Je voulais vous dire…


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mardi 19 janvier 2010

Quelques réflexions sur Haïti…

Une semaine après le tremblement de terre qui a dévasté la ville de Port-au-Prince, c’est encore et toujours Haïti qui fait la Une de tous les journaux. Et moi, je n’en parle pas.
On parle de 50, 100, 150 000 morts et pourtant je n’arrive pas à me sentir, comment dirais-je… Non, pas concerné, c’est pas ça… C’est comme si je me sentais impuissant à écrire sur quelque chose comme ça… Au même titre que l’on puisse se sentir impuissant face à ce genre de catastrophe naturelle.

N’allez pas croire que je ne m’intéresse pas aux malheurs du monde, mais je n’arrive pas à me décider à écrire là-dessus… Et le pire, c’est que comme j’ai été élevé comme un bon catholique, j’arrive même à me sentir coupable de ne pas exprimer publiquement ma compassion ! C’est dingue quand-même !

Alors, à l’autre bout de ma télé, j’observe ce qui se passe et j’en suis à avoir des pensées qui peuvent paraitre incongrues par rapport au désastre et au malheur des gens.

Par exemple je trouve particulièrement insupportable cette chanson et ce clip pondus en un weekend pour générer des fonds en faveur de sinistrés. D’une part, la chanson est nulle, et c’est rien de le dire, mais en plus je trouve ce procédé limite indécent…
Oui je sais, mais je vous avais prévenu que c’était des pensées incongrues… Mais je me demande ce que bien foutre ce pauvre vieil Aznavour dans une production pareille ! Sans doute est-ce parce qu’il y pas mal de séisme en Arménie ? Enfin bref, je trouve ça plutôt lamentable.

Et puis il y a le traitement médiatique de l’événement que je trouve un tantinet sur joué. Peut-être est-ce parce que j’ai maintenant l’habitude de décoder l’information, mais je ne peux m’empêcher de constater que plus ça va, plus les médias se complaisent dans le sensationnalisme et l’impudeur. Relater un événement est une chose, mais faire passer l’émotion avant l’information relève plus, à mon sens, du divertissement de première partie de soirée que du JT de 20h00. Même les chaînes infos s’y mettent, copiant en cela CNN, et je trouve que ce n’est pas en leur honneur que de se faire les chantres de l’information par le biais des larmes et de la douleur de leur sujet.

Enfin, et là s’agit-il sans doute de mon atavisme antiaméricain habituel, la tournure que prend ce sauvetage à grande échelle me préoccupe quant à l’avenir des haïtiens. Nous, nous envoyons des sauveteurs, eux (les américains) envoient l’armée.
Alors je sais bien que la situation n’est pas simple là-bas. Je sais bien que c’est le chaos politique et qu’ils manquent de tout… mais on ne me fera pas croire que la solution c’est d’envoyer 10 000 hommes en arme.

Lors de l’ouragan Katerina, le gouvernement américain n’a pas fait le dixième de ce qu’ils sont en train de faire en Haïti. Et n’allez pas me dire que les choses ont changées depuis l’arrivée d’Obama ! Aussi, je trouve qu’une réaction aussi prompte et aussi démesurée ne peut laisser présager qu’une mainmise future sur le pays.
Tout ça me fait penser à la véritable guerre que se sont livrées les entreprises lorsqu’il fut question de « reconstruire » l’Iraq. Une foire d’empoigne libérale et indécente à laquelle notre pays tenta même de participer… en pure perte d’ailleurs, puisque ce sont les américains qui raflèrent tous les « marchés ».

Je ne voudrais pas jouer les cassandres, mais je parierais bien que c’est ce qui va se passer pour Haïti. Le pays sera mis en coupe réglée par un quarteron de grands groupes internationaux au nom d’un capitalisme bien propret, puisque auréolé de d’humanitaire.

Voilà, ce sont-là quelques réflexions que m’inspire ce tremblement de terre et ces conséquences.

Et encore, je ne vous ai pas parlé de la gerbe que m’inspirent ceux qui parlent de « destin » ou encore de « Dieu »… Mouais, on va éviter, parce mon indignation risquerait de laisser place à la colère…

lundi 18 janvier 2010

Ma lettre d’amour à l’outre-mer

Le P’tit Chef est parti souhaiter ses vœux au français d’outre-mer. Direction La Réunion via Mayotte.

Alors bien sûr, on pourrait ironiser sur l’empreinte carbone d’un tel déplacement (Ça serait vachement tentant même), mais j’imagine également que ce sont là des conséquences inévitables pour un pays comme le notre qui s’enorgueillit d’avoir essaimé sur toute la planète… La France a été un pays colonialiste et la conséquence directe de ce passé colonial est que nous avons laissé des petits bouts de nous-mêmes un petit peu partout sur la planète.

On pourrait cracher sur ce passé colonial, certains le font d’ailleurs avec une grande véhémence, mais ce n’est pas mon cas.
Je ne vois pas en quoi j’aurais à m’excuser au nom de mon pays pour des choses que je n’ai pas faites. Le regretter, ça oui je pourrais. Présenter des excuses, pourquoi pas, si ça peut faire plaisir. Même si je ne vois pas vraiment en quoi cela serait utile… Mais revenir dessus en niant le passé, je trouve que cela relève de l’impossibilité gwendalienne.
Donc, le mieux que nous puissions faire, si nous avons un tant soit peu d’honneur et d’humanité, c’est encore d’assumer pleinement ce passé colonial et de nous occuper du mieux que nous pouvons de ces rejetons que nous avons semé.

Hélas l’histoire récente nous démontre que ce n’est pas le cas. Nous négligeons nos enfants comme une mère adultérine négligerait sa progéniture conçue hors mariage… Une mère irresponsable et négligente.

Parmi ces rejetons, beaucoup de plaignent de cette négligence. Ils sont plutôt fiers d’avoir été engendré par la France, et se considèrent comme ses enfants légitimes (ce qu’ils sont, à mon sens). Ils attendent de leur génitrice qu’elle les traite de la même façon qu’elle traite ses propres enfants.
D’autres, des adolescents sans doute, n’aspirent qu’à quitter le giron familial. A ceux-là je n’aurais qu’une chose à leur dire : Qu’ils devraient faire le même effort de réflexion que j’ai fait plus haut. Quoi qu’ils disent et quoi qu’ils fassent, la France fait partie de leur histoire au même titre qu’ils font partie de la notre… Alors, au lieu de discuter cent-sept ans sur des histoires de légitimité, ils devraient assumer eux-aussi ce passé et s’en servir pour construire l’avenir…

Oh je sais bien que ce sont là des vœux pieux. Je sais aussi que des siècles de maltraitance ne vont pas s’effacer comme ça, du jour au lendemain… Mais bon, je me dis que si on continu avec l’analogie que j’emploie depuis le début, une enfance difficile ne présume pas forcément d’une vie d’adulte tourmentée.

Moi j’aimerais bien que la France s’occupe un peu mieux de ses enfants d’outre-mer… Et je voudrais aussi que ces enfants n’oublient pas d’où ils viennent non-plus.

Traitez-moi de rêveur si vous voulez… m’en fout. J’ai du vague à l’âme ce matin. Une vague de couleur bleu ultramarine.

dimanche 17 janvier 2010

Kikenveu ?

Savez-vous ce j’ai trouvé dans ma boite aux lettres hier ? Allez… ! Essayez deviner… Je vous mets sur la voie : C’est rectangulaire, ça fait 11 x 22 cm et c’est d’une couleur beige dégueu…

Bravo ! Vous avez deviné ! Il s’agit effectivement de ma convocation pour aller me faire vacciner contre la méchante grippe A/H1N1 ! (Terminologie officielle)

Enfin, il ne s’agit pas vraiment d’une convocation (faut quand même pas exagérer !) mais d’un bon de vaccination pour deux injections. Si-si, deux injections ! Alors que d’après le Ministère de la Roulette Russe, une seule devrait suffire !

Bon, je pense qu’il est inutile que j’ironise plus avant sur le ridicule de la situation tellement l’épidémie est officiellement terminée, et tellement je ne suis pas (mais alors vraiment pas !) un public dit prioritaire… En plus, je vous raconte même pas où il faut que je me rende pour me faire piquer ! C’est à l’autre bout de la ville dis-donc !

J’ai bien envie d’appliquer à la lettre le slogan qui figure sur la missive signée par cette chère Roselyne Bachelot…

Les gestes de chacun font la santé de tous.

C'est-à-dire en ce qui me concerne : Prise en main de ladite convocation, déchirage et jettage dans la poubelle !

Oh et puis non, finalement je vais la garder comme souvenir… Ça me rappellera l’incompétence de notre gouvernement en matière de santé publique !

samedi 16 janvier 2010

Le monde à l’envers : Sarkozy rend hommage aux syndicats…

Salut tout le monde ! Ce weekend s’annonce bien ? Parfait…
Bon, ce samedi je vais vous parler un peu des vœux présidentiel aux Partenaires Sociaux.
Oh, rassurez-vous, ça ne sera pas long car il n’y a pas grand chose à en dire. D’ailleurs notre Président a fait lui aussi très court sur ce coup-là, et d’un ton tellement monocorde et las qu’on devine aisément qu’il commence à en avoir marre le pauvre… Enfin, je dis le pauvre mais fait pas croire que je le plains plus que ça quand-même ! Je veux bien être compréhensif, mais il ne faudrait pas voir à trop pousser mémé dans les orties.

Donc hier, Nicolas 1er s’est exprimé devant ce que l’on a coutume d’appeler les Partenaires Sociaux.
Partenaires… Voilà bien une appellation bien consensuelle qui jusqu’alors me faisait plutôt marrer. En effet, ce terme est (était ?) quand même sensé regrouper, en tous cas dans mon esprit, des organisations défendant des intérêts contradictoires. Je veux parler bien sûr des intérêts des travailleurs ou ceux des patrons. Mais bon, moi je dis ça, c’est parce que je suis un irréductible gauchiste qui croit en la lutte des classes, car si j’en crois le discours du Président le sens du mot « partenaire » est effectivement à prendre au pied de la lettre.

Et du coup, j’ai beaucoup moins envie de me marrer…

Sarkozy a commencé par se féliciter du climat serein qui règne en France (j’déconne pas, c’est vrai !) et a déclaré que si « le pays ne s’est pas déchiré » en 2009, c’est parce que les partenaires ont agis en « responsabilité ».
Agir en responsabilité… Voilà bien encore une phrase bien tournée pour désigner la collaboration pleine et entière de la plupart des syndicats pendant l’année écoulée. Donc, en clair il veut dire : Les mecs, vous avez été sympa avec moi l’année dernière. Vous avez réussi à empêcher la plèbe de me lyncher en retenant vos troupes. Alors continuez comme ça parce qu’en 2010 j’ai bien l’intention de continuer !

D’ailleurs, à ceux qui dénoncent une certaine « proximité » entre le gouvernement et quelques représentations syndicales, il déclare avec ironie qu’il est toujours mieux de se parler que de ne pas vouloir se voir (Ricanements dans la salle).

Ensuite, et là vous allez voir qu’on ne rigole plus du tout, il déclame cette phrase lourde de sens, ou de non-sens, au choix : « Il y a eut des conflits sociaux, des conflits sociaux difficiles dans des entreprises symboliques. Je crois que le gouvernement, et j’en remercie le Premier Ministre et le Ministre du Travail monsieur Darcos, qui a toute ma confiance plus que mon amitié ( là j’ai pas compris…), a su faire les gestes et les ouvertures… Mais quand nous ne sommes pas d’accord, nous ne renonç… Nous ne cédons pas. Voilà. »

Vous y comprenez quelque chose vous ? Oui, je sais, ce n’est pas si facile de comprendre une phrase qui dit une chose au départ et son contraire à la fin. Et pourtant il semblerait que ce soit là la façon dont Sarko 1er, Roi des Français, envisage le dialogue social. Je décide, et vous pouvez toujours gueuler mais cela ne servira à rien.
Du coup, si effectivement les syndicats ont intégrés ce concept, il n’est pas étonnant que le Nabot en chef se félicite de leur « partenariat ».

Et il espère bien que cette belle collaboration va perdurer pour l’année qui vient, car en 2010 il compte s’attaquer à la réforme des retraites. Aussi, comme des vieux et des mères de familles qui descendent dans la rue ça fait toujours mauvais effet, la pleine et entière collaboration des dirigeants syndicaux sera, bien sûr, la bienvenue.

D’ailleurs à propos des retraites il a déclaré qu’il ne fallait pas « confondre égalité et uniformité, qui est défaut français ». Je laisse le soin à celles et ceux qui ont l’esprit plus subtil que le mien de tenter de comprendre ce que cela va impliquer… Pour ma part, je sens que ça risque d’être un joyeux bordel.

Et de terminer en saluant encore une fois « le respect de la personne » qui a été constant pendant toute cette année…

Bref, ce fut donc un discours peu longuet (pour une fois) qui ne fut consacré qu’à une seule et unique chose, remercier la gentillesse des syndicalistes et les enjoindre de continuer sur leur lancée de léchage de botte.
M’est avis que le goût des souliers vernis doit leur convenir car la rentrée sociale explosive qu’on nous avait promis pour septembre de l’année dernière… Et bien on l’attend toujours !

Allez ! Passez un bon weekend quand même…

vendredi 15 janvier 2010

Vincent Peillon : Crétin congénital ou pétochard invétéré ?

Mais que c’est-il passé hier au soir à la télé ? C’est quoi cette pantalonnade ?

Bon, résumons-nous un peu. Moi, je m’apprêtais à passer une soirée tranquille devant ma télé, comme d’hab, lorsque j’apprends inopinément qu’il y a un débat politique spécial Besson sur France 2 (Ben oui, je n’étais pas au courant. J’ai le droit non ?).
Débat tricephale, si je puis dire, puisqu’il est question que le Sinistre de l’Epuration Nationale soit confronté à deux autres participants, Marine Le Pen (Brrr !!!) et Vincent Peillon (Beurk !).
Avant même que la soirée ne commence, je tombe sur un blog de Droite, celui de Corto74, qui m’annonce que le débat fait déjà débat avant même que d’avoir commencé puisque certains appellent à le boycotter.
Chouette, je me dis, ça promet d’être musclé si ça commence comme ça ! Et je m’installe donc sur mon canapé pour zyeuter le bouzin.
Une demi-heure plus tard, grosso-modo, voilà la Chabot qui annonce que le Vincent refuse de venir ! Hou qu’elle était colère la Chabot ! Pas contente du tout !
Elle a même dit que c’était « un coup d’éclat regrettable », et que « Ce n'est pas lui qui est piégé, c'est nous qui sommes piégés ». Ah bon ? Parce qu’il se sentait piégé le Peillon ?
Comment c’est possible ça ? Ce genre de débat, ça ne s’improvise pas, il faut des semaines, voire des mois, pour le préparer. Alors comment aurait-il pu être piégé ?

Bon, en attendant c’est la confusion à tous les étages. Besson s’inquiète de devoir se taper la Marine toute la soirée. La progéniture de l’autre nazi jubile que s’en est pas permis. Chabot fait la gueule… Bref, c’est le bordel.

Et ce matin, qu’apprends-je en lisant la presse ? Le Peillon il aurait fait exprès de ne pas venir ! Il aurait mijoté le truc avec ses potes depuis des jours pour torpiller la soirée dis-donc !

Bon, reprenons notre sérieux deux minutes, et analysons un peu la situation… Qu’a voulu faire ou dire Vincent Peillon en faisant faux bond d’aussi cavalière façon ? C’est quoi le message ?

A mon sens, mais ça n’engage que moi, il a voulu signifier au public que le débat sur l’identité nationale ne sert qu’à une chose, enflammer ce qui devrait rester éteint et satisfaire la frange la plus extrême de l’électorat umpiste. La gauche qu’il représente, n’a pas à cautionner le machin, et en laissant face à face les deux ignobles personnages, il entendait marquer l’esprit du téléspectateur.

Sauf qu’il s’y est pris comme un manche. En annonçant sa non-venue, comme ça par un communiqué, alors que le débat était déjà commencé, il passe pour un pétochard plutôt que pour un activiste.
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais une parole est une parole. En tout cas, chez moi, cette formule a un sens. S’il avait voulu tant que ça créer un clash médiatique et mettre Besson dans l’embarras, il aurait pu venir tout de même, lire une déclaration et s’en aller ! Là, ça aurait eu de la gueule !
Mais non, il a préféré faire ça en lousdé, du genre je décommande à la dernière minute en envoyant un SMS (vous voyez de quoi je veux parler hein ?) et passer ainsi pour un malpoli doublé d’un trouillard.

Je ne sais pas quel est le conseiller en communication qui lui a soufflé d’agir de la sorte, mais à mon avis, celui-ci ne va pas garder son poste bien longtemps. A moins que ce soit vraiment une idée de lui, auquel cas Vincent Peillon confirme ce que je pensais déjà de lui. C’est un crétin.

A moins… A moins que Vincent Peillon ait eut vraiment la trouille de débattre avec son ex-compagnon du Parti Socialiste… On sait que le PS est mal à l’aise avec ce concept de l’identité nationale, que c’est quelque chose que la pensée de gauche n’arrive pas à intellectualiser… Peut-être que, je dis bien peut-être, ne sachant quoi dire il aura préféré inventer un truc débile pour éviter de se retrouver confronté à un débat ?

Franchement je ne sais pas. Par contre, ce que je sais c’est que le PS, et sa tendance la plus libérale en plus, ne sort pas grandi de cette histoire.

Comment est-ce qu’on dit déjà lorsqu’on veut faire quelque chose et que cela produit l’effet inverse ? Ah oui, on dit que c’est contreproductif.
Exactement ce que les tièdeux comme Peillon et ses défenseurs pensent du No Sarkozy Day dis-donc ! Il y a des fois je vous jure, la vie est drôle !

jeudi 14 janvier 2010

Bon anniversaire !

Il y a un truc de bien avec les pages Facebook c’est qu’elles indiquent, pour peu que l’intéressé en ait spécifié la date, l’anniversaire de vos « amis »…

Oui, je sais, j’ai mis des parenthèses à « amis » car ils ne le sont pas tous. Loin de là d’ailleurs. C’est bien simple, sur la centaine (et quelques) de personnes qui se disent mes amis sur le réseau social, je ne dois en connaitre qu’une dizaine tout au plus, et je n’en n’ai rencontré physiquement que cinq. Oui, j’ai compté, cinq. C’est dire le sens superficiel que peut prendre ce mot : amis…

Mais parmi ces cinq personnes, en figure une dont je sais qu’elle l’est réellement. Mon amie je veux dire. Et je sais que c’est également celle de quelques-uns de mes plus fidèles lecteurs…

Aussi, je voudrais que vous vous joignez à moi pour souhaiter un très bon anniversaire à l’adorable, l’irremplaçable, l’humaniste, la chaleureuse… Monique !

Bon anniversaire à toi ma très chère amie.



(Bon, je ne vous dirais pas son âge parce que je suis galant homme. Mais les pages Fesse-Bouc ne sont pas faites pour les chiens, hein ?)

La fuite en avant

Bien, comme quasiment tous les jours depuis le début de l’année, je me suis tapé ce matin le discours des vœux de notre cher Président de la République Française… Il s’agissait des vœux aux parlementaires.

J’aime autant vous le dire tout de suite, vous n’aurez pas de commentaires éclairés de ma part sur le sujet, ni-même de résumé succinct de cette demi-heure d’exercice présidentiel… Non, vous n’aurez rien de cela pour la simple et bonne raison que ça m’a gavé.

Mais ça m’a gavé à un point ! Vous ne pouvez pas imaginer !

Pendant une demi-heure ça n’a été que satisfecit, rodomontades et flagrantes contrevérités… Bref, le petit coq s’est perché sur son tas de fumier pour pousser sa chansonnette, et au final la basse-cour n’a rien appris de nouveau.
Bon, si ça vous dit quand-même d’en apprendre plus, allez jeter un œil ici. Mais pour ma part, je ne vais rien avoir à vous dire sur le sujet.

Ah si, peut-être une chose… A un moment, vers la fin il s’est presque félicité d’une chose qui m’interpelle personnellement depuis quelque temps. Il a dit : « Nul ne reviendra sur l’essentiel des réformes que vous avez voté ». Et de citer en exemple la réforme de la constitution de l’année dernière avec « l’augmentation » du rôle du Parlement…

Ça, c’est un truc qui me turlupine depuis un bout de temps. Est-ce que vous vous rendez compte que les réformes qui ont été passées depuis l’avènement de Sarko 1er, ne seront jamais abolies ? Est-ce que vous vous rendez compte que toutes les mesures destructrices, que ce soit en termes d’emplois, de liberté ou encore d’égalité sociale, aucunes de ces mesures ne seront jamais remise en question quelque-soit le gouvernement qui succédera à celui-ci ?

Ça laisse songeur hein ?

En fait, c’est comme ça que je vois les choses, il existe dans notre société une espèce de consensus « démocrate » qui consiste à croire que le mouvement doit nécessairement se faire vers l’avant. « On avance », « il faut avancer », notre langage, notre cerveau même, semble formaté pour admettre que le mouvement, s’il doit y en avoir un, ne peut s’envisager que dans un seul sens…
Ainsi, on ne défait jamais les choses qui ont été faites précédemment, mais l’on préfère refaire par-dessus.

Souvent j’entends, lorsque je parle de mes espoirs révolutionnaires, la réplique imparable (?) qui consiste à dire que les gens comme moi ne pensent qu’à détruire plutôt que de construire. Et que ça, c’est forcément pas bien. Vous l’avez déjà entendu cet argument, hein ? Il revient à chaque fois, comme un psaume, une loi immuable qu’il ne faudrait en aucun cas transgresser…
Elle est bizarre quand-même cette morale à deux balles qui nous oblige à ne jamais admettre que quelque chose doit être au préalable détruit avant même que de penser à reconstruire par-dessus.

Pourtant, si le monde va si mal, ne serait-ce pas plutôt parce que justement on passe son temps à re-fabriquer des trucs et des machins sur d’autres trucs et machins complètement pourris parce que eux-mêmes construits sur… Bref, vous avez compris où je veux en venir.

Alors, peut-être que je me trompe du tout au tout. Peut-être même que ce qui peut paraitre évident au maçon de base, ne s’applique pas aux sociétés humaines… Peut-être.

Et bien alors, si c’est effectivement le cas, et j’en doute fortement, il serait bien que les électeurs en prennent réellement conscience et réfléchissent vraiment à deux fois avant que de glisser un bulletin dans une urne. Car cet acte, qui n’est déjà pas si anodin que ça, aura des conséquences pour des siècles et des siècles (Amen !).

Voilà chers amis, cela sera, si vous le voulez bien, la réflexion du jour. Passez une bonne journée !