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Je voulais vous dire…
Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!
Comment peut-on se prénommer Gwendal, être né à Montréal-Québec, et avoir un père breton et une mère pied-noir ?Voilà la question à laquelle j’ai du répondre durant toute mon enfance, et ce à chaque fois qu’il fallait se présenter devant la classe aux rentrées scolaires. Encore aujourd’hui, lorsque quelqu’un a la curiosité de jeter un œil sur mon CV, j’y ai droit.Bien sûr, je pourrais mentir et dire que mon père avait été consul de France à Montréal… Mais cela serait faux. Mon papa à moi il est ébéniste, et je suis plutôt fier de ça. En plus je n’aime pas mentir, ce n’est pas pratique comme attitude…Alors, dans ces cas-là, je dis la vérité. Je dis que j’ai été adopté au Canada parce qu’à l’époque il n’y avait pas assez d’enfants abandonnés en France.Quand j’étais gamin, ce genre de réponse m’attirait tout de suite de la sympathie et un flot continu d’autres questions. Maintenant que je suis adulte ( ?), j’ai plutôt droit à un regard compatissant, voire quelquefois gêné.Bon, j’ai l’habitude maintenant, et je sais comment désamorcer ce genre de situation. Une boutade et un sourire, et on passe à autre chose. Mais le fait est que dans l’esprit de mon interlocuteur, cette révélation a souvent un effet déstabilisant. Un peu comme si je devenais un être à part, bizarroïde. Je devine derrière ces sourires et ces regards curieux d’adultes, les mêmes questions dont m’abreuvaient jadis les enfants. A la différence que les adultes eux, n’osent plus me les poser…Mais bon, je les connais par cœur ces questions. Elles pourraient d’ailleurs se résumer en une seule : Qu’est-ce que ça fait d’être adopté ?Bien sûr, je sais bien que derrière cette question, il s’agit du propre questionnement de mon interlocuteur… On en est tout là. Qui suis-je, où vais-je, et cetera. C’est bien le propre de l’homme que de s’interroger sur lui-même, et les enfants adoptés ne se posent pas plus de questions que les autres. Ils se les posent différemment, c’est tout.
Au cœur de ce questionnement il existe une constante qui est l’incertitude. L’incertitude de ses origines pour les adoptés sous X, et l’incertitude tout court pour les enfants naturels.Vous voyez de quoi je veux parler ? Est-ce que je suis bien le fils de mon père ? N’y a-t-il pas eut d’échange de berceau à la maternité ? Toute ma vie n’est-elle pas un monstrueux mensonge ? Peut-être que je suis le fils d’un roi et d’une reine qui viendront me chercher un jour ?Tous les enfants se sont posés un jour ce genre de question, et la littérature regorge d’histoire de ce type. La grande différence avec les adoptés, c’est que pour eux la question est connue. Elle est posée sur la table et non-pas dissimulée sous une façade de culpabilité.Si je vous parle de ça, c’est parce qu’hier, mercredi, on a appris que l’état ne s’opposerait pas à une décision de justice remettant en cause les règles fondamentales du droit au secret qui régissent l’accouchement sous X. En effet, un tribunal a accordé aux grands-parents biologiques supposés d’une petite fille, le droit de faire faire des tests en reconnaissance de filiation dans le but de faire valoir leur autorité. Bon l’histoire est un peu plus compliquée, comme dans la plupart de ces histoires, mais le fait est que la jurisprudence vient d’ouvrir une sacrée brèche dans la tradition.Car la possibilité que notre société offre à une mère d’abandonner son enfant au soin de la collectivité sans qu’il ne lui soit demandé aucune justification date de l’antiquité. Elle est aussi ancienne que notre civilisation. Elle permet à la fois de soutenir la vie à venir de l’enfant. Mais également autorise, en coupant par la loi le lien qui unit l’enfant à sa mère, cette dernière à continuer sa vie. Une vie débarrassée de la responsabilité qu’incombe l’éducation d’un enfant. Une vie débarrassée de la culpabilité face à la société.Nombreuses sont celles qui ont recours à cette « amnistie ». Victimes de viol, mères trop pauvres, ce dispositif relève à mes yeux de la bonne et juste tradition.
Et c’est cette bonne et juste tradition que ce jugement risque de remettre en cause. Il est soutenu par un lobbying important mené par des associations diverses d’enfants adoptés qui luttent depuis des années pour supprimer l’accouchement sous X des tables de la loi. Ces groupuscules aux idéaux confus mais cependant clairement d’inspiration protestante anglo-saxonne considèrent que le lien du sang prévaut sur celui de la famille d’accueil. Quelque soit la vie de l’enfant ou bien celle des parents.Encore une fois, j’y vois une intrusion de la pensée néolibérale au sein de notre structure de fonctionnement issu de la tradition catholique et romaine.Je sais, il s’agit là encore de mon cheval de bataille qui (re)pointe le bout de son museau… mais que voulez-vous, plus j’y réfléchis, plus je pense que ma théorie tient la route.En ce qui me concerne (puisque je suis concerné), je considère qu’il ne faut pas revenir sur cette tradition de l’abandon anonyme. Cela va peut-être vous paraitre paradoxal, mais je pense que même s’il est bon que l’enfant, puis plus tard l’adulte, se pose tout un tas de questions, il n’est pas forcément utile qu’on lui apporte des réponses.Tous les enfants doutent un jour dans leur vie. Tous. Et comme je l’ai dit plus haut, les adoptés ont l’avantage de pouvoir douter en toute légitimité. Cependant, même s’il est normal et probablement également sain de douter, savoir la vérité peut parfois faire plus de mal que de bien.Je conçois que d’autres comme moi, n’arrivent pas à vivre correctement leur vie sans avoir de réponses à leurs questions. J’ai été comme ça moi aussi. Mais finalement je crois que ce n’est pas cela qui est important.Ce qui est important, ce n’est pas ce qu’on aurait pu être si l’on n’avait pas été abandonné. Ce qui est important c’est ce que nous sommes. Là, maintenant.
Bon, avant même que de commencer ma petite prose du jour, dont entre parenthèse je ne sais encore pas de quoi elle causera, je tiens à vous signaler un excellent reportage à voir sur France 3 ce soir à 23h00. Oui, je sais c’est tard, mais croyez-moi ça vaut le coup. Il s’agit de la troisième et dernière partie de « La mise à mort du travail » diffusé lundi soir. Un documentaire fascinant sur le monde de l’entreprise, la déshumanisation et la manipulation des relations entres managers et « collaborateurs ». Bref, un doc édifiant. J’y reviendrais certainement dès que j’aurais un lien pour vous le faire découvrir…Sinon, et bien je voudrais vous causer (ça y-est j’ai trouvé) de la petite démonstration d’électoralisme de notre PGE hier. PGE, je le rappelle pour les nouveaux, c’est notre Président Glorieusement Élu.Alors comme ça, il semblerait qu’il soit beaucoup plus aisé de sortir des pépettes pour une certaine catégorie de personnes, mais beaucoup plus compliqué pour d’autres.1,65 milliard d’euros en prêts, allègement fiscaux et faveurs diverses pour les agriculteurs et rien que pour eux !Lorsque ce sont les profs qui défilent dans la rue pour réclamer des sous, la réponse du gouvernement c’est quedalle et des licenciements en prime. Mais lorsque ce sont les agriculteurs… C’est une autre paire de manche ! On s’aplatit, on fouille le fond de ses poches !Bon, ne soyons pas dupe. Il s’agit bien évidemment de mesures destinées à apaiser un électorat récalcitrant, qui a parfaitement conscience du pouvoir qu’il représente et qui s’en sert.Hier, nous parlions d’un désamour croissant chez les électeurs sarkozystes et de la campagne de reconquête entreprise pour les ramener dans le droit chemin… Grande discussion sur l’identité nationale, et maintenant un geste, un gros geste, envers l’électorat de base de la droite. La machine est en marche ! Et tout ça, avec nos sous bien sûr…Pour vous en convaincre voici ce que l’autre empafé disait hier :«La terre fait partie de l’identité nationale. Et l’identité nationale est constituée, notamment, du rapport des Français à la terre. » Ou encore «L'agriculteur est un producteur, un entrepreneur. Pas un jardinier.»
Alors, je ne sais pas encore si cela va marcher ou pas. Ce que je sais par contre, c’est que les libéraux là-bas à Bruxelles, risquent de ne pas apprécier ces financements et vont hurler à la concurrence déloyale. De même, je doute fortement que ces faveurs grandioses profitent réellement au petit paysan en difficulté, mais permettent surtout de continuer à engraisser les céréaliers et les grands groupes de l’agroalimentaire.Ça mes amis, ça s’appelle de l’électoralisme. Et l’électoralisme se balade toujours avec son pote le populisme et sa copine la démagogie. Et ce qui me navre plus tout, c’est que dans la plupart des cas, ce genre de mariage à trois fonctionne dans la plupart des cas...Je suis bien conscient des difficultés que les agriculteurs rencontrent (n’oubliez pas que j’ai une formation agricole), et j’en ai d’ailleurs déjà parlé ici. Mais ces difficultés ne seront aucunement écartées par l’ajout d’un milliard ni même de deux ou trois. Ce qui ruine nos paysans, ce sont ces grosses firmes qui imposent leur loi. Ce sont ces intermédiaires et ces distributeurs qui en faisant jouer la concurrence déloyale de la mondialisation fixent des prix artificiellement bas.Et de ça notre PGE n’en n’a bien évidemment pas parlé. Ni même d’ailleurs de l’agriculture bio… Un oubli sans doute.
Qu’est ce que ça veut dire d’être français ? Voilà le sujet qu’Eric Besson, Sinistre de la Déportation et de la Honte Nationale, vient de poser sur la table comme une offrande au bon peuple.Quelques jours après avoir expulsé des clandestins dans une zone de guerre, vous avouerez que la question pourrait se poser en effet… De même, à quelques semaines des élections régionales, ce genre de questionnement bien réac et aux relents pétainistes ne peut que plaire à la frange la plus extrême de son électorat.Cette même frange que l’on disait morte, absorbée et digérée par l’UMP, mais qui à l’image d’une vielle carcasse puante bouge encore et le fera peut-être toujours.Nous sommes à mi-mandat, et le moins que l’on puisse dire est que la popularité de ce gouvernement et de son Président Glorieusement Elu, est au plus bas. Nombreux sont ses électeurs qui regrettent amèrement d’avoir glissé le nom de Sarkozy dans l’urne, et notamment ceux de l’engeance dont je viens de parler.Donc, sonnez clairons et résonnez trompettes, le Nain passe à l’offensive et envoie son Noir Emissaire guerroyer sur les terres du nationalisme, histoire de voir ce qu’il y aurait encore à grappiller.
A grands coups d’amalgames bien glauques voilà le Besson qui nous annonce dans une même interview qu’il est contre la burqa, mais également pour faire chanter la Marseillaise à nos gosses. Rien à voir me direz-vous, parce que vous êtes des personnes sensées, mais je vous garantis que dans l’esprit de beaucoup, les deux choses misent l’une à côté de l’autres peuvent parfaitement aller ensemble.Sauf que les deux ne vont pas ensemble. Je suis contre le port de la burqa, mais cela n’a rien à voir avec un quelconque sentiment « d’identité nationale ». Ça a à voir avec le respect des femmes et avec mon entier et farouche sentiment laïcard ! Point barre.Mais bon, le mélange est propre à séduire les esprits les plus simples, et je gage que malheureusement il risque de plaire à pas mal de monde…D’ailleurs si je ne m’abuse, n’était-ce pas Ségolène Royal qui maniait lors de la campagne présidentielle les mêmes concepts puants ? Il me semble bien…Entendons-nous bien, j’aime mon pays et peut-être un peu plus qu’un autre, mais je refuse d’entrer dans ce jeu qui consiste à dire pourquoi et surtout comment je dois l’aimer.Commencer à discuter du pourquoi et surtout du comment, c’est commencer à définir des bonnes et des mauvaises raisons d’aimer son pays. Et ça, mes amis, ça nous conduit directement au nationalisme d’état.Autant je considère qu’il est bon que chaque enfant connaisse les paroles et l’air de notre hymne nationale, autant je considère qu’il est douteux que ces mêmes enfants soient obligés de la chanter de façon cérémonielle. Les cérémonies justement… Il faut toujours s’en méfier. Elles ont la séduction d’un consensus rituel, mais elles n’ont aucun sens si elles sont imposées. Elles deviennent alors ni plus ni moins que de la propagande.Après la lettre de Guy Moquet voilà donc qu’on veut nous imposer ça ! Et pourquoi pas le salut au drapeau en entrant dans la classe pendant qu’on y est ?Trublyonne publiait il y a peu qu’elle avait honte d’être française, et moi-même cela m’arrive de temps en temps aussi, hélas… Mais la honte qu’est-ce donc si ce n’est l’expression d’une déception face à une attente ? Pour avoir honte de quelque-chose il faut d’abord l’aimer. Et j’aime mon pays, ou du moins j’aime une certaine vision de mon pays. Une vision utopique, diront certains esprits chagrins, mais je m’en tape.
Bon, j’ai encore du U2 dans les oreilles, mais quand même, à un moment il faut bien que je me remette à bosser…Vous avez vu un peu la belle leçon de démocratie que la Tunisie vient de nous donner ? Hein ? C’est pas beau ça ?89,62% ! Rien que ça ! L’élection de Chirac avec ses 81,21% récoltés en 2002, fait office de ballotage à côté d’un tel score !Ah lala… Ces temps-ci, je trouve que le mot démocratie perd un peu de son sens. Non ? Vous ne trouvez pas vous ?C’est vrai quoi, on nous impose un rejeton de nain de jardin comme patron de la plus grosse pompe à fric de l’IDF sous prétexte que le jeune homme est un élu du peuple. On nous fabrique des réformes à la con sous prétexte que 53% des français se sont un jour fait enfler par des promesses illusoires. Bref, je trouve que le prétexte démocratique commence sérieusement à devenir… Comment dire… Fallacieux. Oui, c’est ça : Fallacieux.Hier soir le Figaro titrait « Ben Ali, une élection aux allures de plébiscite ». Bon ok, ce matin ils ont changé un peu le titre en « Ben Ali réélu sans surprise à la tête de la Tunisie ». Surement que quelqu’un aura susurré à l’oreille du rédac-chef que ça faisait un peu trop lèche-fondement…Mais bon, le fait est là, hormis pour les gauchistes invétérés la Tunisie est un modèle de démocratie et son chef suprême depuis 22 ans est un exemple de bonne gouvernance.
Perso, ça fait déjà un bout de temps que je considère que le libéralisme économique est créateur de dictature. Ou du moins, qu’en son nom de nombreuses relations internationales sont entachées d’hypocrisie et que les basses considérations financières favorisent l’émergence et le maintien des dictatures…Mais là, en lisant cet article du très médiatique Antoine Sfeir, je me rends compte que les seules considérations mercantiles ne suffisant pas à expliquer l’extrême tolérance que notre gouvernement entretien avec la Tunisie. Rendez-vous compte, un régime aussi encadré (le mot est faible), serait une garantie contre l’intégrisme religieux ! Rien que ça !Concrètement, mieux vaut avoir un dictateur à nos portes plutôt qu’un barbu islamiste.Lisez- le cette article, vos verrez que le discours est confondant de justifications envers le régime de Ben Ali sous prétexte que…Encore un prétexte. Toujours des prétextes. Ça me gonfle les prétextes !Il ne s’agit pas de choisir entre un dictateur OU un barbu, mais il s’agit de dire merde au deux ! Bordel !Déjà que je ne pouvais supporter le « pragmatisme économique », voilà qu’on nous sort une nouveauté, le « pragmatisme idéologique ». On se croirait de retour à la fameuse époque de la guerre froide, où l’on favorisait des dictatures comme rempart contre le communisme !Il n’en reste pas moins que quelque soit le pragmatisme, la Tunisie reste une dictature et Ben Ali un dictateur « élu », mais un dictateur quand-même.Alors vous m’excuserez, mais en ce moment la démocratie… Je trouve qu’elle à bon dos !
Message express, juste pour vous dire que depuis que je me suis réveillé je suis comme un môme… Pourquoi, et bien parce que depuis ce matin, je me gave avec le concert en direct du stade de Rose Bowl à Pasadena (Californie) sur YouTube de U2 ! Je me gave, je kiffe grave, je m’éclate comme une bête sur mon fauteuil avec mon casque sur les oreilles et le son à donf…Alors si vous êtes réveillé à c’t’heure, bande de feignasses, même si le concert vient de finir, foncer sur le site mis en lien et profitez de la rediff !Putain qu’c’est bon !
Ce matin je me suis levé avec une furieuse envie de ne rien faire. Une bonne grosse envie de glander propre à tout samedi qui se respecte.Et puis, alors que je parcourais la blogosphère à la recherche d’un truc que j’aurais certainement regretté d’avoir manqué, ne voilà-t-y pas que ma télé adorée me susurre à l’esgourde un nouveau cas de déni de démocratie, comme hélas nous en avons désormais l’habitude.Hier, un amendement proposé par le PS a été voté par 44 voix contre 40. Cet amendement proposait dans le cadre du budget 2010 de taxer les banques françaises de 10% supplémentaires. Une proposition fort juste au regard de la merde dans laquelle nous sommes et la responsabilité des dites banques à cet égard. Comme pour le premier jet de la loi Hadopi, il semblerait que ce soit l’absentéisme lors d’un scrutin important qui soit responsable du passage de cet amendement. En effet, comme pour la loi sur l’internet, l’hémicycle était pratiquement vide et les quelques députés de droite et du centre favorables à cette taxe supplémentaire ont su faire la différence. 44 pour et 40 contre, moi j’ai envie de dire que c’est bien fait pour leur gueule et que ça pourrait nous rapporter entre un et deux milliards d’euros ! Sauf que le gouvernement n’est pas d’accord. Comme on s’en doute, celui qui a su sortir les banquiers de la mouise l’an dernier, ne tient pas à les embêter avec des taxes supplémentaires. On ne sait jamais, cela risquerait de compromettre les bonus de ces messieurs.Alors qu’est-ce qu’il fait le gouvernement ? Hein ? Et bien il déclare tout simplement que deux de ses supporters seraient atteints de troubles psychomoteurs et auraient voté oui alors qu’ils pensaient voter non ! Les pauvres bichons !Alors bien sûr, on va revoter tout ça ! Hein ! On va recommencer et cette fois-ci les députés de droite psycho-atteints vont faire bien attention au bouton sur lequel ils appuient ! Et puis tant qu’à faire, et bien on va faire revenir tous les absents et on va bien surveiller qu’eux aussi appuient bien sur le bon bouton… Mais on est où là ? En Irlande ?Une mascarade de plus me direz-vous… Oui, je sais c’est lassant à force. Moi-même j’ai du mal à me décider entre une gueulante bien sentie, un rire ironique ou encore une envie de m’en battre l’œil… C’est vous dire.Force est de constater que nous vivons dans un pays où la voix, les voix, du peuple sont déniées. Force est d’admettre que ce gouvernement n’en n’est plus à une mascarade ridicule près, pour cacher ses faiblesses. Force est de reconnaitre que nous ne pouvons rien y faire… Sinon gueuler encore et toujours. Sauf que là, je fatigue un peu.

Oyez ! Oyez ! Oyez !Lectrices et lecteurs assidus, camarades, touristes de passage, j’ai une communication d’importance à vous faire !En ce jour où le soleil daigne enfin refaire son apparition dans le ciel niçois, je vous informe d’une découverte essentielle à la vie citoyenne ! (Bon, d’accord, pour ceux qui connaissent déjà, je vous prierais de bien vouloir la fermer et de me laisser déclamer en paix. Merci d’avance).
Nombreux sont ceux d’entre-nous, je veux parler des citoyens concernés, des blogueurs intrépides et des empêcheurs de tourner en rond patentés, qui aiment à commenter la vie politique de notre pays. Malgré l’offensive gouvernementale visant à nous faire porter les oripeaux de l’infamie, à nous museler par des lois aussi liberticides qu’iniques (qui niquent ?), nous continuons vaille que vaille à gueuler notre révolte goguenarde. L’internet, cet outil de liberté et d’émancipation, est pour nous un formidable moyen à la fois d’information et de communication. Grâce à lui, nous trouvons de l’information et nous diffusons de l’information. Chacun d’entre-nous, pour peu qu’il veuille s’en donner la peine, peu alors devenir à lui seul un médium à part entière. Et bien chers amis, très chers camarades, je vous informe que nous disposons maintenant d’un outil supplémentaire dans notre quête inlassable de la vérité !Il s’agit d’un tout nouveau site d’information citoyenne nommé NosDéputés.fr.
Avec cet outil formidable (je l’ai déjà dit, non ?) nous allons pouvoir surveiller de près l’activité parlementaire de nos élus ! En effet, grâce à NosDéputés.fr, nous saurons dorénavant tout de leur travail. S’ils sont présents ou pas lors des cessions. S’ils participent à des commissions, s’ils s’expriment et qu’elle est la nature de leur expression. Nous saurons si ceux que nous avons élu (ou pas), font correctement leur boulot, ou bien s’ils se branlent le jonc en admirant les volutes du plafond de l’Assemblée Nationale !Nous saurons enfin, grâce ce site simple d’utilisation et extrêmement pointu quant aux informations fournies, si oui ou non l’Assemblée Nationale de la France, est un ramassis de glandeurs invétérés ou bien une arène démocratique où se joue notre destiné !Qu’on se le dise et le répète, NosDéputés.fr est à notre disposition pour étayer nos diatribes incendiaires et avaliser nos éructations fétides. Usez et abusez de ce nouvel outil d’information !
Usez et abusez du droit de regard qui est le nôtre !Voilà, j’ai fini. Maintenant, allez jeter un œil sur ce site, vous verrez que malgré l’emphase et les phrases ampoulées, c’est vraiment un chouette truc…