Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


lundi 8 mars 2010

C’est encore la journée de la femme…

Il parait qu’aujourd’hui c’est la journée internationale de la femme… Ouais-ouais-ouais… C’est cela ouiiii…
Je vois le tableau d’ici : Partout dans les journaux, à la télé, ces dames vont se répandre en un flot ininterrompu de récriminations en tout genre sur la façon dont notre société les traites. Genre, on n’est pas respectées, on n’est pas ceci, on n’est pas cela… En plus il parait aussi que c’est la centième, j’imagine donc que cette fois-ci on va frôler l’overdose… Et tout ça pourquoi ? Parce que les hasards de la génétique les auraient soi-disant lésées ?

Franchement voilà bien une journée inutile. Autant je comprends que l’on institue une journée particulière pour un sujet rare, important. Une espèce en danger, une maladie orpheline, des trucs comme ça… Mais les femmes ? Elles représentent plus de la moitié de l’humanité, vous croyez vraiment qu’elles aient encore besoin de se faire de la pub !

C’est toute l’année que les femmes sont au centre de nos vies, à nous mener par le bout de la bite, et il faudrait encore qu’on leur dédie une journée rien qu’à elles ?
Faudrait voir à pas trop pousser quand-même…

C’est vrai quoi, déjà que dans la vie de tous les jours il faut être sympa avec elles, leur ouvrir les portes, leur porter leurs affaires, marcher dans le caniveau, changer les ampoules, bref faire leurs quatre volontés sous prétexte qu’elles sont moins fortes que nous physiquement, ou bien parce qu’elles « enfantent », il faudrait en plus qu’on accepte qu’elles nous la jouent martyres et compagnie pendant toute une journée ? Non, moi je dis non ! Trop, c’est trop.

En plus, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais c’est toute l’année qu’elles râlent en fait… Si-si ! On dirait qu’elles ne savent faire que ça : Râler. Et nous les hommes, comme les abrutis que nous sommes, nous supportons leurs jérémiades. Nous jouons leur jeu à fond en compatissant, en allant même jusqu’à prendre leur parti en toute occasion !
Ce n’est pas la journée de la femme qu’il faudrait l’appeler, c’est la journée de la femme encore plus chiante que d’habitude. La JFEPCH !

En fait ce qu’il faudrait instituer, c’est une journée internationale de la femme qui fait chier personne… Ah oui ça serait bien ça… Une journée sympa, silencieuse, reposante. Une journée où ces dames arrêteraient de nous casser les bonbons… Rien qu’une journée, ce n’est pourtant pas la lune que je demande !

Alors ? Qui est avec moi pour lancer une pétition dans le but de créer la Journée de la femme qui fait chier personne ? Hein ?

Personne ?

Bon ben… Allez les filles, lâchez-vous… De toute façon depuis cent ans que ça dure, vous avez l’habitude maintenant !

dimanche 7 mars 2010

Et si on allait voir Turner ?

Vous savez où j’aimerais bien aller un dimanche comme celui-ci ? J’aimerais bien aller au musée… Et pas n’importe quel musée, j’aimerais aller voir l’exposition Turner au Grand Palais.

Pourquoi Turner et pourquoi au Grand Palais me direz-vous, et bien tout simplement parce que j’y suis déjà allé…

Bon, je vais vous raconter l’histoire depuis le début, comme ça vous comprendrez mieux :

Lorsque j’étais adolescent, je crois que j’avais 15 ans dans ces eaux là, j’ai fait un court séjour chez ma marraine Josiane qui habite en périphérie de la capitale.
Bon, comme vous le savez (ou pas) la famille et moi ça fait deux. Qu’elle soit proche, éloignée ou rapportée, on va dire que j’ai un peu de mal avec le concept… Mais il n’empêche que même si je n’ai jamais été un bon filleul, il me faut bien reconnaitre que Josiane a toujours été une super-marraine.
Ma marraine était directrice d’école… Et je ne sais pas si elle avait deviné dans quel désert culturel je vivais à l’époque, mais elle avait pris l’habitude de m’offrir des bouquins pour mes anniversaires. Des bouquins sur tout et n’importe quoi, des romans, des livres sur l’histoire, la science… Bref, pendant toute ma jeunesse j’attendais avec impatience le facteur et chaque année je recevais ses livres comme le désert reçoit la pluie.
Ma marraine c’était ma bouffée culturelle à moi.
Et puis une année je suis allé passer quelques jours chez elle, et là j’ai eu droit à la totale. Le Louvre, et une exposition sur Joseph Mallord William Turner au Grand Palais.

Ce fut une véritable révélation. J’ai découvert non seulement la peinture en général, mais aussi ce peintre merveilleux, visionnaire qu’était Turner... En plus ma marraine était un guide formidable : Elle m’expliquait tout ce que je ne comprenais pas, elle me transmettait à la fois son savoir mais aussi son amour de l’art… Et moi j’ouvrais grand mes yeux et mes oreilles pour ne pas en perdre une miette.

Un souvenir plus marquant que les autres me revient en mémoire… J’étais devant une grande toile qui s’appelle Hannibal et son armée traversant les Alpes (ci-contre). Dans le coin inférieur droit on devine une espèce de cohue nébuleuse où rien ne semble ressortir… Et bien moi, jeune puceau, j’étais là planté devant le tableau, mon nez quasiment sur la toile et je tentais vainement de déchiffrer ce que pouvait bien être ces taches informes, lorsque Josiane me demanda de reculer… Ce que je fis.
Et alors que je faisais quelques pas en arrière sans cesser de fixer la toile, le miracle se produisit. Peu à peu, au fur et à mesure de mon éloignement, des silhouettes commencèrent à se préciser… Je reculais encore, et à ma stupéfaction ces silhouettes se transformèrent… en éléphants ! C’était les éléphants d’Hannibal !
C’était merveilleux. Rien qu’en me remémorant l’instant je ressens encore ce frisson qui me parcouru l’échine… C’était une révélation, de la pure magie.

Et bien croyez-le ou non, depuis ce jour j’essaye de prendre autant qu’il est possible du recul sur les choses. Je ne dis pas que j’y arrive à tous les coups, mais j’essaye. Et ça c’est grâce à Turner… Et à ma marraine Josiane.

D’autres toiles m’ont également impressionné. Je pense à l’Incendie du parlement (ci-contre) par exemple, où le Maitre s’est attaché à retranscrire les jeux de lumières que provoquaient les flammes… Turner c’était ça son truc, la lumière. C’était une véritable obsession pour lui : Il voulait capturer la lumière.
Alors bien sûr, comme la lumière n’existe vraiment que lorsqu’elle rencontre quelque chose qui la révèle, Turner s’appliquait à peindre son existence à travers les nuages, la fumée, le brouillard, les brumes matinales. D’où cette sensation d’irréalité qui transpire parfois de ces toiles.
Lorsqu’on regarde l’œuvre de Turner, on devine l’influence qu’il aura plus tard sur le mouvement des impressionnistes français... D’ailleurs c’est bien simple, pour moi Turner fut le premier des impressionnistes.

Une dernière toile dont je me souviens très bien, c’est celle qui s’appelle Pluie, Vapeur, Vitesse (ci-contre). C’est celle-là sur le côté. On y voit un train à vapeur fonçant vers le spectateur… Personnellement, et au-delà de l’aspect visuel, j’y vois comme une allégorie de ce que fut ce XIXème siècle. Celui de la révolution industrielle, pleine de promesse pour l’humanité mais en même temps inquiétante par sa vitesse et son côté fuite en avant sans retour possible…

Bref, presque trente ans après, j’aimerais bien y retourner. Tout d’abord parce que j’aime William Turner, mais aussi pour rendre hommage à ma marraine et la remercier pour tout ce qu’elle m’a apporté… Parce que comme le con que je suis, je ne l’ai jamais fait.

L’exposition Turner et ses peintres se tient à la Galerie Nationale du Grand Palais jusqu’au 24 mai 2010. Mais si vous ne pouvez pas y aller, je vous propose une petite visite virtuelle en cliquant ICI ! Allez-y, si vous aimez la peinture vous ne le regrettez pas.

Bon dimanche à tous !

samedi 6 mars 2010

Sarkozy soigne le pouvoir d’achat… des patrons (de bistrots)

Durant toute ma vie professionnelle, je n’ai jamais eu la possibilité de me voir offrir des tickets restaurants… Enfin, quand je dis offrir, vous m’avez compris… La moitié étant payée par le patron si j’ai bien compris et le reste étant prélevé sur le salaire, on ne peut pas vraiment dire qu’ils soient offerts…

Mais bon, toujours est-il que je n’en n’ai jamais eu. La seule fois où j’ai utilisé ce genre de choses, ce n’était pas les miens… Une de mes ex ne les utilisait pas et me les refilait pour arrondir mes fins de mois et remplir mon frigo. Je me rappelle que nous allions ensemble chez Carnivor et nous faisions le plein de bidoche pour le mois. C’était bien pratique cette petite dose de pouvoir d’achat en plus…

D’ailleurs je n’étais pas le seul à utiliser ces tickets pour autre chose que ce à quoi ils étaient destinés. L’Euro, la baisse du pouvoir d’achat, la crise, toutes ces merdes qui nous sont tombées sur le coin de la gueule depuis dix ans, ont amené de plus en plus de salariés à ne se contenter que d’un encas rapporté de la maison pour le déjeuner et à garder ces tickets pour autres chose de plus important. Les courses de fin de mois par exemple. Celles qui faut faire avec les fonds de poche…

Bref, le péquin moyen, même s’il n’est pas forcément très intelligent, sait deviner que même si on lui en offre la moitié, il n’est pas obligé d’aller dépenser douze euros dans la brasserie du coin. D’autant que le taulier du troquet en question, la plupart du temps s’est déjà mis la différence de TVA gracieusement offerte par Sarkozy dans la poche.
A un moment, il faut arrêter d’engraisser les porcs et penser un peu à s’occuper de soi-même.

Au fil du temps donc, les tickets restaurants sont devenus des bons d’alimentation. Ni plus ni moins. La poire pour la soif, le petit plus qui fait la différence.

Sauf que les accords entre le patronat et lui-même prévoyaient que cette manne financière aille pour moitié de la poche des patrons vers les patrons de bistrots, et pour l’autre moitié, des employés vers ces mêmes patrons de bistrots… Et a partir de moment où l’employé ne joue plus selon les règles, il y a forcément un manque à gagner pour ces derniers… les patrons de bistrots.

D’où, toujours forcément, une espèce de mécontentement chez cet électorat de base Sarkozyste.
Qu’à cela ne tienne, la rectification est faite. Dorénavant, le salarié n’aura pas le droit d’utiliser ses tickets restos pour autre chose que le plat du jour du troquet du coin, ou alors à la rigueur des plats à emporter consommables tout de suite ! En clair de la malbouffe.
Mais comme ça risquait de faire un peu gros comme pilule à avaler, l’Etat dans sa grande magnificence tolère que l’on achète des fruits et des légumes !

Après la baisse de la TVA à 5,5% ; voilà donc un nouveau cadeau offert par pur électoralisme à ces engeances que sont les bistrotiers et la Grande distribution… Sauf que, à la différence de la TVA, c’est directement dans la poche du consommateur que Sarkozy est allé chercher son cadeau.

jeudi 4 mars 2010

Les tempêtes ne s’achètent pas

Sous la bannière qui flotte au dessus de ce blog est inscrit qu’ici l’on parle de politique, de social ET d’environnement.
En ce qui concerne le politique, je crois que vous êtes plutôt servis dans ce domaine. Le social itou, because si l’on cause de politique, le social n’est forcément pas loin. Et l’environnement me direz-vous ?
Et bien c’est vrai que je n’en parle pas souvent… Je ne sais pas trop pourquoi d’ailleurs. Peut-être est-ce parce que je considère l’environnement comme une chose sérieuse et que l’humeur de ce blog ne s’y prête guère… Ou alors c’est peut-être que pour moi, lorsqu’on parle de politique et de social, on parle forcément aussi d’environnement. Et inversement. Tout est dans tout et réciproquement comme disait le grand Pierre Dac…

Mais bon, aujourd’hui je vais me rattraper et vous parler plus spécifiquement d’environnement, et vous dire deux mots sur la tempête qui a frappé notre pays le weekend dernier, et répond au doux nom de Xinthia.

A quoi avons-nous eu à faire exactement ? Une tempête hivernale comme il en arrive tous les hivers (c’est bien pour ça qu’on l’appelle hivernale !), combinée à un coefficient de marée assez fort.
Les deux choses prisent indépendamment sont d’ordinaire assez jolies à voir et sans grand danger, mais lorsqu’elles se combinent on obtient alors ce que les habitants de la côté atlantique ont connu, à savoir un petit air de fin du monde.

Vous aurez noté qu’aucun de ces deux phénomènes n’est imprévisible. Le cycle des marées est réglé comme une horloge atomique franc-comtoise, et les dépressions comme Xinthia sont tellement grosses qu’on peut les apercevoir sur les radars une semaine à l’avance.
D’où forcément la question qui tue. Sachant cela, comment ce fait-il que nous en soyons à 59 morts ?
Hein ?

Déjà, je tiens à préciser qu’il est complètement inopportun de dire que c’est la faute à la tempête, comme je l’ai entendu dans les médias. Mais bon, ça j’y reviendrais.

La réponse est plus simple, et c’est : La connerie humaine.
Ok, maintenant qu’on a dit ça, on peut poser la question subsidiaire : Oui d’accord, mais la connerie de qui ?
Parce qu’on ne va se contenter de dire que c’est la faute à l’humanité (Bouh, qu’elle est méchante l’humanité !). On peut certainement être un poil plus précis.
Alors, des gens sont morts. J’imagine que parmi eux, quelques-uns le sont à cause de leur propre connerie. Ils n’ont pas cru, ou voulu croire, aux avertissements des autorités ou bien se sont considéré au dessus des éléments. Ou encore, ils ont jugé que le fait d’abandonner temporairement leurs biens était un trop grand sacrifice et ont préféré jouer à la roulette russe.
Ceux-là, ma foi, j’aurais envie de dire que c’est tant pis pour eux, et la prochaine fois ils arrêteront de péter plus haut que leur cul. Sauf qu’en l’occurrence il n’y aura pas de prochaine fois pour eux.
Ensuite, il y a ceux qui se sont cru à l’abri parce qu’on leur a assuré qu’ils l’étaient.

Indépendamment d’un manque flagrant de jugeote, cela peut se concevoir. C’est le cas par exemple des habitants d’un lotissement construit en deçà d’une digue vieille de 150 ans et qui ont gobé le fait que qu’un terrain jugé inconstructible dix ans auparavant pouvait comme par miracle se retrouver viable sans qu’il n’y ait eu d’aménagements supplémentaires.
Comme je l’ai dit, un minimum de jugeote aurait pu éviter de nombreux drames… Si des digues ont été construites il y a un siècle, c’était pour une bonne raison. Les terres qu’elles protégeaient étaient potentiellement inondables, mais comme il s’agissait de terres destinées à la culture et à l’élevage, le jeu en valait la chandelle. Les gens de l’époque savaient très bien qu’à tout moment la toute puissance de Poséidon pouvait décider de reprendre ce que l’être humain lui avait emprunté, et c’est bien pour ça qu’ils se gardaient bien d’y habiter.

Mais bon, la dépression agricole combinée à la pression immobilière a incité la population à perdre la mémoire des lieux. Des individus sans scrupules (promoteurs cupides de mèche avec des politiciens à la recherche d’un électorat), ont abusé du manque de jugeote du cadre moyen, trop heureux de se voir offrir son petit bout de rêve balnéaire…

Tous les spécialistes en environnement vous le diront, une digue c’est de l’aléatoire. Elle va vous protéger neuf fois sur dix, mais à la dixième elle vous pétera à la gueule histoire de vous rappeler qu’on ne joue pas impunément avec mère nature.

Moi ce qui m’énerve (oui, là je suis énervé même si ça ne se voit pas), c’est le discours des politiciens qui lorsqu’on les interroge sur d’éventuelles responsabilités humaines, se contente de déplorer la perte de vies humaines et de rappeler combien celles-ci sont fragiles face aux éléments. Oui, ce genre de truc ça m’énerve vraiment.
Comme si Dieu lui-même avait pointé son gros doigt vengeur sur la Charente Maritime et décidé de faire des ronds dans l’eau. Circulez, y-a rien à voir, on peut rien y faire, c’est ainsi…
Tu parles Charles ! C’est trop facile !

Alors bien sûr le Président Glorieusement Elu, lui ne peut pas se contenter de parler de fatalité. C’est son boulot de dire que toute la lumière doit être faite sur cette catastrophe et de chercher des responsables. C’est ce que le peuple attend de lui.
Mais vous aurez noté que les autres, les ministres, les députés, les maires, eux se gardent bien de se précipiter à la poursuite des méchants. Cela remettrait en cause bien trop de choses comme par exemple les plans d’urbanisme, ou encore les Plans de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) qui comme par hasard deviennent de moins en moins stricts.
C’est vrai quoi, on ne va pas se laisser empêcher de faire des affaire par ces connards d’écologistes catastrophistes qui nous font chier avec leur risques à la con ! Comprennent rien au pragmatisme économique ces bobos !

A ce propos, Sarkofrance nous rappelle fort justement qu’en avril 2009 ce cher Nicolas Sarkozy déclarait :

«Le problème c’est la réglementation. Pour libérer l’offre il faut déréglementer, élever les coefficients d’occupation des sols et rétablir la continuité́ du bâti dans les zones denses, permettre à chaque propriétaire d’une maison individuelle de s’agrandir, d’ajouter une pièce ou un étage, rendre constructible les zones inondables pour des bâtiments adaptés à l’environnement et au risque, utiliser les interstices, les délaissés d’infrastructures... Il faut changer nos procédures, notre façon d’appliquer le droit, sortir du respect passif d’une réglementation de plus en plus pesante, non pour laisser le champ libre au marché mais pour que la ville vive, respire, évolue, se développe en respectant des règles fortes, compréhensibles, efficaces, écologiques. J’ai demandé que soit conduite une réflexion approfondie sur ce changement de philosophie de notre droit de l’urbanisme.»

Notre droit à l’urbanisme… Notre droit de faire du pognon oui !

Ce weekend dernier des gens sont morts pour une seule et unique raison : Le fric. Ils sont morts pour le profit de quelques-uns. Ils sont morts parce qu’ils ont crus les mensonges qu’on leur disait. Ce qui m’amène à dire que s’ils avaient eu un tant soit peu de jugeote et de conscience politique, ils ne seraient peut-être pas tous aussi morts…

Pour conclure, Xinthia nous aura appris une chose. Elle nous aura appris que les tempêtes, elles, ne s’achètent pas.

mercredi 3 mars 2010

La photo de la semaine



Le printemps n’est pas loin…

mardi 2 mars 2010

Panorama succinct

Eh bonjour vous ! Alors ? Ça va ? Je ne vous ai pas trop manqué ?
Ne répondez pas tous en même temps surtout ! Hein !

Bon aujourd’hui on va faire dans l’informatif. Voui, l’informatif. Genre je ne vais pas vous parler de moi ni de mes petites convictions personnelles, mais plutôt vous envoyer voir ailleurs ce que disent ou font les autres.

Bon ok, j’avoue. J’avais bien prévu de dégoiser sur l’abstentionnisme aux régionales… mais bon, ça m’a gonflé. Inutile d’en faire trois pages, l’abstention à ce scrutin va profiter à la droite, ou en tous cas il est de son intérêt que les électeurs ne se déplacent pas trop… Pourquoi ?
Et bien ce n’est pas compliqué, étant donné que la droite n’a pratiquement rien à perdre et tout à gagner lors de ces élections, sauf un miracle peut-être, il est de son intérêt que les gens ne se déplacent pas pour aller voter. Une faible participation entachera les résultats de la gauche qui de toute façon gagnera, et donnera un levier supplémentaire pour critiquer la gestion des régions
Sa stratégie est donc simple : Brouiller autant que faire se peut les débats pour faire perdre leurs repères aux électeurs indécis. Ces mêmes indécis qui de toute façon n’ont pas besoin de grand-chose pour s’inventer quelque chose à faire le dimanche. D’où la multitude de polémiques qui émaillent cette campagne. CQFD.

Voilà comment je vois les choses. Après, libre à vous de me contredire comme le fait cet article de Marianne… Pour eux, l’abstentionnisme devrait desservir la droite ! Mais bon, en même temps c’est Marianne.

En parlant d’élections régionales, je viens de lire chez CSP un billet qui m’a surpris par son honnêteté et sa lucidité. Non-pas que je considère les militants du NPA malhonnêtes et dépourvus de jugeote, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dis, mais l’analyse qu’il fait de la situation de son parti mérite quelques compliments.
Pour CSP, le NPA va se prendre une taule aux régionales, et quand cela arrivera, il n’aura qu’à s’en prendre à lui-même. S’ensuit une liste assez complète des erreurs que le parti anticapitaliste a enchaîné les unes après les autres… A son grand dam, comme au mien d’ailleurs, ainsi qu’à celui des nombreux déçus de la gauche gouvernementale.

Du parti anticapitaliste je rebondis tel le cabri moyen (Hop-hop !!) vers l’excellentissime émission diffusée hier de Là-bas si j’y suis, consacrée à de Fréderic Lordon. L’économiste nous y soumet l’invraisemblable rêve de voir un jour la bourse supprimée ! Ouais ! Rien que ça !
Comme toujours avec Lordon, c’est clair, net, précis, compréhensible au plus obtus des auditeurs. C’est un vrai plaisir pour les oreilles, croyez-moi. Ce type sait vous expliquer des trucs en une demi-heure, qu’aucune émission de C-dans-l’air n’aura su vous faire comprendre en un an ! Un régal je vous dis !

Et puis, pour finir, je vous signale que demain sortira un documentaire tiré du livre de Naomi Klein, la Stratégie du Choc ! Yes !
Il me tarde de pouvoir le voir car, à ma grande honte, je n’ai toujours pas lu le bouquin. D’ailleurs je ne dois pas être le seul, et j’espère que la diffusion massive de ce documentaire permettra de faire connaitre au plus grand nombre la théorie développée par la jolie Naomi.
Promis, dès que j’arrive à vous la dégotter en libre droits, je vous la mets ici-même !
En attendant, voici la bande annonce.


LA STRATÉGIE DU CHOC - BANDE-ANNONCE
envoyé par baryla. - Court métrage, documentaire et bande annonce.

Voilà les poteaux, et les potesses, c’est tout ce que j’avais à vous dire aujourd’hui. Portez-vous bien, et permettez-moi de conclure en reprenant à mon compte le slogan du doc dont je viens de vous parler :

S’informer c’est résister
Armez-vous !


dimanche 28 février 2010

La vie en bleu

C’est au septième étage de ce bâtiment que j’ai désormais rendez-vous trois fois par semaine… Une espèce d’amalgame bizarre de verre et d’acier qui, même si je peux arriver à le trouver beau, me gêne par sa froideur et son inhumanité.











Pas très engageant comme décor si l’on considère que c’est dans ces locaux que se joue l’avenir de tant et tant de personnes… Certaines y rentrent avec espoir, d’autres avec résignation. D’autre encore y sont par justification.










Mais quelque soient les motivations de chacune, toutes sont à la recherche d’une solution. Une solution à leur découvert, à leurs factures qui s’entassent, aux fins de mois difficile qui commencent le 10. A la cantine des enfants, aux coups de téléphones vers 20h00 que l’on laisse sonner avec un nœud dans le ventre… Une solution à leur mal être aussi. Car forcément, à force d’avoir des nœuds dans le ventre on est mal.



Derrières ces fenêtres-miroirs on croise des êtres humains de tous âges, de toutes conditions sociales. Des jeunes, des vieux, des hommes et des femmes… Des gueules cassées par la vie et des exclus de toutes sortes.

Et moi.









Depuis une semaine que j’entre et sort de ce bâtiment, j’ai remarqué une chose singulière. A chaque fois que j’en suis sorti, il faisait plus beau que lorsque j’y étais entré. C’est bizarre tout de même…
J’arrive, c’est tout gris. Je ressors, c’est tout bleu.

Alors peut-être est-ce dû à un caprice de la météo. Je n’en sais rien. Ou alors c’est parce que dans cet anonymat réfléchissant j’y croise un soleil… Un soleil qui éclaire aussi bien mon être que le ciel au dessus de ma tête…

Parce que moi je peux vous le dire, ça existe les soleils qui font voir les choses en bleu.