Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


mardi 9 février 2010

Questions, cogitation, hésitation… Le tout en 1063 mots.

Hier au soir je me suis couché avec une idée assez précise de ce que j’allais bien pouvoir déblatérer aujourd’hui. J’avais même noté quelques idées sur une page blanche (enfin un écran blanc si vous préférez), j’avais également glané quelques liens utiles histoire d’engranger des références… J’étais bien motivé et bien décidé à me rattraper de mon billet merdique d’hier. Si, il était merdique je le sais.

Et puis, comme toujours lorsqu’on prévoit les choses, et bien celles-ci en profitent pour ne pas se dérouler comme elles le devraient…

Sitôt levé, je parcours mon Reader pour jeter un œil sur les blogs. Le Coucou me tague pour une chaîne sur les Régionales et me demande de répondre à trois questions… Bon, je me dis que ça va me faire un billet pour plus tard et je mets son lien dans le dossier « futurs articles ».

Ensuite j’écoute les nouvelles et j’apprends que le sujet du jour, c’est le début de l’examen du nouveau projet de loi LOPPSI… Non, Loppsi ce n’est pas le nom de la mascotte de la coupe du monde de foot, c’est la Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure. Et figurez-vous que d’après I-Télé, le model à suivre, l’inspiration de cette loi, ce n’est ni plus ni moins que ma ville à moi… Nice la capitale de la vidéosurveillance, du couvre feu pour les gamins de 13 ans et accessoirement le fief de l’incultureux Estrosi…

Dans un coin de ma tête je me dis que cela va me faire encore un sujet sur lequel il va falloir que je planche. Pour cause, en tant que niçois, il y a des chances que mon avis intéresse quelqu’un… Sauf que pour un type qui ne sort que rarement de chez lui, et pratiquement jamais de son quartier, cela risque d’être un peu coton de vous pondre un truc bien concerné. Et puis en plus j’ai déjà parlé de tout ça il n’y a pas longtemps.

Il y a aussi le « séminaire » gouvernemental sensé clôturé le débat sur l’identité nationale… Une petite critique sous forme de raillerie serait sans doute la bienvenue. Expliquer le sang impur tout ça… Le drapeau tricolore aux frontons des écoles, un carnet citoyen… Bref, ces gens-là n’en peuvent plus d’essayer d’éteindre l’incendie qu’ils ont eux-mêmes allumé. C’est tellement pathétique que ça en devient presque dérisoire.

Ensuite, je m’en vais sur Là-bas.org dans le but d’écouter l’interview d’Howard Zinn. Un type que je ne connais pas, mais il parait qu’il dit des choses pas trop connes sur la société américaine. Et là, pas de bol, je tombe sur une envolée lyrique de Daniel Mermet qui me fait du mal à ma laïcité. J’aime bien Mermet, mais lorsqu’il se met à défendre le port du voile, là désolé, mes affinités révolutionnaires s’arrêtent. Cela m’a tellement dégouté que du coup j’ai laissé tomber le podcast et tant pis pour Howard Zinn.

Et me voilà devant vous, à essayer d’aligner quelques mots pour vous expliquer la confusion qui est la mienne en ce matin pluvieux (oui, en plus il pleut).

Tous ces sujets mériteraient que je les traite un par un, avec force conviction et argumentation… Mais là… J’ai pas envie. J’ai juste envie de vous raconter ce qui se passe dans la tête d’un blogueur, pour qui écrire est devenu une occupation journalière et qui ne trouve pas les mots parce qu’il a la flemme. La flemme, et aussi bien d’autres choses en tête… Du genre qui mériteraient elles aussi un beau billet bien chiadé. Mais bon, ça sera pour plus tard.

Allez ! Comme à un moment il faut bien choisir une sujet, on va se jeter à l’eau et répondre aux questions du Coucou :

—Voterez-vous lors de ces élections ? Merci de justifier votre réponse.
Bien sûr que je vais voter… Même s’il m’est arrivé de ne pas le faire par le passé, depuis que ma vie a pris un nouveau départ je n’ai raté aucun scrutin. Même si j’ai parfois l’impression de pisser dans un violon, je considère que voter est la condition sine qua none pour qui veut être un citoyen responsable. En plus, je vais vous le dire franchement, j’aurais bien du mal à vous parler de politique si je ne le faisais pas.

—Si oui, savez-vous déjà pour qui vous voteriez au premier tour ? Pourquoi ?
Oui je sais pour qui je vais voter. Ce sera pour la liste du Front de Gauche.
Pourquoi ? Et bien parce que pour moi les socialistes et les écologistes ne sont que des suppôts du libéralisme. Même si ma région est à gauche et est plutôt bien gérée (enfin je crois), le premier tour d’une élection, qu’elle quelle soit, c’est fait pour exprimer son avis et marquer des points dans le paysage politique national. Et puis je rappelle qu’il s’agit d’un scrutin à la proportionnelle donc, Front de Gauche.
J’ai pensé un temps voter pour le NPA, et puis depuis quelques mois mon enthousiasme s’est comment dire… érodé. Même si ce qu’ils défendent est peut-être plus proche encore de mes idées que ne l’est le FdG, je trouve que ça ne tient pas debout leur histoire… C’est mal géré et le cafouillage de la semaine dernière en est la démonstration, hélas évidente.

—Avez-vous une idée de vote pour le second tour?
Alors là, je vais peut-être en choquer quelques-uns mais il y a de grande chances pour que j’aille voter, oui, mais que je ne glisse aucun bulletin dans l’enveloppe.
En effet, je vous rappelle que j’ai fais le serment que les socialistes n’auraient plus jamais de chez jamais ma voix, et je compte bien respecter cette promesse. Alors j’irais voter, because voir la réponse numéro un, mais ce sera un vote blanc.
Et ce même si le FdG appelle à un report des voix suite à une alliance quelconque avec le PS.
Je sais, cela va paraitre incohérent à pas mal de monde, mais moi j’me comprends…

Voilà ! Vous savez tout. Ceusse qui tiennent des blogs et qui veulent s’emparer du sujet pour continuer la chaîne, ne vous gênez pas, celle-ci est ouverte à tous.

Et puis pour les autres trucs dont je vous ai parlé au début… Et bien on verra demain. Ou après-demain. Ou le jour d’après… Ou peut-être jamais, qui sait ?

lundi 8 février 2010

Alinghi versus Oracle : Un duel de Titans

C’est lundi. Un lundi tout gris sur la côte d’Azur.
A Valence, en Espagne il fait à peu près le même temps. 9°C, 87% d’humidité dans l’air et un vent de 12 nœuds. La mer est calme, très clame. Pas de houle… C’est parfait.

Vous êtes là, devant vos écrans, et je suis sûr que vous vous demandez pourquoi je peux bien vous causer du temps qu’il fait… Surtout en Espagne. Il s’est pourtant passé des trucs ce weekend, et je pourrais tout à fait vous en toucher deux mots… Mais non. Car si je suis devant mon ordi, et que je trépigne comme un dingue depuis ce matin, ce n’est pas pour écrire une gueulante, mais pour me faire plaisir. Actuellement (là maintenant), je suis en train de regarder les deux espèces d’Ovnis technologique que sont les deux participants à la 33ème Coupe de L’America.

Deux bêtes de courses, des monstres de 30 m de long avec des mats hauts comme des immeubles de 5 étages…

Putain ! Je sens que ça va chier ! Et j’espère que les Suisses d’Alinghi vont conserver leur titre contre ces Amerlock d’Oracle. Ces derniers ont usé de tous les artifices juridiques possibles pour mettre des bâtons dans les roues des Suisses. Allant même jusqu’à imposer une nouvelle classe de bateau, en passant du monocoque de classe A, au trimaran. Tout ça parce qu’ils pensaient mettre les suisses dans la merde en les obligeant à inventer et construire un tout nouveau bateau en moins d’un an.
Peine perdue. Alinghi version trois coques est là, et il est superbe !

Alors bien sûr, les ricains ont une arme secrète… Et c’est bien pour pouvoir l’utiliser qu’ils ont changé les règle du jeu. Il s’agit de cette grand-voile qui n’en n’est pas une, puisque ce n’est ni plus ni moins qu’une grande planche. Une voile rigide si vous préférez… Idéal pour naviguer au près, mais je demande à voir lorsqu’il sera au portant.


Bon, je vous laisse, le départ va être donné d’un instant à l’autre et je n’ai pas envie de rater ça.
Si cela vous intéresse, retrouvez moi sur le site http://www.americascup.com/fr/regate/regarder-la-course/show.php, qui est le seul média à proposer la course en direct !

Vive la voile (et pas le voile), et vive la Suisse !

samedi 6 février 2010

Quand Massive attaque… (oui je sais, elle est facile)

Allez, aujourd’hui on va décompresser un peu, tant il est vrai que ces deux derniers jours ont été plutôt, comment dirais-je… chauds.
Je ne sais pas vous, mais moi toutes ces controverses ça m’a épuisé nerveusement… En règle générale, je n’aime pas les tensions et j’ai tendance à fuir les confrontations, mais lorsqu’il s’agit d’un sujet auquel je tiens, je ne peux m’empêcher de prendre ça très au sérieux et de me laisser emporter par mes émotions. Résultat, des débats comme ceux que nous venons d’avoir, et bien ça me fout en l’air au sens le plus vrai du terme.

Peut-être est-ce que je prends tout ça trop à cœur me direz-vous… Sans doute. Mais en même temps… Bon, allez, on passe à autre chose et on va se laver la tête de toutes ces merdes.

Ça fait longtemps que je ne vous ai pas proposé de musique à écouter, hein ? Attendez que je regarde… Oui, la dernière fois c’était en novembre, donc effectivement cela fait un bout de temps. Et bien sachez braves gens qu’un de mes groupes préférés vient de sortir un nouvel opus (comme disent les pros). Il s’agit de Massive Attack et de l’album Heligoland. Sept ans que je l’attendais celui-là !
Mais bon, en même temps plus l’attente est longue et plus le plaisir est grand. Enfin, c’est ce que les filles aiment à nous dire…

Bon, pour être franc, je ne sais pas trop parler d’art ou de musique… Je la ressens et je l’apprécie, ou pas, et c’est déjà bien. Aussi, ne vous attendez pas de ma part à une critique en règle de l’album, car c’est bien simple, je ne sais pas faire. Non, pour ça vous n’aurez qu’à vous reporter à cet article ou à celui-ci qui en disent le plus grand bien.

La seule chose que je peux vous dire, c’est que je kiffe à donf. J’ai ça dans les oreilles depuis six heures ce matin, et je peux vous dire que ma tension malmenée est redescendue à des niveaux beaucoup plus acceptables.
Le trip-hop c’est peut-être la seule concession que je consens à faire à la modernité en matière de musique. Mon univers à moi c’est plutôt le bon vieux rock progressif des familles, mais j’avoue que Massive Attack, ainsi que Portishead, ont le pouvoir de me faire planer au plus haut point.
C’est tout à fait le genre de musique que je me mettrais bien dans le creux de l’oreille pour barrer mon voilier par vent de force 4-5 sur l’échelle de Beaufort… Mais pas plus. Au dessus ça commence à bastonner vraiment, alors on peut passer directement au hard-rock !

Allez, comme je suis partageur je vous ai mis l’album en entier, rien que pour vous et en écoute libre. Un conseil, vous laissez Je voulais vous dire ouvert dans un coin d’écran et vous vous passez ça pendant que vous faites autre chose. Vous allez voir, c’est magique !
Mes morceaux préférés sont Atlas air et Girl I love you.

Découvrez la playlist Heligoland avec Massive Attack

Bonne journée à vous tous, et paix sur terre aux hommes et aux femmes de bonne volonté !

vendredi 5 février 2010

La censure du baiser de la lune

Bon, aujourd’hui on va laisser tomber ces histoires de foulard et passer à quelque chose de moins polémique. Quoique… Comme vous l’allez voir nous resterons dans le même sujet fondamental, qui est celui de la tolérance. Qu’est-ce qui est tolérable, qu’est-ce qui ne l’est pas. Si l’on est tolérant sur certaines choses, peut-on l’être beaucoup moins sur d’autres… Bref, contrairement à ceux qui crient à la diversion médiatique, on est carrément sur des sujets de fond. Le fond du fond du sujet si je puis dire.

Il y a quelques temps déjà, c’était en début décembre dernier, lors de l’une de mes plongées en apnée dans la réacosphère, je suis tombé sur un article dénonçant ce qu’ils appellent de la « propagande homophile » dans les écoles… A l’époque, cet article, coincé entre une ode à l’évêque révisionniste Williamson et un pamphlet antisémite, ne m’avait pas marqué plus que ça. Je me suis dit : Tiens, encore un combat d’arrière garde complètement rétrograde dont ils ont l’habitude. Une gesticulation de débiles mentaux en fait.

Le temps passe, et puis, la semaine dernière ne voilà t-y pas que j’entends parler de ce même film dans les médias main-stream ! Bon, pour ceux qui suivent un peu l’actualité, vous aurez deviné que je veux parler du petit film d’animation pédagogique à l’intention des élèves de primaire qui s’appelle Le baiser de la lune.
Et pourquoi parlait-on du baiser de la lune dans ma télé ? Hein ? Non-pas pour en faire la promotion, mais pour parler de la polémique que celui-ci suscitait dans certains milieux conservateurs, et du lobbying forcené auquel se livrait la droite bienpensante et propre sur elle, pour faire interdire ce film. La Boutin en tête, bien entendu.



Lorsque j’ai vu ça, je ne le croyais pas. Je me suis dis que ces connards intégristes avaient finalement réussi leur coup et étaient arrivé à mobiliser suffisamment de monde pour peser sur le destin de ce film… j’étais atterré. Aussitôt bien sûr j’ai repensé à l’article que j’avais écris pas plus tard que la semaine dernière où je parlais de ces sites et blogs puants. Dans les commentaires, certains se demandaient quelle pouvait être l’influence de ces gens là… Et bien la voilà leur influence !
Le ministère de la Jeunesse et des Sports qui soutenait le film, vient de se désister et a exigé que l’on retire son logo qui pourtant figurait bien parmi les soutiens. Et Luc Chatel, le ministre de l’éducation vient d’annoncé que le film ne sera finalement pas diffusé dans nos écoles…

Et pourquoi ce film doit-il être censuré ? Tout simplement parce qu’il dit de façon poétique que les petites filles ne sont pas obligées d’aimer les petits garçons et inversement. Que l’amour entre les garçons ça existe, et que l’amour entre les filles ça existe aussi.

Personnellement je trouve ça plutôt bien que nos enfants aient la possibilité d’entendre autre chose que les réflexions et les insultes homophobes qui fusent déjà dans la cour de récré et dans les familles. Je trouve que c’est effectivement une mission de service public que d’informer sur ces sujets, et qu’il n’est jamais trop tôt pour le faire. 8-10 ans c’est même l’âge idéal pour ça, car les enfants de ces âges se posent déjà plein de questions sur le sexe et il est important que l’école y réponde puisqu’il y a de grande chance que dans les familles on ne le fasse pas. Ou alors de manière partiale et finalement sectaire.

Alors comme vous le voyez le combat contre l’obscurantisme n’est pas fini. On a encore du boulot si l’on veut arriver à ce débarrasser une bonne fois pour toute de tous ces préjugés et de ces concepts à la con…

jeudi 4 février 2010

Olivier, tu déconnes…

Bon, ce matin je ne vais pas me faire que des amis… Hier au soir, alors que je réfléchissais à mon billet d’aujourd’hui, je me disais comme ça : « Tien, demain tu ne vas pas y couper, il va bien falloir que tu te prononces sur ce foutu foulard… Et tu risques de ne pas te faire que des amis ! ». Oui, je me parle dans ma tête, c’est comme ça. Et il m’arrive même de le faire à voix haute, pour tout vous dire…

J’ai gambergé tant et plus à la façon dont j’allais aborder le sujet, au point d’en perdre une partie de mon sommeil, vous imaginez ! Mais bon, à un moment ou un autre, il faut bien se décider à prendre position. Alors je vais le dire cash, un peu comme on devrait arracher une dent : Je ne suis pas d’accord avec Olivier Besancenot.

Aïe ! Non Pseudo pas sur la tête !
Laisse-moi le temps de m’expliquer avant que de me sauter à la gorge !


Je ne suis pas d’accord avec la décision du NPA d’accepter parmi les colistiers pour les Régionales dans le Vaucluse une femme qui porte un foulard musulman sur la tête. Et je vais vous dire pourquoi. A mon sens, le port d’un signe religieux ostensible, voire ostentatoire, est incompatible avec le statut d’élu de la République. Voilà, c’est aussi simple que ça.

Mais ce qui m’a fait vraiment bondir, ce sont les déclarations sibyllines d’Olivier lorsqu’il fût s’agit d’expliquer la démarche du NPA. D’après lui, il n’y aurait pas de contradiction à être féministe, laïque, anticapitaliste et voilée !
Franchement, je ne sais pas quelle tournure d’esprit il faut avoir pour arriver à mettre tous ces adjectifs dans la même phrase et clore la liste en terminant par « voilée ». Non, là franchement je ne comprends pas…

Mais bon, ce n’est pas tant ça le problème. Le problème est que cette jeune femme ne pourra jamais, je dis bien jamais, siéger au Conseil Régional si jamais elle est élue, car c’est tout simplement illégal.

Alors la question que je me pose est la suivante. Sachant probablement cela, qu’elle ne pourra pas siéger, qu’elle est donc la stratégie du NPA dans cette affaire ? C’est quoi le plan ?
Flirter avec l’électorat des banlieues comme le dénonce l’espèce de grosse tanche de Marine Le Pen ? Faire de la provoc ? Se servir du ressentiment envers le débat sur l’identité nationale pour obligé le gouvernement à prendre une position inconfortable ? Mettre en péril la loi de 1905 comme veut le faire Sarkozy ?
Non là, franchement je ne vois pas…

Par contre ce que je vois c’est que le NPA vient de faire un énorme faux-pas stratégique. Une telle attitude, qui finalement et après réflexion ne peut être qu’électoraliste, ne grandit pas le parti révolutionnaire. Il risque même de lui faire perdre un nombre important de sympathisants qui, comme moi, sont assez à cheval sur la laïcité dans ce pays.

Donc voilà, c’est dit : Olivier, tu déconnes. Tu viens de faire une erreur en validant la candidature de cette demoiselle. A croire que, comme le soupçonne la droite, tu n’as vraiment pas l’intention d’avoir des élus aux conseils régionaux.

Ah ! Et puis pendant que j’y suis, je suis d’accord pour une fois avec Besson lorsqu’il a refusé d’accorder la nationalité à un salafiste qui enferme sa femme dans une capote géante.

Décidément, je m’aperçois qu’en fait, je viens de dire exactement ce que Titine Aubry a déclaré hier au soir dans la télé… Houla ! Il va falloir que je fasse gaffe moi…

mercredi 3 février 2010

Honni soit l’Ordre

Hier, même si tout n’était forcément à la joie (youpi-tralala-tsointsoin !) question inspiration, cela ne m’a pas empêché d’aller lire ce qui ce passait chez les autres. Et j’ai bien fait.
En parcourant le dernier billet de la naïve et chimérique Isabelle, j’ai découvert un truc énorme. Oui ENORME !

Vous saviez, vous, que la profession d’infirmière était en pleine guerre civile ? Non ? Si ? Et bien moi je ne le savais pas…
Je savais que les hôpitaux étaient mis à mal par la réforme de la carte hospitalière. Je savais que l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris prévoyait de se débarrasser de 3 à 4000 de ses employés, mais je ne savais pas que la création d’un Ordre Infirmier foutait le bordel dans la belle et noble profession des petites mains de la santé.
D’ailleurs, ce qui me rassure c’est qu’Isabelle n’en sait guère plus sur le sujet.

Tout a commencé en 2006 par la création d’un Ordre National Infirmier (ONI) à l’image de celui des médecins. Cet ordre était/est sensé « Représenter et promouvoir la profession d’infirmier (privé, public, libéral). Il est chargé par le législateur d'être la voix de la profession sur des sujets comme la réforme de la santé au travail, la réforme de la santé mentale, les réformes des études, et les pratiques avancées. Il a également des missions de santé publique qui lui ont été confiées par la loi. Il maintient l'éthique et la déontologie de la profession d'infirmier en France et établit le premier code déontologie de la profession. »

Bon, a priori quand on lit ça, on peut se dire qu’une organisation professionnelle destinée à défendre les quelques 500 000 infirmiers et infirmières du pays ce ne peut être qu’une bonne chose, et on pourrait même se demander pourquoi cela n’a pas été créé avant. A l’époque, la profession était représentée par une foultitude de syndicats et d’associations, qui bossaient chacun dans leur coin, et l’idée première était donc de fédérer un peu tout ça… Oh bien sûr, tous n’étaient pas forcément d’accord à l’époque. Certaines brebis galeuses, du genre brebis rouge-vif-mangeuses-d’enfants, subodoraient déjà que la création de cet Ordre risquait de faire taire les voix dissonantes en créant une seule et même entité représentative.
Imaginons alors que cette entité représentative soit proche du pouvoir en place, il en devient d’autant plus facile alors de réformer la profession à grands coups de scalpel.

Donc en 2006 le décret portant création d’un Ordre National Infirmier est promulgué. Le temps que tout ça s’organise, il a bien fallu trois ans. Des élections ont eut lieux, et une certaine Dominique Le Bœuf est nommée à la tête de l’ONI. Pour arriver à faire marcher le bouzin, quoi de plus normal alors que de demander aux infirmiers et infirmières de se fendre d’une cotisation annuelle nécessaire et suffisante. Il était prévu lors de la création de l’ONI que celle-ci ne dépasserait pas les 30 € …

Mais quelle ne fut pas la surprise des professionnels de la profession, lorsqu’ils découvrirent en 2009 que ladite cotisation devait être de 75 € ! Et, griotte sur le clafoutis, cette cotisation devint même obligatoire pour avoir le droit d’exercer !

Alors bien sûr, ça a commencé à gueuler sérieux dans les rangs. Plusieurs membres de ce qui était en train de devenir une gigantesque pieuvre, démissionnèrent. Les mouvements qui étaient au départ contre la création de cet ordre, retrouvèrent un second souffle en voyant arriver de plus en plus de sympathisants, et la grogne générale commença à s’installer.

Une étape supplémentaire dans le bordel fut franchie à la fin 2009 lorsque les infirmiers et infirmières commencèrent à recevoir des lettres recommandées leur intimant l’Ordre (si, c’est drôle !) de s’inscrire sur des listes et de s’acquitter de leur cotisation sous peine de se voir refuser de pratiquer leur métier. Des lettres bien flippantes du genre : « T’as intérêt à raquer bébé, parce que si tu ne le fais pas, ton boss il va te virer et tu ne pourras plus exercer nulle part ».
Il a même été prévu dans une circulaire à l’intention des conseils départementaux de l’ONI de mettre en branle un arsenal offensif contre les retardataires comprenant : Des lettres de rappel, des relances téléphoniques, des mises en demeure, des majorations de cette cotisation, le recouvrement par voie d'huissier, voire carrément des plaintes pour exercice illégal !

Hein ? Ça ressemble à du chantage ? Et bien oui, s’en est. De bon gros chantage des familles, du racket institutionnalisé, avec des méthodes d’intimidations que la mafia ne renierait pas.

Alors comme je vous l’ai dis, ça gueule. Et parmi ceux qui gueulent, il y a le Contre Ordre Des Infirmiers (CODI). Celui-ci appelle au boycott des cotisations et demande aux personnels concernés de ne pas s’inscrire sur les listes. Initialement la date butoir pour le paiement des cotisations était le 30 septembre 2009. Face à la grogne, l’ONI l’a reculé d’un mois et a accepter de « faire un geste » à l’intention des jeunes diplômés. Ceux-ci ne paieront que 50% des 75 € la première année… Les bonnes âmes !

Nous en sommes donc là. D’un coté une organisation voulue et mise en place par l’UMP et un quarteron de syndicats libéraux, et de l’autre nous avons 500 000 infirmiers et infirmières à qui on demande du jour au lendemain de payer une somme plus de deux fois supérieure à ce qui était prévu pour avoir le droit de faire leur boulot !

75 euros que multiplient 500 000 infirmier(e)s, ça nous fait quelque 37 millions et demi d’euros de budget annuel pour un Ordre auprès duquel la plupart des « adhérents obligatoires » ne se sont pas encore signalés. L’ONI refuse actuellement de communiquer sur l’état de ses inscriptions et cotisation, mais d’après ce que j’ai pu lire un peu partout il semblerait que la fronde soit quasi générale.
Sachant que le salaire net moyen mensuel d’une infirmière est de 2.244 euros dans la fonction publique d'Etat (FPE), de 1.709 euros dans la fonction publique territoriale (FPT) et de 1.997 euros dans le secteur privé, on peut se poser la question de savoir à quoi va bien pouvoir servir tout ce fric.
Deuxième question, de quel droit cet ONI se permet-il d’utiliser des méthodes de soudards pour mettre au pas les récalcitrants ?

La réponse à ces deux questions se trouve, à mon sens, dans les propres mots de Dominique Le Bœuf. Dans un éditorial destiné à présenter l’ONI elle dit : « Cet Ordre que nous allons former tous ensemble, sous le signe du caducée infirmier, nous le voulons fiable et pragmatique, réactif et transparent. »

« Fiable, pragmatique (Grrrr !), réactif et transparent. » Rien que des adjectifs empruntés au vocabulaire de l’entreprise libérale ! On croirait presque lire une plaquette du MEDEF !

Il n’est plus étonnant du coup, que cet honni ONI se comporte alors comme le plus méprisable des patrons voyous…

mardi 2 février 2010

Na !

Je sèche, je rame, c’est la dèche… En plus il est déjà dix heures passé et j’ai des trucs à faire.

Alors, désolé mes petits amis, mais vous allez devoir vous passer de vote dose quotidienne de gueulante à la sauce Gwendal.

Oui, et bien c’est comme ça et c’est pas autrement ! Non mais… C’est qui le patron ? Hein ? Si j’ai pas envie d’écrire aujourd’hui, et bien j’écris pas ! Epissétou ! Na !

Ah oui, il y peut-être un truc qui aurait pu me faire réagir aujourd’hui, si je n’étais pas à ce point flémard, c’est cet article que j’ai lu ce matin sur le blog de Gabale, ségolèniste notoire.
Il s’agit d’un de ces plaidoyers ridicules que je dénonçais la semaine dernière, en faveur de la grosse merde languedocienne qu’est Georges Frêche… C’est ridicule, car… Bon, le mieux est encore que vous alliez y jeter un œil, vous allez voir c’est pathétique.

Sinon, et bien rien… Je vais aller me prendre un bon bain chaud… Ça va me faire du bien au moral.

Et on se retrouve demain, hein ? Ou pas… On verra…