Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


samedi 14 novembre 2009

Le sermon en la Chapelle

« On ne peut pas vouloir bénéficier des droits sans se sentir obligé par les devoirs. On ne peut pas vouloir bénéficier de la Sécurité Sociale, sans jamais se demander ce que l’on peut faire pour son pays. On ne peut pas vouloir bénéficier des allocations chômage, sans se sentir moralement obligé de tout faire pour retrouver du travail, parce que les allocations sont payés par le travail des autres. On ne peut pas, on ne pourra jamais, vouloir profiter de la gratuité des études,[…] et ne pas être assidu au cours et ne pas témoigner de la considération pour ses professeurs, et ne pas respecter les bâtiments qui vous accueillent. »

Vous les aurez reconnus, ces quelques mots sont tirés du dernier discours en date de l’autre tache, heu pardon de Nicolas Sarkozy, prononcé ce jeudi à la Chapelle en Vercors.

Un discours, un prêche devrais-je dire plutôt. Enoncer ce qu’il convient de faire au quotidien c’est en effet plus dans l’ordre du sermon dominical que du discours politique en soutien aux agriculteurs…
Ceux-ci ont du trouver tout bizarre de se retrouver en train d’écouter la sainte parole présidentielle, alors qu’ils étaient probablement venus dans l’espoir que leurs problèmes soient évoqués… Pas de bol ils ont eut droit à un sermon du chanoine sur les droits et devoirs du français moyen. Pour les aides aux agriculteurs, il faudra repasser…

Donc, pour Sa Sainteté Nicolas 1er, point n’est besoin de soutenir nos chers paysans, ce qui compte actuellement c’est de rappeler les fondamentaux de la doxa nationaliste, et tant pis si pour le coup on prend quelques libertés avec les sens profond de choses. L’heure n’est plus à l’étude du fond, mais bel et bien au rabâchage et à la séduction de l’aile la plus extrême de l’électorat de base.

Paraphrasant pour le coup J.F Kennedy, Sarkozy nous assène ses vérités et distribue alors les bons et les mauvais points. Selon lui, il y aurait d’un côté les bons Français, les vertueux respectueux des droits et devoir que leur incombe leur nationalité, et de l’autre les mauvais, ceux qui ne respectent rien ni personne.

D’un côté ceux qui se lèvent tôt pour gagner plus, ceux qui ne refusent pas le débat sur l’identité nationale, ceux qui acceptent de jouer le jeu d’une économie libérée (sic !), ceux qui ne refusent pas de regarder en face les réalités de notre « civilisation » française et catholique.
Et de l’autre, ceux qui considèrent que la vérité se trouve ailleurs que dans ces préceptes, ceux qui pensent que la solidarité est la meilleure façon de vivre ensemble, ceux qui croient que celui qui a doit partager avec celui qui n’a pas.

En clair, il y a ceux qui votent à droite, et ceux qui votent à gauche.
Il y a ceux qui travaillent, et les chômeurs.
Il y a ceux qui peuvent se payer de bonnes écoles, et ceux qui ne peuvent pas.
Il y a les riches, et il y a les pauvres…

Sous prétexte de vouloir réunir notre nation, Nicolas Sarkozy est en train de la détruire en partageant son peuple en deux.

Voilà qui risque de plaire à François Bayrou. D'ailleurs on ne l'entend plus trop en ce moment... Aurait-il enfin réalisé la vacuité de ses opinions ?

vendredi 13 novembre 2009

De la tiédeur des mots

Figurez-vous chers lecteurs qu’alors que je commentais ce matin le billet du sieur Nicolas, number ouane de son état, un billet assez bien foutu au demeurant, ne voilà-t-y pas que le bras séculier du taulier me tombe sur le râble.

Deux fois.

La première suite à un commentaire où j’avais l’outrecuidance de qualifier l’espèce de taré psychopathe qui nous gouverne de « gnome »… Pour Nicolas, les attaques sur le physique des personnes porteraient le discrédit sur le combat que nous sommes sensé mener.

Ma réponse à sa mise en garde fut la suivante :

Ça discrédite rien du tout ! Mais si ça te fait plaisir de le penser… Nous dirons donc « personne de petite taille à l’allure repoussante ».

Aussitôt, comme je m’en suis douté à postériori, mon commentaire fut impitoyablement censuré. C’est là le bras séculier auquel je faisais allusion au début.

Entendons-nous bien, que Nicolas me censure c’est bien là son droit le plus strict, et je n’ai rien à dire là-dessus. Il est maître chez lui comme je suis maître chez moi.

Donc, qu’il me censure pour un bon mot, ça le regarde, mais c’est la raison invoquée qui me semble discutable.

En quoi le fait d’utiliser la raillerie pour accompagner une critique rendrait-elle celle-ci moins vraie ou moins utile ?

Là, franchement ça me dépasse…

C’est comme si un député demandait aux futurs gagnants du prix Goncourt de bien vouloir châtier leur langage et d’éviter de critiquer notre beau pays… Ah, merde ! C’est déjà fait.

Alors, sachez chers lecteurs, qu’ici vous aurez le droit de qualifier Nicolas Sarkozy de nain. Vous aurez également le droit de le traiter de facho où de tout autre qualificatif que vous jugerez approprier.

Car en ce qui me concerne, il est hors de question que je montre un quelconque respect pour sa personne, sa fonction, ou pour toute autre engeance qui le sert. Le débat gentillet du temps où j’étais au lycée, le respect dû à la fonction, tout ça, c’est fini. Le respect est quelque chose qui s’acquière et se perd, et tous ces types ont perdu le mien depuis bien longtemps.

Je soupçonne d’ailleurs que ce sont justement les politesses de langage, les guillemets imposés par je ne sais quelle attitude « politiquement correcte » qui font que les choses n’avancent peut-être pas aussi vite dans ce pays… La tiédeur et la pétoche érigée en système de langage ne peuvent que masquer les véritables opinions, et c’est bien à ça que ce blog doit servir. A proclamer son opinion.

Donc allez-y, lâchez-vous. Utilisez les mots que vous voulez pour critiquer et participer à la destruction de cette droite qui vous donne envie de vomir. Ce n’est pas ici qu’on vous en empêchera !

En plus, dernier avantage mais non des moindres, c’est que ça fait du bien !

Les « terroristes » de Tarnac toujours inculpés

Hier, comme vous l’avez pu constater, c’était relâche ludique chez le Gwen.
J’en ai profité pour m’amuser et bien bouffer, certes, mais aussi pour réfléchir sur toute autre chose que la situation politique de notre pays.
Mais bon, ça je vous en parlerais plus tard. Permettez-moi de garder encore quelque temps le secret sur mon Grand Projet, car s’il arrivait par malheur qu’il ne se réalisât point, j’aurais l’air d’un con.

En fin de journée, alors que je réalisais non sans honte que je n’avais pas mis à jour ma petite rubrique latérale « l’an dernier à la même date… », je me suis rendu compte qu’hier était une triste date anniversaire…
D’ailleurs, puisqu’on en parle, est-ce que au moins vous vous en servez de cette rubrique, hein ? Est-ce que vous avez le réflexe de jeter un œil dessus ? Non mais, si ce n’est pas le cas, il faut me le dire, et je l’enlève… Mais bon, revenons à nos moutons.

En effet, cela fait un an et deux jours que la foudre c’est abattue sur le petit village de Tarnac éclairant de son blanc éclairage une petite troupe d’épiciers, qui pour le coup devinrent aux yeux du monde de sinistres terroristes à la solde de l’ultragauche, version mouvance anarcho-autonome.
Un an et deux jours plus tard, tous les interpellés ont été relâchés, mais restent mis en examen pour association de malfaiteurs à visées terroristes.

Et chose paradoxale s’il en est, c’est TF1 qui en cette date anniversaire relance le débat sur cette gigantesque manipulation policière en diffusant un reportage qui met en avant les nombreux dysfonctionnements qui entachèrent l’enquête. Paradoxale, car on se souviendra sans doute que la chaîne sarkozyste s’était, à l’époque, fait le chantre de la lutte contre la dérive gauchiste… Tout cela est résumé dans cet article d’@rrêt sur image, avec les vidéos qui vont bien.

Un an plus tard donc, je me dis deux choses.

La première est que TF1 n’a décidément aucune déontologie. Mais ça on le savait peut-être déjà… Et la seconde est que si je m’en réfère à mon expérience de la Sarkoland, je me dis que parmi toutes les méthodes de diversions utilisées depuis l’avènement du Nain (appelé aussi le Jour de la Honte), celle qui consistait à diaboliser la seule opposition crédible au capitalisme en peine crise financière n’a pas été complètement valorisée…
Je veux dire par là que d’ici les prochaines élections présidentielles, il ne serait pas étonnant que nous soyons de nouveau confrontés à ce genre de manipulation.
A moins que la droite au pouvoir ne décide plutôt de ne rien faire et même de favoriser l’émergence d’une gauche radicale, histoire de fragiliser encore plus la « gauche gouvernementale ».

L’avenir nous le dira.

jeudi 12 novembre 2009

Je voulais ne rien vous dire…

Ben oui, c’est comme ça, aujourd’hui je n’ai rien à dire.

Ou plutôt je n’ai plus le temps de dire quelques chose, ce qui en revient au même pour vous.
La faute en est à plein de choses aussi différentes qu’une longue réflexion autour du thème du communisme très tôt le matin. Pour voir ça, vous n’aurez qu’à vous rendre sur le fil situé trois articles plus bas.



Suivie d’une petite séance de ciné avec Hellboy 2. (Bien sympa comme film !)

Quelques petits rounds de baston avec Jericho pendant une petite coupure internet… (Ce jeu est DÉMENT !)








Bref, j’ai été un peu occupé.


En plus, là maintenant, je viens de lancer la cuisson d’un rôti de dinde que j’ai l’intention d’accompagner des quelques rosevales. Donc, il me falloir me lancer dans une séance d’épluchage…

Comme vous pouvez le voir, ce fut donc une matinée sans grand intérêt pour vous, mais pourtant bien remplie en ce qui me concerne. Je n’ai pas vu le temps passer dis-donc ! Du coup ben… je vous raconte ma vie histoire de passer le temps… Pathétique non ?

Bon, allez ! Caresse aux enfants et bise au chien !

mercredi 11 novembre 2009

Les délires d’Eric Raoult, ou la montée d’un fascisme ordinaire

J’avais plus ou moins décidé de faire l’impasse sur le sujet tant l’affaire me paraissait ridicule, comme ça au premier coup d’œil, et puis… Finalement non.
En fait, c’est en lisant ce matin l’article d'Humeurs de Gauche sur le sujet, que je me suis dit qu’il fallait que je participe moi aussi au tollé, et même que j’en rajoute une couche si besoin était.

Je veux parler bien sûr de cette déclaration immonde d’Éric Raoult, député de la Seine-Saint-Denis et accessoirement diplômé de l’Institut Français de Presse.

Pour ce qui est du rappel des faits, reportez-vous au texte de GdC. Comme ça, moi ça me fait gagner du temps, et en plus je doute de pouvoir faire mieux…
Donc, pour monsieur Raoult, les écrivains récompensés (ici Marie Ddiaye), devraient s’en tenir à ce qu’il appelle « un devoir de réserve » et éviter de critiquer son propre pays dans les médias… Le texte exact de sa protestation auprès du ministre de la culture étant :

« Monsieur Éric Raoult attire l’attention de M. le ministre de la Culture et de la Communication sur le devoir de réserve, dû aux lauréats du Prix Goncourt.
En effet, ce prix qui est le prix littéraire français le plus prestigieux est regardé en France, mais aussi dans le monde, par de nombreux auteurs et amateurs de la littérature française.
A ce titre, le message délivré par les lauréats se doit de respecter la cohésion nationale et l’image de notre pays. »
« Le droit d’expression ne peut pas devenir un droit à l’insulte »

Il y aurait énormément à dire en reprenant point par point la déclaration de ce monsieur, notamment en ce qui concerne le devoir de réserve qui n’a aucune réelle existence juridique dans notre pays pour les civils. Mais une analyse de texte serait déjà trop d’honneur pour de tels propos.
On pourrait d’ailleurs aussi traiter par le dédain une telle demande et ne lui apporter aucune attention… Le ridicule ne méritant pas le temps qu’on perd à le dénoncer.

Pour ma part, je pense que ce que monsieur Raoult à déclarer est certes ridicule et complètement déplacé, mais aussi très grave.
C’est très grave car c’est la parfaite expression du totalitarisme intellectuel. Et le fait que cette opinion soit émise par un type qui a fait des études de journalisme me laisse perplexe…

A mon sens, il ne faut pas prendre à la légère de tels propos et y voir un énième coup de sonde à destination de l’opinion public. En effet, le gouvernement de Sarkozy nous a habitués depuis son avènement à ce genre de pratique qui consiste à balancer une bonne grosse bombe médiatique histoire de voir comment le peuple réagit. Si la réaction est trop forte, on recule aussitôt. Si le message passe, on va plus avant… C’est classique depuis 2007, et en plus ça marche.

Donc, je pense qu’il ne s’agit pas là des délires mégalomaniaques d’un gros nul comme le dit GdC, mais bel et bien d’une tentative de corruption d’une de nos valeurs les plus sacrées. A savoir la liberté d’expression.

Si nous laissons passer une telle chose, vous verrez que la suite ne tardera pas à nous tomber sur la gueule. A commencer par nous, blogueurs et commentateurs de la vie politique de notre pays.

Ce genre de déclaration, ce n’est ni plus ni moins que du fascisme. C’est l’expression d’un désir de voir se taire toute forme de contestation au profit d’une pensée unique. Et si vous ramenez les propos de monsieur Raoult dans le contexte du débat sur l’identité nationale actuellement en cours, ils prennent alors tout leur sens… Ils nous dessinent une France merveilleusement unanime derrière son chef. Une France aseptisée. Une France fasciste.

Et en ce qui me concerne, une France morte.

Alors, quitte à me mettre en délicatesse avec la loi, je vais rajouter une couche par rapport à ce que disait mon collègue : Éric Raoult n’est pas un gros nul, c’est un gros fasciste nul.

mardi 10 novembre 2009

Font chier…

Salut tout le monde ! Comment ça va aujourd’hui ? Moi ça va bien merci… Enfin, autant que l’on puisse aller bien quand on a un peton récalcitrant et qu’aujourd’hui c’est le jour des courses.

Ah lala le jour des courses… C’est que c’est tout une affaire ce truc là !
La concordance entre deux situations, à savoir le fait de ne pas avoir de voiture et d’avoir une cheville qui me pourrit la vie, fait que des journées comme celles-ci sont comment dire… particulières. Elles ponctuent ma semaine d’une épreuve nécessaire mais douloureuse, qui me fout en l’air pendant au moins quarante-huit heures après me l’être imposée…
Mais bon, il faut bien remplir le frigo et faire le plein de tabac… Bref, c’est bien de survie dont il s’agit, et c’est bien pour ça que je m’impose cette corvée.

Donc, tout à l’heure je vais aller prendre l’air et passer chez mon débitant de tabac attitré. Et là, je sais déjà que je vais avoir la désagréable obligation de devoir payer mes clopes et mon tabac à pipe un peu plus cher que la dernière fois… Et ça me fait chier. Je dirais même plus, ça me fait chier grave.

Ca me fait chier car comme tout bon adict je ne vais pas pour autant baisser ma consommation et donc le manque à gagner se répercutera sur un budget hautement plus élastique. A savoir la bouffe.
Bref, cette augmentation ne contribuera pas à ma bonne santé, mais elle augmentera ma pauvreté. C’est tout.
Hier, alors que je pensais à ça, je me disais qu’en fait le budget tabac était comme les frais fixes dans une entreprise… Comme le loyer ou bien l’électricité. Des frais qui, quoiqu’on fasse, seront de toute façon à acquitter. Des trucs du genre obligatoires…

Donc, la question que je me pose est celle-ci. Si je n’ai pas l’intention de baisser ma consommation, qui est déjà bien moindre qu’il y a quelques années, et encore moins envie d’arrêter de fumer, à qui donc cette augmentation est-elle sensée s’adresser ? Je veux dire, que dois-je comprendre du message que le gouvernement m’envoie ?

Il m’en veut personnellement ou bien ? C’est mon fric qui l’intéresse ? Le fric d’un éréssiste handicapé ? C’est pas très joli vous en conviendrez…

Alors j’entends de-ci delà les ayatollahs de la « bonne santé » hurler que ce n’est pas assez. Qu’il faudrait une augmentation de 10% tous les ans histoire de transformer le tabac en une denrée si rare et si chère que les gens ne pourraient qu’y renoncer… Mon cul oui !

Cette fois-ci encore, je vais donc m’acheter mon tabac au prix qu’ils m’en demanderont… Cette fois-ci encore. Mais je tiens à dire que cela ne va pas durer encore très longtemps. Bientôt je me tournerais vers d’autres sources d’approvisionnement, forcément illicites, et ça mes amis, ce ne sera pas de ma faute. Ce sera celle de l’état et de ces foutus intégristes du bien être, ces empêcheurs de fumer tranquille.
Tiens, d’ailleurs je vais de ce pas me renseigner sur les trajets Nice-Vintimille. Trois quart d’heure pour y aller, idem pour en revenir, ça vaut certainement le coup de faire le trajet une fois par mois pour ne plus enrichir l’état avec mes maigres pépettes !

Tiens, je vous remets en lien un article, " Tabac : De la prévention à la ségrégation " que j’avais écrit l’année dernière sur le sujet.

Allez ! Bonne journée quand même !

lundi 9 novembre 2009

Non, le communisme n’est pas mort le 9 novembre 1989 !

Bon, aujourd’hui vous n’allez pas y couper, vous entendrez forcément parler de l’anniversaire du jour, à savoir la chute du mur de Berlin. C’était il y a vingt ans…

Contrairement à la plupart des gens (en tous cas d’après ce que disent les médias), je ne me rappelle pas précisément ce que je faisais ce jour-là… J’étais à l’armée, ça je m’en souviens, mais pour le reste… Ah si ! Je me rappelle de Christine Okrent à la télé qui faisait son reportage en direct de là-bas. Elle nous montrait la joie des allemands de Berlin-Est traversant les check points, se précipitant sur les magasins, s’émerveillant devant les étalages… Forcément, lorsqu’on voit ce genre de chose, on ne peut qu’être content pour eux… Et c’est ce que j’étais à l’époque, content pour eux. D’ailleurs, lorsqu’un mur tombe, on ne peut qu’être content. Enfin en principe…

Vingt ans après, mon regard sur cet événement planétaire a changé.

Oh bien sûr, je suis toujours ravi que le régime d’Honecker soit tombé. Un régime où la seule façon que l’on ait trouvé pour soutenir une idéologie soit la coercition est selon moi de par sa nature même à abattre. Comme le mur destiné à empêcher de fuir ce régime d’ailleurs…

Pour le reste, je me dis que si l’on regarde d’un peu plus prêt les dégâts causés par la chute de ce foutu mur… Il n’y a pas forcément de quoi se réjouir.
En 1989, tout un chacun proclamait haut et fort que la chute du mur annonçait celle du communisme. Pour les libéraux, s’en était fait de l’ennemi à abattre. Les méchants avaient perdu et la liberté allait enfin pouvoir éclairer de ses rayons ardents les recoins les plus obscures de cet Est si longtemps honni. La liberté… Il s’agissait de celle du marché bien sûr, mais ça les habitants de l’Allemagne de l’Est ne s’en doutaient pas. Eux, ce qu‘ils voyaient c’est qu’ils allaient être enfin débarrassés de l’immonde Stasi, et qu’ils allaient pouvoir se payer des Mercedes à la place de leurs Trabans.
Vingt ans plus tard, il n’y a plus de Stasi, mais pour se payer des Mercedes, les ostis courent toujours.

A l’époque déjà, la propagande libérale faisait son œuvre dans les esprits en proclamant la mort du communisme. Sauf que le communisme n’est pas mort, loin de là. Et heureusement d’ailleurs. C’est un régime pourri qui est mort, et non-pas l’idéologie qu’il prétendait soutenir. Ce sont deux choses différentes et il convient de bien se le rappeler. C’est comme si vous me disiez que puisque le Général Pinochet est tombé, cela démontre que le libéralisme est mort… Ca n’a rien à voir. Et d’ailleurs cet amalgame facile est encore dans les esprits de pas mal de gens… Tenez, ce matin encore j’ai entendu ce crétin de Pierre Moscovici dire que le communisme était bel et bien mort ce jour-là… Comme quoi, la désinformation peut être efficace, même vingt ans après.

Donc, le communisme n’est pas mort, et ça mes amis (enfin ceux qu’il va me rester à la fin de cet article) il va falloir que vous vous y fassiez. Ce n’est pas parce que ces tentatives d’application ont échouées, que le modèle n’a pas de sens.

Et je dirais même plus, étant donné ce que nous vivons en ce moment, à l’instar de ce que les ex-allemands de l’est vivent depuis la réunification, je crois sincèrement qu’il est de nouveau temps de remettre l’ouvrage sur le métier, si vous voyez ce que je veux dire…

Parce que parlons-en de la réunification ! Il n’y a pas eu réunification, mais absorption, digestion au détriment des allemands de l’est. Sans tenir compte ni de leurs opinions, ni de leur mode de vie. Ces gens là voulaient sans doute la liberté, mais pas forcément la fin de l’expérience collectiviste… Ce qu’ils voulaient c’était un état où ils auraient pu vivre comme avant, mais sans la Stasi et sans le mur. Le libéralisme leur a été imposé avec son cortège de malheurs et de laisser pour compte, et nombreux sont ceux qui, vingt ans après, regrette un peu le bon vieux temps…

Pour ma part, je ne désespère pas qu’un jour prochain nous en arrivions à créer quelque chose de bien sur ce modèle là… Quelque chose de bien pour tout le monde. Quelque chose qui tiendrait compte des erreurs du passé et qui apporterait un peu d’égalité sociale dans ce monde de brute…
Et puis je ne sais pas… Il aurait quand même de la gueule notre drapeau s’il ressemblait à ça !


Ah oui ! Pour finir je voudrais quand même qu’on se rappelle que des murs il en existe encore, et pas des moindres. Et comme de par hasard, la plupart sont des créations de pays « démocratiques »… Cherchez l’erreur.
Voici une petite piqure de rappel, au cas où…


Nouveaux Murs "défensifs"
par belair