Je voulais vous dire…


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dimanche 13 juillet 2008

La forêt (6)

C’est quoi le bois ?

Cela va peut-être vous étonner (ou pas), mais je crois profondément qu’il existe un lien entre l’homme et l’arbre. Un vieux lien, puissant qui doit dater du temps où nous nous baladions dans les frondaisons, nous nourrissant de ce que les branches nous donnaient, nous cachant dans les méandres des rameaux pour nous protéger… C’était le temps où nous n’étions que de vagues mammifères à quatre mains, bien avant que l’on décide de descendre de nos maisons-arbres pour parcourir la terre sur nos deux pattes arrières qui par la même occasion changèrent de nom pour devenir des jambes.

Même si nous avons, en quelques sortes, grandis en nous redressant (oui je sais, elle est même pas drôle…), nous ne nous sommes pas éloigné de nos arbres pour autant. Peut-être qu’au fond de nos cellules, perdu au sein d’une chaîne d’acides nucléiques, il existe une trace, un souvenir, un fantôme génétique qui nous dit que les arbres sont nos amis. Et ils le sont. Ce sont de vrais potes sans qui nous ne serions pas ce que nous sommes actuellement. Ils nous ont tout donné. Tout. Cela à sans doute commencé lorsque de l’une de leur branche cassée nous en avons fait des bâtons pour fouiller la terre à la recherche de tubercules. Accessoirement ces mêmes bâtons nous ont été utiles pour éloigner les importuns… Prédateurs affamés, ou bien, comment dirais-je, nos propres congénères à la philosophie différente… Les grands costauds qui voulaient nous piquer nos guenons ! Leurs amis qui voulaient manger nos baies… Bref, ce bout de bois nous a été vachement utile pendant un temps. Merci les arbres !

Puis vînt le feu… Alors là, le feu ce fut toute une histoire. Un accident tout d’abord, sans doute. En fait on sait pas… Mais c’est un fait qu’un beau jour, c’était en aout, les hommes comprirent que le feu c’était cool. Ca tenait chaud, ça faisait fuir les prédateurs affamés (oui, ceux-là même qui nous pourrissaient la vie précédemment !) et qualité non-négligeable, ça donnait un meilleur goût à la barbaque. Tout d’un coup on inventa donc la notion de foyer et la gastronomie. Un grand pas que ce fut ce truc là ! Qui plus est, le feu se nourrissait de bois, et notre coopération avec ce végétale s’en trouva renforcée.

Au fil des siècles, que dis-je, des millénaires, l’homme appris à se servir des arbres pour tout et n’importe quoi. De ses fruit il fit des tartes, de ses branches il se chauffa, de son troncs il fit des maisons. Comme pour le cochon, tout est bon dans l’arbre. Cela dura quelques milliers d’années, jusqu’à ce qu’on découvre que la terre recelait des produits qui brulaient plus longtemps en dégageant plus de chaleur. Le charbon en premier, puis le pétrole… Et là, en entre vous et moi, c’est à ce moment que commencèrent les emmerdes. Mais bon, c’est un autre sujet.

Donc, pendant ces millénaires vous pensez bien que l’homme, qui à la différence de l’arbre a un cerveau, n’est pas resté les bras croisés à profiter de la manne arborescente. Il s’est penché sur son copain de façon à l’analyser sur toutes ses coutures, à améliorer ses processus de transformation, à optimiser ses produits dérivés… Il est comme ça l’homme. Faut toujours qu’il dissèque tout ce qui lui tombe sous la main, qu’il analyse et essaye de comprendre. Quitte à en faire trop parfois et à oublier le vrai sens des choses. Mais là encore, c’est un autre sujet.

Alors qu’est-ce que c’est que le bois ? C’est bien joli de dire que ça sert à tout, mais encore faut-il savoir pourquoi. En fait, ce qui intéresse l’homme c’est ce que les gens de science appellent le xylème. C'est-à-dire la partie centrale du tronc qui est constituée de bois « mort ». Comme vous pouvez le voir sur la photo illustrée ci-dessous, nous avons donc au centre le bois (xylème), le cambium qui est la zone frontière entre la partie vivante et la partie morte de l’arbre, puis le liber et enfin le suber (le liège ou l’écorce, comme vous voulez !).

J’ai mis des guillemets au mot mort, vous l’aurez remarquez. Tout simplement parce que dans le xylème circule la sève. Enfin, pas toute la sève seulement ce que l’on appelle la sève brute, celle qui monte des racines. On l’appelle ainsi en opposition à la sève élaborée qui, elle, circule dans le liber et est issue de la photosynthèse.

Le liber, c’est l’usine à fabriquer des cellules. C’est là que les cellules se multiplient vers l’extérieur et font ainsi croître l’arbre. Croître, certes mais dans le sens de la largeur j’entends, parce que pour ce qui est de la hauteur, ce sont les bourgeons terminaux des branches qui s’en occupent. Les cellules croissent donc, et non pas croassent, à chaque saison, fabriquent de la cellulose, puis sèchent et deviennent des fibres de bois.

La saison suivant, elles sont recouvertes par de nouvelles cellules et ainsi de suite. Cette succession d’étape peut se voir sur chaque souche d’arbre, c’est ce que l’on appelle les cernes du bois. Et comme chacune sait ( ?) chaque cercle d’accroissement représente une année de végétation et l’on peut donc compter l’âge des arbres. En fait, pour vous dire la vérité, l’arbre pousse deux fois dans l’année. Au printemps et en été. Au printemps, alors que la vie reprend ses droits sur la végétation les cellules fabriquées par le liber sont alors larges et aux parois fines ; En été le déficit hydrique fait que les cellules seront alors plus petites et plus épaisses. C’est cela que nous appelons les cernes… Une partie plus sombre (plus dense) pour le bois d’été et une partie plus claire (plus aérée) pour le bois de printemps (voir photo ci-dessus).

Mais les cernes ne servent pas seulement à épater vos gamins en estimant l’âge d’un arbre. Elles sont également riches d’autres renseignements. En effet, si on les observe avec soin, les petites cellules peuvent nous raconter bien des choses… Comme le temps qu’il faisait il y a quelques années par exemple. Si on peut voir des cernes extrêmement proches les unes des autres, ont peut dire que pendant la période concernée, le temps était plutôt frisquet, ou bien qu’il n’a pas plut… C’est comme si vous aviez sous les yeux un témoignage du passé, une machine à remonter le temps…

Lorsque l’on coupe un arbre, que ce soit un tronc ou une branche, cambium et liber sèchent et disparaissent. Il ne reste plus alors que le bois et l’écorce.

Le bois c’est donc ce qui reste de ces multiples successions de cellules. Ces cellules, comme vous les avez vus sur les photos, sont en fait plus longues que larges, un peu comme les fibres musculaires. Cette particularité fait que le bois a une excellente résistance mécanique dans les sens longitudinal et une faiblesse dans le sens radial. C’est compliqué ? Bon, on va faire simple… Imaginez que vous prenez dans les mains une petite botte d’herbes folles. Ok ? Bien. Vous tenez la botte avec vos deux mains, et vous vous apercevez que vous pouvez la remuer dans tous les sens, la tordre et la triturer à loisir. Vous pouvez toujours courir pour séparer vos deux mains ! Impossible de casser quoi que ce soit. Maintenant, si vous prenez cette même botte et que vous la disposez debout sur une table, il est alors très facile de la séparer en deux, en trois en même en de multiples parties ! C’est cela la résistance longitudinale et radiale, et c’est cette particularité cellulaire qui fait du bois un matériau extraordinaire. Oh, pas tous les bois, non, parce que chaque essence a sa propre forme de cellules. Prenez par exemple des cellules de pin, elles seront plus grosses et moins imbriquées que celles du chêne… Ce qui explique pourquoi le pin est plus léger et moins résistant que le chêne. (Je vous préviens, là j’ai simplifié au max, parce qu’en fait il y a plein d’autres différences… !)

C’est donc du xylème dont les hommes se servent. Une fois que la sève brute s’est évaporée, les cellules durcies en font un matériau solide, durable et surtout léger. Et ça, l’homme il l’a bien compris. Si l’on décide d’utiliser le bois sous forme de planche, pour faire de l’ameublement par exemple, on découpe le tronc et laisse le temps faire son office de sécheur… Pour info, on dit que pour bien faire les choses, il faut une année pour un centimètre de planche. Une planche de 5 cm prendra donc… Deux ans et demi pour sécher convenablement. (Zaviez compris qu’il y a deux côtés à une planche, hein ?). Bon, ça c’est ce que dit mon vieux père… Parce que dans la vraie vie des gens qui ne pensent qu’à l’argent et au temps que ça leur coutent, l’homme, il à inventer les fours à chaleur tournante et ventilée. Ca va plus vite, mais c’est pas dit que c’est meilleur pour la qualité du bois. Je suis même sur du contraire.

Une fois que le bois est sec, et bien vous faites ce que vous voulez avec… Enfin presque. Parce que n’oubliez pas qu’il est constitué de cellules imbriquées et que les qualités mécaniques vont être différentes selon que vous découpez au centre du tronc, sur les bords, dans le sens longitudinal, en biais, etc… Prenez le schéma ci-contre. A, c’est le tronc. La découpe symétrique du bois de cœur permet la fabrication de poutres (C) ou de poteaux très résistants. Pour la fabrication de planches, la découpe radiale (B) permet la meilleure résistance. Par contre les découpes tangentielles (D) donnent des planches qui peuvent se voiler en séchant. Pour corriger ce voilage, et bien on assemblera plusieurs planches les unes aux autres par des tenons et des mortaises (dispositif mâle/femelle) et on prendra garde d’alterner le sens des cernes pour contre balancer l’effet de voilage. Comme c’est montré ci-dessous.


Mais quelque soient ses fabuleuses qualités mécaniques, le bois est différent des autres matériaux. On dit qu’il est vivant. Vous savez pourquoi ? Et bien c’est simple : Vous avez compris que le bois une fois sec ce n’est, somme toute, qu’un ensemble de cellules creuses, d’alvéoles pleines d’air. Et dans l’air, il y a de l’eau à l’état gazeux. Au bout d’un moment le bois va se mettre au diapason de son environnement aérien et ainsi capter des particules d’eau. Au gré des saisons il va gonfler, s’étirer, se rétrécir, il va travailler comme on dit. C’est ça qui le rend vivant. Qui n’a pas pesté contre une fenêtre qui ferme mal l’hiver ? Ou mieux, qui n’a pas entendu craquer une vieille armoire la nuit ? C’est flippant non ? Ben moi ça ne me fait rien parce que depuis que je suis tout petit je vis dans le bois, avec du bois, sur du bois. Allez, une petite dernière et après je vous laisse tranquilles. Les petites cellules, étant donné qu’elles contiennent de l’air, elles font du bois le meilleur isolant thermique qui soit. Le type qui a inventé la laine de verre ou le polystyrène n’a fait que copier notre ami l’arbre. Sans vraiment y arriver complètement d’ailleurs…

Bon, maintenant je pense que vous en savez un peu plus sur la structure du bois. J’espère n’avoir pas été trop barbant avec la biologie végétale, même si, je vous jure, j’ai omit plein de choses pour ne pas trop vous gonfler ! Mais bon, il fallait en passer par ces bases si vous voulez comprendre plein d’autres trucs que je vous raconterais plus tard… Et oui ! J’en ai pas fini avec vous, mes petits forestiers en herbe !


vendredi 11 juillet 2008

Des trémolos dans la voix

Vous le savez, je fais partie de cette France qui se lève tôt. Oh, pas par conviction idéologique, c’est juste que j’aime bien voir le jour se lever et la ville s’animer peu à peu… Mais bon, ce n’est pas le sujet ! Je voulais vous dire que ce matin, la première chose qui m’est venue à l’esprit c’était d’écrire cet article. Pourquoi ? Et bien, tout simplement parce que depuis hier ça me démangeait grave de mettre mon grain de sel à propos de l’intervention de Daniel Cohn-Bendit au parlement européen. Donc hier, Sarkozy s’exprimait devant ce qui va être pendant six mois son terrain de jeux, c'est-à-dire les députés européens de Strasbourg. Parmi ces députés, se trouvait Daniel Cohn-Bendit coprésident du groupe des Verts. Dany a donc pris à partie le président en des termes cinglants, le tout dans un ton emprunt d’émotion, lui reprochant sa décision de se rendre à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Pékin, le 8 aout prochain.
Le problème, et là vous verrez que j’ai finalement bien fait d’attendre ce matin pour écrire cet article, le problème donc, c’est que la vidéo qui tourne en boucle sur les sites, les blogs et autres journaux en ligne est quand même pas mal tronquée. Pour se faire un avis, il convient, à mon sens, de resituer cette ultime partie de l’intervention de Dany, dans son ensemble. C’est pourquoi je vous mets ici, la vidéo complète.

Alors que dire de ce petit moment plein de joyeuseté ?
Tout d’abords, Cohn-Bendit n’a pas attaqué le Président uniquement sur la polémique des JO. Avant cela, il a montré son désaccord sur l’attitude de l’Europe par rapport à la crise énergétique et au réchauffement climatique. Puis sur l’immigration et son « pacte européen ». Puis sur le fait que Sarko considère que le social est une préoccupation nationale, et que l’Europe sociale n’a pas lieu d’être… (Snif !) Et enfin, vint l’invective sur la participation à la cérémonie d’ouverture…
Au fur et à mesure que l’argumentaire se développe (et il dure 4’30’’), le ton monte, les trémolos se multiplient. Les mots se bousculent, la langue fourche, l’émotion est palpable.
En face Sarkozy reste concentré et prend des notes. Parfois même il fait les deux à la fois (2’58’’). Comme quoi la rumeur qui dit qu’il aurait plusieurs cerveaux est peut-être fondée, parce que moi j’suis bien incapable de faire ça ! Mais le fait est que Nicolas Sarkozy est plus qu’arrogant dans sa posture et dans ses regards. Car Sarkozy aime ces moments là. Il aime lorsqu’il a en face de lui un orateur, certes brillant, mais qui laisse transpirer ses émotions au travers de son discours. Parce que, pour lui, laisser parler son cœur, c’est du dernier vulgaire. Souvenez-vous, depuis ce fameux débat avec Ségolène Royal, on sait que le Petit Nicolas boit du petit lait lorsqu’il a en face de lui quelqu’un qui « perd ses nerfs »… Car c’est sans doute comme cela que les aficionados du Sarkosisme vont voir les choses. Et finalement c’est aussi ainsi que les médias les ont montrés.
D’ailleurs, la réponse du Président commence par ces mots : « Comme chacun ici, j’ai senti votre émotion dans votre voix (…) Et je partage cette émotion. » Belle sémantique qui n’est, en fait, qu’une manière de mettre le doigt sur ce qu’il considère comme une tare.

Enfin, et je finirais ici, Sarkozy avant de rappeler que ce n’était pas à la Chine de lui dicter son agenda, clame : « Je veux y aller et je veux parler ! » Et bien Monsieur le Président, chiche ! On va bien voir si tu as les cojones de dire en face à Hu Jintao qu’il est un dictateur ! Pour ma part j’ai un gros doute sur la question, mais je ne demande qu’à me tromper.


PS: Pour voir la réponse de Sarkozy, hélas montée par I-Télé, cliquez ICI.

mercredi 9 juillet 2008

Les JO vus par Amnesty International

Alors que notre Glorieux Président Elu vient de décider de se rendre à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Pékin. Alors que l’ambassadeur de Chine à Paris vient de menacer ouvertement un état, le notre, de boycotter des contrats signés si par malheur le Dalaï Lama est reçut par le Président. Alors que notre pays est insulté et foulé au pied, il en est encore qui se battent. Amnesty International ressort une campagne photographique datant de septembre 2007. Moi, personnellement je ne l’avais pas vu… Et vous ? Outre le message on ne peut plus clair, je note la qualité remarquable des photos. Elles sont signées de l’agence MUW Saatchi & Saatchi.








Rien ne va plus

Aujourd’hui, c’est une avalanche de mauvaise nouvelles. Il y en a tellement que ma petite colonne de droite (sic !) réservée aux brèves ne suffit pas. C’est déprimant et en même temps j’ai presque envie de rigoler… Vous savez, comme lorsque l’on est tellement gavé que, quoiqu’il vous tombe sur le coin de la tronche, ça ne fait même plus mal… Juste une envie de sourire et de murmurer « Et allez… Ça continue… ». Rien que dans la presse ce matin, voici ce que l’on peut lire:

Je l’annonçais déjà la semaine dernière, Sarkozy se rendra bien le 8 aout à la cérémonie d’ouverture des JO en tant que président de l’union européenne. Si je me souviens bien, cette présence était conditionnée à une amélioration notable des relations entre la Chine et le Dalaï Lama. Vous avez remarquez quelque-chose vous ? Moi pas. Mais la Chine en veut plus ! Elle menace de revenir sur les contrats si par ailleurs le président rencontre le Dalaï Lama lors de son passage en France prévu entre le 12 et le 23 aout prochain. Voilà ce que c’est de céder devant la menace, on perd sa crédibilité et on en vient à devoir céder sur tout.

30 m3 d’une solution contenant 360 kg d’uranium se ballade dans la nature. Pas de risque immédiat disent-ils… Mais en attendant on interdit la baignade l’irrigation et la consommation de flotte. Je suis désolé 360 kg d’uranium, ce n’est pas rien, et de dire que les risques sont inexistants « immédiatement » est criminel. Ça me rappelle quelque-chose… Pas vous ?

Les 35 heures sont belles et bien mortes, en tous cas pour les cadres… Le relèvement du plafond des jours travaillés à 235 par an ne laisse plus de place pour les RTT, donc pour la récupération des heures supplémentaires, donc pour le mieux vivre… Franchement ça donne pas envie de passer cadre. C’est fini le temps où certains ambitionnaient de progresser au sein d’une entreprise… Et le taux de suicide chez les cadres ? Lui aussi il va augmenter ?

Thierry Saussez, le monsieur communication de l’Elysée veut une petite rallonge budgétaire pour 2009. Oh ! Pas grand-chose, juste une petite augmentation de 292%... Pas de quoi fouetter un chat. Combien vous pariez qu’il l’aura sa rallonge ? Peut-être pas autant, vu le bruit que fait la nouvelle… Mais je vous fais le pari qu’il aura un budget augmenté de la moitié de ses prétentions, soit 146% !

Une étude vient de mettre en évidence que les machines à voter sont moins fiables que le vote traditionnel… On s’en doutait déjà, aux vues de ce qui se passe au USA, mais là c’est prouvé : Cinq fois plus de taux d’erreurs !
L’Iran vient d’annoncer qu’il a maintenant un missile capable de frapper Israël. Ce qui donne une raison supplémentaire pour lui taper dessus. C’est un pas de plus vers une guerre de plus en plus probable, à laquelle, je vous le rappelle, notre Président est favorable.
Et puis, dans la foulé on apprend que 2009 verra 13500 postes d’enseignants supprimés. Le gouvernement nous dit que ce ne sont que des départs à la retraite non-remplacés ; Mais finalement ça revient au même pour nos enfants qui verront de plus en plus de classes surchargées et donc inefficaces. La Poste qui va devenir une Société Anonyme, donc en voie de privatisation… Je rappelle pour ceux qui ne le savent pas que La Poste est la seule qui peut offrir un compte en banque à ceux qui sont interdits bancaires… Ca va toujours être possible à votre avis ? Et puis, la saison deux de Heroes est enfin là, mais diffusée en troisième partie de soirée, ce qui fait que je ne me suis couché à deux heures du mat… Donc, ce matin j’ai la tête dans le cul : Merci TF1 !
Et puis finalement on se rend compte, une fois par an, et c’est bien suffisant, que les femmes continuent de subir des violences conjugales… Et oui, c’est comme pour les cerises, c’est de saison. Cela-dit j’ai trouvé ce petit clip de prévention qui outre le fait d’être explicite est en plus une petite merveille de réalisation.

Ne restons pas muets face aux violences conjugales
par Amnesty_France


Alors mes amis, si après avoir lu tout ça, vous avez toujours le moral, je vous tire mon chapeau ! Soit vous êtes un éternel optimiste, soit vous êtes comme moi… Fatigué. Ou alors, c’est que vous vous dites que tout ça va dans le bon sens… Libre à vous, mais je vous conseille alors d’ouvrir un peu les yeux. Le monde va mal, la France va mal et les français vont mal. Donc, par solidarité, je vais mal aussi.
Allez ! Si ! Je vous ai trouvé un truc sympa, histoire d’égayer cette triste journée. Ségolène Royal a encore raté une occasion de se taire en affirmant sans preuve que les attaques verbales dont elle fait l’objet sont liées avec le cambriolage de son appartement ! Dans le genre démagogue, on se demande si elle ne vaut pas égaler notre Glorieuse Tâche Elue !

mardi 8 juillet 2008

The Gossip en live

Ce week-end je me suis accordé une petite virée Rock and Roll et je suis tombé sur ça ! Oh, je vous rassure, je ne suis pas allé à Belfort pour assister aux Eurockéennes… Quoique j’aurais bien voulu, mais non, je me suis contenté de regarder je ne sais plus quelle chaîne qui les diffusait en direct. Et croyez moi, je n’ai pas regretté. The Gossip, je connaissais vaguement mais sans plus. Je savais qu’ils avaient la réputation d’être géniaux sur scène, et que cela était dû surtout à la chanteuse Beth Ditto. Cette version de “Standing in the way of control” m’a scotché sur mon canapé !
Et le fait de voir Beth assumer ses rondeurs pour le plus grand plaisir de ses fans ne m’a pas laissé indifférent non-plus.
Alors voici exactement ce que moi j’ai vu à la télé ce samedi soir. Ca déménage un max, c’est de la pure rock-attitude, et putain que c’est bon…



Par contre, je suis pas trop sur pour le son... Vous me direz si il est assez fort ou pas...

samedi 5 juillet 2008

Ingrid : Beaucoup de questions, peu de réponses

Bon, cela va faire maintenant trois jours qu’Ingrid Betancourt est libre. Quelques heures après sa libération, les premières critiques tombaient sur les blogs, les sites et les forums. Les premiers doutes, les premières récupérations, bref, que des trucs qui me faisaient gerber tant l’événement était proche dans le temps et proche dans mon cœur. Je me suis insurgé contre de tels abus de mots, prônant le fait de profiter au maximum de ces moments. Pour moi il serait toujours temps de gloser sur cette libération, d’analyser ses retombées, de décrypter ses utilisations… Oui, mais plus tard. Comme après un deuil, je crois qu’il est de bon ton de respecter une période uniquement consacrée au ressenti. La froide analyse et la controverse ne sont pas de mise en de tels moments. Mais bon, nous vivons à l’heure d’internet (quand celui-ci fonctionne correctement ! GRRRR !!!), et donc les choses vont plus vite (trop vite peut-être ?). Donc, cela fait trois jours… Et bien, chers amis, pour moi trois jours de liesses populaires c’est suffisant. La télévision nous abreuve « ad nauseam » de pathos et de gros bisous baveux et moi, j’ai l’estomac fragile et la nausée commence à poindre. Dans il est temps de faire le point sur ce qui se passe.
La première utilisation de la libération des otages s’est vue quasiment tout de suite, sur le tarmac de l’aéroport de Bogota. Les militaires d’Uribe orchestraient, bien maladroitement puisque cela se voyait, cette libération pour redore leur blason et ce pour le bénéfice du président colombien. Sur le moment on se dit, c’est de bonne guerre. Vu l’apparente sophistication de l’opération, ils le méritent bien, etc.… Même si certains s’interrogent sur les capacités de l’armée colombienne à mener une telle opération, on se rassure en évoquant une aide américaine et israélienne…
Puis notre Glorieux Président Elu à 53% saute lui aussi sur l’aubaine. D’ailleurs, qu’il ne le fasse pas nous aurait étonnés. Là, les ficelles sont grossières et n’abusent plus personne. Même si l’on devine derrière l’apparente communion des sentiments une certaine déception… Ben oui, la France qui tentait de se mettre en tête des chantres de la paix et de la négociation diplomatique se voit doublée par une opération militaire à laquelle elle n’est absolument pas conviée. Il y a de quoi être fumasse.
Jusque là, rien de vraiment critiquable. On apprécie le moment présent et on profite de la joie des retrouvailles. Et puis, les choses commencent à déraper. C’est d’abords le Figaro.fr qui commence en se faisant piquer en flagrant délit de bidonnage vidéo, en coupant au montage les remerciements d’Ingrid envers Chirac et de Villepin... Pour ceux qui ne connaissent pas l’affaire reportez vous à cet excellent article de Dedalus.
Puis Ségolène Royal, en voyage au Québec, ouvre sa grande bouche pour, dit-elle : Mettre en garde contre toute récupération politique éventuelle de la libération d’Ingrid Betancourt. Tout de suite, c’est haro sur l’ânesse, Fillon et Raffarin lui tombe sur le râble critiquant son manque d’aménité. En même temps, il faut bien avouer qu’elle disait tout haut ce que beaucoup pensaient en leur for intérieur. Mais bon, comme le disait Jean-Michel Aphatie sur son blog : « Il ne faut pas négliger le plaisir que procure un bonheur collectif partagé. Rompre le charme, c’est endosser la tunique de la méchanceté et sembler torturé par la jalousie. ». Bref, dans une affaire comme celle-ci, quitte à tirer sur le corso fleuri, autant ne pas se faire prendre à être la première.
Enfin, comme pour illustrer cet aura de suspicion, c’est de la très belle confédération helvétique que vint la pomme de discorde. Ou le pavé dans la mare, comme vous voulez. La Radio Suisse Romande, qui est un média sérieux, dénonce ce qui est une mascarade destinée à camoufler une transaction financière orchestrée par le gouvernement américain et le président Uribe. L’article est étayé et ne manque pas de pertinence comme vous pourrez le constater dans sa version audio. (Ca y-est, vous avez cliqué sur audio ? C’est bien…).
Et bien, je vais vous dire que cette version évoquée par la RSR me plait bien. Cela sonne juste à mes oreilles, et je vais vous dire pourquoi.
Tout d’abord cette libération tombe à pique pour le président Uribe. Une telle réussite ne peut que le conforter dans son rôle d’homme fort du dernier bastion sud-américain contrôlé par les USA. Le fort Alamo de l’Amérique du sud en quelque sorte. Et je me méfie des coïncidences. De plus, n’oublions pas que lors de la libération, les médias évoquaient la présence de trois américains parmi les otages… En fait il s’agit de trois barbouzes chargés par leur gouvernement de la lutte anti-drogue. Officiellement la position des Etats-Unis est de ne jamais négocier avec les terroristes, jamais. Et mon cul c’est du poulet ? Les USA ont toujours joué sur les deux tableaux, négociation et force, et croire le contraire serait naïf. Enfin, l’apparente bonne santé d’Ingrid laisse penser qu’elle a été plutôt choyée ces dernières semaines. Comme si sa libération était programmée…
Alors je me pose la question. Si la version de la RSR recèle une petite partie de la vérité, on peut se demander si Ingrid était au courant de ce qui se tramait. Et si c’est le cas, cela expliquerait qu’elle désire apparemment se rabibocher avec Uribe et rester en France… Ca ce tient, non ? Car n’oublions pas, comme je le soulignais déjà dans mon article précédent, qu’Uribe et Betancourt ne sont pas vraiment des amis… On peut imaginer un deal du genre : Je te fais libérer en payant de ma poche, mais tu te casses de mon pays…
Bref, je peux vous le dire maintenant, après trois jours, cette belle histoire sent de plus en plus mauvais. Dans les lignes précédentes, j’ai utilisé trois fois le terme « apparente ». Cela résume bien ce que je ressens. Tout ça n’est pas clair, et je gage que nous ne tarderons pas à connaitre le fin mot de l’histoire. Vous me connaissez, je ne suis pas un grand fan des conspirations. Mais dans le cas présent, beaucoup trop de questions restent sans réponses. A suivre donc.
PS : Alors que je publie cet article, la vidéo du Figaro.fr a été supprimée du répertoire de Dailymotion. Bizarre… Pourtant croyez-moi sur parole, ce que dit Dedalus est vrai.

jeudi 3 juillet 2008

La alegria

La nouvelle est tombée à 21h16 sur toutes les chaines d’info, Ingrid Betancourt est libre ! Ma joie étant énorme je ne peux résister à vous conter ce que je faisais lorsque j’appris la nouvelle. En fait, faute de programmes intéressants je zappais allègrement d’une chaine à l’autre… Histoire de travailler un peu mon anglais je décidais de m’arrêter sur Skynews (C’est tellement plus agréable à écouter que CNN ! Pour être franc, j’ai un faible pour le bon anglais bien oxfordien… Je trouve que ça a de la classe, et c’est bien plus facile à comprendre pour moi…) Soudain, mon œil est attiré par un bandeau qui défile :
“Breaking news, French Colombian presidential candidate Ingrid Betancourt has been released by the army with…” Je n’en crois pas mes yeux et il me faut attendre un deuxième passage du bandeau pour bien prendre la mesure de ce que je lis… et zapper illico sur I-Télé. Et oui ! C‘est vrai Ingrid Betancourt est libre !
Pendant un moment je reste donc devant mon poste à suivre en direct les événements jusqu’à ce que comme des millions de téléspectateurs de par le monde je la vois surgir sur la passerelle d’un avion militaire... Je suis heureux et je ne sais pas pourquoi je repense à ce mardi 11 septembre 2001… je ne sais pas pourquoi, mais ces deux événements se superposent. Je rallume mon ordi pour suivre avec mes copains le fil des événements sur internet, mais hélas ce fichu problème de connexion recommence ! J’enrage !
Alors ce matin, même si ma connexion est encore en rade, je voulais vous dire ma joie mais aussi mes réticences. Je suis comme ça, je ne peux m’empêcher de voir le mauvais côté des choses, même si le plus important est quand même qu’Ingrid soit libre après 2321 jours de captivité. Je regrette que sa libération soit due à une opération militaire… Certes, celle-ci fut apparemment menée de main de maitre, mais une négociation aurait été, à mon avis, de meilleur augure pour l’avenir qu’un coup de main, aussi efficace soit-il. De même j’ai trouvé que Sarkozy se gargarisait de cette libération comme si elle était de son fait… Quel culot ce type ! Ou encore lorsque les otages sont sortis de l’avion et se sont exprimés devant les journalistes, de voir ces généraux colombiens diriger cette pitoyable mascarade, bousculant les familles et les otages pour se mettre en valeur… j’en ai eu la nausée. Et que dire des paroles d’Ingrid ? Obligée de féliciter ces guignols étoilés… Alors que la situation politique en Colombie est telle que la libération d’Ingrid Betancourt est probablement la pire chose qui soit pour le président Alvaro Uribe… En effet, n’oublions pas qu’Ingrid était, lors de son enlèvement, candidate écologiste aux élections présidentielle créditée de seulement 2% d’intention de vote, mais que depuis sa popularité n’a cessée de grandir. Elle est devenue une icône. Libérer Ingrid Betancourt n’était pas une priorité pour Uribe, car sa captivité, même si elle le mettait en porte à faux sur le plan de la politique extérieur, l’arrangeait beaucoup sur le plan intérieur. Comme l’a dit une des nombreuses personnes interviewées hier au soir Ingrid Betancourt sera peut-être la future présidente de la Colombie…
Bref, comme d’habitude la joie se mêle aux bémols…
Mais bon, ce matin, somme toute, je suis heureux.