Je voulais vous dire…


Un blog qui parle de politique, de social, d'environnement... De la vie quoi!


lundi 2 novembre 2009

J’ai participé au débat sur l’identité nationale !

Et oui, j’avais dit que je ne le ferais pas…
J’avais dit que je n’entrerais pas dans le jeu pervers du nationalisme…
J’avais dit aussi que je n’écrirais pas de billet aujourd’hui…

Mais que voulez-vous ? Dès que j’ai connu l’adresse du site internet qui allait se charger de répercuter les commentaires et les « contributions » des français, je n’ai pu me retenir d’y aller jeter un œil.
Alors du coup, je ne sais pas ce qu’il s’est passé, je me suis senti envahi d’un amour incommensurable pour mon pays et pour ses valeurs !

Pris dans l’élan irrépressible que me donnait cet amour, j’ai décidé moi aussi de contribuer à la Grande Réflexion Nationale ! Si !



La preuve avec cette jolie saisie d’écran et mon commentaire à destination des sbires qui éplucherons les résultats et les accommoderont à leur sauce. (Cliquez sur la photo pour l’agrandir)

Alors vous savez ce qui serait bien ? Ce serait que tous ceux qui comme moi pensent que ce « débat » est une honte, que tous ceux qui pensent que ce ministère est une honte, que tous ceux qui n’on pas peur de leurs opinions, aillent pourrir leur site de merde avec des véritables contributions constructives et revendicatrices !



A vos claviers et faites preuve d’imagination !

Hasta la victoria siempre !

Relâche

Bon, il n’y aura pas de billet aujourd’hui…
Mais que cela ne vous empêche pas de relire les anciens. J’en connais qui ont du retard à rattraper… Oui, toi derrière ton ordinateur ! Je sais que tu n’as pas tout lu !

Alors amusez-vous bien, et n’hésitez pas à me faire part de vos observations.

Et puisque je suis un type gentil, et que je ne veux pas que vous soyez venus me voir pour rien je vous mets une jolie image et une jolie chanson !







Ce matin, j’ai envie de tout péter…

dimanche 1 novembre 2009

Même pas peur !

Un dimanche tout gris. Du genre qui donne pas envie de sortir de chez soi, si vous voyez ce que je veux dire. Donc, un temps idéal pour bloguer.
Sauf que, pas de bol, je n’ai pas envie de me lancer dans une critique politique aujourd’hui…

Pas envie de faire un papier sur la politique ne veut pas forcément dire pas envie d’écrire pour autant. Donc, je vais me contenter de jeter quelques mots sur l’écran, et on va voir ce que ça peut donner. Si le résultat me plait, vous en profiterez aussi. Et si non, et bien… ces mots iront rejoindre ma poubelle sidérale.
Je pourrais essayer de parler de la fête du jour, à savoir celle de tous les saints. Sauf que fêter les morts c’est pas trop mon truc. Ce n’est pas que je m’en tape, non c’est pas ça… C’est juste que la mort est pour moi une chose tellement banale que je n’arrive pas à comprendre pourquoi les gens ont besoin d’y consacrer une journée.
Attendez, quand je dis banale, ça ne veut pas dire que les cadavres m’entourent depuis mon plus jeune âge. Ce n’est pas ce genre de banale là…

Pour moi, la mort ça fait partie de la vie. Tout le monde, tout ce qu’il y a de vivant sur cette terre est appelé un jour à mourir. C’est une chose normale. D’une normalité qui n’est ni triste, ni gaie. C’est un fait. Donc, je ne vois pas en quoi je devrais m’en émouvoir plus que ça…
Oh bien sûr, la perte de quelqu’un qui m’est proche provoque chez moi de la tristesse. Je ne suis pas un monstre. Mais cette tristesse est égoïste.
Soyons honnêtes, nous ne pleurons pas nos morts, mais l’absence qu’ils provoquent. Donc, en fait nous pleurons sur nous-mêmes… toujours cette fichue culpabilité !

Je hais la culpabilité. Non pas que je n’en n’éprouve pas à l’occasion, ça m’arrive comme à tout le monde. C’est même plutôt sain car elle peut permettre de ne pas refaire les mêmes erreurs. Mais je déteste la fausse culpabilité. Celle qui nous est imposée par je ne sais quelle tradition ou quelle pseudo-obligation… Je trouve que l’on a suffisamment d’occasions de la ressentir sans pour autant en rajouter d’autres…

C’est marrant quand même cette propension à vouloir à tout prix se reprocher des choses ?
Toujours cette religion de merde… Tiens ! A ce propos, j’ai une super citation de Michel Onfray sur le sujet :

Dieu est une fiction fabriquée par des hommes qui ne veulent pas consentir au fait qu'ils vont mourir bientôt... Et que lorsqu'ils vont mourir, il leur arrivera exactement la même chose que ce qui arrive à leur petit chat lorsqu'il meurt :
C'est à dire pourriture, décomposition, disparition.
La négation de cette vérité là, qui est d'une immense cruauté, est la généalogie de Dieu.
Il n'y a pas de Dieu, parce qu'il n'y a que du corps.

Je n’arrive pas à comprendre qu’on puisse avoir peur de la mort. Comme je l’ai dit, c’est un fait inéluctable. Quoiqu’on dise, quoiqu’on fasse on va mourir donc pourquoi s’en faire pour ça ? Un fois cette inéluctabilité admise, il ne nous reste plus qu’à nous concentrer sur l’essentiel : La vie.
La vie comme nous la vivons et comme nous voulons la vivre… C’est ça qui compte.

Et c’est pourquoi lorsque la mort viendra me prendre, je lui dirais en la regardant droit dans les yeux… même pas peur !

samedi 31 octobre 2009

Chirac en prison !

Ça-y-est, le vieux s’est fait alpaguer… Fait aux pattes comme disent les caves. Les poètes eux, diraient que le bras séculier de la justice vient de s’abattre…
Enfin… S’abattre, s’abattre… On va dire que le bras s’est levé d’un poil et qu’il est en suspension dans l’air. L’affaire n’est pas encore jugée, et chacun sait que puisque la justice est aveugle, elle risque de ne pas frapper au bonne endroit, voire de s’abstenir de peur de blesser un passant égaré…
Mais bon, le fait est là, Jacques Chirac sera conduit devant la chambre correctionnelle pour détournements de biens publics et abus de confiance.

Çà fait quand-même un bout de temps que ça lui pendait au nez au vieux… Mais bon, ça-y-est un juge d’instruction, peut-être bien un des derniers, vient enfin de faire son boulot.

Perso, cet événement m’inspire deux questionnements différents.

Le premier concerne la mémoire individuelle et collective. Je me souviens qu’il n’y a pas si longtemps, deux ans et demi, un grand nombre de voix s’élevaient, à gauche comme à droite, pour gueuler à l’unisson « Chirac en prison ! ». Tout le monde dénonçait les magouilles du Chi et n’attendaient qu’une chose, que celui-ci ne soit plus protégé par son immunité présidentielle. C’est maintenant chose faite, en tous cas ça en prend le chemin, et paradoxalement ces mêmes voix ne résonnent plus vraiment à l’unisson…
Certains disent qu’il est trop vieux, d’autres que les faits qui lui sont reprochés devraient être prescrits… Il y en a même une voix, qui s’inquiète de savoir à qu’elle image de la France ce genre de poursuite renvoie…
Etonnant quand-même comment le temps peut jouer sur la perception des faits ? Surtout que finalement il n’y a pas tant d’eau que ça qui a coulée sous les ponts… Seulement deux ans et demi ! Autant dire que c’était hier !

Seulement voilà, il s’est passé tellement de choses en deux ans et demi. L’autre tache nous en a fait voir tant et tant, que les petits trafics et les petites magouilles de l’ère chiraquienne nous paraissent justement pour ce qu’elles sont… Petites.
Peut-être est-ce cela ce qu’on appelle le relativisme ?

La deuxième question que ce renvoi en correctionnelle soulève, c’est la question basique que tout observateur politique se pose : A qui, le fait de traduire l’ancien président de la république française, cela va-t-il profiter ?
Si l’on observe les réactions des uns et des autres, on a vite fait de comprendre que c’est la classe politique toute entière qui est concernée par ce futur procès.

Il y a ceux, comme Raffarin et Royal, qui se demande benoitement pourquoi on s’en prend ainsi à l’image de la France et à la fonction présidentielle… Comme si le fait d’avoir été élu absolvait automatique une personne des crimes qu’elle ait pu commettre.
C’est bizarre quand-même, non ? C’est ça la conception de la démocratie de ce monsieur et de cette dame ? C’est comme ça que madame Royal désire que l’on envisage le mandat auquel elle aspire ?
Quand je vois de telles réactions, je ne peux m’empêcher de penser que ceux qui prônent la clémence et l’oubli ne pensent en fait qu’à leurs propres malversations…

Pour ma part, cela fait longtemps que je considère que l’abus de pouvoir, l’abus de biens sociaux, le recel d’abus de biens sociaux et détournement de biens publics sont des crimes graves qu’il convient de punir extrêmement sévèrement.
Ils sont graves car la victime c’est la société toute entière. Pour moi cela s’apparente à de la haute trahison en temps de guerre. C’est un crime contre l’état. A la limite cela se situe juste en dessous du crime contre l’humanité…

Par conséquent il ne devrait y avoir aucune prescription à ce genre de crimes. Les personnes suspectées devraient être immédiatement rendues inéligibles. Si, après jugement, le crime devient avéré cette inéligibilité devient perpétuelle. La prison devrait être la norme ainsi que la saisie des biens. Les entreprises ou associations complices ou bénéficiaires de ces pratiques devraient être condamnée à la liquidation au profite de l’état ou à la dissolution.

Alors bien sûr, il aura sans doute des voix chafouines pour me dire que je suis un naïf. Un utopiste indécrottable. Que ces pratiques sont le lot de notre démocratie, qu’elles sont même nécessaires au fonctionnement de nos institutions…

Et bien non, je refuse d’envisager un seul instant que profiter du peuple soit une pratique normale de notre pays. Je refuse de croire que la corruption et les trafics d’influence soient banalisés. Et ceux qui considèrent que l’on devrait fermer les yeux sur ces pratiques ne méritent pas de pouvoir voter ou d’être élu. Ils sont complices par abstention.

Donc comme il y a deux et demi, je dis « Chirac en prison ! »

jeudi 29 octobre 2009

L’Adoption, une vie en forme de point d’interrogation.

Comment peut-on se prénommer Gwendal, être né à Montréal-Québec, et avoir un père breton et une mère pied-noir ?
Voilà la question à laquelle j’ai du répondre durant toute mon enfance, et ce à chaque fois qu’il fallait se présenter devant la classe aux rentrées scolaires. Encore aujourd’hui, lorsque quelqu’un a la curiosité de jeter un œil sur mon CV, j’y ai droit.

Bien sûr, je pourrais mentir et dire que mon père avait été consul de France à Montréal… Mais cela serait faux. Mon papa à moi il est ébéniste, et je suis plutôt fier de ça. En plus je n’aime pas mentir, ce n’est pas pratique comme attitude…

Alors, dans ces cas-là, je dis la vérité. Je dis que j’ai été adopté au Canada parce qu’à l’époque il n’y avait pas assez d’enfants abandonnés en France.
Quand j’étais gamin, ce genre de réponse m’attirait tout de suite de la sympathie et un flot continu d’autres questions. Maintenant que je suis adulte ( ?), j’ai plutôt droit à un regard compatissant, voire quelquefois gêné.
Bon, j’ai l’habitude maintenant, et je sais comment désamorcer ce genre de situation. Une boutade et un sourire, et on passe à autre chose. Mais le fait est que dans l’esprit de mon interlocuteur, cette révélation a souvent un effet déstabilisant. Un peu comme si je devenais un être à part, bizarroïde. Je devine derrière ces sourires et ces regards curieux d’adultes, les mêmes questions dont m’abreuvaient jadis les enfants. A la différence que les adultes eux, n’osent plus me les poser…

Mais bon, je les connais par cœur ces questions. Elles pourraient d’ailleurs se résumer en une seule : Qu’est-ce que ça fait d’être adopté ?

Bien sûr, je sais bien que derrière cette question, il s’agit du propre questionnement de mon interlocuteur… On en est tout là. Qui suis-je, où vais-je, et cetera. C’est bien le propre de l’homme que de s’interroger sur lui-même, et les enfants adoptés ne se posent pas plus de questions que les autres. Ils se les posent différemment, c’est tout.

Au cœur de ce questionnement il existe une constante qui est l’incertitude. L’incertitude de ses origines pour les adoptés sous X, et l’incertitude tout court pour les enfants naturels.
Vous voyez de quoi je veux parler ? Est-ce que je suis bien le fils de mon père ? N’y a-t-il pas eut d’échange de berceau à la maternité ? Toute ma vie n’est-elle pas un monstrueux mensonge ? Peut-être que je suis le fils d’un roi et d’une reine qui viendront me chercher un jour ?
Tous les enfants se sont posés un jour ce genre de question, et la littérature regorge d’histoire de ce type. La grande différence avec les adoptés, c’est que pour eux la question est connue. Elle est posée sur la table et non-pas dissimulée sous une façade de culpabilité.

Si je vous parle de ça, c’est parce qu’hier, mercredi, on a appris que l’état ne s’opposerait pas à une décision de justice remettant en cause les règles fondamentales du droit au secret qui régissent l’accouchement sous X. En effet, un tribunal a accordé aux grands-parents biologiques supposés d’une petite fille, le droit de faire faire des tests en reconnaissance de filiation dans le but de faire valoir leur autorité.
Bon l’histoire est un peu plus compliquée, comme dans la plupart de ces histoires, mais le fait est que la jurisprudence vient d’ouvrir une sacrée brèche dans la tradition.

Car la possibilité que notre société offre à une mère d’abandonner son enfant au soin de la collectivité sans qu’il ne lui soit demandé aucune justification date de l’antiquité. Elle est aussi ancienne que notre civilisation. Elle permet à la fois de soutenir la vie à venir de l’enfant. Mais également autorise, en coupant par la loi le lien qui unit l’enfant à sa mère, cette dernière à continuer sa vie. Une vie débarrassée de la responsabilité qu’incombe l’éducation d’un enfant. Une vie débarrassée de la culpabilité face à la société.

Nombreuses sont celles qui ont recours à cette « amnistie ». Victimes de viol, mères trop pauvres, ce dispositif relève à mes yeux de la bonne et juste tradition.

Et c’est cette bonne et juste tradition que ce jugement risque de remettre en cause. Il est soutenu par un lobbying important mené par des associations diverses d’enfants adoptés qui luttent depuis des années pour supprimer l’accouchement sous X des tables de la loi. Ces groupuscules aux idéaux confus mais cependant clairement d’inspiration protestante anglo-saxonne considèrent que le lien du sang prévaut sur celui de la famille d’accueil. Quelque soit la vie de l’enfant ou bien celle des parents.
Encore une fois, j’y vois une intrusion de la pensée néolibérale au sein de notre structure de fonctionnement issu de la tradition catholique et romaine.
Je sais, il s’agit là encore de mon cheval de bataille qui (re)pointe le bout de son museau… mais que voulez-vous, plus j’y réfléchis, plus je pense que ma théorie tient la route.

En ce qui me concerne (puisque je suis concerné), je considère qu’il ne faut pas revenir sur cette tradition de l’abandon anonyme. Cela va peut-être vous paraitre paradoxal, mais je pense que même s’il est bon que l’enfant, puis plus tard l’adulte, se pose tout un tas de questions, il n’est pas forcément utile qu’on lui apporte des réponses.

Tous les enfants doutent un jour dans leur vie. Tous. Et comme je l’ai dit plus haut, les adoptés ont l’avantage de pouvoir douter en toute légitimité. Cependant, même s’il est normal et probablement également sain de douter, savoir la vérité peut parfois faire plus de mal que de bien.

Je conçois que d’autres comme moi, n’arrivent pas à vivre correctement leur vie sans avoir de réponses à leurs questions. J’ai été comme ça moi aussi. Mais finalement je crois que ce n’est pas cela qui est important.
Ce qui est important, ce n’est pas ce qu’on aurait pu être si l’on n’avait pas été abandonné. Ce qui est important c’est ce que nous sommes. Là, maintenant.

mercredi 28 octobre 2009

Agriculture : De l’électoralisme à 1,65 milliard d’euros

Bon, avant même que de commencer ma petite prose du jour, dont entre parenthèse je ne sais encore pas de quoi elle causera, je tiens à vous signaler un excellent reportage à voir sur France 3 ce soir à 23h00. Oui, je sais c’est tard, mais croyez-moi ça vaut le coup. Il s’agit de la troisième et dernière partie de « La mise à mort du travail » diffusé lundi soir. Un documentaire fascinant sur le monde de l’entreprise, la déshumanisation et la manipulation des relations entres managers et « collaborateurs ». Bref, un doc édifiant. J’y reviendrais certainement dès que j’aurais un lien pour vous le faire découvrir…

Sinon, et bien je voudrais vous causer (ça y-est j’ai trouvé) de la petite démonstration d’électoralisme de notre PGE hier. PGE, je le rappelle pour les nouveaux, c’est notre Président Glorieusement Élu.
Alors comme ça, il semblerait qu’il soit beaucoup plus aisé de sortir des pépettes pour une certaine catégorie de personnes, mais beaucoup plus compliqué pour d’autres.
1,65 milliard d’euros en prêts, allègement fiscaux et faveurs diverses pour les agriculteurs et rien que pour eux !

Lorsque ce sont les profs qui défilent dans la rue pour réclamer des sous, la réponse du gouvernement c’est quedalle et des licenciements en prime. Mais lorsque ce sont les agriculteurs… C’est une autre paire de manche ! On s’aplatit, on fouille le fond de ses poches !

Bon, ne soyons pas dupe. Il s’agit bien évidemment de mesures destinées à apaiser un électorat récalcitrant, qui a parfaitement conscience du pouvoir qu’il représente et qui s’en sert.
Hier, nous parlions d’un désamour croissant chez les électeurs sarkozystes et de la campagne de reconquête entreprise pour les ramener dans le droit chemin… Grande discussion sur l’identité nationale, et maintenant un geste, un gros geste, envers l’électorat de base de la droite. La machine est en marche ! Et tout ça, avec nos sous bien sûr…
Pour vous en convaincre voici ce que l’autre empafé disait hier :
«La terre fait partie de l’identité nationale. Et l’identité nationale est constituée, notamment, du rapport des Français à la terre. » Ou encore «L'agriculteur est un producteur, un entrepreneur. Pas un jardinier.»

Alors, je ne sais pas encore si cela va marcher ou pas. Ce que je sais par contre, c’est que les libéraux là-bas à Bruxelles, risquent de ne pas apprécier ces financements et vont hurler à la concurrence déloyale. De même, je doute fortement que ces faveurs grandioses profitent réellement au petit paysan en difficulté, mais permettent surtout de continuer à engraisser les céréaliers et les grands groupes de l’agroalimentaire.

Ça mes amis, ça s’appelle de l’électoralisme. Et l’électoralisme se balade toujours avec son pote le populisme et sa copine la démagogie. Et ce qui me navre plus tout, c’est que dans la plupart des cas, ce genre de mariage à trois fonctionne dans la plupart des cas...

Je suis bien conscient des difficultés que les agriculteurs rencontrent (n’oubliez pas que j’ai une formation agricole), et j’en ai d’ailleurs déjà parlé ici. Mais ces difficultés ne seront aucunement écartées par l’ajout d’un milliard ni même de deux ou trois. Ce qui ruine nos paysans, ce sont ces grosses firmes qui imposent leur loi. Ce sont ces intermédiaires et ces distributeurs qui en faisant jouer la concurrence déloyale de la mondialisation fixent des prix artificiellement bas.

Et de ça notre PGE n’en n’a bien évidemment pas parlé. Ni même d’ailleurs de l’agriculture bio… Un oubli sans doute.

mardi 27 octobre 2009

Besson : La dérive nationaliste

Qu’est ce que ça veut dire d’être français ? Voilà le sujet qu’Eric Besson, Sinistre de la Déportation et de la Honte Nationale, vient de poser sur la table comme une offrande au bon peuple.
Quelques jours après avoir expulsé des clandestins dans une zone de guerre, vous avouerez que la question pourrait se poser en effet… De même, à quelques semaines des élections régionales, ce genre de questionnement bien réac et aux relents pétainistes ne peut que plaire à la frange la plus extrême de son électorat.
Cette même frange que l’on disait morte, absorbée et digérée par l’UMP, mais qui à l’image d’une vielle carcasse puante bouge encore et le fera peut-être toujours.

Nous sommes à mi-mandat, et le moins que l’on puisse dire est que la popularité de ce gouvernement et de son Président Glorieusement Elu, est au plus bas. Nombreux sont ses électeurs qui regrettent amèrement d’avoir glissé le nom de Sarkozy dans l’urne, et notamment ceux de l’engeance dont je viens de parler.

Donc, sonnez clairons et résonnez trompettes, le Nain passe à l’offensive et envoie son Noir Emissaire guerroyer sur les terres du nationalisme, histoire de voir ce qu’il y aurait encore à grappiller.

A grands coups d’amalgames bien glauques voilà le Besson qui nous annonce dans une même interview qu’il est contre la burqa, mais également pour faire chanter la Marseillaise à nos gosses. Rien à voir me direz-vous, parce que vous êtes des personnes sensées, mais je vous garantis que dans l’esprit de beaucoup, les deux choses misent l’une à côté de l’autres peuvent parfaitement aller ensemble.

Sauf que les deux ne vont pas ensemble. Je suis contre le port de la burqa, mais cela n’a rien à voir avec un quelconque sentiment « d’identité nationale ». Ça a à voir avec le respect des femmes et avec mon entier et farouche sentiment laïcard ! Point barre.
Mais bon, le mélange est propre à séduire les esprits les plus simples, et je gage que malheureusement il risque de plaire à pas mal de monde…

D’ailleurs si je ne m’abuse, n’était-ce pas Ségolène Royal qui maniait lors de la campagne présidentielle les mêmes concepts puants ? Il me semble bien…

Entendons-nous bien, j’aime mon pays et peut-être un peu plus qu’un autre, mais je refuse d’entrer dans ce jeu qui consiste à dire pourquoi et surtout comment je dois l’aimer.
Commencer à discuter du pourquoi et surtout du comment, c’est commencer à définir des bonnes et des mauvaises raisons d’aimer son pays. Et ça, mes amis, ça nous conduit directement au nationalisme d’état.

Autant je considère qu’il est bon que chaque enfant connaisse les paroles et l’air de notre hymne nationale, autant je considère qu’il est douteux que ces mêmes enfants soient obligés de la chanter de façon cérémonielle. Les cérémonies justement… Il faut toujours s’en méfier. Elles ont la séduction d’un consensus rituel, mais elles n’ont aucun sens si elles sont imposées. Elles deviennent alors ni plus ni moins que de la propagande.

Après la lettre de Guy Moquet voilà donc qu’on veut nous imposer ça ! Et pourquoi pas le salut au drapeau en entrant dans la classe pendant qu’on y est ?

Trublyonne publiait il y a peu qu’elle avait honte d’être française, et moi-même cela m’arrive de temps en temps aussi, hélas… Mais la honte qu’est-ce donc si ce n’est l’expression d’une déception face à une attente ? Pour avoir honte de quelque-chose il faut d’abord l’aimer. Et j’aime mon pays, ou du moins j’aime une certaine vision de mon pays. Une vision utopique, diront certains esprits chagrins, mais je m’en tape.