Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


jeudi 2 septembre 2010

Didier Porte is back !

Et oui Didier Porte is back, et j’ajouterais pour faire bonne mesure que ça fait du bien.

Le seul souci c’est qu’il officie dorénavant sur le site d’@rrêt Sur Image avec lequel je suis fâché...
Comment ? Vous ne saviez pas ? Ben oui, @rrêt Sur Image et moi on n’est plus copain depuis que l’émission, après avoir été viré de France 5 a migré sur le net dans une formule payante.

Je l’avoue, presque sans honte, que le payant et moi, ça fait deux. En tous cas en ce qui concerne le net, et plus particulièrement quand il s’agit d’un site qui a pour vocation d’éclairer le public sur les tenants et les aboutissants de la politique médiatique...

J’ai l’impression, fausse peut-être, que ce genre de procédé entérine une espèce de clivage, une France à deux vitesses selon l’expression consacrée. D’un côté ceux qui ont les moyens de se tenir informés, et de l’autre les autres, pauvres hères, qui cumulent ainsi pouvoir d’achat maigrichon et information de mauvaise qualité.
J’ai beau connaitre un peu la logique comptable des médias sur le net, je n’arrive pas à me faire à l’idée de payer pour être plus informé que les autres... Je ne trouve pas ça très juste, ni très sain.

Mais bon, ce n’étais pas là le sujet du jour puisqu’il s’agissait seulement de vous proposer la diatribe de Porte qui, je ne sais pas pour vous, m’avait bien manquée pendant l’été.
Reste à savoir si toutes ses interventions (chaque jeudi a priori) le seront de la même manière. A savoir libres de droits et exportables à l’envie !

Tien au fait, et Guillon vous avez des nouvelles ? Il bosse où maintenant ?

mercredi 1 septembre 2010

Le sport tue !

Depuis ce matin je n’entends parler que de la mort du cycliste Fignon, et franchement ça commence à me gonfler...

Tout le monde s’extasie sur la figure du bonhomme, son intégrité, son esprit sportif.... Que sais-je encore. Bref, un symbole est mort et tout le monde doit pleurer.

Moi, la seule chose que cela m’inspire c’est celle-ci :

Le sport tue !

Et j’ajouterais, surtout lorsqu’on abuse des produits dopants...

C’est la rentrée !

Tout à ma lassitude post estivale et à mes projets d’embarquement j’ai laissé passer la rentrée médiatique dis-donc !

Alors deux choses pour illustrer cette rentrée.
Tout d’abords, du léger, du primesautier (j’aime bien ce mot) car il s’agit de l’arrivée d’une nouvelle Miss Météo pour le Grand Journal de Canal Plus. Il s’agit de Charlotte Le Bon, ex-mannequin et québécoise.
Belle (of course), pétillante et brune ce qui ne gâche rien, bien au contraire. Depuis lundi soir je suis sous le charme !

Bon, ça c’est fait...

Ensuite du plus grave, et qui n’a aucun rapport avec le minois joli de Charlotte, c’est la rentré chez Là-bas si j’y suis également.
Dernier bastion de la contestation sur France Inter après l’épuration du printemps dernier, Daniel Mermet y poursuit son combat et commence l’année en tapant très fort.

A écouter sans réserve sa première émission de la saison sur la problématique Roms, et l’inévitable comparaison avec des événements historiques pas si lointains que le comportement de ce gouvernement nous oblige à faire...

Besson, et Hortefeux avant lui, mérite de plus en plus le surnom dont je l’ai affublé : Ministre de l’Epuration Nationale !

mardi 31 août 2010

Contribution à la lutte

Je Voulais Vous Dire est en train de mourir de sa belle mort... Comme prévu il y a maintenant quatre mois, l’asphyxie s’installe et les articles s’espacent dans le temps. Le contenu se délite peu à peu, l’envie s’estompe.
La rentrée politique me laisse de marbre (ou presque), tant elle me semble fadasse. Les postures des uns et des autres sont tellement lisibles, les outrances tellement flagrantes que j’en viens à ne plus avoir envie de réagir. L’indignation a ses limites semble t’il.

Non, ce n’est pas vrai. L’indignation est toujours là, mais elle a tendance à devenir froide, plus résolue que spectaculaire. La colère glacée remplace la gueulante, qui pour libératrice qu’elle fut, ne suffit plus à apaiser le bonhomme.
Et cette colère devient ma motivation principale. Elle m’incite, elle me pousse à me démener malgré les obstacles. Elle me porte vers d’autres horizons.

Mon dernier combat sera peut-être celui-ci. La grande manif du 7 septembre.
J’y serais n’en doutez pas. Même si a priori ce combat n’est pas le mien, je le trouve juste et nécessaire.

Petite contribution à la lutte, en n’oubliant pas de remercier Gauche de Combat qui m’en a soufflé l’envie.

jeudi 26 août 2010

C’est encore la faute à l’Europe...

Vous allez dire que je suis con, mais il y a une question qui me turlupine... C’est à propos des roms et de la vague ambidextre que suscite le traitement qu’on leur inflige actuellement.
Je dis ambidextre, car pour une fois même les plus ringards cathos de base ajoutent leur voix au concert de protestation.
Même leur gourou principal s’y met, c’est vous dire ! Bon ok, il ne le fait pas en des mots aussi explicites qu’un des gourous secondaire, qui lui souhaiterait voir exploser le cœur de not’ Président Glorieusement Elu, mais il le fait quand même... Ce qui est assez rare notons-le.

Donc sur ce coup-là Joseph Aloïs (alias Benoît sur les forums dédiés aux petits garçons prépubères) bien joué ! On se demande seulement pourquoi tu n’es pas aussi prompte à dégainer ton humanité sur d’autres sujets...
M’enfin, on va dire qu’il en est de la foi comme des idéaux, celle-ci est sélective.

Et c’est de ça dont je voulais vous parler aujourd’hui. La sélectivité des idées et les contradictions qui (nécessairement ?) en découlent.
Voyez le « problème » Roms. Nombreux sont ceux qui ont un peu de cœur, et/ou de mémoire, et qui condamnent les dérives actuelles. Et parmi eux, une partie utilise un argument que je trouve... Tendancieux.

A savoir que les ressortissants Roumains et Bulgares qui sont désignés du doigt sont européens et qu’ils ont parfaitement le droit d’être ici...

Il n’empêche que si cette Europe foutraque n’existait pas... On n’aurait alors pas ce problème d’émigration massive et légale. Ou du moins aurions-nous un problème tout à fait différent.

Oui je sais. C’est là un argument digne d’un frontiste, mais il se trouve qu’il est aussi valable pour tous les antieuropéens, dont je suis.

Car l’Europe quoi qu’en disent les socio-démocrates, n’est surtout pas prévue pour gérer les flux migratoires... Elle n’a été conçue que pour faciliter les flux financiers et commerciaux, et si possible dans le sens qui arrange les entreprises les plus riches, et a due se résoudre à y inclure la circulation des personnes uniquement pas souci des droits de l’homme.
Que le miroir aux alouettes fonctionne dans les deux sens n’a pas vraiment été prévu par ces chantres du libéralisme sauvage... Ou alors ils s’en foutaient, et comptaient sur les états pour gérer la merde.

J’ai conscience que cela ne modifie en rien le devoir d’asile que la France détient de par sa tradition. Je dis juste que si nous n’étions pas européens... Avec de vraies frontières, une vraie monnaie...

Mais bon, mon opinion reste la même quant à la façon dont nous devons traiter tous les réfugiés, fussent-ils économiques.
Pour illustrer mon propos permettez-moi de reprendre la célèbre phrase de Michel Rocard, et de ne pas la tronquer comme il est de coutume dans le camp d’en face :

« La France ne peut accueillir toute la misère du monde, mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part »

Et si l’Europe n’existait pas, sans doute que la part fidèle dont il est question serait un poil plus petite.

lundi 23 août 2010

RMC : La Radio qui Marche dans le Caniveau

RMC, c’est pas ma radio... On pourrait aisément le croire étant donné la proximité qui est la mienne par rapport à la principauté, mais non.

D’ailleurs je n’ai pas de radio, comme ça l’affaire est réglée. Ce n’est pas dans mes habitudes. Enfin, ce n’est plus dans mes habitudes pour être précis.
En fait, lorsque j’étais enfant, la radio était quasiment allumée en permanence... RMC dans la maison et Europe 1 dans l’atelier de mon père. C’était LE média de référence, la télévision n’étant allumée que le soir. La journée était donc rythmée par les émissions, entrecoupées de plages de réclames.
Puis, à l’adolescence je me suis orienté vers les radios FM. Plus de musique, moins de blablas...
Avec l’âge et la part de plus en plus importante que prenait la publicité sur les ondes j’ai laissé tomber, me contentant de l’écouter de temps en temps lors des trajets en voiture. Et puis lorsque j’ai emménagé dans mon présent domicile cerné de collines et où la réception est plutôt mauvaise, et que j’ai vendu la voiture, j’ai carrément arrêté de l’écouter.

C’est avec internet que je suis revenu vers la radio... Pour écouter des émissions spécifiques en horaires décalé essentiellement. Comme Là-bas si j’y suis par exemple.

Mais bon, je m’égard là... Si je vous parle de ça c’est parce qu’hier je suis tombé sur une émission de radio comme je n’en n’avais jamais écouté... Un truc de ouf. Et si j’ai fait ce petit préambule, c’est pour que vous compreniez pourquoi je suis resté sur le cul. En clair, j’ai pas l’habitude d’écouter des trucs pareils.

Il s’agit de l’émission « Les grandes gueules » sur RMC.

Soyons clairs, je ne suis plus un perdreau de l’année. Je sais très bien que chaque radio a sa connotation, sa couleur politique, et que selon l’invité que les journalistes auront à interviewer, ceux-ci seront plus ou moins vindicatifs ou complaisants. C’est le jeu, et il serait puéril de croire encore qu’il en est autrement.

Cependant, ce que j’ai entendu lors de cette interview de Mélenchon frise à la fois le ridicule et l’outrance. L’outrance ridicule on va dire.
Autant de... poncifs débités à la minute, moi ça me sidère. Autant de mauvaise foi affichée, de mépris même, je ne pensais vraiment pas que ça existait.

Et que dire de la bassesse du procédé qui consiste à faire réagir l’invité en lui mettant dans les pattes une auditrice border-line, histoire de le faire réagir dans l’affect et non-plus dans la raison... C’est carrément abject.

Mais bon, le Méluche s’en sort bien et démonte un à un les pièges qui lui sont tendus. Du grand Mélenchon.

samedi 21 août 2010

Sous le soleil...

Nicolas Sarkozy et son Premier ministre François Fillon sont restés pour un long tête-à-tête au fort de Brégançon après le départ des autres participants à la réunion, a indiqué une source proche du chef de l'Etat.
Cette réunion entre les deux hommes, qui a démarré vers 14 heures, se tient sur fond de rumeurs sur un éventuel départ du Premier ministre à l'occasion du grand remaniement prévu par l'Elysée à la rentrée. Et le possible remplacement de Fillon par l'actuelle garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie. (Libération du 21.08.10, source AFP)


Le Premier Ministre s’avança dans le patio, ses pas résonnant sur la pierre. Devant lui, au bord de la piscine, assis à une table de jardin en teck, se tenait le Président.
Celui-ci en short et torse nu, sirotait un verre de Cognac en fumant un Havane.

-Monsieur le Président...

-Assied toi François.

-Merci Monsieur le Président.

-Tu as mangé ?

-J’ai pris un sandwiche aux cuisines...

-‘Tain ! Je me suis fait péter la sous-ventrière moi ! Un tournedos Rossini de folie, avec des profiteroles en dessert... (Burpl !) Le tout arrosé d’un Gevrey-Chambertin de derrière les fagots...

-Ça devait être bon...

-A la fin Carlita était même un peu pompette ! Elle a dû aller faire une sieste dis-donc !

-Ah...

Le Chef de l’Etat reposa son verre et tira une longue bouffée de son cigare avant que de l’expulser en direction de son interlocuteur. A travers ses Ray bans, son regard s’attarda sur le visage du Premier Ministre.

-François, ne te vexe pas, mais je trouve que tu as une sale gueule.

-Le travail Monsieur le Président...

-Le travail mon cul ! Tu te négliges François. Regarde moi, bronzé comme c’est pas permis, je fais du sport, et pourtant moi aussi je travaille. Je dirige un pays je te le rappelle !

-Je sais bien...

-T’as qu’à faire des UV, je ne sais pas... Prend des pilules ou fait ce que tu veux mais t’as intérêt à avoir bonne mine à la rentrée !

Le Premier Ministre baissa la tête sans répondre. Il croisa et décroisa nerveusement ses jambes. Il essuya les paumes de ses mains sur son pantalon puis, ne sachant quoi en faire il les joignit en les posant sur ses genoux.

-Vous vouliez me voir en particulier Monsieur le Président ?

-Ouais. T’as bien fait diffuser le communiqué de presse ?

-Oui Monsieur le Président, votre message sur le rabotage des niches fiscales et la baisse des dépenses publiques a bien été transmis. Mais...

-Mais quoi ?

-Ca ne servira à rien, vous le savez ?

-Bien sûr que je le sais, qu’est-ce que tu crois ? C’est juste pour occuper ces connards de journaleux et faire gueuler la gauche. Ça les occupera au moins jusqu’à la fin de mes vacances !

Le Président joua un moment avec ses tongs avant que de se resservir un nouveau verre de cognac. Le Premier Ministre suivit chacun de ses gestes espérant un instant s’en voir offrir... En pure perte.

-Ce n’est pas ce que je voulais dire Monsieur le Président... Je parlais de...

-Et bien ? Crache-là ta Valda bordel !

-Les gens vont vite s’apercevoir que supprimer des niches fiscales, c'est-à-dire des exonérations d’impôts, ça revient au même que si vous les augmentiez...

-Tu crois ?

-Ben oui...

-Qui ?

-Comment ça qui ?

-Je te demande qui s’en apercevra ?

-Et bien les électeurs...

-T’inquiète François, ça fait des années qu’on leur fait croire que ne pas gagner de l’argent c’est la même chose qu’en perdre, alors crois-moi si je te dis que leur faire avaler une telle couleuvre c’est de la petite bière !

-Vous croyez vraiment ?

-Mais oui puisque je te le dis... J’ai Louvrier qui bosse à fond là-dessus avec Endemol. Allez détend toi et fais ton boulot, c’est tout ce qu’on te demande. Les soucis, c’est pour moi, dit-il en se grattant l’entrejambe.

-D’accord... répondit le Premier Ministre. Vous vouliez que nous discutions d’autres choses ?

-Euh non, je t’ai fait appeler juste pour dire qu’on bosse un peu ensemble c’est tout. Ça va faire baver les baveux, et avec la rumeur de remaniement que j’ai lancé, ces cons vont avoir de quoi s’occuper.

-Ah oui, la rumeur...

-Ooohhh mais c’est qu’il a la pétoche le François ! T’as peur que je te vire pour de bon, c’est ça ?

Le Premier Ministre se redressa sur sa chaise, prit une grande respiration et murmura.

-En fait j’espérais que vous le fassiez...

-Tu rigoles ou quoi ? Tu es le meilleur d’entre nous tu le sais bien. Tu occupes un poste clef, rigola t’il, pile poil entre le marteau et moi !

-Oui mais là, je commence à fatiguer... Vous ne pourriez vraiment pas prendre quelqu’un d’autre pour finir le quinquennat ?

-Qui ? Tous les autres, z’ont les dents qui rayent le parquet. Toi, tu n’as aucun charisme, aucune ambition Avec toi j’suis tranquille !

-Monsieur le Président je ne vous permets pas...

- Oh, fais pas ton méchant François, ça ne te va pas. Tu as toujours été un looser utile et tu le resteras jusqu’à ce que j’en aie fini avec toi. Tien, je vais être sympa, si tu veux je te promets que pour le prochain quinquennat je prendrais quelqu’un d’autre. Ça te va ?

Le Premier Ministre baissa la tête, vaincu devant la détermination de son interlocuteur.

-Bien... C’est tout ? Je peux y aller ?

Le président consulta sa Rolex.

-Ouais, vas-y. Là ça fait une demi-heure, c’est suffisant pour donner du grain à moudre à ces crétins.

Le Premier Ministre se leva, jeta un dernier regard sur le Président et quitta le patio sans un mot.
Resté seul, le Président jeta un long regard sur le bout incandescent de son cigare et murmura :

-J’irais bien piquer une tête moi...