Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


samedi 21 juin 2008

La photo de la semaine


Vu de ma fenêtre, un splendide Brugmansia
Errata : Je m’a gouré. J’avais mis Datura Arborescent Alors qu’il s’agit d’un Brugmansia ! Mais en même temps elles sont cousines germaines avec les mêmes caractéristiques… Si ce n’est que chez le datura les fleurs sont érigées et qu’elles tombent chez le Brugmansia. Toutes mes excuses !

Quand l’Europe met le feu aux poudres

Notre cher et décidément très controversé parlement Européen vient de nous en pondre une bonne ! Non, chers amis, il ne s’agit pas de ces habituelles directives rigolotes sur l’épaisseur de la peau des saucissons ou sur le diamètre maximal des olisbos… Non, c’est plus grave que ça. Il s’agit de ce que certains nomment « la directive de la honte ».
Cette directive, sensée harmoniser la politique de rétention des immigrants a été adopté au parlement européen le 18 juin 2008 par 369 voies contre 197. (106 abstentions et 111 absents…).
Voici ce qui a donc été voté :
La détention peut atteindre 18 mois (32 jours au maximum en France actuellement), l’interdiction de retourner sur le territoire européen pendant cinq ans est systématique, les migrants illégaux peuvent être renvoyés dans leur pays d’origine mais aussi vers un pays de transit même s’ils n’ont aucun lien avec ce pays, la détention et l’éloignement des mineurs accompagnés ou isolés est permise, l’obligation de délivrer des titres de séjour aux personnes gravement malades est supprimée.
Bref, que des dispositions plutôt dégueulasses, même si d’un autre côté il faut bien admettre qu’il s’agissait d’harmoniser la répression. On ne pouvait donc s’attendre à des mesures marrantes comme celles que j’ai déjà citées…
Même si l’adoption de cette directive s’est déroulée dans une relative indifférence, nombre d’ONG et autres associations ont milité sur le net pour combattre le tout-répressif et instaurer une politique beaucoup plus accueillante pour les immigrés de toute la planète. Car n’oublions pas que le verbe harmoniser ne veut pas forcément dire que l’on doive choisir les pires exemples. En effet avant cette directive chaque pays avait sa propre approche de la rétention administrative. Par exemple dans les pays d’Europe du nord, celle-ci pouvait être quasiment illimitée comme en Angleterre ou en Suède par exemple. A contrario la France ainsi que d’autres pays latins imposaient des rétentions moins longues (France 32 jours). Bref, maintenant c’est 18 mois…
Certains diront que la poire a belle et bien été coupée en deux, d’autres que les pays traditionnellement receveurs de migrants voient leur politique durcie. Mais je crois en fait que la question n’est pas là.
La rétention administrative, comme on la nomme en France, est sensée durer le temps que s’organise le retour de la personne et dépend donc du degré d’organisation de chaque état. Le problème est qu’en institutionnalisant une durée de 18 mois, le migrant se voit catalogué d’office dans la catégorie des criminels et cette incarcération se transforme plutôt en une mesure de contrôle sur les populations indésirables. Il s’agit maintenant d’une criminalisation institutionnalisée des étrangers en Europe.
Paradoxalement, cette directive est sortie depuis trois jours et l’on n’entend rien en Europe! Pas un cri, pas une récrimination ! Les seuls à être montés aux créneaux sont les dirigeants des pays d’Amérique latine. Hugo Chavez menace de couper le robinet à pétrole pour les pays européens qui appliqueront cette directive. L’Argentine parle d’atteinte aux droits de l’homme, la Bolivie s’insurge contre « cette agression contre l’humanité et la vie », l’Equateur critique ce qui est « une véritable honte pour cette Europe qui était autrefois une Europe des lumière »… Précisons qu’en Europe, la population immigrée issue des pays Andins se monte à trois millions de personnes.
Face à cette bronca les déclarations d’apaisement se bousculent notamment en France et en Espagne. Zapatero s’est engagé à ne pas augmenter la durée de rétention pratiquée dans son pays (40 jours), de même un représentant du gouvernement français a déclaré que cette directive ne serait jamais appliquée… (Je sais plus qui c’est, mais je l’ai entendu).
En fait, cette directive n’aura que peu de conséquences chez nous. Du moins pour l’instant. Les pays dont la législation est plus favorable ne sont pas obligés de s’aligner sur elle. De même certain pays comme le Royaume-Uni, l’Irlande et le Danemark bénéficient d’une exemption dans le domaine des affaires intérieures…
Ce qui me révulse, c’est que pour ménager nos « amis » d’outre atlantique, nos dirigeants sont prêts à toutes les concessions, mais on ne parle pas des autres dispositions de cette directive ! Que dire de l’incarcération des mineurs et des malades ? N’est-ce pas honteux ? Et je ne parle pas de la possibilité de reconduire des gens dans des pays où ils n’ont rien à y faire…
Bref, attendons de voir à quelle sauce cette directive sera assaisonnée par nos parlementaires et restons vigilants car je gage que notre Glorieux Président Elu ne manquera pas de faire passer en douce une petite loi bien de droite et bien liberticide. Comme à son habitude.

En guise de conclusion je dirais que le libéralisme prône une libre circulation des marchandises et des capitaux, par contre pour ce qui est des être humains, le libéral se transforme volontiers en identitaire…

PS : Merci à Hélène H pour avoir dirigé mes yeux vers ce sujet !

vendredi 20 juin 2008

Merci pour tout...

Vous ne le savez peut-être pas, mais aujourd’hui est un jour particulier. Réfléchissez un peu… Non ? Vous ne voyez pas ? Oui, d’accord, c’est l’été, mais ce n’est pas de ça dont je voulais vous parler… Vous donnez votre langue au chat ? Bon Ok !
Avez-vous remarqué le petit compteur de visite qui se trouve en bas de page ? Et bien, comme vous pouvez le voir, cette nuit j’ai reçu mon millième visiteur. 1000 personnes sont venu se balader par ici et je trouve que cela mérite d’être salué.
Allez ! J’vous fais un petit bilan vite fait :
Je voulais vous dire… existe depuis le 4 avril 2008, cela fait donc 77 jours… En 77 jours, il y a eut : 57 articles, 1002 visiteurs uniques, 210 commentaires postés (autres que les miens, bien sur !).
Voilà, c’est tout. Je ne vais pas vous sortir des statistiques tarabiscotées sur qui vient me voir, combien de temps il passe chez moi, par quel médium… J’en ai rien à cirer. D’ailleurs je n’ai installé qu’un compteur basique sans traqueur ni programme sophistiqué, parce que je considère que ça ne me regarde pas… Je ne vais pas prêcher contre le flicage intensif de notre société et en même temps tirer des infos à votre insu quand même !
N’ayant aucun moyen de comparaison, et n’en cherchant pas vraiment d’ailleurs, je ne sais pas si ce millier visiteurs est un bon « score », si je fais le buzz, si ma renommée en est augmentée ou pas, tout ça n’a aucune importance. Ce qui compte à mes yeux c’est que mille visiteurs, et bien c’est l’occasion pour moi de vous dire merci.
Merci, car je ne m’attendais pas à ça. Merci ensuite pour votre fidélité croissante, vos encouragements et vos critiques constructives. Merci pour tout en fait…
Je vous avouerais que lorsque j’ai commencé ce blog, c’était surtout pout moi que je le faisais. Dans mon esprit, c’était une espèce de journal intime où je pensais jeter pêle-mêle des petites tranches de vie. Puis, peu à peu les choses se sont affinées, les articles se sont structurés et vous êtes arrivés de plus en plus nombreux. Si fait que peu à peu les choses m’ont échappées… Ce blog, n’est plus tout à fait le mien, c’est aussi le votre maintenant.
Alors voilà, je vous remercie encore une fois, tous et toutes, et j’espère que vous continuerez à me faire confiance. De mon côté, je vous promets de m’améliorer encore et de vous faire partager ce qui me plait comme la forêt, mais aussi ce qui me dérange fortement… Et là, j’ai de la matière !

mardi 17 juin 2008

Outrage fait à la loi

Ces temps-ci, ce ne sont pas les sujets d’articles qui manquent, et pourtant, bizarrement, j’ai du mal à trouver l’inspiration, qu’au début de ce blog, je voulais quotidienne. Mais là, je suis tombé sur un sujet de fond assez intéressant. Il s’agit d’un article paru sur Rue89 et qui traite du délit d’outrage. Je me suis dit que cela pouvais vous intéresser… Alors voilà.
Le délit d’outrage à agent ou à représentant de l’état est définit comme suit dans le code pénal par l’article 433-5 (source Légifrance):
"Constituent un outrage puni de 7500 euros d'amende les paroles, gestes ou menaces, les écrits ou images de toute nature non rendus publics ou l'envoi d'objets quelconques adressés à une personne chargée d'une mission de service public, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de sa mission, et de nature à porter atteinte à sa dignité ou au respect dû à la fonction dont elle est investie. Lorsqu'il est adressé à une personne dépositaire de l'autorité publique, l'outrage est puni de six mois d'emprisonnement et de 7500 euros d'amende. Lorsqu'il est commis en réunion, l'outrage prévu au premier alinéa est puni de six mois d'emprisonnement et de 7500 euros d'amende, et l'outrage prévu au deuxième alinéa est puni d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende.".

Le problème avec cet article du code, c’est que celui-ci est de plus en plus employé par les forces de l’ordre, et les représentants de l’Etat en général, pour s’emparer de personnes et les trainer devant les tribunaux. A l’image des deux ou trois histoires racontées dans l’article, on peu ainsi se retrouver sur la sellette pour avoir proférer une insulte… Ou du moins ce que le plaignant considère comme une insulte. Ainsi, si j’écris sur mon blog que je pense que Nicolas Sarkozy est un facho, je suis passible de 7500€ d’amende et de six mois de taules… En l’espèce, le nain pourrait très bien considérer que mes propos sont une insulte. Libre à lui. De mon côté, je pourrais arguer qu’il s’agit plutôt d’un adjectif qualificatif à caractère descriptif, basé sur une analyse personnelle et néanmoins complète de l’ensemble de son activité politique… Question de point de vue. On en vient donc à vouloir juger les personnes sur leurs opinions et sur l’émission de ces opinions.
Je conçois cependant que l’on doive empêcher certains propos à caractères racistes ou xénophobes, car ceux-ci vont à l’encontre de la conception que nous nous faisons de notre société républicaine. Mais delà à étendre ce raisonnement à l’ensemble des critiques que l’on peut proférer sur une personne ou un groupe de personnes il y a un pas, un peu trop vite franchi à mon goût.
Dans le même genre de débilité il y a aussi l’article
433-10. Celui-ci sert par exemple de prétexte à l’arrachage de banderoles et autres calicots lors de manifestations populaires. Nous avons tous pu voir la police française retirer des drapeaux tibétains lors du parcours de la flamme olympique ? Et bien, c’est une application de 433-10. De même la confiscation de tracts LCR lors de la visite de notre Glorieux Président Elu à Vienne (voir l’article Délit d’opinion).
Alors peut-on parler de dérive sécuritaire ? Je le crois. Et vous, qu’en pensez-vous ?
Pour ma part, je tiens à m’excuser à l’avance si ce blog s’arrête sans prévenir… C’est qu’une âme bien intentionnée aura signalé mes digressions verbales aux autorités et que j’aurais été emprisonné faute de pouvoir payer mon amende ! C’est ça aussi la baisse du pouvoir d’achat !

dimanche 15 juin 2008

La photo de la semaine, c'est reparti !

Tadaaaa ! Le voici, le voilà, tralala, le nouvel appareil photo du Gwendal est arrivé. La naissance est survenue dans la douleur (349€ !) en ce samedi matin 14 juin. Après moult tergiversations et simulations financières, je me suis enfin décidé pour le Panasonic FZ18 EF-K… Si vous avez suivi l’affaire, c’est grâce à LPG que j’ai pu finalement faire mon choix, car au départ je n’avais pas vraiment prévu d’acheter ce type d’appareil. Qu’il en soit ici remercié.
Je dis dans la douleur, car comme je l’avais subodoré dans mon article du 31 mai, la CPAM me fait des misères et les conditions financières n’étaient pas vraiment au rendez-vous pour un tel achat. Mais bon, on ne vit qu’une fois me suis-je dis et si je ne me lance pas maintenant je risque de ne plus pouvoir le faire… Donc, banco ! C’est parti mon kiki !
Depuis hier, donc, je me débats avec la notice pour tenter de maitriser la bête. C’est pas que c’est compliqué, mais il y a tellement de fonctions que je me fais l’impression d’être un vieux dinosaure… De plus la météo n’est pas vraiment au rendez-vous (commence à m’gonfler celle-là) et le soleil se fait rare.
Mais bon, je vous ai quand même faits quelques petits clichés. Comme ça, à l’arrache.




jeudi 12 juin 2008

Marillion for ever

C’est ma copine Cécile (Le Blog de Cécile Delalandre) qui m’a donnée l’idée de ce billet. Elle, elle a ressortit de vieux écrits plein de fougue et de poésie. Moi, comme je n’ai pas son talent, je vous ressors de la vraie musique de dernière mes fagots à moi. Je me suis dit que vous pourriez (peut-être) apprécier.
Alors voici deux vidéos qui représentent chacune le bout d’une histoire d’amour. Mon histoire d’amour. Ma plus grande histoire d’amour.

1985, Marillion est présent dans ma tête et dans mon cœur. Cet album accompagnera ma découverte du Grand Amour. La musique est différente de ce que l'on entend alors, indansable, pleine de surprise. Elle raconte une histoire. C’était au temps bénis des vinyles où les plages n’étaient pas coupées, où l’on pouvait enchainer trente minutes de musique non-stop. C’était l’époque ou l’on pouvait faire l’amour sur une seule face d’un 33 tour… C’était une époque merveilleusement insouciante, entre l’enfance et la vie d’adulte. Une époque faite de sentiments exacerbés, où chaque moment était vécu avec sa pleine totalité. Mes premiers concerts aussi… Dont celui-ci. J’avais 18 ans… Marillion était MON groupe. C’était MA musique. Je me la suis appropriée comme on revendique une signature ou un drapeau…


Six ans plus tard, Elle m’a quitté. Elle est partie et j’ai mal. Là c’est encore Marillion qui accompagne mon blues et rythme ma douleur. Le chanteur (Steve Hogarth) a changé, Steven Rothery a pris de la bouteille mais ses solos de guitare sont toujours aussi prenants (du time-code 2 :30 à 3 :53). La musique toujours comme un trait de crayon sous une phrase importante. Un trait qui vous tire des larmes dix-huit ans plus tard…

L’Irlande au centre de l’Europe

Heureux qui, comme un Irlandais, puisse voter en ce jeudi 12 juin… Heureux qui, comme un Irlandais puisse être consulté sur l’avenir de son pays…
Aujourd’hui l’Irlande doit se prononcer par referendum sur l’acceptation du traité de Lisbonne. Ce traité, fierté de notre Glorieux Président Elu, n’est en fait qu’une version « simplifiée » de la constitution européenne de 2005, refusée à l’époque, souvenez-vous, par le peuple français. Pour contourner la volonté du peuple notre nouveau Roi a donc décidé de passer par la voie parlementaire, plus sure, et une grande partie de la population s’était sentie… Comment dire… ? Flouée ? Baisée ? Empapaoutée ?
Les yeux de pas mal de français « nonnistes » sont donc braqués sur la verte Irlande, dans l’espoir que les gaëls vengent leur honneur bafoué. Car la règle veut que pour entrer en vigueur, ce traité soit accepté par l’unanimité des pays membres.
Vous remarquerez que je ne me prononce pas sur le fond de ce traité. Une fois n’est pas coutume, c’est la forme qui me préoccupe. Pourquoi, me direz-vous ? Parce qu’en ce qui concerne le traité européen, je n’en sais rien !
Il est de jours où je suis persuadé que l’Europe est une bonne chose (j’ai voté oui à Maastricht), d’autres où je me dis que j’ai envie que mon pays garde son indépendance (j’ai voté non en 2005)… En fait le processus est tellement complexe que je suis comme la majorité des français : Je n’en sais rien !
Par contre, je sais que la façon dont ce traité nous a été imposé est retorse et antidémocratique.
Si le gouvernement n’a pas voulu passer par la voie référendaire c’est par peur des gens comme moi, ces mauvais élèves qui ne comprennent rien !
Cependant, pour avoir été enseignant, je sais une chose. Si la classe n’a pas compris ce que vous avez voulu lui apprendre, si malgré vos efforts elle persiste à ne rien comprendre… Ce n’est pas la classe qu’il faut blâmer, c’est le professeur qui s’est planté !
Alors, comme pas mal de monde, je vais être suspendu à mon poste de télé pour connaitre la décision souveraine du peuple Irlandais. Et puis, je vais souhaiter bien fort que le non l’emporte, rien que pour embêter Sarkozy ! Je suis mesquin ? Peut-être… Mais j’ai encore ce droit, non ?