Je voulais vous dire…


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mercredi 21 janvier 2009

Martine présente ses voeux

La semaine dernière, vous et moi avons eu droit à une avalanche de discours Sarkoziens sur à peu près tout et n’importe quoi. L’économie, la diplomatie, la justice, la culture… J’en passe et des meilleures. Bon, d’accord, il est possible que tant de divines paroles dispensées par dieu lui-même vous aient poussé à la dépression… Il est même possible que votre estomac n’ait pas pu supporter cet assaut de communication, et que vous vous soyez retrouvés, blottis et tremblants, secoués de spasmes, appelant votre mère d’une voix atone, suppliant que l’on arrête ce supplice… Si vous en êtes arrivés à de telles extrémités, sachez que je le regrette et que je vous présente mes excuses ! Mais bon, je vous rappellerais quand même que c’est moi qui me suis tapé l’ensemble des discours…

Mais trêve de plaisanterie, j’avais aujourd’hui envie de me livrer à un exercice un peu différent. Appelez ça comme vous voulez, un désir d’équité, un souci de pluralité humaniste, mais je me suis dis qu’il n’y avait pas de raison pour que je ne me penche pas sur les vœux de la Première Secrétaire du Parti Socialiste…
C’est vrai quoi, il n’y a vraiment aucune raison… Hein ?

D’abord, peut-être est-ce que vous l’apprenez, mais le PS à vraiment présenté ses vœux à la presse ce lundi 19 janvier… Si ! Je vous promets que c’est vrai ! La preuve, vous n’avez qu’à cliquer ICI, et vous tomberez sur le discours de Martine Aubry lors de ses vœux à la presse.
C’est bon ? Vous l’avez fait ? Oui, je sais c’est un discours écrit… Ben oui, je suis désolé, mais si vous vouliez un truc un petit peu plus moderne comme une vidéo, ou même un enregistrement sonore, et bien c’est raté ! J’ai cherché partout, impossible de mettre la main sur un enregistrement correct de l’allocution. Oh, il existe bien quelques extraits par-ci par-là, souvent de mauvaises qualités, mais rien de comparable à ce que l’Elysée, ou l’UMP est capable de fournir (Que j’suis bête ! C’est la même chose !).
Non, la seule matière à se mettre sous la dent c’est cette version html…

Alors, que nous dit la patronne du plus grand parti d’opposition à notre PGE ? (ça c’est eux qui le disent).
En cette nouvelle année, le PS se veut être un parti européen d’abord et avant tout. Les vœux étant prévus initialement le 14 janvier, le leader des socialistes européens, Poul Rasmussen, devait être présent. Hélas, un accident bête indisposa Tartine qui du reporter sa prestation au 20, avant que de s’apercevoir que ça tombait en même temps que l’investiture d’Obama… C’est con un calendrier quand même ! Bref, c’est donc le 19, que la secrétaire du PS se retrouva à parler de l’Europe socialiste, sans le patron de l’Europe socialiste. C’est ce que l’on appel un manque de bol.
Des vœux sous le signe de l’Europe donc, ce qui est assez normal puisqu’on est sensé voter cette année pour élire notre représentants au parlement de Strasbourg…
Martine s’est ensuite adressée directement aux journalistes présents, les assurant de son soutien face à ce qu’elle nomme « un recul démocratique et moral ». Il s’agit là bien sûr, d’une allusion à la réforme de l’audiovisuel et aux multiples atteintes aux libertés de la presse que l’on a pu constater depuis l’avènement de Nicolas Sarkozy.
Mais selon Madame la première secrétaire, la liste des atteintes aux libertés fondamentales ne s’arrête pas là. Tests ADN, EDVIGE, la suppression des juges d’instruction, etc…
Comme il est trop tard pour se bouger le cul contre ces réformes-là, le PS se dit prêt à lutter contre les réformes à venir : la refonte de l’aménagement du territoire et la mort annoncée de quelques collectivités territoriales chères à la gauche.

Ensuite, Titine met les pendules à l’heure. Elle ressort son leitmotiv habituel sur la nécessité qu’a le PS de rester uni. Elle nous dit que tout va bien, et que tout le monde discute au sein du parti… Mais qu’au final, c’est quand même elle qui décide. C’est marrant, j’ai l’impression de lire un truc qui date du congrès de Reims ! Je ne sais pas pourquoi… La couleur de son tailleur sans doute…

Enfin, elle a abordé la crise au Proche-Orient… Pour elle, la communauté internationale doit mettre fin à sa « désertion coupable », et elle demande « Au-delà du cessez-le-feu annoncé, le retrait immédiat des troupes israéliennes de Gaza, l’arrêt des tirs de roquettes du Hamas, l’arrêt du blocus de Gaza, la mise en place de couloirs humanitaires, et d’une force d’interposition ». Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il règne un certain consensus au sein du peuple français, puisque Nicolas Sarkozy réclame plus ou moins la même chose !

Alors c’est clair, le PS a enfin décidé de se bouger et pour ce faire dépose une motion de censure contre le gouvernement ! Alors-là, je dis bravo ! Bravo Titine, ça c’est de l’action ! Déposer une motion de censure c’est utile, et les députés de la majorité vont à la pêche, tu pourras renverser le gouvernement !
Et le maire de Lille de finir en beauté en déclarant avec force : « Une nouvelle Europe est nécessaire. Une nouvelle Europe est possible. »

Alors, qu’est-ce que je peux vous dire sur ce discours… ?
La première chose qui me vient à l’esprit, c’est que la communication du PS est nulle à chier, et a grand besoin d’être modernisée. A l’heure du Web 2.0, il est impensable que je n’ai pu trouver une seule vidéo officielle ou non sur l’événement. Martine Aubry serait bien inspirée de prendre quelques conseils auprès de Ségolène Royal, ou même du Président Glorieusement Elu ! D’ailleurs, le déficit d’image va de paire avec la gueule du site officiel du Parti Socialiste… C’est confus, brouillon. Ca manque de vidéo et d’interactivité… Bref, c’est triste à mourir ! Si le PS a l’intention de reconquérir le pouvoir, il ferait bien de se mettre à la page et de moderniser un peu son look et sa com.

La seconde chose que l’on peut dire, c’est qu’en voulant aborder tous les fronts en même temps dans un même discours, Martine donne la malheureuse impression de se disperser, et là encore, une impression de confusion domine. De plus, le fait d’avoir mis son discours le signe de l’Europe, me semble un choix peu judicieux…
Je pense sincèrement qu’aujourd’hui, les français se foutent complètement de l’Europe. Ce qui les intéresse, c’est ce qui se passe ici et maintenant, et les élections de juin ne sont pas une priorité pour eux.
On peut également regretter qu’aucune allusion aux dérives du capital n’aient été faite… Le PS, via la Fondation Terra-Nova, propose un plan de relance alternatif, mais à limage de la droite, ne remet pas en question les errements qui nous ont mené où nous en sommes. Il semblerait que la place du pourfendeur du capitalisme immoral soit déjà prise par Sarkozy et que le PS ne veuille pas la lui disputer… Bon, on prend acte.
Ensuite, pour Aubry, la seule opposition c’est le PS, point barre. On dirait qu’ils sont les seuls à être de gauche dans ce pays et que la solution passe absolument par eux… Je trouve ça un petit peu présomptueux, et surtout un peu beaucoup erroné. La gauche s’est quelque peu effritée ces temps-ci, et d’autres voix s’expriment plus haut et plus fort que celles du PS quand il s’agit de s’opposer au gouvernement…

Alors, je ne sais pas si je suis définitivement tombé du côté obscure de la force, mais je peux vous dire que j’ai pris beaucoup plus de plaisir à commenter les dires Sarkoziens que la geste Aubryiste… La Martine, elle est bien gentille, mais il faut reconnaitre qu’en communication elle n’arrive pas à la cheville du nain (C’est tout dire !). C’est, comment dire… Tristounet, sans envergure, ça sonne faux et ça tombe à côté… L’autre est peut-être un menteur patenté, névrosé et bourré de tics, mais il faut lui reconnaitre un certain talent. Alors que Titine, on ne lui accorderait même pas la moyenne !

Alors, je veux bien reconnaitre que je suis de parti-pris (d’ailleurs je suis toujours de parti-pris), mais que ce soit sur le fond comme sur la forme, ils ont du pain sur la planche s’ils veulent redorer leur blason les socialos !

lundi 19 janvier 2009

Volem rien foutre al païs

Aujourd’hui, je vous propose d’aller au cinéma. Ça vous dit un bon documentaire bien instructif ? Ça vous dit un film qui provoque la discussion ainsi que la réflexion ? Et bien, je puis vous assurer que ce que vous allez voir (ou peut-être revoir pour certains), ne peut que susciter une bonne dose de remise en question dans votre petites têtes.
Lorsque j’ai visionné ce film pour la première fois, c’était sur le site de notre ami Edou : « La cause du peuple ». Nous étions, je crois le 1er janvier, et je puis vous dire que depuis cette date je cogite comme un dingue sur les thèmes abordés par ce doc. Je cogite à m’en faire fumer les neurones. Je cogite à remettre en question pas mal de choses dans ma vie et le train qui va avec.
D’ailleurs, n’est-ce pas que nous demandons à un documentaire, de nous documenter ? C'est-à-dire d’apporter à notre réflexion des informations et des éléments de réponses ? Et bien, Volem rien foutre al païs, de Pierre Carles, Christophe Cuello et Stéphane Goxe, vous apporte tout ça et bien plus… Il vous donne de l’espoir.
Oh, non pas l’espoir savamment concocté par des officines de communication qui vous promeuvent des hommes comme des paquets de lessives ! Non, du vrai espoir. De celui qui vous dit qu’un autre monde est possible.
Alors mes amis, assurez vous de n’être pas dérangés. Débranchez le téléphone, coupez votre télévision, bloquez vous 1H47mn28s dans votre emploi du temps et faites moi le plaisir de regarder ce documentaire.
Je vous le demande comme un service, car il se pourrait bien que ce film vous rende service à son tour…


samedi 17 janvier 2009

Des vœux pieux

Allez go ! Aujourd’hui on va essayer de commenter les vœux aux corps diplomatique. Haut les cœurs !

Donc, voici notre nano-président derrière son pupitre qui commence son discours avec les salutations d’usage aux ministres et aux ambassadeurs présents. On remarquera une salutation un peu plus appuyée que les autres… Envers le Nonce apostolique en France (Si-si ! Sans déconner !), qui venait sans-doute, d’après ce que j’ai compris, d’ouvrir la cérémonie.

Notre petit président de notre petit pays à nous, veut s’occuper cette année de plein de choses. Jugez plutôt :
« Cette année 2009, je l’aborde avec la volonté, la détermination de tout faire, de tout mettre en œuvre pour que notre monde en sorte en ayant retrouvé le chemin de la croissance économique ; en ayant adopté des règles claires et universelles pour réguler la sphère financière ; en ayant approuvé des objectifs ambitieux et indispensables pour limiter les conséquences du réchauffement climatique ; en ayant progressé de façon décisive vers des institutions internationales enfin adaptées au XXIème siècle ; en ayant conclu un accord de paix au Proche-Orient ; en ayant défini les termes d’un règlement durable des crises du Soudan et de la région des Grands Lacs en Afrique. »

Une fois que vous avez lu ça, et bien… Vous savez tout ! Vous savez tout, parce que tout le reste du discours fut consacré à expliquer comment il comptait faire pour arriver à s’occuper de tout ça. En même temps. Avec ses petits bras.

La première partie de ce vaste programme concerne l’aspect « crise financière » du monde… Sarkozy, en fait, nous ressort exactement le discours de Toulon et réaffirme sa volonté de réformer (encore…) la finance mondiale à grand coup de régulations. Pour cela, bien évidemment, il compte sur le soutien du futur/nouveau président élu Barack Obama… Sauf, à mon avis, qu’il risque d’y avoir un petit problème :
En effet, il faut bien se l’avouer, son discours est fortement connoté à gauche, voir antilibéral… Alors j’imagine bien que de l’autre côté de l’Atlantique, ces propositions risquent d’être prises pour les délires d’un dangereux socialiste, ou pire encore, pour les élucubrations d’un communiste échappé de l’asile (forcément).

Ensuite, comme il semblerait que nous soyons au XXIème siècle, les vœux du président seraient que « le nouvel ordre mondial » se munisse des outils appropriés. C'est-à-dire qu’il préconise pour cela l’ouverture du conseil de sécurité de l’ONU à de nouveaux membres permanents issus des pays émergeants. Il y verrait bien des pays africains, sud-américains et arabes… Là encore, même si sa volonté est louable, je doute que nos amis anglo-saxons acceptent de partager leur table ronde avec des révolutionnaires et des mecs qui portent des serviettes sur la tête… Mais bon, on peut toujours rêver ! Là encore, selon Sarko Premier, tout dépendra d’Obama.

Ça, c’était ce que notre PGE souhaiterait que le monde devienne dans l’année qui vient. En ce qui concerne l’attitude de la France : Et bien, on va continuer à discuter avec tout le monde ! Les palestiniens, Israël, la Syrie, l’Iran, l’Iraq, le Pakistan, le Soudan, la Chine, le Rwanda, le Congo, les Iles Kerguelen, et la principauté d’Andorre, et cætera… La France est l’amie de tous et soutient tout le monde ! Et accessoirement, elle est même prête à faire du commerce avec tout le monde !
Bon, d’accord, cette dernière phrase, c’est moi qui l’ai rajoutée… Mais c’est ce que je pense, en fait. Je ne suis pas un va-t-en guerre, mais je suis persuadé que vouloir être gentil avec tout le monde n’est pas une bonne façon de procéder… Au mieux on passe pour un opportuniste, au pire pour un lâche. Il est des moments ou il faut bien dire à un pays : Stop ! Ce que vous faites est inqualifiable ! Je ne vous parle plus et je ne vous achète plus rien ! Na !
C’est peut-être puérilement dit, mais c’est ainsi.

Mais revenons à nos moutons, qui ont presque finis de brouter leur pâturage.
Or donc, le Président Sarkozy décide de finir en beauté et de parler de l’Europe.
Pour lui, 2009 est l’année où l’Europe doit enfin sortir de la crise institutionnelle dans laquelle elle se trouve. Là, bien sûr, vous aurez compris qu’il fait allusion à l’adoption du mini-traité sur la constitution, et au NON irlandais. Un NON, qui devrait selon lui, assez vite se transformer en OUI d’ici le deuxième semestre. Enfin, c’est ce qu’il croit. Car le président est un croyant, il faut le savoir.
Il a aussi parlé de la guerre du gaz qui oppose la Russie à l’Ukraine. Dans cette histoire, pour lui, chacun doit se comporter correctement dans les limites des contrats commerciaux qui sont passés entre l’Europe et les deux pays concernés… Ce qui veut dire en clair : Arrêtez vos conneries, et pensez aux clients ! Sauf, qu’en l’occurrence les clients, c’est nous, n’ont pas la possibilité de s’approvisionner ailleurs. Donc, on s’en tape des clients. N’importe commet ils seront toujours là.

Voilà donc, en gros et en vachement résumé ce qu’a dit notre zébulon court sur patte.

L’impression que me donne cette allocution est assez nuancée, je me dois de l’admettre. D’un côté j’aime assez cette volonté affirmée de réformer les institutions financières mondiales. Il faut bien dire que tout ce qui peut brider un tant soit peu les excès d’un libéralisme échevelé, n’est pas forcément pour me déplaire… Mais d’un autre côté, je doute fortement que les vœux de Sarkozy en ce sens, soient réalistes. Vouloir instiller de la morale dans un système qui par essence fonctionne sur l’absence de morale… revient à vouloir apprendre à un âne à voler. C’est pas possible. (Sauf à Gonfaron dans le Var… Mais bon, c’est pas le sujet).

De même, je trouve l’attitude opportuniste, lui dirait pragmatique, de notre Président Glorieusement Elu, des plus détestable. Autant j’ai toujours considéré que le France avait le devoir de prôner de par le monde les valeurs d’humanisme qui sont sensées être les siennes, autant je n’arrive pas à imaginer Sarko le faire pour autre chose que gagner des parts de marché. C’est sans doute un parti pris, mais je n’ai pas confiance en lui, c’est tout.

Enfin, j’ai noté un concept totalement absent de ce discours. Celui des droits de l’homme. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir tendu l’oreille, ni même d’avoir lu l’équivalent pdf du discours, mais nulle part il n’est question des droits de l’homme. Nulle part.
J’en déduis donc, que cet aspect de notre politique étrangère est dorénavant exclu…

Bon, je vous laisse. Faut que j’aille pleurer sur mes illusions perdues.

vendredi 16 janvier 2009

Economie, démagogie et syndicalisme

Coucou ! C’est encore moi ! Et oui, je ne vous lâche pas, je continu dans mes petits commentaires sur les vœux présidentiels 2009… J’ai bien conscience qu’à la longue, mes diatribes sont susceptibles de vous gaver un poil, mais que voulez-vous, je me suis engagé à vous commenter les dires Sarkoziens, et je compte bien tenir mes engagements… Au moins jusqu’à demain. Après, le marathon des vœux sera fini et on pourra, vous et moi, faire une pause afin de digérer un peu tout ça…

Mais l’heure n’est pas encore à la digestion et aujourd’hui on va parler des vœux aux forces économiques qui ont eu lieu à Vesoul… (‘Tain Vesoul… Il doit être désespéré notre PGE pour aller là-bas.)

La première chose qui saute aux yeux, c’est qu’à la différence des interventions précédentes, notre Président Glorieusement Elu, n’officie plus seul à son pupitre comme un curé en prêche… Non, cette fois-ci, il a pour le soutenir, ou du moins appuyer son propos, une brochette de personnalités rangées en rang d’oignons derrière lui. Les enfants de chœur
Woerth, Lagarde, Devedjian, et Joyandet.
Voilà pour le côté visuel… Pour ce qui est de l’allocution proprement dite, je vous préviens tout de suite… Ca m’a gavé. Je ne sais pas, peut-être est-ce la lassitude de me taper le Nain suprême en live depuis une semaine, mais là… Là, franchement, il m’a gonflé.

C’est la crise… Blablabla… Relance…. Blablabla… Exceptionnelle… Blablabla… Sauver les banques… Blablabla… Vive le RSA… Blablabla… La faute aux 35 heures… Blablabla… Continuer les réformes… Blablablas…
Bouuuuuh… ! Tous ces blablablas, je peux vous dire que c’est fatigant à la longue. Surtout si c’est pour entendre les mêmes exemples d’autosatisfactions que j’entends depuis le début de la semaine. Non, j’imagine que le Sarko, lui aussi doit arriver à saturation. C’est vrai quoi ! Il commence à se répéter grave !

Pour être tout à fait juste avec vous, j’ai noté quand même deux passages qui ont, à mes yeux une certaine importance.
Le premier concerne son rôle de Zorro des places financière, défenseur de la morale, protecteur de l’éthique, pourfendeur des abus qui font mal aux yeux des ménagères…
Mardi dernier, le site du Monde.fr publiait un article révélant que 80% des entreprises du CAC40 étaient plus ou moins en délicatesse avec les nouvelles consignes ordonnées par la patronne du MEDEF, Laurence Parisot, concernant « la moralisation du capitalisme ». Comme c’est quelque-chose d’important pour l’image de notre PGE, celui-ci a donc tiré les quelques oreilles qui trainaient…
On vous a aidé, d’accord, mais en échange vous devez faire des efforts en ce qui concerne les dividendes versés aux actionnaires, la rémunération des dirigeants et les bonus (Golden-parachute et golden-hello). J’imagine assez bien tous ces Grands-Patrons, inconfortablement installés sur leurs chaises, sourirent dans leurs barbes et se dirent en leurs fors intérieurs que les français allaient surement avoir du mal à gobé pareille sornette ! Peut-être même qu’ils se demandaient si la grand-mère de notre nano-président faisait du vélo ? Qui sait ?
Mais enfin, le PGE, il a bien insisté quand même. Il leur a dit que si d’ici la fin du trimestre, ils ne se calmaient pas sur les brouzoufs, il allait devoir sévir et légiférer !

Ensuite, la deuxième chose importante qui est malgré tout ressortie de ce discours, c’est que Sarkozy s’en est pris au syndicat SUD.
La chose a été amenée par une habile transition : « Il faut continuer les réformes, certes, mais dans un souci de dialogue avec les syndicats »… Et il embraille direct sur le syndicat SUD-rail qui selon lui est « une organisation syndicale irresponsable, qui casse le service public et bafoue l’intérêt des usagers en fermant la deuxième gare de France… ».
Sauf que ce n’est pas SUD qui a fermé, la gare St Lazare, c’est la direction de la SNCF… Mais bon, personne dans l’assistance n’ira le contredire. Ni même lui rappeler qu’il a obtenu rapido les excuses du PDG de la SNCF, ainsi que des compensations pour les clients… Ou les usagers, on ne sait plus.

SUD (Solidaires, Unitaires et Démocratiques), c’est la petite bête qui monte en ce moment. Bien plus radical que ces confrères embourbés dans des connexions incestueuses avec le patronat (cf l’affaire Gautier-Sauvagnac et les caisses de l’UIMM), SUD gagne des membres au fur et à mesure des élections professionnelles. Plus proche de la LCR que du PC, ces bambins ont repris le flambeau de la lutte des classes abandonnés par leurs ainés et font parler d’eux à grands coups d’actions spectaculaires. Depuis des semaines SUD fait tourner en bourrique la SNCF en organisant des grèves tournantes de 59 minutes afin de revendiquer des augmentations de salaires et d’effectifs, et pour ce faire utilise toutes les failles possibles de la loi sur le service minimum dans les transports. Aussi, notre Bien Aimé Président envisage fortement de légiférer, là encore, pour cadenasser encore plus la loi… A suivre donc.
Entre parenthèse, je me demande s’il existe un SUD-rmistes… Faudrait que je me renseigne…
Bon, bref, le président, il aime pas les petits syndicats non-alignés qui n’en font qu’à leur tête. Honte sur eux ! Si le plan de relance ne marche pas, se sera de leur faute !

Voilà ! J’ai fini !
Ah ! J’oubliais ! A la fin, le président il a dit un truc qui m’a fait hurler :
Il a dit qu’il continuerait les réformes parce que « c’est l’idée que je me fais de l’intérêt de notre pays, et la responsabilité éminente qui est la mienne. ».
Là, je me suis dit qu’on touchait le fond, et que la démagogie n’avait pas de limite…

Allez ! Je vous dis à demain, pour les vœux aux corps diplomatiques, et après, si vous me le permettez, je m’accorderais une pause… Passeque là, j’en peux plus…

Roque et diagonale du fou

La plupart des commentateurs politiques l’annonçaient depuis un bail, un peu comme s’il s’agissait de la floraison des amandiers, le remaniement ministériel est enfin arrivé ! Enfin, il s’agit plus d’un jeu des chaises musicales qu’autre chose comme vous l’allez voir…

Alors, on se concentre et on essaye de suivre.

Acte 1 :
Patrick Devedjian quitte son poste de Secrétaire Général de L’UMP pour devenir Ministre de la Relance Economique. En fait il s’agit pour Sarko de le virer du parti tout en lui donnant un poste qui ne sert à rien.






Acte 2 :
Xavier Bertrand quitte le gouvernement et son poste de ministre de travail pour remplacer Devedjian, et pour remettre de l’ordre dans l’UMP. Son boulot étant de remettre de l’ordre dans les bisbilles persos qui plombe l’ambiance, de commencer la campagne de réélection de son maitre et, accessoirement, de barrer la route à Jean-François Copé.




Acte 3 :
Brice Hortefeux quitte son poste au ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale pour remplacer Bertrand au ministère des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville… Je l’imagine assez ravi de quitter ses oripeaux de gestapiste pour un poste plus honorable et plus en accord avec le destin que Sarkozy semble lui promettre.




Acte 4 :
Eric Besson, montre qu’il a de la suite dans les idées et s’installe aux manettes du ministère de l’Epuration à la place d’Hortefeux. Il quitte pour cela son poste de secrétaire d’état chargé de la Prospective et du Développement de l'économie numérique. Ce mec a déjà montré qu’il était à l’aise avec le panneau traitre accroché au cou, devenir la personne la plus détestée de France ne devrait pas le gêner outre mesure…



Acte 5 :
Nathalie Kosciusko-Morizet, quitte son poste de secrétaire d’état auprès du ministre de l’écologie pour remplacer Besson à l’économie Numérique. On annonçait un villiériste à sa place, mais devant le tollé, Sarko à préférer filer une carotte à celle qui fout la merde au sein de l’UMP Ile de France… Petit problème, le frère de la belle est le PDG de Price-ministère.
Elle ne sera pas remplacée, ce qui montre bien que l’argument électoral de l’écologie n’est plus un souci pour notre PGE.


Effet collatéral :
Christine Boutin (Logement) perd le volet « ville » de son ministère, en la personne de Fadela Amara qui va bosser avec Hortefeux.

Que vous dire… Moi, j’ai l’impression qu’il s’agit plus d’une réorganisation de l’UMP qui aurait des conséquences sur l’organigramme gouvernemental qu’autre chose… Les présidentielles sont dans trois ans, et le Sarko, en bon stratège il faut le reconnaitre, positionne déjà ses pions pour 2012.

Et à gauche ?
Ben… Rien.


jeudi 15 janvier 2009

Papa est de retour !

Bon. Je sais ce que vous allez me dire: Qu’est-ce que t’as foutu ?!? T’as vu l’heure ? C’est une heure pour publier ton analyse des vœux Sarkoziens ? Non mais !
Baste ! C’est pas ma faute !
Ce matin j’étais tout disposé à me mettre au boulot pour vous dire ce que je pensais des vœux aux « acteurs de la sécurité »… Oui, mais voilà : Je ne pouvais pas.
Pourquoi ? Et bien parce que tout simplement il n’y avait rien sur le web pour me relater ce qui c’est passé hier à Orléans. Quedalle. Peau-de-zob. Pas la queue d’une info. Pas la moindre vidéo. Le désert. Même le (désormais très connu de moi) site de l’Elysée, ne me proposait rien sur l’événement !
Bon ok. J’exagère un peu… J’ai réussi à mettre la main sur une dépêche de l’agence Reuters, et sur un article du libéorléans.fr… Mais bon, c’est tellement connoté comme compte-rendu, qu’on s’aperçoit tout de suite que ça a été écrit par un gauchiste aigri et revanchard. Je m’en voudrais de ne baser mon analyse uniquement sur l’avis partial d’un pigiste trotskiste. Vous me connaissez : je ne mange pas de ce pain là !
Non, moi ce qu’il me faut pour bosser, c’est le texte intégral. A défaut de le voir gesticuler, le Sarko, j’ai besoin, a minima, de lire sa prose (ou celle d’un affidé, c’est idem), pour me faire un avis honnête et impartial… Bref, j’étais bien embêté.
Ce n’est que vers midi que les petites mains aussi habiles qu’élyséennes ont enfin mis en ligne les propos de notre nano-président… Moi, à c’t’heure, il faut bien que je me nourrisse. Ensuite, faut que je fasse mon dodo… Aussi, voilà pourquoi je ne m’y suis mis que tard dans l’après-midi…
C’est bon ? Je suis pardonné ? Merci.

Alors donc, je m’y mets :
Hier, Monsieur le président de la République Française s’est rendu en la bonne ville d’Orléans pour y présenter ses vœux aux acteurs de la sécurité. Les acteurs de la sécurité ne sont pas, comme on pourrait légitimement le supposer, issus d’un club hollywoodien de gros bras au service du Bien… Non, il s’agit plutôt de ce que la France compte de policiers, gendarmes, matons et autres pompiers. Bref, tout ce qui porte un uniforme avec des choses qui brillent dessus.
Vous vous doutez bien que le petit Nicolas était tout à son aise devant ce parterre de képis en tout genre. (Papa est revenu nous voir ! Chouette !) En fait j’ai eu l’impression de voir un ministre de l’intérieur chargé de faire son bilan… Et ce fut le cas, parce que pendant un bout de temps, la moitié du discours en fait, il s’est gargarisé de tout ce qui avait été fait depuis sept ans. Pour sûr, on en a entendu des chiffres ! Des pourcentages en veux-tu en voilà, que je ne contredirais pas, parce que je n’en ai ni l’envie nie le temps. Mais bon, il était content de lui le Président !
Puis, après un parallèle plus que douteux entre les droits de l’homme et la création des fichiers en tous genres, notre PGE a commencé à développer son sujet principal : La victimisation.
Ah non, pardon ! C’est pas ça… Il a dit « les victimes », « il faut penser aux victimes », « le droit des victimes… ». Voilà, c’est ça qu’il a dit. Il a dit que les victimes passaient avant tout le monde et que la mise en prison des coupables pour satisfaire les victimes, étaient ce qui comptait le plus… Moi qui croyais que la justice se rendait au nom de la société toute entière, je vais devoir revoir mes principes de bases…

Alors qu’il planait avec grâce sur son petit nuage cumulo-démago tout rose, il n’eut même pas besoin de transition pour arriver au sujet suivant ! (Il est fort quand même…) : La culture du résultat. Les résultats qui doivent être récompensés et les absences de résultats qui doivent être sanctionnées. Brrr ! Attention messieurs ! Le président il en a déjà viré quelques-uns, et il va continuer ! Si vous continuez à organiser des matchs de foot, ça va chauffer pour votre matricule ! Donc, du résultat, du résultat, encore du résultat.
Comme ça, l’année prochaine, il aura encore son petit nuage rose !

Ensuite, Le chef de l’état, qui est donc aussi le chef de la police par voie de conséquence (normal pour un état policier), a fixé l’objectif pour 2009. Je dis bien l’objectif, parce qu’il y en n’a qu’un seul. Un seul, mais d’importance : Les violences urbaines.
Violences urbaines, pour Sarko, ça veut dire beaucoup de chose. Ca comprend les violences en bandes, comprenez la racaille qui se défoule, l’extrémisme politique et les émeutes…
Il faut à tout prix que la police pratique avec zèle la « tolérance zéro » !
Donc, avis aux manifestants de tous poils, aux mécontents grincheux, aux syndicalistes psychopathes, les autorités sont prévenues que cette année vous avez plus ou moins prévu d’ouvrir la bouche ! Elles seront prêtes les autorités ! Elles vous attendront !
Et si par malheur il y a dans le lot des éléments étrangers, je veux dire pas français, qui comptent attiser les tensions intra-communautaires (sic), ils trouveront sur leur chemin les sauveurs de la république, Une et Indivisible ! De même, accessoirement, un vol charter…

En clair, ce qui se passe à Gaza, reste à Gaza.

Enfin, Sarkozy en profite également pour distribuer des rallonges budgétaires : 80 millions pour les prisons, 100 millions à partager en part égale entre la police et la gendarmerie pour acheter des bagnoles, et… C’est tout.
C’est à ce moment que vous vous dites, parce que vous êtes un lectorat attentif, et les pompiers ? Ils sont où les pompiers ? Pourquoi y z’ont pas de sous les pompiers ? D’ailleurs pourquoi, le nain il a pas parlé des pompiers ?
Et c’est vrai que les pompiers sont les grands absents de ce discours. Pour être tout à fait franc avec vous, il en a parlé… Trente secondes et demi. C’était pour dire qu’il fallait qu’ils intensifient le recrutement de pompiers volontaires, et que pour cela il fallait envisager de leur filer des points retraites supplémentaires…

Des pompiers gratos, donc, mais pas un sou de plus et surtout on ne parle pas de la requalification de leur métier en métier à risque… Non, surtout pas.
En bas de mon boulevard il y a une caserne de pompiers… Ceux-ci crient leur désespoir depuis des mois en bariolant leurs beaux camions rouges de slogans. Ca fait des mois, des années que ça dure. Ils réclament des moyens pour effectuer leur mission. Ils réclament de la considération… Et le président les considère pendant trente secondes et demi, sans leur donner un centime…

Voilà ! Je crois que je n’ai rien oublié… Enfin, j’veux dire que j’ai probablement omis certaines choses, mais en gros c’est ce que j’ai retenu des vœux « aux acteurs de la sécurité ».
On se fait un petit résumé pour récapituler tout ça ?

Donc, on résume : Sarkozy c’est le meilleur. C’est pas parce qu’il est devenu le chef de tous les français, qu’il n’en est pas moins toujours le chef de tous ceux qui portent un uniforme avec des choses qui brillent dessus… Sauf ceux qui ont des bandes rouges sur le côté du pantalon, bien entendu.
Il est content de lui, et il est content de ses troupes. Et cette année, c’est top-priorité à ce qui fait pleurer la ménagère. Les victimes passent avant les erreurs judiciaires et les bavures. Et c’est tolérance zéro pour ceux qui auront l’idée saugrenue de vouloir sortir du rang en voulant contester les réformes !

Repos ! Rompez les rangs !

mercredi 14 janvier 2009

Culture et identité nationale, même combat !

Allez ! Courage les enfants ! On continu dans la tournée des vœux présidentiels !
Rassurez-vous, l’agenda n’annonce toujours rien au-delà du 16 janvier… Donc logiquement vous et moi devrions en avoir bientôt fini avec ces analyses quotidiennes.

Alors cette fois-ci, il s’agissait des vœux au Monde de la Culture. Personnellement, je vous l’avoue, je me demandais ce que le PGE pouvait bien avoir à dire sur le sujet… Tout un chacun sait que le Président Sarkozy ne brille pas par son amour immodéré des arts, loin s’en faut. Et tout le monde sait également, que le milieu artistique dans son ensemble, le lui rend bien.

Et bien, mes chers amis, sachez que je n’ai pas été déçu pour un sou ! Je crois bien que jusqu’à présent c’est dans ce discours-ci que Sarko a été le plus subtilement insinuant, et, dans un certain sens, le plus effrayant…

Pour lui, en temps de crise les français ont besoin de se tourner vers une culture qui est à même de lui apporter du sens, des repères, des valeurs et une identité. Identité… Le mot reviendra pendant tout le discours. Inlassablement martelé. C’est idéologiquement cohérent avec sa pensée et on verra plus loin qu’il ne s’agit pas comme on pourrait légitimement le supposer, d’identité culturelle, mais bel et bien d’identité nationale.

Paradoxalement, même si l’identité de notre pays semble le préoccuper, il fustige en même temps l’immobilisme des structures qui est un frein à l’audace et à l’innovation… Et de prendre pour exemple les multiples oppositions qui se dressent pour des raisons diverses contre les grand projets architecturaux du genre, le Grand Paris ou encore les tours.
Si je comprends bien, les règles d’urbanisme, celles qui permettent d’éviter que l’on fasse tout et n’importe quoi, vont se voir assouplir afin que « les architectes puissent s’exprimer librement ».
Je ne sais pas vous, mais moi je me dis que si Sarko avait quelques amis dans le BTP, cela ne m’étonnerait pas.

Autre cheval de bataille, la création d’un musée sur l’histoire de France. Là on se dit que le Sarko, il a peut-être envie de faire comme ses prédécesseurs et de laisser une trace pour les générations futures… Ou peut-être pas. Car le projet est plus ambitieux à ses yeux que le fait de laisser des cailloux avec son nom dessus. Le futur musée sera chargé de montrer l’histoire de notre pays dans sa « cohérence » ( ?) et de renforcer, là encore notre identité… Il précise par ailleurs qu’il s’agit-là de l’identité nationale et non culturelle.
Il me revient tout à coup en mémoire sa conception de notre identité française, ses racines chrétiennes, etc…
Et soudain, j’ai peur. Je me dis que décidément, cette intervention prend une tournure qui me déplait… J’ai l’impression de me retrouver l’année dernière, à peu prêt à la même époque, et de réentendre ses convictions douteuses sur la place de la religion dans la société. Je ne me trompais pas… Mes doutes se sont vite trouvés confirmés dans l’annonce qui suivit.

Le ministère de Culture se trouve crédité de 100 millions de plus pour son travail de rénovation et d’entretien du patrimoine culturel. C’est une bonne chose me direz-vous… Sauf que le président précise bien qu’il s’agit là d’un budget qui servira en priorité à la rénovation des édifices religieux, car il s’agit, toujours, d’une question « d’identité, de sens, de respect de notre culture… »
Ça-y-est, vous commencez à comprendre où il veut en venir notre Président Catholiquement Élu ?
Par ailleurs, il souhaite que le mécénat se généralise, sans conditions, pour permettre à ceux qui le souhaitent (personnes privées et entreprises) de pouvoir financer la rénovation d’établissements protégés publics et privés…
Je ne sais pas vous, mais moi je me dis que si Sarko avait quelques amis désireux de baisser leurs impôts, cela ne m’étonnerait pas.

Pour ne pas rester sur le bord de la route, notre PGE s’est autoproclamé président d’un Conseil Pour la Création Artistique ! Celui-ci sera chargé de «recentrer les aides sur l’excellence artistique», de promouvoir la recherche, la divulgation, et le marché de l’art ! (N’oublions pas le marché, c’est important).

Alors, si j’ai bien tout compris, voici ce qu’il faut retenir de cette intervention :
Le ministère de la culture est bien plus soutenu que celui de l’éducation, pour peu qu’il assume sa nouvelle fonction de ministère de l’identité nationale. Les règles de l’urbanisme seront assouplies pour filer un coup de main aux maçons. Des facilités seront offertes aux plus riches de réduire leurs impôts pour peu qu’ils investissent dans le mécénat.
La culture, c’est bien tant qu’elle transmet les vraies valeurs de la France éternelle et chrétienne. Les fondements de la laïcité, on s’assoit dessus pour peu que nos églises soient belles… C’est tout ? Je n’oublis rien ? Ah si ! Afin que la splendeur de notre pays profite aux plus grand nombre, les musées nationaux seront gratuits pour les moins de 25 ans.

Souriez les amis ! Le meilleur des mondes est pour demain !