Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


mardi 1 septembre 2009

La supercherie de La Rochelle

Well ! Tout à la joie d’avoir atteint mon but d’allègement pondéral (ça ce dit ça ?), j’en ai oublié de vous parler de l’université d’été des socialistes et des sentiments contradictoires qu’elle m’inspire.
Partout dans la presse, on a pu lire que l’impression globale était que Martine Aubry sortait renforcée par cette session, et qu’elle avait su enfin prendre les rênes de son parti de la façon adéquate.

Pour ma part, je ne serais pas aussi catégorique… En effet, si Aubry a su être bonne à quelque-chose au cours de cette université, c’est surtout dans l’art de cacher les problèmes sous le tapis… Un peu comme le faisait en son temps son prédécesseur, François Hollande.
Regardons les choses en face : La crise idéologique que traverse le PS depuis un sacré bout de temps n’a en rien été résolue et l’unité affichée pendant ces trois jours ne fut que de façade.

Plusieurs indices me font penser de la sorte.

Tout d’abord, il y a eut cette fameuse polémique au sujet des primaires et des alliances soulevée une semaine avant par les plus libéraux des socialistes… Plus qu’une simple polémique, il s’agissait avant tout d’une bombe téléguidée par Ségolène Royal dans le but de rappeler aux militants son attirance immodérée pour le centre-droit. Malheureusement pour la Madone du Poitou, certains au PS ne voient pas les choses du même œil, préférant loucher sur les voix de la vraie gauche ; D’où polémique.
Sur ce coup là, Martine Aubry a su effectivement bien gérer les choses en bottant en touche de la plus belle manière, quelques heures avant que ne commencent les débats.
Coup de pied gagnant, puisque en reportant la question au bon vouloir d’un vote des militants pour le mois d’octobre, la pomme de discorde libérale s’est retrouvée hors la table et n’a pu empoisonner les convives.
Mais bon, ça me rappelle les repas de familles où l’on ne parle jamais des choses qui fâchent… Vu de l’extérieur, tout le monde sourit, mais en fait les invités n’ont qu’une seule envie : Se foutre sur la gueule !

Donc, exit le sujet des primaires et des alliances. Du coup les affidés ségolènistes vexés de ne plus voir sur la table leur fameuse pomme libérale, se sont cassés au plus vite, faute d’avoir à jouer leur rôle de supporter. Les Valls et Peillon ne sont restés à la Rochelle que vingt-quatre heures, imitant ainsi leur commanditaire, qui elle n’est restée que quelques heures.

Commanditaire qui, comme à son habitude a préférée jouer sur la forme plutôt que sur le fond. C’est en véritable star de cinéma que Ségolène Royal a fait son apparition à la Rochelle pour inaugurer la session. Vêtue d’une petite robe noire que Coco Chanel n’aurait pas reniée, l’ex-candidate aux présidentielles a souhaitée la bienvenue à tout le monde, et s’est cassée aussi sec ! Mais cela a suffit pour imprimer la rétine des militants et transmettre le message suivant. A côté de Ségolène, Martine Aubry ressemble à un pot à tabac vêtu d’un sac en toile de jute.

Pressée de toute part de s’exprimer sur les contingences de son parti, la Madone s’est contentée de jouer son rôle habituel, parfaitement raccord avec la robe d’ailleurs, c'est-à-dire à faire comme si les problèmes du parti ne la concernaient pas. Le port altier, le regard fier, l’icône des désireux d’un avenir qui chante attend son heure, persuadée qu’elle est que c’est vers elle et seulement elle que les socialistes se tournerons lorsque le temps sera venu de choisir un candidat. Tel le vautour moyen, elle attend perchée sur son rocher. Prête à fondre sur sa proie lorsqu’enfin elle aura cessée de bouger…

Cette morgue attitude n’a cependant pas empêchée Madame Royal de lâcher une perle en clamant haut et fort son complet désaccord avec la taxe carbone que le gouvernement veut mettre en place avec le soutien des écolos.
En fait, à mon sens, la Royal n’a fait que révéler au grand jour les limites d’une future alliance PS-Verts, qui pour le coup ne se présente plus de façon si évidente. En effet, obnubilés qu’ils sont par leur mission sacrée de sauvetage planétaire, les écolos en oublient parfois la plus élémentaire des justices sociales. Jusqu’à présent on évitait d’en parler, mais la déclaration de Ségo a eut pour but d’obliger le PS à se positionner sur le sujet et ainsi faire grimper Cohn-Bendit et Duflot aux rideaux. S’il s’agissait de torpiller une future alliance entre l’aile gauche du parti et les verts, c’est maintenant chose faite.

Du coup, puisque la gangrène libérale s’en était allée, ce qui restait d’un tant soit peu socialiste à la Rochelle s’est retrouvé suffisamment à l’aise pour jouer une partition sans véritables fausses notes. Le discours de clôture de Martine a même reçu un A+ de la part de la presse, et l’impression finale est que le Parti Socialiste reprend du poil de la bête, débarrassé des tiques et des poux qui l’habite depuis des lustres !

Inutile de vous dire que je n’y crois pas un instant, et vous l’avez fort bien compris en me lisant.
L’unité affichée n’est en rien la réalité, et elle ne sert qu’à donner du grain à moudre aux médias et à rassurer le pauvre militant qui ne sait plus où il en est.
Vous me direz que c’est déjà ça. Peut-être. Mais en attendant, le PS n’est en aucun cas en mesure de proposé une réelle alternative à la politique de Nicolas Sarkozy, tant il reste empêtré dans son dilemme idéologique. Être ou ne pas être libéral. Là est la question qu’il lui reste à résoudre.

Le Parti Socialiste n’est pas encore (tout à fait) mort disait Valls au début de l’été, mais force est de constater qu’il n’en fini pas de crever. Et l’apparente rémission est souvent le symptôme qui précède la fin…

lundi 31 août 2009

La photo de la semaine



Oh putain ça y-est ! Nom de dieu de bordel de merde, j’y suis arrivé !
Je vous l’avais dit que j’y arriverais, je vous l’avais dit ! Et pile le dernier jour du mois d’août en plus !
Putain, je suis fier de moi !
10 Kg en deux mois ! Qui c’est le meilleur ? C’est moiiiiiii !!!

(Bon ok, maintenant il s’agit de ne pas les reprendre…)

samedi 29 août 2009

Retraites des mères de famille: Et les pères alors ?

Ok, hier j’avais pas envie. Pas envie, cela ne veut pas dire que je ferme mes orifices auditifs pour autant et cela ne m’a donc pas empêché de sursauter lorsque j’ai entendu aux infos que le Xavier Darcos allait s’attaquer à l’épineux problème de la retraite des mères de famille…

Ah bon ? Que je me suis dit dans ma tête. Les mères de familles ont droit à une retraite ? Première nouvelle !
Ben oui, que voulez-vous, l’étendue de mon ignorance est une source perpétuelle de ravissement chez moi.
Donc, je tends l’oreille et j’entends que le tout nouveau ministre du travail Xavier Darcos va lancer une consultation auprès des partenaires sociaux pour pouvoir adapter la loi à une jurisprudence de la cour de cassation suite à une plainte de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité (HALDE).
Qu’est-ce c’est que cette histoire… Une plainte de la Halde qui mène à une révision du régime retraite ? Et que lis-je ici ? Les femmes qui ont participé à l’élevage d’un enfant au moins ont droit à quelques trimestres supplémentaires par rapport aux hommes ? Alors que les hommes non ?
Ah oui ! C’est profondément injuste ! La Halde a eu raison de porter plainte ! Il n’y a pas de raison qu’un avantage accordé aux femmes ne puisse pas bénéficier aux hommes ! C’est vrai quoi ! Des hommes qui élèvent seuls leurs enfants, ça existe aussi !

Donc forcément, et d’après ce que j’ai pu aussi lire ici (même si je n’ai pas tout compris), il va donc falloir niveler un peu tout ça… Et comme toujours dans ce cas de figure, il y a deux façon de faire les choses. Par le bas, ou par le haut !

Sauf que c’est un petit peu plus compliqué que ça… Il faut savoir que les hommes ont déjà une retraite supérieure de 23% par rapport à celle des femmes, et que si l’on supprime ces points retraites « offerts » au nom de leur participation à la natalité française, cet écart se creusera encore plus et deviendra de 36%.
Pourquoi cet écart ? Et bien parce que les femmes « travaillent » moins que les hommes pardi ! Puisque pour un grand nombre d’entres-elles, l’élevage est une occupation à plein temps !

S’ils décident d’accorder les mêmes avantages aux pères de familles… Je vous dis pas la gueule du budget des caisses des retraites ! Je ne suis pas sûr qu’elles le supporteraient…

Il y a aussi la solution d’en piquer un peu aux femmes pour pouvoir le donner aux hommes. Le système des vases communicants si vous préférez. Sauf que les associations féministes ont déjà prévenu qu’il était hors de question que les femmes sortent perdante de cette réforme ! Déjà qu’elles ne touchent pas bézef !

Grrr !! Quel casse-tête !

Ecoutez, comme je vous l’ai dit, je n’ai peut-être pas tout compris à cette histoire, tant il est vrai que pour moi la retraite n’est pas une préoccupation de tous les jours puisque je sais déjà que je n’en aurais pas. Cependant, dans ma petite tête et avec ma comprenette à deux balles, je me dis que si le gouvernement a été capable de sortir je ne sais plus combien de milliards d’euros pour sauver les banques, il peut facilement en trouver quelques-uns pour payer des points retraites aux pères qui ont arrêté de bosser pour élever leurs enfants. Non ?
Ne dit-on pas que femme au foyer, c’est un métier ? (ou homme au foyer, c’est la même chose) Alors dans ce cas, reconnaissons enfin ce métier, oh combien méritant, et considérons-le comme tel. En le rémunérant d’une part, et en le faisant cotiser pour la retraite, d’autre part.
Ca ne m’a pas l’air trop compliqué à faire comme réforme, non ?

Vous croyez qu’il va penser à ça le Darcos ?

Cela-dit, je dois quand même avouer que la Halde avec sa plainte, a eut le mérite de mettre au jour beaucoup plus que la simple injustice faite aux hommes. Elle aura permis de mettre le doigt sur plusieurs véritables sujets de société. La place des hommes dans cette société moderne ou la monoparentalité gagne du terrain, et la reconnaissance que la société devrait avoir envers celles et ceux qui élèvent ses enfant. Entre autres.

vendredi 28 août 2009

J’ai pas envie…

Pas trop envie d’écrire aujourd’hui… Enfin, c’est pas que j’ai pas envie, mais je n’ai pas de sujet qui m’inspire.
Pourtant, me direz-vous, ce n’est pas ça qui manque ! Oui, je sais… Mais j’ai pas envie.

Je pourrais… Je ne sais pas… Je pourrais continuer à taper sur le PS par exemple ? Ca serait facile et divertissant ! Mais j’ai pas envie.
Non, pour ça on va attendre de voir ce qu’il va se passer à la Rochelle. Parce que si je me souviens bien l’année dernière, il s’était passé tellement de trucs en un week-end qu’il était assez difficile de suivre. Un coup j’t’aime, un coup j’t’aime plus. Un coup j’déjeune avec toi, un coup j’te poignarde le soir venu… Bref, autant attendre lundi et faire un bilan global, sous peine de ressembler à la quotidienne de Secret Story.

Je pourrais vous parler de mon ami Philippe qu’est revenu de son périple océanique et qui a le mal de terre…
Je pourrais vous parler de cet employé de la banque LCL qui dénonce à la police un client sans-papier… Mais j’ai pas envie. De toute façon, Le coucou de Claviers le fait bien mieux que moi alors…
Je pourrais vous parler du calendrier des stages de formation à la désobéissance civile, mais Humeur de Gauche l’a déjà fait…
Je pourrais encore une fois m’exprimer sur le vide intersidéral que représente le Centre… Mais Rimbus l’a aussi déjà fait avant moi…
Je pourrais également vous faire une analyse poussée sur le discours de politique étrangère que Sarkozy a tenu devant nos ambassadeurs… Oui mais il y a déjà Juan de Sarkofrance qui vient d’un pondre un particulièrement chiadé alors…

Ou alors, je pourrais peut-être faire des liens comme me l’a conseillé le king of the blogs, Nicolas

Ouais ! Bonne idée ! On va faire ça !


Sauf que… Je sais pas si j’ai vraiment envie…

jeudi 27 août 2009

La revue de presse du jeudi

Bien, bien, bien… La semaine dernière, il m’a semblé que de faire la revue de presse du Canard Enchaîné vous avait bien plu. Aussi, comme je suis soucieux du plaisir que vous pouvez ressentir, j’ai donc décidé de réitérer la chose. En plus, j’ai eu la joie de voir mon article repris sur le site du Charlie Enchaîné, donc comme je suis du genre cabotin et bien…
Je cabotine !


Donc, qu’avons cette semaine en première page du Canard…
Barrant la Une sur toute sa largeur nous avons : « Le PS joue la querelle des Anciens et des MoDem ! » avec le merveilleux sous titre « Martine, pourquoi tu tousses ? ».
L’article revient sur la semaine palpitante que le Parti Socialiste vient de vivre au sortir de la petite sauterie organisée à Marseille par Peillon. La photo souvenir, celle-là en dessous, est l’occasion pour l’auteur, Frédéric Pagès, d’ironiser sur le côté un peu flashy de toutes ces couleurs (rose, rouge, vert et orange) qui inondent soudain le noir néant de l’opposition actuelle.
Il revient également sur le discours de Marielle de Sarnez, qui proposa la voix tremblante d’émotion, des mesures fiscales toute à fait inédites dans sa bouche. Quand on se rappelle que la Marielle en question se produisait naguère au côté de Jean-Claude Gaudin pour jouer à touche pipi ave l’UMP, on peut se poser la question de savoir s’il elle s’est lavée les mains depuis… (Ça, c’est pas du Canard, c’est de moi)
Mais bon, le MoDem glissant à gauche et le PS dérapant à droite, il était inévitable selon Pagès, qu’à un moment ils se rencontrent !
Reste à savoir, se demande l’article, ce que Martine Aubry va bien pouvoir faire de cette coalition qui se forme sans qu’elle en soit avertie. Car la Maire de Lille se trouve en effet mise devant le fait accompli. Elle qui ne voulait pas forcément d’une ouverture, en tout cas pas de ce côté-là de l’échiquier politique, sera bien obligée de se prononcer sur le sujet, et ce dès l’université d’été de La Rochelle qui ouvre ses portes demain…
Pour conclure sur ce sujet, dans un petit encart en page deux intitulé « Le PS en pleine bouillabaisse », on apprend que Sarkozy aurait commenté cette affaire de la sorte : Ils rêvent tous de faire du Mitterrand en rassemblant. Ils ne font que du Guy Mollet. Les alliances sans chef, ça ne marche pas. Les Français ne veulent pas être gouvernés par un collège. (ndla : ein volk, ein reich, ein führer !)[…] En tous cas, s’ils font des primaires, j’irais voter : Je suis plus à gauche que Bayrou !
Euh... Faut peut-être pas exagérer non-plus!


Dernière minute : Aubry, dans un article du Monde à paraitre demain, se déclare favorable à des « primaires ouvertes ». Quand ? Comment ? Avec qui ? On ne sait pas…

Ensuite dans la colonne de droite nous avons « Traders de vérité »
L’article se fait le porte-parole des traders en rapportant le climat d’impunité qui règne dans les salles de marchés. Les traders français ne se font en fait aucun souci (mais alors aucun !), lorsque qu’ils aperçoivent les gesticulations tonitruantes de notre nabot national ! Pour la simple et bonne raison que selon eux, les mesures restrictives annoncées par le chef de l’état n’ont absolument aucune chance d’aboutir à quoi que ce soit. Tout simplement parce que si demain la France se retrouve seule à jouer les vertueuses, les banques déménageront illico leur salles de marché dans un autre pays et rémunèreront leurs traders comme il leur chante.
Toutes les tractations se faisant par ordinateur, le marché-roi ne s’en rendra même pas compte !
Selon le président, c’est à la France de montrer l’exemple et d’espérer que les autres suivront… Sauf que Wall Street, la City ou Hong-Kong, ne suivront certainement ce genre de pratique hautement antilibérale. Et ça, Sarkozy le sait parfaitement bien.


Nous avons ensuite une brève sur le : « Blackwatergate ».
Petit retour sur la firme privée de sécurité Blackwater (devenu Xe depuis le début de l’année), qui aurait été mandaté par la CIA pour « chearch and destroy » les chefs d’al Qaida.
Il faut savoir qu’afin de minimiser les pertes officielles de l’armée US d’occupation en Iraq, le gouvernement de Bush avait confié la plupart des opérations de sécurité au sol à des firmes privées. Des mercenaires pour parler clair. Ces mercenaires s’occupent essentiellement de la sécurité des personnes et se font payés extrêmement cher par le gouvernement US. En fait, pour tout savoir, lisez l’article de Wikipédia que j’ai mis en lien, tout y est clairement expliqué. Bref, Blackwater sera traduit devant un tribunal demain pour répondre d’une échauffourée ayant eu lieux le 16 septembre 2007 ; Bilan du match : Zéro morts, zéro blessés chez les barbouzes américains ; 17 morts, 24 blessés chez les civils désarmés iraquiens.
On touche là le summum de la perversion libérale : La privatisation de l’armée. Et franchement, ça fout les jetons. Petite précision, l’arrivée d’Obama au pouvoir n’a rien changé à la chose puisque même si Blackwater s’est retirée du jeu (et à changé de nom), se sont toujours des boites privées qui gèrent la sécurité en Iraq… Et Ben Laden coure toujours.

Une petite dernière pour la route : « Tarif-fi-fi »
Où on s’aperçoit que la hausse des tarifs de 1,9% annoncée par EDF, n’est en fait qu’une moyenne. Une moyenne certes, mais aussi une nouvelle répartition des dépenses !
En fait, les péquenots comme moi vont se retrouver avec une facture augmentée de plus de 10% ! Alors que les gros consommateurs eux, vont voir leur facture baissée ! Au final les sommes s’annulant presque la hausse globale des recettes ne seront que de 1,9% pour EDF. Moralité de la chose : Gagné plus pour dépenser moins et gagner moins pour dépenser plus !
Euh… C’est ça qu’il avait dit le petit en 2007 ?

Bien, on va s’arrêter là pour aujourd’hui. Je vous souhaite une merveilleuse semaine et bonne rentrée pour les enfants !

mercredi 26 août 2009

« Moralisation du capitalisme ? » Mon cul !

Vous savez ce que j’ai fait ce matin ? Hein ?
Et bien je me suis coltiné le discours de l’autre Nain sur le site du château ! Si ! C’est vrai !
En fait, ce que je voulais faire, c’était essayer de donner une suite à l’article que j’avais écrit le 7 août dernier. Souvenez-vous (ou relisez-le), cela concernait le milliard d’euros provisionné par la BNP dans le cadre des rémunérations des traders.
A l’époque je me gaussais de cette esbroufe médiatique qui consistait à dire « Attendez que le patron revienne de vacance et vous allez voir ce que vous allez voir ! »

Donc, hier les banquiers ont été de nouveau convoqués à l’Élysée, pour voir ce qu’il y avait à voir.
Et ils ont vu quoi ? Ils ont vu notre Président Glorieusement Élu se contorsionner derrière son pupitre pour leur expliquer qu’il allait leur imposer des règles aussi inédites que draconiennes.
Lesquelles ? Et bien vous n’avez qu’à aller sur le site du Figaro.fr et lire cet article pour le savoir. Vous verrez, c’est assez bien expliqué.
Mais bon, pour ceusses qui préfèrent ma diatribe à celle de l’expert-éco du Figaro (ce que je comprendrais très bien !), voilà en gros à quoi se résument ces règles :
A partir de maintenant, les traders seront toujours payés aussi cher. Sauf que les 2/3 de leur rémunération seront bloqués pendant trois ans en attente de résultats positifs. S’il n’y a pas de résultats positifs, ils ne toucheront pas leurs bonus.
Pour veiller sur les sous que touchent les cent plus gros traders, Sarko nomme ce qu’il appelle lui-même « un tsar des rémunérations » (Non, vous ne rêvez pas, il l’a vraiment appelé comme ça !), en la personne du très catholique Michel Camdessus, ex-DG du FMI et accessoirement soutien de François Bayrou aux présidentielles de 2007.

Sinon… Rien d’autre. A aucun moment il n’a été vraiment question de cette fameuse « moralisation du capitalisme » dont on nous a rebattu les oreilles. A aucun moment il n’a été question de séparer les activités financières des banques de celles des activités économiques… Bref, notre Nain National à trépigné pour la galerie en désignant des boucs émissaires, les traders, sans jamais remettre réellement en question la façon dont les banques utilisent notre argent pour faire leur beurre.

En ce qui concerne la réticence qu’ont les banques à prêter de l’argent au entreprises ou aux particuliers, il a fallut que ce soit un journaliste qui aborde le sujet en lui posant la question !
Question à laquelle il a répondu de la façon suivante :

« Il faut que les gens aient le sentiment qu’on fait attention à cette question de justice. »
Outre la faute de syntaxe digne d’un enfant de CM2, j’espère que vous avez noté que ce qui compte vraiment, c’est l’impression que les français doivent avoir… Rien à voir avec la réalité des faits. Juste l’impression que l’on a des faits.
Ca me rappelle cette citation : « Ce que nous cherchons ce n’est pas la vérité, c’est l’effet produit. » Elle est de Joseph Goebbels…

Bref, rendormez-vous braves gens ! Il n’y a rien à voir ! Tout recommence comme avant la crise, et ce qui fait hurler le bon peuple et bien on va tellement le planquer derrière un immense tas de fleurs qu’il ne verra plus rien !
A voir aussi sur le même sujet le billet de Sarkofrance qui dit plus ou moins la même chose que moi, mais en mieux !

mardi 25 août 2009

Primaires ? Ouvertes ou pas, j’en veux pas !

Je vous en parlais déjà samedi dernier, au Parti Socialiste, la question des alliances à gauche et au centre est posée avant même que de savoir s’ils sont d’accord sur une même plateforme idéologique… Pour moi, c’est un peu comme si l’on mettait la charrue avant les bœufs, mais bon… Soit ! Rien que pour le plaisir de la réflexion, imaginons que tous ces gens aient la capacité (oh combien enviable !) de débrancher une partie de leur cerveau et de faire comme si le libéralisme était une question annexe qu’il conviendra de régler… Plus tard, lorsqu’ils auront le temps.

Donc, le mot qui coure sur toutes les lèvres roses en ce moment c’est : Primaire.

Primaire, primaire… Ça serait-y pas une idée d’outre-Atlantique ça ? Il me semble bien…Ca voudrait donc dire que dans l’esprit de ces primairistes (Ouais, j’invente des mots !), notre pays serait mûr pour s’engager dans le bipartisme ? Que le spectre politique dont je vous parlais hier ne serait plus constitué d’un joli dégradé de couleurs chatoyantes, mais seulement de deux couleurs ? Pareil à la vue d’un chien ? M'Ouais… Lorsque l’on voit le vide intersidéral de la politique américaine, on est en droit de s’inquiéter.

Donc primaires, disais-je. Mais là où ça devient drôle (façon de parler), c’est que pour ces socialistes, il semblerait qu’il faille ouvrir ces primaires à l’ensemble de la gauche « de gouvernement » et pourquoi pas, pendant qu’ils y sont, au centre ! En fait, il s’agit de faire de l’ouverture à l’image de ce cher Sarko, non-pas dans un futur gouvernement, mais avant même que cet hypothétique gouvernement ne soit élu ! Là encore, je me demande ce que peuvent bien penser les bœufs… Mais bon, là encore, soit !

Si mes références ne sont pas faussées, ce qui se prépare est ce que l’on appelle une coalition… Un peu comme celle qui eut lieu en Italie, et dont on sait ce qu’elle a pu donner.
Mais ce qui me fait bien rigoler c’est que pour l’instant il s’agit là d’une idée pondue et débattue par les socialistes, et seulement par eux. Parce que les autres sensibilités vers lesquelles sont sensées s’ouvrir ces primaires : Et bien, elles n’ont rien demandé !

Et puis soyons sérieux, concrètement comment les Peillon, Fabius, Montebourg et autres Hamon (même lui, quelle misère !) comptent t-ils faire pour organiser tout ça ? Hein ?
Chaque mouvance va présenter son candidat (les verts, les Communistes chaque groupuscules du PS, le MoDem, etc…) et on va faire voter les militants (et les sympathisants ?) de toutes ces formations ? Et celui ou celle qui remportera le plus de voix représentera la Gauche avec un grand G… ?

Je ne sais pas vous, mais je n’ai pas envie (mais alors pas du tout) de voter pour un candidat qui aura été choisi par d’autres à la faveur d’obscures tractations dont je n’aurais même pas eu vent. Imaginons que ce soit par exemple, au hasard, Ségolène Royal qui soit choisit par ces primairistes… hein ? Vous croyez sincèrement que je vais glisser un bulletin à son nom dans une urne si c’est elle qui représente la gauche ? Je préférerais me couper un bras plutôt !

Car, ne nous leurrons pas, cette idée de primaire n’est pas apparue comme ça, brusquement, dans la tête des socialistes par l’opération du Saint Esprit. Elle est le fruit de ceux qui pensent, toujours à l’image de notre Nain National, que des élections ne se gagnent qu’à grand coup d’image et de communication. Ceux qui pensent que finalement les convictions importent moins que la médiatisation. Ceux qui ont été séduit par la présidentialisation de la V ème République et qui n’entendent pas revenir à une gestion plus saine de la vie publique… Ah ! Soif de pouvoir quand tu nous tiens…

Donc, vous l’aurez compris, pour moi cette histoire de primaire à gauche, c’est vraiment du n’importe quoi.

Si vous désirez savoir ce qu’en pense la blogosphère de gauche, je vous invite à aller jeter un œil (n’oubliez pas de le récupérer en sortant) chez Juste histoire de dire, qui a ouvert le sujet et qui est à priori aussi contre que moi. Rimbus itou. Ou bien chez Marc Vasseur qui lui est plutôt pour…