Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


jeudi 11 juin 2009

Sécu: La grande offensive

Bien ! Les élections européennes sont maintenant derrière nous, avec les résultats que vous savez, et il est donc temps pour le gouvernement de passer à autre chose… C'est-à-dire de reprendre son lent et difficile travail de réforme de la société française.
Enfin… C’est comme ça qu’ils voient les choses, eux.
Parce que j’en connais (probablement de fieffés gauchistes) qui n’hésitent pas à comparer l’action du gouvernement à une casse systématique de nos acquis, sociaux et démocratiques.
Mais bon, on ne va pas ergoter sur la sémantique pendant des heures, le fait est que la machine est maintenant rodée, et cette jolie machine de destruction massive vient de nous faire une brillante démonstration de sa terrible efficacité. Une fois encore.

Tout a commencé avec une proposition quelque-peu incongrue du clébard de service, j’ai nommé Frédéric Lefebvre. Ce vil personnage que l’on sait être le démineur en titre de son seigneur et maitre (ai-je besoin de citer son nom ?) proposait que les personnes en arrêt de travail pour cause de maladie ou bien en arrêt pour cause de maternité, continuent à travailler chez eux… (Voir article) Bien évidemment, et comme d’habitude, cette mesure était présentée comme étant une possibilité de travailler plus pour gagner plus et uniquement destinée aux volontaires…
Le tollé fut immédiat et unanime. A tel point que dès le lendemain, ses collègues et amis ainsi que le propre maitre du clébard désavouèrent celui-ci, et sa proposition fut enterrée encore plus vite qu’elle était née.

Au moment de cette affaire, je m’étais interrogé sur cette proposition… Je me demandais vraiment où il avait bien pu trouver une idée aussi débile et surtout pourquoi il nous la sortait à ce moment-là. Ne voyant pas immédiatement une réponse à mon questionnement, j’en conclu donc qu’il s’agissait d’une manœuvre de diversion destinée à nous faire oublier les élections européennes. Je me trompais.

Je me trompais car cette semaine nous avons eu droit à une deuxième et une troisième salve, avec le même objectif : Remettre en question le statut de l’employé en arrête de travail, et par là même notre sécurité Sociale.

Ce mardi, la Tribune publiait un article mettant en avant un rapport de la Caisse Nationale d’Assurance-Maladie et titrait en lettre grasses et accusatrices : Plus de 10 % des arrêts de travail sont injustifiés (!)
Bon, je ne vais pas m’éterniser sur le parti-pris d’un tel titre, surtout que si l’on se renseigne un peu, on s’aperçoit très vite que la conclusion est hâtive et injustifiée (voir article de Rue 89). Pour vous la faire simple, il est tout à fait normal que l’on trouve un pourcentage plus élevé de « fraudes » chez une partie d’un public préalablement classé « à risque » que sur la totalité de ce public. C’est un peu comme si vous disiez que 50% des gens qui toussent ont la grippe : Ça ne veut en aucun cas dire que 50% de la population soit malade pour autant ! Et même si cela était, le montant des sommes engagées ne dépasserait pas les 100 000 euros, soit 0,015% du budget de la Sécu…
Donc, encore une fois, nous avons eu droit à une belle et bonne désinformation des familles. Avec comme objectif premier de diviser les français comme l’UMP le fait depuis des années en mettant d’un côté les bons, ceux qui bossent et qui se lèvent tôt, et les autres, les parasites, les paresseux et les assistés.

Troisième étape, et sans doute pas la dernière, la députée UMP Marie-Anne Montchamp, annonçait hier devant la commission des Finances de l'Assemblée nationale que le déficit de la Sécurité Sociale serait bien plus élevé cette année que prévu initialement dans le budget.
Enfin… Quand je dis « bien plus élevé », il s’agit quand même de 20 milliards d’Euros alors que l’on n’en attendait que 10 ! Et d’après ce que j’ai pu lire ICI, la faute reviendrait à la crise et aux destructions d’emplois qu’elle génère…
Sauf que la dette de l’état envers la Sécu se monte à 13,6 milliards d’Euros… Et ça, on oublie bien souvent de le rappeler…

Je ne sais pas pour vous, mais moi si je mets bout à bout ces trois faits, je vois clairement se dessiner une offensive prochaine à destination de notre protection sociale.

On le sait, les libéraux ne peuvent supporter que la collectivité prenne en charge les plus déshérités, les laissés pour compte de la croissance et les travailleurs malades. Pour eux, la société n’a pas à s’embarrasser du travailleur qui perd son emploi ou qui tombe malade. Les assurances privées ne sont pas faites pour les chiens (quoique…) et si le plébéien n’est pas assez lucide pour comprendre ça, il n’a qu’à s’en prendre à lui-même.

Donc, si l’on veut en arriver à supprimer cette aberration libérale qu’est l’assurance maladie, il faut d’abord et avant tout discréditer ses utilisateurs… On insinue que les malades pourraient quand même bosser du fond de leur lit. Ensuite on se pose la question de savoir s’ils le sont vraiment… Malades je veux dire. Puis, on rappelle que le système coute énormément à la collectivité et que, c’est vraiment pas de bol, la crise va faire que ça va couter de plus en plus cher…

Sincèrement, j’espère bien me tromper, mais je suis persuadé que nous n’en n’avons pas fini avec cette offensive en règle. Vous allez voir que d’ici peu, on va nous sortir que notre Président Glorieusement Elu souhaite engager une « réflexion » sur l’assurance maladie et que de cette « réflexion » jaillira une belle et bonne réforme. Une réforme qui laissera nos concitoyen se démerder seuls avec leur misères quotidienne, dès lors, soigneusement entretenue.

A suivre donc…

mardi 9 juin 2009

Omar Bongo, l’employé modèle

C’est vraiment pas de bol. Ce matin je m’étais dis, comme ça, qu’aujourd’hui je ferais relâche… C’est vrai quoi ! Ça va faire cinq jours que je suis sur le pont et franchement je trouvais que je méritais bien un peu de repos. Et puis voilà que je tombe sur une de ces dissonances qui a le don de me faire tiquer…

Omar Bongo, président du Gabon est mort. Enfin mort, devrait-on dire. Parce que depuis deux jours entre annonce et démentis on ne savait plus trop si le monsieur continuait à végéter sur son lit d’hôpital ou avait rejoint les cieux.
Donc, ça-y-est, c’est officiel, Omar Bongo est mort. Que ce soit dimanche soir au lundi midi n’a pas vraiment d’importance, sauf peut-être pour ceux qui ont quelques précautions à prendre dans ce genre de situation. On peut imaginer que la mort d’un chef d’état, fut-il gabonais, est quand même plus facile à digérer si elle est anticipée… Mais bon, ce n’est pas ça qui m’a fait tiquer.
Non, ce qui m’a fait réagir, c’est que ce matin en lisant la presse je lis dans le Figaro : L'hommage de Sarkozy et de Chirac au «sage» Omar Bongo. Et quelques lignes plus loin j’apprends que l’Omar en question était un super président, un humaniste, un saint… Bref il semblerait que son décès soit une grande perte pour l’humanité.
Notre PGE a déclaré : «C'est un grand et fidèle ami de la France qui nous a quittés, une haute figure de l'Afrique et un chef d'Etat qui avait su gagner l'estime et le respect de l'ensemble de ses pairs, notamment par ses nombreuses initiatives en faveur de la paix sur le continent africain».
Et le vieux Chirac de surenchérir : « Il aura réussi à s'imposer comme un sage, contribuant, à la paix et à la stabilité de l'ensemble du continent africain. A la tête de la République du Gabon, Omar Bongo n'aura eu de cesse pendant quarante ans d'œuvrer au développement économique et social de son pays, comme de l'Afrique entière».

Pardon ? Vous dites ? Cela fait quarante ans que le vieux présidait à la destiné de son pays ? Comment c’est possible ça ? C’est pas possible, a moins d’être un… Non, vous vous trompez... La France ne peut pas encenser un type qui ne serait qu’un… Dictateur ?

Alors, c’est peut-être vrai que la France a perdu un ami. Moi je dirais qu’elle a perdu un employé, ce serait plus juste. Et qui plus est un employé méritant puisque Monsieur Bongo est entré dans l’entreprise France en 1967, et depuis n’a eu de cesse de satisfaire les ambitions de ses employeurs.
Sa plus belle mission fut de garantir pendant des décennies aux entreprises pétrolières hexagonales l’accès plein et entier aux gisements offshores du Golf de Guinée (les taches vertes à droite). Les intérêts de l’état français, puis ceux des actionnaires privés furent donc préservés grâce à son action.

Alors bien sûr, il y eu de sa part quelques petits dérapages… Il aurait, dit-on, un petit peu détourné la manne financière pétrolière au profit de sa famille... Enfin, c’est ce qu’on dit, parce que pour trouver des preuves c’est un peu compliqué tant la justice a du mal à s’assurer la coopération des gouvernements.
Bon, en attendant qu’il soit démontré que ce type était un escroc et un dictateur, on continu quand même à en dire du bien. Elle est comme ça l’entreprise France. Au côté de ses employés lorsque le deuil les frappe. C’est une bonne mère.

Et ce ne sont pas les élucubrations d’une ex-juge d’instruction (gauchiste forcément) recyclée dans la politique écologiste qui va ternir la réputation d’un sage quand même !

Un sage, c’est forcément un type bien… Ou en tous cas ça sera toujours un bon employé.

lundi 8 juin 2009

Européennes : Jubilations et Désillusions

Bon… Depuis six heure ce matin, j’essaye de vous écrire une belle analyse des résultats de ces élections européennes. Cela fait donc plus de quatre heures que je galère à essayer de faire comme les vrais journalistes politiques, que je compile les résultats, que j’analyse les chiffres, que je fais des additions et des règles de trois, que j’écris des lignes et des lignes… Et franchement, je suis bien obligé de me rendre compte que je ne suis pas un journaliste politique. Je suis juste un blogueur citoyen qui essaye de comprendre ce qui se passe autour de lui.

Lorsque je patauge comme ça, au bout d’un moment plus ou moins long, je me mets à penser à ce que m’a dit un jour une amie : Elle m’a dit que j’étais bien meilleur lorsque je n’essayais pas de faire comme les autres. Que mes textes étaient bien plus intéressants lorsque j’étais tout simplement moi-même.

Donc, je vais écouter encore une fois cette amie, et je vais vous le jouer simple, franc et en roue libre.

Alors les résultats des élections d’hier vous pouvez les voir dans la jolie image ci-contre.
La première chose que j’ai envie de vous dire concernant ces résultats, c’est qu’il ne faut pas oublier de les voir avec le filtre la participation. En France, seulement 40,48% des électeurs ont jugé bons de se déplacer pour exprimer leur opinion. (J’en connais déjà deux…) Ce qui, nous donne, je pense, un bon aperçu du peu d’intérêt que les politiques ont su susciter envers l’Europe.
Parmi ces électeurs courageux, on peut voir en compilant les voix des pros et des anti-européens que la France est résolument pro-européenne à 69,5%. (Ce qui fait que je me sens un peu seul ce matin, mais c’est pas grave…). Cela, je pense, est plutôt normal puisque le peu de personnes qui ont jugés bon de se déplacer se sentent a priori concernés par le sujet…
Par contre, si l’on considère ces 69,5% et qu’on les saucissonne pour regarder ce qu’il y a à l’intérieur on constate que parmi ces pro-européens 60% d’entres-eux sont des électeurs résolument contre la majorité présidentielle, ou du moins contre la vision européenne de cette majorité présidentielle. Ce qui indique qu’une grande majorité de ceux pour qui l’Europe est incontournable considèrent qu’il faut la gérer autrement… De ce point de vue là, je ne peux donc que m’en réjouir.

Que l’Union des Morpions Populistes ait fait un tel score, je vous le dis cash, ça me fout plutôt les boules. De les voir, les Bertrand, Copé et autres Barnier se goberger comme s’ils avaient fait le casse du siècle a le don de me mettre les nerfs en pelote. Car oui, la droite présidentielle jubile et elle a raison.
Oh, elle ne jubile pas parce qu’elle a « remporté » ces élections ! Non ! Elle jubile parce que le camp d’en face (je devrais dire les camps d’en face), à perdu les sienne !
Et ça, vous m’excuserez, ce n’est pas la même chose.

La droite de Sarkozy jubile parce que ces principaux adversaires, en tous cas ceux qu’elle juge digne de l’être et qu’elle désigne sous l’appellation fallacieuse d’ « opposition de gouvernement », ce sont délités d’eux-mêmes. Et ça, j’ai presque envie de dire que c’est bien fait pour eux.

Le PS (16,4%) paye, avec les intérêts, le désastreux congrès de Reims. Les querelles intestines, le jeu trouble des flous idéologiques a complètement démobilisé l’électorat socialiste classique, et celui-ci s’est largement reporté sur les listes écologistes et de la gauche radicale.

Le MODEM (8,4%) de Bayrou se prend la claque de sa vie. Et la responsabilité en revient justement à François Bayrou… Nous l’avons vu plus haut, ceux qui ont voté sont des citoyens qui ont conscience de l’importance de l’Europe dans notre quotidien (en bien ou en mal). Le fait d’axer sa campagne sur l’anti-sarkozysme primaire et uniquement là-dessus a fait fuir l’électorat centriste (mais existe-t-il seulement ?) au profit des écologistes et de l’UMP. J’ajouterais que, à mon avis, le centre qui pensait pouvoir exister dans l’incarnation d’un seul homme, s’est rendu compte de la vacuité de l’idéologie centriste lorsque ladite incarnation a montré son véritable visage. L’ambition personnelle ne vaut que lorsqu’elle se met au service des idées et non l’inverse.

Les candidats d’Europe écologie sont incontestablement les vrais vainqueurs de cette élection. Avec 16.2% les écologistes ont réussi à récupérer des voix au PS et au MODEM. Mais ce n’est pas la seule raison de leur victoire. Durant la campagne ils ont su démontré, à la fois une grande maitrise des dossiers européens et une démarche active, mais également ils ont su utiliser à fond la carte des têtes de liste. En mettant en avant des « figures » comme Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly ou José Bové ils ont réussi à incarner leurs idées. Ce qui démontre que les idées sont certes importantes, mais qu’il ne faut pas négliger pour autant la ou les personnes qui vont représenter ces idées.

La représentation, c’est à mon avis ce qui a manqué au NPA. Ce jeune parti en devenir portait de grands espoirs sur ce scrutin, et finalement se retrouve avec un score (4,9%) bien en deçà de ses espérances. Et ce, quoi qu’en dise Besancenot, je considère qu’il s’agit-là d’un échec, étant donné ce que les sondages laissaient supposer… (Même pas fichus d’élire un seul député ! Grrrr !) Les français sont en fait des frileux qui veulent bien parler de la révolution mais qui, au moment de sauter le pas, préfèrent reculer… (Sniff !)

Le Front de gauche, avec ses 6%, est aussi décevant que le NPA. D’accord il permet au PC de remonter de belle façon ses scores, mais je pense que l’on aurait pu attendre mieux d’une telle union. D’ailleurs, en parlant d’union, il faudrait peut-être voir à élargir celle-ci la prochaine fois et y inclure le NPA… On ne sait jamais, cela pourrait représenter un pôle intéressant, et de poids, pour les prochaines régionales ?

Sinon, il nous reste les fascistes (je parle des déclarés, FN et autres), qui font dans les 13%. Rien de bien nouveau sous le soleil français, sauf qu’ils vont grossir les rangs des extrêmes droites européennes qui ont fait une grosse poussée lors de ce scrutin (23,5% à l’échelon du parlement européen).


Voilà donc où nous en sommes en ce lundi matin. Et au niveau du parlement européen, les sièges se répartiront comme vous pouvez le voir ci-contre.
Le moins que l’on puisse dire c’est que le virage à gauche de l’Europe ce n’est pas pour demain ! Ni même après demain d’ailleurs… Donc, à mon sens, il y a des chances que Barroso continu à mener sa politique ultralibérale comme avant, ou à la limite quelqu’un d’autre que Barroso, mais qui fera exactement la même chose. C’est plutôt triste pour l’Europe, moi j’vous l’dis !

Sinon, je vous parie que notre droite de Morpions Populistes va s’empresser de récupérer aussi vite que possible les aspirations écologiques exprimées ce dimanche. Vous allez voir qu’avant les prochaines élections ils nous auront ressorti le Grenelle de l’Environnement (Part 2) qui avait été jusqu’à présent, et fort opportunément, jeté aux oubliettes ! On parie ?

Bon, je vais vous laisser là pour aujourd’hui mes bons amis. Je vais aller pleurer dans mon coin et inscrire un bémol sur mes espoirs de voir changer rapidement le monde qui m’entoure…

Après tout, je ne suis qu’un blogueur citoyen, et même les blogueurs citoyens ont le droit de pleurer !


dimanche 7 juin 2009

Bluette incantatoire à vocation citoyenne

-« Bon les enfants ! Un peu de silence s’il vous plait ! Aujourd’hui, c’est dimanche, alors je ne vais pas vous prendre la tête trop longtemps… A l’heure où je vous parle…

Oui Philippe ? Comment ? Je parle pas, j’écris ? Très drôle !

Je vois qu’il y en a toujours un qui veut faire le malin… Je te signale que s’il y a des galons de sergent après une barre et au début d’un texte en italique, ça veut dire que ceux-ci introduisent un dialogue, tête de troll ! Donc, je parle. C’est compris ? Bien…

Donc, je vous disais, avant d’être interrompu par notre trublion des Cévennes, je ne serais pas long…
Aujourd’hui je sais que vous avez une journée chargée en occupations diverses, sociales, ludiques, jardinatoires et autres.
Il y a, bien sûr, la finale de Roland-Garros que vous ne raterez surement pas. D’après le site de Météo France que j’ai consulté ce matin, il devrait pleuvoir sur une bonne partie de la France, donc j’imagine que vous allez préférer rester tranquillement à la maison. De plus, j’ai entendu également dire que c’était la Fête des Mères aujourd’hui… Donc, j’imagine que certains d’entre vous auront quelques devoirs familiaux à remplir…

Cependant ! Cependant… Je suis sûr que malgré ce dimanche chargé, vous allez quand même arriver à prendre quelques minutes pour vous rendre au bureau de vote de votre circonscription.
Je vous rappelle ce que me disait ma mère, voter est un droit, mais c’est également un devoir. En plus c'est marqué sur la carte…

Quoi ? Non Monique, ça n’a rien à voir avec les devoirs d’écoles…
Un devoir, c’est quand… (Tu m’prends la tête là !) Une devoir c’est quand tu es obligée de faire quelque-chose que t’as pas forcément envie de faire, non pas parce que quelqu’un te l’ordonne, mais parce que c’est ta conscience qui te le dicte… Tu comprends ? Bon !

Donc je disais qu’il ne faut pas que vous oubliez d’aller voter quelque soit le planning chargé de votre journée ! C’est compris ?
Les bureaux de votes seront ouvert dès 08H00, et fermeront à 18H00, voir 20H00 dans les grandes villes…

Allez mes petits, je vous souhaite une bonne journée. Un bon dimanche, une bonne fête des Mères, et je compte sur vous pour faire mentir les sondages !

On se retrouve demain pour parler des résultats ! »

-« Donc, tu vois Philippe, j’ai remis les galons de sergents dans l’autre sens, ça veut dire que j’ai fini d’introduire un dialogue dans mon texte… Tu as compris maintenant ? C’est sûr ? Bien…. Allez, zou ! Va faire un tour dans ton jardin et n’oublis pas que ce n’est pas la peine d’arroser, il va pleuvoir… »

samedi 6 juin 2009

Home dirty Home...

Comme l’a subodoré notre ami Pseudo, bien évidemment je ne pouvais pas ne pas vous parler du film HOME. Ben oui, un truc comme ça, sortie planétaire, full HD et tout et tout… Je me sens un peu obligé quand même !

Le problème, car il y a un problème, c’est que ce matin je me sens, comment dirais-je… Dubitatif. Oui, c’est ça, dubitatif.

Mais comment donc ? Voyons Gwendal ! Toi, un militant écolo de la première heure ! Tu devrais être ravi qu’enfin un tel film existe ! Tu devrais sauter de joie à l’idée que quelqu’un fasse quelque-chose pour qu’enfin les consciences se réveillent !
Oui… Bien sûr… Sauf que j’ai cette impression désagréable d’être un chouya manipulé quelque-part…

Le fait est qu’avant même de passer ma soirée à regarder HOME, je me posais déjà quelques questions gênantes.
Tout d’abord cette sortie mondiale qui tombe comme de par hasard deux jours avant les élections européennes… Bon, d’accord, il s’agit là peut-être, en effet, d’une coïncidence. La sortie du film est planétaire et il se pourrait bien que celle-ci coïncide avec pas mal d’autres élections de par le monde.
Ensuite, HOME est produit par Luc Besson et son groupe Europa. Perso, je me méfie de ce type. Son zèle à défendre la loi Hadopi pour le bonheur des grandes Majors, ainsi que sa vision hautement libérale de son art me le rendent suspect.
Enfin, la première chose qui m’a sauté aux yeux lorsque j’ai commencé à regarder Home, ce sont les noms délicatement policés de plusieures grandes marques de luxe s’imbriquant les unes dans les autres pour former le titre, HOME.
Je ne sais pas vous, mais moi je trouve ça bizarre. Depuis l’émission Ushuaia sponsorisé par Rhône Poulenc, je trouve hautement suspect toutes démarches de sponsoring menées par des groupes dont l’écologie est apparemment le cadet de leurs soucis. Je considère que c’est de la publicité à bon compte, pour ne pas dire à bonne conscience, et je trouve ça carrément obscène. A ce propos, je vous conseille la lecture de cet article, où l’on en apprend un peu plus sur l’implication du groupe PPR dans le financement du film et de BNP-Paribas dans l’association qui va avec.

Bref, vous conviendrez avec moi que cela représente un bon gros faisceau de présomptions douteuses. (Non ?)

Mais bon, faisant fi de mes réticences je me suis quand même installé sur mon canapé pour regarder le film.
Entendons-nous bien : Ce film est magnifique, et les problèmes qu’il dénonce sont réels et urgents. La cause est belle, la cause est juste et comme le dit si bien Yann Arthus-Bertrand « il est trop tard pour être pessimiste ». On est tous d’accord, notre planète est en train de crever à cause de nous et de nos comportements imbéciles. Nous sommes en train de creuser notre propre tombe avec nos dents et c’est la gueule pleine de terre que nous sourions aux animaux et aux plantes que nous enterrons avec nous…
Seulement, je ne sais pas vous, mais moi pendant 95% du film je n’ai pas arrêté de me dire : « On est foutu », « On n’a plus qu’à se tirer une balle ça ira plus vite » ou encore « Dieu merci je n’ai pas d’enfants… ».
Car, et pour moi c’est une évidence, si l’on veut arrêter ce processus d’autodestruction, il n’y a pas trente-six moyen : Il faut repenser entièrement notre société à l’échelle mondiale. Autant dire que nous devons arrêter tout, maintenant, et commencer à vivre d’une manière différente, respectueuse du peu de nature qu’il nous reste… En espérant qu’il ne soit pas déjà trop tard.
Et là, je me dis que ce n’est pas gagné.

Ce n’est pas gagné car d’une part comme nous l’avons vu plus haut, ce sont ceux-là même qui nous ont mis le nez dans la bouse qui prétendent vouloir nous en sortir. Hypothèse hautement improbable, puisque cette catastrophe annoncée est la conséquence d’un système auquel ils participent. Sauver la planète reviendrait à remettre en cause leurs bénéfices, et je vois mal ces messieurs se tirer eux-mêmes une balle dans le pied.
D’autre part, les actions entreprises pour retarder l’échéance fatale sont menées à coup de réformes sporadiques difficiles à arracher aux uns et aux autres. Et je suis désolé de le dire, mais au point où nous en sommes, ce n’est plus de réformes dont nous avons besoin, c’est d’une révolution. Une révolution écologique.

Ou alors, d’une bonne pandémie, histoire de remettre les compteurs à zéro. A moins que vous ne préféreriez une bonne météorite ? Au point où nous en somme, on devrait avoir le droit de choisir… Non ? En tous cas, s’il y a bien une chose dont je suis sûr, ce n’est pas en conservant ce système que les choses changeront.
Les belles images filmées par Yann Arthus-Bertrand, si elles ne servent pas à motiver les consciences pour mettre à bas les raisons directes de la destruction de notre environnement, ne serviront alors qu’à nous rappeler à quoi ressemblait notre terre, et ce que nous en avons fait…

Et là, je vous garantis qu’il sera bien trop tard pour pleurer.


vendredi 5 juin 2009

Tohubohuesque !



















Bouhhhhh… !!! J’ai la tête comme un ballon moi ! Un peu comme si j’avais abusé de quelques substances, illicites ou pas, à l’insu de mon plein gré. Mais bon, comme ce n’est pas le cas (je suis sobre comme un chameau), je dois bien me rendre à l’évidence que si j’ai abusé de quelque-chose, ce doit être de débat sur les élections européennes…


Ouais, ça doit être ça… Faut dire aussi que je me le suis tapé deux fois. Ben oui, je sais… Vous allez me dire que c'est trop, mais que voulez-vous, quand on aime la politique (car je l’aime oui !), a priori on ne compte pas…

Alors, mes petits amis, je ne vais pas essayer de vous raconter le débat, ou les débats si vous préférez, parce que d’une part ce serait bien trop long, et d’autre part d’autres le feront certainement bien mieux que moi. Je voudrais juste vous dire mon ressenti à l’issu de cette démonstration de pluralité et de démocratie.
Oh, je devine que vous vous dites que je fais ici preuve d’ironie ! Et bien non, je n’ironise pas.
Hier au soir, qu’est-ce que les téléspectateurs ont vu ? Ils ont vu ce qui se passe lorsque vous mettez dans une même pièce neuf personnes qui sont de sensibilités différentes et que vous leur demandez de discuter entre eux de grands sujets de société… Au bout de quelques minutes, il arrive ce qui doit arriver, et qui arriverait quoi qu’il arrive, dans tous les pays du monde et dans toutes les pièces du monde, les gens s’engueulent.

Et ça, j’ai envie de dire que c’est normal. C’est ce que l’on appelle la démocratie, et la démocratie c’est quelque-chose de vivant et de passionnel.

Alors ce matin, ce débat ne fait pas la une des journaux en ligne… C’est le moins que l’on puisse dire. Ceux-ci, que ce soit à droite ou à gauche, préfèrent mettre en avant la continuité dans le pathos avec des débris d’avions qui sont des morceaux de bateaux et des taches de kérosène qui s’avèrent être des résidus de dégazage. Ou bien ils vous causent du discours d’Obama… Obama, ça c’est vendeur ! En tous cas bien plus qu’une cacophonie bien française autour d’élections qui de toute façon, on continu à vous le répéter sans cesse, n’intéressent personne.

Donc, bien après avoir dégouliné dans le compassionnel et encenser la gravure de mode people, les journaux consentent à vous raconter que cette soirée fut un « pugilat indigne »… Et bien moi, je n’ai pas trouvé.
C’est à croire que tous ces journalistes n’ont regardé que la première demi-heure de l’émission et ont zappé ensuite sur autre chose. D’accord, c’était plutôt chaud de temps en temps, pour ne pas dire show, mais dans l’ensemble on a pu voir que la politique c’est quelque-chose de subtil, quelque-chose réel, et que les idées sont aussi vivantes que les personnes qui les expriment.

Un peu plus haut, j’ai dis que ce débat réunissait neuf personnes… Vous avez peut-être tiqué en lisant cela, ou bien vous n’avez par relevé parce que vous n’avez pas vu l’émission. Le fait est que les invités étaient au nombre de huit, et que le débat se devait d’être mené par Arlette Chabot… Mais là, sur le coup, la Chabot s’est montré d’une redoutable inefficacité. A un point tel que, plusieures fois j’ai eu l’impression qu’elle faisait elle-même partie du débat ! C’est fou le nombre de fois ou j’ai crié sur mon canapé : « Ta Gueule Chabot ! ».
Bon, je veux bien reconnaitre que l’exercice est difficile. Gérer huit candidats de tous horizons qui se haïssent cordialement, c’est quelque-chose de pas facile. Mais c’est faisable bordel de merde ! Si hier au soir en éteignant votre télé vous vous êtes couché avec l’impression d’avoir assisté à une cacophonie tohubohuesque, c’est surtout à cause de son incompétence notoire… Voilà ça c’est dit.

Au final, je vous dirais que pour moi les grands vainqueurs de cette soirée furent Daniel Cohn-Bendit et Olivier Besancenot. Et les deux grands perdants furent Bayrou et les intentions de vote… Car, pour l’indécis qui n’y connait pas grand-chose, celui à qui était sensément destiné cette émission, et bien celui-là il est partit en courant c’est sûr !
Ah oui ! J’oubliais : Mention spéciale à Xavier Bertrand qui a su garder son quant-à-soi face à sept pit-bulls qui n’avaient qu’une envie : Lui bouffer les couilles.

Donc, mes amis, si vous ne l’avez pas vu je vous invite chaleureusement à regarder ce débat car il est édifiant. Et je vais même vous dire un truc : Ce matin, après avoir réécouté les arguments des uns et des autres, et bien j’ai décidé de changer mon vote !
Dimanche, le NPA aura une voix de plus ! Merci qui ? Merci Arlette Chabot !

Pour voir ou revoir l’émission, c’est ici : A VOUS DE JUGER !


jeudi 4 juin 2009

Je pétitionne, tu pétitionnes, il pétitionne…


Salut !

Ce n’est pas souvent que je mets en avant une pétition. La dernière fois, si mes souvenirs sont bons, je crois que c’était pour le boycott des JO de Pékin à la télé…
Autant dire que ça remonte aux calendes grecques, ou tout du moins à l’été dernier.

Entre parenthèse, s’il ne fallait retenir qu’une seule avancée sociétale majeure apportée par le net, ce serait peut-être bien celle-ci : La circulation des idées.
Bon, il y a aussi le porno, mais c’est un autre sujet…

Donc, aujourd’hui on est bien obligé de reconnaitre que signer une pétition est bien plus aisé qu’avant. Je me souviens de longues heures passées à poireauter dans la froidure ou sous un cagnard d’enfer à tenter de faire circuler quelques revendications aussi locales que marginales… Ah ! C’était le bon temps !
Oui, c’était le bon temps… En tous cas, même si c’était sympa, il faut bien s’avouer que ça ne marchait pas souvent. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai apposé mon parafe sur une feuille pour ensuite ne plus entendre parler…

Donc, gardons la nostalgie dans un petit coin de notre cœur, et convenons que pour faire passer une idée, une résolution, un engagement, le net ; Il n’y a pas mieux !

Aussi, aujourd’hui, je voudrais vous parler d’une pétition que notre ami Cazo a eu la bonne idée de porter à mon intention.
Il s’agit de faire en sorte d’inscrire la notion même de Service Public au cœur même de notre Constitution. En voici le libellé :


La Charte des services publics

Proposition pour inscrire les services publics dans la Constitution

Le peuple français,
Considérant,
Que la conception et la mise en œuvre des services publics constituent une réalisation essentielle de la République française ;
Que la contribution des services publics aux principes des Droits de l’homme et de la souveraineté nationale est constitutive des valeurs de la République ;
Que les services publics sont le moyen de la réalisation de la devise républicaine de liberté, d’égalité et de fraternité ;
Que parmi les intérêts fondamentaux de la Nation figure la notion de solidarité nationale, garantie notamment par l’existence des services publics ;
Que le fonctionnement efficace des services publics doit donc être assuré fidèlement selon les principes de continuité du service, d’égalité d’accès pour tous les citoyens, de neutralité et de distribution équitable sur l’ensemble du territoire national ;
Que les services publics dans leur contenu doivent garantir les conditions de l’égalité républicaine dans les domaines vitaux pour tous les individus, en ce qui concerne l’accès à l’éducation, à la formation et à l’enseignement supérieur, à un système de santé de haute qualité sans discrimination de revenu ou de patrimoine, à un emploi et à un système de solidarité nationale assurant un niveau de vie compatible avec la dignité humaine, à un développement dynamique et solidaire de l’économie nationale, à la sécurité et à la justice indépendante dans la proximité, à l’information libre et aux moyens de communication physiques et numériques, à la capacité de déplacement sur l’ensemble du territoire national par des transports fiables et accessibles, à l’accès à l’eau et à l’énergie, à un aménagement responsable et durable des territoires et de l’environnement, à des collectivités territoriales assurant une démocratie de proximité et pleinement responsables et autonomes, à une culture libre dans sa création et accessible à tous dans sa diffusion, à l’accès aux pratiques sportives ;

Proclame :

Art. 1er – Les services publics participent pleinement des principes et valeurs que le peuple reconnaît dans la République.

Art. 2 – Toute personne a le droit d’avoir accès aux services publics.

Art. 3 – Il revient à l’Etat d’assurer la mise à disposition pour tous les citoyens de services publics de qualité, et dans l’hypothèse de services publics transférés aux collectivités locales, d’assurer à ces dernières les ressources correspondant à l’exercice effectif de ces services et à leurs évolutions.

Art. 4 – Les principes essentiels des services publics reposent sur l’égal accès de tous les citoyens, l’égal accès sur l’ensemble du territoire, la continuité et la neutralité du service.

Art. 5 – La République française reconnaît et garantit les services publics de l’éducation nationale, de la formation, et de l’enseignement supérieur et de la recherche, de la santé et de l’hôpital, de la sécurité sociale, de l’emploi, de l’accompagnement économique et industriel, de la police, de la justice, de l’information et de l’accès aux moyens de communication physiques et numériques, de l’aménagement des territoires, de l’eau et de l’énergie, de la protection de l’environnement, des transports, de la démocratie de proximité assurée par les collectivités territoriales, de la création et la diffusion artistiques et culturelles, de la pratique des activités sportives..

Art. 6 – Le Gouvernement met en œuvre les politiques de son choix, dans le respect de la souveraineté nationale et de la charge des missions de service public qui lui sont confiées.

Art. 7 – La France s’inspire de son modèle républicain de services publics dans son action à vocation internationale et européenne.


Alors, chers amis, je ne sais pas ce que cette déclaration provoque chez vous, mais je peux dire que chez moi, ça sonne plutôt bien. Tout cela me semble frappé au coin du bon sens comme on dit, et ce n’est pas parce que c’est un socialiste qui la propose que je vais fermer les yeux et les esgourdes.

Aussi, si comme moi vous trouvez que cette idée mérite d’être portée, diffusée, encouragée, n’hésiter pas à m’emboiter le pas et signez cette pétition.

L’objectif avoué est d’atteindre les 4 millions de signataires… Avec mes petits clics je viens d’être le 235563ème signataire. Et vous, vous serez le combientième ?

Pour inscrire les services publics dans la Constitution :