Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


samedi 8 novembre 2008

Digression sentimentale (épilogue)

Un grand merci à tous pour vos épilogues toutes plus sympas les unes que les autres !
Même si il ne s’agissait pas là d’un jeu-concours, il faut bien reconnaitre que c’est Monique qui se rapproche le plus de la réalité des faits ! Bravo Monique ! Mais bon… J’ai noté quand même que ça avait l’air de bien vous faire marrer mes déboires amoureux. Bande de schpountz ! Sachez qu’on ne rigole pas avec les coups de cœur du Gwen s’il vous plait ! Déjà que ça ne lui arrive pas souvent…
Alors voilà donc comment les choses se sont passées…

Alors que le plateau de l’appareil reprenait sa position habituelle, il se redressa et dit…

« C’est passé vite… »
« … »
« Surtout quand on passe son temps à réfléchir… En fait je réfléchissais… je me demandais comment… Est-ce que vous seriez… »
C’était pathétique. Il balbutiait des commencements de phrases, tentant de se remémorer le texte qu’il avait plus ou moins préparé dans sa tête. Mais rien n’y faisait. Les pensées se bousculaient et les mots s’empêtraient les uns dans les autres au niveau du portillon buccal. En plus la température de ses joues venait de grimper en flèche de plusieurs centaines de degrés.
Soudain un doute ! Il ne s’était même pas inquiété de savoir si la belle demoiselle était, ou non, déjà satisfaite par les bras d’un autre ! Pourtant, le crétin imbécile aurait bien dû s’en inquiéter avant de se lancer dans cette aventure ! Un coup d’œil rapide aux mains de la belle lui donna enfin le courage de continuer. Rien de suspect n’y brillait. Pas de repoussoir annulaire, ouf !
« Est-ce que vous seriez intéressée… Comment vous réagiriez si je vous… Si un jour je… vous invitais à aller prendre un café ? Enfin… Si vous êtes d’accord… Si je peux me permettre… »
(Note pour plus tard : Ne jamais employer le conditionnel, et encore moins le subjonctif, pour la prochaine fois. A l’écrit c’est joli, mais à l’oral et en situation de stress, on a l’impression de parler avec trois malabars dans la bouche et l’effet est à chier !)
Alors qu’il n’en finissait pas de terminer sa phrase, elle lui répondit :
« Ça serait avec plaisir… mais le problème c’est que… je ne suis pas…
« Oh, pardon ! l’interrompit-il j’aurais peut-être dû demander d’abords si… »
« Je suis avec quelqu’un… »
« C’est vrai, j’aurais dû commencer par là… »
« On est presque pacsé… »
« Je suis désolé de… »
« Oh mais, y’a pas de mal… au contraire c’est gentil, mais… enfin…»
« Oui je comprends… Pourtant j’avais bien regardé vos mains avant… Je ne voulais pas… »
« C’est vrai, je ne porte pas de … »
Ça commençait à s’enliser. L’un comme l’autre était gêné comme deux adolescents boutonneux. Un détail lui apporta quand même une satisfaction dans ce qui était en train de devenir un fiasco sans nom : La demoiselle était, elle aussi, rouge comme une tomate !
Alors qu’un oppressant silence était sur le point de s’installer entre eux, le salut vint d’une infirmière qui entra dans la salle et interrompit instantanément la pénible conversation. Alors qu’elle s’apprêtait à se diriger vers la console de commande, elle s’arrèta prés de lui ajouta pour terminer :
« Mais en tous cas, ce serait avec grand plaisir, mais…en amis… »
Cette dernière phrase, pour aussi assassine qu’elle fut pour lui, fut toutefois apaisée par la main de la demoiselle qui se posa négligemment sur son épaule et glissa doucement le long du bras…
Il se dirigea vers ses affaires et entreprit de remettre ses chaussures. Son cœur avait repris un rythme plus ou moins normal et ses joues semblaient avoir retrouvées leurs températures habituelles. Elle, discutait avec sa collègue comme si rien ne s’était passé. Elle aussi avait retrouvé une couleur normale.
Alors qu’il se dirigeait vers la sortie de la salle, et que les deux infirmières continuaient leur conversation, il s’arrêta prêt d’elle et lui murmura gêné :
« Bon, je sais où vous trouver… »
« Je ne bouge pas d’ici » lui répondit-elle

Pendant les trois heures qui suivirent, il resta là assis dans la salle d’attente. De temps en temps il apercevait du coin de l’œil la silhouette de la jolie infirmière qui vaquait à ses occupations. Parfois, il levait les yeux vers elle pour tenter de voir si elle le regardait… Mais non, elle poursuivait son chemin, semblant même éviter de croiser son regard…
Quand les derniers clichés furent pris, il salua la réceptionniste et rentra tranquillement chez lui. La nuit était tombée. Il s’attabla à son bureau et entrepris de raconter cette histoire…

Le lendemain, il retourna à l’hôpital pour les ultimes examens. C’est l’autre infirmière qui s’occupa de lui… Il l’aperçu cependant, penchée sur un pupitre derrière une vitre. Elle ne releva pas la tête à son entrée. Ni quand il sorti d’ailleurs.

Avec le recul il se dit que finalement, ça valait le coup d’avoir fait cette tentative. La déception avait été grande, certes, mais prompte à disparaitre. Ce genre de coup de poignard dans le cœur, même s’ils sont douloureux ne sont pas mortels en fin de compte. Il suffit juste de s’endurcir un peu, et avec le temps, il y en aura bien une qui répondra oui ! Et qui sera libre bien sûr…
A ce propos, il lui reste cependant quelques questions qui lui trottent dans la tête.
Pourquoi les femmes vous laissent-elles croire des choses ? Je veux dire que, soit je me trompe complètement sur les signaux qu’elles envoient, soit elles le font sans se rendre compte qu’ils pourraient être mal interprétés ? Ou alors elles le font exprès… Rien que pour vérifier que leur pouvoir de séduction fonctionne toujours… N’empêche que c’est cruel quelque-part.
Comme l’a dit une amie, ce serait quand même plus simple si les cœurs, et les corps, à prendre étaient clairement identifiés par… Je ne sais pas moi… Des badges de couleur ?

Damned ! Je m’aperçois que le « il » est devenu « je » ! Je suis découvert sur ce coup là !

jeudi 6 novembre 2008

Digression sentimentale

Ça va faire un an qu’il la connait. C’est long un an. On a le temps d’en faire des choses en un an. Le problème c’est qu’en un an, ils ne se sont vus et parlé que six fois. Alors, c’est sûr que comme ça les choses elles avancent moins vite.
Pourtant, il était content quand il la voyait… Ça lui faisait oublier pourquoi il était là. Les scintigraphies, c’est pas que ça fait mal, non, mais c’est long. Vous arrivez le matin vers 8H00, et si il n’y a pas trop de retard, ils vous lâchent pas avant midi, midi et demi. Et quand ils vous font la totale, celle avec vos globules blancs irradiés qui vous prennent et vous remettent dans les veines, là c’est bon, il n’était pas chez lui avant 18h00…
Mais ça va. C’est pas la mer à boire quand même. De toute façon, chaque fois qu’il a envie de se plaindre, il pense aux gens qu’il a vus dans la salle d’attente. Ça remet les pendules à l’heure directe. Eux ils sont là parce qu’un crabe est en train de les bouffer, et lui pour une malheureuse cheville douloureuse. Alors, c’est bon, tu la ramènes pas avec tes jérémiades !

Pour supporter ces longues attentes, il y a un truc qui est encore plus fort que la morale qu’il se fait à lui-même, c’est de savoir qu’il va la voir. Elle est toujours là, à son poste. Un sourire rayonnant en permanence sur les lèvres. A croire qu’elle est née avec ! Mais attention, c’est pas un de ces sourires aussi professionnels que faux. Non ! C’est un vrai sourire. Un truc qui ne vient pas du cerveau, mais du cœur. Enfin, c’est ce qu’il croit.
Et puis elle lui parle, et ça c’est vachement important pour lui. Oh, je sais bien moi, que la plupart du temps ce ne sont que des « Alors, ça va pas mieux ? », ou encore des « Vous connaissez le protocole maintenant… », des phrases de simple gentillesse…
Mais lui il a l’impression que cette fille, elle n’est pas que gentille avec tout le monde. Il commence à penser qu’elle est gentille avec lui. Que lui. Spécialement lui.
Alors bien sûr, lui, grand nigaud, dès qu’il lui répond c’est en bafouillant des phrases sans queue ni tête. Il essaye d’être drôle, mais la plupart du temps comme il en fait trop, il a l’impression que ça tombe à côté. Le pire c’est que quand il lui parle, il sent très bien que ses joues sont en feu ! Une telle chaleur, ça ne peut vouloir dire qu’une seule chose : Il est rouge comme… Y’a pas de comparaison. Un rouge comme ça, ça n’existe nulle part sur la palette des nuanciers.
Vous imaginez bien que l’ensemble ne doit pas être des plus… Comment dire… Crédible ? Sincère peut-être, mais crédible surement pas !

Et puis un jour, alors qu’il lui disait combien il était ravi de la voir, encore une fois, elle lui a répondue qu’elle aussi… Elle a ajoutée, en substance, qu’il était pas obligé d’avoir un rendez-vous pour passer donner des nouvelles…
Le pauvre… Je crois que son cœur a dû rater un battement ! Et puis soudain, le feu sur ses joues, il a bafouillé « qu’il en prenait bonne note ».
Mais quel crétin ! « Qu’il en prenait bonne note » ! Mais c’est pas possible de sortir des trucs pareils ! Surtout lorsque l’on trébuche sur quasiment tous les mots, on peut pas dire que ça fait très classe ! Lamentable ! Heureusement qu’un infirmier est venu interrompre ce fiasco, parce qu’il était plutôt mal barré…
Bref, lui il s’est rassis et a commencé à cogiter sérieux dans sa caboche de timide invétéré… Logiquement dans la vraie vie, un type dans sa position il ne lui reste plus qu’une chose à faire : Passer la surmultipliée et proposer à la demoiselle d’aller prendre un café quelque-part… Ouais ! C’est ça qu’il faut faire ! Allez mon gars ! Haut les cœurs !
Mouais… Facile à dire… C’est qu’il n’a pas trop l’habitude d’inviter des filles lui ! En fait, d’aussi loin qu’il se souvienne, il a dû en tout et pour tout oser inviter une nana… Deux fois ! Deux fois en vingt-cinq de vie sexuelle ! On ne peut pas appeler ça une expérience. Ben oui… D’habitude, c’est l’inverse qui se produit. Ou alors les choses se font comme ça, naturellement, dans le feu de l’action comme qui dirait… Mais respecter les conventions, le protocole de l’invitation à boire un café, ça il ne l’a fait que deux fois… Et il s’est pris un splendide râteau à chacune d'elles.
Alors que faire ? Est-ce qu’il va rester là à ne rien faire et se demander toute sa vie s’il n’est pas passé à côté de quelque chose de merveilleux. Ou alors va-t-il se prendre par la main et franchir le pas, quitte à être ridicule et à se prendre un troisième râteau ?
Ca gamberge, ca fourmille dans sa tête. Il se demande s’il a bien su décrypter ce qu’il croit être des signes. Côté cœur, il s’est tellement pris de baffes dans la gueule que ça ne l’enchante pas vraiment de tenter l’expérience… Mais en même temps, il est peut-être temps pour lui de prendre quelques risques. C’est qu’il ne rajeunit pas le bougre !
C’est complexe comme décision… Tellement complexe qu’il préfère ne plus y penser, et il se plonge alors dans la lecture de son roman. Voilà, c’est bien. On pense à autre chose et on verra bien.
C’est alors que le destin vint lui donner un petit coup de pouce. Oh, juste un petit de rien du tout. Juste de quoi faire accélérer les choses…
Alors qu’il s’allongeait sur la table du gigantesque appareil et qu’il parlait avec elle de tout et de rien, il apprit que c’était la dernière fois qu’il la voyait de la journée. Peut-être la dernière fois tout court, si cette satanée cheville prenait soudainement la décision de guérir subitement.
Stop ! Ne bougez plus pendant les cinq minutes qui suivent ! Cinq minutes ! Vite, prendre une décision ! Se remuer les méninges, trouver les mots… BIP ! Voilà, c’est fini !

Jamais cinq minutes ne lui furent aussi courtes.
Alors que le plateau de l’appareil reprenait sa position habituelle, il se redressa et dit…

mardi 4 novembre 2008

Le bon choix

Et bien voilà, nous y sommes. Aujourd’hui les habitants des cinquante états unis d’Amérique vont peut-être élire pour la première fois dans leur (courte) histoire un président noir à la Maison Blanche.
Le jeu de mot peut prêter à sourire, mais il faut bien se rendre compte de ce que cela signifie pour ce pays qui, il a 40 ans seulement, abolissait ses dernières lois discriminatoires et racistes. Quelque-soient les critiques que l’on peut faire aux USA, on peut leur reconnaitre ce point : Ils savent progresser dans leur tête bien plus rapidement que nous en sommes capable.
Car aujourd’hui, demain, un candidat issu d’une minorité (13% de la population) sera surement à la tête du pays le plus puissant du monde. En serions-nous capables chez nous, en France ? Je suis sûr que non. Belle leçon donc, que nous ferions bien de méditer.
Alors je sais que depuis que Barack Obama a été désigné par les électeurs démocrates pour représenter son parti à ces élections, je n’ai pas été très optimiste quant au résultat de ces élections. Franchement, je ne pensais pas les ricains être en mesure de franchir ce pas décisif.


Pour faire court, je considère les USA comme un pays d’ignorants et de bigots qui ont l’arrogance de leur médiocrité intellectuelle, le culte de l’image, l’égocentrisme que confère l’inculture. Les américains veulent à leur tête quelqu’un qui leur ressemble. Et si celui-ci n’est qu’un ignare, du moment qu’il affiche une croyance indéfectible en Dieu et en l’Amérique, il n’y a pas de problème à ce qu’il soit président. Pour preuve, l’élection de Bush, qui par deux fois, remporta le pompon.
C'est-à-dire que pour un candidat, mélanger la géographie des continents par exemple, n’est pas un handicape en soi. Nous, en France nous nous esclaffons et nous indignons lorsqu’un responsable américain pense que l’Angleterre est un petit pays d’Europe à peine plus grand que l’Oregon, ou même que Zapatero est un dirigeant d’Amérique centrale… Là-bas, ce n’est pas grave puisque pratiquement tout le monde en sait aussi peu sur ce qui se passe au-delà des frontières. (Voir la vidéo symptomatique ci-dessous)



Et puis, il y a cette propension à mettre en exergue les destins personnels plutôt que les compétences intellectuelles. Un alcoolique repenti, un acteur, ou un ancien prisonnier de guerre aura plus de chance de se faire élire sur son simple parcours qu’un fonctionnaire compétant ou un diplomate aguerri. C’est comme ça là-bas, on aime les belles histoires de rédemption, de parcours difficile, de Born Again…
Il en découle, dans ce pays au système éducatif plus que défaillant, une espèce de méfiance envers ceux qui en savent plus que les autres. Pour un américain moyen, avoir une éducation universitaire, c’est la preuve que l’on est riche, et que l’on fait partie d’une élite minoritaire. Ce qui n’est pas faux en soi d’ailleurs, puisque pour poursuivre des études après l’équivalent du bac aux USA, il faut énormément d’argent…
Donc, selon ce que je viens de vous décrire, Obama, n’avait pas vraiment de chances contre McCain. C’était mon opinion jusqu’à ce que la crise financière et économique vienne frapper le monde. Depuis la débandade des banques et l’écroulement du rêve américain, la donne a quelque peu changée. Pour redresser le pays, les élites tant décriées, ils vont en avoir besoin ! Dans un pays où le culte de l’argent est tel, et étant donné les heures sombres que vivent les américains, les démocrates sont en meilleur position pour prendre la barre du navire.
Entre parenthèse, cela ne servira sans doute à rien. J’attire votre attention sur le dernier bulletin du think tank Europe2020, qui prévoit la mise en cessation de paiement des Etats Unis pour le milieu de l’année 2009… Pour info, ce même think tank nous avertissait dès février de la crise qui nous frappe actuellement.

En résumé donc, si Obama est élu cette nuit, se sera dû essentiellement à la crise financière. Voilà ce que je pense.
Reste cependant ce qu’on appelle l’effet Bradley, du nom de ce candidat au poste de gouverneur de Californie, noir, qui était la veille des élections crédité d’une large avance dans les sondages, et qui rata la marche au dernier moment… Dans le secret de l’isoloir, les électeurs laissèrent parler leur cœur, et leur cœur leur disait qu’il était hors de question d’élire un gouverneur noir. Pathétique. Irrationnel, mais en même temps tellement humain.

Ah ! Au fait, je m’aperçois que je ne vous ai pas dit où allait ma préférence dans cette élection… Dans l’intérêt des américains, j’espère que se sera Obama qui l’emportera, bien sûr ! Pour ce qui est du reste de la planète, franchement, je ne crois pas qu’il aura une grande différence. Si ce n’est que, peut-être, notre gouvernement aura plus de latitude pour emboiter le pas des USA dans sa conquête du monde… Mais on peut également espérer que les Etats Unis seront tellement obnubilés par leur propre situation, qu’ils en oublieront de se mêler des affaires des autres. On peut toujours rêver, ça ne coute rien…

vendredi 31 octobre 2008

Justice, dénonciation et bachotage

Oh la bonne nouvelle que voilà ! Une bonne nouvelle qui va ensoleiller ma journée, même si pour l’instant il pleut depuis deux jours sur la Côte d’Azur.
Le tribunal administratif vient d’annuler l’appel d’offre lancé par le Ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité Nationale et du Développement Solidaire (et oui ! C’est son nom entier !).
Rappelez-vous. Le 17 septembre je vous informais sur la volonté de sinistre Hortefeux de bâillonner l’association CIMADE qui s’occupe de la défense des personnes incarcérées dans les Centres de Rétention Administratifs (voir l’article « Omerta sur les CRA »). Et bien la justice vient d’annuler l’appel d’offre destiné à ouvrir les CRA à d’autres associations, mais en réduisant sérieusement leur fonctions.
Ce qui est étonnant, c’est que la décision du tribunal n’est pas fondée sur un quelconque vice de forme, mais bel et bien sur le fond de l’affaire. En effet, le juge estime que les détenus ne seront pas assez bien défendus si l’on se réfère au cahier des charges proposé dans l’appel d’offre.
Bien évidemment, le Ministère a pris acte de cette décision, et décidé de retoquer son appel qui sera de nouveau proposé dans… Ben, on sait pas quand… En attendant, depuis le 22 aout, qui s’occupe des détenus ? Personne !
L’actualité en matière de politique xénophobe est décidément très riche en ce moment. Hier, on apprenait qu’une employée (et oui, c’est une femme !) n’avait pas hésité à dénoncer une mère de famille Equatorienne sans papiers à la police. Aujourd’hui on apprend que désormais, les candidats à l’immigration sur le sol français devront réussir à un examen. Celui-ci comportera des questions sur le fonctionnement des institutions françaises, la culture française, et bien évidement nécessitera une bonne connaissance orale et écrite de la langue française.
Moi, franchement, je vous dirais : Pourquoi pas ? A condition que la France offre aux futurs candidats la possibilité de préparer efficacement cet examen. Et gratuitement, bien évidemment. Et que les cas d’urgence soient pris en compte.
Sauf que deux questions restent en suspens. Même si l’on apprend que des cours obligatoires seront bel et bien dispensés dans les ambassades pendant deux mois, on ne sait pas si cela sera suffisant pour acquérir les connaissances demandées. De même, quid du coût de ces cours ?
De plus, l’examen ne sera pas présentable dans les pays en guerre et dans les pays en état de catastrophe naturelle majeure…
Ce qui exclu d’office la grande majorité des immigrants défavorisés, les demandeurs d’asile économique et politique, les morts de faim, les miséreux… bref, l’immense majorité des candidats à l’immigration.
La politique est donc claire. Viendez chez nous, uniquement si vous avez la tune et l’instruction ! Les autres, restez chez vous et crevez !
Je n’ai pas besoin de vous dire que ce n’est absolument pas comme ça que je conçois le rôle de mon pays.

Bon ben… Finalement je crois que ma journée sera peut-être pas aussi ensoleillée que ça…

mercredi 29 octobre 2008

Saine colère

NOM DE DIEU DE BORDEL DE MERDE ! PUTAIN DE BORDEL A QUEUE VÉROLÉE !

Euh… Pardon… J’suis désolé… Mais là, ça-y-est, je crois que je suis énervé !

Vous vous demandez surement ce qui me fait ainsi brailler de bon matin, et vous aurez raison. Ce n’est pas correct de ma part de vous agresser comme ça, alors même que vous commencer à lire tranquillement ce texte. Mais en même temps il faut que vous compreniez ma réaction… C’était ce matin, vers six du mat’, je venais à peine de terminer de lire mes mails et de répondre à quelques commentaires. Je me suis dit benoitement en moi-même, qu’une petite revue de presse ne me ferait pas de mal. Et je suis tombé sur ÇA !
Alors pour ceux qui ont la flemme de cliquer sur le mot « ÇA », je vous la fais façon didactique. Il s’agit d’un article parut hier au soir sur le Figaro.fr. Notre ministre de l’enseignement, Monsieur Xavier Darcos, en balance encore une grosse. Mais alors, une énorme !
Il propose que ce soit la « représentation nationale » qui légifère sur les programmes d’Histoire. Tout simplement. En clair, il voudrait que dorénavant ce soit les députés et les sénateurs qui décident par un vote le contenu des livres d’Histoire de nos gamins. En encore plus clair : Il est temps que l’UMP décide ce qu’il convient d’apprendre à nos enfants.

Vous vous dites certainement que là, ça-y-est, il est bon à enfermer le Darcos… Et pas à l’asile ! Non ! Directement en QHS pour dangerosité publique!

Pourtant, si l’on regarde bien le cours des événements, on peut commencer à comprendre la démarche. Car il s’agit bien là d’une démarche visant à changer radicalement, non seulement la forme, mais aussi le fond de notre enseignement.
Tout a commencé avec la demande de Sarkozy concernant le parrainage d’un enfant juif par chaque élève de CM2. Alors que tout le monde s’arrachait la tête et polémiquait sur le bienfondé de la chose, un argument revenait souvent dans la bouche des détracteurs de ce projet : Un gouvernement n’a pas le droit d’imposer par la loi ou par le décret le contenu de l’enseignement dispensé aux élèves.
Les idéologues de droite, Alain Finkielkraut en tête, se sont alors emparé de l’idée en répondant « Et pourquoi pas ? ». Depuis, l’idée a fait son petit bonhomme de chemin dans la tête de ces pignoufs… Pour enfin arriver à la proposition que j’ai pu lire ce matin.

Si l’on se glisse dans la peau de ces idéologues (pas longtemps, parce qu’après ça colle !), on se dit qu’il est plus que temps d’en finir avec ces gauchistes de profs qui enseignent des idées à la con à nos jeunes. C’est vrai quoi ! Si les Français refusent de faire des heures supplémentaires et s’attachent tant à leurs droits sociaux, c’est bien parce ce qu’ils sont pourris de l’intérieur par une idéologie marxiste ! Pour changer la société il faut donc former les plus jeunes à travailler plus pour gagner plus ! Donc, d’abord et avant tout garder un œil sur ce qu’ils apprennent à l’école, et si possible choisir pour eux ce qu’il convient de savoir ou pas.

Deux exemples, comme ça en passant : 1936, n’est pas comme vous l’a dit votre prof d’Histoire un vaste mouvement populaire marquant la fin de l’exploitation pérenne de l’ouvrier par les capitaines d’industrie, mais bel et bien une errance qui plongea le pays dans la guerre et des décennies de troubles sociaux. De même, 1968 marqua le début d’un pourrissement des institutions et d’un laissé-allé général…

Bon, je laisse là ces oripeaux malodorants qui, si je tarde trop, risquent de me laisser sur le corps un vague relent de dictature Orwellienne…
Jusqu’à présent les programmes scolaires doivent être validés par le Haut Conseil de l’Education, formé de personnes nommées par les différentes chambres. Déjà je trouve que ça fait beaucoup trop de politique dans le processus.
Mais que se passera-t-il si demain, les députés et sénateurs en viennent à légiférer sur les programmes scolaires ?
Pour peu que la majorité présidentielle décide que certains pans de notre histoire soient purement ou simplement réinterprétés ou carrément balayés des mémoires. Je pense notamment à la guerre d’Algérie, à la colonisation, ou encore même à la future interprétation des événements que nous vivons actuellement… J’en ai froid dans le dos.

Ah ! Pour info, j’ai découvert cette information dans les colonnes du Figaro. Et rien dans Libération ou le Monde, ni même dans Marianne, Bakchich ou Rue89… Ca craint vraiment un max ! Franchement, j’attendais un peu plus de la part de l’esprit citoyen de mes compatriotes.
Par contre, je note que cette histoire soulève une question qui me passionne : A partir de combien de temps les événements cessent d’être de l’actualité contemporaine pour entrer dans l’Histoire… ?
Je serais bien en mal de pouvoir y répondre… Et vous ?

samedi 25 octobre 2008

La parenthèse valaisanne

Aujourd’hui, je vais vous raconter une bien jolie histoire.
Il était une fois un site internet d’information. C’était, et c’est toujours, un site sympa, intelligent, qui propose plein de vidéos de reportages, d’interviews, toutes plus ou moins intéressantes, mais permettant toujours de se poser les bonnes questions. Comme sur la plupart des sites de ce genre, chaque article ouvre un espace à ses lecteurs-téléspectateurs pour que ceux-ci puissent commenter à loisir ce qu’ils lisent et ce qu’ils voient. Ah ! Croyez-moi, ça y va dans les commentaires ! On y trouve de tout ! Les opinions et les idées politiques s’y affrontent comme dans une arène. Le gauchiste trotskiste y côtoie le nationaliste identitaire, le ségoléniste se heurte au centriste et au communiste (révolutionnaire ou pas). Le vieux soixante-huitard discute avec le bobo, le chômeur rmiste avec le retraité… Bref, c’est un melting-pot de notre société française. De temps en temps ça dérape un peu, mais l’un dans l’autre un dialogue s’engage, parfois stérile, parfois productif, toujours informatif…
Le fait est que sur ce site, on s’y sent bien. Tellement bien que certains commentateurs y ont leurs habitudes ! Ils s’y sont installés bien au chaud, formant ainsi une espèce de noyau dur. Il suffit qu’une voix cesse de s’exprimer pendant quelque temps, pour que les autres s’interrogent, voir s’inquiètent… Bref, au fil du temps, comme dans la vie, des affinités se créent, et c’est normal. C’est humain.

Un beau jour, quelqu’un proposa que, puisque nous nous entendions si bien par clavier interposé, ce serait sympa de se rencontrer pour de vrai… Et pour ce faire, quoi de mieux comme occasion que de profiter des vendanges de la vigne à Farinet ?
Nous étions le 10 mai lorsque l’idée fut lancée. D’une simple hypothèse, cette idée se transforma en proposition, puis en projet concret… Bon an mal an, on réussit à se contacter via nos boites mail respectives ou par l’intermédiaire de ce blog, et à organiser ce qui s’avéra être une migration.
Car ce ne fut pas facile ! Chacun habitait dans son coin de France. Chacun avait ses contingences, familiales ou professionnelles… Il y eut des désistements et des ralliements. On organisa des covoiturages, on fit des réservations pour l’hébergement… Petit à petit les choses se sont mises en place, et nous y sommes arrivés !
On s’est retrouvé huit inconnus dans un coin inconnus de tous, ou presque. Huit humains d’horizons différents, de régions différentes. Chacun avec son histoire, son vécu, sa sensibilité.

Alors bien sûr, je crois que nous avions tous une petite appréhension. Nous étions dans le possible, le probable, mais cependant nous allions vers l’inconnu. Et l’inconnu effraie la plupart du temps… On se demande si la réalité va correspondre avec l’image que l’on s’est formée dans sa petite tête, bien à l’abri derrière son écran. Se rencontrer devient alors une mise en danger… Qu’est-ce qui va pouvoir garantir que cette entente, cette bonne humeur, va se concrétiser dans la vie réelle ? Rien.
Car, il faut bien le dire, il existe deux sortes d’internautes accrocs aux commentaires. Il y a d’une part les « natures » ; Qu’ils soient exubérants ou réservés, ces personnes sont les mêmes dans la VTJ (Vie de Tous les Jours) qu’ils le sont sur le net. Ils sont rares. Très rares. Et puis il y a ceux, l’immense majorité, qui utilisent le net comme un moyen de « vivre » autrement que dans la VTJ. Timides ou extravertis, ces internautes vont s’exprimer différemment, voir a contrario, de ce qu’ils sont réellement.
Alors, je ne vais vous révéler qui est quoi, ou qui dit quoi, ça n’a pas d’intérêt. D’ailleurs vous ne trouverez aucun pseudo ou prénom dans ce texte. Mais je peux vous assurer que l’on a parfois de jolies surprises ! Unetelle, mordante et sarcastique se révèle être une personne timide, une autre plus réservée est en fait un bout en train de première…
Entendons-nous bien, il ne s’agit là nullement de supercherie, encore moins de mensonge. C’est juste un élément supplémentaire qu’il faut rajouter à la complexité humaine. Ce n’est ni bien, ni mal. C’est comme ça, c’est humain ; Un point c’est tout.
Et pour le coup, je peux vous assurer que ce week-end fut plein d’humanité.

On s’est donc retrouvé. D’abord par petits groupes de deux ou trois qui ont chacun pris la route vers la belle confédération helvétique… Ah, au fait ! Le CH des voitures suisses, ça veut dire Confédération Helvétique et pas Constructeur d’Horloges… Non, je précise au cas où…
Dès le vendredi soir nous étions déjà quatre. Puis dans la nuit, deux autres se sont pointés… Le lendemain encore deux autres… Finalement, le samedi après-midi, le quorum fut rempli. Nous avons fait honneur à la vigne à Farinet et à la légende. Nous avons fait honneur au vin Valaisan… Pas tant que ça finalement… En y repensant, je me dis qu’on a été plutôt sage dans la consommation, même si quelques belles et bonnes bouteilles ont quand même été vidées ! Et puis nous avons parlé. Parlé, parlé, parlé… De tout et de rien. De nos vies respectives, de nos boulots (ou pas), de nos familles… Je crois que l’on racontait sa vie un peu comme si chacun essayait de voir jusqu’où l’affinité commune pouvait aller… Je veux dire que des mois de commentaires avaient créé quelque-chose, certes, mais nous cherchions à voir si ce quelque-chose était bien réel et jusqu’à quel point il était durable.
Personnellement, j’ai vécu un moment rare. Un de ces moments d’entente et de fraternité plein de rires et de confiance. Un de ces moments que je ne suis pas prêt d’oublier.
Bien vite, trop vite, ce fut dimanche, et il a bien fallut que l’on songe à s’en retourner chez soi… Mais pas tout de suite ! Oh non… On a fait en sorte de ne pas penser au retour de toute la journée. Ce n’est qu’en fin d’après-midi que les premiers prirent la route… Comme ça, brutalement, sans en passer par des adieux interminables propices aux émotions débordantes… On a bien fait, je crois. Car je sais bien que pour ma part, j’y serais probablement allé de ma petite larme ! Et puis ce n’est pas comme si l’on se quittait pour de vrai ! Nous savions que dès le lendemain, nous nous retrouverions sur le net, riches d’une expérience supplémentaire.

Alors que la technologie balbutiait encore, je me rappelle qu’on se demandait quelle était la réalité des relations via internet. Certains y voyaient (et y voient encore !) comme une échappatoire à la vie réelle. On craignait l’isolement de l’internaute face aux réalités concrètes. Et bien, je peux vous dire qu’il n’en n’est rien. Le net peut être un créateur de lien social. Et pas de ces liens éphémères et sans consistance, je parle d’amitié sincère et durable.
Pendant quelques heures, quelques jours, nous avons vécu une parenthèse dans nos vies. Une parenthèse magnifique et réelle. Un de ces moments qui rend la vie belle et riche.
Nous en sommes ressortis avec la ferme intention de renouveler l’expérience. Peut-être pas dans un an, mais plus tôt ! Ça se fera peut-être encore à Saillon ou peut-être pas. Mais ce qui est certain, c’est que la prochaine fois nous seront plus nombreux, et ça durera beaucoup plus longtemps qu’un week-end !

Pour finir, je voudrais quand même préciser que le site dont je parle, c’est bien sûr La TéléLibre.fr ! Que John-Paul Lepers soit ici remercié d’avoir contribué à cette merveilleuse rencontre. Merci JPL ! Tu peux être sûr que nous avons porté des toasts en ton honneur !
Et pour ce qui est des participants… Allez ! Je vous donne un indice : La plupart de ces personnes laissent volontiers des commentaires sur ce blog…

PS : Les photos ont été prises par votre serviteur lors de ce week-end. L’automne, dans le Valais, c’est vraiment magnifique…

mercredi 22 octobre 2008

J’deviens dingue

Je sais que parmi mes lecteurs, il y en a qui n’ont pas la télé… Bon, OK, moi je trouve ça bizarre, mais je suis d’un naturel tolérant et je comprends que l’on puisse être écœuré par cette étrange petite lucarne. Mais bon, moi j’aime ma télé, et je me targue de la regardé avec discernement.
Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais depuis quelques jours une publicité inonde nos écrans TV. Plus précisément une publicité pour le groupe Orange. Et cette publicité, comment dire… Elle m’énerve. Elle me gonfle, elle m’horripile, elle m’insupporte.
Je vous la soumets :





Il n’y a rien qui vous choque dans cette grandiose description du monde qui attend le narrateur? Rien ? Vraiment rien ? Allez ! Cherchez bien…
Moi je vous dis qu’il y a dans cette pub un truc vraiment énorme !
Vous allez peut-être me trouver parano… Quoique, à chaque fois que j’ai dis ça, vous m’avez très gentiment démenti… Mais bon… Alors, toujours pas ?


Bon OK, je vous aide. En voici le texte exact :

Je suis ma mère qui m’encourage,
Et ma sœur qui ne le fait pas…
Je suis mon ami Thomas qui va toujours vers les autres.
Je suis toutes les filles que j’ai embrassées,
Et celle que j’embrasserais…
Je suis le prof qui m’a fait redoubler…
Et celui qui m’a soutenu.
Je suis le patron qui parfois me critiquera mais…
M’aidera à avancer.
Je suis tous les gens que je connais,
Et tous ceux que je ne connais pas encore.
Je suis tous les concerts où j’irais avec mes potes,
Et les blagues qu’on échangera ensemble.
Je ne suis rien sans eux,
Et avec eux je peux tout faire.
Fondu enchainé : Orange. Plus loin ensemble.


Toujours rien ? Alors vous êtes bons pour une explication de texte !
Dans les cinq premières phrases, le narrateur décrit les personnages qui l’entourent, sa famille ses amis, les femmes… Hormis le fait que sa sœur et lui c’est pas le grand amour, ce que je comprends aisément, la voix nous décrit un monde d’entraide généreuse, d’amis remarquables, de conquêtes féminines et de projets de conquêtes féminines. Jusque là on est dans l’optimisme le plus complet. Un peu macho l'optimisme, diront certaines...
Puis arrive « le prof qui m’a fait redoubler », la mine sévère, limite tortionnaire et « celui qui m’a soutenu » nunuche à souhait.
Là, je trouve que ça commence à déraper… Comment, un prof à l’air sadique à osé le faire redoubler ! Et ce, malgré le soutien de cette si gentille dame au chignon strict mais au sourire si tendre… Cela veut donc dire que le narrateur a quand même redoublé et que la cause en est cet homme à la mine si rébarbative. Belle conception de l’enseignant que celle qui consiste à le décrire comme un homme qui empêche de progresser…
Jusqu’à présent le texte se présente sous la forme d’une description d’arguments qui s’opposent en apparence. La mère et la sœur. Les filles du passé et les filles du futur. Le méchant prof (qui m’a fait redoubler) et la gentille prof qui m’a soutenu malgré tout. La seule phrase qui dénote est celle qui parle du meilleur ami généreux. Celui-là, on ne l’oppose à rien car, somme toute, sa générosité le rend inopposable.
Arrive enfin, la phrase qui tue : « Je suis le patron qui parfois me critiquera mais… M’aidera à avancer. ».
Le personnage illustrant le propos est bien mis. La trogne paternaliste se veut rassurante. La phrase composée de deux partie se veut d’abord négative pour ensuite se révéler positive… En clair le message délivré est le suivant : Tu vas morfler, mais c’est pour ton bien !
Ensuite, les derniers « vers » sont de joyeuses banalités… Pour enfin arriver au précepte suprême : Je ne suis rien sans eux, et avec eux je peux tout faire. Là, c’est le mantra absolu, la règle d’or. En même temps, ça veut rien dire tellement c’est creux, mais ça sonne bien à l’oreille…

Alors ? Maintenant que vous avez vu cette pub avec mes yeux et mes oreilles à moi, qu’est-ce que vous en pensez ? Vous trouvez toujours que je débloque !
Ce que nous avons sous les yeux, c’est une description idyllique du Monde selon Sarko. Un monde où les méchants profs de gauches te feront redoubler, t’offrant ainsi le premier échec de ta vie et ou les gentils patrons, eux, te feront avancer dan la vie avec des conseils et des critiques constructives… C’est Sarkoland !
Nous avons là une opposition enseignement / monde de l’entreprise du plus bel effet. L’école, c’est l’échec. L’entreprise, c’est la progression sociale et financière. Plus libéral, tu meures.
Sauf qu’à mon sens de tels préceptes vont nous fabriquer une génération de crétins incultes, bien dociles et bons travailleurs.
Lorsque l’on sait qu’Orange a comme actionnaire principal l’Etat Français (26,7%)… On peut maintenant commencer à décrypter les messages que celui-ci nous envoie.
Dans le même genre vous avez la pub pour le recrutement de gardiens de prison. Le slogan en est : Surveillant pénitentiaire, qu’elle société peut se passer de vous ?
C’est-y pas cynique ça ? Mais bon, celle là a le mérite d’avancer à visage découvert… Contrairement à celle dont je viens de vous parler qui demande une vigilance un peu plus pointue…
Allez ! Je vous laisse ! Et surtout, gardez les yeux et les oreilles bien ouvertes ! Des fois, y’a des trucs à la télé qu’il faudrait interdire aux enfants !