Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


lundi 31 mai 2010

Revival Eighties

Depuis quelques jours, et dans la perspective d’avoir de la musique pour égayer mes zoreilles pendant mes longues journées de navigation en solitaire, je charge la mule.

Oui je sais, c’est pas bien.

Mais en même temps je n’ai pas trop le choix. Ce n’est pas avec la petite dizaine de cd que j’ai à la maison que je vais arriver à occuper ma circumnavigation. Je risque de m’en lasser assez vite, et pour peu que j’en accroche un ou deux dans les haubans pour effrayer les mouettes, je vais vite péter un plomb d’entendre toujours la même chose. De plus, le bruit du vent dans les voiles c’est bien joli, mais il arrive un moment où ça lasse.

Or donc, je charge la mule. Et parmi les premiers albums que je me suis procuré je me suis tout naturellement tourné vers ceux qui sont chers à mon cœur et que je ne possède pas déjà. Des trucs qui me rappellent ma jeunesse ou des moments importants de ma vie.

Et parmi ceux là, figure en bonne place l’album live de Dire Straits datant de 1984 : Alchemy.

Probablement un des plus grands albums de la terre entière et des proches galaxies. The must of the must. Une galette en or du temps ou les chanteurs savaient ce que c’était que d’être avant tout des musiciens.

Bref, depuis trois jours je kiffe ma race au son des guitares mélodieuse de Roméo and Juliet, Telegraph Road et autres Sultans of Swing. Je m’imagine déjà dans ma solitude humide en train de faire de l’air-guitare sur le pont, mimant avec mes doigts des accords improbables.
D’ailleurs, c’est bizarre. Je me suis rendu compte que même si cela doit faire une bonne quinzaine d’années que je ne l’avais pas réécouté, mes doigts eux s’en souviennent parfaitement. C’est dingue la mémoire des gestes...

En plus, ce disque est particulièrement chargé en émotion, puisqu’il accompagna ce qui furent probablement les plus belles années de ma vie... Donc, forcément je ne vous raconte même pas la nostalgie !

Donc voilà, je voulais vous en faire profiter... Et en cherchant des images pour illustrer mon propos je suis tombé sur cette version de Sultans of Swing.
Et c’est là que je me suis rendu compte que la mode des années quatre-vingts a particulièrement mal vieillie si vous voulez mon avis...

La musique est toujours aussi bonne, mais les fringues ! Doux Jésus ! Quand je pense qu’à cette époque je ne rêvais que d’une chose : Porter un teeshirt sans manche sous une veste aux manches relevées ! Et je ne vous parle même pas de la coupe de cheveux. Court sur les côtés et long derrière ! L’horreur !

Bon, vous faites comme vous voulez, mais je ne vous en voudrais pas si vous préférez écouter sans voir la vidéo !

L’important c’est que vous écoutiez celui qui reste très certainement un des plus grands guitaristes du monde, Marc Knopfler



dimanche 30 mai 2010

Requiescat in pace

Et merde... Voilà une perte qui va me plomber mon dimanche...



Quand je pense qu’hier on parlait de prendre sa retraite à 73 ans et que lui n’en n’avait que 74...
Bel et triste exemple pour illustrer mon propos.

Salut Dennis.

samedi 29 mai 2010

Ma retraite, je m’en bats l’œil, et les français aussi apparemment...

J’ai un aveu à vous faire, je n’arrive pas à m’intéresser à la réforme des retraites...
Enfin, je n’arrive pas à m’y intéresser comme il faudrait que je m’y intéresse, si j’étais le blogueur politique que certains pensent que je suis. (Rassurez-vous ils sont très peu !) Et ça, croyez-le ou pas, ça m’emmerde...

Ca m’emmerde parce que je ne peux me défaire de cette bonne vieille culpabilité judéo-chrétienne qui susurre à l’oreille de mon cerveau que je devrais m’intéresser à l’avenir de mes concitoyens...

Oui mais voilà. Le fait est que je m’en tape royalement.

Et pourquoi donc ? Me demanderiez-vous si vous aviez la moindre envie de me voire étayer cette constatation.

Et bien tout simplement parce qu’en ce qui me concerne, cela fait longtemps que dans mon esprit je sais que je n’aurais jamais droit à une retraite. C’est aussi bête, et égoïste que ça. Par conséquent, et comme je ne me sens pas concerné, et bien je m’en bats l’œil.

Ah il est beau le Gwen avec sa conscience politique rebelle ! Il est beau le pourfendeur candide des injustices crasses ! Il est beau le petit révolutionnaire de pacotille !
Môsieur ne se sens pas concerné par un sujet, alors il est incapable de s’en indigner pour autant ? Fumiste va !

Ouais bon, ça va... Au lieu de me gueuler dessus, vous feriez peut-être mieux de vous demander d’où peut bien me venir cette indifférence... Cela serait un poil plus constructif vous ne croyez pas ?

Et bien si vous voulez savoir, je crois que je me suis fait à cette idée depuis un petit moment déjà... Un peu comme une intuition qui tout doucement s’impose à votre esprit comme une évidence : Etant donné ce que je suis, la vie que j’ai eu et celle que j’aurais très probablement, jamais je ne travaillerais suffisamment pour en bénéficier.

Rendez-vous compte. Pour espérer avoir un jour une retraite à taux plein (quelle qu’elle soit), et pour peu que je recommence à bosser dès demain matin, il me faudra un peu plus d’une trentaine d’années pour en bénéficier.
C'est-à-dire que je pourrais enfin « profiter » de mon dur labeur quand j’aurais atteint l’âge canonique de 73 !

Je ne sais pas pour vous, mais la perspective de bosser pendant encore trente années, ça me déprime. C’est quelque chose que je n’envisage même pas tellement ça me fout les jetons d’y penser... Même pas en rêve !

En fait, si je réfléchis deux secondes, c’est le concept tout entier de la retraite qui me pose problème... Comme beaucoup, j’espère, je n’entrevois pas la retraite comme une finalité. Je veux dire par là que bosser mon cotât d’annuités dans le but d’avoir, plus tard, une petite vie pépère, c’est quelque chose que je n’arrive pas à concevoir. Je trouve ça limite mesquin pour tout vous dire.

La vie pépère, autant essayer de l’avoir tout de suite.

Cela me fait penser à tous ces blaireaux (pardon pour les blaireaux), qui se font chier à longueur de semaine dans les embouteillages et à leur boulot, dans l’espoir de profiter vraiment de la vie uniquement pendant les weekends et les congés payés...
Oui, c’est ce que je disais : C’est mesquin et déprimant.

De plus, d’un point de vue purement comptable ça n’a pas de sens.
En effet, avec la vie qui a été la mienne jusqu’à présent, et étant donné les statistiques médicales, je doute fortement d’atteindre un jour cet âge. Donc, me faire chier à supporter un boulot pour ne pas, ou peu, profiter des avantages de la retraite, n’a franchement aucun intérêt logique.

Alors vous me direz que je n’ai qu’à trouver un boulot qui ne me fasse pas chier, qui me rende heureux, là maintenant tout de suite, et tout ira bien dans le meilleur des mondes. C’est pas faux. Et j’ajouterais même que c’est bien comme ça que j’envisage le travail. Mais franchement, vous en connaissez beaucoup des personnes qui s’éclatent dans leur boulot ? Hein ?

Moi si, j’en connais une. Et manque de bol, elle est à la retraite...

Blague à part, il y a peut-être une autre raison pour laquelle ma retraite ne me préoccupe pas plus que ça. C’est qu’en France, pour l’instant, il existe un truc qui s’appelle l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA). Soit actuellement une somme de 677,13 € par mois.
Ce n’est pas grand-chose, et même pour certains ce peut être tout à fait insuffisant, mais je sais qu’à moi cela me suffira.

J’ai été pauvre tout ma vie d’adulte, et je serais pauvre pendant ma vieillesse. C’est ainsi. Et franchement cela ne me dérange pas plus que ça... J’ai appris à faire avec comme on dit. J’ai peu de besoins, je consomme peu, et je n’ai absolument aucune ambition... Sauf celle d’être heureux et de profiter autant que je le peu de ce que m’offre la vie.

Bon, ça c’est en ce qui me concerne et ma conception toute particulière de la vie. Mais les autres alors ? Tous mes concitoyens auraient-ils atteint le même je-m’en-foutisme détachement que moi pour se désintéresser autant du problème ?

Permettez-moi d’en doutez.

Alors qu’est-ce qu’ils foutent bordel à queue ! Qu’est-ce qu’ils attendent pour préserver les droits durement acquis par leurs ainés ? On dirait qu’ils sont... résignés. Oui, c’est ça, résignés, impuissants... Comme s’ils avaient soudain accepté le fait qu’ils ne pouvaient rien y faire...

Le copain Corto l’a parfaitement décrit dans son article (pour un type de droite je veux dire), et d’ailleurs j’ai presque envie de faire mienne sa dernière phrase : « Parce que finalement, qui ne dit mot consent, non ? Alors, en guise de mobilisation générale, on est plutôt dans un contexte de consentement général ou apathique: chacun fait ce qu'il peut et faites pas chier ! »

C’est déprimant de lire des trucs pareils, hein ? Surtout quand on pense que c’est très certainement vrai.

Depuis des années on reproche aux syndicats de ne plus être dans le combat mais dans le consensus. Depuis des années on trouve que les Thibault, Mailly, Chérèque et compagnie s’éloignent des préoccupations de la base. Et le jour où justement c’est à la base de montrer sa présence et son engagement, il n’y a plus personne...

Franchement, des fois je me demande si tout ça vaut la peine.

PS : Par souci d’honnêteté, je précise que j’ai écris ce billet en essayant de faire abstraction de mon futur mode de vie.

jeudi 27 mai 2010

La pensée doit-elle être anonyme ?

Cinq jours maintenant que je n’ai rien publié.
Je sais, c’est long... et je m’en excuse. Mais pour ma défense je vous avouerais que j’ai été pas mal occupé, d’une part. Et d’autre part, l’article que vous allez lire aujourd’hui m’a demandé un peu plus de réflexion que d’habitude.

Super... Je m’aperçois en même temps que je fini cette introduction que je viens de me mettre un surcroit de pression quant à la qualité de ce qui va suivre... C’est pas malin.

Bien, attaquons.

Le sujet qui fait la Une des blogs depuis une semaine. Celui qui enflamme la blogosphère, pour parler avec emphase, c’est la proposition de loi d’un Sénateur UMP, jusqu’alors inconnu de moi, nommé Masson.
Celui-ci, emboitant le pas à la polémique à propos des apéros Facebook, et qui avait mis en avant l’impossibilité pour les pouvoirs publics de trouver face à eux des « interlocuteurs » précis, propose de s’en prendre à l’anonymat des blogueurs.

Enfin... C’est un peu plus compliqué que ça. Si quelques-uns d’entre vous en entravent plus que moi à l’argutie juridique, ils peuvent toujours essayer de décrypter le texte de loi original et l’amendement proposé, mais voici pour ma part ce que j’en ai saisi :

Afin de faciliter le droit de réponse (c’est l’argument principale mis en avant), le blogueur devrait mettre à disposition du lecteur de base ses noms et prénoms, ainsi qu’une adresse électronique. Pour certains, le texte va même plus loin puisqu’il s’agirait d’élever le blogueur au rang de directeur de publication et de l’obliger à fournir publiquement son adresse postale ainsi qu’un numéro de téléphone.

En clair, s’en est fini de l’anonymat du blogueur.

Enfin, c’est comme ça que la pluparts des blogueurs concernés ont interprété cette proposition de loi. Mais on pourrait tout aussi bien dire que cette nouvelle disposition pourrait ouvrir une nouvelle ère : Celle du blogueur responsable.

Cela fait longtemps que pour ma part je réfléchis sur cette notion de responsabilité. En effet, un de mes tous premiers textes (il y a deux ans !) parlait de la réputation numérique et suggérait qu’au lieu de crier au loup et de pourfendre ceux qui utilisent internet pour rechercher des infos sur vous, la technologie allait, peut-être, inciter les utilisateurs à être un peu plus responsables. Responsables juridiquement bien sûr, mais surtout responsables vis-à vis d’eux même.

Mais bon, j’y reviendrais.

Pour moi, les questions que soulève cette polémique sont celles-ci. A quoi sert l’anonymat ? En quoi est-ce utile, ou pas ? Et enfin, l’anonymat est-il une liberté ?
Car avant même de hurler à la mise en danger de la liberté d’expression (pétition à l’appui), il conviendrait peut-être de savoir si oui ou non, l’anonymat en est une... Non ?

Parmi mes collègues blogueurs, la plupart d’entre eux écrivent sous un pseudonyme. Ils le font pour des raisons diverses, et souvent personnelles, mais je crois que l’on peut dire que dans tous les cas il s’agit de se préserver, ou de préserver leurs proches.
Se préserver de quoi me direz-vous ? Et bien j’imagine que lorsqu’il s’agit de blogs politiques on peut raisonnablement penser qu’afficher son opinion peut être nuisible quelque part... D’un point de vue professionnel ou personnel, voire pénal.

Enfin, je dis bien que j’imagine, car en ce qui me concerne j’ai besoin d’imaginer à défaut de comprendre ou même d’accepter.

Cela est sans doute dû à ma condition particulière, ou à ma conception de l’engagement politique qui est plutôt radical je le reconnais, mais lorsqu’on a des opinions et que l’on fait œuvre de vouloir les exprimer, les cacher derrière un pseudonyme me paraît décrédibilisant. J’irais même plus loin si vous me le permettez, et utiliserais le terme d’infantilisant.

En effet, je ne peux m’empêcher de faire un parallèle entre cet anonymat et le statut juridique de l’enfant mineur...

(Ca-y-est, là vous vous dites que jusqu’à présent j’ai été plutôt sympa et que je vais commencer à être vachard. Détromperez-vous, je suis sérieux et je ne veux en aucun cas jeter la pierre à qui que ce soit. Je m’interroge, c’est tout.)

Donc, je disais que les blogueurs anonymes me faisaient penser aux enfants... Dans le sens où ceux-ci s’expriment un peu comme ils veulent mais ne sont pas considérés comme responsables. Et c’est un peu, à mon sens, ce que provoque l’utilisation de l’anonymat lorsqu’on blogue. On en vient à ne pas réellement assumer ce qu’on écrit vis-à-vis des autres, et pas voie de conséquence vis-à-vis de soi-même.
Mais cela reste mon opinion, et je conçois aisément que d’autres ne le partagent pas.

Car d’autre part il est indéniable que le statut anonyme du blogueur permet à toute une frange de la population de s’exprimer, et que celle-ci ne le ferait probablement pas si ce n’était pas le cas.
Alors à partir de là je pense qu’il peut être intéressant de se poser la question suivante.
Est-il opportun du point de vue de la liberté d’expression, d’interdire à cette population-là de s’exprimer en supprimant l’anonymat du blogueur ?

Clairement, en ce qui me concerne, la réponse est non. Et c’est bien pourquoi je considère que cette loi si elle est votée, et même si son application ne me dérangerait pas outre mesure à titre personnel, créerait plus de mal que de bien.

Le bien étant qu’à mon sens le combat politique gagnerait à être mené au grand jour, ne serait-ce qu’en termes de crédibilité.
Seulement, il semblerait que cette crédibilité ait un coût et que tout le monde ne soit pas forcément prêt à l’assumer. Encore une fois je le précise, il ne s’agit pas là d’un jugement de valeur, mais d’un simple constat.
Lorsqu’il y a deux ans j’ai commencé à m’exprimer sur le net, je l’ai fait en utilisant un pseudo (GD06). Puis au bout de quelques semaines je me suis redu compte que cela ne correspondait pas à ma démarche que de taire mon identité. De même, lorsque j’ai commencé ce blog, une des premières choses que j’ai faite c’est de publier mon CV histoire de jouer franc-jeu avec mes futurs lecteurs.
A partir de là, la conséquence directe de ce non-anonymat, on pourrait même dire revendication, est que j’ai le devoir moral d’assumer mes propos. Je laisse volontairement de côté l’aspect juridique de la chose, car pour moi il coule de source. Et pour être tout à fait franc j’y suis préparé depuis la création de JVVD. J’ai conscience d’avoir plus souvent qu’à mon tour dépassé certaines bornes, mais ne comptez pas sur moi pour faire l’étonné si par malchance quelqu’un venait à me faire un procès.

J’écris en mon nom, donc j’assume en mon nom. C’est aussi simple que ça. Pour moi cela participe à ce qu’on appelle l’estime de soi et à une attitude adulte et responsable.

Cela a été le cas l’année dernière lorsque ma famille n’a pas apprécié mon interprétation des fêtes de Noël, et cela a été le cas très récemment lorsque mes propos ont été utilisés pour nuire à l’un de mes proches.

Je peux évidemment regretter la forme de ces écrits, mais en aucun cas en renier le fond. Et si par malheur mes positions nuisent à autrui, et bien... Tant pis. Je trouve que c’est déjà bien d’assumer ces propos, mais par contre je ne suis en rien responsable de la façon dont les autres les prennent ni les utilisent. Concerné certainement, désolé probablement, mais pas responsable.

Mais bon, revenons au sujet qui nous préoccupe aujourd’hui : Le projet de loi Masson.

Je suis pour que les blogueurs revendiquent haut et fort leurs écrits. Comme je l’ai dis, il s’agit là d’une question de crédibilité et de responsabilité. Mais en même temps j’ai conscience qu’il n’est pas permit à tout le monde de pouvoir assumer publiquement ces propos. Aussi je préférerais que ce Monsieur Masson remette son projet de loi dans son slip.

Surtout que le droit de réponse invoqué pour justifier d’une telle mesure me semble assez fallacieux. S’il ne s’agissait que de cela on ne parlerait pas de l’identité des blogueurs mais plutôt de leur capacité à gérer/censurer les commentaires.
Non, le droit de réponse dont il est question est plutôt le droit de tout un chacun d’identifier clairement l’auteur d’un écrit et de pouvoir si besoin, porter plainte nominativement contre lui.
En fait, cette proposition de loi n’est ni plus ni moins qu’un raccourci juridique. Elle permet de faire plus vite ce qui se fait déjà via une commission rogatoire auprès de l’hébergeur, et elle ouvre le champ aux règlements de comptes de personne à personne. C’est tout.
Car vous l’admettrez avec moi, ce n’est pas bien compliqué de savoir qui est qui et qui fait quoi dans l’internet actuel.

Cela dit, je m’aperçois que cette histoire nous parle de bien d‘autres choses que la simple responsabilité du blogueur. Elle nous parle de liberté d’expression certes, mais de liberté d’expression dans un pays où celle-ci est déjà sérieusement bridée. En effet, si l’on considère les États-Unis où cette liberté est érigée en droit inaliénable, des propos tout à fait innommables peuvent être tenus. Des propos qui en aucun ca ne pourraient être prononcés en France, et heureusement d’ailleurs. A partir de là on peut imaginer que c’est ce « manque » de liberté qui induit des responsabilités... Et que si nous étions plus libres de nos propos, nous serions alors... Moins responsables ?

Donc pour finir, je dirais que ce projet est inopportun, tendancieux et potentiellement liberticide.

Mais de là à en faire une polémique de cette ampleur... Je crois qu’il ne faut pas exagérer. A moins que tout cela ne participe d’une diversion judicieusement proposée alors que l’avenir de nos retraites est en jeu ? Allez savoir...

samedi 22 mai 2010

Le libéralisme inscrit dans le marbre

Alors comme ça l’autre taré psychopathe a encore une fois l’intention de tripatouiller notre Constitution ?

C’est, en substance, la question que je me suis posé en me levant ce matin.
N’allez pas croire que je passe mes nuits à gamberger sur les tenants et les aboutissants du texte fondateurs de notre belle République, ce serait vous tromper. Je suis toujours intéressé par le sujet, mais pas au point d’en rêver la nuit tout de même !

Non, si je me suis réveillé en aillant ce genre de sujet à l’esprit, c’est plutôt parce que je me suis souvenu que l’année dernière j’avais écrit un texte sur le sujet... Il s’agissait de mes impressions concernant l’intervention de notre satrape des Carpates devant le Parlement, et de l’abus de pouvoir que cela représentait.
Je me suis relu, et c’est là que je me suis rendu compte que si notre désormais Roi élu va jusqu’au bout de son projet, cela fera deux fois en trois ans qu’il modifiera notre Constitution.
Cela fait beaucoup quand même si l’on considère qu’il n’est au pouvoir que depuis trois ans. Non ?

Si, quand même.

Allez, je vous rappelle la première pour mémoire. C’était en 2008, la loi constitutionnelle portant sur la modernisation des institutions, avec notamment des pouvoirs supplémentaires pour le parlement, le croyait-on à l’époque, et des trucs pas très démocratiques comme le pouvoir de nommer le président de France Télévision accordé au président himself.

Et donc cette année, rebelote, il veut remettre le couvert en inscrivant dans le marbre un truc bien libéral emprunté aux Teutons, à savoir inscrire dans la Constitution l’objectif de retour à l'équilibre des finances publiques.
Concrètement, ce qu’il veut c’est que la loi oblige l’état à pratiquer une politique partisane, quel que soit le parti au pouvoir.

Bon, moi je ne suis pas un spécialiste de l’économie, mais par contre je me targue de savoir renifler les embrouilles politiques avant qu’elles ne pointent le bout de leur chaussures. Aussi, pour moi cette modification, si elle a lieu, ne proclame rien de moins que ceci : Dorénavant quel que soit le gouvernement qui occupe le strapontin, celui-ci sera obligé de pratiquer une politique... de droite !

Vous imaginez un peu les conséquences d’une telle modification ?

Moi si, un peu. Il ne serait constitutionnellement plus possible de changer le pays. Celui-ci sera, de par la Loi, obligé de s’enfoncer dans l’économie de marché, l’Europe (il l’est déjà un peu) et la logique folle d’un mercantilisme mortel...

A moins de tripatouiller à son tour la Constitution et défaire ce qui a été fait (ce qui ne se produit jamais), la seule façon de revenir en arrière sera... (Oui je sais vous m’avez vu venir à des kilomètre) La Révolution bien sûr !

Nous restera plus qu’à lui couper la tête à lui aussi !

mardi 18 mai 2010

Vous y croyez ?

Ce matin à la Matinale de Canal plus j’ai écouté Daniel Cohn-Bendit... Qui a sorti une grosse connerie (44 ").

En entendant cette grosse connerie, je me suis dit en mon for intérieur : « Tien mon Gwen, tu le tiens ton sujet du jour ! », et j’ai commencé à écrire... Manque de bol, j’ai du sortir pour faire quelques trucs chiants, et du coup le texte en est resté où il était, c'est-à-dire au titre et à la première phrase.

Au réveil de ma siestounette, je me suis dit : « Qu’est-ce que tu fais mon Gwen ? Tu laisses tomber ou tu continues ? ».
Et j’avais plus ou moins décidé de passer à autre chose, c'est-à-dire de me mater un film, lorsque je suis tombé sur le billet d’un tiédeux qui en rajoutais une couche par rapport à ce que disait Dany le matin même !

Du coup, il n’en n’a pas fallu plus que ça pour me ragaillardir et me donner la pêche pour me lancer à l’assaut de cette bienpensance de Gôche qui me donne envie de gerber plus encore que le pragmatisme de droite.

Alors comme ça si l’on écoute Dany, la libération de Clotilde Reiss ne devrait pas prêter à polémique ? Le fait de savoir si oui ou non, le retour en France de ce joli minois en échange de la libération d’un assassin et la non-extradition d’un terroriste ne devrait pas compter ?
Nous devrions êtres tous dans le même tempo de la réjouissance et fermer les yeux sur les basses tractations qui ont amenées à ce résultat heureux ?

Et bien je suis désolé, mais je ne suis pas d’accord. Mais alors pas d’accord du tout.

Je sais bien que pour ces gens, ce que je dis n’est que l’expression naïve et utopique d’un gauchisme suranné, mais je considère qu’avoir des principes c’est important. Et que ces principes prédominent sur toutes autres considérations.

Au même titre qu’il est pour moi inadmissible que l’on fasse des courbettes aux chinois pour que ceux-ci daignent nous jeter négligemment quelques dixièmes de point de croissance, je trouve intolérable que l’on bafoue ainsi son honneur, même si c’est au bénéfice d’une donzelle aussi gironde soit-elle.

D’ailleurs je me demande lesquels ont le moins de figure dans tout ça... Nos gouvernants ou cette gauche tiède ?
D’un côté vous avez les ténors du pouvoir qui affirment haut et fort que cette libération ne nous a rien coûtée, ce qui prouve bien que dire l’inverse serait contraire à quelques principes supérieurs.
Et de l’autre vous avez cette gauche molle de la bite qui se la joue encore plus décomplexée et reconnait qu’il est normal de marchander avec des dictatures et que seul le résultat compte...

Ah lala ! Où allons nous si même ce foutu pragmatisme à la mord moi le nœud devient l’apanage de la gauche gouvernementale ?

Sauf que d’après certains, la donzelle serait belle et bien appointée par nos services de renseignement... Et là les choses sont alors bien différentes.

Je n’y entends peut-être rien à la diplomatie après-tout... Peut-être qu’il est normal dans ce monde qui est le notre de travestir la vérité pour préserver des intérêts « vitaux »... Mais dans ce cas je suis persuadé qu’il aurait été plus simple de dire la vérité à tout le monde.
Bon d’accord, la Clotilde bossait pour nous et elle s’est fait piquer. C’est le jeu. Qu’est-ce que vous voulez pour nous la rendre ?
Cela ne changeait rien à la situation de la maladroite apprentie espionne, et cela aurait eut au moins le mérite de ne pas mentir aux Français.

Car au final qu’elle est l’impression qui perdure dans l’esprit de ceux-ci ? Ils se disent que décidément nos politiques nous prennent vraiment pour des cons.

Et ça, messieurs-dames, c’est pas bon pour notre démocratie.

dimanche 16 mai 2010

Apéros géants : Ce qui fait vraiment peur au pouvoir.

Une petite réflexion comme ça en passant, histoire d’égayer (ou pas) votre dimanche.

Ça m’est venu en lisant le billet du sieur Grumeau (alias Captainhaka) sur le sujet, et ça a à voir avec ces apéros géants qui fleurissent un peu partout en France avec les beaux jours qui arrivent.

Hier (je crois bien que c’était hier), j’ai entendu un commandant de police qui disait en substance qu’à cause du net, on pouvait difficilement interdire ces rassemblements de djeunes pour la simple et bonne raison qu’il était impossible à la maréchaussée d’en déterminer les instigateurs...

Aussitôt mon cerveau a fait tilt, et je me suis soudain dit, qu’en fait, c’était peut-être ça qui emmerdait le plus les pandores. Le côté spontané et non identifié de la chose.

Des gens qui ne se connaissent ni d’Eve ni d’Adam et qui décident quasi spontanément de se réunir et de faire montre de... de quoi d’ailleurs ?
De leur propre existence ?
Nous sommes là, nous existons et vous êtes bien obligé de nous voir...

Alors bien sûr il est facile de se focaliser sur la consommation d’alcool qui arrose ses rassemblements, mais je pense qu’il ne s’agit là que d’une diversion. En effet, il est plus facile de dénoncer les abus qui nécessairement naissent dans ce genre de manifestation que d’essayer d’en comprendre la réelle motivation ainsi que le fonctionnement.

A la limite, on peut dire que nos politique et leurs sbires se tapent de savoir qu’elles sont les motivations de ces jeunes. Ce qui les intrigue vraiment, et les inquiète par la même occasion, c’est de n’avoir en face d’eux aucun « interlocuteur » comme ils disent...

Et ça, ça leur fout une trouille de tous les diables.

Car comment combattre quelque chose qu’on ne peut pas identifier ? Qu’on ne peut pas faire interdire ? A qui on ne peut faire un procès ? A qui on ne peut faire peur à son tour... ?

C’est cela qui effraie nos dirigeants et rien d’autre. Au même titre que d’autres applications d’internet que le pouvoir tente d’endiguer, ces rassemblements utilisent un média que l’état ne peut pas maitriser. Alors il stigmatise cette jeunesse, alcoolique et dangereuse pour elle-même et les autres, jetant l’opprobre sur des mœurs immorales bien connues de la ménagère bienpensante...

L’internet fait peur au pouvoir... Et rien que pour ça il faudra continuer à se battre pour qu’il perdure.