Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


samedi 5 décembre 2009

Les boulets du Parti Socialiste

Les listes des candidats aux régionales de 2010 que présentera le Parti Socialiste ont donc été validées jeudi dernier. Ce sont, d’après ce que j’ai compris les militants eux-mêmes qui les valident, donc on peut dire que les choix qui ont été fait viennent de la base. C’est du pur jus de populo logiquement.

Et parmi ces choix, deux me posent question. Deux bons gros boulets bien pesants.
Bon d’accord, vous pourriez me dire que je devrais logiquement m’en taper comme de l’an quarante puisque cela se passe ailleurs que dans ma région, et qu’en plus il s’agit d’un parti qui ne recevra en aucune façon mon vote… (Oui, je sais, je suis testard).

Oui mais quand même…

D’un côté, les militants choisissent de ne pas reconduire Julien Dray, et de l’autre ils plébiscitent un type comme Georges Frêche. Et dans les deux cas, ces décisions soulèvent des torrents de protestations… C’est bizarre tout de même !

Dans le cas de Julien Dray, je vais être franc, je trouve que les militants ont bien fait de ne pas leur renouveler leur confiance. Je sais bien que je vais encore me faire appeler Arthur, mais en ce qui me concerne les soupçons qui entachent ce monsieur ont de quoi faire fuir l’électeur. Et donc, je comprends tout à fait que la Rue Solferino ait décidé de le mettre de côté le temps que l’enquête en cours démêle ce sac de nœuds que représente les dépenses du Julien.
Présomption d’innocence ou pas, une réputation salie, cela reste une réputation salie. Et puis, l’attitude de la direction nationale montre bien que les instances du PS ont une confiance toute relative dans le résultat de ladite enquête. Donc, exit le boulet avant qu’on ne lui passe les bracelets.
Mais cela ne se passe pas sans vagues ! C’est qu’ils sont nombreux les supporters à Juju ! On crie à l’injustice, au complot… Bref, ça coince dans le bouzin.

D’un autre côté, en Languedoc-Roussillon, les militants PS se la jouent frondeurs en décidant de soutenir Georges Frêche malgré le fait qu’il ait été exclu du PS pour… Disons une propension aux dérapages verbaux hauts en couleurs.

Je sais, vous allez me dire que sur ce coup-là je suis plutôt gentil dans ma façon de décrire ce monsieur… Que voulez-vous, j’ai promis de faire des efforts de langage, alors « dérapages verbaux hauts en couleurs », j’ai trouvé que ça faisait mieux que « vomissures racistes inadmissibles d’un vieux dictateur stalinien ».

Donc, en Languedoc-Roussillon, ils l’aiment leur vieux débris et ils lui pardonnent tout, et même si pour cela il faut défier les instances parisiennes. D’ailleurs ce vent de révolte convient assez bien aux partisans de la Madone du Poitou, qui pour le coup s’est empressée de planter ces jalons le mois dernier à Montpellier, histoire de faire bisquer encore plus le reste du parti.

Bon, comme dans le cas précédent, cela ne se passe pas sans vague non plus… Ben oui, même si les socialistes languedociens-roussillonnais ont apparemment des valeurs élastiques, il n’en sera certainement pas de même pour les futurs alliés du second tour, et je vois mal comment Frêche réussira à glaner les voix du reste de la gauche !

Tout ça pour dire que ces deux exemples sont à mes yeux emblématiques du malaise qui étreint actuellement le PS. Pas d’idéologie définie, pas de stratégie à long terme. Ce parti en perdition se traine des boulets gros comme des montgolfières. Et en plus, c’est boulets puent.

Oups ! Pardon. Je voulais dire : « Ne sentent pas la rose ».

vendredi 4 décembre 2009

A Nice, c’est l’ouverture de la chasse (aux enfants)

Aujourd’hui, j’ai un petit souci…
Oh, rassurez-vous rien de grave. C’est juste qu’en temps que niçois, je me sens un peu obligé de vous causer de la nouvelle du jour, à savoir l’instauration d’un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans dans ma bonne ville de Nice.

Bon, d’abords je tiens à vous dire mon étonnement, car c’est le genre de chose que je n’ai absolument pas vu venir. Il est vrai que je suis peu au fait de ce qui se passe dans ma ville, et je le regrette parfois, mais là, franchement je tombe des nues… Et en même temps pas vraiment.
Nice est un bastion de vieux réacs, ça tout le monde le sait. D’ailleurs, à chaque fois que je mentionne mon lieu d’habitation, j’ai droit de la part de mes camarades gauchistes à des mines compatissantes et à des smileys d’encouragement. C’est vous dire !
Donc, à priori, il n’y a pas de quoi vraiment s’étonner qu’une telle mesure soit appliquée chez moi…

Mais bon, quand même, d’entendre ça dans ma télé ce matin, ça fait tout drôle.

La première chose à laquelle j’ai pensé lorsque j’ai entendu la nouvelle c’est : « Putain de merde ! Mais c’est quoi cette ville de fachos ! »
Enfin, un truc dans le genre…
Puis, dans la foulée, je me suis également dit : « Bon, en même temps, les gosses de moins de 13 ans n’ont rien à faire dans la rue après onze heures du soir… »

Et c’est bien là que réside le souci dont je vous parlais plus haut. Je suis bien embêté moi, avec cette histoire de couvre-feu, because je me retrouve coincé entre ma conception de l’éducation (assez rétrograde peut-être) et la méthode détestable employée par mon édile…
J’ai le cul entre deux chaises en fait.

Alors, pour tenter de trouver du grain à moudre et parfaire mon questionnement, je suis allé à la pêche aux infos. Et là, qu’est-ce que j’apprends ?

Que le couvre-feu ne s’appliquera que les veilles des jours où il n’y a pas école (les mardis, vendredis et samedis) et uniquement pendant les périodes scolaires hors Carnaval !
C'est-à-dire que sur une année, cela doit représenter quelque chose comme un jour sur trois en fait…

La question que je me pose alors, c’est que compte tenu de la volonté annoncée par notre maire qui est d’ « identifier les mineurs qui seraient potentiellement en danger », est-ce que cela voudrait dire que les enfants en danger ne le sont qu’un jour sur trois ?

Ensuite, toujours dans le communiqué de la mairie, on apprend que la première fois qu’un gamin de moins de 13 ans se fait chopé hors les murs d’un domicile quelconque, il aura droit à une reconduite policière sans sanction. La seconde fois il verra son nom et celui de ses parents inscrit dans un « fichier spécial, après autorisation de la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés), son inscription d’office à des activités périscolaires et, en ultime ressort, la suppression de certaines allocations municipales allouées aux familles ».

Là, du coup, on ne rigole plus. C’est que ça devient délirant comme sanction…
Tout d’abords j’aime assez l’expression « après autorisation de la Cnil ». Ça veut donc dire que le couvre-feu est instauré et les sanctions annoncées avant même que la Cnil n’est donné son aval pour un fichage de mineurs de moins de 13 ans ! Mais bon, soit. Admettons que la Cnil le donne son aval… Qu’est-ce qui se passe ensuite ? Inscription d’office à des activités périscolaires ! Ça veut dire que l’on va inscrire le petiot à des cours de macramé ? De poterie ? Et puis ces activités périscolaires auront lieu le soir après 23 heures ? Non ?
On frise le délire.

Enfin, ultime ressort, on sucre les allocs aux parents indignes… Ce qui, bien entendu présume que lesdits parents sont forcément allocataires, donc pauvres. Et qu’ils le deviendront encore plus une fois qu’on leur aura supprimé une partie de leurs maigres ressources. D’ici à ce que les parents encouragent leur progéniture à arrondir les fins de mois en dealant des billes (ou autre chose), il n’y a plus qu’un pas.

Non, sérieusement, c’est du grand n’importe quoi cet arrêté municipal.

Sur le fond, je ne dis pas qu’il ne faut rien faire face au fait que des gamins trainent les rues à des heures indues. A mon sens c’est un manquement grave au devoir parental… Mais ce manquement est dû certainement à autre chose que le manque d’activités périscolaires ou encore au fait que les parents touchent des allocs… Ce genre de laisser-aller a des racines plus profondes, d’ordre sociétal et ce type de sanction ne comblera certainement pas un déficit d’autorité parentale. Pire, il serait même susceptible de l’aggraver.

Je ne sais pas moi… Il me semble qu’une proposition/obligation d’accompagnement psychologique et social serait bien plus efficace. Plus humain en tous cas.

Et puis, pour finir, je les vois biens ces petits cons sans cartes d’identité faire tourner en bourrique nos spadassins municipaux !

Non, pour moi c’est clair. Etant donné l’invraisemblable applicabilité d’un tel arrêté, on ne peut que retenir la mesure qui est en ait le fondement. Le fichage des enfants. Et là, pour le coup, conception de l’éducation rétrograde ou pas, je ne suis plus d’accord.

Une dernière chose, pendant que le maire Estrosi, qui avait promis de ne se consacrer qu’à sa ville pour se faire élire, joue son rôle de ministre de l’Industrie, c’est le petit nabot Eric Ciotti qui commande en ville (dernière photo). Vous ne trouvez pas qu’il a une tête de nazillon pervers ? Hein ? Moi si…

jeudi 3 décembre 2009

Greenpeace à l’Assemblée Nationale : Un assaut citoyen.

Qu’est-ce donc que cet esclandre lamentable à l’Assemblée Nationale ?

Mais non, rassurez vous ! Quand je dis « esclandre lamentable » je ne parle pas de la prise d’assaut citoyenne organisée par Greenpeace, je parle plutôt des réactions outragées de notre droite bienpensante et susceptible…

Doux Jésus qu’est-ce que ces gauchistes n’ont pas faits là ! Vous vous rendez compte ? S’en prendre à la Représentativité Nationale, au sein même de Son Sanctuaire ! Mais quel culot ! Mais quel manque de respect ! Au trou les écolos fachos !

Mais qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre…

Moi, de mon côté je rigole, et je dis BRAVO GREENPEACE !

Et pourtant, je dois avouer que je ne suis pas un grand fan de Greenpeace… Si-si c’est vrai, je trouve qu’il y aurait énormément de choses à redire sur le fond idéologique qui sous-tend les actions de l’ONG. Mais par contre, je ne peux qu’être en parfait accord avec les méthodes qu’ils utilisent pour interpeller l’opinion publique. C’est chiadé comme communication.
C’est le genre d’action qui impose le respect et force l’écoute. Et en termes d’efficacité, c’est extrêmement le nec plus ultra de l’activisme.

Surtout lorsqu’il s’agit de rappeler à notre bon président que s’il va à Copenhague la semaine prochaine, ce n’est pas pour y faire de la figuration. On en n’a rien à foutre des belles photos avec Barak Obama, ce qu’on aimerait bien nous, petits grouillots de base, c’est que d’importantes décisions soient prises.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce sommet de Copenhague ne s’annonce pas comme déterminant de ce point de vue là. Bien au contraire, les choses risquent de rester en l’état tant les principaux pays pollueurs, USA et chine, ne sont pas prêt à faire les efforts nécessaires.

Donc, la petite piqure de rappel d’hier se révèle être, à mon sens, pleinement justifiée. (Bien plus en tous cas que le vaccin contre la grippe A.)

Mais ça, nos dextres élites élues ne sont pas disposées à l’entendre.

Bien au contraire, ils poussent des cris d’orfraie comme si l’on s’en était pris à leur virginité. Comme si l’indécente irruption de quelques personnes motivées mettait en danger je ne sais qu’elle sacrosainte cérémonie.

Ces gens-là se disent nos élus, ils nous le rappellent suffisamment. Mais c’est bizarre, une fois qu’ils l’ont été, ils n’acceptent plus que le vulgaire quidam vienne se mêler de leurs affaires…
Et que dire de cette attitude médiocre qui consiste à s’en prendre à l’un des leurs, plutôt que de prendre à leur compte le questionnement apporté par l’intervention de Greenpeace ?

Sattaquer ainsi à Noël Mamère, parce qu’il aurait « applaudi » l’irruption des militants, c’est tout simplement ridicule… Mais bon, ce gouvernement ainsi que les séides qui le supportent nous ont appris que le ridicule n’était justement pas une des choses qui leur faisait peur…

Allez tient ! Comme je me dis que vous n’étiez pas forcément devant votre poste hier, et que les images proposées aux JT ont été sérieusement édulcorées, voici ce qu’il s’est passé…


Incidents à l'Assemblée Nationale "action de Greenpeace"
par thony911

mercredi 2 décembre 2009

Page blanche, ou presque

Zut alors ! Voilà que ça me reprend. Depuis des heures que je suis devant mon ordi je n’arrive pas à trouver alimenter ma rubrique du jour…

J’avais bien pensé envoyer une petite pique au PS à propos de Julien Dray ou de Georges Frêche, mais après quelques minutes de réflexion, je me suis dit que ça n’en valait pas la peine. Qu’ils n’en valaient pas la peine.

J’ai imaginé aussi vous parler de la dernière émission de Là-bas si j’y suis à propos de l’histoire secrète du patronat français, mais le mieux est encore que vous alliez l’écouter vous-même… (Merci à Pseudo pour l’info)
Remarquez, il existe néanmoins un point commun entre ces deux sujets, c’est le Parti Socialiste. Dans les deux cas, on apprend (ou on confirme ce que l’on sait déjà) que le PS est vraiment une grosse daube libérale et clientéliste.

Un UMP bis en fait. Mais bon, ça ne devrait plus étonner personne maintenant. (Si ?)

Sinon, il y a les français qui cèdent à la panique et se précipitent en masse dans les centres de vaccination tels des veaux… Ça me fait bien marrer de les voir faire la queue pendant des heures, agglutinés comme des harengs, se refilant sans doute la même grippe qu’ils ont peur d’attraper ! Et en plus ils râlent ! (Des français quoi…)

Tout ça n’est pas pour me redonner foi en l’être humain, voilà ce que je dis ce matin…

Bon, je vais aller me changer les idées en faisant autre chose.

A demain, si je le veux bien !

mardi 1 décembre 2009

En finir avec la religion…

Bon… C’est un peu la flemme aujourd’hui alors on va faire court et lapidaire.
Je voulais juste revenir un peu sur l’article d’hier et y ajouter quelques remarques.

Je constate qu’encore une fois c’est la religion qui est la cause de toute cette merde… D’analyses en commentaires ont s’aperçoit que l’on revient toujours à ces mêmes problèmes qui pourrissent nos vies depuis plus de deux milles ans. Le clocher s’oppose au minaret, se demandant lequel fait le plus de bruit. Le Musulman se sent insulté, le chrétien chie dans son froc. Le mec de droite jubile de voir ces débats enfin remis sur la table. Le type de gauche s’emmêle les pinceaux en essayant de justifier l’injustifiable.
L’imam crie à la discrimination. Le curé voudrait bien souscrire à l’indignation générale. Le rabbin ferme se gueule de peur d’en prendre une au passage…

Bref, ces superstitions débiles continuent encore et toujours à semer la zizanie mondiale. Et là franchement, ce triste constat comme à me gonfler.

S’il n’en tenait qu’à moi, je déclarerais la religion hors la loi. Voilà, c’et dit.

Tout ce qui favoriserait d’une façon ou d’une autre l’enseignement, la diffusion ou la publicité d’idées religieuses serait éradiqué impitoyablement pour crime contre l’humanité…

Peut-être que là on aurait enfin la paix.

lundi 30 novembre 2009

La Suisse aux limites de la démocratie

J’aime bien la Suisse. C’est vrai, c’est un pays qui m’a toujours plu…
J’ai été frontalier pendant quelques temps, et cette proximité helvétique me rendait… Comment dire… Je me sentais comme un français un peu à part. Pas vraiment à cheval sur deux cultures ou deux pays, mais j’avais la chance de partager un peu de ce qui fait le particularisme d’un autre pays.
Bien sûr, ça passait d’abords par la télévision. Moi qui avais l’habitude de zapper entre six ou sept chaînes françaises, je me retrouvais avec trois autres chaînes helvètes. Une occasion de parfaire mon italien, de m’initier modestement à l’allemand, mais surtout d’apprécier la TSR… Une des meilleures chaînes de télé généraliste qu’il m’est été donné de voir entre nous soit dit. (Je vous parle des années 94-97, je ne saurais dire s’il en est de même maintenant).

Bref, tout ça pour dire que j’aimais bien voir mes voisins à travers l’étrange petite lucarne… Parce que dans les faits je n’allais pas leur rendre visite tous les jours non-plus. A part pour refaire le plein d’essence (20% moins chère à l’époque) et acheter des Toblerones au chocolat noir (on n’en vendait pas en France à l’époque. 70% de cacao… Mmmm !), et de temps en temps aller boire une bière sur les bords du lac, je n’y mettais pas vraiment les pieds.
Donc on pourrait dire que je suis très peu au fait des coutumes suisses, même si je pourrais rétorquer que le prisme de la télé est quand même assez parlant.

Ce que je sais (savais) de la Suisse, c’est que c’est un beau pays avec de très belles montagnes et un folklore aussi beau. On y pratique le multiculturalisme comme une religion d’état, avec quatre langues officielles, et vingt-six cantons quasi indépendants.
Mais comme d’autres pays où se pratique le communautarisme, les gens ont tendance à vivre à côté les uns des autres et pas vraiment ensemble. Les Suisses Romands détestent les Suisses Allemands et les deux ensembles méprisent les Suisses Italiens…
Pour s’en convaincre il suffit d’écouter quelques blagues romandes sur les compatriotes d’outre-Sarine, et vous comprendrez de quoi je parle… Même nos blagues interrégionales sont des billets doux par rapport à ça. C’est violent, méchant et extrêmement humiliant. Bref, comme son nom l’indique, la Suisse est une confédération. Un assemblage de bouts hétéroclites qui tient, dieu seul sait comment, depuis 1291…

Et c’est donc dans ce pays bizarroïde (pour nous Français) que vient d’avoir lieu une votation sur un sujet extrêmement sensible. L’interdiction de la construction de nouveaux minarets propres à satisfaire les 400 000 musulmans helvètes.

57,5% des votants on accepté ce texte demandant à ce qu’il soit inscrit dans la constitution fédérale l’interdiction de la construction de nouveaux minarets sur le sol national.

Alors, plutôt que de discuter sur le résultat de la votation et sur ses implications morales autant que politiques sur notre propre sol, ce que j’imagine nombre de blogs vont se mettre à faire aujourd’hui, je voulais plutôt revenir sur le processus démocratique qui a amené à cette décision lamentable. (Ben oui, à un moment il faut bien que je le dise…)

La Suisse est une démocratie semi-directe. Cela veut dire (en simplifiant) que le peuple à le droit par le biais de votation d’initiative populaire de s’opposer aux décisions de son gouvernement, mais aussi de proposer à son tour des lois.
Autant le premier de ces droits me semble hautement profitable pour tout le monde et il serait bien que nous nous en inspirions, autant pour le deuxième je constate amèrement qu’il peut conduire à des dérives graves.

Je ne sais pas si vous vous le rappelez, mais nous venons nous-mêmes en France d’acquérir ce droit… C’était l’année dernière. Bon d’accord la loi organique sensée le mettre en œuvre n’a toujours pas été votée… Mais bon, elle existe quand même.

Notre loi à nous dit que pour qu’un référendum d’initiative populaire ait lieu, il faut qu’il réunisse deux conditions : L’approbation de 1/5 des membres du parlement ET la signature de 10% de l’électorat soit 4.5 millions de personnes.
En Suisse c’est différend puisqu’il suffit pour qu’une votation fédérale soit organisée que 100 000 personnes en expriment la volonté.

Je crois que ce dimanche nous venons de toucher aux limites de la démocratie participative… Car il a suffit qu’une bande de tout à fait minoritaire de péquenauds apeurés présente un texte, appuyé en cela par une droite populiste et raciste aux méthodes de communication efficaces, pour que la majorité l’approuve sans sourciller. Pire, qu’elle révèle ses pires instincts.

Que ce serait-il passé si notre pays avait été soumis au même choix ? C’était la question que me posait Monique dans un de ses commentaires. Franchement je ne sais pas… Vraiment, je ne sais pas. Mais en tous cas, je sais que cette perspective me fout une trouille bleue.

Je dirais que si certains pensaient que les conditions d’applications d’un référendum d’initiative populaire en France étaient par trop drastiques, je pense que nos voisins helvètes viennent de nous démontrer que ces conditions sont essentielles. Elles sont essentielles pour justement empêcher ce qu’il vient de se passer de l’autre côté du lac… Juste là, chez nos voisins et amis.

Pour finir, je tiens à saluer un de mes nouveaux lecteurs Igor, Suisse de son état. Et qui en ce lundi matin ne doit plus trop savoir s’il doit être fier de son pays ou pas… Libération titre ce matin : Le vote de honte.
Igor, nous tous ici sommes de tout cœur avec toi.

dimanche 29 novembre 2009

Réflexion dominicale

J’ai remarqué que sur la plupart des blogs, le dimanche était propice aux billets plus légers, un peu moins dans la ligne éditoriale habituelle. On y retrouve des écrits plus personnels, des confidences, des états d’âme. Comme si le taulier avait quelque-chose à dire mais profitait de ce jour de moindre visite pour le dire. C’est bizarre tout de même…
C’est un peu comme si les dimanches on avait envie de chuchoter des choses plutôt que de les gueuler.
C’était un peu ce que j’avais envie de faire aujourd’hui d’ailleurs, vous parler de moi. Vous en savez déjà pas mal, mais il y a quand-même deux trois sujets comme ça, de l’ordre de l’intime, que je garde en réserve. Des trucs dont je pense que cela me ferait du bien de vous parler, mais que je remise à chaque fois. Par manque de mots parfois, par pudeur le plus souvent.

Ne nous y trompons pas, quand je dis pudeur, je parle en fait de trouille. La trouille qu’on a lorsque l’on n’a pas réussit à envisager toutes les conséquences de ces paroles et de ses actes. C’est ça en fait.

Les conséquences… Prenez par exemple mon billet de l’année dernière sur Noël. En avais-je vraiment mesuré toutes les conséquences ? Avais-je vraiment imaginé qu’il me fâcherait avec ma famille ?
Non, bien sûr que non. C’était juste des mots, des mots qui ont fait du mal parce qu’ils étaient vrais… Un dégât collatéral. Si j’avais réussit à envisager toutes les conséquences de mes actes, aurais-je pour autant écrit ce billet ? Peut-être pas. Est-ce que je regrette de l’avoir fait ? Non.

Car c’est bien là le problème : On ne peut pas envisager toutes les conséquences. Il y en aura toujours qui vous échapperont et vous reviendront en pleine poire.
La seule chose qui reste à faire dans ces cas-là, c’est d’assumer. Et c’est ce que j’ai fait pour cette histoire de Noël.

Je pense à cette canadienne qui s’est fait retirer les aides sociales à cause de quelques photos sur Facebook… Je pense à toutes les prises de position que j’ai affichées ici, et je me dis que si demain un employeur tape mon nom sur Google, il aura beau jeu de m’envoyer bouler…

Devrais-je m’en offusquer ? Devrais-je me sentir agressé si jamais quelqu’un utilise mes mots pour m’interdire l’accès à tel ou tel boulot ?

En ce qui me concerne la réponse est non. Non, parce que j’ai décidé de toujours assumer ce que je dirais sur ce blog. Je n’irais pas jusqu’à en donner l’adresse volontairement lors d’un entretien d’embauche, mais si quelqu’un a la curiosité de venir y faire un tour et repart en se disant qu’un gauchiste pareil ferait tâche dans son entreprise, je ne pourrais pas lui en vouloir pour autant. C’est ça, assumer.

Alors bien sûr, à ce niveau-là de ma réflexion, je me demande ce que je dois penser de ceux qui se cachent derrière un pseudo, ou ceux qui ne parlent jamais de leur vie professionnelle ou personnelle. Sont-ils des pétochards ? Des personnes incapables de véritablement s’assumer ? Sans doute pas. Je suppose qu’ils ont leurs raisons, bien enfouies dans leur conscience… Et puis, ils n’ont peut-être pas non-plus ma liberté. Celle de ne pas avoir d’enfants, celle de ne pas travailler… Celle de n’avoir aucun compte à rendre à personne.
Mais avoir des comptes à rendre justifie-t-il pour autant de cacher ses pensées véritables ? Ca, c’est quelque-chose que je laisserais à l’appréciation de chacun.

En fait, j’ai bien conscience d’avoir de la chance par rapport à certains…

Bon, c’est pas tout ça, mais je m’aperçois que finalement je suis parti sur un truc que je n’avais pas prévu au départ.
Une espèce de réflexion live.
Un truc parfait pour un dimanche pluvieux.

J’espère que vous ne m’en voudrez pas de vous avoir mêlé à ça ?