Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


samedi 28 juin 2008

La photo de la semaine


Ah, le volet niçois ! C’est à la fois un régulateur thermique
et un paravent pour espionner ses voisins…

mercredi 25 juin 2008

De la propagande à deux euros

Depuis deux jours la télévision diffuse une drôle de publicité. Une publicité qui, malgré les déclarations du gouvernement, est une grande première dans notre république. Pour la première fois en France le gouvernement a décidé de SE faire de la pub et de communiquer sur son action. La première est suffisamment remarquable pour être signalée, même si cette campagne me semble relativement cohérente avec l’hyper-présidence dont nous sommes maintenant habitués depuis un an. Il s’agit de la première action concrète du nouveau conseiller en communication du gouvernement, Franck Louvrier. Et pour une première le bougre met le paquet !
Il est prévu que cette propagande soit diffusée 1630 fois sur tous les écrans et dans des tranches horaires efficaces (les plus chères, bien sur) pour un budget estimé à plus de 4 millions d’euros. Précisons toutefois qu’il s’agit là de nos impôts, cela va sans le dire, mais c’est quand même mieux en le disant. J’utilise le terme propagande à bon escient croyez-moi, car le Larousse le définit comme suit : Propagande : Action systématique exercée sur l'opinion pour lui faire accepter certaines idées ou doctrines, notamment dans le domaine politique ou social.
Plus au prés de cette définition, je ne crois pas que cela soit possible.
En l’occurrence, la doctrine que le gouvernement tente de nous faire rentrer dans la tête c’est que les gens sont IMPATIENTS ! Dès les premiers mots la voix off nous rassure en nous disant que le gouvernement l’est aussi (super !). Puis la voix, dramatique à souhait, nous décrit les progrès que les français peuvent dors et déjà constaté dans leur vie quotidienne : Les heures sup, la suppression des intérêts d’emprunt, un mois de caution au lieu de deux, l’exonération des revenus étudiants pour les impôts des parents, etcetera… Euh non, pas etcetera. C’est tout…
On aurait pu espérer une communication subtile, toute en finesse, destinée à redonner confiance aux Français… Mais non, la ficelle est la même que celle que les ministres et leur chef ne cessent de nous rabâcher, que le peuple veut que le gouvernement aille plus vite, plus loin, plus fort dans les réformes… Mais que malheureusement les résultats se font un peu attendre. Donc cette pub est conçue essentiellement pour rassurer. Faire patienter, si vous préférez… Le problème est que les français risquent de devoir patienter pendant longtemps. J’ajouterais même qu’il le fera sans doute en pure perte.
Donc, je trouve que cette campagne de publicité est non seulement grossière et démagogue, mais également insultante pour ceux pour qui le pouvoir d’achat est une réalité. D’ailleurs à ce propos, les mots « pouvoir d’achat » sont déjà en eux-mêmes une vaste fumisterie pour désigner le souci principal des Français… En Afrique francophone on dit plutôt « la vie chère », et pour ma part je l’appellerais plus simplement la pauvreté.

Allez, je vous glisse ici une petite parodie que j’ai dénichée sur le net… Vous ne pensiez tout de même pas que j’allais vous mettre le vrai clip quand même ! Manquerait plus que je m’associe à cette pantalonnade…




clip Pouvoir d'achat parodie
envoyé par effer

dimanche 22 juin 2008

La forêt (5)

La forêt vierge

Et nous revoilà donc sur les petits sentiers forestiers à la découverte de ce que vous ne voyez pas forcément, mais qui est quand même là…
Maintenant que vous êtes familiarisé avec les trois principales façons de gérer une forêt, on va pouvoir aborder des sujets un peu plus coriaces, voir abstraits. Pour ceux qui découvrent cette rubrique, je ne saurais trop vous conseiller de réviser un peu en cliquant sur le tag « forêt », histoire de vous mettre au parfum. Car aujourd’hui je voulais vous parler de ce que vous n’avez probablement jamais vu de votre vie, en tout cas en France, c'est-à-dire de la forêt vierge, ou forêt primaire.
Alors, c’est quoi une forêt vierge ? Plus précisément, et pour paraphraser Michel Chevalet : « Alors, comment ça marche une forêt vierge ? ».
Ben, une forêt est vierge lorsqu’elle n’a pas été dépucelée par l’homme… (Plus clair comme définition, y’a pas !). C'est-à-dire quand jamais de chez jamais, un homme n’est venu fourrer son nez dans sa structure (son intimité) et que celle-ci n’est due qu’aux aléas naturels. Vous me direz que vous n’aller pas forcément en croiser une dans votre vie et vous aurez raison. Car sachez qu’il n’existe plus de forêts vierges sur le territoire français métropolitain (petite précision qui a son utilité) depuis au moins deux siècles. En effet, la France n’est pas si grande que ça et l’homme y réside depuis quand même assez longtemps pour avoir pu mettre son nez un peu partout. Les derniers havres connus étaient quelques iles sur le Rhin mais elles ont été déclassées car on s’est dit que finalement elles subissaient quand même les pressions humaines, ne serait-ce que par la pollution du fleuve. Notons quand même qu’il existe quelque part dans la forêt de Fontainebleau ce que l’on a appelé la réserve artistique puis la réserve biologique intégrale. Il s’agit de quelques 580 hectares préservés de toute atteinte et ce depuis 1861. De nos jours ces quelques arpents servent de centre d’étude sur la dynamique forestière naturelle et ils sont strictement interdits aux visiteurs. Mais bon, 150 ans de tranquillité sur une aussi petite surface ne font pas de cette exception une forêt primaire au sens strict du terme… Comme pour les iles rhénanes, l’influence humaine est néanmoins présente ne serait-ce que par la pollution atmosphérique et les activités qui se déroulent alentour. Bref, il n’y a plus de forêts naturelles en France, point. Pour en trouver il faudra vous rendre en Pologne ou bien en Russie, à moins que vous ne préfériez les longues soirées scandinaves…
J’entends déjà les petits malins me dire que la France a sa forêt vierge en Guyane. C’est vrai, mais je ne vous parlerais pas ici des forêts équatoriales, même si c’est probablement la première chose qui vous soit venue à l’esprit lorsque vous avez lu le titre de ce chapitre. Pourquoi ? Et bien, parce que dans la dynamique de la forêt équatoriale rentre une donnée que nous ne connaissons pas sous nos latitudes, c’est que les saisons n’existent pas. Il n’y a pas de phase de repos annuel engendrée par l’hiver, et le ratio jour/nuit reste identique tout au long de l’année. Cela implique donc une flore particulière qui croie en permanence, ainsi que des sols particulièrement fragiles. Pourquoi ? Et bien parce que lorsque une plante ne cesse de pousser sa vie se voit raccourcie d’autant. Le prix à payer pour une croissance accélérée est souvent une durée de vie courte, et donc un turn-over biologique rapide et en flux tendu… (Ça va, vous suivez ?) Lorsqu’une plante meurt, elle génère de la matière organique qui va servir de nourriture aux plantes qui vont lui succéder, ok ? En forêt équatoriale cette matière organique est très rapidement utilisée par la régénération et n’a donc pas le temps d’être stockée par les sols. Il s’ensuit donc un paradoxe qui est que les sols des forêts primaires équatoriales sont le plus souvent très pauvres. Ce qui n’est pas le cas pour les forêts primaires tempérées, car le cycle des saisons favorise le stockage de la matière organique et les sols de ces forêts sont donc riches en oligo-éléments… Ce qui explique en partie pourquoi on n’en trouve plus vraiment en Europe. Une telle fertilité se devait de servir la cause humaine en produisant autre choses que de bêtes arbres !
Alors à quoi ça ressemble une forêt exempte de toutes pratiques humaines ? Et bien, un peu comme la futaie jardinée, à un joyeux bordel. Mais, comme pour la futaie jardinée ce bordel n’est seulement qu’apparent…
Les seuls événements qui vont interagir avec la structure d’un peuplement forestier primaire sont bien sur la durée de vie des arbres et arbustes qui le compose, mais aussi les aléas climatiques. En fait, ce ne sont que des catastrophes et des morts qui régulent le peuplement. Ou plutôt un enchainement continu de catastrophes et des morts…
Techniquement un peuplement libre de toutes contraintes humaines est en fait une suite contiguë de peuplements réguliers. C'est-à-dire que l’on retrouve un peu l’image de la mosaïque dont je vous parlais dans la futaie jardinée, à la différence près que ces « parquets » sont dus aux accidents.
Par exemple imaginons un beau, grand et vieil arbre. Celui-ci domine de la tête et des feuilles l’ensemble de ses congénères. Un beau jour, lors d’un été caniculaire ce glorieux spécimen reçoit sur la tête un éclair qui le foudroie de la cime jusqu’aux racines… d’abords fendu par le milieu notre ami ne tarde pas alors de choir sur le côté, dégageant une large trouée. Un peu comme lorsque vous tombez dans la neige, une silhouette se dessine alors sur le sol, marquant pour un temps votre maladresse… La flore qui jusque-là vivotait dans l’ombre du gaillard se retrouve alors en pleine lumière ! Profitant de l’aubaine celle-ci va donc se mettre à pousser comme une folle, attirée par les rayons bienfaiteurs de notre ami le soleil. En même temps, il se peut également que sur le sol, notre vieil arbre est eu le temps de disperser ça-et-là quelques rejetons qui vont bien évidement s’empresser de prendre la relève. Il s’ensuit donc, dans l’espace ainsi créé par la chute de l’arbre une explosion de vie qui donnera peu à peu un petit peuplement de même hauteur. Un peuplement régulier.
Si vous prenez cet exemple de mini-catastrophe et que vous le reproduisez à l’échelle de la forêt toute entière vous pouvez arriver à imaginer ce qui rythme la vie d’une forêt vierge. L’éclair qui sonna l’arrêt de mort de notre glorieux aïeul, fut en fait un créateur de vie. Imaginez, dans le même ordre d’idée, une tempête, une invasion d’insecte, un incendie… Tous ces événement sont alors des déclencheurs qui malgré leur aspect destructeur vont inciter la dynamique forestière à se mettre en branle et à reconquérir le terrain perdu.
Visuellement ce genre de forêt n’est pas très logique. Pas très cartésienne ou colbertiste comme vous voulez. En effet la vie y côtoie la mort en un mélange improbable.
Contrairement à une idée reçue la forêt primaire n’est pas forcément impénétrable. C'est-à-dire que vous avez de grandes chances de pouvoir la parcourir sans grands soucis, à moins que vous ne tombiez justement sur une de ces trouées où la régénération pullule. Puisque les événements surgissent de façon aléatoire, rien ne peut vous sembler suffisamment particulier pour vous aider à vous repérer, ainsi on se perd très facilement dans une forêt primaire…
Comme dans une futaie jardinée nous allons retrouver des strates, des étages différents, des essences différentes. Comme nous l’avons déjà vu ce genre de structure est propice à une diversité biologique. Ainsi, dans une forêt primaire l’on peut encore croiser des ours des bisons, des rennes, des loups… Bref, la chaîne alimentaire est complète et se déroule du ver de terre jusqu’au grand herbivore avec son cortège de grands prédateurs…
On recense en Europe quelques grandes forêts préservée comme celle de Bialowieza en Pologne, ou celle de Perucica en Bosnie-Herzégovine ou dans l'extrême Nord de la Scandinavie ou encore dans certaines parties de la Sibérie. J’ai eu la possibilité de visiter la forêt de Bialowieza… C’est vraiment magnifique. Si un jour vous allez faire un tour en Pologne prenez le temps de passer la voir… Si comme moi vous aimez la nature au sens premier du mot, vous ne le regretterez pas.
Si j’osais faire un parallèle, je dirais qu’autant les parcelles de la forêt de Fontainebleau ont inspirées les artistes du XIXème siècle, ce qui a engendré le premier classement en réserve de l’histoire humaine… Autant c’est la forêt deBialowieza qui a inspirée les sylviculteurs du mouvement Prosilva et la théorie de la futaie jardinée… Comme quoi on peut être forestier et un petit peu artiste !

samedi 21 juin 2008

La photo de la semaine


Vu de ma fenêtre, un splendide Brugmansia
Errata : Je m’a gouré. J’avais mis Datura Arborescent Alors qu’il s’agit d’un Brugmansia ! Mais en même temps elles sont cousines germaines avec les mêmes caractéristiques… Si ce n’est que chez le datura les fleurs sont érigées et qu’elles tombent chez le Brugmansia. Toutes mes excuses !

Quand l’Europe met le feu aux poudres

Notre cher et décidément très controversé parlement Européen vient de nous en pondre une bonne ! Non, chers amis, il ne s’agit pas de ces habituelles directives rigolotes sur l’épaisseur de la peau des saucissons ou sur le diamètre maximal des olisbos… Non, c’est plus grave que ça. Il s’agit de ce que certains nomment « la directive de la honte ».
Cette directive, sensée harmoniser la politique de rétention des immigrants a été adopté au parlement européen le 18 juin 2008 par 369 voies contre 197. (106 abstentions et 111 absents…).
Voici ce qui a donc été voté :
La détention peut atteindre 18 mois (32 jours au maximum en France actuellement), l’interdiction de retourner sur le territoire européen pendant cinq ans est systématique, les migrants illégaux peuvent être renvoyés dans leur pays d’origine mais aussi vers un pays de transit même s’ils n’ont aucun lien avec ce pays, la détention et l’éloignement des mineurs accompagnés ou isolés est permise, l’obligation de délivrer des titres de séjour aux personnes gravement malades est supprimée.
Bref, que des dispositions plutôt dégueulasses, même si d’un autre côté il faut bien admettre qu’il s’agissait d’harmoniser la répression. On ne pouvait donc s’attendre à des mesures marrantes comme celles que j’ai déjà citées…
Même si l’adoption de cette directive s’est déroulée dans une relative indifférence, nombre d’ONG et autres associations ont milité sur le net pour combattre le tout-répressif et instaurer une politique beaucoup plus accueillante pour les immigrés de toute la planète. Car n’oublions pas que le verbe harmoniser ne veut pas forcément dire que l’on doive choisir les pires exemples. En effet avant cette directive chaque pays avait sa propre approche de la rétention administrative. Par exemple dans les pays d’Europe du nord, celle-ci pouvait être quasiment illimitée comme en Angleterre ou en Suède par exemple. A contrario la France ainsi que d’autres pays latins imposaient des rétentions moins longues (France 32 jours). Bref, maintenant c’est 18 mois…
Certains diront que la poire a belle et bien été coupée en deux, d’autres que les pays traditionnellement receveurs de migrants voient leur politique durcie. Mais je crois en fait que la question n’est pas là.
La rétention administrative, comme on la nomme en France, est sensée durer le temps que s’organise le retour de la personne et dépend donc du degré d’organisation de chaque état. Le problème est qu’en institutionnalisant une durée de 18 mois, le migrant se voit catalogué d’office dans la catégorie des criminels et cette incarcération se transforme plutôt en une mesure de contrôle sur les populations indésirables. Il s’agit maintenant d’une criminalisation institutionnalisée des étrangers en Europe.
Paradoxalement, cette directive est sortie depuis trois jours et l’on n’entend rien en Europe! Pas un cri, pas une récrimination ! Les seuls à être montés aux créneaux sont les dirigeants des pays d’Amérique latine. Hugo Chavez menace de couper le robinet à pétrole pour les pays européens qui appliqueront cette directive. L’Argentine parle d’atteinte aux droits de l’homme, la Bolivie s’insurge contre « cette agression contre l’humanité et la vie », l’Equateur critique ce qui est « une véritable honte pour cette Europe qui était autrefois une Europe des lumière »… Précisons qu’en Europe, la population immigrée issue des pays Andins se monte à trois millions de personnes.
Face à cette bronca les déclarations d’apaisement se bousculent notamment en France et en Espagne. Zapatero s’est engagé à ne pas augmenter la durée de rétention pratiquée dans son pays (40 jours), de même un représentant du gouvernement français a déclaré que cette directive ne serait jamais appliquée… (Je sais plus qui c’est, mais je l’ai entendu).
En fait, cette directive n’aura que peu de conséquences chez nous. Du moins pour l’instant. Les pays dont la législation est plus favorable ne sont pas obligés de s’aligner sur elle. De même certain pays comme le Royaume-Uni, l’Irlande et le Danemark bénéficient d’une exemption dans le domaine des affaires intérieures…
Ce qui me révulse, c’est que pour ménager nos « amis » d’outre atlantique, nos dirigeants sont prêts à toutes les concessions, mais on ne parle pas des autres dispositions de cette directive ! Que dire de l’incarcération des mineurs et des malades ? N’est-ce pas honteux ? Et je ne parle pas de la possibilité de reconduire des gens dans des pays où ils n’ont rien à y faire…
Bref, attendons de voir à quelle sauce cette directive sera assaisonnée par nos parlementaires et restons vigilants car je gage que notre Glorieux Président Elu ne manquera pas de faire passer en douce une petite loi bien de droite et bien liberticide. Comme à son habitude.

En guise de conclusion je dirais que le libéralisme prône une libre circulation des marchandises et des capitaux, par contre pour ce qui est des être humains, le libéral se transforme volontiers en identitaire…

PS : Merci à Hélène H pour avoir dirigé mes yeux vers ce sujet !

vendredi 20 juin 2008

Merci pour tout...

Vous ne le savez peut-être pas, mais aujourd’hui est un jour particulier. Réfléchissez un peu… Non ? Vous ne voyez pas ? Oui, d’accord, c’est l’été, mais ce n’est pas de ça dont je voulais vous parler… Vous donnez votre langue au chat ? Bon Ok !
Avez-vous remarqué le petit compteur de visite qui se trouve en bas de page ? Et bien, comme vous pouvez le voir, cette nuit j’ai reçu mon millième visiteur. 1000 personnes sont venu se balader par ici et je trouve que cela mérite d’être salué.
Allez ! J’vous fais un petit bilan vite fait :
Je voulais vous dire… existe depuis le 4 avril 2008, cela fait donc 77 jours… En 77 jours, il y a eut : 57 articles, 1002 visiteurs uniques, 210 commentaires postés (autres que les miens, bien sur !).
Voilà, c’est tout. Je ne vais pas vous sortir des statistiques tarabiscotées sur qui vient me voir, combien de temps il passe chez moi, par quel médium… J’en ai rien à cirer. D’ailleurs je n’ai installé qu’un compteur basique sans traqueur ni programme sophistiqué, parce que je considère que ça ne me regarde pas… Je ne vais pas prêcher contre le flicage intensif de notre société et en même temps tirer des infos à votre insu quand même !
N’ayant aucun moyen de comparaison, et n’en cherchant pas vraiment d’ailleurs, je ne sais pas si ce millier visiteurs est un bon « score », si je fais le buzz, si ma renommée en est augmentée ou pas, tout ça n’a aucune importance. Ce qui compte à mes yeux c’est que mille visiteurs, et bien c’est l’occasion pour moi de vous dire merci.
Merci, car je ne m’attendais pas à ça. Merci ensuite pour votre fidélité croissante, vos encouragements et vos critiques constructives. Merci pour tout en fait…
Je vous avouerais que lorsque j’ai commencé ce blog, c’était surtout pout moi que je le faisais. Dans mon esprit, c’était une espèce de journal intime où je pensais jeter pêle-mêle des petites tranches de vie. Puis, peu à peu les choses se sont affinées, les articles se sont structurés et vous êtes arrivés de plus en plus nombreux. Si fait que peu à peu les choses m’ont échappées… Ce blog, n’est plus tout à fait le mien, c’est aussi le votre maintenant.
Alors voilà, je vous remercie encore une fois, tous et toutes, et j’espère que vous continuerez à me faire confiance. De mon côté, je vous promets de m’améliorer encore et de vous faire partager ce qui me plait comme la forêt, mais aussi ce qui me dérange fortement… Et là, j’ai de la matière !

mardi 17 juin 2008

Outrage fait à la loi

Ces temps-ci, ce ne sont pas les sujets d’articles qui manquent, et pourtant, bizarrement, j’ai du mal à trouver l’inspiration, qu’au début de ce blog, je voulais quotidienne. Mais là, je suis tombé sur un sujet de fond assez intéressant. Il s’agit d’un article paru sur Rue89 et qui traite du délit d’outrage. Je me suis dit que cela pouvais vous intéresser… Alors voilà.
Le délit d’outrage à agent ou à représentant de l’état est définit comme suit dans le code pénal par l’article 433-5 (source Légifrance):
"Constituent un outrage puni de 7500 euros d'amende les paroles, gestes ou menaces, les écrits ou images de toute nature non rendus publics ou l'envoi d'objets quelconques adressés à une personne chargée d'une mission de service public, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de sa mission, et de nature à porter atteinte à sa dignité ou au respect dû à la fonction dont elle est investie. Lorsqu'il est adressé à une personne dépositaire de l'autorité publique, l'outrage est puni de six mois d'emprisonnement et de 7500 euros d'amende. Lorsqu'il est commis en réunion, l'outrage prévu au premier alinéa est puni de six mois d'emprisonnement et de 7500 euros d'amende, et l'outrage prévu au deuxième alinéa est puni d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende.".

Le problème avec cet article du code, c’est que celui-ci est de plus en plus employé par les forces de l’ordre, et les représentants de l’Etat en général, pour s’emparer de personnes et les trainer devant les tribunaux. A l’image des deux ou trois histoires racontées dans l’article, on peu ainsi se retrouver sur la sellette pour avoir proférer une insulte… Ou du moins ce que le plaignant considère comme une insulte. Ainsi, si j’écris sur mon blog que je pense que Nicolas Sarkozy est un facho, je suis passible de 7500€ d’amende et de six mois de taules… En l’espèce, le nain pourrait très bien considérer que mes propos sont une insulte. Libre à lui. De mon côté, je pourrais arguer qu’il s’agit plutôt d’un adjectif qualificatif à caractère descriptif, basé sur une analyse personnelle et néanmoins complète de l’ensemble de son activité politique… Question de point de vue. On en vient donc à vouloir juger les personnes sur leurs opinions et sur l’émission de ces opinions.
Je conçois cependant que l’on doive empêcher certains propos à caractères racistes ou xénophobes, car ceux-ci vont à l’encontre de la conception que nous nous faisons de notre société républicaine. Mais delà à étendre ce raisonnement à l’ensemble des critiques que l’on peut proférer sur une personne ou un groupe de personnes il y a un pas, un peu trop vite franchi à mon goût.
Dans le même genre de débilité il y a aussi l’article
433-10. Celui-ci sert par exemple de prétexte à l’arrachage de banderoles et autres calicots lors de manifestations populaires. Nous avons tous pu voir la police française retirer des drapeaux tibétains lors du parcours de la flamme olympique ? Et bien, c’est une application de 433-10. De même la confiscation de tracts LCR lors de la visite de notre Glorieux Président Elu à Vienne (voir l’article Délit d’opinion).
Alors peut-on parler de dérive sécuritaire ? Je le crois. Et vous, qu’en pensez-vous ?
Pour ma part, je tiens à m’excuser à l’avance si ce blog s’arrête sans prévenir… C’est qu’une âme bien intentionnée aura signalé mes digressions verbales aux autorités et que j’aurais été emprisonné faute de pouvoir payer mon amende ! C’est ça aussi la baisse du pouvoir d’achat !