Je voulais vous dire…


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samedi 24 janvier 2009

Mainmise sur la presse

Tout le monde se souvient des vœux à la presse présentés par Nicolas Sarkozy en 2008. Mais oui ! Rappelez-vous ! Nous étions encore dans la période bling-bling, les réformes n’étaient pas encore tout à fait lancées, et la préoccupation première du public était de savoir si notre PGE allait convoler en juste noce avec la Bruni de service… Laurent Joffrin évoquant la monarchie élective de Sarko s’était fait étrillé sous les ricanements de ses collègues, sans possibilité de se défendre. On annonçait la suppression de la pub sur le service public… C’était il y a un an. C’était il y a un siècle…

Le fait est que l’arrogance présidentielle fit tellement de bruit que son entourage décida de ne pas renouveler l’expérience… Donc cette année, pas de vœux à la presse, pas de jeu question-réponse, la presse est dorénavant une ennemie qu’il convient de contrôler.
D’ailleurs la presse, et la presse écrite plus particulièrement, va mal. Les tirages s’amenuisent, les pertes s’accumulent, et notre Président Glorieusement Elu a décidé qu’il convenait de réorganiser tout ça. Pour ce faire il confia en octobre à la controversée Emmanuelle Mignon, la rédaction d’un Livre Vert des États Généraux de la Presse Écrite. Notre président, se trouvait donc hier devant un parterre de journalistes muets, pour rendre compte des travaux de ces États Généraux et de ce fameux Livre Vert.

Pourquoi vert ? Je ne sais pas. D’habitude on parle de livre Blanc quand il s’agit de faire un état des lieux de quelque-chose, mais là, il est vert. La rupture, même dans les codes couleurs, ça c’est notre Président à nous !

Dès le début de son discours, Sarkozy commence fort, en balançant un direct du droit dans la bouche des journalistes présents : « Si vous le permettez, je ne prononcerais pas la formule rituelle « chers amis » pour maintenir l’indépendance de chacun, et qu’il n’y est pas d’ambigüité… ». Léger brouhaha dans la salle, tellement léger qu’on ne saurait dire si l’ironie du propos est appréciée ou encaissée, mais il n’empêche que ça commence bien !

Sarko justifie alors l’intervention de l'État dans le domaine de la presse. Avec ces 100 000 salariés, la presse écrite est un secteur économique et il est légitime pour l'État de s’en mêler comme il se mêle du secteur automobile…
Pour le Président une presse se doit d’être avant tout indépendante… Ah ça ! Qu’est-ce qu’on va l’entendre ce mot ! Ce qui montre bien que Sarko a parfaitement comprit que c’est là une des principales préoccupations de son public. Car, à force, on le connait le Sarko ! C’est donc un peu légitime que l’on s’inquiète lorsqu’il décide de mettre son nez dans le moteur de la démocratie. Sauf que, comme vous le verrez, son approche de la conception d’indépendance est quelque peu différente…
Car pour notre PGE, la première condition de l’indépendance et de la pluralité, c’est bien la viabilité financière. Face à « l’effondrement des perspectives publicitaires pour 2009 », la presse française est en mauvais état certes, mais elle est également minée par une structure désuète qu’il convient de réformer.
Pour l’établissement de cette réforme, et bien le gouvernement va mettre sur la table, quelques 600 millions d’Euros sur trois ans. Les mauvais esprits pourraient bien sûr se demander d’où peut bien sortir cet argent, mais comme je n’en suis pas un, je ne me poserais donc pas ce genre de question…

Alors, qu’est-ce qui va se passer ? Et bien, mes chers amis, le Livre Vert sort la grosse artillerie et arrose tous les pans de l’économie liée au journalisme.
Je vous livre ça en vrac, brut de décoffrage :
Et ça commence bien sûr par la nouvelle économie numérique. Les sites d’information sur internet se verront dotés d’un statut d’éditeurs de presse en ligne, accompagné d’une exonération de taxes professionnelles et d’une réduction de la TVA de 19,6 à 2,1%, comme pour la presse écrite (c’est La TéléLibre qui va être contente !).
Le régime des droits d’auteur sera modifié et non-plus accès sur un support unique, mais plutôt sur un temps d’exploitation. On parle de 24 heures pour l’instant, mais cela reste encore à préciser…
Les entreprises de portage se verront exemptées de charges patronales et l’emploi des étudiants et des retraités sera encouragé et facilité. Les points de vente auront un « paquet » d’aide à la modernisation soit environ 4000 Euros par points. Les imprimeries de presse devront être modernisées et rationalisées… Le sureffectif qui est le leur, supprimé. (Ouille !)
Un abonnement gratuit sera offert aux jeunes de 18 ans à un journal de la presse écrite pendant une année, pour les habituer à lire… (Mouais… Ça c’est limite démago !)

Notre petit Naboléon insiste bien sur le fait que la presse n’est pas assez rentable. Elle n’attire donc pas les investisseurs autres que les mécènes. Il faut donc augmenter la rentabilité pour attirer les investisseurs… Pour cela, toujours d’après le petit Nicolas, il convient de mettre en place un code de déontologie et une charte éditoriale.
Si vous le voulez bien, on va s’arrêter deux minutes et examiner un peu cette dernière proposition. Vous vous demandez certainement quel rapport il peut y avoir entre la rentabilité et la déontologie ? Et pourtant, même si cela ne saute pas aux yeux du non-initié, je peux vous dire que dans la logique Sarkozienne, le rapport existe bel et bien. Une charte éditoriale est, toujours d’après notre Président Omniscient, un engagement nécessaire qui doit lier la rédaction d’un journal avec son éditeur. Il est indispensable que l’éditeur, comprenez l’actionnaire, ait un droit de regard sur le contenu rédactionnel… « Sinon, comment voulez-vous attirer des investisseurs ? » S’interroge Sarkozy. « C’est une question de confiance et de bon sens ».
Quid de l’indépendance de la rédaction et donc du journaliste ? Ça, il n’en parle pas, puisque l’indépendance, on vous l’a déjà dit, se situe au niveau de l’équilibre financier, et pas ailleurs. Vu ?

Nicolas Sarkozy conclu enfin son discours en faisant un parallèle douteux don-il s’excuse lui-même : Pour lui, une presse se doit d’être puissante à l’image des partis politiques, et de s’adresser au plus grand nombre. « Ce qui évite de s’adresser à des lectorats de plus en plus fermés, repliés, petits, et qui finit par concerner tellement peu de monde… ».

Bien-bien-bien… Je ne vais pas prétendre vouloir vous expliquer les tenants et les aboutissants de chacune de ces propositions (n’oubliez pas qu’en Sarkoland, proposition fait loi). Non, je ne suis pas assez calé pour ça. D’autres seraient à même de le faire, et je pense notamment à une ou deux amies lectrices dont la chose journalistique n’est pas inconnue (Monique, Cécile D, votre avis sur la question serait le bienvenu !). Particulièrement en ce qui concerne les questions de portage, de distribution, de gestion des invendus, dont je ne comprends goutte, si ce n’est que ça a certainement un rapport avec le fait que mon Tabac-Presse en bas de chez moi ne vende pas l’Humanité…

Non, sur ces questions là, je préfère me taire. Par contre, en ce qui concerne le fond du travail journalistique et sur la presse en ligne, je crois pouvoir m’autoriser à ouvrir ma bouche.
La presse en ligne, c’est mon pain quotidien. Sans elle, ce blog n’existerait pas. Sans elle, je serais contraint de me contenter des avis édulcorés fournis par une télévision, ou une radio, empêtrée dans des formats régis par la publicité. Sans elle, je deviendrais un citoyen sous-informé, et par là même, un citoyen manipulable. Ce que je me refuse de devenir, bien évidemment.

Bon, on ne va pas se leurrer, nous savons bien que les propriétaires de journaux ont toujours plus ou moins eus la mainmise sur leur personnel, et donc sur le contenu rédactionnel. Ainsi, si demain une quelconque entreprise de maçonnerie, ou encore un groupe gérant des fonds de pensions américains, décide de racheter un journal, on retrouvera bien vite dans ses colonnes des avis étonnamment conformes aux idées dudit maçon, ou desdits retraités… On le sait, mais que voulez-vous, c’est ainsi. C’est la loi du marché et tous les acteurs économiques doivent s’y conformer.
Sauf que, dans ce milieu ultralibéral de l’investissement. Les acteurs ont tous une même idée de monde et de sa façon de fonctionner… Et là, franchement, je ne vois plus trop ou se trouve le respect de la pluralité et de l’indépendance des médias.
Pour Sarkozy le mécénat c’est bien gentil, mais ce qu’il veut voir à la tête des journaux se sont des investisseurs, et des rédactions assujetties à ces mêmes investisseurs. Et moi je crois que cela ne serait pas bon pour la démocratie que tous nos journaux soient dirigés par les mêmes personnes soucieuses de leurs investissements.
L’information, garante de notre démocratie et de nos libertés, serait par trop uniforme et encline à peser dans le sens qui lui convient le mieux. C'est-à-dire dans le sens du consensus public, le sens de l’état.

Voilà. Pour le reste, ma foi, je vous laisse juge. Mais concernant ce point précis, je peux vous dire que les choses s’annoncent mal.

Pour finir, je vous dirais que contrairement à ce que l’on pourrait penser, la presse dont on vient longuement d’évoquer le sort, fait peut écho de ce discours. Le Monde.fr fait état de quelques réactions syndicales hostiles aux propositions du président. Libération.fr retient essentiellement l’abonnement offert aux jeunes de 18 ans, et enfin, Le Figaro.fr insiste sur les moyens mis en œuvre… Aucun de ces médias ne se pose les questions que je me suis posé. Ce qui me laisse à penser que : Soit je perds la tête et je vois des conspirations Sarkoziennes partout. Soit, qu’ils ont autre chose de plus important à traiter…

Allez ! Bon week-end !

vendredi 23 janvier 2009

Allez rame ma belle, rame !

Alors là ! Alors là qu’est-ce que je rigole ! Qu’est-ce que je me marre ! J’en ai les côtes qui se brisent tellement l’hilarité me prend ! C’en est trop ! J’en peux plus ! Stop !

Alors comme ça, Ségolène Royal fait de l’humour ? Et personne n’a rien compris à la blague ? Mais qu’on est con ! Non, c’est vrai, on est con…

Bon, je vais arrêter de me gondoler deux minutes et, si vous le voulez bien, on va revenir sur la petite histoire

Tout commence par une interview accordée par Ségolène Royal à un journaliste du Monde, Sylvain Cypel, lors de la cérémonie d’investiture de Barack Obama à Washington… Mais que faisait Mme royal en un tel lieu et en un tel moment, me direz-vous ? Et bien, elle faisait ni plus ni moins acte de présence et par là même ne perdait pas une occasion de communiquer. Pensez-donc ! Elle se trouvait être la seule personnalité politique française de premier plan à assister à cet événement planétaire, et entendait bien ainsi marquer sa différence… Il faut bien le reconnaitre, la Royal réussissait là un coup médiatique de premier ordre, lourd de symboles et de significations. Elle montrait son action inscrite dans le présent, proche de l’événement, et entendait également se démarquer du reste du Parti Socialiste coincé à Paris pour présenter ses vœux (Voir précédemment l’article « Martine présente ses vœux »).
Non, sérieusement c’était bien joué.

L’affaire se déroulait donc parfaitement et le plan-com battait son plein. Interviews pour la presse écrite, intervention en direct sur les chaines-info pour commenter les détails de l’investiture et faire quelques petites auto-promos de bon aloi… Tout cela marchait comme sur des roulettes jusqu’à ce qu’une petite déclaration de rien du tout, perdue dans un flot de commentaires dithyrambiques, vienne tout gâcher.
L’ex-candidate aux élections présidentielles déclarait que la cyber-campagne de Barack Obama, responsable pour une grande part de son élection, était directement inspirée de celle qu’elle avait elle-même mise en place en 2007 ! Les conseillers d’Obama seraient même venus exprès des States pour « copier » ses pratiques et les développer lors des élections américaines !

Mazette ! Rien que ça ? C’est énorme ! Rendez-vous compte mes amis ! Notre Ségolène à nous aurait été l’inspiratrice d’un des plus grands événements de ce début de siècle ! Cocorico !

Du coup, bien évidemment, l’affirmation étant tellement énorme le reste du plan-com passât un peu inaperçu… Les médias se jetèrent sur la déclaration et la curée commençât.
Comment ? Ségolène Royal se la pète en affirmant être à l’origine de la campagne de Barack Obama ? Mais pour qui se prend-elle ? Patati-patata… L’affaire fit grand bruit, notamment sur internet, les commentateurs se déchainèrent et raillèrent dans un bel ensemble l’attitude prétentieuse de la dame.

Pendant ce temps-là, la dame en question, Ségolène royal (zavez vu comme je suis poli ?), était loin de se rendre compte de tout ça. Elle poursuivait son petit voyage aux Etats-Unis, tranquillou-Marylou, probablement ravie d’elle-même et du sale coup qu’elle venait de faire à ses petits copains du Parti Socialiste. Jusqu’à ce qu’on l’avertisse du buzz que provoquaient ses déclarations dans le landerneau médiatico-politique français !

« Fuck ! » Se dit-elle en elle-même. « Va falloir que je rectifie un peu le tir, sinon je vais passer pour une cruche » ajouta-t-elle…
Ni une ni deux, la voilà qui se saisit de son plus beau stylo numérique et qui commence à rédiger une lettre destinée à rassurer ses partisans. Ladite lettre parait alors sur le site « Désir d’avenir », et explique en quelques mots que tout cela n’est qu’un malentendu, et que la dame avait voulu répondre à la question du journaliste de façon humoristique et ironique ! D’ailleurs, précise-t-elle, la question elle-même était « amicalement provocatrice ».

Alors-là, soudain on comprend tout ! Madame fait de l’humour, et nous pauvres commentateurs obnubilés par notre anti-ségolénisme primaire, nous n’avons rien compris à la blague ! On est vraiment très cons !
Pardon Madame de n’avoir pas su saisir la subtilité de votre propos. Veuillez excuser ce pauvre Sylvain Cypel, dont la stupidité crasse n’égale que son esprit mal tourné.
Vraiment Madame Royal, on s’excuse…

Sauf que, manque de bol pour vous, il n’y a pas que devant ce journaliste de la presse écrite que vous avez tenu de tels propos… Ben non ! Vous avez réitéré de belle manière sur l’antenne de BFM TV en direct live est devant des milliers de téléspectateurs. C’est con hein ?
La preuve en image (à 2mn20s) :


Segolene Royal en direct de Washington [2]
envoyé par segolene-royal-videos



La question que je me pose aujourd’hui, alors que les crampes provoquées par mon fou-rire se dissipent peu à peu, est la suivante :
Est-ce que les partisans de Dame Ségolène vont enfin comprendre que leur icône n’est qu’une bouffonne ?

Ça, c’est une putain de bonne question…

jeudi 22 janvier 2009

Noam Chomsky : Regard critique sur l'Amérique

Vous et moi connaissons Noam Chomsky, et apprécions la clarté de son analyse et le regard critique qu’il porte sur son pays. Et bien, Le Monde.fr a eu l’audace de publier une interview complète du grand homme, une interview que je vous soumets à mon tour…

Chomsky y aborde plusieurs thèmes d’actualité : L’élection d’Obama, qui reste un moindre mal selon lui. Le « racisme occidental » qui empêche l’accession des minorités aux postes à responsabilité. L’illégalité dans laquelle son pays agit depuis des années. Les relations futures entre l’Europe et les Etats-Unis. Et enfin, il analyse les dernières conséquences de la crise financière…

Personnellement, je ne suis pas déçu de constater que mes craintes soient partagées par un autre ! Ça me rassure ! Devant l’engouement obamaniaque, je commençais à douter de mon jugement !

Quelques liens utiles :
Le site du film « Chomsky & Cie ».
Le site de Chomsky.info.



Noam Chomsky, regard critique sur l'Amérique
envoyé par lemondefr

mercredi 21 janvier 2009

Martine présente ses voeux

La semaine dernière, vous et moi avons eu droit à une avalanche de discours Sarkoziens sur à peu près tout et n’importe quoi. L’économie, la diplomatie, la justice, la culture… J’en passe et des meilleures. Bon, d’accord, il est possible que tant de divines paroles dispensées par dieu lui-même vous aient poussé à la dépression… Il est même possible que votre estomac n’ait pas pu supporter cet assaut de communication, et que vous vous soyez retrouvés, blottis et tremblants, secoués de spasmes, appelant votre mère d’une voix atone, suppliant que l’on arrête ce supplice… Si vous en êtes arrivés à de telles extrémités, sachez que je le regrette et que je vous présente mes excuses ! Mais bon, je vous rappellerais quand même que c’est moi qui me suis tapé l’ensemble des discours…

Mais trêve de plaisanterie, j’avais aujourd’hui envie de me livrer à un exercice un peu différent. Appelez ça comme vous voulez, un désir d’équité, un souci de pluralité humaniste, mais je me suis dis qu’il n’y avait pas de raison pour que je ne me penche pas sur les vœux de la Première Secrétaire du Parti Socialiste…
C’est vrai quoi, il n’y a vraiment aucune raison… Hein ?

D’abord, peut-être est-ce que vous l’apprenez, mais le PS à vraiment présenté ses vœux à la presse ce lundi 19 janvier… Si ! Je vous promets que c’est vrai ! La preuve, vous n’avez qu’à cliquer ICI, et vous tomberez sur le discours de Martine Aubry lors de ses vœux à la presse.
C’est bon ? Vous l’avez fait ? Oui, je sais c’est un discours écrit… Ben oui, je suis désolé, mais si vous vouliez un truc un petit peu plus moderne comme une vidéo, ou même un enregistrement sonore, et bien c’est raté ! J’ai cherché partout, impossible de mettre la main sur un enregistrement correct de l’allocution. Oh, il existe bien quelques extraits par-ci par-là, souvent de mauvaises qualités, mais rien de comparable à ce que l’Elysée, ou l’UMP est capable de fournir (Que j’suis bête ! C’est la même chose !).
Non, la seule matière à se mettre sous la dent c’est cette version html…

Alors, que nous dit la patronne du plus grand parti d’opposition à notre PGE ? (ça c’est eux qui le disent).
En cette nouvelle année, le PS se veut être un parti européen d’abord et avant tout. Les vœux étant prévus initialement le 14 janvier, le leader des socialistes européens, Poul Rasmussen, devait être présent. Hélas, un accident bête indisposa Tartine qui du reporter sa prestation au 20, avant que de s’apercevoir que ça tombait en même temps que l’investiture d’Obama… C’est con un calendrier quand même ! Bref, c’est donc le 19, que la secrétaire du PS se retrouva à parler de l’Europe socialiste, sans le patron de l’Europe socialiste. C’est ce que l’on appel un manque de bol.
Des vœux sous le signe de l’Europe donc, ce qui est assez normal puisqu’on est sensé voter cette année pour élire notre représentants au parlement de Strasbourg…
Martine s’est ensuite adressée directement aux journalistes présents, les assurant de son soutien face à ce qu’elle nomme « un recul démocratique et moral ». Il s’agit là bien sûr, d’une allusion à la réforme de l’audiovisuel et aux multiples atteintes aux libertés de la presse que l’on a pu constater depuis l’avènement de Nicolas Sarkozy.
Mais selon Madame la première secrétaire, la liste des atteintes aux libertés fondamentales ne s’arrête pas là. Tests ADN, EDVIGE, la suppression des juges d’instruction, etc…
Comme il est trop tard pour se bouger le cul contre ces réformes-là, le PS se dit prêt à lutter contre les réformes à venir : la refonte de l’aménagement du territoire et la mort annoncée de quelques collectivités territoriales chères à la gauche.

Ensuite, Titine met les pendules à l’heure. Elle ressort son leitmotiv habituel sur la nécessité qu’a le PS de rester uni. Elle nous dit que tout va bien, et que tout le monde discute au sein du parti… Mais qu’au final, c’est quand même elle qui décide. C’est marrant, j’ai l’impression de lire un truc qui date du congrès de Reims ! Je ne sais pas pourquoi… La couleur de son tailleur sans doute…

Enfin, elle a abordé la crise au Proche-Orient… Pour elle, la communauté internationale doit mettre fin à sa « désertion coupable », et elle demande « Au-delà du cessez-le-feu annoncé, le retrait immédiat des troupes israéliennes de Gaza, l’arrêt des tirs de roquettes du Hamas, l’arrêt du blocus de Gaza, la mise en place de couloirs humanitaires, et d’une force d’interposition ». Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il règne un certain consensus au sein du peuple français, puisque Nicolas Sarkozy réclame plus ou moins la même chose !

Alors c’est clair, le PS a enfin décidé de se bouger et pour ce faire dépose une motion de censure contre le gouvernement ! Alors-là, je dis bravo ! Bravo Titine, ça c’est de l’action ! Déposer une motion de censure c’est utile, et les députés de la majorité vont à la pêche, tu pourras renverser le gouvernement !
Et le maire de Lille de finir en beauté en déclarant avec force : « Une nouvelle Europe est nécessaire. Une nouvelle Europe est possible. »

Alors, qu’est-ce que je peux vous dire sur ce discours… ?
La première chose qui me vient à l’esprit, c’est que la communication du PS est nulle à chier, et a grand besoin d’être modernisée. A l’heure du Web 2.0, il est impensable que je n’ai pu trouver une seule vidéo officielle ou non sur l’événement. Martine Aubry serait bien inspirée de prendre quelques conseils auprès de Ségolène Royal, ou même du Président Glorieusement Elu ! D’ailleurs, le déficit d’image va de paire avec la gueule du site officiel du Parti Socialiste… C’est confus, brouillon. Ca manque de vidéo et d’interactivité… Bref, c’est triste à mourir ! Si le PS a l’intention de reconquérir le pouvoir, il ferait bien de se mettre à la page et de moderniser un peu son look et sa com.

La seconde chose que l’on peut dire, c’est qu’en voulant aborder tous les fronts en même temps dans un même discours, Martine donne la malheureuse impression de se disperser, et là encore, une impression de confusion domine. De plus, le fait d’avoir mis son discours le signe de l’Europe, me semble un choix peu judicieux…
Je pense sincèrement qu’aujourd’hui, les français se foutent complètement de l’Europe. Ce qui les intéresse, c’est ce qui se passe ici et maintenant, et les élections de juin ne sont pas une priorité pour eux.
On peut également regretter qu’aucune allusion aux dérives du capital n’aient été faite… Le PS, via la Fondation Terra-Nova, propose un plan de relance alternatif, mais à limage de la droite, ne remet pas en question les errements qui nous ont mené où nous en sommes. Il semblerait que la place du pourfendeur du capitalisme immoral soit déjà prise par Sarkozy et que le PS ne veuille pas la lui disputer… Bon, on prend acte.
Ensuite, pour Aubry, la seule opposition c’est le PS, point barre. On dirait qu’ils sont les seuls à être de gauche dans ce pays et que la solution passe absolument par eux… Je trouve ça un petit peu présomptueux, et surtout un peu beaucoup erroné. La gauche s’est quelque peu effritée ces temps-ci, et d’autres voix s’expriment plus haut et plus fort que celles du PS quand il s’agit de s’opposer au gouvernement…

Alors, je ne sais pas si je suis définitivement tombé du côté obscure de la force, mais je peux vous dire que j’ai pris beaucoup plus de plaisir à commenter les dires Sarkoziens que la geste Aubryiste… La Martine, elle est bien gentille, mais il faut reconnaitre qu’en communication elle n’arrive pas à la cheville du nain (C’est tout dire !). C’est, comment dire… Tristounet, sans envergure, ça sonne faux et ça tombe à côté… L’autre est peut-être un menteur patenté, névrosé et bourré de tics, mais il faut lui reconnaitre un certain talent. Alors que Titine, on ne lui accorderait même pas la moyenne !

Alors, je veux bien reconnaitre que je suis de parti-pris (d’ailleurs je suis toujours de parti-pris), mais que ce soit sur le fond comme sur la forme, ils ont du pain sur la planche s’ils veulent redorer leur blason les socialos !

lundi 19 janvier 2009

Volem rien foutre al païs

Aujourd’hui, je vous propose d’aller au cinéma. Ça vous dit un bon documentaire bien instructif ? Ça vous dit un film qui provoque la discussion ainsi que la réflexion ? Et bien, je puis vous assurer que ce que vous allez voir (ou peut-être revoir pour certains), ne peut que susciter une bonne dose de remise en question dans votre petites têtes.
Lorsque j’ai visionné ce film pour la première fois, c’était sur le site de notre ami Edou : « La cause du peuple ». Nous étions, je crois le 1er janvier, et je puis vous dire que depuis cette date je cogite comme un dingue sur les thèmes abordés par ce doc. Je cogite à m’en faire fumer les neurones. Je cogite à remettre en question pas mal de choses dans ma vie et le train qui va avec.
D’ailleurs, n’est-ce pas que nous demandons à un documentaire, de nous documenter ? C'est-à-dire d’apporter à notre réflexion des informations et des éléments de réponses ? Et bien, Volem rien foutre al païs, de Pierre Carles, Christophe Cuello et Stéphane Goxe, vous apporte tout ça et bien plus… Il vous donne de l’espoir.
Oh, non pas l’espoir savamment concocté par des officines de communication qui vous promeuvent des hommes comme des paquets de lessives ! Non, du vrai espoir. De celui qui vous dit qu’un autre monde est possible.
Alors mes amis, assurez vous de n’être pas dérangés. Débranchez le téléphone, coupez votre télévision, bloquez vous 1H47mn28s dans votre emploi du temps et faites moi le plaisir de regarder ce documentaire.
Je vous le demande comme un service, car il se pourrait bien que ce film vous rende service à son tour…


samedi 17 janvier 2009

Des vœux pieux

Allez go ! Aujourd’hui on va essayer de commenter les vœux aux corps diplomatique. Haut les cœurs !

Donc, voici notre nano-président derrière son pupitre qui commence son discours avec les salutations d’usage aux ministres et aux ambassadeurs présents. On remarquera une salutation un peu plus appuyée que les autres… Envers le Nonce apostolique en France (Si-si ! Sans déconner !), qui venait sans-doute, d’après ce que j’ai compris, d’ouvrir la cérémonie.

Notre petit président de notre petit pays à nous, veut s’occuper cette année de plein de choses. Jugez plutôt :
« Cette année 2009, je l’aborde avec la volonté, la détermination de tout faire, de tout mettre en œuvre pour que notre monde en sorte en ayant retrouvé le chemin de la croissance économique ; en ayant adopté des règles claires et universelles pour réguler la sphère financière ; en ayant approuvé des objectifs ambitieux et indispensables pour limiter les conséquences du réchauffement climatique ; en ayant progressé de façon décisive vers des institutions internationales enfin adaptées au XXIème siècle ; en ayant conclu un accord de paix au Proche-Orient ; en ayant défini les termes d’un règlement durable des crises du Soudan et de la région des Grands Lacs en Afrique. »

Une fois que vous avez lu ça, et bien… Vous savez tout ! Vous savez tout, parce que tout le reste du discours fut consacré à expliquer comment il comptait faire pour arriver à s’occuper de tout ça. En même temps. Avec ses petits bras.

La première partie de ce vaste programme concerne l’aspect « crise financière » du monde… Sarkozy, en fait, nous ressort exactement le discours de Toulon et réaffirme sa volonté de réformer (encore…) la finance mondiale à grand coup de régulations. Pour cela, bien évidemment, il compte sur le soutien du futur/nouveau président élu Barack Obama… Sauf, à mon avis, qu’il risque d’y avoir un petit problème :
En effet, il faut bien se l’avouer, son discours est fortement connoté à gauche, voir antilibéral… Alors j’imagine bien que de l’autre côté de l’Atlantique, ces propositions risquent d’être prises pour les délires d’un dangereux socialiste, ou pire encore, pour les élucubrations d’un communiste échappé de l’asile (forcément).

Ensuite, comme il semblerait que nous soyons au XXIème siècle, les vœux du président seraient que « le nouvel ordre mondial » se munisse des outils appropriés. C'est-à-dire qu’il préconise pour cela l’ouverture du conseil de sécurité de l’ONU à de nouveaux membres permanents issus des pays émergeants. Il y verrait bien des pays africains, sud-américains et arabes… Là encore, même si sa volonté est louable, je doute que nos amis anglo-saxons acceptent de partager leur table ronde avec des révolutionnaires et des mecs qui portent des serviettes sur la tête… Mais bon, on peut toujours rêver ! Là encore, selon Sarko Premier, tout dépendra d’Obama.

Ça, c’était ce que notre PGE souhaiterait que le monde devienne dans l’année qui vient. En ce qui concerne l’attitude de la France : Et bien, on va continuer à discuter avec tout le monde ! Les palestiniens, Israël, la Syrie, l’Iran, l’Iraq, le Pakistan, le Soudan, la Chine, le Rwanda, le Congo, les Iles Kerguelen, et la principauté d’Andorre, et cætera… La France est l’amie de tous et soutient tout le monde ! Et accessoirement, elle est même prête à faire du commerce avec tout le monde !
Bon, d’accord, cette dernière phrase, c’est moi qui l’ai rajoutée… Mais c’est ce que je pense, en fait. Je ne suis pas un va-t-en guerre, mais je suis persuadé que vouloir être gentil avec tout le monde n’est pas une bonne façon de procéder… Au mieux on passe pour un opportuniste, au pire pour un lâche. Il est des moments ou il faut bien dire à un pays : Stop ! Ce que vous faites est inqualifiable ! Je ne vous parle plus et je ne vous achète plus rien ! Na !
C’est peut-être puérilement dit, mais c’est ainsi.

Mais revenons à nos moutons, qui ont presque finis de brouter leur pâturage.
Or donc, le Président Sarkozy décide de finir en beauté et de parler de l’Europe.
Pour lui, 2009 est l’année où l’Europe doit enfin sortir de la crise institutionnelle dans laquelle elle se trouve. Là, bien sûr, vous aurez compris qu’il fait allusion à l’adoption du mini-traité sur la constitution, et au NON irlandais. Un NON, qui devrait selon lui, assez vite se transformer en OUI d’ici le deuxième semestre. Enfin, c’est ce qu’il croit. Car le président est un croyant, il faut le savoir.
Il a aussi parlé de la guerre du gaz qui oppose la Russie à l’Ukraine. Dans cette histoire, pour lui, chacun doit se comporter correctement dans les limites des contrats commerciaux qui sont passés entre l’Europe et les deux pays concernés… Ce qui veut dire en clair : Arrêtez vos conneries, et pensez aux clients ! Sauf, qu’en l’occurrence les clients, c’est nous, n’ont pas la possibilité de s’approvisionner ailleurs. Donc, on s’en tape des clients. N’importe commet ils seront toujours là.

Voilà donc, en gros et en vachement résumé ce qu’a dit notre zébulon court sur patte.

L’impression que me donne cette allocution est assez nuancée, je me dois de l’admettre. D’un côté j’aime assez cette volonté affirmée de réformer les institutions financières mondiales. Il faut bien dire que tout ce qui peut brider un tant soit peu les excès d’un libéralisme échevelé, n’est pas forcément pour me déplaire… Mais d’un autre côté, je doute fortement que les vœux de Sarkozy en ce sens, soient réalistes. Vouloir instiller de la morale dans un système qui par essence fonctionne sur l’absence de morale… revient à vouloir apprendre à un âne à voler. C’est pas possible. (Sauf à Gonfaron dans le Var… Mais bon, c’est pas le sujet).

De même, je trouve l’attitude opportuniste, lui dirait pragmatique, de notre Président Glorieusement Elu, des plus détestable. Autant j’ai toujours considéré que le France avait le devoir de prôner de par le monde les valeurs d’humanisme qui sont sensées être les siennes, autant je n’arrive pas à imaginer Sarko le faire pour autre chose que gagner des parts de marché. C’est sans doute un parti pris, mais je n’ai pas confiance en lui, c’est tout.

Enfin, j’ai noté un concept totalement absent de ce discours. Celui des droits de l’homme. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir tendu l’oreille, ni même d’avoir lu l’équivalent pdf du discours, mais nulle part il n’est question des droits de l’homme. Nulle part.
J’en déduis donc, que cet aspect de notre politique étrangère est dorénavant exclu…

Bon, je vous laisse. Faut que j’aille pleurer sur mes illusions perdues.

vendredi 16 janvier 2009

Economie, démagogie et syndicalisme

Coucou ! C’est encore moi ! Et oui, je ne vous lâche pas, je continu dans mes petits commentaires sur les vœux présidentiels 2009… J’ai bien conscience qu’à la longue, mes diatribes sont susceptibles de vous gaver un poil, mais que voulez-vous, je me suis engagé à vous commenter les dires Sarkoziens, et je compte bien tenir mes engagements… Au moins jusqu’à demain. Après, le marathon des vœux sera fini et on pourra, vous et moi, faire une pause afin de digérer un peu tout ça…

Mais l’heure n’est pas encore à la digestion et aujourd’hui on va parler des vœux aux forces économiques qui ont eu lieu à Vesoul… (‘Tain Vesoul… Il doit être désespéré notre PGE pour aller là-bas.)

La première chose qui saute aux yeux, c’est qu’à la différence des interventions précédentes, notre Président Glorieusement Elu, n’officie plus seul à son pupitre comme un curé en prêche… Non, cette fois-ci, il a pour le soutenir, ou du moins appuyer son propos, une brochette de personnalités rangées en rang d’oignons derrière lui. Les enfants de chœur
Woerth, Lagarde, Devedjian, et Joyandet.
Voilà pour le côté visuel… Pour ce qui est de l’allocution proprement dite, je vous préviens tout de suite… Ca m’a gavé. Je ne sais pas, peut-être est-ce la lassitude de me taper le Nain suprême en live depuis une semaine, mais là… Là, franchement, il m’a gonflé.

C’est la crise… Blablabla… Relance…. Blablabla… Exceptionnelle… Blablabla… Sauver les banques… Blablabla… Vive le RSA… Blablabla… La faute aux 35 heures… Blablabla… Continuer les réformes… Blablablas…
Bouuuuuh… ! Tous ces blablablas, je peux vous dire que c’est fatigant à la longue. Surtout si c’est pour entendre les mêmes exemples d’autosatisfactions que j’entends depuis le début de la semaine. Non, j’imagine que le Sarko, lui aussi doit arriver à saturation. C’est vrai quoi ! Il commence à se répéter grave !

Pour être tout à fait juste avec vous, j’ai noté quand même deux passages qui ont, à mes yeux une certaine importance.
Le premier concerne son rôle de Zorro des places financière, défenseur de la morale, protecteur de l’éthique, pourfendeur des abus qui font mal aux yeux des ménagères…
Mardi dernier, le site du Monde.fr publiait un article révélant que 80% des entreprises du CAC40 étaient plus ou moins en délicatesse avec les nouvelles consignes ordonnées par la patronne du MEDEF, Laurence Parisot, concernant « la moralisation du capitalisme ». Comme c’est quelque-chose d’important pour l’image de notre PGE, celui-ci a donc tiré les quelques oreilles qui trainaient…
On vous a aidé, d’accord, mais en échange vous devez faire des efforts en ce qui concerne les dividendes versés aux actionnaires, la rémunération des dirigeants et les bonus (Golden-parachute et golden-hello). J’imagine assez bien tous ces Grands-Patrons, inconfortablement installés sur leurs chaises, sourirent dans leurs barbes et se dirent en leurs fors intérieurs que les français allaient surement avoir du mal à gobé pareille sornette ! Peut-être même qu’ils se demandaient si la grand-mère de notre nano-président faisait du vélo ? Qui sait ?
Mais enfin, le PGE, il a bien insisté quand même. Il leur a dit que si d’ici la fin du trimestre, ils ne se calmaient pas sur les brouzoufs, il allait devoir sévir et légiférer !

Ensuite, la deuxième chose importante qui est malgré tout ressortie de ce discours, c’est que Sarkozy s’en est pris au syndicat SUD.
La chose a été amenée par une habile transition : « Il faut continuer les réformes, certes, mais dans un souci de dialogue avec les syndicats »… Et il embraille direct sur le syndicat SUD-rail qui selon lui est « une organisation syndicale irresponsable, qui casse le service public et bafoue l’intérêt des usagers en fermant la deuxième gare de France… ».
Sauf que ce n’est pas SUD qui a fermé, la gare St Lazare, c’est la direction de la SNCF… Mais bon, personne dans l’assistance n’ira le contredire. Ni même lui rappeler qu’il a obtenu rapido les excuses du PDG de la SNCF, ainsi que des compensations pour les clients… Ou les usagers, on ne sait plus.

SUD (Solidaires, Unitaires et Démocratiques), c’est la petite bête qui monte en ce moment. Bien plus radical que ces confrères embourbés dans des connexions incestueuses avec le patronat (cf l’affaire Gautier-Sauvagnac et les caisses de l’UIMM), SUD gagne des membres au fur et à mesure des élections professionnelles. Plus proche de la LCR que du PC, ces bambins ont repris le flambeau de la lutte des classes abandonnés par leurs ainés et font parler d’eux à grands coups d’actions spectaculaires. Depuis des semaines SUD fait tourner en bourrique la SNCF en organisant des grèves tournantes de 59 minutes afin de revendiquer des augmentations de salaires et d’effectifs, et pour ce faire utilise toutes les failles possibles de la loi sur le service minimum dans les transports. Aussi, notre Bien Aimé Président envisage fortement de légiférer, là encore, pour cadenasser encore plus la loi… A suivre donc.
Entre parenthèse, je me demande s’il existe un SUD-rmistes… Faudrait que je me renseigne…
Bon, bref, le président, il aime pas les petits syndicats non-alignés qui n’en font qu’à leur tête. Honte sur eux ! Si le plan de relance ne marche pas, se sera de leur faute !

Voilà ! J’ai fini !
Ah ! J’oubliais ! A la fin, le président il a dit un truc qui m’a fait hurler :
Il a dit qu’il continuerait les réformes parce que « c’est l’idée que je me fais de l’intérêt de notre pays, et la responsabilité éminente qui est la mienne. ».
Là, je me suis dit qu’on touchait le fond, et que la démagogie n’avait pas de limite…

Allez ! Je vous dis à demain, pour les vœux aux corps diplomatiques, et après, si vous me le permettez, je m’accorderais une pause… Passeque là, j’en peux plus…