Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


jeudi 12 août 2010

Gardes à vue : Piqure de rappel

Bon, c’est l’été, il fait chaud et beau et la plupart des gens ont autre chose en tête que les vicissitudes de la vie quotidienne avec son cortège de petits tracas et de vilénies.
C’est normal, ça sert à ça l’été. Ça doit avoir un rapport avec la température et la durée d’ensoleillement, un truc comme ça... On s’aère les neurones pour être sûr de pouvoir supporter le reste de l’année sans péter un plomb.

Mais si cette nécessaire décompression est utile quelque part, elle ne doit pas nous faire oublier dans quel monde et dans quel pays nous vivons.

Parce que pour info, ces grands malades qui nous gouvernent, eux n’oublient pas. Et d’ailleurs j’ajouterais qu’ils comptent justement sur le relâchement estival pour nous le mettre encore plus profond qu’il ne nous est coutumier de supporter.

Aussi, et parce qu’un commentaire un peu angélique sur les gardes à vue m’en a donné l’idée, permettez-moi de faire une petite piqure de rappel.

Juste comme ça, en passant...

Donc, à réécouter dans l’ordre et sans modération ces deux émissions de Là-bas si j’y suis qui nous relatent la réalité des choses et l’immense atteinte aux libertés, permanente, qu’est la garde à vue, aujourd’hui en France.

C’est par ici, et par .

lundi 9 août 2010

Pétition Médiapart

Monique me transmet une pétition qui, via Médiapart, m’a frappé par sa simplicité et la justesse de son argument.
Je vous invite donc à y apporter votre seing, après en avoir lu le préambule suivant.


Nous sommes tous français quelle que soit notre origine. Et la plupart des Français ont, d'une façon ou d'une autre, une origine étrangère.

Nous sommes membres d'une nation qui, selon l'article 1er de sa Constitution, «assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion». Nous sommes citoyens d'une république qui refuse de discriminer les Français selon leur origine, quelle qu'elle soit. Nous appartenons à un peuple qui, en proclamant solennellement son attachement aux droits de l'homme, se souvient que cette sélection entre Français selon l'origine fut celle du régime raciste de Vichy.

Le premier des pouvoirs et des devoirs du président de la République française est de veiller au respect de la Constitution, et donc de ces principes. Or Nicolas Sarkozy a déclaré publiquement, à Grenoble, le 30 juillet, que «la nationalité doit pouvoir être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d'un fonctionnaire de police, d'un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l'autorité publique».

Si cette intention devenait réalité, elle instaurerait deux catégories de Français, ruinant le principe d'égalité devant la loi et créant une nationalité conditionnelle pour les Français d'origine étrangère. Rien ne saurait justifier que l'on commette de telles atteintes à l'unité de notre communauté nationale et à la tradition républicaine, telles qu'elles sont définies par notre Constitution.

Nous ne savons pas si et jusqu'où ces atteintes pourraient s'étendre dans l'avenir. Nous serions entièrement solidaires de tout «Français d'origine étrangère» qui serait victime d'une telle discrimination. D'ores et déjà, nous appelons le Président de la République à apprendre les leçons du passé et à renoncer sans attendre à la mise en œuvre d'une régression aussi contraire aux principes fondamentaux de la République.

Pour signer cette pétition, cliquez ICI.

vendredi 6 août 2010

Plan de bataille

Le Président
Le chambellan écarta les deux vantaux de la porte du bureau, et s’effaça pour laisser passer le Conseiller.

- Vous m’avez fait demander Monsieur le Président ?

- Oui mon petit Franck, asseyez-vous.

Le Conseiller se dirigea à petits pas rapide vers le fauteuil que lui désignait l’illustre personnage, et s’assit du bout des fesses. Les jambes serrées, les mains jointes, il attendit que le Président daigne s’intéresser de nouveau à lui.

Au bout d’un moment, le Président éteignit sa console, la rangea dans le tiroir de son bureau, et leva alors les yeux vers son interlocuteur.

- Franck, je vais avoir besoin de vos talents en matière de communication...

- Ça tombe bien, l’interrompit son conseiller, c’est pour ça que vous me payez !

La mâchoire du Président se crispa et un tic nerveux agita son épaule droite. La désinvolture avec laquelle son Conseiller prenait leur relation ne cessait de l’irriter... Mais le bougre était balaise dans son domaine, et le Président aurait eut du mal à s’en passer. Il faisait donc avec, mais cela lui en coûtait visiblement.

- Franck, vous avez eu beau faire, mais mon message et les mesures que j’ai prises à Grenoble ne sont pas suffisamment relayés dans les médias. Je vous rappelle tout de même que si je me suis pointer chez les ploucs au lieu de partir en vacance avec Carlita, c’était sur vous conseils et afin de faire oublier les conneries de cet abruti de Woerth.

- Monsieur le...

- Ta gueule, j’ai pas fini !

Le visage du conseiller devint livide et les paumes de ses mains commencèrent à devenir moites.
Satisfait de son effet, le Président repris sur un ton plus calme.

- Alors c’est bien simple, vous allez vous sortir les doigts du cul et faire votre boulot. D’ici la fin des vacances j’exige que chaque Français n’ait qu’une chose en tête, la trouille des immigrés. Vous vous démerdez comme vous voulez, mais je veux qu’ils chient dans leurs frocs ! Est-ce que vous m’avez compris ?

- Oui Monsieur le Président...

- Parfait. Donc, je vous écoute.

-Heu... je vous demande pardon...

- Je vous écoute. Qu’est-ce que vous me proposez comme plan d’action ? Et magnez-vous parce que j’ai un massage dans cinq minutes.

-Hum... Et bien je pense que nous pourrions lancer une campagne médiatique de grande ampleur...

-Bien. Ensuite ?

- Reprendre les fondamentaux, envoyer les hommes au feu et distiller un message anxiogène et répétitif...

Le Conseiller
Au fur et à mesure que son cerveau se mettait en branle, le visage du Conseiller reprenait des couleurs. Ses mains s’agitaient dans les airs comme si elles dessinaient des plans imaginaires. Un début d’érection commença à se faire sentir au creux de son pantalon.

- Nous pourrions, par exemple, nous appuyer sur un sondage et démontrer, chiffres à l’appui, que les Français supportent massivement votre politique. Si on leur dit que c’est ce qu’ils veulent, ces cons croiront que c’est vrai et...

- Vous allez faire comment pour bidouiller les chiffres ? Je sais bien que la plupart des instituts de sondage bossent pour nous, mais là il faudra quand même qu’ils fassent un gros effort...

- Heu... J’avais pensé demander à Laurence...

- Parisot ? Ouais, bien vu. Cette connasse ne pourra pas refuser. Si elle se fait tirer l’oreille, dites-lui bien qu’elle n’a pas le choix. C’est ça ou bien sa réforme des retraites passe à la trappe.

Le Conseiller qui maintenant bandait comme un serf, se trémoussa de plus belle lorsque le Président repris.

- Qu’elle se démerde comme elle veut, mais je veux du lourd cette fois-ci. Pas un petit sondage à la mord-moi-le-nœud avec des petites tendances de tapettes. Je veux un plébiscite !

Le Conseiller nota nerveusement sur son bloc.

- Un plé-bi-sci-te, très bien Monsieur le Président. Donc, si je vous suis bien, cette fois-ci on sort la grosse artillerie... Propagande intensive et désinformation... Mais...

- Mais quoi ?

- Vous ne craigniez pas que les médias ne trouvent la ficelle un peu grosse ?

Les boucs émissaires
-Ça mon petit Franck, c’est votre boulot. Et ne comptez pas sur moi pour le faire à votre place. Vous me muselez tout ça. Je veux du carré, de l’unanime. Et le premier qui me chie dans les bottes, vous me le clouez au mur. Est-ce que je me fais bien comprendre ?

- Oui Monsieur le Président. Cependant, si je puis me permettre, on ne maitrise pas encore très bien la blogosphère.

- La quoi ?

- La blogosphère Monsieur le Président. Les blogs. Même si les médias mainstream nous suivent sur ce coup, je doute que les blogs d’opposition se laissent bananer de la même façon...

-Putain ! Font chier ces gauchistes de merde ! Vous croyez qu’il y en aura d’assez intelligents pour démonter le truc ?

- C’est fort probable Monsieur le Président.

- Bon, pour l’instant on ne peut rien faire tant que la loi sur Internet n’est pas passée... En même temps, la grande majorité de mes électeurs n’ont pas internet, donc on va les ignorer et puis c’est tout. Mais vous me gardez un œil sur tout ça au cas où...

- Je mets le Renseignement Intérieur sur le coup ?

- Ils le sont déjà.

- Ah ? Bien...

Le Président se leva, signifiant ainsi à son interlocuteur que la réunion était terminée.

- Franck, je compte sur vous, ne me décevez pas. Je veux que vous vous défonciez sur ce coup-là.

- Comptez sur moi Monsieur le Président.

Le Conseiller en Communication de l’Elysée s’apprêtait à sortir du bureau présidentiel, lorsque la voix du Président se fit de nouveau entendre.

-Ah, Franck, avant de vous mettre au boulot faite moi plaisir...

- Tout ce que vous voulez Monsieur le Président !

- Changez de futal voulez-vous ?

Le Conseiller baissa les yeux, et aperçut la tâche qui auréolait le devant de son pantalon. Le rouge aux joues, il cacha l’objet de sa honte avec son porte document et sortit.

Resté seul, le Président se fendit d’un petit sourire carnassier. Ce Franck avait beau être une tête à claques, on ne pouvait pas dire de lui qu’il n’aimait pas son métier. Ça non...

jeudi 5 août 2010

Street art

Bon, je n’ai pas trop de temps devant moi car il faut que je sois à mon « permis blanc » pour neuf heures... Alors on va faire vite.

Avoir autre chose en tête ne veut pas dire que je laisse tomber mon regard sur l’actualité pour autant. Certes, je suis moins assidu, c’est un fait, mais je continue cependant à garder un œil sur ce que font les copains.

Or donc, ce matin c’est l’ami Gauche de Combat qui a attiré mon regard sur cette affiche (celle-là, au milieu !) et la petite histoire qui va avec.

Il était une fois deux militants communistes qui se font choper par la maréchaussée pour avoir placardé ces affichettes sur le parcours que devait emprunter notre Saigneur et Maistre, j’ai nommé sa Majesté Nicolas 1er...



Une nuit de garde à vue plus tard, les voilà libres et l’affaire classée... Forcément la foule en liesse se réjouit et hurle au triomphe de la liberté et à la victoire du pot de terre contre le pot de fer...

Mouais... Moi, je veux bien... Mais je me demande s’il ne serait pas temps de mettre un terme à ces gardes à vue abusives. On arrête des gens ok, on leur impose une nuit au trou avec les poivrots et les dealers ok, et puis le lendemain on leur dit qu’ils n’ont rien fait ?

Ce que je propose, c’est qu’on puisse porter plainte contre la police dans ces cas d’intimidation manifeste. Soit pour abus de pouvoir, soit pour méconnaissance de la loi, au choix.

En attendant, moi je vous la propose cette affiche et j’attends que les séides viennent m’offrir une nuit au poste... pour rien. J’suis sûr qu’on va bien rigoler !

lundi 2 août 2010

Conciliabule

-Gwen ?
-Jawohl...
-Heu... Je peux te déranger deux minutes ?
-C’est que j’suis en train d’écrire là...
-Oui, je sais bien puisque je suis dans ta tête. Mais tu peux t’arrêter deux secondes qu’on discute ?
-C’est deux minutes ou deux secondes ? Faut savoir...
-Ok, Monsieur l’impertinent, faut qu’on parle. S’il te plaît.
-Bon ok, mais fais vite, j’suis en forme là...
-Gwen, mon chéri mon amour, tu sais que je t’aime et qu’en règle générale, et compte tenu de nos accord de septembre 2006, j’essaye de te foutre une paix royale en matière d’écriture... Vrai ?
-Heu... Si tu le dis.
-Je le dis.
-Bon d’accord, et alors ?
-Et alors je tiens à te rappeler que la dernière fois que tu as écrit ce genre de texte, tu t’es fait taper sur les doigts par tes amis...
-Hein ? Mais qu’est-ce que tu me racontes ? Ça te plaît pas ce que j’ai écris ?
-Si, bien sûr. Tu sais bien que j’adore tout ce que tu fais. Mais je me dois quand même de te rappeler que ce genre de... comparaison, n’est pas du goût de tout le monde.
-Oh putain, v’là la censure...
-Relis ça, et tu verras bien avant de monter sur tes grands chevaux !
(-------------)
-Bon, et alors ? J’étais en colère à cette époque-là... Aujourd’hui ce n’est plus pareil...
-Comment ça ce n’est plus pareil ? Tu déconnes ou quoi ? Relis-toi merde ! La dernière fois tu traitais le député Ciotti de petit nazillon pervers, et là tu recommence !
-J’ai pas écris « nazillon », j’ai écris « nazi » tout court...
-Ouais c’est ça fait le malin ! Non mais relis-toi je te dis ! « Ce petit tas de merde, fort marri de constater que la loi lui interdisait de s’en prendre aux enfants directement, n’a rien trouvé de mieux que de vouloir enfermer les parents. Après avoir réinstauré le couvre-feu pour mineur et la suppression des aides sociales, le voilà qu’il franchit un pas de plus dans l’ignominie et réinvente les camps de rééducation parentaux. ». Hé ! C’est pas marrant je te signale !
-Hihihi... Si tu le dis !
-Je continue : « Le Monsieur sécurité de l’UMP, tel un petit gestapiste zélé, prend à cœur la mission que le Président lui à confier : A savoir, être le pourvoyeur d’idées sécuritaires destinées à séduire l’électorat fasciste de ce pays. Bref, Eric Ciotti, c’est l’âme damné de ce gouvernement. Le futur Himmler de ce pays. »
Là, Gwen, je suis désolé mais je ne peux pas te laisser dire ça. Tu vas avoir des ennuis si tu continues.
-Mais euuuuh.....
-Gwen, on te l’a déjà fait remarquer en plus. S’en prendre au physique des gens c’est indigne d’un démocrate.
-Bon... Je fais quoi alors ?
-Et bien c’est simple, tu me réécris ces paragraphes et tu m’enlèves les deux fois où tu as utilisé le mot « petit ». Attaquer les gens sur leur taille, cela ne se fait pas. Un point c’est tout.
-Pfff... Bon d’accord... Et pour la photo je fais quoi ?
-Quoi la photo ? Ah oui, le montage... Tu n’as pas mis de toise, d’échelle métrique ou un truc comme ça ?
-Euh non...
-C’est bon alors, tu peux la publier.

samedi 31 juillet 2010

C’est juste une question d’équilibre

Je me demandais... si les peuples opprimés de notre planète se rendaient compte à quel point l’exercice de la démocratie, à laquelle ils aspirent tant, était quelque chose d’éminemment casse gueule. Et d’autant plus, devrais-je préciser, lorsqu’il s’agit d’une démocratie « à la Française », sensée prôner la fraternité, l’égalité tout ça...

C’est, en gros, la pensée qui me trotte dans la tête depuis que j’ai pris connaissance des « mesures » que le gouvernement a décidé d’appliquer à la communauté des gens du voyage.

Mon problème réside essentiellement dans le fait que j’ai du mal à encaisser toute forme de communautarisme... Et si l’on y regarde bien, les gens du voyage sont l’exemple type du communautarisme et ce depuis des siècles.
Mais en même temps, lorsque l’on décide de faire un peu de ménage au sein de ces communautés, on se voit automatiquement taxé, à juste titre sans doute, de tous les noms... L’histoire récente étant suffisamment ancrée dans notre imaginaire collectif pour nous rappeler les dérives de ce genre de pratiques.

Il s’agit donc, je pense, d’une question d’équilibre (Comme en toutes choses d’ailleurs). Un peu de liberté par ci, un peu de répression par là... Un peu de tolérance, un peu de fermeté...

Oui mais, me direz-vous, n’y a t’il pas un juste milieu ? Une ligne médiane, vertueuse et qui fonctionnerait pour le bonheur de tous ?

Et bien non, il n’y en a pas. Car l’équilibre immobile cela n’existe pas. Il oscille, se balade d’un bord sur l’autre, repoussé qu’il est par la pression des uns et des autres.

Là où les choses commencent à partir en couille, c’est quand un des côtés commence à pousser un peu plus fort que l’autre. Comme par exemple ce scrogneugneu de Président Élu qui en profite pour vraiment (mais alors vraiment) insister sur la répression... Ça pousse, ça pousse... Et ce qu’il va se passer, c’est que notre démocratie funambule va finir par se casser la gueule.

C’est comme pour le type qui est en train de marcher. Ben oui, si vous regardez bien, un homme qui marche en équilibre sur ces deux pieds. Qu’est-ce donc, sinon un homme constamment en train de tomber, et qui se rattrape à chaque pas ?
Si un des pieds foire son boulot, il est certain que le bonhomme va se casser la gueule.
Et bien pour notre démocratie, c’est pareil. Elle penche dangereusement, et finira par se vautrer

Ah moins... A moins que quelqu’un ne se décide à pousser un grand coup dans l’autre sens.

jeudi 29 juillet 2010

Une interdiction qui pue du bec

Alors que je commence à taper ces mots, je me doute que ce que je vais écrire risque d’en choquer plus d’un, voire si la chaleur est suffisante, transformer le fil des commentaires en chaudron. Mais bon, je prends le risque. Les gens se sont toujours bien tenus chez moi, et il n’y a pas de raison pour que ça change.

Hier le parlement de la Catalogne a voté par 68 voix contre 55, dans la douleur et sur fond de crise indépendantiste, l’interdiction de la corrida sur son territoire...

Et bien moi qui revient justement de Catalogne et qui en ai apprécié la richesse culturelle (et culinaire), je peux vous dire que cette nouvelle me désole.

Oui, franchement cela me désole. Bon, je crois qu’il est inutile que je fasse ici l’apologie de la tradition tauromachique, ce serait je pense parfaitement stérile.
Chacun a son avis sur la question, plus ou moins étayé d’ailleurs, et répondant a sa propre sensibilité.
Et le mien d’avis (aussi peu étayé que la plupart), c’est que j’aime la corrida. J’ai toujours aimé la corrida. Je trouve ça beau et tragique à la fois. Je ne saurais pas vous l’expliquer autrement, j’aime ça c’est tout.

Après, qu’une majorité l’interdise sur son territoire, ne me dérange pas plus que ça. Cela m’attriste un peu, mais je ne vais pas en faire un ictère pour autant.

Par contre, ce qui me fait grimper dans les tours, c’est lorsque j’entends les arguments de ces lobbys anti-corridas... Là oui, j’ai une subite envie de pousser une gueulante, voire de devenir grossier.

Je trouve ces ayatollahs de la bienpensance totalement imbuvables et leurs méthodes à gerber.
Leur discours est violent, tout autant si ce n’est plus que la prétendue violence qu’ils entendent dénoncer. Leur dialectique est binaire et réductrice (T’es pour la vie ou pour la mort ? Utilisation du terme abolition plutôt qu’interdiction...), et leur tendance à utiliser la culpabilité comme moyen de communication est des plus dérangeante.
De plus, si l’on s’attarde un peu sur les sites anti-corridas on s’aperçoit que ceux-ci n’hésite pas à mélanger allègrement les genres pour faire passer leur message. Un mélange des genres qui n’est pas sans rappeler les délires que l’on peut retrouver sur les sites d’extrême droite.
Vous en avez un très bon exemple ici.

Bref, autant je respecte leur avis sur la question, autant je trouve l’argumentaire de ces talibans écolos plus que suspect. Derrière cette communication à deux balles destinée aux esprits faibles et incultes, et que je comparerais volontiers à de la propagande nazie, je vois poindre une idéologie dangereuse et totalitaire.
D’ailleurs, si je ne m’abuse docteur Malthus, ce n’est pas la première fois que j’ai sur ces écolos fanatiques de tels soupçons... A lire, si cela vous intéresse, cet article que j’ai écrit l’année dernière.

Tout ça pue du bec, moi je vous le dis.

Et que dire de la réaction de cette ancienne starlette devenue aussi rance que ses propos ? Là, c’est bien simple, cela frise tellement le ridicule que je préfère me taire.

Bon, heureusement qu’en face la Résistance s’organise (tien, moi aussi je fais des amalgames !) et que certains militent pour inscrire la tauromachie au patrimoine culturel de nos régions... Comme ça ces crétins ne pourront plus y toucher ! Olé !