Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


lundi 25 janvier 2010

L’UMP révèle sa véritable nature, le racisme

Hier, tard dans la soirée, Aslan (ce lion superbe et généreux) m’a transmis un lien vers article de Politis.fr intitulé : « Prêcheur de Haine ».
L’auteur nous interpelle sur la page d’accueil du site de l’UMP et nous signale cette photo (ci-contre) sensée illustrer un article sur la délinquance des mineurs.
« En finir avec l’angélisme » nous dit la légende… et que voyons-nous ? Une « bande » de cinq jeunes vus de dos, marchant sur un trottoir. L’un d’eux porte un sweat à capuche relevée, un autre semble même faire des signes cabalistiques avec ses doigts… Mais ce qui saute aux yeux, ce qui interpelle au premier coup d’œil l’observateur, c’est que tous ces jeunes sont noirs…

Non mes amis, vous ne rêvez pas. Dans l’esprit malade de ces libéraux de merde, lorsqu’il s’agit de parler de la délinquance des mineurs, la première illustration qui leur vient à l’esprit c’est une bande de jeunes, forcément désœuvrée, forcément dangereuse et forcément noire…
Et en plus, ce qui ne gatte rien, il faudrait arrêter de faire preuve d’angélisme auprès de ces bandes désœuvrées, dangereuses et noires qui hantent nos trottoirs ?

Mais c’est quoi cette opinion de MERDE ! C’est quoi cet amalgame honteux ! C’est quoi ce parti qui se permet de publier à la face du pays des photos aussi ouvertement racistes ?

Nom de dieu mais c’est pas vrai ça… !

Pour moi c’est clair, le grouillot qui a mit en ligne cette illustration s’est lâché. Le vernis policé et consensuel qui enrobe habituellement la communication des populistes, a cédé sous la pression. La vraie nature de ces bâtards s’est enfin révélée…

L’UMP n’a rien à envier au Front National puisqu’il utilise les mêmes amalgames et les mêmes grosses ficelles propres à faire bander le beauf moyen.

Alors bien sûr, un umpiste un peu moins tordu que la moyenne, à moins que ce ne soit le contraire, s’est aperçu que la photo faisait tâche sur le beau site du président. Entre 8 et 9 heurse ce matin l’illustration a été remplacée par celle-ci (ci-dessus) et la légende par trop agressive a été revue par la même occasion.

On peut y voir des jeunes, désœuvrés, probablement en train de fomenter un mauvais coup… Ils sont quand même un peu bronzés, non ? Vous ne trouvez pas ?

Une heure plus tard rebelote ! Allez ! C’est pas grave, on change encore ! Et là plus question de prêter le flanc à une quelconque polémique, puisqu’on ne voit qu’un jeune à capuche avec une main blanche…
Ah lala ! C’est dur la communication ! Surtout lorsqu’on est obligé de cacher ses intentions pour ne pas tomber sous le coup de la loi…

dimanche 24 janvier 2010

Comment briser une chaîne de blog qui pue du bec

Il y a quelques jours j’ai été sollicité par le talentueux Coucou de Claviers dans le cadre d’une chaîne de blogs un peu différente de celle auxquelles j’ai pu déjà répondre (cf le tag). Il s’agissait de répondre à la question suivante : « Que proposeriez-vous immédiatement au peuple français, si la démocratie directe existait »

Avant que de me pencher sur la question, j’ai eu (quand-même) la curiosité de remonter le fil de la chaîne histoire de, dans un premier temps, chercher l’inspiration, et de, dans un deuxième temps, voir un peu d’où celle-ci était partie. Si j’ai fait ça, c’est aussi, je l’avoue, parce que le Coucou précisait bien qu’au départ c’était une chaîne émanant d’un blog de droite… Et comme je suis curieux vous disais-je, et bien je suis allé jeter un œil.

Première constatation : Ben oui, les blogueurs de droite eux aussi font des chaînes, ce qui prouve bien que même les cons peuvent s’amuser à se branler les neurones.

Deuxième constatation : Cette chaîne a été inspirée par la votation Suisse sur les minarets… Déjà j’imagine mes lecteurs les plus en accord avec mes idéaux avoir le poil qui se hérisse quant à l’intention première d’une telle question… Trouver l’inspiration dans un tel dévoiement de la démocratie que fut ce malheureux épisode est pour le moins bizarre, voire suspect.
Je pense que je n’ai pas besoin de vous rappeler ce je pense de la démocratie directe telle qu’elle est pratiquée chez nos voisins helvétiques, pour cela vous n’avez qu’à lire mon article sur le sujet. Mais bon, si vous avez la flemme de cliquer je vous rappelle ma position sur la question : Ce genre de procédure a permit/permet à quelques illuminés de poser une question conne et dangereuse à des abrutis que la nation aurait tout à gagner à ne jamais consulter. Genre lecteurs du Figaro si vous voyez ce que je veux dire. Par contre, un peu plus de démocratie directe en France serait la bienvenue car pour l’instant des conditions d’émergence d’un référendum d’initiative populaire sont par trop draconiennes.

Je ferme la parenthèse.

Alors je ne vais pas vous raconter par le menu ce que j’ai pu lire sur tout ces blogs (ni même vous mettre des liens car il ne faut quand-même pas exagérer, je ne vais pas leur faire de pub) mais sachez que j’y ai trouvé quelques perles aussi grosses que la connerie de ceux qui les ont pondues. Par exemple « Êtes-vous favorable à l’ouverture de TOUS les secteurs à la concurrence ? (abrogation des monopoles illégitimes de l’Etat) » ou encore « Êtes-vous favorable, en matière de nationalité au droit du sang ? ». Bref comme vous le voyez, il s’agit de questions bien pourries, propres à rappeler à ces godelureaux du libéralisme que la révolte leur pend toujours au nez. C’est bien simple, si une question de genre venait un jour à m’être posée par voie référendaire, je serais capable de sortir nuitamment de mon antre pour foutre le feu aux bureaux de vote…

Et puis il y a ceux qui ne comprendront jamais rien à rien et qui posent des questions ouvertes. Du genre « Quelle est, selon vous, le rôle principal de la région ? », ou encore « Je proposerais d’ouvrir un débat sur l’instauration du vote obligatoire ». Bref, là on dépasse le mur de la bêtise et on atteint le no man’s land de l’inculture. (Et dire que ces types tiennent des blogs, j'hallucine !)

Enfin, il y avait quelques (rares) bonnes réponses… Mais comme je suis de parti pris et que je n’ai pas de honte à cultiver la mauvaise foi, je ne vous en dirais rien.

Je remercie bien évidemment le Coucou d’avoir pensé à moi pour cette chaîne, mais comme disent les jeunes je vais devoir répondre « désolé, mais je crois que ça ne va pas le faire… ».
Je ne saurais m’inscrire dans une telle démarche, même pour rigoler. Tout d’abord parce que la question d’origine est très mal posée. Si on lit bien l’intention qui se cache derrière la question, il ne s’agit même plus de faire droit à une revendication légitime (ou pas) d’une partie du peuple, mais de se positionner en Grand Maître et de solliciter l’adhésion (ou pas) de la plèbe pour valider une intention. En clair, c’est le genre de question propre à fournir un alibi. Genre, un sondage qui aurait valeur de loi. Avec ce genre de question à la con, jamais la peine de mort n’aurait été abolie.

Et puis aussi parce que je ne vois pas en quoi je me prendrais la tête à valider une démarche qui pue autant du bec.

Sachez, messieurs (y-avait pas de nanas) que ce n’est pas ainsi que la démocratie Française fonctionne !

D’ailleurs mon pote Rimbus le dit très bien dans son article sur le même sujet : « La démocratie directe c'est quand les sujets partent du peuple vers le pouvoir. » et « La démocratie n'est en rien une panacée, ce n'est qu'un moyen. » !

Après ça, et bien je n’ai qu’à opiner du chef et à fermer ma gueule. Comme Rimbus, je vais briser cette chaîne et la laisser à ceux, à qui ça fait bander de se croire détenteurs de vérités universelles…

Bon dimanche à tous !

samedi 23 janvier 2010

124 bouteilles à la mer échouées sur une plage de Corse

Hier, 124 hommes femmes et enfants on débarqué sur notre côte la plus australe, près de Bonifacio. 124 êtres humains à la recherche d’un pays où ils puissent vivre, tout simplement.
Déposés par un bateau qui est reparti dans la nuit, ils sont arrivés là, en espérant que la France, allait les accueillir avec toute la dignité que lui confère une longue tradition d’asile…

Hélas ce qui les accueille se sont les centres de rétentions, ces camps de concentration modernes, se sont les insultes et la haine… Ils ne savaient pas que la France ne peut plus s’enorgueillir d’être la patrie des Droits de l’Homme, ils ne savaient pas que règne dans ce pays une nouvelle engeance xénophobe et déshumanisée.

Ce sont des kurdes à ce qu’on dit… Mais en fait on s’en fout. En tous cas moi je m’en fous. Qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs, ce qui compte c’est qu’ils ont mis leurs vies entre nos mains et que nous ne pouvons pas si nous sommes des êtres humains dignes de ce nom refuser de les accueillir…

Mais hélas dans ce pays, ce sont maintenant les lecteurs du Figaros qui commandent… Ils se lâchent, ils voudraient qu’on les rejette tous à la mer… Ils me donnent envie de vomir.

A l’heure où certains de demande ce qu’est notre identité nationale, j’aimerais affirmer ici que mon identité nationale à moi m’impose de donner à ces réfugiés ce qu’ils sont venu chercher… Un toit, un travail, une vie de famille… Des choses qui nous paraissent acquises et simples, mais qui pourtant leur seront probablement refusées.
Je n’ai qu’une chose à dire :

Régularisation immédiate !


vendredi 22 janvier 2010

Olivier Bonnet est relaxé, et nous on est content !

Héhé !!! Il y a des jours comme ça où on croit qu’on va s’en tirer avec une pirouette pour combler le vide créatif d’une froide journée d’hiver, et puis c’est l’actualité des nouvelles qui vous pousse à reprendre le clavier pour fêter comme il se doit un heureux événement !

Petit retour en arrière :
Vous en souvient-il, au mois d’aout de l’année dernière je vous invitais à prendre fait et cause pour un confrère blogueur du nom d’Olivier Bonnet.
Celui-ci se retrouvait devant une cour de justice pour avoir écrit ceci :

« L’inénarrable ancien substitut du procureur de Toulouse, MARC BOURRAGUE » [ ] « On peut donc légitimement s’interroger, connaissant le CV de ce magistrat, sur son « indépendance » dans le cadre d’un tel procès, tant il est évident qu’il est en « coma professionnel avancé ».

C’est le qualificatif d’inénarrable que le sieur Bourragué n’avait pas digéré et l’avait conduit à porter plainte pour injure contre le journaliste blogueur. A l’époque la blogosphère s’était mobilisée, et une pétition avait circulé, regroupant quelques 1025 signatures pour exiger la relaxe de l’auteur.

C’est bon, il vous en souvient ?

Et bien sachez chers lecteurs qu’après être passé en jugement le 4 septembre, la décision du juge vient de tomber cet après-midi, Olivier Bonnet vient d’être RELAXÉ !

Yes ! Youppie ! Bravo !

Comme quoi, il existe encore une justice dans ce pays, et ça vaut le coup de bouleverser ses habitudes en publiant en fin d’après-midi pour le narrer ! Non mais !

Le pire ordinaire devient extraordinaire

Rien aujourd’hui. Sorry, mais je sèche complètement !

Alors juste pour dire que j’aurais publié quelque chose en ce jour, et bien je vous mets une vidéo que m’a conseillée Monique… Voilà…


Mompontet : Haiti le pire ordinaire devient extraordinaire
par peanutsie



Moi je trouve quand-même bien que sur le service public on trouve encore de bonne analyses, sans complaisance, en dehors du cirque médiatique… Ouais, c’est bien...

jeudi 21 janvier 2010

Catastrophes en cascade en Haïti : Après le séisme, le libéralisme

Aujourd’hui, je vais me faire le relai d’une info que j’ai glané chez Primitivi.org, via mes nouveaux potes de Dazibaoueb. Ces derniers ont la gentillesse (ou le bon goût) de me publier de temps en temps, aussi c’est bien la moindre des choses que je les cite à mon tour, et de les en remercier par la même occasion.

Je voulais porter votre attention sur cette petite vidéo qui nous montre la très belle et très intelligente Naomi Klein lors de son passage dans l’émission Democracy Now ! du 14 janvier dernier. Deux jours après le tremblement de terre en Haïti.



C’est bon ? Vous l’avez regardé ? Bon, comme j’imagine que tous mes lecteurs ne sont pas parfaitement bilingue comme moi (mytho !) je vous invite à allez sur le site de Primitivi pour en lire la traduction.

Ok ? C’est fait ? Bien… Cela se passerait presque de commentaires, n’est-ce pas ?

Alors si je vous montre ça aujourd’hui, c’est parce que cette info tombe pile poil pour me permettre de mettre en perspective plusieurs autres informations.
Hier, je vous rappelais les mots de Condoleezza Rice sur « la formidable opportunité » que représentait une catastrophe naturelle pour les États-Unis et son économie… A l’époque elle parlait du tsunami de décembre 2004 et de la possibilité pour les entreprises américaines de mettre le pied de manière durable dans des pays où jusqu’alors elles végétaient.
A l’époque, si mes souvenirs sont bons, un tel cynisme avait heurté toute la communauté internationale. Et donc on aurait pu penser que ce genres de propos avaient disparu de la scène médiatico-économique. Hélas, comme vous l’avez pu voir, il n’en est rien.

Ils recommencent les cons ! Et là, vous ne pouvez plus me dire qu’il s’agit de l’expression d’un néo-conservatisme révolu depuis l’avènement du messie Obama ! Il s’agit bel et bien d’un plan, ou plutôt d’une stratégie opportuniste, toujours en vigueur, qui consiste à favoriser et permettre à quelques entrepreneurs de faire leur beurre en cumulant à la fois des marchés juteux financés par la charité mondiale et, last but not least, l’alibi humanitaire qui va bien en termes d’image.

Dernière info qui vient de sortir, le sémillant et toujours vert DSK, patron du FMI, vient de lancer un vibrant appel pour un « Plan Marshall » en direction d’Haïti…

Vous commencez à comprendre où je veux en venir ? C’est flippant hein ?
En tous cas, moi ça me fait flipper pour eux… Donc, comme vous pouvez le voir une gigantesque machine est sur le point de se mettre en marche, qui broiera les haïtiens plus surement qu’un tremblement de terre.

Alors j’ai lu, de-ci delà, quelques réflexions sur le fait qu’une telle inquiétude était forcément hors de propos face à la misère des gens. Que mieux valait ce genre d’interventions que rien du tout. Que, comme d’habitude, entre le pire et le moins pire le choix était vite fait… C’est tout juste si on ne nous traite pas de paranos ou encore d’adeptes fanatiques des théories conspirationnistes.

Seulement, et là ça commence à m’énerver d’avoir raison, ces gens qui se cachent derrière leur bienpensance ne pourront plus dire qu’ils n’étaient pas prévenus.

Je ne le répéterais jamais assez : Le libéralisme est une idéologie conquérante, dans le sens où elle profite du malheur des autres pour assurer le bien-être de quelques-uns. Et pour le coup, rien ne vaut un tremblement de terre pour s’approprier économiquement une île des Caraïbes, et construire sur les cadavres d’un peuple un nouvel eldorado pour les tour-opérateurs et les entrepreneurs, façon Dubaï.
Et pourquoi pas, créer ainsi le 51ème état des États-Unis d’Amérique.

Nota bene : La dernière illustration est tirée du site Boston.com. Un site où l’on trouve de vraies photos de journalisme. Je vous invite à y aller, mais attention, certaines d’entre elles peuvent choquer.

mercredi 20 janvier 2010

Vœux de Sarkozy à l’Outre-mer : Démerdez-vous et tenez-vous à carreau !

Aujourd’hui nous allons rester encore un peu sous des cieux plus cléments et aller jeter un regard sur le discours qu’a tenu hier notre illustre Président Glorieusement Elu à 53%, à l’occasion de ses vœux à l’Outre-mer sur l’île de la Réunion

Ce fut un discours assez long et difficile à suivre… Bon, je sais bien que vous allez me dire que je ne suis pas obligé de me les taper ses discours, et vous aurez raison. Cependant, ce n’est pas parce que je pense faire preuve d’utilité publique en vous les racontant, que je dois forcément le faire sans me plaindre, hein ? Donc difficile à suivre disais-je parce que pour la première fois depuis que le marathon des vœux a commencé, j’ai bien senti que notre expert es-communication ne connaissait pas son texte. Je vous jure que c’était patent ! Il lisait, bien sûr, comme à son habitude des mots écrits par quelqu’un d’autre, mais pour une fois on sentait bien qu’il n’avait pas pris la peine de les lire avant. Et que je butte par ci, et que je bafouille par-là… Bref, notre Sarko n’a pas été à la noce, d’autant que ce discours-là à probablement été écrit par un autre nègre que celui qu’il emploie habituellement… C’était plein de mots compliqués que l’on n’a pas l’habitude d’entendre dans la bouche présidentielle.
La question est donc : Qu’est-ce qu’il a foutu dans l’avion pendant les quatorze heures de vol ?

Bien sûr, Sarkozy étant un homme respectueux d’un minimum de convenance, il a commencé par quelques mots concernant Haïti… Tristesse… machin…Solidarité… machin… Coopération… machin… Reconstruction. Ah ça la reconstruction, il a bien insisté là-dessus. On sent bien qu’il n’a pas l’intention de se voir rafler des parts de marché par les ricains ! Encore un peu et on aurait pu l’entendre prononcer ces mots qu’autrefois Condoleeza Rice prononça en qualifiant ce tremblement de terre de « formidable opportunité »… Mais, bon il n’est pas allé jusque-là, même si l’on sentait bien que le cœur y était.

Ensuite, comme on pouvait s’en douter et étant donné le climat politique actuel et les dernières actualités ultramarines, son propos s’est principalement articuler autour de deux axes principaux : L’Identité Nationale et… l’identité nationale.

Oh, pas la même que la notre, si tant est qu’on en est une, mais celle de ces français d’outre-mer qui ont chacun la leur, tout en faisant quand-même partie de la notre (Vous me suivez ?).
Il a même déclaré que les nos douze territoires étaient « consubstantiels de ce qu’est la France. » (Quand je vous disais qu’il utilisait des mots bizarres), et que chacun représentait « une facette du génie Français ». (Waouh !)

Puis, comme dans les précédents discours, Nicolas Sarkozy est revenu sur la crise… Bon, je vous passe les désormais rituelles déclarations sur le côté inévitable de la chose, le fait que la France s’en sorte mieux que les autres, patati patata… Et venons-en directement au moment où il a admit que l’Outre-mer avait été plus touchée encore que la métropole par la crise, et ce à cause « des fragilités structurelles de son tissu économique ».
De même, il a admit également que les problèmes de « vie chère » (traduction en créole de pouvoir d’achat), étaient « le résultat de blocages et de monopoles ». Applaudissement dans la salle.
Mais rassurez-vous braves gens, tout ça va se solutionner grâce aux Etats Généraux de l’Outre-mer, qui sont « un exercice inédit d’intelligence collective ! ». Grâce à eux, on va pouvoir rénover les relations entre la métropole et les territoires et lutter contre les conservatismes et les immobilismes (Oui, il se répète, je sais).

Et d’affirmer que l’Etat sera toujours aux côtés des DOM et des TOM, parce qu’ici aussi c’est la France. Sauf que quelques minutes plus tard il nous sort, que la solution pour qu’ils sortent de la crise c’est qu’ils mènent plus avant ce qu’il appelle un « développement endogène » et de « Développer la coopération avec les pays environnants dans un développement local autonome ».
Sur le coup, même lui se rend compte qu’il y a comme un hiatus dans le discours. Une couille dans le potage si vous préférez. Alors il s’empresse de désamorcer le truc en rajoutant qu’il n’y a pas, de son point de vue, de contradiction entre développement autonome et soutient de l’état. Mais bon, malgré cette pirouette, on sent bien que l’on est parti sur un bon vieux double langage des familles…

En clair cela veut dire : Je suis venu vous dire que l’état français sera toujours à vos côté parce qu’il ne peut pas faire autrement, mais il faudrait quand même que vous vous en sortiez tous seuls.
Car notre PGE ne veut surtout pas que les territoires se complaisent dans l’assistanat. Il l’a martelé plus d’une fois comme on enfonce un clou. Pour lui, il trouve même que ça a un côté insultant l’assistanat ! Pour qui, on se le demande... Pour celui qui arrive à vivoter, comme moi avec, 450 euros par mois, ou pour celui qui ne supporte pas que l’on puisse vivoter avec 450 euros par mois ? (et accessoirement qui vote UMP)

Puis, Sarko s’est gobergé des résultats des referendums en Guyane et en Martinique. Résultats qui réaffirment, selon lui, le désir d’appartenance à la France de ces départements. Mais, là encore on assiste à un double-langage, pour ceux qui désireraient faire le choix contraires, il serait près « à toute sorte de concessions » quant à organisation future. Du moment qu’il n’est jamais question d’indépendance a-t-il ajouté.

Là encore il faut savoir décoder : Le Président est content comme tout du choix des guyanais et des martiniquais, mais il aurait quand-même préféré que ceux-ci acceptent plus d’autonomie et se prennent en main plutôt que de ponctionner les caisses de l’état. En clair, la solidarité nationale c’est bien, mais dans un rayon de 1000 kilomètres de Paris. Pour le reste si vous pouviez vous démerder tous seuls, tout en restant français, et bien se serait mieux.

Trois fois au cours de son discours, Sarkozy balança quelques remarques bien senties en directions de ceux qui, selon lui, prônent la violence. Il a même salué « La maitrise et le sang froid des antillais, qui n’ont pas cédé à la provocation » en refusant de répondre à l’appel du LKP un an après la grève général qui secoua l’île.

A l’image du territoire métropolitain, cette histoire de violence semble le préoccuper au plus haut point, de même que l’immigration clandestine. Il entend bien d’ailleurs mettre le paquet contre ce qu’il considère comme « une mise en danger du pacte social en Guyane et à Mayotte ».

Pour finir, et pour rester dans le registre de la sécurité, il a déclaré : « Le temps de la confiance est venu je serais intransigeant que les questions de violence, d’ordre public, de lutte contre la délinquance. Rien ne me fera accepter cette forme de désordre. Ni en métropole, ni en outremer ».

Alors chers lecteurs ultramarins (et les autres), j’espère que vous avez bien compris la teneur de ces vœux que le Président vous adresse, hein ?

Démerdez-vous et tenez-vous à carreau !