
Contrairement à une idée reçue la forêt primaire n’est pas forcément impénétrable. C'est-à-dire que vous avez de grandes chances de pouvoir la parcourir sans grands soucis, à moins que vous ne tombiez justement sur une de ces trouées où la régénération pullule. Puisque les événements surgissent de façon aléatoire, rien ne peut vous sembler suffisamment particulier pour vous aider à vous repérer, ainsi on se perd très facilement dans une forêt primaire…
Notre cher et décidément très controversé parlement Européen vient de nous en pondre une bonne ! Non, chers amis, il ne s’agit pas de ces habituelles directives rigolotes sur l’épaisseur de la peau des saucissons ou sur le diamètre maximal des olisbos… Non, c’est plus grave que ça. Il s’agit de ce que certains nomment « la directive de la honte ».
Certains diront que la poire a belle et bien été coupée en deux, d’autres que les pays traditionnellement receveurs de migrants voient leur politique durcie. Mais je crois en fait que la question n’est pas là.
Vous ne le savez peut-être pas, mais aujourd’hui est un jour particulier. Réfléchissez un peu… Non ? Vous ne voyez pas ? Oui, d’accord, c’est l’été, mais ce n’est pas de ça dont je voulais vous parler… Vous donnez votre langue au chat ? Bon Ok !
Ces temps-ci, ce ne sont pas les sujets d’articles qui manquent, et pourtant, bizarrement, j’ai du mal à trouver l’inspiration, qu’au début de ce blog, je voulais quotidienne. Mais là, je suis tombé sur un sujet de fond assez intéressant. Il s’agit d’un article paru sur Rue89 et qui traite du délit d’outrage. Je me suis dit que cela pouvais vous intéresser… Alors voilà.
Le problème avec cet article du code, c’est que celui-ci est de plus en plus employé par les forces de l’ordre, et les représentants de l’Etat en général, pour s’emparer de personnes et les trainer devant les tribunaux. A l’image des deux ou trois histoires racontées dans l’article, on peu ainsi se retrouver sur la sellette pour avoir proférer une insulte… Ou du moins ce que le plaignant considère comme une insulte. Ainsi, si j’écris sur mon blog que je pense que Nicolas Sarkozy est un facho, je suis passible de 7500€ d’amende et de six mois de taules… En l’espèce, le nain pourrait très bien considérer que mes propos sont une insulte. Libre à lui. De mon côté, je pourrais arguer qu’il s’agit plutôt d’un adjectif qualificatif à caractère descriptif, basé sur une analyse personnelle et néanmoins complète de l’ensemble de son activité politique… Question de point de vue. On en vient donc à vouloir juger les personnes sur leurs opinions et sur l’émission de ces opinions.