Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


mardi 13 octobre 2009

La claque



Je viens de prendre un claque. Une grosse claque bien sentie en plein dans ma sensibilité d’être humain.
Il y a parfois des textes qui vous bouleversent, qui vous prennent aux tripes et vous laissent avec un arrière goût indéfinissable au fond de la gorge. Et ce matin je viens d’en lire un.

Il s’agit d’un texte intitulé Le cœur en hiver, et il a été écrit hier en fin d’après-midi par Jean-Louis Fraysse plus connu sous le nom du Coucou de Claviers.
C’est poignant, troublant, dérangeant… Bref, que des mots qui finissent en « ant ».

Alors, le moins que je puisse faire après avoir lu ce texte, c’est d’en parler. En parler et vous inviter à aller constater par vous-même ce que le talent et la sensibilité peuvent accomplir.

En plus, Le Coucou est un païs comme on dit par chez moi. Claviers ce n’est qu’à un jet de pierre de Flayosc, mon village… Je ne le lui avais jamais dit… C’est maintenant chose faite.

lundi 12 octobre 2009

J’suis à la bourre

Lundi, 08H35, j’suis à la bourre.
J’suis à la bourre parce que j’avais prévu de vous parler de la signature d’accords entre la Turquie et l’Arménie et des implications que cela va avoir sur l’entrée de la Turquie dans l’union… Sauf que même si le sujet m’intéresse, je ne le maitrise pas forcément à fond, et que j’aurais quand-même besoin d’aller quérir quelques infos… bref, pas le temps.
Ben oui, il est maintenant 08H55 (je sais je n’écris pas vite), et si je commence à faire des recherches, à midi je suis encore là pencher sur mon clavier.
Et le problème vois-tu lecteur, c’est qu’il me faut également sortir de chez moi pour refaire le plein de tout.
Ben oui, le frigo est vide (enfin presque) et je n’ai plus de tabac (enfin presque aussi). Bref, comme il est absolument hors de question que je me bouge en plein cœur de l’après-midi, il va donc me falloir me laver, me raser (peut-être pas) et sortir faire des courses.

Bon, je pourrais me rabattre sur un sujet moins prenant et simplement balancer mon avis sur un truc comme ça en passant… Oui je pourrais.

Christine Lagarde qui veut bien aider à la réforme du capitalisme et rendre les banques responsables, mais qui refuse de supprimer les crédits revolvings ?
Ouais, ça pourrait le faire comme sujet… Sauf qu’en même temps, rien qu’en lisant l’énoncé de la question, on n’a pas besoin d’en dire plus. Surtout si l’on sait qu’en plus, elle n’est pas d’accord pour autoriser les actions de groupe (class actions in english), qui permettraient aux consommateurs entubés grave, d’avoir un peu plus de poids lorsqu’ils vont en justice.
Bref, là aussi on a l’impression qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil

David Douillet en tête des élections législatives à Poissy ? M’en tape, je ne suis pas pisciacais. Ouais ! C’est comme ça qu’on les appelle ! Des pisciacais et des pisciacaises ! C’est rigolo non ?

Bon… Qu’est-ce qu’il reste ? Parce que là il va être 09H16, et que logiquement si je veux être rentré pour midi, sachant qu’il me faut au moins vingt minutes pour prendre mon bain, une heure et quart, une heure et demi pour allez au supermarché, faire mes courses et revenir… On va dire deux heures pour le tout. Donc, il faut que je commence à décoller mes fesses de ma chaise à roulette d’ici 45 minutes. 35 maintenant.

Il a bien les émeutes à Poitier… Peut-on seulement appeler ça des émeutes ? Hein ? On pourrait aussi appeler ça des actions politiques décisives à l’encontre de cibles clairement authentifiées comme étant des représentations du capitalisme financier… Tout est une question de mots après tout.

Bon, plus que 20 minutes avant de lever mon cul. Faut encore que je trouve une photo de frigo vide pour illustrer mon billet, plus peut-être une de Lagarde ou Douillet…
Un conseil de lecture peut-être ? Ouais, il y a un truc que j’ai bien aimé ce weekend c’est cet article d’un blog que je ne connaissais pas, le blog de Gabale (dans ma blog liste depuis hier). Ça parle du rôle du blogueur ou de son non-rôle, comme on veut. Bref, c’est très intéressant et ça remet un peu en perspective ce que nous faisons, moi et quelques autres…

Voilà les zamis, il est 09H44 et je vais vous laisser pour aujourd’hui.

Je vous l’ai dis, j’suis à la bourre.

PS : Finalement j’ai pris mon frigo en photo. Comme ça, vous voyez bien pourquoi je ne peux m’attarder…

dimanche 11 octobre 2009

La photo (trafiquée) de la semaine




Merci à Nicolas pour avoir attiré mon attention sur cette merveille de cadrage.

samedi 10 octobre 2009

Humour du weekend

C’est notre amie Monique qui m’envoie cette petit blagounette bien sympathique.
Comme je trouve que cela entre bien dans notre réflexion du moment, à savoir la place de l’être humain dans la société et plus particulièrement dans le travail, je vous la soumets donc.

LES MATHEMATIQUES

Dernièrement, je me suis demandé ce que voulait dire : "Se donner à 100%?"
Et comment font ceux (ou celles) qui se vantent de se donner à PLUS de 100% ?

Voici une explication scientifiquement prouvée qui peut donner à réfléchir...

Si l'on considère que:
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
correspondent à :
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26

Alors faisons des comparatifs :

- T R A V A I L = 20+18+1+22+1+9+12 = 83%
- E N G A G E M E N T = 5+14+7+1+7+5+13+5+14+20 = 91%
- C O M P E T E N C E = 3+15+13+16+5+20+5+14+3+5 = 99%

On s'approche du résultat, n'est ce pas ?

Alors continuons :

- A T T I T U D E = 1+20+20+9+20+21+4+5 = 100%
- D I S C I P L I N E = 4+9+19+3+9+16+12+9+14+5 = 100%

Impressionnant, non ?

Continuons donc :

- V A N T A R D I S E = 22+1+14+20+1+18+4+9+19+5 = 113%
Là, on vient de péter le 100% !
Voyons jusqu'où cela peut nous mener...

- LECHER LE CUL = 12+5+3+8+5+18+12+5+3+21+12 = 120%
- CIRER LES POMPES = 3+9+18+5+18+12+5+19+16+15+13+16+5+19 = 133%
- SUCER LE BOSS = 19+21+3+18+12+5+2+15+19+19 = 173%

Alors la prochaine fois que quelqu'un(e) vous dira :

"Moi, dans mon travail, je me donne à plus de 100%"

Vous saurez pourquoi !


Voilà ! Alors si vous avez des commentaires, vous les lui adressez à elle… Moi, je décline toute responsabilité !

Paradis: Réflexion et autopromotion

J’ai été sollicité par Gaël pour participer à une espèce de compilation sensée recenser les meilleurs billets parus dans un certain nombre de blogs…
Cette compilation portera le nom plein d’espoir présomptueux de « Paradis ».
En fait, je ne sais pas trop ce qui va être fait avec ça, mais en tous cas la question m’était posée de cette façon : Quel est le billet que vous avez écrit qui à vos yeux a le plus de prix ?

Pas facile de répondre à cette question… Ça veut dire quoi exactement « le plus de prix » ?

Ce billet, c’est celui qui m’a donné le plus de travail ? Celui qui me touche le plus personnellement ? Celui qui a eu le plus de succés ? Celui qui contient deux au moins de ces qualités ?

Bref, sur les 301 billets que j’ai publié depuis les dix-huit mois qu’existe ce blog j’en ai finalement retenu six. Puis, au bout d’un moment il ne m’en est resté plus que deux.

Les mystères du dictionnaire, et Des empires et de la liberté.
Le point commun entre ces deux articles, c’est qu’ils sont avant tout très personnels. Le premier raconte une expérience intime de mon passé, quelque-chose qui m’a marqué et que j’avais envie de partager…
Le second est le fruit d’une réflexion personnelle qui illustre assez bien ce qui se passe dans ma tête et ce pourquoi j’écris et je publie sur un blog…

Grrrr ! Pas facile de faire un choix !

Bon ! A un moment il faut bien choisir, donc on va dire que l’article qui a le plus de prix à mes yeux c’est… C’est… Des empires et de la liberté !

Pourquoi ? Et bien parce que Des empires et de la liberté est un article constructif pour moi. Je veux dire par là que dans ma vie actuelle faite d’immobilisme contemplatif que certains pourraient confondre avec de l’oisiveté, il me semble important d’utiliser cette immobilité forcée pour réfléchir sur le monde. Cet article illustre parfaitement ma propre utilité, en quelque sorte.
L’utilité que j’ai à mes yeux bien entendu…

vendredi 9 octobre 2009

Bonjour l’escroquerie !

Non mais je le crois pas ! Barack Obama prix Nobel de la paix ? C’est une blague ou bien ?


Et bien non, cela n’en n’est pas une…

Il y a un an ce type n’était même pas encore président des États-Unis. Depuis janvier où il a accédé à son poste de Maitre du Monde, il ne s’est occuper que de son pays. Et on lui décerne le prix Nobel de la Paix ?
Non mais de qui se moque t’on ?

« Pour ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationales entre les peuples » Qu’ils disent…

Tu parles ! Il n'a rien branlé ce type ! Que des escrocs au comité Nobel !

L’assertivité, kézako ?

En début de semaine, c’était mardi je crois, avant que de me mettre à mon labeur quotidien, je suis allé me balader sur les fils intangibles de ma blogosphère personnelle. J’en étais donc à butiner allègrement les dernières nouvelles, lorsque soudain je suis tombé nez à nez avec un mot inconnu de moi.
Loin de moi l’idée de me jeter des fleurs, mais ce genre de rencontre ne m’arrive pas souvent. Toutefois, même s’il m’arrive de m’en vouloir pour mon ignorance, le plaisir de la découverte l’emporte toujours sur la culpabilité.
Donc, alors que je lisais la dernière publication d’ O solé moi sur son blog Quelque chose à dire…, j’ai découvert un nouveau mot : Assertivité et les adjectifs qui vont avec : assertif et assertive.
Même OSEM a jugé bon de faire suivre ce mot d’un lien renvoyant vers sa définition wikipédienne ! C’est vous dire que le concept évoqué est plutôt rare dans le langage courant…

Bon, je ne vais pas vous en faire une définition ni même vous en décrire les tenants et les aboutissants, ce serait trop long et ce n’est pas l’objet de ce billet. Je ne peux que vous renvoyer à ce lien, ou encore celui-ci. Mais il faut que vous sachiez que ce mot, et le sens de ce mot, m’ont foutu une trouille bleue dès que j’en ai eu lu la première définition qui m’est tombée sous la main, en l’occurrence celle de Wikipédia

Et oui ! Ce mot m’a foutu la trouille. Pourquoi ? Au début, je ne savais pas exactement. Mais je suis de ces personnes qui ressentent certaines choses avant même que de les comprendre, et qui n’a pas de répit tant qu’elle n’a pas reconstitué le chemin qu’il y a entre l’émotion et la raison…
Donc, dans ce but, cela va faire trois jours, que je lis un peu tout et n’importe quoi à propos de l’assertivité. Je fouille, je cherche, je compare, bref, j’essaye de comprendre pourquoi ce mot me fait peur.

Alors pour faire simple, l’assertivité c’est l’art de résoudre les conflits sans conflits. Dans les parutions que j’ai trouvées (en voici une autre), on peut lire d’autres définitions comme « Expression libre de toutes émotions vis à vis d'un tiers, à l'exception de l'anxiété », ou encore « C’est la façon optimale de s’affirmer et d’exprimer sa personnalité (réduction des conflits... et du stress !) ».

Vous l’aurez compris, l’assertivité est un outil psychologique a priori idéal pour le monde de l’entreprise, destiné à gérer les conflits internes et à faire valoir ses propres opinions. Et d’ailleurs le net regorge de propositions de formation à l’assertivité, de stages payants, de séminaires en tous genres sur le sujet. Il semblerait que ce soit très à la mode en ce moment !

Sauf que, car il y a un « sauf que », il y a quand même un truc qui me chiffonne avec cette attitude miracle sensée résoudre les conflits et permettre une meilleure écoute de l’autre… Sur le fond, moi je dis : Pas de problème ! Tout ce qui peut permettre une meilleure compréhension entre les individus ne peut que me ravir !
Mais compte tenu des récents événements à France-Télécom et ma propre réflexion par rapport au monde de l’entreprise, je ne peux que subodorer un coup-fourré dans cette histoire d’assertivité qui ressemble un peu trop à mon sens à l’art de manipuler les gens.
En effet, contrairement à ce qui est affirmé dans cette autre publication, l’assertivité n’est pas exempte de manipulation.
Au début, je ne voyais vraiment pas pourquoi un outil de communication si prometteur pouvait être malsain, et puis j’ai compris que cet outil, lorsqu’il était mis entre les mains d’un seul des deux interlocuteurs, lui donnait un certain pouvoir sur l’autre…
Car, soyons lucides, lors d’une situation de conflit ou de changement, celui qui saura garder son calme, se montrer à l’écoute (je dis bien se montrer, ça ne veut pas forcément dire qu’il écoute), celui qui saura reconnaitre et reformuler les arguments de l’autre, celui qui saura faire comprendre à l’autre que ses propres arguments ont une valeur… Celui-là aura d’emblée un avantage certain sur l’autre.

Et à qui croyez-vous que s’adresse en priorité les formations à l’assertivité qui pullulent sur le web ? Elles s’adressent aux managers bien sûr !

Lorsque j’ai lu l’article d’Osem, une expression qui m’est venue à l’esprit… Elle est tirée de ce que l’on entend à longueur de journée dans les séries américaines : « Comprenez bien que ceci n’a rien de personnel… »
Non, le type te dit que tu dois être muté dans un autre service ou un autre secteur et cela n’a rien de personnel ! Le type te dit que compte tenu de la situation d’avancement du projet, tu vas devoir reporter tes vacances, et ça n’a rien de personnel !
Et comme ton manager t’a annoncé cela en faisant preuve de la plus grande assertivité, toi pauvre grouillot qui n’a pas eu le loisir d’être formé à cette grande qualité, et bien qu’est-ce que tu fais ?
Et bien tu sors du bureau un peu sonné, et tu finis ta journée comme un zombi. Et lorsque tu rentres chez toi et que tu comprends que tu t’es fait couillonner comme un bleubite parce que tu n’as pas su te faire comprendre. Que l’autre avec ses mots sages et son calme a réussi à te faire admettre que tu n’es qu’un nul qui ne comprend rien à rien. Que tu as dis oui à quelque-chose qui va peser sur ta famille qui elle n’a rien demandé…

Et bien lorsque tu comprends tout ça, tu as envie de massacrer quelque-chose ou quelqu’un. Et la première personne disponible, là tout de suite, c’est souvent toi-même.

Vous pensez que j’exagère ? Demandez aux salariés de France télécom si j’exagère !

Bon… J’espère qu’Osem lorsqu’elle sera revenue de son séminaire où elle aura appris l’art de « doper sa communication », viendra nous en parler. De même j’en connais une autre que je ne nommerais pas, que je soupçonne grandement d’en connaitre un rayon sur l’assertivité… Là encore, son grain de sel contradictoire sera le bienvenu.