Je voulais vous dire…


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samedi 5 juin 2010

JPL en Guadeloupe, ou l’histoire d’un déni

Parfois, pas souvent mais parfois quand même, l’étrange lucarne qui trône dans nos salons nous montre quelque chose qui nous enrichit. 

Je veux dire par là, que lorsque le programme se termine vous restez là, songeur, avec au fond de vous-même l’impression d’avoir appris des choses, d’avoir entendu les bonnes questions... Bref, d’être moins con que vous ne l’étiez en début de soirée.

Et c’est exactement ce qui m’est arrivé hier au soir en regardant le dernier doc de John-Paul sur la Guadeloupe, diffusé sur France 4.

Bon je sais. Certains vont me dire que je vous parle souvent de lui et de ses reportages. Et c’est vrai. J’aime son travail, mais en même temps cela ne m’empêche pas d’être relativement critique par rapport à ce qu’est devenu son site de la TéléLibre... Que j’ai désormais déserté pour fuir les parasites réactionnaires attirés par des reportages aussi douteux que racoleurs... (Genre Reopen 911 si vous voyez ce que je veux dire)

Mais bon, là en l’occurrence je suis bien obligé de le clamer haut et fort : Ce doc est formidable !

Donc la dernière mouture de JPL dans le cadre de l’émission documentaire JPL en camping-car se déroule en Guadeloupe et se propose de revenir à froid sur ce département français secoué l’an dernier par les événements que nous connaissons tous.

Entre un tourisme indifférent, voire condescendent, et un racisme endémique infiniment plus complexe que la simple opposition noir-blanc, la Guadeloupe n’en finit pas de payer les pots cassés d’un esclavagisme pourtant aboli depuis 1848.

Plus de 150 ans plus tard, ce passé n’est toujours pas digéré. Il est là, présent aux yeux de tous et dans la tête de tous. Noirs, blancs, créoles, métis, békés, touristes, tous vivent avec cette plaie béante au cœur, et personne n’en parle.

Il s’agit là d’un voyage entre le déni et la revendication, entre l’amour et la haine. Où l’on apprend que si les gens se parlaient, mais je veux dire se parlaient vraiment, la monde serait peut-être un peu moins compliqué...

A noter trois épisodes qui m’ont personnellement marqués.
-L’interview d’un Elie Domota beaucoup plus complexe que la plupart des médias ne l’ont représenté. Un homme à la fois plein de contradictions, mais aussi de sensibilité.
-L’affligeante prestation d’un préfet nouvellement nommé. Imbuvable d’ignorance, d’arrogance et d’incompétence.
-Et l’incroyable histoire de l’aéroport de Point-à-Pitre construit non-pas sur, mais avec les ossements des esclaves... Horrible.

Ce documentaire sera rediffusé le samedi 12 juin à 18h35, mais vous pouvez dors et déjà le visionner sur le site de France 4.

Allez ! Je vous mets deux petits teasers pour vous mettre l’eau à la bouche...




jeudi 10 décembre 2009

La fin du pétrole, un doc de Philippe Maréchal

Bon là, je suis un peu obligé de vous parler du dernier doc de mon ami Philippe.
Enfin, obligé… Non, ce n’est pas ça que je veux dire. Je ne suis obligé de rien… mais en même temps, si quand même…

Commençons par le commencement.
Philippe vous le connaissez peut-être déjà comme le taulier du Monde de Philippe. Si vous avez eu la bonne idée d’un jour aller visiter son monde, vous savez que le bonhomme est du genre faux poète campagnard, avec un regard à la fois faussement naïf et faussement grinçant. Pourtant, Philippe n’est pas un homme faux, loin s’en faut (Je sais, je ne suis pas fier de celle-là…).
Et c’est justement ça que j’aime chez lui : Son regard.

Car ce type, il n’est pas fait comme vous ou moi… Il voit des choses que d’une part le commun des mortels ne voit pas, mais en plus il les décrit avec des mots qu’on croirait tout droit sortis de la bouche d’un extraterrestre… Je sais, ça à l’air bizarre dit comme ça, mais je me dis que c’est plutôt normal que les choses particulières soient décrites par un langage particulier.
Une fois que vous avez pris la peine de vous approprier sa prose, et bien je vous jure que le monde de Philippe est magnifique de gentillesse, de compréhension et de poésie… Et surtout, il vous fait vous poser des questions.
Et ça lecteur, c’est bien.

Mais Philippe n’est pas qu’un écrivain (j’ose le titre) mais c’est aussi un réalisateur de documentaire. Et ce talent de poète qu’il utilise dans ces textes se retrouve comme de bien entendu dans ses images.

Et c’est donc de cela dont je voulais vous entretenir aujourd’hui. Sa dernière mouture réalisée pour la TéléLibre, s’intitule La fin du pétrole, et nous parle de la fermeture de la dernière station service de son village.

A une époque où l’on parle d’écologie, de crise énergétique, de décroissance, de crise systémique. A une époque où certains remettent en cause les fondements même de notre économie basée sur le profit de quelques-uns, Philippe s’interroge sur les conséquences de toutes ces merdes qui nous tombent sur le coin de la gueule, et nous en montre les effets immédiatement perceptibles sur la population d’un petit village des Cévennes.

Une station service ferme, et aussitôt c’est toute la population qui se demande comment elle va faire pour vivre, travailler… Des questions simples à un problème complexe, où se mêle les intérêts des grandes compagnies pétrolières et ceux des grands distributeurs. Des questions simples sur le quotidien des gens. Des questions simples à mille lieux des discours des bobos-écolos parisiens…


LA FIN DU PETROLE
par latelelibre



Alors lecteur, j’espère que tu vas, comme moi, apprécier ce moment que je te propose de partager. Car, si tu as ne serait-ce qu’une once de sensibilité, tu ne pourras pas ne pas t’émouvoir devant l’avenir sombre des habitants de cette vallée du Gard...

Bouh ! Je m’aperçois que ce n’est pas si facile de vouloir parler en bien de ses potes finalement !

mercredi 4 novembre 2009

La TéléLibre en grande forme !

Alors-là mes amis, le sujet du jour est tout trouvé pour moi, je vais vous parler d’un truc qui me tient à cœur et ce par bien des aspects.

Alors je sais, vous allez me dire que je parle souvent de la TéléLibre… C’est vrai. Mais vous savez également que je suis un affectif, un type qui fonctionne avec son cerveau, mais aussi pas mal avec ses tripes. Bref, je suis un type entier et qui, lorsqu’il aime quelque-chose (ou quelqu’un), aime entièrement. Et inversement d’ailleurs.
Donc, je pense qu’il est plutôt normal que je vous en parle régulièrement, puisque j’aime ma TéléLibre… Mais bon, ce n’est pas le sujet. On n’est pas là pour discutailler de ma façon d’aimer…

Donc la TéléLibre disais-je, vient de mettre en ligne une super conférence-débat sur un sujet qui me passionne : La publicité. La conférence a été organisée par la Canalisation.

Le titre en est « La publicité pollue-t-elle l’économie ? »… Vaste sujet me direz-vous (encore), mais par delà cette question assez bizarre (ben oui quand même !), ce sont surtout les questions de manipulations, de relation entre le politique et la publicité, entre l’économie et le politique qui vont être abordé durant cette conférence.

Sur l’estrade, un mélange improbable (et pourtant réel) de personnes aussi différentes qu’Albert Asseraf, de chez JC Decaux. David Sterboul, du R.A.P. Loïc Fel, du BETC. Xavier Renou, Activiste Désobéissant et Benoit Desveaux, Le Public Système.

Et bien sûr, aux manettes pour jouer les médiateurs, John-Paul Lepers.

En voici la bande annonce :

Conférence 1 - La publicité pollue-t-elle l'économie - trailer from la-canalisation on Vimeo.



Je vous le dis cash, ce matin lorsque je l’ai regardé, je me suis régalé. Véritablement régalé. C’est passionnant, informatif. Le débat c’est déroulé dans le respect des opinions de chacun. Bref, c’est du caviar pour les neurones comme je dis souvent.

En ce qui me concerne, j’ai bien évidemment mon avis sur la question… Il vous suffit pour le connaitre de vous référer à mon célèbre article « Edward le manipulateur » écrit de mes blanches mains en mai dernier.
Pour ceux qui ont la flemme de cliquer sur le lien que j’ai la bonté de vous soumettre, je vous en résume la substantifique moelle : La publicité c’est de la communication, et toute communication est une forme de manipulation. Donc, la publicité c’est de la manipulation. Voilà en gros c’est ça… Sauf que mon article est un peu (beaucoup) plus étayé que ça, et vous raconte la vie du père de communication commerciale et politique Edward Bernays.

Alors mes amis, si vous avez un moment devant vous (100 minutes quand même), foncez sur le site de la TéléLibre et régalez vos neurones avec un truc intelligent.

Maintenant que j’y pense, je viens de faire de la publicité là… Bon ok, c’est de la pub informative puisque je ne gagne rien à la faire, mais est-ce que c’est de la manipulation ? La réponse est oui. Je vous manipule en vous soumettant des sujets de réflexions sensés vous ouvrir l’esprit, mais mon but véritable est de vous faire partager mon point de vue… Et oui ! On n’en sort pas ! Toute communication est une forme de manipulation !

lundi 5 octobre 2009

Qui a peur des gitans ?

John-Paul Lepers c’est mon pote. C’est tellement mon pote que je l’appelle JPL, c’est vous dire…
Bon, en même temps, sans être mytho il faut quand même que je vous dise que l’inverse n’est pas forcément vrai. Lui, JPL, il ne me connait pas vraiment… Enfin si, il connait mon prénom. Et mon blog aussi, peut-être… Mais bon, on va dire que c’est plutôt une potitude à sens unique.

Cette potitude elle date de vachement longtemps… Du temps de Canal et de Karl Zéro en fait. Et puis, lorsque JPL s’est piqué de fabriquer sa propre télé sur le web, j’ai immédiatement (enfin presque immédiatement) embrayé à la suite du bouzin.
Le résultat c’est La TéléLibre.fr. Un site qu’il est tellement bien qu’il apparait automatiquement sur ma page d’accueil lorsque j’allume mon FA. Juste avant mon propre blog, mon email et mon fesse de bouc. C’est vous dire que je l’aime ma TéléLibre !

Bon, si je vous parle de ça, c’est pour vous signaler que La TéléLibre et JPL ont trouvé une bonne méthode pour financer leur site sans avoir à le rendre payant ni à se coucher devant je ne sais quel annonceur. Ils fabriquent eux-mêmes leurs reportages ou documentaires et les vendent à des chaînes de télé. En l’occurrence, il s’agit ici de France 4.
Et la dernière mouture du trublion de l’info s’appelle Qui a peur des gitans ? En voici les cinq premières minutes :


EXTRAIT: "QUI A PEUR DES GITANS?"
par latelelibre



Comme vous l’avez pu voir, JPL n’a pas peur de poser les questions qui fâchent et va chercher l’info où elle se trouve. Ce doc, c’est de l’information en barre. Parfois dérangeant, il amène le spectateur à examiner sa propre tolérance. Il met le doigt là où ça fait mal, notamment en mettant en évidence un des fléaux qui frappe les populations nomades de France, encore plus que les mairies racistes et le voisinage difficile, j’ai nommé l’illettrisme.

Alors, je ne peux que vous conseiller très fortement de vous rendre sur le site de la TéléLibre et de visionner ce documentaire. Sinon, sachez qu’il sera diffusé pour la dernière fois sur France 4, le mercredi 7 octobre à 22h05.

PS ; Ce n’est pas souvent que je fais de la promo pour quelqu’un, aussi quand je dis qu’il faut y aller, vous y allez ok ?

mercredi 9 septembre 2009

To be de gauche or not to be…

Ce matin, je me suis creusé le ciboulot pour vous dégotter un sujet sur lequel dégoiser… En pure perte. Alors, comme l’inspiration ne daignait pas montrer le bout de son nez, je suis parti à sa recherche chez mes confrères blogueurs. Et j’ai eu raison, car elle s’y planquait bel et bien la bougresse !
Elle était là, tapie à la une de Partageons mon avis (le number one du classement Wikio) sous la forme d’une question toute bête :
Êtes-vous de gauche ?
Et Nicolas de proposer de répondre à cette question sous la forme de propositions, genre programme idéal…

Même si Nicolas ne m’a pas tagué nommément (le chien !), j’ai quand-même commencé à réfléchir à ce que je pourrais lui répondre, et chemin faisant je me suis souvenu de ce reportage du collectif Othon, diffusé en mai dernier sur la TéléLibre.fr et de l’analyse qu’il m’avait inspiré.
Je l’ai relu ce matin, et finalement je me suis dit que ce serait une bonne façon de répondre à la question de Nicolas… Ou du moins de clarifier les raisons pour lesquelles je ne suis pas de droite !
Cela fait un bout de temps que j’essaye de savoir exactement pourquoi je suis de gauche… C’est une longue réflexion, et elle n’a pas aboutie pour l’instant. Mais je peux dire sans me tromper que ce reportage a largement contribué à mon questionnement.

Alors certes, certains vont crier au recyclage, et ils n’auront pas tord. Cependant, je me permets de vous signaler (mais peut-être l’avez-vous remarquez ?), que ma visibilité c’est quelque peu accrue ces temps-ci (Je parle de mon blog, bande de nazes, pas de ma silhouette ! Elle, elle s’affine, merci pour elle !). Et donc que j’ai tout plein de nouveaux visiteurs qui ne connaissent peut-être pas la TéléLibre ni même ce reportage, et encore moins ce que j’en ai pensé ! Et pense toujours d’ailleurs.

Donc, voici ce reportage de 110 mn, suivit de mon analyse. Bon visionnage et bonne lecture !


DOC: JEUNES MILITANTS SARKOZYSTES
par latelelibre




• Alors là, bravo.
C’est ce que j’appelle du reportage utile. La démarche est quasiment sociologique, voir anthropologique. Les informations que nous apportent ces jeunes gens sont extrêmement complexes quant à leur motivation, leurs attentes, leurs conceptions du monde… Il y aurait suffisamment d’information pour publier une thèse de doctorat !
Bon, je ne vais passer en revue tous les discours, ce serait beaucoup trop long, mais je note quand même qu’on peut dégager quelques idées-forces.

Tout d’abord, l’ensemble des thèmes abordés balaie assez bien le champ de l’idéologie politique : La valeur travail, le mérite, le patriotisme, mai 68, l’éducation, la repentance et la culture… Avec tous ces sujets je crois qu’on arrive assez bien à faire le tour des divergences gauche/droite autour des problèmes de société.

La valeur « travail » est un leitmotiv asséné comme étant la base de tout. Elle se lie avec le « mérite » pour instituer une espèce de hiérarchie entre les êtres humains. Pour ces jeunes gens, la valeur d’une personne, et donc sa place dans la société (c’est-à-dire ses droits et ses devoirs), est mesurée à l’aune du travail qu’il fait et du mérite qui en découle. Cela implique bien sûr que certains soient exclus du processus, et qu’ils doivent être considérer comme des citoyens de seconde zone, incapables de participer à « l’effort » nécessaire à l’essor du pays.
On est clairement dans une démarche élitiste, voir ségrégationniste.

Le patriotisme est une notion que les personnes interrogées abordent avec le flou propre à l’affectif. Je veux dire par là que tous se définissent comme patriotes, mais lorsqu’on leur demande ce que cela signifie pour eux, les motivations restent inégales, et sont rattachées à des concepts évasifs… Au final, on retiendra qu’être français, c’est en gros, partager les mêmes valeurs que les leurs. Parfois même, certains seraient enclins à dénier la nationalité française à ceux qui contestent leur point de vue. Cela en dit long que l’esprit de tolérance de ces jeunes et sur leur ouverture d’esprit…

Mai 68 est un sujet qui les dépasse. C’est d’ailleurs la partie qui m’a fait le plus sourire. Pour eux, ces événements n’ont pas vraiment de sens. Non pas parce que ce qui s’est passé à « cette époque » est dénué de sens, mais plutôt parce qu’ils n’y ont pas vraiment réfléchi… On remarque une absence complète de culture historique concernant ce sujet, ce qui est en opposition avec la notion d’Histoire Française, utilisée comme alibi pour justifier un patriotisme fort. Par contre, cette ignorance affichée, et parfois revendiquée, est en accord avec le rejet de la repentance. L’histoire est ce qu’elle est, on n’y réfléchi pas et surtout on ne la remet pas en question. On est dans le déni de plus complet des périodes historiques troubles. Surtout si celle-ci peuvent être culpabilisantes. Mention spéciale pour le jeune homme qui cita : « Napoléon à piqué un bout du menhir… ». Là, en matière de culture générale, on touche le fond.
Si par ailleurs, certains s’expriment sur mai 68, c’est en s’accrochant à des clichés surannés tels que les « soixante-huitards attardés ».

On notera une contradiction avec ce refus de la culpabilité historique, et celle que doit nécessairement ressentir celui qui ne travail pas ou qui n’est pas d’accord avec les concepts de travail et de mérite… Comme si la culpabilité était une chose réservée aux autres, et qui ne vie que dans le présent. Troublant comme idée…

Enfin, lorsqu’il s’agit d’aborder la politique culturelle… Là, c’est le vide intersidéral. La culture, au sens large, n’a pas vraiment d’importance. Ce qui, et là c’est flagrant, est en adéquation avec ce que nous avons vu avant, c’est-à-dire un manque total d’intérêt pour ce qui ne tourne pas autour de leur personnes.
Tous ces thèmes, et les arguments qui les ont étayés, sont dans l’ensemble assez cohérents. L’individualisme, l’esprit de compétitivité personnelle et la notion de hiérarchie qu’elle implique, vont de paire avec un manque d’intérêt pour les autres. D’où un déficit en culture générale récurent et une fibre sociale dégradée.

Le fait de réinterroger les personnes un an plus tard est une façon intelligente de clore se reportage… C’est intelligent, et surtout très révélateur.
La gêne affichée par certains sur la première année de Sarkozy est palpable, même s’ils s’accrochent encore, envers et contre tout, à leurs certitudes. Apparemment, ce n’est pas parmi ces jeunes sarkozystes que l’on trouvera des repentis, ni même l’expression d’un quelconque regret. Ce sont des militants purs et durs, et leur conviction, même égratignée, reste forte. Cette constance se doit d’être reconnue et saluée.
Tous approuvent l’objectivité du reportage et la non-déformation de leurs propos. Tous (sauf un peut-être, Jean-Baptiste), n’ont pas vu le piège…

Car pour moi, il y avait un piège, et ces jeunes sont tombés droit dedans. L’exposition de leurs convictions et de leurs idées, n’a pas besoin d’être déformée. Elle se suffit à elle-même pour démontrer bien des choses, conforter les gens de gauches sur leurs positions, et mettre en évidence les faiblesses d’une approche libérale de la société.
La grande différence qui existait entre les intervieweurs et les interviewés était que les premiers étaient rompus à l’exercice intellectuel qui consiste à réfléchir sur les problèmes de notre société… Mais à réfléchir vraiment ! Alors que les convictions de ces gens de droite me semble issues d’un ressenti plutôt que d’un travail intellectuel.

Pour finir, une chose m’a frappée au tout début du reportage… Pourquoi tous les intervieweurs ont-ils déclaré dans une belle unanimité avoir voté Ségolène Royal aux deux tours de la présidentielle ? C’est bizarre tout de même !

Désolé, j’avais pourtant dit que je ne serais pas long…

Comment par Gwendal — 5 mai 2009 @ 10:18

samedi 25 octobre 2008

La parenthèse valaisanne

Aujourd’hui, je vais vous raconter une bien jolie histoire.
Il était une fois un site internet d’information. C’était, et c’est toujours, un site sympa, intelligent, qui propose plein de vidéos de reportages, d’interviews, toutes plus ou moins intéressantes, mais permettant toujours de se poser les bonnes questions. Comme sur la plupart des sites de ce genre, chaque article ouvre un espace à ses lecteurs-téléspectateurs pour que ceux-ci puissent commenter à loisir ce qu’ils lisent et ce qu’ils voient. Ah ! Croyez-moi, ça y va dans les commentaires ! On y trouve de tout ! Les opinions et les idées politiques s’y affrontent comme dans une arène. Le gauchiste trotskiste y côtoie le nationaliste identitaire, le ségoléniste se heurte au centriste et au communiste (révolutionnaire ou pas). Le vieux soixante-huitard discute avec le bobo, le chômeur rmiste avec le retraité… Bref, c’est un melting-pot de notre société française. De temps en temps ça dérape un peu, mais l’un dans l’autre un dialogue s’engage, parfois stérile, parfois productif, toujours informatif…
Le fait est que sur ce site, on s’y sent bien. Tellement bien que certains commentateurs y ont leurs habitudes ! Ils s’y sont installés bien au chaud, formant ainsi une espèce de noyau dur. Il suffit qu’une voix cesse de s’exprimer pendant quelque temps, pour que les autres s’interrogent, voir s’inquiètent… Bref, au fil du temps, comme dans la vie, des affinités se créent, et c’est normal. C’est humain.

Un beau jour, quelqu’un proposa que, puisque nous nous entendions si bien par clavier interposé, ce serait sympa de se rencontrer pour de vrai… Et pour ce faire, quoi de mieux comme occasion que de profiter des vendanges de la vigne à Farinet ?
Nous étions le 10 mai lorsque l’idée fut lancée. D’une simple hypothèse, cette idée se transforma en proposition, puis en projet concret… Bon an mal an, on réussit à se contacter via nos boites mail respectives ou par l’intermédiaire de ce blog, et à organiser ce qui s’avéra être une migration.
Car ce ne fut pas facile ! Chacun habitait dans son coin de France. Chacun avait ses contingences, familiales ou professionnelles… Il y eut des désistements et des ralliements. On organisa des covoiturages, on fit des réservations pour l’hébergement… Petit à petit les choses se sont mises en place, et nous y sommes arrivés !
On s’est retrouvé huit inconnus dans un coin inconnus de tous, ou presque. Huit humains d’horizons différents, de régions différentes. Chacun avec son histoire, son vécu, sa sensibilité.

Alors bien sûr, je crois que nous avions tous une petite appréhension. Nous étions dans le possible, le probable, mais cependant nous allions vers l’inconnu. Et l’inconnu effraie la plupart du temps… On se demande si la réalité va correspondre avec l’image que l’on s’est formée dans sa petite tête, bien à l’abri derrière son écran. Se rencontrer devient alors une mise en danger… Qu’est-ce qui va pouvoir garantir que cette entente, cette bonne humeur, va se concrétiser dans la vie réelle ? Rien.
Car, il faut bien le dire, il existe deux sortes d’internautes accrocs aux commentaires. Il y a d’une part les « natures » ; Qu’ils soient exubérants ou réservés, ces personnes sont les mêmes dans la VTJ (Vie de Tous les Jours) qu’ils le sont sur le net. Ils sont rares. Très rares. Et puis il y a ceux, l’immense majorité, qui utilisent le net comme un moyen de « vivre » autrement que dans la VTJ. Timides ou extravertis, ces internautes vont s’exprimer différemment, voir a contrario, de ce qu’ils sont réellement.
Alors, je ne vais vous révéler qui est quoi, ou qui dit quoi, ça n’a pas d’intérêt. D’ailleurs vous ne trouverez aucun pseudo ou prénom dans ce texte. Mais je peux vous assurer que l’on a parfois de jolies surprises ! Unetelle, mordante et sarcastique se révèle être une personne timide, une autre plus réservée est en fait un bout en train de première…
Entendons-nous bien, il ne s’agit là nullement de supercherie, encore moins de mensonge. C’est juste un élément supplémentaire qu’il faut rajouter à la complexité humaine. Ce n’est ni bien, ni mal. C’est comme ça, c’est humain ; Un point c’est tout.
Et pour le coup, je peux vous assurer que ce week-end fut plein d’humanité.

On s’est donc retrouvé. D’abord par petits groupes de deux ou trois qui ont chacun pris la route vers la belle confédération helvétique… Ah, au fait ! Le CH des voitures suisses, ça veut dire Confédération Helvétique et pas Constructeur d’Horloges… Non, je précise au cas où…
Dès le vendredi soir nous étions déjà quatre. Puis dans la nuit, deux autres se sont pointés… Le lendemain encore deux autres… Finalement, le samedi après-midi, le quorum fut rempli. Nous avons fait honneur à la vigne à Farinet et à la légende. Nous avons fait honneur au vin Valaisan… Pas tant que ça finalement… En y repensant, je me dis qu’on a été plutôt sage dans la consommation, même si quelques belles et bonnes bouteilles ont quand même été vidées ! Et puis nous avons parlé. Parlé, parlé, parlé… De tout et de rien. De nos vies respectives, de nos boulots (ou pas), de nos familles… Je crois que l’on racontait sa vie un peu comme si chacun essayait de voir jusqu’où l’affinité commune pouvait aller… Je veux dire que des mois de commentaires avaient créé quelque-chose, certes, mais nous cherchions à voir si ce quelque-chose était bien réel et jusqu’à quel point il était durable.
Personnellement, j’ai vécu un moment rare. Un de ces moments d’entente et de fraternité plein de rires et de confiance. Un de ces moments que je ne suis pas prêt d’oublier.
Bien vite, trop vite, ce fut dimanche, et il a bien fallut que l’on songe à s’en retourner chez soi… Mais pas tout de suite ! Oh non… On a fait en sorte de ne pas penser au retour de toute la journée. Ce n’est qu’en fin d’après-midi que les premiers prirent la route… Comme ça, brutalement, sans en passer par des adieux interminables propices aux émotions débordantes… On a bien fait, je crois. Car je sais bien que pour ma part, j’y serais probablement allé de ma petite larme ! Et puis ce n’est pas comme si l’on se quittait pour de vrai ! Nous savions que dès le lendemain, nous nous retrouverions sur le net, riches d’une expérience supplémentaire.

Alors que la technologie balbutiait encore, je me rappelle qu’on se demandait quelle était la réalité des relations via internet. Certains y voyaient (et y voient encore !) comme une échappatoire à la vie réelle. On craignait l’isolement de l’internaute face aux réalités concrètes. Et bien, je peux vous dire qu’il n’en n’est rien. Le net peut être un créateur de lien social. Et pas de ces liens éphémères et sans consistance, je parle d’amitié sincère et durable.
Pendant quelques heures, quelques jours, nous avons vécu une parenthèse dans nos vies. Une parenthèse magnifique et réelle. Un de ces moments qui rend la vie belle et riche.
Nous en sommes ressortis avec la ferme intention de renouveler l’expérience. Peut-être pas dans un an, mais plus tôt ! Ça se fera peut-être encore à Saillon ou peut-être pas. Mais ce qui est certain, c’est que la prochaine fois nous seront plus nombreux, et ça durera beaucoup plus longtemps qu’un week-end !

Pour finir, je voudrais quand même préciser que le site dont je parle, c’est bien sûr La TéléLibre.fr ! Que John-Paul Lepers soit ici remercié d’avoir contribué à cette merveilleuse rencontre. Merci JPL ! Tu peux être sûr que nous avons porté des toasts en ton honneur !
Et pour ce qui est des participants… Allez ! Je vous donne un indice : La plupart de ces personnes laissent volontiers des commentaires sur ce blog…

PS : Les photos ont été prises par votre serviteur lors de ce week-end. L’automne, dans le Valais, c’est vraiment magnifique…

mercredi 4 juin 2008

Tabac : De la prévention à la ségrégation


La TéléLibre, avec cette vidéo signée Barbara Wol interviewant Danielle Charest auteur de « Haro sur les fumeurs, jusqu’où ira la prohibition ? », me donne encore une fois l’occasion de pousser une (petite) gueulante sur un sujet qui me titille le cervelet depuis un bout de temps. La répression croissante contre le tabagisme se transformant peu à peu en une répression contre les fumeurs.


Je sais, tu sais, il/elle sait, nous savons, vous savez, ils savent tous que le tabac n’est pas bon pour la santé. Bien. C’est un point acquis sur lequel je ne reviendrais donc pas. Mais j’ai constaté, comme Danielle Charest, que les démarches entreprises pour lutter contre cette mauvaise habitude prenaient de plus en plus l’allure d’une croisade liberticide, avec son cortège de stigmatisation et d’ostracisme.
J’ai commenté, un peu comme une provocation jetée comme ça sur la table, en disant que les non-fumeurs manquaient de nos jours singulièrement de respect et de politesse. Et en fait, je ne suis pas si loin de la vérité.
Je considère que fumer, comme ne pas fumer, est une liberté. A ce titre cela impose des droits et des devoirs. Le droit principale étant bien sur de pouvoir le faire sans craindre de voir surgir un car de CRS à la moindre clope allumée. Les devoirs qu’impose le fait de fumer (ou non) sont, à mon sens, de l’ordre du respect de l’autre. Et je rappelle que celui-ci doit fonctionner dans les deux sens.
Malheureusement, certains extrémistes de la santé, et là je pèse mes mots, ont cru bon de mêler la loi à ce qui n’aurait jamais dû n’être qu’une convention sociale, un comportement basiquement civil comme ouvrir la porte aux dames, baisser le son pour ne pas déranger son voisin qui a bossé toute la journée ou bien encore laisser sa place aux personnes âgées dans les transports en commun.
Hors donc, la Loi est passée par là. Cela a commencé par l’interdiction de la publicité, puis l’interdiction de fumer dans les lieux relevant des services publics, puis dans les entreprises et enfin dans les lieux de convivialité que sont les bars, les restaurants et les discothèques. La prochaine étape annoncée est l’interdiction de fumer sur les terrasses des lieux conviviaux précités, et à court terme carrément sur la voie publique. La sphère privée se joint également à la lutte. Les entreprises, les bailleurs ajoutent de plus en plus ce critère comme pouvant orienter le choix d’un employé ou d’un locataire…
Non, sérieusement, vous ne voyez pas la dérive ? Vous ne vous rendez pas compte vers où ce train de conventions légalement imposées nous emmène ?
Alors on va parler clair et net. Le tabac, au même titre que l’alcool, le cannabis, la coke, l’héro, etc. contient des produits qui outre le fait d’être nocifs pour la santé rendent leur consommateur dépendant. Médicalement parlant, le fumeur est comparable à un alcoolique ou un héroïnomane. Sa dépendance physique et psychologique est avérée et se soigne de la même façon que tous les autres « drogués ». Et c’est là qu’est le véritable scandale de la lutte anti-tabac. Car un fumeur ça se soigne, ça ne s’exclu pas.
Mais non, encore une fois, l’être humain préfère s’attaquer aux plus faibles de ses congénères plutôt que de traiter le problème dans le bon sens. Les fumeurs sont mis aux bans de notre société alors qu’ils devraient être aidés. Les fumeurs devraient être soignés plutôt que d’être mis en prison.
Et que dire du comportement des cigarettiers ? Nous savons tous, fumeurs et non fumeurs que les cigarettiers sa décarcassent pour que les cigarettes soient de plus en plus addictives, rapidement et sur le long terme. C’est de la captation de clientèle, agressive et immorale. Un comportement de dealer. Et contre ces gens-là on ne fait rien ?
Non, mes amis, c’est beaucoup plus simple de frapper d’ostracisme le consommateur imbécile qui s’est fait prendre dans le filet de l’addiction. C’est beaucoup plus simple de critiquer la faiblesse de l’autre, son « vice », son manque de volonté bref, sa situation de citoyen de deuxième classe.
Voilà en quoi la dérive de la lutte anti-tabac est, à mes yeux, liberticide. Parce qu’elle impose de fait, la ségrégation d’une partie de la population qui n’est pas aux normes de l’hygiène. Et comme le dit Danielle Charest, lorsque l’on commence à mélanger santé et morale, c’est la porte ouverte à tout un spectre de comportements eugéniques. Relisez bien la définition de ces mots : ségrégation et eugénisme, et vous verrez que je suis dans le vrai.

samedi 26 avril 2008

Big Brother et moi

Il y a quelques jours, alors que je surfais paisiblement sur la toile invisible du net, je me suis livré à un petit exercice narcissique en essayant de taper mon prénom sur le moteur de recherche Google. Qui ne l’a pas déjà fait me jette le premier sa souris à la figure !
Il me faut vous dire que j’ai toujours été fier de mon prénom. C’est ma petite particularité à moi. Mes instituteurs et mes profs se sont toujours souvenu de moi grâce (ou à cause) de lui. Il faut admettre que dans le sud de la France et pendant les années 80 c’était plutôt rare de croiser un Gwendal. Mai bon, je digresse.
Donc, en tapant mon prénom, je suis tombé sur 280 000 occurrences. Je ne les ai pas toutes lues, bien sur (j’ai autre chose à foutre dans la vie), mais je les ai survolées. J’ai appris qu’en 67, l’année de ma naissance, 5 autres bébés ont porté se prénom et que nous somme actuellement environ 3500… Damned, je digresse à nouveau !
Bref, je surfe et ne voilà-t-y pas que je tombe à la 231ème ligne sur… Moi ! Il s’agissait en fait d’un commentaire que j’avais laissé sur la Télé Libre concernant le parcours de la flamme olympique. Intrigué, je décide d’affiner la recherche et je tape alors Gwendal, Télé Libre, et là je tombe sur la plupart de mes commentaires laissés sur se site.
Vous allez me croire naïf, mais cela m’a fait un choc. Je venais de prendre conscience que s’exprimer sur un média sis sur le web prêtait à conséquence. Non pas que lorsque je poste mes commentaires sur la Télé Libre je ne fasse pas gaffe à mes propos. Loin de là. C’est même pour moi une espèce de devoir que de m’appliquer à m’exprimer correctement et à faire des commentaires un tantinet réfléchis. Mais bon, de là à laisser une trace à l’échelle mondiale… J’étais loin de me douter.
Ma première réaction fut un sentiment de révolte contre le système informatique et le géant Google. Quoi ! J’étais désormais fiché ? Ma vie privée n’était-elle pas ainsi violée, mes libertés bafouées ? Moi qui me méfie comme de l’eau qui dort de tout ce qui peut entraver ma liberté individuelle, je me sentais pris au piège. Comme lorsque je me suis aperçu que la SNCF avait gardé mon numéro de carte bleue une semaine après mon achat de billet. Me savoir ainsi fiché me dérangeait terriblement.

Puis, j’ai un peu réfléchi à tout ça, et comme toujours avec la réflexion vient la tempérance des sentiments. Lorsque j’ai décidé de m’exprimer sur la Télé Libre, ce fut un acte militant, une décision importante pour moi. J’agissais en toute connaissance de causes et j’en assumais les conséquences. Il me fallait donc assumer également le fait de me retrouver sur la toile via mes commentaires. A partir de là, ma contribution auprès de ma Télé préférée n’en n’a recelée que plus de signification.
Puis quelques temps plus tard, je suis tombé sur un article d’Agora Vox. Celui-ci s’intitulait «
Avez-vous une réputation numérique ? ». L’auteur parlait justement des traces que nous laissons sur le net et de l’utilisation que peuvent en faire certaines personnes. Imaginons qu’un futur employeur un peu parano décide d’éplucher le web à la recherche d’informations me concernant… Que trouvera-t-il ? Si elle est persévérante, cette personne pourra connaitre mes opinions politiques par exemple. Non pas que j’en ai honte, loin de là, mais cela pourrait me porter préjudice dans certaines sphères… J’ai déjà eu à souffrir d’une mauvaise réputation professionnelle, à cause de ça, je n’ai plus jamais pu être technicien forestier… D’où mon questionnement.
Donc, j’en arrive à la conclusion suivante. Alors que le tout-numérique nous envahit, que nous nous servons d’outils de plus en plus interconnectés, la dispersion des informations personnelles est une réalité. On pourrait certes s’en décrier et hurler au loup, de même que l’on pourrait ne pas adhérer tout simplement à ces nouvelles technologies. Mais le fait est que nous en avons désormais besoin. Sachant cela, c’est à l’internaute, au citoyen, de faire attention à se qu’il écrit, à ce qu’il est, sur le web. Non pas pour dissimuler ou biaiser, mais pour au contraire être en accord avec lui-même. Cette révolution informatique arrivera peut-être à faire de nous des personnes un peu plus responsables, qui assument leurs paroles et leurs écrits. Des personnes plus vraies ?
En tout cas, on peut l’espérer.

samedi 12 avril 2008

Le Point Rouge de la Télé Libre

John-Paul Lepers, le zébulon de la Télé Libre a encore frappé avec son onzième opus du Point Rouge organisé au pied de la Tour Eiffel le lundi 7 avril. Le sujet en est, bien sur, les Jeux Olympiques.
Dans un débat citoyen les prochinois et les pro-tibétains s’affrontent sans vraiment arriver à dialoguer, à coup de slogans prédigérés et d’idées un peu formatées.
Du côté chinois, les classiques : On ne mélange pas la politique et le sport ; La chine est un pays libre ; Vous ne connaissez pas le Tibet ; Vous êtes manipulés. Etc…
Côté pro-Tibet idem ; Les manifs sont pacifiques et la répression sanglante ; Le Tibet est une entité muselée ; Etc…
En ce qui me concerne, je pense que les manifestations au Tibet sont l’expression d’une vieille rancune antichinoise ancrée depuis des dizaines d’années. Depuis que le gouvernement de Pékin a décidé de développer cette province éloignée en y envoyant force colons et travailleurs. Ces colons se sont approprié le pouvoir économique et ça le tibétain moyen ne le supporte pas et c’est un sentiment légitime. Il a été dit dans nos médias au tout début, que les émeutes visaient les commerçants Hans et les intérêts chinois. Mais le téléspectateur français ne retient que la répression policière et les moines tabassés. C’est humain comme réaction.
Comme l’a dit je ne sais plus quel journaliste, nous, occidentaux sommes un petit peu coincé dans notre vision du Tibet, l’image de Tintin et de petit Chan est forte dans nos esprit… Mais bon, il n’en reste pas moins que la Chine est un pays totalitaire ou les libertés sont bafouées et les médias manipulés. Un pays qui n’est pas digne de recevoir les JO.
Je retiendrais également le discourt de la dame chinoise en fin de reportage : Vous n’êtes jamais allez au Tibet, donc vous ne connaissez pas les problèmes. Si ? Vous y êtes allé ? Deux mois ? Ce n’est pas suffisant. Voilà, la discussion est donc close. Taisez-vous !
De même, avec le recul, je comprends la présence policière qui « encercle les débateurs », elle est là pour empêcher tous débordements… Je comprends ais-je dis, cela ne veut pas dire que je ne trouve pas cette présence excessive et inquiétante dans un pays comme le notre.
Voilà, merci encore à JPL pour ce débat citoyen. Longue vie à la Télé Libre !

Pour accéder au site de la Télé Libre et voir ce reportage, cliquez ICI.

dimanche 6 avril 2008

Farinet, le bandit au grand coeur. Par Giorgio de Chamonix

Parce que je l’aime bien je vous présente Giorgio.
Giorgio je l’ai connu sur la Télé Libre et j’ai tout de suite apprécié sa finesse, son humour et ses idées. Giorgio est un type comme on aimerait en rencontrer plus souvent. Un bon vivant, un révolutionnaire de la vie quotidienne, un bouffeur de vie. Mais Giorgio c'est aussi un esthète.
Pour preuve voici un reportage de sa facture sur le méconnu Farinet.
Joseph-Samuel Farinet (1845-1880), italien d’origine fut ce qu’on appelle un bandit romantique, un Robin des Bois des Montagnes, un libertaire, un faux-monnayeur bucolique, un marginal…
L’Histoire en a fait une légende, une icône Suisse du bon vin, de la bonne chaire et de la vie dans son sens le plus plein.
Mais Farinet c'est aussi une certaine image de la liberté, celle à laquelle on aspire tous. La liberté de penser, de vivre selon ses propres choix.
Comme moi, je crois que vous allez aimer ces deux personnages, et vous saurez dorénavant qu’il existe encore dans ce monde bien mal barré, un endroit où il est possible de rêver.




Pour en savoir plus sur Farinet voici un blog qui lui est entièrement consacré :
http://www.farinet.blogspot.com/

vendredi 4 avril 2008

Le discourt et les actes

Notre Glorieux Président élu s’est engagé à sortir le pays de la politique de la France-Afrique… Tout cela est bel et bon, mais c’est sans compter avec nos multinationales qui ont basés leur économie sur cette alliance depuis des décennies… Ce reportage de la Télé Libre nous démontre encore (s’il en était besoin) que les paroles sont une chose et les actes une autre.