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Je voulais vous dire…
Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!
Bon… D’accord. Hier je n’étais pas vraiment de bonne humeur et je me suis laissé aller à un petit écart de langage… Cela ne me ressemble guère. Ou alors il faut vraiment que je sois furax pour m’autoriser de telles libertés. Mais que voulez-vous : J’en ai vraiment marre d’avoir raison.Oh attention ! Je devine que vous vous dites que je verse un peu trop dans la forfanterie et l’autosatisfaction. Bon d’accord, il y bien évidemment une part de narcissisme dans ce que j’écris. Comme tous ceux que l’envie d’écriture titille, ajouterais-je. Mais ce qui m’énerve vraiment n’est pas tant d’avoir raison, c’est plutôt de voir se dérouler les choses malgré le fait qu’on les ait analysées et dénoncées. En fait c’est l’impuissance qui m’énerve. J’ai parfois l’impression de pisser dans un violon et ça m’agace au plus haut point…Et ce lundi, mon énervement, ainsi que cette fichue impression urinaire, c’est trouvé amplifié à la lecture du Figaro…Vous me direz que je n’ai qu’à ne pas lire cet organe de propagande umpiste. C’est vrai, ce serait une bonne chose pour ma tension, je le reconnais, mais en ces temps de combat, je trouve nécessaire de se tenir au courant des mouvements de l’ennemi. Simple récurrence du temps où je servais sous les drapeaux.Donc, ce matin je tombe sur deux articles qui confirment en quelque sorte mon impression d’hier. C'est-à-dire que la machine gouvernementale est en marche.
En premier lieux, nous avons le ministre Hortefeux.Ce sinistre personnage, qui n’a pas tout à fait réussi à se débarrasser de sa défroque nauséabonde de déporteur en série, officie maintenant au ministère du travail, et c’est en temps que tel qu’il répondait à quelques questions sur France Inter dans l’émission Dimanche soir politique.Et qu’apprend-on de la bouche de ce Môssieur Hortefeux ? Hein ? Que face au déficit annoncé de notre Sécurité Sociale (20 milliards d’Euros), il conviendrait de réfléchir à une augmentation de la durée des cotisations… En clair, la vieille lubie du MEDEF qui consiste à vouloir nous faire bosser plus longtemps est toujours à l’ordre du jour. Quand je vous disais qu’une offensive était proche ! Il n’aura pas fallut une semaine pour que la lente, mais sûre, sape de nos institutions commence…Oh, bien évidemment ce n’est pas pour tout de suite. On va attendre 2010 pour réformer le régime général de retraite, mais bon… En attendant nous sommes prévenus.
Ensuite, toujours dans le même organe de propagande élyséen, on apprend qu’un sondage Opinion Way vient conforter la « victoire écrasante » du parti du président. En effet, d’après ce sondeur partisan « Une majorité de Français soutient la poursuite des réformes ».En fait en lisant l’article, on apprend que cette majorité est somme toute relativement restreinte : 57%. Mais bon, cela suffit quand même au journaliste pour affirmer avec aplomb qu’il s’agit là d’un « feu vert » donné au gouvernement par les français.Ainsi, on peu constater que le gouvernement continue à désinformer tous azimuts en affirmant avoir gagné les élections européennes. Mieux, avec l’appui d’une dialectique bien rodée et d’une mauvaise foi évidente, il arrive à transformer une petite majorité en un satisfécit.Bref, il surf sur la vague qu’il a lui-même inventée. C’est pathétique.C’est pathétique, mais ça marche ! C’est bien là le problème !Et c’est ça qui m’énerve. Que ces tours de passe-passe, ces scénarii cousus de fils blancs fonctionnent aussi bien… Et ce malgré le fait que je m’époumone…Mais bon, rassurez-vous gentils lecteurs, je ne vais pas baisser les bras. Je vais continuer à démonter ces mécanos improbables et à gueuler autant que je le pourrais ! Et cela même si parfois j’ai cette fichue impression de pisser dans un violon…
« Il semblerait donc que nos dirigeants syndicaux aient oubliés ces fondamentaux de l’action sociale. Ajoutez à cela une communication inexistante, et on se dirige tout doucement vers un gros bide. Et si gros bide il y a, j’en connais quelques-uns qui, dès ce soir, vont faire leur gorges chaudes de ce non-événement et enquiller sur la remontée du nain dans les sondages… »Qui donc a bien pu écrire ce sinistre augure ? Hein ?Oh ! Suis-je bête… C’est moi ! Et pas plus tard qu’hier en plus…Franchement, j’aurais préféré me tromper… Vraiment. Mais le fait est que c’était couru d’avance. On ne le répétera jamais assez, une manifestation, fut-elle unitaire, organisée un samedi : Ca ne marche pas ! Ils devraient quand-même le savoir depuis le temps !Ajouter à cela l’approche de l’été et une usure légitime des travailleurs et on obtient ce qui est arrivé hier : Un gros bide.Et comme de bien entendu, les gros bides, en plus de nuire à ceux qui les provoquent, ont la manie de profiter à ceux qui n’attendent que ça.Dès la fin de l’après midi le Figaro titrait déjà : « Mobilisation en recul contre la politique anticrise de Nicolas Sarkozy ».Vous noterez, en passant, que ce titre est habilement rédigé, puisqu’il sous-entend sans vergogne que les manifestants qui défilaient dans la rue hier sont contre les efforts que notre président s’échine à déployer pour nous sortir de la crise… Ce qui revient à dire que ces personnes sont ni plus ni moins pour la crise. Mais bon ! Rassurez-vous braves gens ! Ils sont en recul !Donc, comme je l’avais subodoré, cette manif devient un atout dans la manche de notre PGE. Mieux, avec l’appui d’une dialectique bien rodée et d’un plan média ad hoc, cette erreur monumentale va se transformer en un soutien à la politique du gouvernement.Putain ! Ça fait chier d’avoir raison !Allez… Bon dimanche quand-même…
« Lorsque l’on a la prétention de vouloir tenir un blog qui s’est donné pour but de parler de politique et de société, la moindre des choses, c’est quand même de se tenir au courant de ce qui se passe dans le monde, et a fortiori dans son propre pays. »Voilà le genre de reproches que je me faisais à moi-même ce matin, et je peux vous dire que c’est vraiment pas cool de commencer la journée comme ça.Bon, d’accord, je ne me suis pas infligé cette critique bien judéo-chrétienne exactement en ces termes. Et puis, je vous l’avoue, ce n’est pas la première chose qui me soit venue à l’esprit non plus… Mais le fait est, qu’au bout de quelques minutes de ma petite revue de presse matinale, c’est quand même à ce genre de constatation à laquelle je suis arrivé. Et franchement : Ça me fait chier.Vous vous demandez sans doute pourquoi je me mets à être grossier de si bon matin… Et bien c’est parce que je viens de me rendre compte que ce samedi, c’est jour de manif. Et pourquoi je n’étais pas au courant ? Hein ?C’est vrai quoi… D’après ce que j’ai lu, il s’agit de la dernière mobilisation intersyndicale (presque) de la saison et je n’en entends parler que le jour même ? C’est quoi cette histoire ?Réflexion faite, je me rends compte qu’en fait je n’y suis pour rien. Si je n’étais pas au courant, c’est tout simplement parce que les médias n’en n’ont pas parlé, point barre.D’accord, je veux bien admettre qu’ils avaient peut-être autre chose comme sujet de conversation ; Un avion qui tombe, les élections européennes et la déroute du PS, le silence de Ségo la Sainte, le discours bien consensuel et pétri d’obscurantisme d’Obama, les élections en Iran… (Que sais-je encore ?) Mais apparemment il n’y avait pas de place pour une manif de protestation contre la politique de notre nano-président…Alors je vous le dis, puisque j’imagine que vous êtes aussi non-informé que moi, cette journée est sensée s’inscrire dans la continuité des rassemblements du 29 janvier, 19 mars et 1er mai… Sauf que de mémoire de gauchiste, une manif organisée un samedi est quelque-chose de complètement inutile, voir de contre productif. C’est d’ailleurs ce que semble penser Force Ouvrière en se désolidarisant « partiellement » de cette journée d’action. FO (d’après Libé), parle de « simulacre de journée d’action », et Jean-Claude Mailly soutient qu’il n’est pas « un GO du social ».Je serais plutôt de son avis… Pour moi, la réussite d’une journée d’action se mesure avec deux critères : La mobilisation d’une part, et l’ampleur de l’emmerdement maximum provoqué d’autre part.Et je serais même tenté de dire que le second critère prime sur le premier. Pour s’en persuadé il n’y a qu’à constater l’efficacité des actions des agriculteurs, des pêcheurs ou des routiers quand ils s’y mettent.Il semblerait donc que nos dirigeants syndicaux aient oubliés ces fondamentaux de l’action sociale. Ajoutez à cela une communication inexistante, et on se dirige tout doucement vers un gros bide. Et si gros bide il y a, j’en connais quelques-uns qui, dès ce soir, vont faire leur gorges chaudes de ce non-événement et enquiller sur la remontée du nain dans les sondages… C’est là, que ce genre d’action devient contre-productif : En servant la soupe au gouvernement. C’est vraiment donner le bâton pour se faire battre, voilà ce que j’dis !
Donc, pour ma part, et une fois n’étant pas coutume, je n’irais pas manifester cette fois-ci. Pour les raisons que viens d’évoquer, mais aussi parce que la manif à Nice est pour une fois organisée à 14H30, et qu’à cette heure là, je dors.Mais bon, rien ne vous empêche de vous y rendre vous-même, aussi je vous joins un lien vers une infographie qui recense l’ensemble des 160 cortèges.Bonne manif si vous y allez, et en attendant de connaitre vos impression je vous souhaite un bon weekend !
Bien ! Les élections européennes sont maintenant derrière nous, avec les résultats que vous savez, et il est donc temps pour le gouvernement de passer à autre chose… C'est-à-dire de reprendre son lent et difficile travail de réforme de la société française.Enfin… C’est comme ça qu’ils voient les choses, eux.Parce que j’en connais (probablement de fieffés gauchistes) qui n’hésitent pas à comparer l’action du gouvernement à une casse systématique de nos acquis, sociaux et démocratiques.Mais bon, on ne va pas ergoter sur la sémantique pendant des heures, le fait est que la machine est maintenant rodée, et cette jolie machine de destruction massive vient de nous faire une brillante démonstration de sa terrible efficacité. Une fois encore.
Tout a commencé avec une proposition quelque-peu incongrue du clébard de service, j’ai nommé Frédéric Lefebvre. Ce vil personnage que l’on sait être le démineur en titre de son seigneur et maitre (ai-je besoin de citer son nom ?) proposait que les personnes en arrêt de travail pour cause de maladie ou bien en arrêt pour cause de maternité, continuent à travailler chez eux… (Voir article) Bien évidemment, et comme d’habitude, cette mesure était présentée comme étant une possibilité de travailler plus pour gagner plus et uniquement destinée aux volontaires…Le tollé fut immédiat et unanime. A tel point que dès le lendemain, ses collègues et amis ainsi que le propre maitre du clébard désavouèrent celui-ci, et sa proposition fut enterrée encore plus vite qu’elle était née.Au moment de cette affaire, je m’étais interrogé sur cette proposition… Je me demandais vraiment où il avait bien pu trouver une idée aussi débile et surtout pourquoi il nous la sortait à ce moment-là. Ne voyant pas immédiatement une réponse à mon questionnement, j’en conclu donc qu’il s’agissait d’une manœuvre de diversion destinée à nous faire oublier les élections européennes. Je me trompais.Je me trompais car cette semaine nous avons eu droit à une deuxième et une troisième salve, avec le même objectif : Remettre en question le statut de l’employé en arrête de travail, et par là même notre sécurité Sociale.
Ce mardi, la Tribune publiait un article mettant en avant un rapport de la Caisse Nationale d’Assurance-Maladie et titrait en lettre grasses et accusatrices : Plus de 10 % des arrêts de travail sont injustifiés (!)
Bon, je ne vais pas m’éterniser sur le parti-pris d’un tel titre, surtout que si l’on se renseigne un peu, on s’aperçoit très vite que la conclusion est hâtive et injustifiée (voir article de Rue 89). Pour vous la faire simple, il est tout à fait normal que l’on trouve un pourcentage plus élevé de « fraudes » chez une partie d’un public préalablement classé « à risque » que sur la totalité de ce public. C’est un peu comme si vous disiez que 50% des gens qui toussent ont la grippe : Ça ne veut en aucun cas dire que 50% de la population soit malade pour autant ! Et même si cela était, le montant des sommes engagées ne dépasserait pas les 100 000 euros, soit 0,015% du budget de la Sécu…Donc, encore une fois, nous avons eu droit à une belle et bonne désinformation des familles. Avec comme objectif premier de diviser les français comme l’UMP le fait depuis des années en mettant d’un côté les bons, ceux qui bossent et qui se lèvent tôt, et les autres, les parasites, les paresseux et les assistés.Troisième étape, et sans doute pas la dernière, la députée UMP Marie-Anne Montchamp, annonçait hier devant la commission des Finances de l'Assemblée nationale que le déficit de la Sécurité Sociale serait bien plus élevé cette année que prévu initialement dans le budget.Enfin… Quand je dis « bien plus élevé », il s’agit quand même de 20 milliards d’Euros alors que l’on n’en attendait que 10 ! Et d’après ce que j’ai pu lire ICI, la faute reviendrait à la crise et aux destructions d’emplois qu’elle génère…Sauf que la dette de l’état envers la Sécu se monte à 13,6 milliards d’Euros… Et ça, on oublie bien souvent de le rappeler…Je ne sais pas pour vous, mais moi si je mets bout à bout ces trois faits, je vois clairement se dessiner une offensive prochaine à destination de notre protection sociale.
On le sait, les libéraux ne peuvent supporter que la collectivité prenne en charge les plus déshérités, les laissés pour compte de la croissance et les travailleurs malades. Pour eux, la société n’a pas à s’embarrasser du travailleur qui perd son emploi ou qui tombe malade. Les assurances privées ne sont pas faites pour les chiens (quoique…) et si le plébéien n’est pas assez lucide pour comprendre ça, il n’a qu’à s’en prendre à lui-même.Donc, si l’on veut en arriver à supprimer cette aberration libérale qu’est l’assurance maladie, il faut d’abord et avant tout discréditer ses utilisateurs… On insinue que les malades pourraient quand même bosser du fond de leur lit. Ensuite on se pose la question de savoir s’ils le sont vraiment… Malades je veux dire. Puis, on rappelle que le système coute énormément à la collectivité et que, c’est vraiment pas de bol, la crise va faire que ça va couter de plus en plus cher…Sincèrement, j’espère bien me tromper, mais je suis persuadé que nous n’en n’avons pas fini avec cette offensive en règle. Vous allez voir que d’ici peu, on va nous sortir que notre Président Glorieusement Elu souhaite engager une « réflexion » sur l’assurance maladie et que de cette « réflexion » jaillira une belle et bonne réforme. Une réforme qui laissera nos concitoyen se démerder seuls avec leur misères quotidienne, dès lors, soigneusement entretenue.A suivre donc…
C’est vraiment pas de bol. Ce matin je m’étais dis, comme ça, qu’aujourd’hui je ferais relâche… C’est vrai quoi ! Ça va faire cinq jours que je suis sur le pont et franchement je trouvais que je méritais bien un peu de repos. Et puis voilà que je tombe sur une de ces dissonances qui a le don de me faire tiquer…Omar Bongo, président du Gabon est mort. Enfin mort, devrait-on dire. Parce que depuis deux jours entre annonce et démentis on ne savait plus trop si le monsieur continuait à végéter sur son lit d’hôpital ou avait rejoint les cieux.Donc, ça-y-est, c’est officiel, Omar Bongo est mort. Que ce soit dimanche soir au lundi midi n’a pas vraiment d’importance, sauf peut-être pour ceux qui ont quelques précautions à prendre dans ce genre de situation. On peut imaginer que la mort d’un chef d’état, fut-il gabonais, est quand même plus facile à digérer si elle est anticipée… Mais bon, ce n’est pas ça qui m’a fait tiquer.Non, ce qui m’a fait réagir, c’est que ce matin en lisant la presse je lis dans le Figaro : L'hommage de Sarkozy et de Chirac au «sage» Omar Bongo. Et quelques lignes plus loin j’apprends que l’Omar en question était un super président, un humaniste, un saint… Bref il semblerait que son décès soit une grande perte pour l’humanité.Notre PGE a déclaré : «C'est un grand et fidèle ami de la France qui nous a quittés, une haute figure de l'Afrique et un chef d'Etat qui avait su gagner l'estime et le respect de l'ensemble de ses pairs, notamment par ses nombreuses initiatives en faveur de la paix sur le continent africain».Et le vieux Chirac de surenchérir : « Il aura réussi à s'imposer comme un sage, contribuant, à la paix et à la stabilité de l'ensemble du continent africain. A la tête de la République du Gabon, Omar Bongo n'aura eu de cesse pendant quarante ans d'œuvrer au développement économique et social de son pays, comme de l'Afrique entière».Pardon ? Vous dites ? Cela fait quarante ans que le vieux présidait à la destiné de son pays ? Comment c’est possible ça ? C’est pas possible, a moins d’être un… Non, vous vous trompez... La France ne peut pas encenser un type qui ne serait qu’un… Dictateur ?
Alors, c’est peut-être vrai que la France a perdu un ami. Moi je dirais qu’elle a perdu un employé, ce serait plus juste. Et qui plus est un employé méritant puisque Monsieur Bongo est entré dans l’entreprise France en 1967, et depuis n’a eu de cesse de satisfaire les ambitions de ses employeurs.Sa plus belle mission fut de garantir pendant des décennies aux entreprises pétrolières hexagonales l’accès plein et entier aux gisements offshores du Golf de Guinée (les taches vertes à droite). Les intérêts de l’état français, puis ceux des actionnaires privés furent donc préservés grâce à son action.Alors bien sûr, il y eu de sa part quelques petits dérapages… Il aurait, dit-on, un petit peu détourné la manne financière pétrolière au profit de sa famille... Enfin, c’est ce qu’on dit, parce que pour trouver des preuves c’est un peu compliqué tant la justice a du mal à s’assurer la coopération des gouvernements.Bon, en attendant qu’il soit démontré que ce type était un escroc et un dictateur, on continu quand même à en dire du bien. Elle est comme ça l’entreprise France. Au côté de ses employés lorsque le deuil les frappe. C’est une bonne mère.Et ce ne sont pas les élucubrations d’une ex-juge d’instruction (gauchiste forcément) recyclée dans la politique écologiste qui va ternir la réputation d’un sage quand même !Un sage, c’est forcément un type bien… Ou en tous cas ça sera toujours un bon employé.
Bon… Depuis six heure ce matin, j’essaye de vous écrire une belle analyse des résultats de ces élections européennes. Cela fait donc plus de quatre heures que je galère à essayer de faire comme les vrais journalistes politiques, que je compile les résultats, que j’analyse les chiffres, que je fais des additions et des règles de trois, que j’écris des lignes et des lignes… Et franchement, je suis bien obligé de me rendre compte que je ne suis pas un journaliste politique. Je suis juste un blogueur citoyen qui essaye de comprendre ce qui se passe autour de lui.Lorsque je patauge comme ça, au bout d’un moment plus ou moins long, je me mets à penser à ce que m’a dit un jour une amie : Elle m’a dit que j’étais bien meilleur lorsque je n’essayais pas de faire comme les autres. Que mes textes étaient bien plus intéressants lorsque j’étais tout simplement moi-même.Donc, je vais écouter encore une fois cette amie, et je vais vous le jouer simple, franc et en roue libre.
Alors les résultats des élections d’hier vous pouvez les voir dans la jolie image ci-contre.La première chose que j’ai envie de vous dire concernant ces résultats, c’est qu’il ne faut pas oublier de les voir avec le filtre la participation. En France, seulement 40,48% des électeurs ont jugé bons de se déplacer pour exprimer leur opinion. (J’en connais déjà deux…) Ce qui, nous donne, je pense, un bon aperçu du peu d’intérêt que les politiques ont su susciter envers l’Europe.Parmi ces électeurs courageux, on peut voir en compilant les voix des pros et des anti-européens que la France est résolument pro-européenne à 69,5%. (Ce qui fait que je me sens un peu seul ce matin, mais c’est pas grave…). Cela, je pense, est plutôt normal puisque le peu de personnes qui ont jugés bon de se déplacer se sentent a priori concernés par le sujet…Par contre, si l’on considère ces 69,5% et qu’on les saucissonne pour regarder ce qu’il y a à l’intérieur on constate que parmi ces pro-européens 60% d’entres-eux sont des électeurs résolument contre la majorité présidentielle, ou du moins contre la vision européenne de cette majorité présidentielle. Ce qui indique qu’une grande majorité de ceux pour qui l’Europe est incontournable considèrent qu’il faut la gérer autrement… De ce point de vue là, je ne peux donc que m’en réjouir.
Que l’Union des Morpions Populistes ait fait un tel score, je vous le dis cash, ça me fout plutôt les boules. De les voir, les Bertrand, Copé et autres Barnier se goberger comme s’ils avaient fait le casse du siècle a le don de me mettre les nerfs en pelote. Car oui, la droite présidentielle jubile et elle a raison.Oh, elle ne jubile pas parce qu’elle a « remporté » ces élections ! Non ! Elle jubile parce que le camp d’en face (je devrais dire les camps d’en face), à perdu les sienne !Et ça, vous m’excuserez, ce n’est pas la même chose.La droite de Sarkozy jubile parce que ces principaux adversaires, en tous cas ceux qu’elle juge digne de l’être et qu’elle désigne sous l’appellation fallacieuse d’ « opposition de gouvernement », ce sont délités d’eux-mêmes. Et ça, j’ai presque envie de dire que c’est bien fait pour eux.Le PS (16,4%) paye, avec les intérêts, le désastreux congrès de Reims. Les querelles intestines, le jeu trouble des flous idéologiques a complètement démobilisé l’électorat socialiste classique, et celui-ci s’est largement reporté sur les listes écologistes et de la gauche radicale.
Le MODEM (8,4%) de Bayrou se prend la claque de sa vie. Et la responsabilité en revient justement à François Bayrou… Nous l’avons vu plus haut, ceux qui ont voté sont des citoyens qui ont conscience de l’importance de l’Europe dans notre quotidien (en bien ou en mal). Le fait d’axer sa campagne sur l’anti-sarkozysme primaire et uniquement là-dessus a fait fuir l’électorat centriste (mais existe-t-il seulement ?) au profit des écologistes et de l’UMP. J’ajouterais que, à mon avis, le centre qui pensait pouvoir exister dans l’incarnation d’un seul homme, s’est rendu compte de la vacuité de l’idéologie centriste lorsque ladite incarnation a montré son véritable visage. L’ambition personnelle ne vaut que lorsqu’elle se met au service des idées et non l’inverse.
Les candidats d’Europe écologie sont incontestablement les vrais vainqueurs de cette élection. Avec 16.2% les écologistes ont réussi à récupérer des voix au PS et au MODEM. Mais ce n’est pas la seule raison de leur victoire. Durant la campagne ils ont su démontré, à la fois une grande maitrise des dossiers européens et une démarche active, mais également ils ont su utiliser à fond la carte des têtes de liste. En mettant en avant des « figures » comme Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly ou José Bové ils ont réussi à incarner leurs idées. Ce qui démontre que les idées sont certes importantes, mais qu’il ne faut pas négliger pour autant la ou les personnes qui vont représenter ces idées.La représentation, c’est à mon avis ce qui a manqué au NPA. Ce jeune parti en devenir portait de grands espoirs sur ce scrutin, et finalement se retrouve avec un score (4,9%) bien en deçà de ses espérances. Et ce, quoi qu’en dise Besancenot, je considère qu’il s’agit-là d’un échec, étant donné ce que les sondages laissaient supposer… (Même pas fichus d’élire un seul député ! Grrrr !) Les français sont en fait des frileux qui veulent bien parler de la révolution mais qui, au moment de sauter le pas, préfèrent reculer… (Sniff !)
Le Front de gauche, avec ses 6%, est aussi décevant que le NPA. D’accord il permet au PC de remonter de belle façon ses scores, mais je pense que l’on aurait pu attendre mieux d’une telle union. D’ailleurs, en parlant d’union, il faudrait peut-être voir à élargir celle-ci la prochaine fois et y inclure le NPA… On ne sait jamais, cela pourrait représenter un pôle intéressant, et de poids, pour les prochaines régionales ?Sinon, il nous reste les fascistes (je parle des déclarés, FN et autres), qui font dans les 13%. Rien de bien nouveau sous le soleil français, sauf qu’ils vont grossir les rangs des extrêmes droites européennes qui ont fait une grosse poussée lors de ce scrutin (23,5% à l’échelon du parlement européen).
Voilà donc où nous en sommes en ce lundi matin. Et au niveau du parlement européen, les sièges se répartiront comme vous pouvez le voir ci-contre.Le moins que l’on puisse dire c’est que le virage à gauche de l’Europe ce n’est pas pour demain ! Ni même après demain d’ailleurs… Donc, à mon sens, il y a des chances que Barroso continu à mener sa politique ultralibérale comme avant, ou à la limite quelqu’un d’autre que Barroso, mais qui fera exactement la même chose. C’est plutôt triste pour l’Europe, moi j’vous l’dis !Sinon, je vous parie que notre droite de Morpions Populistes va s’empresser de récupérer aussi vite que possible les aspirations écologiques exprimées ce dimanche. Vous allez voir qu’avant les prochaines élections ils nous auront ressorti le Grenelle de l’Environnement (Part 2) qui avait été jusqu’à présent, et fort opportunément, jeté aux oubliettes ! On parie ?Bon, je vais vous laisser là pour aujourd’hui mes bons amis. Je vais aller pleurer dans mon coin et inscrire un bémol sur mes espoirs de voir changer rapidement le monde qui m’entoure…Après tout, je ne suis qu’un blogueur citoyen, et même les blogueurs citoyens ont le droit de pleurer !
-« Bon les enfants ! Un peu de silence s’il vous plait ! Aujourd’hui, c’est dimanche, alors je ne vais pas vous prendre la tête trop longtemps… A l’heure où je vous parle…
Oui Philippe ? Comment ? Je parle pas, j’écris ? Très drôle !
Je vois qu’il y en a toujours un qui veut faire le malin… Je te signale que s’il y a des galons de sergent après une barre et au début d’un texte en italique, ça veut dire que ceux-ci introduisent un dialogue, tête de troll ! Donc, je parle. C’est compris ? Bien…
Donc, je vous disais, avant d’être interrompu par notre trublion des Cévennes, je ne serais pas long…
Aujourd’hui je sais que vous avez une journée chargée en occupations diverses, sociales, ludiques, jardinatoires et autres.
Il y a, bien sûr, la finale de Roland-Garros que vous ne raterez surement pas. D’après le site de Météo France que j’ai consulté ce matin, il devrait pleuvoir sur une bonne partie de la France, donc j’imagine que vous allez préférer rester tranquillement à la maison. De plus, j’ai entendu également dire que c’était la Fête des Mères aujourd’hui… Donc, j’imagine que certains d’entre vous auront quelques devoirs familiaux à remplir…
Cependant ! Cependant… Je suis sûr que malgré ce dimanche chargé, vous allez quand même arriver à prendre quelques minutes pour vous rendre au bureau de vote de votre circonscription.
Je vous rappelle ce que me disait ma mère, voter est un droit, mais c’est également un devoir. En plus c'est marqué sur la carte…
Quoi ? Non Monique, ça n’a rien à voir avec les devoirs d’écoles…
Un devoir, c’est quand… (Tu m’prends la tête là !) Une devoir c’est quand tu es obligée de faire quelque-chose que t’as pas forcément envie de faire, non pas parce que quelqu’un te l’ordonne, mais parce que c’est ta conscience qui te le dicte… Tu comprends ? Bon !
Donc je disais qu’il ne faut pas que vous oubliez d’aller voter quelque soit le planning chargé de votre journée ! C’est compris ?
Les bureaux de votes seront ouvert dès 08H00, et fermeront à 18H00, voir 20H00 dans les grandes villes…
Allez mes petits, je vous souhaite une bonne journée. Un bon dimanche, une bonne fête des Mères, et je compte sur vous pour faire mentir les sondages !
On se retrouve demain pour parler des résultats ! »
-« Donc, tu vois Philippe, j’ai remis les galons de sergents dans l’autre sens, ça veut dire que j’ai fini d’introduire un dialogue dans mon texte… Tu as compris maintenant ? C’est sûr ? Bien…. Allez, zou ! Va faire un tour dans ton jardin et n’oublis pas que ce n’est pas la peine d’arroser, il va pleuvoir… »