Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


jeudi 15 octobre 2009

Les généreux contre les véreux

Tout le monde dit que je suis un type sympa.
Enfin, j’exagère peut-être un peu en vous disant ça… J’imagine en effet qu’il y a sans doute quelques personnes qui vont dirons le contraire, avec plein de bonnes raisons pour étayer leur opinion. Mais bon, en toute honnêteté elles ne sont vraiment pas nombreuses, et donc, on va partir du postulat que je suis sympa quand même.

Pour tout vous dire, même mes défauts peuvent être sympas. C’est dire… Mais bon, parmi les qualités qui me rendent sympa, il en est une qui revient souvent : Il parait que je suis généreux.

Bon, autant vous le dire tout de suite, je suis généreux peut-être, mais comme la plupart des gens je ne le suis qu’avec ce que je possède à profusion. Comme je le dis toujours, il faut avoir les moyens d’être généreux. Et pour ma part, les moyens sont plutôt du côté de mes sentiments que de mon portefeuille si vous voyez ce que je veux dire.

Donc, depuis toujours, j’ai plutôt donné de mes sentiments que de ma tirelire.
Alors, il y en a qui disent que la vrai générosité, c’est de donner lorsque l’on a rien soi-même… Moi je veux bien. Mais l’argent, j’en ai besoin pour vivre, et si je le donne à quelqu’un ou à quelque chose, je ne vis plus. Et si je ne vis plus, franchement je ne vois pas comment je pourrais continuer à être généreux avec mes sentiments… Cela n’a donc aucune espèce d’intérêt.
Il n’y a que les cathos pervers pour accepter de se faire saigner aux quatre veines alors qu’ils ont peu. Les cathos pervers, ou bien ceux qui ont un problème de culpabilité quelque-part…

Mais bon, je m’éloigne un peu de mon sujet de départ. Si je vous parle de la générosité, c’est parce que le journal Le Parisien vient de révéler qu’une enquête était en cours, concernant dix-sept associations caritatives qui se seraient montré… Comment dire… Plutôt indélicates avec leur gestion. Ouais, on va dire ça.

Dix-sept d’un coup ! Vous vous rendez compte ? Et après on va dire que les juges d’instruction ne servent à rien ! Chapeau bas à ceux qui se sont mis en tête de vouloir faire le ménage dans cette vaste escroquerie.
Car il s’agit bien de cela, les chefs d’accusations sont « escroqueries aggravées » et « abus de confiance aggravé ». J’imagine que l’adjectif « aggravé », c’est pour mettre l’accent sur l’exploitation de ce qu’il convient d’appeler un bon sentiment. Ou de la naïveté, au choix.

Pourtant, si je ne m’abuse, il y a quelques années la justice avait déjà dénoncée ce genre d’associations qui se démerdent tellement bien en gestion que 70 à 80% des dons passent dans leur fonctionnement plutôt que de profiter à ceux qu’elles sont sensées défendre. Hein ? N’est-ce pas Mr Crozemarie ? (Vain Dieu ! Crozemarie est donc mon correcteur d’orthographe dis-donc !)

Donc, si parmi mes lecteurs, il y en a qui se sont fendus de quelques picaillons à destination des associations suivante :

Association Mère Teresa pour les enfants (Amte) ; Association pour la recherche sur le diabèteAssociation pour la recherche sur la dégénérescence maculaire liée à l’âge (ARDMLA) ; Association internationale pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer (Airma) ; Ligue européenne contre la maladie d’Alzheimer (Lecma) ; Mission d’aide mondiale (MAM) ; Mission médicale internationale (MMI) ; Cancer et résilience (CER) ; Fonds de recherche et de soutien pour le cancer du sein (FRSCS) ; Doctors with a Mission (Dwam) ; Opération sauvetage enfantsAgir pour les enfants du monde (AEM) ; Village du monde pour enfants (VMPE) ; Pain et eau pour l’Afrique (PEA) ; Nourriture du monde (NDM) ; Hopegivers France, rebaptisée Lumière d’espoir ; World assistance (WA).


Et bien, il ne vous reste plus qu’à pleurer. Pleurer sur vous-même ou sur la cupidité humaine, vous avez le choix. Ou bien les deux.

Pour moi, dans l’absolu, une association caritative, ça ne devrait même pas exister. Dans mon esprit, il est inconcevable que le privé se sente dans l’obligation de se substituer à l’état, et ce pour pas mal de raisons que j’ai déjà évoquées ici.
Et parmi ces raisons, il y a bien sûr l’incontournable nature humaine qui fait que toujours, je dis bien toujours, il y aura quelqu’un pour détourner le système et s’enrichir au dépend des autres. Seul rempart contre ce genre d’abus, le contrôle absolu de la collectivité.

Mais bon, il faut également tenir compte d’une autre nature humaine qui confère à la stupidité. Car, pour qu’il y ait abus de confiance, il faut qu’il ait au préalable… Confiance. Et celle-ci s’accorde hélas un peu vite par les temps qui courent.
Il n’y a qu’à voir le nombre d’abrutis qui ont voté Sarkozy en 2007 et qui le referont sans doute en 2012 !

Tient ! C’est marrant, s’il me restait une once de culpabilité pour n’avoir jamais rien donné à une œuvre caritative, et bien elle vient de disparaitre !

mercredi 14 octobre 2009

La démocratie, mon cul !

Putain de bordel à queue… Ça va faire une heure et demie que j’écris des lignes et des lignes sur/au sujet duquel j’avais envie de vous causer ce matin, et je galère comme un forcené… Je tape, et puis j’efface. Je recommence sans cesse mes phrases et à chaque fois, au bout d’un moment, je me perds…
Aussi, je vais essayer de faire comme je fais d’habitude dans ces cas là : Je vais y aller cash avec mes mots à moi, plutôt que d’essayer de vous faire de la littérature.

Tout est parti d’une question très peu correcte qui me trotte dans la tête depuis quelques jours. Le genre de question existentielle, bien prise de tête, et qui finit généralement avec encore plus de questions à la fin que de réponses…
C’est à propos de la démocratie. Je me disais que ces temps-ci j’avais de moins en moins envie d’être démocrate, et ce genre de non-envie suscitait chez un inconfort assez désagréable.

Pour l’inconfort, c’est pas compliqué, je sais pourquoi.
Chaque fois que vous discutez de la société, de ses problèmes et de ses dérives et que vous prônez un grand chambardement, un grand soir comme disent les anciens, vous vous faites taxer d’antidémocrate si ce n’est pire. Même au sein de votre propre camp, il y en aura toujours un, ou une, pour vous balancer ça à la figure et vous faire passer pour un méchant-dangereux-pas-beau…
Il faut respecter les décisions démocratiques. Il faut respecter la voix du peuple. Il faut, il faut…
Mouais… Moi je veux bien. C’est vrai ! Mais il arrive un moment ou le respect se perd…
Je veux dire par là que lorsque vous voyez ce qui se passe… Hein ? Non ?

Tenez ! Prenez par exemple cette histoire concernant l’accession du Prince Jean au poste très envié de président de l’EPAD. L’argument utilisé pour défendre ce qui n’est ni plus ni moins que du népotisme est que ce jeune freluquet est un élu du peuple ! Rien que ça !
Comment voulez-vous aller contre la volonté du peuple, hein ?

Dans cette histoire, il s’agit ni plus ni moins que de verrouiller le POUVOIR d’un seul homme, Nicolas Sarkozy, au sein du département des Hautes-Seines, et de drainer ainsi les milliards qui y circulent. Il ne s’agit même plus de la prédominance plus ou moins démocratique d’un parti, l’UMP en l’occurrence, mais de placer à un endroit clef une personne de confiance.
Donc, personnellement, quand je vois ce genre de chose, j’ai envie de hurler : La démocratie, mon cul !
Ben oui, j’ai l’droit si j’veux ! Ça ne vous donne pas envie de gueuler des pratiques pareilles ?
Ces gens-là utilisent la démocratie, ils la dévoient au sens le plus littéral du terme !
Le pire je crois, c’est quand j’entends Julien Dray défendre cette manipulation avec ce type d’argument…

Vous voulez que je vous dise ? Et bien aujourd’hui j’en ai marre de cette démocratie qui n’en n’est plus une. J’en ai marre que l’on se foute de la gueule du peuple avec la complicité de sa pleine et entière indifférence. J’en ai marre que l’on me dise que la voix des urnes est sacrée. J’en ai marre que l’on me dise que la violence ne résout rien. J’en ai marre que l’on utilise encore et toujours des alibis foireux pour justifier des réformes liberticides. J’en ai marre de cette démocratie là…

Aussi, lorsqu’une bande organisée descend dans les rues de Poitiers pour délivrer un message bien senti à ceux qui profitent de cette démocratie pour s’enrichir sur le dos du péquin moyen, et bien je dis bravo les petits et continuez !

Merde !

mardi 13 octobre 2009

La claque



Je viens de prendre un claque. Une grosse claque bien sentie en plein dans ma sensibilité d’être humain.
Il y a parfois des textes qui vous bouleversent, qui vous prennent aux tripes et vous laissent avec un arrière goût indéfinissable au fond de la gorge. Et ce matin je viens d’en lire un.

Il s’agit d’un texte intitulé Le cœur en hiver, et il a été écrit hier en fin d’après-midi par Jean-Louis Fraysse plus connu sous le nom du Coucou de Claviers.
C’est poignant, troublant, dérangeant… Bref, que des mots qui finissent en « ant ».

Alors, le moins que je puisse faire après avoir lu ce texte, c’est d’en parler. En parler et vous inviter à aller constater par vous-même ce que le talent et la sensibilité peuvent accomplir.

En plus, Le Coucou est un païs comme on dit par chez moi. Claviers ce n’est qu’à un jet de pierre de Flayosc, mon village… Je ne le lui avais jamais dit… C’est maintenant chose faite.

lundi 12 octobre 2009

J’suis à la bourre

Lundi, 08H35, j’suis à la bourre.
J’suis à la bourre parce que j’avais prévu de vous parler de la signature d’accords entre la Turquie et l’Arménie et des implications que cela va avoir sur l’entrée de la Turquie dans l’union… Sauf que même si le sujet m’intéresse, je ne le maitrise pas forcément à fond, et que j’aurais quand-même besoin d’aller quérir quelques infos… bref, pas le temps.
Ben oui, il est maintenant 08H55 (je sais je n’écris pas vite), et si je commence à faire des recherches, à midi je suis encore là pencher sur mon clavier.
Et le problème vois-tu lecteur, c’est qu’il me faut également sortir de chez moi pour refaire le plein de tout.
Ben oui, le frigo est vide (enfin presque) et je n’ai plus de tabac (enfin presque aussi). Bref, comme il est absolument hors de question que je me bouge en plein cœur de l’après-midi, il va donc me falloir me laver, me raser (peut-être pas) et sortir faire des courses.

Bon, je pourrais me rabattre sur un sujet moins prenant et simplement balancer mon avis sur un truc comme ça en passant… Oui je pourrais.

Christine Lagarde qui veut bien aider à la réforme du capitalisme et rendre les banques responsables, mais qui refuse de supprimer les crédits revolvings ?
Ouais, ça pourrait le faire comme sujet… Sauf qu’en même temps, rien qu’en lisant l’énoncé de la question, on n’a pas besoin d’en dire plus. Surtout si l’on sait qu’en plus, elle n’est pas d’accord pour autoriser les actions de groupe (class actions in english), qui permettraient aux consommateurs entubés grave, d’avoir un peu plus de poids lorsqu’ils vont en justice.
Bref, là aussi on a l’impression qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil

David Douillet en tête des élections législatives à Poissy ? M’en tape, je ne suis pas pisciacais. Ouais ! C’est comme ça qu’on les appelle ! Des pisciacais et des pisciacaises ! C’est rigolo non ?

Bon… Qu’est-ce qu’il reste ? Parce que là il va être 09H16, et que logiquement si je veux être rentré pour midi, sachant qu’il me faut au moins vingt minutes pour prendre mon bain, une heure et quart, une heure et demi pour allez au supermarché, faire mes courses et revenir… On va dire deux heures pour le tout. Donc, il faut que je commence à décoller mes fesses de ma chaise à roulette d’ici 45 minutes. 35 maintenant.

Il a bien les émeutes à Poitier… Peut-on seulement appeler ça des émeutes ? Hein ? On pourrait aussi appeler ça des actions politiques décisives à l’encontre de cibles clairement authentifiées comme étant des représentations du capitalisme financier… Tout est une question de mots après tout.

Bon, plus que 20 minutes avant de lever mon cul. Faut encore que je trouve une photo de frigo vide pour illustrer mon billet, plus peut-être une de Lagarde ou Douillet…
Un conseil de lecture peut-être ? Ouais, il y a un truc que j’ai bien aimé ce weekend c’est cet article d’un blog que je ne connaissais pas, le blog de Gabale (dans ma blog liste depuis hier). Ça parle du rôle du blogueur ou de son non-rôle, comme on veut. Bref, c’est très intéressant et ça remet un peu en perspective ce que nous faisons, moi et quelques autres…

Voilà les zamis, il est 09H44 et je vais vous laisser pour aujourd’hui.

Je vous l’ai dis, j’suis à la bourre.

PS : Finalement j’ai pris mon frigo en photo. Comme ça, vous voyez bien pourquoi je ne peux m’attarder…

dimanche 11 octobre 2009

La photo (trafiquée) de la semaine




Merci à Nicolas pour avoir attiré mon attention sur cette merveille de cadrage.

samedi 10 octobre 2009

Humour du weekend

C’est notre amie Monique qui m’envoie cette petit blagounette bien sympathique.
Comme je trouve que cela entre bien dans notre réflexion du moment, à savoir la place de l’être humain dans la société et plus particulièrement dans le travail, je vous la soumets donc.

LES MATHEMATIQUES

Dernièrement, je me suis demandé ce que voulait dire : "Se donner à 100%?"
Et comment font ceux (ou celles) qui se vantent de se donner à PLUS de 100% ?

Voici une explication scientifiquement prouvée qui peut donner à réfléchir...

Si l'on considère que:
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
correspondent à :
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26

Alors faisons des comparatifs :

- T R A V A I L = 20+18+1+22+1+9+12 = 83%
- E N G A G E M E N T = 5+14+7+1+7+5+13+5+14+20 = 91%
- C O M P E T E N C E = 3+15+13+16+5+20+5+14+3+5 = 99%

On s'approche du résultat, n'est ce pas ?

Alors continuons :

- A T T I T U D E = 1+20+20+9+20+21+4+5 = 100%
- D I S C I P L I N E = 4+9+19+3+9+16+12+9+14+5 = 100%

Impressionnant, non ?

Continuons donc :

- V A N T A R D I S E = 22+1+14+20+1+18+4+9+19+5 = 113%
Là, on vient de péter le 100% !
Voyons jusqu'où cela peut nous mener...

- LECHER LE CUL = 12+5+3+8+5+18+12+5+3+21+12 = 120%
- CIRER LES POMPES = 3+9+18+5+18+12+5+19+16+15+13+16+5+19 = 133%
- SUCER LE BOSS = 19+21+3+18+12+5+2+15+19+19 = 173%

Alors la prochaine fois que quelqu'un(e) vous dira :

"Moi, dans mon travail, je me donne à plus de 100%"

Vous saurez pourquoi !


Voilà ! Alors si vous avez des commentaires, vous les lui adressez à elle… Moi, je décline toute responsabilité !

Paradis: Réflexion et autopromotion

J’ai été sollicité par Gaël pour participer à une espèce de compilation sensée recenser les meilleurs billets parus dans un certain nombre de blogs…
Cette compilation portera le nom plein d’espoir présomptueux de « Paradis ».
En fait, je ne sais pas trop ce qui va être fait avec ça, mais en tous cas la question m’était posée de cette façon : Quel est le billet que vous avez écrit qui à vos yeux a le plus de prix ?

Pas facile de répondre à cette question… Ça veut dire quoi exactement « le plus de prix » ?

Ce billet, c’est celui qui m’a donné le plus de travail ? Celui qui me touche le plus personnellement ? Celui qui a eu le plus de succés ? Celui qui contient deux au moins de ces qualités ?

Bref, sur les 301 billets que j’ai publié depuis les dix-huit mois qu’existe ce blog j’en ai finalement retenu six. Puis, au bout d’un moment il ne m’en est resté plus que deux.

Les mystères du dictionnaire, et Des empires et de la liberté.
Le point commun entre ces deux articles, c’est qu’ils sont avant tout très personnels. Le premier raconte une expérience intime de mon passé, quelque-chose qui m’a marqué et que j’avais envie de partager…
Le second est le fruit d’une réflexion personnelle qui illustre assez bien ce qui se passe dans ma tête et ce pourquoi j’écris et je publie sur un blog…

Grrrr ! Pas facile de faire un choix !

Bon ! A un moment il faut bien choisir, donc on va dire que l’article qui a le plus de prix à mes yeux c’est… C’est… Des empires et de la liberté !

Pourquoi ? Et bien parce que Des empires et de la liberté est un article constructif pour moi. Je veux dire par là que dans ma vie actuelle faite d’immobilisme contemplatif que certains pourraient confondre avec de l’oisiveté, il me semble important d’utiliser cette immobilité forcée pour réfléchir sur le monde. Cet article illustre parfaitement ma propre utilité, en quelque sorte.
L’utilité que j’ai à mes yeux bien entendu…