Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


mercredi 3 mars 2010

La photo de la semaine



Le printemps n’est pas loin…

mardi 2 mars 2010

Panorama succinct

Eh bonjour vous ! Alors ? Ça va ? Je ne vous ai pas trop manqué ?
Ne répondez pas tous en même temps surtout ! Hein !

Bon aujourd’hui on va faire dans l’informatif. Voui, l’informatif. Genre je ne vais pas vous parler de moi ni de mes petites convictions personnelles, mais plutôt vous envoyer voir ailleurs ce que disent ou font les autres.

Bon ok, j’avoue. J’avais bien prévu de dégoiser sur l’abstentionnisme aux régionales… mais bon, ça m’a gonflé. Inutile d’en faire trois pages, l’abstention à ce scrutin va profiter à la droite, ou en tous cas il est de son intérêt que les électeurs ne se déplacent pas trop… Pourquoi ?
Et bien ce n’est pas compliqué, étant donné que la droite n’a pratiquement rien à perdre et tout à gagner lors de ces élections, sauf un miracle peut-être, il est de son intérêt que les gens ne se déplacent pas pour aller voter. Une faible participation entachera les résultats de la gauche qui de toute façon gagnera, et donnera un levier supplémentaire pour critiquer la gestion des régions
Sa stratégie est donc simple : Brouiller autant que faire se peut les débats pour faire perdre leurs repères aux électeurs indécis. Ces mêmes indécis qui de toute façon n’ont pas besoin de grand-chose pour s’inventer quelque chose à faire le dimanche. D’où la multitude de polémiques qui émaillent cette campagne. CQFD.

Voilà comment je vois les choses. Après, libre à vous de me contredire comme le fait cet article de Marianne… Pour eux, l’abstentionnisme devrait desservir la droite ! Mais bon, en même temps c’est Marianne.

En parlant d’élections régionales, je viens de lire chez CSP un billet qui m’a surpris par son honnêteté et sa lucidité. Non-pas que je considère les militants du NPA malhonnêtes et dépourvus de jugeote, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dis, mais l’analyse qu’il fait de la situation de son parti mérite quelques compliments.
Pour CSP, le NPA va se prendre une taule aux régionales, et quand cela arrivera, il n’aura qu’à s’en prendre à lui-même. S’ensuit une liste assez complète des erreurs que le parti anticapitaliste a enchaîné les unes après les autres… A son grand dam, comme au mien d’ailleurs, ainsi qu’à celui des nombreux déçus de la gauche gouvernementale.

Du parti anticapitaliste je rebondis tel le cabri moyen (Hop-hop !!) vers l’excellentissime émission diffusée hier de Là-bas si j’y suis, consacrée à de Fréderic Lordon. L’économiste nous y soumet l’invraisemblable rêve de voir un jour la bourse supprimée ! Ouais ! Rien que ça !
Comme toujours avec Lordon, c’est clair, net, précis, compréhensible au plus obtus des auditeurs. C’est un vrai plaisir pour les oreilles, croyez-moi. Ce type sait vous expliquer des trucs en une demi-heure, qu’aucune émission de C-dans-l’air n’aura su vous faire comprendre en un an ! Un régal je vous dis !

Et puis, pour finir, je vous signale que demain sortira un documentaire tiré du livre de Naomi Klein, la Stratégie du Choc ! Yes !
Il me tarde de pouvoir le voir car, à ma grande honte, je n’ai toujours pas lu le bouquin. D’ailleurs je ne dois pas être le seul, et j’espère que la diffusion massive de ce documentaire permettra de faire connaitre au plus grand nombre la théorie développée par la jolie Naomi.
Promis, dès que j’arrive à vous la dégotter en libre droits, je vous la mets ici-même !
En attendant, voici la bande annonce.


LA STRATÉGIE DU CHOC - BANDE-ANNONCE
envoyé par baryla. - Court métrage, documentaire et bande annonce.

Voilà les poteaux, et les potesses, c’est tout ce que j’avais à vous dire aujourd’hui. Portez-vous bien, et permettez-moi de conclure en reprenant à mon compte le slogan du doc dont je viens de vous parler :

S’informer c’est résister
Armez-vous !


dimanche 28 février 2010

La vie en bleu

C’est au septième étage de ce bâtiment que j’ai désormais rendez-vous trois fois par semaine… Une espèce d’amalgame bizarre de verre et d’acier qui, même si je peux arriver à le trouver beau, me gêne par sa froideur et son inhumanité.











Pas très engageant comme décor si l’on considère que c’est dans ces locaux que se joue l’avenir de tant et tant de personnes… Certaines y rentrent avec espoir, d’autres avec résignation. D’autre encore y sont par justification.










Mais quelque soient les motivations de chacune, toutes sont à la recherche d’une solution. Une solution à leur découvert, à leurs factures qui s’entassent, aux fins de mois difficile qui commencent le 10. A la cantine des enfants, aux coups de téléphones vers 20h00 que l’on laisse sonner avec un nœud dans le ventre… Une solution à leur mal être aussi. Car forcément, à force d’avoir des nœuds dans le ventre on est mal.



Derrières ces fenêtres-miroirs on croise des êtres humains de tous âges, de toutes conditions sociales. Des jeunes, des vieux, des hommes et des femmes… Des gueules cassées par la vie et des exclus de toutes sortes.

Et moi.









Depuis une semaine que j’entre et sort de ce bâtiment, j’ai remarqué une chose singulière. A chaque fois que j’en suis sorti, il faisait plus beau que lorsque j’y étais entré. C’est bizarre tout de même…
J’arrive, c’est tout gris. Je ressors, c’est tout bleu.

Alors peut-être est-ce dû à un caprice de la météo. Je n’en sais rien. Ou alors c’est parce que dans cet anonymat réfléchissant j’y croise un soleil… Un soleil qui éclaire aussi bien mon être que le ciel au dessus de ma tête…

Parce que moi je peux vous le dire, ça existe les soleils qui font voir les choses en bleu.

samedi 27 février 2010

De la probité en politique

D’habitude, dès que Frédéric Lefebvre ouvre ce qui lui sert de bouche, on peut être à coup sûr certain que les alentours vont commencer à sentir l’égout. C’est naturel chez lui, la pestilence verbale.

Oui, j’ai commencé ma phrase par l’expression « d’habitude »… Vous avez remarqué ? Est-ce que cela veut dire pour autant que cette fois-ci sa logorrhée sent la rose ? Peut-être bien… Ou peut-être pas. En fait j’en sais rien. Nous verrons bien quand j’aurais fini ce texte qui me tiendra lieu de réflexion.

Reprenons depuis le début. L’affaire porte désormais un nom, c’est l’affaire Ali Soumaré. Et celle-ci empoisonne l’air de la campagne électorale en IDF depuis bientôt une semaine.
En clair et pour faire vite, deux lascars de l’UMP, Francis Delattre et Pascal Meurant, ont déclaré dans un bel ensemble que le candidat PS du Val d’Oise, Ali Soumaré, était je cite « un délinquant multirécidiviste ».
Diantre, cela ne lui suffisait pas d’être noir comme un joueur de l’équipe réserve du PSG, voilà que le jeune politicien en herbe traine derrière lui des casseroles grosses comme des faitouts !
A droite on jubile et on relaie l’info sans trop y réfléchir, et à gauche on s’interroge benoitement pour détourner l’attention : « Et comment vous savez ça, d’abord ? ». Bref, le bordel s’installe et la presse, comme la blogosphère, s’enflamme.
Manque de bol pour les nervis de droite, il s’avéra qu’une partie des accusations concernait un homonyme… Mais bon, qu’à cela ne tienne, il n’empêche que le Ali Soumaré n’est pas blanc comme neige (Oups !).

Pendant toute la semaine, on a entendu un peu tout et n’importe quoi mais la plupart du temps à gauche il s’agissait soit de noyer le poisson en criant au procédé indigne, soit de ramener l’affaire sur le terrain du racisme, toujours payant en période électorale. Ou encore, dans le camp d’en face, de dire qu’il n’y a pas de fumée sans feu (ça marche toujours l’histoire de la fumée sans le feu…), que quelque soit les gesticulations des bien pensants il n’en reste pas moins que le bonhomme est suspect… Bref, on parle le plus souvent dans le vide, rendant coup pour coup au fur et à mesure qu’on en reçoit un.
Tiens, d’ailleurs si les échanges des uns et des autres vous intéressent, vous n’avez qu’à écouter le toujours excellent Didier Porte qui vous en fait le résumé de façon exhaustive… Et rigolote.



Mais bon, ce n’est pas de ça dont je voulais vous parler… Souvenez-vous, je vous disais en préambule que Lefebvre avait de nouveau ouvert sa bouche et que pour une fois c’était pour ne pas forcément dire une connerie.
Il a proposé hier que désormais les candidats rendent public leur casier judiciaire et qu'ils soient rendus inéligibles s'ils ont été condamnés pour des actes de "violence contre des personnes".
Si vous n’avez pas entendu ouvrir ma gueule sur l’affaire Soumaré pendant toute cette semaine, et bien c’est parce que je suis plus ou moins d’accord avec Frédéric Lefebvre. Oui, je sais, moi aussi ça me fait mal au cul, mais c’est comme ça.

Car, ceux qui me lisent régulièrement le savent bien, je suis comment dirais-je… assez intransigeant en ce qui concerne la probité des élus ou celle de ceux qui concourent à l’être. Pour moi, un élu se doit d’être irréprochable, point barre. La moindre suspicion, la moindre parcelle de doute quant à l’honnêteté d’un élu, ou encore je le répète de quelqu’un qui veut l’être, devrait à mon sens le disqualifier d’office.

Alors bien sûr, j’ai conscience que ce jugement moral à l’emporte-pièce se heurte à plein d’autres considérations toutes aussi morales. Je me suis déjà fritté sur le sujet avec des blogueurs de gauche quand il fut s’agit de Julien Dray et de ses indélicatesses comptables et je me suis reçu la présomption d’innocence en pleine figure (Bon, sauf que Juju n’était pas aussi innocent que ça…). De même, j’ai moi-même défendu sur la TéléLibre le droit à l’oubli… Tiens, d’ailleurs j’ai retrouvé ce que j’écrivais à l’époque. C’était en septembre 2008, et c’était au sujet du fichage des enfants à partir de 13 ans…
Je disais : « Sans rentrer dans un débat philosophique, notre société est basée sur un principe selon lequel l’homme est perfectible. Les gens changent, et plus particulièrement les jeunes gens. Qui peut dire qu’il est exactement le même qu’à l’âge de 13 ans ? Personne. Marquer ainsi une erreur de jeunesse, ou pire une bêtise d’enfant, c’est renier ce principe de perfectibilité de l’être humain. Ficher un enfant, c’est faire le pari que son avenir sera le même que son présent, la délinquance. »
Mais bon, il s’agissait-là d’enfants et non-pas d’ados ou même d’adultes…

Comme vous l’avez sans doute compris, il y a là comme une contradiction dans mes jugements.
D’un côté j’ai comme une réaction épidermique lorsque j’apprends qu’un élu, quelque soit son bord, s’est rendu coupable d’un délit quelconque. Je serais prêt à le démettre de ses fonctions au moindre soupçon et à le rendre inéligible à vie si les faits s’avéraient exacts, quitte à jouer le jeu de quelques horribles diffamateurs… Et d’un autre côté, j’ai des principes moraux qui me collent aux basques et auxquels je suis bien obligé de souscrire, comme la perfectibilité humaine par exemple, ou encore la résomption d’innocence… Principes moraux s’il en est, garants d’une démocratie digne de ce nom.
Pas très confortable comme situation vous en conviendrez.

Alors reprenons la déclaration de Lefebvre : Pour lui les candidats à une élection devraient rendre public leur casiers judiciaires. Là, je suis d’accord. A partir du moment où une personne prétend vouloir me représenter, j’estime être en droit de savoir ce qu’il a fait de mal dans sa vie, et c’est moi et moi seul qui suis juge de la confiance que je peux lui accorder.
Après tout, pour intégrer certains postes de la fonction publique, n’est-il pas demandé aux postulants d’avoir un casier judiciaire vierge ? Il me semble bien que c’est le cas pour la police par exemple…
Je ne vois pas en quoi quelqu’un qui prétend être un représentant du peuple ne devrait pas souscrire aux mêmes critères moraux qu’un représentant de la loi. D’ailleurs, si je ne m’abuse, la plupart des élus ne sont-ils pas de fait Officier de Police Judiciaire ? Les maires par exemple ? Si, bien sûr.
Aussi, je ne vois pas pourquoi ce qui est valable pour un flic ne le serait pas pour un maire, un conseiller régional, un député ou même un ministre. Je dirais même que ce serait valable a fortiori.

Ensuite, le roquet de son maitre propose que les personnes condamnées pour des actes de "violence contre des personnes" soient rendus inéligibles. Pourquoi seulement pour des violences aux personnes ? Hein ? Pourquoi ne pas étendre cette règle aux délits financiers par exemple ? Aux abus de biens sociaux, au détournement de fonds publics, j’en passe et des plus graves.
Sachant que je considère que la position d’élu dans le cadre d’un délit financier devrait être considérée comme une circonstance aggravante, il n’y a pas de raisons pour que l’on s’arrête en si bon chemin…

En fait, j’ai peut-être trouvé une position intermédiaire qui me permettrait de satisfaire à la fois mon désir de probité en matière de politique et le légitime droit à l’amendement et à l’oubli…

L’idéal serait de rendre obligatoire la publication du casier judiciaire de toute personne prétendant à une élection, quelle qu’elle soit, et de laisser le choix à l’électeur de considérer en conscience si tel ou tel délit mérite son indulgence ou pas. Pas d’inéligibilité, juste le jugement populaire. Comme aux Etats-Unis ! Là-bas, la moindre faute découverte, et c’est goodby Monsieur ! Les types n’envisagent même plus de se présenter s’ils n’ont pas un passé d’une blancheur immaculée !

Mais bon, soyons honnêtes, il y a des délits qui ne méritent pas l’opprobre pour autant. Si le candidat s’est fait gauler en train de fumer du shit à la fac, ça n’a quand même pas le même poids que s’il avait volé de l’essence et pris la fuite à bord d’un Simca… Non, ce n’est pas vraiment la même chose. (Cliquez pour agrandir la photo !)
Le souci c’est que même si je crois le peuple capable de jugement, je le sais aussi oublieux.

Grrrr !!!! Quel casse-tête ! Tout serait si simple avec une méthode plus radicale ! Pas une seule ligne sur le casier sinon, pas d’élections ! Mais en même temps, je connais des tas de types et de nanas qui sont d’excellentes personnes et à qui je confierais les clefs de chez moi, alors qu’ils ou elles ont fait des conneries dans leur jeunesse ! Moi le premier d’ailleurs.

En fait, je m’aperçois que dans cette histoire, et comme me le faisait remarquer récemment fort judicieusement l’un d’entre vous, j’idéalise peut-être un peu trop la position de l’élu. Il n’est qu’un être humain après tout. Et l’être humain est paradoxal par nature…
Alors pourquoi est-ce que je place la barre aussi haute en ce qui les concerne ? Franchement je ne sais pas.

Maintenant, juste pour le fun, imaginons un instant que je sois électeur dans le Val d’Oise… Est-ce que je voterais, en dehors de toutes considérations politiques, pour un ex-caïd de quartier reconverti ? Peut-être. Tout dépendra je pense des preuves de réhabilitation qu’il aura su donner depuis les faits.
Est-ce que je voterais pour un candidat jugé coupable dans une affaire de détournement de fonds publics ? Peut-être pas. Ou alors c’est qu’il aura su donner un ENORME tas de preuves de réhabilitation depuis les faits.

Mais pour ce faire, encore faut-il que je sois au courant du passé dudit candidat…

Bon, j’en suis à trois pages d’écritures, et je n’en suis pas plus avancé. Alors, si vous avez su supporter la longueur de cette réflexion profonde, j’imagine que vous aurez également suffisamment de patience pour me fournir quelques remarques constructives. Je compte sur vous !

jeudi 25 février 2010

J’ai besoin d’un projet !

Figurez-vous que j’ai des devoirs à faire… Yep ! Je dois pondre un truc pour mon atelier de réinsertion, et je dois le rendre demain… Et manque de bol, je sèche complètement.
Oh, ce n’est pas que je ne sais pas quoi dire, mais plutôt que je ne sais comment le dire. Aussi, comme c’est un truc qui marche habituellement, j’ai décidé de vous en toucher deux mots histoire de trouver l’inspiration.

Il s’agit de mettre sur le papier mon « Projet » professionnel. Ouais ! Rien que ça ! Il faut que j’arrive à ordonner les petits cubes de ma vie de façon à ce qu’ils forment une espèce de mur… Enfin, un truc qui tient debout quoi !

Encore une fois, ce n’est pas que je n’en n’ai pas de projet… J’en ai même plusieurs. C’est juste dans la façon dois il va falloir que je l’exprime qui me gène.

Et puis il y a cette histoire de Lepage que je n’arrive pas à extirper de ma tête… Mais si, rappelez-vous ! C’est dans le spectacle Inculture que je vous ai présenté l’année dernière… Non ? Ça ne vous dit rien ? Bon, ce n’est pas grave, vous n’aurez qu’à aller jeter un œil quand vous aurez le temps.
En tous cas, à un moment, Franck Lepage nous relate une petite expérience qui, pour moi, est assez révélatrice du monde qui nous entoure.

Un jour, des chercheurs, des sociologues cryptocommunistes j’imagine, ont décidé de tenter une expérience sur le langage et l’évolution de celui-ci dans le temps. Pour ce faire ils ont compilé une flopée de manuel de management (90 pour être précis) des années 60 qu’ils ont introduit dans un ordi pour voir quel était le mot le plus souvent utilisé… Et ce mot, était « Hiérarchie ».
On peut donc dire que dans les années 60, le mot qui, sans vraiment le définir, pouvait être considéré comme l’expression du capitalisme dans ce qu’il a de plus didactique était donc « Hiérarchie »…
C’est quelque chose que l’on eut comprendre ça, la hiérarchie. C’est la base même de la structure capitaliste, et elle est même je dirais, sa raison d’être. Elle induit même la notion de lutte des classes, puisqu’elle définit forcément des dominants et des dominés. Des patrons et des ouvriers. Des exploiteurs et des exploités.

Ces mêmes chercheurs ont recommencé l’expérience avec des manuels de management des années 2000… Et ils se sont aperçus que le mot « hiérarchie », avait complètement disparu des manuels ! Pas une seule fois ce mot n’était cité !
Et devinez par quoi il avait été remplacé ? Quel était en 2000 ce mot qui revenait le plus souvent dans ces livres ? Je vous le donne en mille… C’était le mot « Projet » !

Pourtant, que je sache, la hiérarchie n’a pas disparue de l’entreprise. Elle est toujours là, avec son cortège de contraintes, ses petites humiliations quotidiennes, ses pressions psychologiques. On pourrait même dire qu’avec la financiarisation de l’économie, la course aux profits qui s’est accélérée, elle est même certainement encore plus présente qu’il y a quarante ans…
Et Franck Lepage d’ajouter que si on ne nomme plus cette hiérarchie, on ne sait alors plus la penser… Et si on ne sait plus la penser, on ne sait plus la combattre.
La hiérarchie, l’ossature du capitalisme n’a pas disparue, elle a juste changé de nom. Elle est devenue quelque chose de vachement plus positif, quelque chose d’imparable, elle est devenue un projet. Elle s’est déguisée en volant un mot et en changeant sa nature optimiste

« Nous estimons que les jeunes doivent avoir des projets. Nous disons de certains jeunes qu’ils n’ont pas de projets. Nous estimons que les pauvres doivent faire des projets ! Les gens le plus en difficulté, pour se projeter dans l’avenir, on leur demande des projets !
Les seuls à qui on ne demande pas de projets, ce sont les riches. »

Ça c’est du Lepage dans le texte… Et il ajoute « Nous estimons qu'il nous faut avoir un « projet de vie ». Manifestement « vivre » ne suffit plus ! »

Aussi vous comprenez pourquoi je suis un peu embêté lorsqu’on me demande de mettre noir sur blanc mon « projet de vie » à moi… Je suis embêté, parce que je n’ai absolument pas envie de me faire avoir par ce mot.

Et pourtant, il va bien falloir que je m’exécute si je veux jouer un minimum le jeu et ne pas perdre mes maigres subsides… Et c’est bien là qu’on voit la perversité du système puisque celui-ci me force à avoir un projet, là maintenant tout de suite, alors que j’aurais volontiers attendu encore un peu avant de me lancer…

Bon allez… Il faut que je m’y mette. Je me disais que le fait de vous raconter cette histoire allait me permettre de trouver l’inspiration, mais je m’aperçois que c’est loin d’être gagné… Très loin même !

Bonjour chez vous !

mercredi 24 février 2010

Exclusion des Frêchistes, ou l’art de cultiver le compromis

L’info du jour, en tous cas en ce qui me concerne parce que je ne l’ai vu traité nulle part sur les quelques 54 blogs que recèle mon Reader, c’est pour moi l’exclusion de 59 « dissidents » socialistes qui ont eut l’idée saugrenue d’emboiter le pas au Pol Pot de Septimanie.

Heu… Oui, pardon. Je veux parler des socialistes qui ont décidé de se maintenir sur les listes régionales de Georges Frêche en Languedoc-Roussillon… C’est bon ? Vous suivez ou bien ?

Donc, face à cette fronde, le Bureau National du Parti Socialiste se devait de réagir, et c’est donc ce qu’il a fait hier en décidant de virer les canards boiteux, les moutons noirs, bref ceux que l’on appelle désormais les Frêchistes…. Il en allait de sa crédibilité quand-même ! C’est important ça, la crédibilité dans un parti politique…

Bon d’accord, ils se sont contenté de sanctionner les sous-fifres et se sont bien gardé d’étendre la mesure aux nombreux soutiens affiché en faveur du gros lard boiteux *, genre Valls et Collomb, j’en passe et des meilleurs. Normal, car cela en serait revenu à exclure tous les soutiens à la Madone du Poitou et à rouvrir la guerre des deux roses qui est sensée être terminée depuis le congrès de Reims…

Sauf que, si l’on y regarde de plus prêt, on s’aperçoit qu’il ne s’agit que d’une exclusion temporaire de deux ans, avec remise de peine possible après les régionales… Du genre, sur ces élections-là on va dire que vous n’êtes plus des nôtres. Mais dès que c’est terminé, Hop ! Vous revenez !
On est dans la pragmatique absolue, l’horrible nécessité de devoir engueuler du monde alors qu’on n’a pas envie de la faire. Mais quand-même on va le faire parce que les médias nous regardent. Alors, ne vous inquiétez pas les gars, en fait c’est pour du beurre.

Ce qui est marrant, c’est que les personnes concernées hurlent à l’injustice ! A l’erreur judiciaire ! Au dictat parisien ! Et qu’ils le font probablement pour du beurre eux aussi !

Bref, il s’agit là encore d’une bonne non-décision comme le PS est devenu le spécialiste ces derniers temps. On est dans le théâtre de guignol, où les choses se font pour de faux, où les méchants ne le sont pas vraiment et les gentils ne sont pas aussi vertueux qu’ils le disent. On est dans l’esbroufe, l’écran de fumée, la pantomime, le théâtre No…
Sauf que, quelque soit le nom qu’on veuille bien donner à cette sinistre mascarade, il n’en reste pas moins qu’elle n’est finalement que mensonge.

Les frêchiste ne sont pas vraiment virés et ils ne le seront jamais, autant en prendre son parti.

Je vous parlais de crédibilité tout à l’heure. Je constate qu’en fait ils s’en tapent les socialistes de la crédibilité…

Et après je m’étonne que tout le monde s’en foute…

*Étant moi-même un gros lard boiteux, je m’arroge le droit de le qualifier ainsi. Et si y’en n’a qui sont pas jouasse, c’est pareil.

On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici !

Sans commentaire...